Nîmes

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Nîmes
Vue aérienne du centre-ville.
Vue aérienne du centre-ville.
Blason de Nîmes
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Languedoc-Roussillon
Département Gard
(préfecture)
Arrondissement Nîmes
(chef-lieu)
Canton Bureau centralisateur de Nîmes-1
Nîmes-2
Nîmes-3
Nîmes-4
Intercommunalité Nîmes Métropole
(siège)
Maire
Mandat
Jean-Paul Fournier
2014-2020
Code postal 30000 et 30900
Code commune 30189
Démographie
Gentilé Nîmois
Population
municipale
146 709 hab. (2012)
Densité 893 hab./km2
Population
aire urbaine
259 348 hab. (2012[1])
Géographie
Coordonnées 43° 50′ 16″ N 4° 21′ 39″ E / 43.8377777778, 4.3608333333343° 50′ 16″ Nord 4° 21′ 39″ Est / 43.8377777778, 4.36083333333
Altitude Min. 21 m – Max. 215 m
Superficie 164,2 km2
Localisation

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Liens
Site web nimes.fr

Nîmes (prononcé [nim ] Prononciation du titre dans sa version originale Écouter ; Nimes [nimes ] en provençal) est une commune du sud-est de la France, préfecture du département du Gard en région Languedoc-Roussillon. Ses habitants sont les Nîmois[2].

Située entre la mer Méditerranée et les montagnes des Cévennes, la ville se trouve sur l'axe très fréquenté reliant la basse vallée du Rhône à la plaine languedocienne. Peuplée de 146 709 habitants au , la ville de Nîmes voit en période estivale un afflux notable de touristes venus visiter ses monuments et participer à ses ferias et festivals.

La fondation de Nîmes remonte à l'Antiquité. De la période romaine, Nîmes garde de remarquables monuments tels que les arènes, la Maison Carrée ou encore la tour Magne au pied de laquelle se situe le site du sanctuaire de la Fontaine. Ce riche passé antique lui vaut le surnom de « Rome française ». Ville à la fois romaine, camarguaise, cévenole, languedocienne, provençale et hispanique, fief protestant historique depuis le XVIe siècle et centre de production de tissus important à partir du XVIIIe siècle, avec notamment la toile denim, Nîmes conserve une culture et une histoire abondantes et reste une ville à forte identité.

La valorisation de son patrimoine historique, culturel et architectural a permis à la ville d'obtenir le label de Ville d'art et d'histoire. Depuis 2012, date de son inscription sur la liste indicative française, Nîmes travaille son dossier de candidature sur le thème « Nîmes, l'Antiquité au présent » pour l'inscription de la cité bimillénaire au patrimoine mondial de l'UNESCO[3].

Sommaire

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Préfecture du département du Gard, la commune se trouve dans l’étroite plaine du bas-Languedoc qui s’étire du Rhône à l’Aude. Sa position avantageuse sur l’arc méditerranéen la met en proximité de villes importantes. À l’est, 27 kilomètres la séparent d'Arles, 95 kilomètres d’Aix-en-Provence et au sud-est, la métropole de Marseille n’est qu’à 110 kilomètres. Au nord-est, elle est distante de 40 kilomètres d'Avignon, de 55 kilomètres d’Orange et au nord, Lyon est à 250 kilomètres par le couloir rhodanien. Au nord-ouest Alès n'est qu'à 40 kilomètres. Au sud-ouest, une distance de seulement 50 kilomètres la sépare de la préfecture de région Montpellier et 84 kilomètres de Sète. Barcelone, en Espagne, est distante de 381 km et Gênes, en Italie, de 475 km.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Nîmes est entourée des communes suivantes :

Rose des vents Parignargues
La Rouvière
Gajan
La Calmette
Dions
Sainte-Anastasie
Poulx Rose des vents
Caveirac N Marguerittes
O    Nîmes    E
S
Milhaud Caissargues
Garons
Générac
Bouillargues
Rodilhan

Du sud-ouest au nord-est, la ville s'étend sur environ de 10 km pour 3 km à 6 km de largeur de la plaine aux garrigues (S-E/N-O). Nîmes est l'une des 79 communes membres du schéma de cohérence territoriale (SCOT) du sud-Gard, dont elle est la ville centre. Elle est également l'une des 41 communes du pays Garrigues et Costières de Nîmes.

Paysages naturels[modifier | modifier le code]

Un paysage de garrigue.

Nîmes est assise au pied de collines formant des plateaux couverts de garrigue. L'altitude maximale au nord de la ville atteint 215 mètres (116 mètres en zone urbaine) et l'altitude minimale est de 21 mètres dans la plaine du Vistre (30 mètres à 60 mètres en zone urbaine). Depuis sa position dominante sur la large plaine du Vistre et le plateau des Costières, notamment au niveau de la fameuse tour Magne, Nîmes embrasse un large paysage, parfois jusqu'à 100 kilomètres. Les « sept collines de Nîmes », qui topographiquement n'en constituent que trois ont pour toponyme d'ouest en est : Puech du Teil, Montaury, Canteduc, mont Cavalier au sommet duquel trône la tour Magne, Mont Margarot, colline des moulins, La Croix de Fer-Mont Duplan.

En direction du midi, s’étalent tout d’abord la plaine fertile de la Vistrenque, où coule le Vistre, ce petit cours d’eau qui descend des collines de Cabrières, puis le bas plateau des Costières : deux éléments géographiques qui constituent à la fois un grand couloir de circulation et un riche espace agricole grâce aux vignobles réputés, à côté desquels le canal du Bas-Rhône Languedoc a permis de développer vergers et maraîchages. Ce secteur comporte des villages importants qui soutiennent des densités de population assez élevées. Au-delà du bourrelet des Costières arrive le pays de l’eau, du sable et du sel, nature grandiose et sauvage de la Petite Camargue et de la Camargue par delà le Petit Rhône, qui s’achève par les salines. Le paysage s’ouvre alors sur le cordon littoral sablonneux baigné par les eaux de la mer Méditerranée, où s’est développé l'ensemble touristique et balnéaire comprenant les villes d'Aigues-Mortes, du Grau-du-Roi et de Port-Camargue.

Vers le nord, en direction d’Alès, s’étagent successivement les paysages arides et calcaires des garrigues nîmoises, puis de la large plaine de la Gardonnenque, dominée par le mont Bouquet (631 m), où le Gard serpente à travers des gorges et parfois perd ses eaux avant de croiser le pont qui porte son nom. Au pied de la ville d’Alès, la chaîne montagneuse des Cévennes dresse ses premiers contreforts. La barrière du mont Lozère est parfaitement visible, tout comme le mont Aigoual au nord-ouest.

Au levant, le mont Ventoux du haut de ses 1 912 mètres découpe la ligne d'horizon de sa masse imposante flanqué au sud des montagnes de Luberon, des Alpilles, et, par temps clair, la montagne Sainte Victoire au loin. Au-delà du Rhône, qui trace les limites entre les départements du Gard et de Vaucluse et des régions Languedoc-Roussillon et Provence-Alpes-Côte d’Azur, la ville côtoie les cités d’Avignon et d’Arles. Les cités « jumelles » de Beaucaire et Tarascon se situent à 25 km plein est, en direction des Alpilles.

À l'ouest, sur la ligne d'horizon, le regard s'accroche, en terre héraultaise précédée de la Vaunage, sur la silhouette pittoresque du pic Saint Loup qui culmine du haut de ses 658 mètres d'altitude à vingt-cinq kilomètres au nord de Montpellier auquel répond l'impressionnante falaise de l'Hortus. Plus près, à environ vingt-cinq kilomètres, peu avant Lunel, notamment au niveau de Sommières, le Vidourle (petit fleuve dont la longueur ne dépasse pas 100 kilomètres mais sujet à des crues automnales violentes appelées vidourlades) chevauche la limite entre les départements du Gard et de l’Hérault.

Climat[modifier | modifier le code]

La cité gardoise bénéficie d'un climat très doux. Cependant, la ville reste soumise à l'influence du mistral dont les rafales peuvent dépasser les 100 kilomètres par heure et qui souffle une centaine de jours par an en moyenne dans la vallée du Rhône. Ce vent froid tend à relativiser les hivers doux. Les moyennes mensuelles varient entre 6,9 °C pour janvier qui est le mois le plus froid et 24,9 °C pour juillet qui est le mois le plus chaud.

L'influence méditerranéenne limite les précipitations et donne un été chaud ainsi qu'une aridité très marquée de la période estivale. Au contraire, l'automne est généralement la saison des perturbations pluvio-orageuses méditerranéennes pouvant déverser des quantités d'eau remarquables en quelques heures. Sa position topographique, au creux des collines de garrigues, retient parfois de fortes chaleurs. Cette situation explique les importantes chaleurs estivales et les fréquentes inondations. Les plus dramatiques furent celles du , déversant, en moyenne, 250 à plus de 420 mm / 450 mm en six heures sur les hauteurs de la ville et entraînant la mort de dix personnes[4]. Dernièrement, le au matin, la ville a échappé de peu à une nouvelle catastrophe; 425 mm étant à nouveau enregistrés à la station du mas de Ponge entrainant une forte crue du cadereau de Camplanier. La configuration de la ville n'arrange rien lors de ce type d'événement. En effet, de nombreux ruisseaux d'écoulement du plateau des garrigues, appelés cadereaux, convergent tous vers le centre de la ville.

La neige au sol reste un phénomène relativement marginal, apportant en général moins de 10 cm. Il n'est d'ailleurs pas rare de voir se succéder plusieurs hivers de suite sans sa présence. La dernière chute d'importance s'est produite de manière assez tardive au cours de l'épisode « orageo-neigeux » du avec pas moins de 23 cm relevés à la station météo de Nîmes-Courbessac et plus de 30–40 cm sur les hauteurs des garrigues avec des congères, par endroits, supérieures à 2 mètres[5].

Le tableau suivant donne la comparaison du climat nîmois avec la moyenne nationale et quelques villes représentatives[6] :

Ville Ensoleillement Pluie Neige Orage Brouillard
Nîmes 2 663 h/an 763 mm/an 4 j/an 24 j/an 11 j/an
Toulon 2 899 h / an 665 mm / an 1 j / an 23 j / an 3 j / an
Paris 1 797 h/an 642 mm/an 15 j/an 19 j/an 13 j/an
Strasbourg 1 637 h/an 610 mm/an 30 j/an 29 j/an 65 j/an
Besançon 1 872 h/an 1 108 mm/an 29 j/an 28 j/an 22 j/an
Moyenne nationale 1 973 h/an 770 mm/an 14 j/an 22 j/an 40 j/an
Relevé météorologique de Nîmes (Période : 1981-2010)
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 2,7 3,2 5,8 8,3 12,1 15,8 18,7 18,4 14,9 11,5 6,5 3,6 10,2
Température moyenne (°C) 6,9 7,8 10,9 13,5 17,6 21,7 24,9 24,5 20,3 16 10,5 7,5 15,2
Température maximale moyenne (°C) 11 12,4 16 18,6 23 27,5 31 30,5 25,7 20,4 14,5 11,3 20,2
Record de froid (°C) −12,2 −14 −6,8 −2 1,1 5,4 10 9,2 5,4 −1 −4,8 −9,7 −14
Record de chaleur (°C) 21,3 23,8 27,3 30,7 34,7 39,1 38,8 41,6 35,4 31,9 26,1 20,6 41,6
Ensoleillement (h) 141,6 166,3 222,2 229,8 262 311 341,1 301,6 239 166,6 147,9 134 2 662,9
Précipitations (mm) 64,7 47,3 40,4 65,1 58,5 40,9 28,2 53,3 96,4 119,2 83,1 65,8 762,9
Source : « Données climatiques de la station de Nîmes », sur www.meteofrance.com


Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

La ville s’est développée à partir de l’Écusson, son centre historique contenu à l’intérieur d’une enceinte constituée par de larges boulevards, eux-mêmes aménagés sur l'emplacement des anciens remparts médiévaux. Ces boulevards sont ombragés par des doubles alignements d'arbres séculaires (micocouliers et platanes). L’Écusson médiéval, secteur protégé par le PSMV (plan de sauvegarde et de mise en valeur), dense et saturé avec ses places et placettes, son dédale de rues étroites, commerçantes et ombragées, propices à la flânerie, recèle de trésors architecturaux, hôtels particuliers érigés entre le XVIe et le XIXe siècle, hôtel de ville du XVIIIe siècle, cathédrale, chapelles, façades, dont la plupart a été récemment mise en valeur et constitue un ensemble architectural fort intéressant.

Au nord-ouest de l'Écusson, la Maison Carrée, monument romain deux fois millénaire, côtoie Carré d'art, œuvre de verre de Norman Foster qui abrite le musée d'art contemporain et la bibliothèque municipale. La pointe méridionale de l'Écusson s’ouvre sur le monument le plus emblématique de la ville, l'amphithéâtre romain ou arènes. Au sud-est de ce dernier s'ouvre l'esplanade Charles-de-Gaulle, ornée en son centre de la monumentale fontaine Pradier et prolongée jusqu’à la gare ferroviaire par la monumentale avenue Feuchères. Dans ces quartiers du XIXe siècle, se localisent le palais de justice, l’église Sainte-Perpétue et Sainte-Félicité, l'hôtel de la préfecture ou encore l'hôtel Silhol, qui accueille le tribunal administratif. Ce bel ordonnancement architectural est fermé au sud par la façade particulièrement monumentale de la gare de Nîmes (1844) qui lui fait face. La voie ferrée posée en hauteur sur un viaduc long de plus de 2 km, dont la plupart des grandes arcades sont bouchées créant ainsi une sorte de « muraille », traverse en son centre la ville d'est en ouest.

Ce secteur a fait l'objet d'aménagements dans le cadre du programme « Arènes-Esplanade-Feuchères », achevé en 2013. Dès 2007, ce programme débute avec la reminéralisation du parvis des arènes. Puis, en 2009, la ville lance de nouveaux travaux afin de rajeunir l'entrée de son cœur historique. L'esplanade Charles-de-Gaulle entame alors sa métamorphose, avec l'aménagement de nouveaux accès pour le parking souterrain des arènes et l'apparition de tout nouveaux espaces verts. Les travaux sur l'Esplanade se sont terminés en avril 2012. À cela s'ajoute une troisième restructuration, celle de l'avenue Feuchères, qui, entièrement restaurée, accueille depuis 2013 plus d'un hectare de végétation avec un petit canal à la manière de celui de la place d'Assas. Ce projet a cherché à réunir trois espaces distincts en un seul. Plusieurs artères (dont la rue de la République) ont également été réaménagées à la fin des années 2000 lors de la création de la ligne T1 du bus à haut niveau de service.

Vue sur l'avenue Jean-Jaurès depuis les jardins de la Fontaine.

En se développant vers l'ouest, la ville a ouvert de larges et longues artères. L'avenue Jean-Jaurès ou les « allées Jaurès », la plus longue (1,8 km pour environ 60 m de large), orientée nord-sud, s'étire des immeubles du Forum-Camargue au sud jusqu'aux grilles des jardins de la Fontaine au nord, avec en ligne de mire la tour Magne. Cette avenue a connu de 2009 à 2013 une restructuration complète de sa voirie et une modernisation de son design urbain. Ces nouvelles allées ont été redessinées par Jean-Michel Wilmotte.

L'espace urbain nîmois s’est donc développé d’une façon relativement dissymétrique. Le centre urbain posé au pied des reliefs s’est moins développé au nord, en s’adossant aux petites collines qui montent en gradin sur les garrigues, tandis qu’il s’étalait plus facilement vers l’ouest débordant les collines de Valdegour et de Pissevin et au sud sur la plaine du Vistre en délaissant quelque peu le secteur est. La ville en elle-même s'étend sur près de 10 km de longueur pour une largeur n'excédant pas 2 à 5 km. Pour faire face à la poussée urbaine et démographique, la ville autorise ou lance de nombreuses opérations immobilières, résidences ou zone d'aménagement concerté (ZAC) et accepte l'ajout d'un étage aux immeubles dans certains quartiers, même en centre-ville.

Projets d'aménagements[modifier | modifier le code]

Requalification urbaine[modifier | modifier le code]
Grands ensembles de logements construits dans les années 1960 dans le quartier Pissevin.

Certaines rues et quartiers du centre-ville ou de sa périphérie immédiate portent encore les séquelles des périodes économiques difficiles. Sous différents mandats, la ville a réhabilité et continue à transformer des secteurs urbains, dont dernièrement la place du Chapitre, la place Montcalm, la place du Griffe à Saint-Césaire, la percée Clérisseau, l'îlot Corcomaire et le square Antonin. Ce devrait être maintenant le tour des places Saint-Baudile, Saint-Charles et son quartier, Questel et Saint-Paul qui bordent les boulevards qui ceinturent « l’Écusson médiéval ». Ces travaux, dont le chantier a débuté en 2015 et doit se terminer en 2017, se déroulent dans le cadre du projet de prolongement de la ligne de bus à haut niveau de service autour de l’Écusson[7]. Citons également la construction d'un immeuble « grand standing » dit « La porte Romaine » face à l'antique porte d'Auguste et à proximité de l'église Saint-Baudile, par le cabinet Norman Foster.

Dans l'important projet « Hoche-Sernam » qui voit le jour autour de l'ancien hôpital Gaston-Doumergue et la réhabilitation de l'ancien hôpital du XIXe siècle, la ville entend permettre la construction du nouveau site universitaire pour l'université de Nîmes ainsi que plusieurs centaines de logements étudiants.

À ces grands chantiers s'ajoute également celui du Triangle de la gare, espace urbain désaffecté situé entre la gare de Nîmes, le boulevard Natoire et l'avenue du général Leclerc. Soumis à de vifs débats, le réaménagement de cet espace vise à prolonger vers le sud la nouvelle avenue Feuchères. Il accueille de nouveaux logements, des bureaux ainsi que des locaux commerciaux et devrait également accueillir un nouveau cinéma à l'horizon 2016.

À l'est, ce sont les zones du Chemin-bas d'Avignon et à l'ouest, sur les collines, de Valdegour et de Pissevin, devenues des îlots de précarité comportant des immeubles vieillissants qui ne répondent plus aux normes de vie. Nîmes Métropole doit lancer un vaste programme de modernisation, de désenclavement et de réhabilitation dans l'optique d'y faciliter une dynamisation économique.

Autres projets[modifier | modifier le code]

Nîmes renoue également avec la « tradition » des nouvelles constructions à but culturel en vogue dans les années 1980-1990 avec le projet d'un musée de la Romanité, situé face à l'amphithéâtre romain et conçu par les architectes Elizabeth de Portzamparc et Christian de Portzamparc. Le chantier du musée à démarré en 2014 pour une livraison du bâtiment prévue en 2017[8].

La ville souhaite enfin construire un palais des congrès d'une capacité de 800 places et créer un Institut de formation des métiers et de l'artisanat, juste à côté de l'actuelle chambre des métiers. Cet édifice d'une superficie de 6 500 m2 fera partie intégrante du futur projet d'université régionale des métiers[9].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Les armes successives de la ville de Nîmes
Au Moyen Âge En 1516 Depuis 1535
Les armes de la ville de Nîmes au Moyen Age
Vers le XIIIe siècle, le blason de Nîmes était, dit-on, de gueules plein, armes qui appartenaient alors à la maison des vicomtes de Narbonne.
Les armes de la ville de Nîmes en 1516
Au XVIe siècle, les consuls de cette vieille cité voulurent orner ce champ de gueules vide d'emblème qui composait le blason du Moyen Âge en y plaçant un « Taureau d'Or passant », pour rappeler sans doute l'attachement de la ville à la culture taurine. Ce souhait fut exaucé par François Ier en avril 1516.
Les armes actuelles de la ville de Nîmes
La découverte en 1517 de la médaille portant au revers un crocodile attaché à une palme motiva une nouvelle requête des consuls auprès de François Ier. En 1535 le roi concéda ces nouvelles armoiries à la ville de Nîmes. Elles se blasonnent ainsi :
« De gueules au palmier de sinople posé sur une terrasse du même. Au crocodile passant et contourné, aussi de sinople, attaché avec une chaîne d'or au tronc du palmier. À la couronne florale d'or, liée d'un ruban du même, accrochée à une palme, en chef de l'écu à dextre. À l'inscription d'or en lettres latines COL à la dextre du tronc et NEM à senestre. »
« Un simple champ de gueules » « De gueules, à un taureau d'or passant à dextre » Blason de Nîmes.

L'emblème de la ville d'aujourd'hui s'inspire de l'iconographie de l'as, monnaie frappée à Nîmes dans les débuts de notre ère, au revers de laquelle figure un crocodile enchaîné à un palmier qui symbolise la soumission de l'Égypte à Rome et où sont frappés les mots : COL NEM. Ces mots ayant la signification de colonia Nemausus, ou Nemausa, ou Nemausensis, en français colonie de Nîmes. Pendant le Moyen Âge, la ville dut perdre entièrement le souvenir de ce symbole, car le sceau de la ville, scellant un acte de 1226 qui était propre à la communauté de Nîmes représentait les quatre consuls de la ville, debout en habits civils[Note 1].

Ainsi le logo actuel de la ville, conçu en 1985 par Philippe Starck, garde t-il la symbolique romaine tout en modernisant le trait de manière plus lisible.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la ville dérive du celtique Nemausus qui devint en occitan médiéval Nimes ou Nemze. La légende veut que l’origine de la ville soit attribuée à Nemausus, un des fils d’Hercule héros éponyme de Nîmes. Étymologiquement Nemausus[Note 2] pourrait trouver son origine dans le mot celtique nem[10], qui signifie lieu consacré et que l'on retrouve dans nemeto(n), enclos sacré, temple, suivi du suffixe gaulois -ausu[11].

Histoire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Histoire de Nîmes.

Antiquité[modifier | modifier le code]

La source de la Fontaine.

Époque pré-romaine[modifier | modifier le code]

Strabon et Pline rapportent qu’une peuplade celte se serait établie dans la région et aurait fondé, sur le territoire de la ville de Nîmes, l’antique capitale des Volques Arécomiques. Cette dernière devint maîtresse de vingt-quatre bourgs considérables. Durant l'âge du fer (VIIIe ‑ IIe siècle av. J.-C.), Nîmes constitue l'un des principaux oppida de la Celtique méditerranéenne[12].

À Nîmes, les Volques s'installent près de la source de la Fontaine. Là, au pied du mont Cavalier, un sanctuaire se crée et la source est divinisée. C'est à cette époque qu'est notamment édifiée la tour Magne, au sommet du mont Cavalier, qui sera plus tard intégrée à l'enceinte romaine.

Époque romaine[modifier | modifier le code]

La victoire remportée sur les Arvernes par Cnaeus Domitius Ahenobarbus et Quintus Fabius Maximus, en 121 av. J.-C., décida du sort de la ville. En effet, l’inquiétude que leur causaient leurs turbulents voisins engagea les Volques à s'offrir d'eux-mêmes aux Romains et à se mettre sous leur protection. Cela ne leur permit pas pour autant d’échapper aux dévastations causées par l’irruption des Cimbres et des Teutons. La colonie fondée par Octave Auguste sous la direction de Marcus Vipsanius Agrippa ne fut définitivement organisée qu’en l’an 27 av. J.-C.. La Colonia Augusta Nemausus est dotée de nombreux monuments et d’une enceinte de 6 km de long, enfermant la troisième superficie urbaine des Gaules (provinces de Germanie incluses), 220 ha[13].

Vers la fin du IIIe siècle, le christianisme commença son histoire en 287 à Nîmes avec saint Baudile. Au début du Ve siècle (407-408), une invasion des Vandales avec Chrocus à leur tête apporta son lot de dévastations dans la colonie qui vit disparaître, entre autres, la basilique élevée en l’honneur de Plotine.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Les arènes en habit de lumière.

Grandes invasions[modifier | modifier le code]

En 472, aux Vandales succédèrent les Wisigoths. En 720, aux Wisigoths succédèrent les Arabo-musulmans du califat de Damas des Omeyyades appelés « Sarrasins », nouveaux vainqueurs dont on dit[Qui ?] qu’ils firent peu de ruines dans la ville[réf. nécessaire]. En 738, ce fut le tour des Francs de Charles Martel qui brûlèrent et rasèrent largement la cité. Ce fut certainement pendant ces temps obscurs que l’amphithéâtre fut converti en citadelle.

Reprise par les Sarrasins, la ville, en association avec plusieurs villes voisines, fut prise en 752 par Pépin le Bref grâce à l'action du seigneur goth du nom d’Ansemond qui se plaça sous la protection du nouveau roi franc. Néanmoins, Ansemond fut tué par un groupe wisigoth rival : du coup, un soulèvement eut lieu à Nîmes en 754, lequel fut rapidement réprimé par le roi, qui imposa le comte franc Radulfe.

En 892, le comté de Nîmes passa dans la maison des comtes de Toulouse[Note 3], puis aux Trencavels[Note 4], vicomtes d'Albi, qui restèrent néanmoins soumis à la suzeraineté des comtes de Toulouse, avant de revenir en 1181 sous l’autorité directe des comtes de Toulouse. En 925 elle eut à subir de nouvelles désolations : les Normands et les Hongrois la traversèrent et en emportèrent quelques lambeaux[Quoi ?] [à définir].

Moyen Âge tardif[modifier | modifier le code]

En 1226, les nîmois, à l’approche de Louis VIII en croisade contre les Albigeois, se soumirent volontairement. Le roi en profita pour réunir la ville à la couronne. Le traité fut passé le .

Au XIIe siècle, la ville avait déjà perdu son unité matérielle et formait[Note 5], avec l’amphithéâtre romain devenu forteresse (le castrum arenarum, occupé par la noblesse qui en avait la garde sous le titre de Chevaliers des arènes) et le reste de la cité occupée par la population, deux quartiers indépendants[Note 6]. En 1378, le consulat sortait presque tout entier des rangs de la bourgeoisie[réf. nécessaire]. Les arènes, dépeuplées de chevaliers, avaient forcément abandonné aux bourgeois une partie de leurs privilèges municipaux. En 1390, la population entière des arènes avait disparu et avec elle son consulat.

La fin du XIVe siècle voit une ville qui, si elle est délivrée du danger des Anglais et des routiers, n’en est pas moins épuisée par les tailles et les pestes. Elle eut à disputer le peu de substance qui lui restait à l’avidité fiscale d’abord du duc d’Anjou, puis du duc de Berry, frère du duc d’Anjou nommé gouverneur du Languedoc. La résistance que la ville opposa à la rapacité du duc donna naissance en 1382 à une jacquerie locale que l'on nomma « Tuchinat ».

L'histoire de Nîmes pendant la première moitié du XVe siècle s'inscrit comme une triste continuation de celle du XIVe siècle, sans compter les calamités climatiques qui dévastèrent la ville. La peste, qui trouvait une proie facile sur une population déjà malade, faible et mal nourrie, y sévit trois fois en dix ans (1448, 1455 et 1459).

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Guerres de religion[modifier | modifier le code]

Le Grand temple.

Au XVIe siècle la situation de la ville s’améliora insensiblement. En 1533 elle fit un accueil magnifique au roi François Ier et mérita l’établissement de son université. Très vite, Nîmes devint un foyer des plus actifs du calvinisme et les désaccords entre catholiques et protestants furent courants, se partageant le pouvoir soit de manière consensuelle, soit de manière forcée et violente.

Le , le jour de la Saint-Michel, a lieu la Michelade par laquelle des protestants assassinent près de 90 clercs catholiques. En 1569, la ville, fortement gardée par les troupes catholiques fut prise par un coup d'audace par les huguenots, commandés par Nicolas Calvière. En effet, ceux-ci parvinrent à s'introduire par les égouts[14].

Si l’édit de Nantes apporta une relative tranquillité, sa révocation en octobre 1685 fut suivie de nouvelles persécutions à l'encontre des protestants, ainsi que de nouvelles restrictions. Les réformés ne pouvaient éduquer leurs enfants dans la religion calviniste, leurs inhumations étaient interdites dans les cimetières, leurs cultes encadrés et limités et ils se voyaient refuser toute fonction publique. C'est logiquement qu'en 1702, à la suite de l'assassinat de l'abbé du Chayla (un opposant des réformés), commença la guerre des Cévennes, dénommée également guerre des Camisards, où de simples paysans et artisans protestants, excédés par l'intolérance subis par eux et leurs coreligionnaires, parvenaient à tenir tête aux Dragons du roi. Le Gard dans son ensemble fut touché par ce conflit et Nîmes vit se reproduire, le , des tueries comme celle du massacre du moulin de l’Agau où les troupes catholiques du maréchal de Montrevel engagèrent des répressions contre des protestants.

La première moitié du XVIIIe siècle ne voyait pas encore l'avènement d'une véritable tolérance. Celle-ci fut véritablement acquise en 1789 avec la Révolution française et la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen, dont l'un des auteurs, Rabaut-Saint-Étienne, est un pasteur nîmois (il est notamment l'auteur de l'article garantissant la liberté de culte). Cependant, la Révolution provoqua de derniers affrontements. Catholiques, proches des royalistes, et protestants, proches des idées révolutionnaires, se livrèrent, du 13 au 16 juin 1790, à des combats meurtriers désignés sous le nom de « bagarre de Nîmes ».

Essor économique[modifier | modifier le code]

Dans le domaine économique, c'est à la Renaissance, puis aux XVIIIe et XIXe siècles que Nîmes connaît un essor impressionnant, lorsque se développent de grandes manufactures de tissus. Dès 1552, le conseil municipal installe un grand marché de la viande et subventionne l'installation d'une usine de douilles, puis en 1557 il fait venir à Nîmes des soyeux italiens qui vont développer l'industrie de la soie, au moment où Olivier de Serres et le jardinier François Traucat, développent la culture du ver à soie. La ville finance un an plus tard la création d'une manufacture de soie par Pierre Dupont[15].

Nîmes, cité manufacturière vouée au textile et place commerciale importante, devient une plaque tournante ferroviaire essentielle lors de la mise en place du réseau de chemin de fer dès les années 1830-1840. Mais la concurrence lyonnaise est rude durant la deuxième moitié du XIXe siècle et la bourgeoisie nîmoise réinvestit les capitaux du textile dans la banque ou la vini-viticulture. La culture de la vigne est facilitée par la construction du canal du Midi (dès le XVIIe siècle) et surtout sa liaison avec le Rhône, par Sète (XIXe siècle). Le transport du vin est aussi grandement favorisé par l'apparition du chemin de fer à Nîmes dès 1839. On notera cependant le coup rude porté aux activités vinicoles par la terrible crise liée au phylloxéra à partir de 1872.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

XXe siècle[modifier | modifier le code]

Le , quatre vagues de bombardiers Consolidated B-24 Liberator larguent plus de 450 bombes visant la gare de marchandises. Le bilan sera de 271 morts, 289 blessés, 443 immeubles détruits et 5000 sinistrés[16]. Seront notamment détruits ou gravement endommagés: la caserne des pompiers de la place de l’Écluse, l’École ménagère de la rue Notre-Dame, l’imprimerie Notre-Dame-le-Carmel, le monastère des carmélites, l’hôpital Gaston-Doumergue, la clinique des Franciscaines et les salles du presbytère de Jeanne-d’Arc[17].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Elections nationales[modifier | modifier le code]

Présidentielles[modifier | modifier le code]
Européennes[modifier | modifier le code]

Lors des élections européennes de 2014, le Front national arrive en tête dans la ville. La liste conduite par Louis Aliot recueille 26,16% des suffrages devant la liste UMP de Michèle Alliot-Marie qui obtient 23,3% et devant la liste PS loin derrière avec 11,61%[20].

Elections locales[modifier | modifier le code]

Municipales[modifier | modifier le code]

En 2014, le maire sortant Jean-Paul Fournier est réélu au second tour avec 46,80% lors d'une quadrangulaire face au Front national qui arrive 2e recueillant 24,41%, le Front de gauche qui se classe 3e récolte 14,83% et le Parti socialiste de la député Françoise Dumas arrive 4e avec 13,94%[21].

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le conseil municipal actuel de la ville de Nîmes est présenté dans le tableau ci-dessous.

Conseil municipal de Nîmes (2014-2020)

Groupe Président Effectif Statut
UMP et apparentés Richard Tiberino 31 majorité
Nouveau Centre-UDI Jacky Raymond 9 majorité
FN Yoann Gillet 7 opposition
PCF Sylvette Fayet 3 opposition
Nîmes 2020 Françoise Dumas 2 opposition

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste des maires de Nîmes.

Depuis 1945, six maires se sont succédé à Nîmes. Le tableau ci-dessous en présente la liste.

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1945 1947 Léon Vergnole PCF Sénateur du Gard
Conseiller général
octobre 1947 mars 1965 Edgar Tailhades SFIO Sénateur du Gard
mars 1965 mars 1983 Émile Jourdan PCF Député (1973-1986)
Conseiller général (1967-1973)
mars 1983 juin 1995 Jean Bousquet UDF Député (1986-1997)
juin 1995 mars 2001 Alain Clary PCF Député (1997-2002)
Conseiller général du canton de Nîmes-3 (2004-2011)
mars 2001 en cours Jean-Paul Fournier UMP Sénateur du Gard

Situation administrative[modifier | modifier le code]

Cantons[modifier | modifier le code]

Depuis le redécoupage cantonal de 2014, Nîmes est divisée en quatre cantons[22]. Les anciens cantons de Nîmes-5 et Nîmes-6 sont intégrés au nouveau découpage nîmois tandis que la partie de la commune située dans l'ancien canton de La Vistrenque est intégrée au canton de Saint-Gilles.

Les quatre cantons de Nîmes
Canton de Nîmes-1
35 434 habitants
Conseillers départementaux
Marie-Chantal Barbusse (UD)
Thierry Procida (UD)
Canton de Nîmes-2
34 820 habitants
Conseillers départementaux
Christian Bastid (PCF)
Amal Couvreur (PCF)
Canton de Nîmes-3
34 865 habitants
Conseillers départementaux
Laurent Burgoa (UD)
Claude de Girardi (UD)
Canton de Nîmes-4
36 654 habitants
Conseillers départementaux
Véronique Gardeur-Bancel (UD)
Richard Tiberino (UD)

Circonscriptions[modifier | modifier le code]

Nîmes est divisée en deux circonscriptions législatives :

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La communauté d'agglomération nîmoise, Nîmes Métropole, compte vingt-sept communes depuis 2009 :

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

Nîmes est le siège de la cour d'appel du Gard, de l'Ardèche, du Vaucluse et de la Lozère.

Nîmes est également le siège du tribunal administratif du Gard, du Vaucluse et de la Lozère, récemment installé dans les locaux de l'ancien hôtel Silhol qui abritait, jusqu'en 2006, l'ancien commissariat central.

Finances et fiscalité locales[modifier | modifier le code]

Nîmes est l'une des villes les plus endettées de France :

La ville affiche un taux d'endettement deux fois supérieur à la moyenne des autres villes françaises, (+ 37.78 % pour des communes similaires). Toutefois son endettement par habitant est en baisse 27.94 % entre 2000 et 2011 (plutôt mieux que des communes comparables)[23]. Par ailleurs sa "rigidité structurelle" (qui traduit les marges de manœuvre dans les dépenses de la commune) est inférieure de 5,44 % à la moyenne[24].

L'accroissement de la dette correspond à l'ère des « grands travaux » de Jean Bousquet qui a réveillé cette « belle endormie »[25]. À la fin de son mandat en 1995, avec une dette de 2,4 milliards de francs, Nîmes se classait parmi les dix villes françaises les plus endettées et a failli être mise sous tutelle préfectorale.

Cette situation pèse sur la fiscalité locale, Nîmes se classant dans le palmarès des villes où les taxes foncière et d'habitation sont les plus élevées.

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

La ville a été récompensée par trois fleurs en 2007 et 2010 puis quatre fleurs au palmarès 2014 du concours des villes et villages fleuris[26].

La ville a hébergé, au sein de l'incubateur technologique de l'école des Mines d'Alès (Innov'up) sur le site de Georges-Besse, le projet de vigilance de la filière apicole en Europe Apisystems. Ce projet donné naissance à l'association internationale Maksiska et au programme d'évaluation de l'environnement et de la santé des abeilles Bee Secured, à partir de 300 000 ruches innovantes instrumentées déployées sur toute l'Europe.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Au , Nîmes est jumelée avec[27] :

Par ailleurs, un contrat de partenariat a été signé en 1965 avec la ville de Meknès au Maroc[27] et le centre de préparation militaire marine (PMM) de Nîmes est parrainé par la frégate anti-sous-marine Montcalm de la Marine nationale française[28].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En termes de population, Nîmes est la deuxième ville de la région Languedoc-Roussillon. La ville qui fut, au cours du XXe siècle, un centre de l'immigration espagnole, italienne, portugaise et maghrébine est devenue la vingtième ville de France par sa population intra-muros[29].

En 2007, l'unité urbaine de Nîmes compte 175 990 habitants[30]. D'après les prévisions, la population de celle-ci pourrait atteindre 300 000 habitants dans les années 2030. En 2008, elle est au centre d'une aire urbaine de 246 300 habitants, ce qui en fait la troisième aire urbaine de la région après celles de Montpellier et Perpignan. C'est la quarantième aire urbaine de France[31].

La communauté d'agglomération Nîmes Métropole qui comprend 27 communes depuis 2009 totalise 230 000 habitants selon son site officiel.

En 2012, la commune comptait 146 709 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 7],[Note 8].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
40 000 39 594 41 195 37 908 41 266 43 036 44 697 53 497 53 619
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
54 293 57 129 60 151 62 394 63 001 63 552 69 898 71 623 74 601
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
80 605 80 184 80 437 82 774 84 667 89 213 93 758 91 667 89 130
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2012
99 802 123 292 127 933 124 220 128 471 133 424 144 092 144 940 146 709
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[32] puis Insee à partir de 2004[33].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Enseignement primaire et secondaire[modifier | modifier le code]

L'école René Char.

Nîmes est située dans l'académie de Montpellier. La ville administre 44 écoles maternelles (dont 14 situées en ZEP) et 40 écoles élémentaires (dont une dizaine situées en ZEP) communales.

Les écoles maternelles accueillent et scolarisent 4 000 à 5 000 enfants chaque année. Le cycle élémentaire, écoles primaires et élémentaires, accueille chaque année entre 7 000 et 7 500 enfants.

Le département gère 12 collèges (Antoine Bigot, Capouchiné, Condorcet, Diderot, Feuchères, Jean Rostand, Mont Duplan, Les Oliviers, Révolution, Romain Rolland, Jules Vallès et Jules Verne) et la région 5 lycées à Nîmes : Alphonse-Daudet, Philippe-Lamour et Albert-Camus (ex-Montaury), établissements d'enseignement général et technologique, Ernest-Hemingway (ex-Camargue), établissement d'enseignement polyvalent et le lycée Dhuoda, établissement d'enseignement technologique. Les lycées professionnels publics au nombre de 4 : Jules-Raimu, Gaston-Darboux, Frédéric-Mistral, et le lycée Voltaire à vocation hôtelière (ex-L'Étincelle), auxquels il faut ajouter le lycée agricole Marie-Durand à Rodilhan (formations générales et dans le domaine de l'agriculture, de l'environnement et de l'aménagement paysager).

Les nîmois disposent également de cinq lycées et collèges privés : Institut Emmanuel-d'Alzon, Saint-Stanislas, Saint-Vincent-de-Paul, Saint-Jean-Baptiste de La Salle et le lycée privé de la CCI de Nîmes.

Enseignement supérieur[modifier | modifier le code]

Enseignement supérieur public[modifier | modifier le code]

Nîmes devient au fil des années une vraie ville universitaire autour des sites de Vauban, des Carmes et du futur site « Hoche-Gaston Doumergue », où 10 000 à 12 000 étudiants sont prévus d'ici à 2015. Derrière la fidélisation des jeunes à Nîmes, l'objectif avoué était d'y obtenir la création d'une véritable université de plein exercice, ce qui a été obtenu en 2006, pour la rentrée universitaire 2007. Depuis, l'enseignement supérieur à Nîmes tend à se développer rapidement, compte tenu d'une forte volonté politique (de toutes tendances) et à une demande croissante de la part d'une population locale qui ne cesse d'augmenter. À l'heure actuelle, la population étudiante de Nîmes n'est cependant que d'environ 6 000 étudiants, dont près de 4 000 à l'université de Nîmes. Nîmes a, par ailleurs, la particularité de posséder un centre hospitalier universitaire (CHU Carémeau) autonome et indépendant alors que l'UFR de médecine n'est qu'une antenne de celle de Montpellier.

Nîmes dispose de plusieurs établissements d'enseignement supérieur, dont le principal est donc l'université de Nîmes, située sur 3 pôles : le site historique Vauban (Arts, Droit, Économie, Lettres, Sciences Sociales, Psychologie), celui des Carmes (Sciences) ainsi que le parc scientifique et technique Georges-Besse (avec la CCI de Nîmes). Les autres établissements sont l'École de sages-femmes et l'antenne de l'UFR de médecine de l'université Montpellier 1, l'Institut universitaire de technologie de Nîmes (IUT Génie Civil, GEII, SGM, GMP, GEA) de université Montpellier 2, l'École d'infirmières du CHU de Nîmes, l'Institut universitaire de formation des maîtres (IUFM), l'École nationale supérieure des mines d'Alès (institut EERIE), l'École de Notariat, l'École nationale de police (ENP), l'École des employés territoriaux et le Conservatoire national des arts et métiers (CNAM) de Nîmes.

La ville dispose également d'un Conservatoire à rayonnement départemental et d'une École supérieure des beaux-arts, située dans l'ancien hôtel Rivet. Par ailleurs, plusieurs établissements publics proposent des classes préparatoires scientifiques, littéraires, économiques et technologiques ainsi que de nombreux BTS.

Enseignement supérieur privé[modifier | modifier le code]

Plusieurs établissement d'enseignement secondaire privés proposent des formations dans le supérieur (classes préparatoires et BTS) comme le lycée de la CCI de Nîmes (BTS), le lycée Saint-Vincent de Paul (BTS), l'Institut Emmanuel-d'Alzon (classes préparatoires et BTS) et le lycée Saint-Stanislas (classes préparatoires artistiques). Des formations sont également proposées par l'IFC Nîmes (baccalauréat professionnel, BTS, Bachelors, bac +3 DCG, bac +5 DSCG), l'IFCE RISE Nîmes (baccalauréat professionnel, BTS et formations supérieures), Soforma (BTS) et Pigier (formation initiale et formation en alternance).

Des établissements proposent des formations dans le domaine des sciences et de la santé, comme l'École de l'ADN, l'IFSI Croix-Rouge, l'IPESUD et Formatic Santé. Des écoles dispensent également des formations dans le commerce, comme l'IFAG Nîmes. De même, SUPEXUP s'est implanté au centre de Nîmes en fin d'année 2012 et propose des formations privées supérieures dans l'immobilier (école de la FNAIM) et dans le commerce (commerce international, management, ressources humaines).

Citons également la maison des Compagnons du Devoir, l'École hôtelière Vatel et l'école de formation de pilote de ligne Airways Formation. Enfin, l'école des métiers du jeu vidéo Créajeux propose des formations d'artiste 2D/3D spécialisé dans le jeu vidéo, d'artiste 2D/3D spécialisé dans l'animation, de programmeur de jeu vidéo, de testeur de jeu vidéo ainsi qu'une année de préparation aux différentes filières proposés (Prépa-JV) (label SNJV).

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Ferias[modifier | modifier le code]

Nîmes un jour de fête.

La ville de Nîmes est connue pour ses ferias, qui existent officiellement depuis 1952. La feria de Pentecôte, dite Feria de Nîmes, se déroule fin mai-début juin du mardi au lundi qui suit, tandis que la feria des Vendanges se tient durant trois jours en septembre. Une troisième feria, la feria de Primavera, se tenait durant deux jours au mois de février. Elle n'existe plus aujourd'hui car une toile, appelée « la bulle » par les Nîmois, qui recouvrait les arènes et protégeait ainsi les spectacles de l'hiver, n'est aujourd'hui plus installée.

À cette occasion, des corridas, qui se pratiquent officiellement à Nîmes depuis 1853, sont organisées avec ou sans mise à mort, dans les arènes. Les rues sont envahies par des peñas (orchestres de rue d'origine espagnole), et des bodegas (bars souvent temporaires, boite de nuit en plein air dans des hôtels particuliers...) ouvrent au centre-ville en caves ou en extérieurs. La fête dure toute la nuit jusqu'au levé du jour. La feria de Pentecôte, tout comme celle des vendanges, constitue l'une des fêtes les plus populaires d'Europe. Pour les deux ferias nîmoises, certains médias parlent de plus d'un million de visiteurs par an[34]. En 2012, la feria de Pentecôte a célébré ses 60 ans.

Autres manifestations[modifier | modifier le code]

Des manifestations musicales de renom se déroulent à Nîmes chaque année. Le Festival de Nîmes est un festival de musique se tenant chaque été dans les arènes et où se retrouvent de nombreux groupes et artistes d'envergure internationale. Le festival a ainsi vu défiler Stevie Wonder, Muse, Jamiroquai, Mika, Metallica, Radiohead, David Guetta, LMFAO, Depeche Mode, Elton John… Nîmes accueille aussi des artistes renommés dans le cadre de l'Automne Musical de Nîmes, du festival de Jazz organisé par Jazz 70 en octobre et du festival Tout Simplement Hip-Hop (concerts rap, battles hip-hop, live graffiti) également organisé en octobre.

De nombreuses manifestations culturelles et artistiques se tiennent annuellement à Nîmes. Citons notamment la foire d'art contemporain ARTéNIM (en septembre) et le salon de l'artisanat Nimagine (en novembre). Le Salon des Antiquaires (en décembre) est un des plus importants du sud de la France et incontournable pour la qualité remarquable de ses meubles régionaux. Les établissements culturels de Nîmes, dont le musée archéologique et Carré d'art, proposent de nombreuses expositions en lien avec leurs collections. Le théâtre Bernadette-Lafont propose quant à lui une riche programmation tout au long de l'année. Il organise notamment le Festival Flamenco, en janvier. Notons que Nîmes accueille chaque année plusieurs manifestations liées au monde littéraire, comme le Festival de la biographie (en janvier), le Festival des auteurs psy (en mars), le Salon européen de la BD (en mai) et le Salon du livre d'artiste (en juin).

Reconstitution d'un combat de gladiateurs lors des Grands Jeux Romains.

Depuis 2010, la ville de Nîmes et la société Culturespaces organisent chaque année les Grands Jeux Romains, reconstitution historique des ludi romains, tels qu'ils devaient se dérouler il y a 2000 ans au sein de la cité de Nemausus. L'évènement se tient généralement au mois de mai et dure le temps d'un week-end. Chaque édition est l'objet d'une thématique particulière : la guerre de Troie en 2012, le triomphe de César en 2013, l'avènement d'Auguste en 2014 ou encore Hannibal en 2015[35]. À cette occasion, de nombreuses manifestations se tiennent dans les rues de la ville (défilés, visites guidées...) et un grand spectacle organisé dans les arènes vient clore chacune des deux journées.

Depuis plus de vingt ans, les Jeudis de Nîmes se tiennent chaque jeudi de l'été et animent les rues de la ville avec des marchés ouverts durant la soirée. Durant la belle saison, des manifestations artistiques et musicales en plein air se tiennent également dans les jardins de la Fontaine. Dans le cadre des Nuits des Jardins, des concerts et spectacles ont lieu vers la fin du mois de juin à la tombée de la nuit. La ville participe également au festival culturel et musical le Temps des Jardins, chaque année en juin. La Féérie des Eaux est un spectacle de jeux d'eaux en son-et-lumière qui se déroule chaque été au mois d'août ; en 2013, des représentations se sont également tenues dans les arènes. Les Jardins de la Fontaine accueillent également chaque année le festival Un Réalisateur dans la Ville, festival de cinéma où sont programmés et diffusés en plein air pendant une semaine les principaux films d'un réalisateur, en présence de ce dernier et de certains acteurs. Parmi les réalisateurs déjà invités : Claude Chabrol, Bertrand Tavernier, Claude Lelouch, Claude Miller, Jean-Pierre Mocky ou encore Patrice Leconte. Notons que le festival réunit environ 3 000 personnes par soir, soit un total de 14 000 personnes chaque année.

Nîmes met également en avant la culture et le terroir méditerranéens, avec les Journées méditerranéennes de l'olivier (en mai). Au mois de juillet se tient l'Université Occitane d'Été, durant laquelle les associations M.A.R.P.OC. (Maison pour l'Animation et la Recherche Populaire OCcitane) et I.E.O. 30 (Institut d'Estudis Occitans) organisent une semaine de conférences, de colloques et de spectacles dont le thème central est l'Occitanie. Le , a eu lieu le 16e concours des vins des vignerons indépendants qui est un concours itinérant visant à promouvoir le vin et les vignerons[36]. Lors de cette manifestation, 353 médailles d'or, 436 médailles d'argent et 226 médailles de bronze ont récompensé les meilleurs vignerons de France.

Sports[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Sport à Nîmes.

Nîmes est une ville sportive et posséde des clubs sportifs dans la plupart des disciplines, aussi bien individuelles que collectives. Les principaux clubs sportifs de la ville sont le Nîmes Olympique pour le football évoluant en Ligue 2, l'USAM et le HBC Nîmes pour le handball évoluant le plus souvent dans les championnats de France de première division et enfin le RC Nîmes en rugby qui évolua dans les années 1980 et 90 en groupe A de 1re division du Championnat de France (ancienne formule). La ville de Nîmes possède également des infrastructures de qualité comme le stade des Costières, Le Parnasse et le stade nautique Nemausa. Elle possède aussi un aérodrome dans le quartier de Courbessac.

Nîmes a accueilli quelques événements sportifs comme le WWE Raw LIVE! Tour aux arènes en 2009 avec les stars suivantes: Triple H, John Cena, Randy Orton, The Miz, The Big Show, MVP, Matt Hardy, Kofi Kingston, Maryse Ouellet, Kelly Kelly, Carlito, Primo, Cody Rhodes, Ted DiBiase Jr., Goldust et William Regal. Par le passé, le Grand Prix automobile de Nîmes a été organisé en 1932, 1933 et 1947 sur le circuit de Nîmes-Courbessac. En 2012, la ville a reçu les Championnats du monde squash féminin. Nîmes a également été une ville étape du Tour de France 2014, le . Enfin, Nîmes accueille régulièrement des manifestations sportives d'ampleur nationale et internationale, comme la Coupe du monde de tir à l'arc en salle qui se tient chaque année au mois de janvier. La ville reçoit aussi des épreuves de la Coupe du monde d'escrime.

En natation, la ville de Nîmes a vu naître un grand champion, Yannick Agnel, médaille d'or sur 200 m nage libre et sur 4x100 m nage libre et d'argent sur 4x 200 m nage libre aux Jeux olympiques d'été de 2012. Il est le premier et le seul nîmois à avoir été vainqueur d'une médaille olympique.

Santé[modifier | modifier le code]

La ville de Nîmes dispose d'un CHU (Nîmes Carémeau) et de plusieurs cliniques dont la Polyclinique Grand-Sud.

Cultes[modifier | modifier le code]

Les Nîmois disposent de lieux de culte catholique, israélite, musulman, orthodoxe et protestant.

Cultes catholique et orthodoxe[modifier | modifier le code]

La ville de Nîmes est le siège du diocèse de Nîmes.

La communauté catholique dispose de nombreux lieux de culte : dix-sept églises (Bethléem, cathédrale Notre-Dame et Saint-Castor, Notre-Dame-des-Enfants, Notre-Dame-du-Salut, Notre-Dame-du-Suffrage-et-Saint-Dominique, Saint-André, Saint-Baudile, Saint-Césaire, Saint-Charles, Saint-François-de-Sales, Saint-Jean de Courbessac, Sainte-Jeanne-d'Arc, Saint-Joseph-des-Trois-Piliers, Saint-Paul, Saint-Pierre, Saint-Vincent-de-Paul, Sainte-Perpétue et Sainte-Félicité), cinq chapelles (Institut Emmanuel-d'Alzon, Sainte-Eugénie, Saint-Jean-Baptiste de La Salle, Saint-Louis, Sainte-Madeleine-Sainte-Rita) ainsi que le monastère des Stellamarins (Œuvre de l'Étoile) et le sanctuaire Notre-Dame-de-Santa-Cruz.

Le culte orthodoxe grec est assuré dans l'église Saint Antoine le Grand et de la Pêche miraculeuse, chemin de la Planète, chaque dernier dimanche du mois.

Culte israélite[modifier | modifier le code]

La synagogue de Nîmes a été édifiée en 1793 par des marchands juifs (marchands de mules, marchands de textiles) venus du Comtat Venaissin, principalement de Carpentras et installés depuis peu à Nîmes. Comme celles du Comtat Venaissin, la synagogue qu'ils ont édifiée se trouve au premier étage tandis qu'au rez-de-chaussée se trouvent des annexes : le logement du rabbin, le four à Matsot (pain azyme) ou le Mikvé (bain rituel). Elle a été restaurée en 1893 et la façade actuelle sur rue date de cette époque. Depuis, elle n'a subi aucun changement notable.

Culte musulman[modifier | modifier le code]

La communauté musulmane dispose de sept lieux de culte : association culturelle des musulmans de Nîmes (rue des Greffes), association culturelle et cultuelle du Mas de Mingue (Chemin du Mas de Mingue), association culturelle musulmane de Nîmes (route de Nîmes), association culturelle musulmane Mosaïque de Nîmes (rue Galilée), association franco-musulmane de la ZUP Sud (place Fragonard), association de l'union culturelle musulmane Imano-Paix (quai Mégisserie) et la mosquée Lumière et Piété (rue Jacques-Monod).

Culte protestant[modifier | modifier le code]

Les différentes communautés protestantes et leurs lieux de culte sont les suivants : Église protestante unie de France (Chapelle de Garons, Fraternité, Grand temple, Petit temple, Temple de l'Oratoire, Temple Réformé de Nîmes - Saint-Césaire, Temple Réformé de Nîmes-Sud, Temple Réformé de Nîmes-Ouest), Union nationale des Églises réformées évangéliques indépendantes (rue Adrien), Association évangélique d'Églises baptistes de langue française (chemin de la combe des oiseaux), Fédération des Églises évangéliques baptistes de France (Centre Martin Luther King), Armée du salut (boulevard Victor-Hugo et rue régale), Assemblées de Dieu (rue Godin), Communautés et assemblées évangéliques de France (rue Séguier), Union des Églises évangéliques libres (rue du fort), Église adventiste du septième jour (rue Saint-Rémy et route d'Avignon) ainsi que l'Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours (chemin du Mas de Vignolles).

Médias[modifier | modifier le code]

Presse écrite[modifier | modifier le code]

Nîmes reçoit deux quotidiens régionaux principaux, le Midi libre et La Marseillaise (édition gardoise du quotidien provençal) ainsi qu'un hebdomadaire, La Gazette de Nîmes.

Télévision[modifier | modifier le code]

Deux chaînes de télévision locales émettent sur Nîmes et sa région : France 3 Languedoc-Roussillon (antenne de proximité de France 3 et France 5) et TV SUD.

Radio[modifier | modifier le code]

Plusieurs radios locales peuvent être reçues à Nîmes :

  • France Bleu Gard Lozère : station du réseau France Bleu de Radio France, fréquence 90.2 FM.
  • RFN : fréquence 92.2 FM.
  • RAJE : fréquence 102.5 FM.
  • RTS FM : fréquence 106.6 FM.
  • Radio Ecclesia : radio du diocèse de Nîmes, fréquence 100.8 FM.
  • Radio Alliance + : radio protestante locale, fréquence 103.1 FM.

Internet[modifier | modifier le code]

L'actualité de la ville de Nîmes est relayée sur internet par les sites suivants :

  • Gard-Entreprises.com : web magazine économique et annuaire multimédia et multi-langues (français, anglais, allemand et espagnol) des entreprises de Nîmes et du Gard. Agenda des sorties professionnelles, articles économiques et juridiques, recherche et offres d'emplois ciblées sur le département du Gard.
  • Objectifgard.com : actualité politique, économique, culturelle et sportive de la ville de Nîmes et du département du Gard.
  • Nîmes-actu.com : actualité de Nîmes et de sa région, agenda, communiqués, clips vidéo. Présent sur le web depuis 2005.
  • Nemausus.com : découverte de Nîmes et de sa région, bons plans de sorties.

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

Concernant les revenus[37], celui moyen par ménage est d'environ 16 500 €/an quand il est d'environ 21 000 € au niveau national. Le nombre de bénéficiaires du revenu minimum d'insertion (RMI) s'élève à 20 995 personnes, soit 14 % de la population totale, contre 4 % au niveau régional et 2 % au niveau national[38].

En 2010, le revenu fiscal médian par ménage était de 21 060 €, ce qui plaçait Nîmes au 29 134e rang parmi les 31 525 communes de plus de 39 ménages en métropole[39].

Emploi[modifier | modifier le code]

La Chambre de commerce et d'industrie.

En 2009, la population de Nîmes se répartissait ainsi : 66,7 % d'actifs et 33,3 % d'inactifs dont 7,7 % de retraités et 13,2 % d'élèves, d'étudiants et de stagiaires non rémunérés[40].

En 2009, la population active nîmoise se compose pour 34,2 % d’employés, pour 27,9 % de professions dites intermédiaires, pour 17 % d’ouvriers, pour 15.1 % de cadres et autres professions intellectuelles, pour 5,5 % d’artisans, commerçants et chefs d'entreprise. Les actifs des professions du secteur agricole ne comptent que pour 0,3 % de la population active[41].

Le taux de chômage était de 20,4 %, légèrement plus faible que celui de 1999 (22,9 %), mais supérieur au taux de chômage du département du Gard et du territoire national. Les données concernant les zones urbaines sensibles de Valdegour et Pissevin sont encore plus préoccupantes et méritent une attention particulière[42]. Dans ces îlots de précarité, (en 1999 44,2 % de la population y était au chômage) on trouvait en 2009 78 % des jeunes adultes sans diplôme de niveau au moins égal au baccalauréat[43].

Malgré un accroissement marqué de sa population de plus de 7 000 personnes entre les années 2000 et 2005, le taux de sa population active n’atteint que les 42,5 % environ, soit en valeur absolue environ 67 000 actifs à comparer au taux de 45,5 % de la moyenne nationale. La comparaison des données concernant le taux d'activité des travailleurs dont l’âge se situe entre 20 et 59 ans se fait encore en défaveur de la cité nîmoise ; il n’atteint que les 78 % alors que la moyenne nationale s'élève à 82,5 % et sa population de retraités est supérieure d'un demi point à celle de la moyenne nationale qui n'est qu'à 18,5 %.[réf. nécessaire]

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Le parc scientifique et technique Georges-Besse.
Vignes en bordure de Nîmes.

Au , Nîmes comptait 14 687 établissements : 226 dans l'agriculture-sylviculture-pêche, 735 dans l'industrie, 1 414 dans la construction, 9 698 dans le commerce-transports-services divers et 2 614 étaient relatifs au secteur administratif[44]. En 2011, 1 570 entreprises ont été créées à Nîmes[45] dont 635 par des auto-entrepreneurs[46].

Après avoir traversé des années de sérieuses difficultés, notamment en ce qui concerne le secteur du textile, la ville semble avoir retrouvé depuis 2000 le chemin de l’essor et du dynamisme économique grâce, entre autres, au dynamisme de Montpellier et d'Avignon. L’environnement nîmois, devenu relativement attractif, est un gage de succès pour les entreprises qui s’installent dans les zones d’activité créées et leurs capacités d’accueil sont dépassées.

Pour maintenir le rythme du nouvel essor économique, la ville avec l'aide de la communauté d'agglomération Nîmes Métropole, et la Chambre de commerce et d'industrie de Nîmes-Bagnols-Uzès-Le Vigan, dont la ville est le siège, cherche à valoriser ses atouts. Les efforts déployés pour améliorer la situation économique portent en particulier sur l’extension des zones d’activités économiques. La zone d’activité de Grézan avec ses 100 entreprises procure quelque 1 200 emplois principalement dans la logistique. La zone du parc scientifique et technique Georges-Besse spécialisée dans les hautes technologies et les nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC), compte 100 entreprises et apporte environ 1 700 emplois[47]. La zone franche urbaine (ZFU) de Pissevin-Valdegour, avec l'attractivité de ses avantages fiscaux temporaires pour les entreprises, a prospéré de façon assez significative. Son attractivité a favorisé, mais sans doute pas dans de suffisantes proportions, l’emploi dans les quartiers classés en zone urbaine sensible (ZUS) qui reste encore à un niveau trop élevé. Toutes ces zones ont fait l’objet d’extensions et les nombreuses demandes d'installations venant d'entreprises souhaitant s'y installer créent une situation encourageante.

Nîmes est une commune viticole connue grâce au vin AOC Costières-de-nîmes (en rouge, blanc et rosé). Son terroir lui donne également la possibilité de produire de l'AOC Languedoc et les IGP Gard et Pays-d'oc[48].

Deux AOC oléicoles sont également produites sur le territoire nîmois : l'olive de Nîmes AOC et l'huile d'olive de Nîmes AOC.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Nîmes est classée ville d'art et d'histoire. Connue sous le nom de Colonia Nemausa à l'époque romaine, Nîmes conserve de nombreux témoignages de la splendeur romaine et des largesses de l'empereur Auguste. La ville possède également des édifices religieux, hôtels particuliers, places et musées prestigieux.

Patrimoine architectural[modifier | modifier le code]

Monuments romains[modifier | modifier le code]

Les Arènes.
La Maison Carrée (avant restauration).
La tour Magne.

Nîmes abrite de remarquables témoins du passé romain de la ville. Certains de ses monuments figurent aujourd'hui parmi les mieux préservés au monde dans leur catégorie. C'est notamment le cas du plus connu d'entre eux, l'amphithéâtre, appelé également arènes de Nîmes. Construit à la fin du Ier siècle ap. J.-C., l’amphithéâtre mesure 133 mètres de long et 101 mètres de large. La façade, haute de 21 mètres, est composée de deux niveaux de 60 arcades chacun. À l’intérieur, près de 25 000 spectateurs pouvaient assister aux combats d’animaux et de gladiateurs. Une légende affirme qu'un tunnel relierait les arènes de Nîmes à celles d'Arles25 km). Ce tunnel traverserait ainsi le Rhône. En réalité, de nombreux tunnels existent sous les arènes, correspondant à un système très perfectionné d'égouts romains. Aujourd’hui, les arènes de Nîmes, lieu de prestige, se transforment régulièrement en une grande salle de spectacle où artistes nationaux et internationaux viennent se produire. Elles constituent de même le cœur des ferias de Nîmes, où des corridas réunissent des milliers de spectateurs venus du monde entier. Un vaste programme de sauvegarde et de restauration de la totalité du monument est peu à peu réalisé, tant pour l'ensemble des façades extérieures (120 arches reparties sur deux niveaux) que pour le lourd et très problématique traitement de l'étanchéité interne. Ce programme devrait durer de longues années étant donnée l'importance de l'édifice.

L'autre monument romain emblématique de la ville est la Maison Carrée, temple romain construit en 3 et 5 ap. J.-C., qui dominait le forum de la ville antique. Dédiée donc, dans un second temps, à Caius et Lucius César, petits-fils et fils adoptifs de l’empereur Auguste, la Maison Carrée est dans un état de conservation tout à fait exceptionnel qui en fait le temple le plus "intact" du monde romain. La restauration de ses façades, initiée en 2006, a nécessité quatre années de travaux. La Maison Carrée est entourée d'un péristyle élevé sur un podium et marquée dans son architecture classique par une influence grecque (ordre corinthien). Le forum romain auquel elle appartenait autrefois était un important ensemble immobilier.

Le plus imposant vestige de la très longue enceinte romaine de Nîmes est la tour Magne. Fondée sur un édifice pré-romain que les romains surélevèrent, la plus haute et la plus prestigieuse des tours de l’enceinte romaine augustéenne se composait de trois niveaux au-dessus d’un soubassement. Aujourd’hui, le dernier étage a disparu et elle s’élève à 32 mètres au-dessus de son écrin de verdure. La tour domine les jardins de la Fontaine sur le mont Cavalier. Par beau temps, elle offre un point de vue sur le mont Ventoux, les Alpilles, les Cévennes, le mont Aigoual, le pic Saint-Loup et la plaine du Vistre, et la garrigue environnante.

Les jardins de la Fontaine abritent un autre monument romain, datant du IIe ap. J.-C. : le temple de Diane. Il se dresse dans la partie basse des jardins, à proximité de la source. Il était encore entier au milieu du XVIe siècle, transformé en église. Les frères en furent chassés au moment des guerres de religions et le bâtiment servit alors d'entrepôt à bois et foin. Mais, rapidement, un différend apparaît entre deux personnages sur l'attribution de la propriété du lieu qui est alors incendié. Sa voûte s'effondre, le mur sud est démoli, la façade principale est dépouillée de son ordonnancement de colonnes et de ses frontons étagés. Le temple de Diane constitue néanmoins le seul monument conservé en élévation de l'ensemble du sanctuaire romain dédié au culte impérial et aux loisirs autour de la source sacrée. Sa fonction d'origine reste incertaine, même si l'on penche vers un édifice à vocation culturelle, de type bibliothèque. D'une manière générale, ce monument a été assez peu étudié.

De l'antique enceinte augustéenne, deux portes de villes nous sont parvenues : la porte d'Auguste et la porte de France (16-15 av. J.-C.). Dite également « porte d'Arles », la porte d'Auguste est une des principales portes de l'époque romaine de la ville. Elle s'ouvrait sur la Voie Domitienne et faisait partie des remparts. D'après certains érudits, une borne milliaire y fixait le point de départ de la Voie Domitienne de Nîmes à Beaucaire. Elle fut redécouverte au moment de la démolition du château royal durant la période révolutionnaire et échappa de peu aux coups de pioches. Elle était flanquée à l'origine de deux puissantes tours. On notera, à cet effet, que la ville antique était entourée d'une muraille autant défensive que symbolique de la puissance de la cité. S'étendant sur plus de 6 km, ponctuée de nombreuses tours, sa partie la mieux conservée et la plus impressionnante s'étend du bas de la route de Sauve au sommet du Montaury. Par endroits, elle a conservé sa hauteur initiale ce qui en fait un monument exceptionnel ; le tronçon de rempart antique le mieux conservé en France selon le ministère de la Culture.

La porte de France portait autrefois le nom de porte d'Espagne. Elle compte une seule arcade en plein cintre surmontée d'une galerie aveugle décorée de pilastres toscans. Durant l'Antiquité, elle était, elle aussi, flanquée de deux tours semi-circulaires. Visible de loin, elle signalait la présence de la cité et du sanctuaire impérial située au pied de la colline, autour de la source.

Le castellum divisorium, aussi appelé castellum aquae (Ie siècle) est situé rue de la Lampèze, au pied de l'ancien « fort Vauban ». Redécouvert il y a près de 170 ans, ce bassin de distribution des eaux répartissait dans la ville l'eau arrivant d’Uzès sur 50 km, via l'aqueduc de Nîmes et le pont du Gard. C'est un témoin unique et exceptionnel du génie des ingénieurs romains. Il est le seul du monde antique à avoir conservé l'intégralité de son socle percé de bouches. De ce bassin circulaire de 5,50 mètres de diamètre et de 1,40 mètre de profondeur, taillé dans le roc, partaient des canalisations en plomb qui acheminaient l’eau vers les monuments, les fontaines et les différents quartiers de la cité antique[49].

De la fin du XVIIIe au début du XIXe siècle, les monuments antiques nîmois ont été très étudiés par les érudits de l'époque : Hubert Gaultier a ainsi écrit une Histoire de la ville de Nismes[50] ; Léon Ménard a écrit quant à lui une Histoire des Antiquités de la ville de Nismes et de ses environs[51].

Monuments religieux[modifier | modifier le code]

La cathédrale Notre-Dame-et-Saint-Castor.

L'architecture religieuse médiévale est relativement peu représentée à Nîmes. En effet, les vicissitudes de l'histoire ont emporté de nombreux témoins bâtis de cette époque. Parmi les édifices parvenus à ce jour, citons surtout la cathédrale Notre-Dame-et-Saint-Castor, édifice roman du XIIe siècle. Flanquée d'une tour massive d'environ 40 mètres, elle a subi les assauts des guerres de religion et dû malgré tout être remaniée. Seules la tour nord et les six premières scènes de la frise sculptée sur le large fronton de la façade appartiennent à l'édifice d'origine. L'église a été reconstruite à deux reprises au XVIIe siècle. L'intérieur a été entièrement remanié à la fin du XIXe siècle par l'architecte diocésain Henri Antoine Révoil qui restaura également, entre autres, l'amphithéâtre romain ou encore la cathédrale de Montpellier. On remarquera cependant la chapelle du Rosaire, très bel exemple d'architecture religieuse baroque du XVIIe, un sarcophage paléochrétien intégré dans l'autel d'une chapelle latérale et, bien sûr, la frise du grand fronton de la façade extérieure, chef-d'œuvre de sculpture de l'art roman, en partie restaurée au XVIIe, inspirée elle aussi des représentations antiques. La cathédrale est élevée au rang de basilique depuis 1882. La hauteur des voûtes de la nef atteint 20 mètres. Henri Antoine Révoil ne fut cependant pas autorisé à remanier la façade en style néo-roman.

La chapelle Sainte-Eugénie est la plus ancienne église de Nîmes encore ouverte à ce jour. Elle était également romane à l'origine. Sa façade (beaucoup plus haute que l'église elle-même) est un trompe-l'œil de style néo-roman réalisé par des maîtres cimentiers marseillais spécialistes en la matière à la fin du XIXe siècle. L'intérieur présente un plan très irrégulier et conserve une partie de ses voûtes gothiques refaites au XVIIe siècle, de nombreux tombeaux médiévaux à même le sol, un étonnant et monumental retable en bois et un maître-autel de style néo-gothique formant dentelle de boiseries.

L'ancienne chapelle du collège des Jésuites est un des rares témoin nîmois de l'architecture religieuse du XVIIe siècle. Son architecture se distingue par l'emprunt de nombreux éléments de décoration aux monuments romains de la ville. Elle possède une vaste coupole centrale d'où pénètre la lumière, des balcons en fer finement ouvragés et sa toiture est ponctuée d'originaux clochetons cylindriques surmontés de petits dômes. Le maître autel et son retable du XVIIe sont invisibles au public, stockés depuis fort longtemps dans les réserves du musée des beaux-arts. La chapelle accueille aujourd’hui des expositions temporaires et des manifestations culturelles. L'ancien collège des Jésuites abrite depuis 1886 le musée archéologique et le muséum d'histoire naturelle de la ville.

La chapelle Saint-Joseph est une petite église située rue Jean-Reboul, à proximité de la porte de France. À l'intérieur de ce discret mais intéressant édifice du XVIIe siècle se trouve un retable et plusieurs peintures de la même époque. Ancienne chapelle conventuelle, elle faillit être démolie en même temps que son couvent à la fin des années 1970.

La façade monumentale de l'église Saint-Charles donne sur le boulevard Gambetta. Elle est surmontée d'un vaste fronton triangulaire de style néo-classique s'inspirant des temples antiques, avec pilastres et sculpture d'une coquille Saint-Jacques au-dessus de la fenêtre qui domine la porte d'entrée. On notera que cet édifice, œuvre de l'architecte Rollin dans les années 1770, est bien peu mis en valeur et n'a été que très récemment inscrit monuments historiques. La hauteur des voûtes de la nef s'élève à 19 mètres. Cette nef longue de 33 mètres pour 11,70 mètres de large se compose de 4 travées. Le clocher carré, terminé aujourd'hui par une simple terrasse sans ornement, a malheureusement perdu son couronnement d'origine.

De nombreuses église nîmoises ont été construites au XIXe siècle. C'est notamment le cas de l'église Saint-Paul de style néo-roman, réalisée par l'architecte Charles-Auguste Questel (1835-1849). Elle possède un puissant clocher s'élevant à 62 mètres à la croisée du transept de la nef formant une coupole sur trompes. La hauteur des voûtes de la nef centrale atteint 18 mètres. La façade est, à trois porches, s'inspire des portails de Saint-Trophime d'Arles et de ceux de l'abbatiale de Saint-Gilles. Le clocher, quant à lui, à deux étages d'arcades, reprend le modèle de Saint Honorat des Alyscamps d'Arles tout en y ayant adjoint une haute flèche. Le chevet est également remarquable, avec son abside semi-circulaire encadrée par deux absidioles dont l'ensemble forme, avec les toitures, jusqu'au clocher, une élévation à multiples décrochements particulièrement réussie. On notera enfin que Saint-Paul de Nîmes est le premier projet d'église néo-romane présenté en France au XIXe siècle et qu'il s'agit d'un édifice majeur de ce siècle tant décrié, qui devait être « à la hauteur » architecturale des fleurons que constituent la Maison Carrée et l'amphithéâtre romain.

L'église Sainte-Perpétue-et-Félicité.

L'église Sainte-Perpétue-et-Félicité est représentative du mouvement éclectique, à tendance néo-gothique, style de rigueur sous le Second Empire. Elle fut édifiée entre 1854 et 1865 sur les plans de l'architecte Léon Feuchère et sur l’emplacement de l’ancien couvent des Capucins. La hauteur des voûtes intérieures sur croisées d'ogives est de 20 mètres et l'intérieur de l'édifice, pouvant contenir 1 200 personnes, mesure 45 mètres de long par 20 mètres de large. Remarquer l'étonnante présence d'arcs outrepassés sur les bas-côtés. La disposition générale de sa façade occidentale ainsi que son haut clocher ne sont pas sans rappeler l'architecture de la basilique de l'Immaculée-Conception de Lourdes, construite 15 ans plus tard. Le clocher, qui est le plus haut de la ville, s'élance à 71 mètres au-dessus de l'esplanade au niveau du sommet de sa grande croix en fer. Elle était encadrée à l'origine par le palace du Luxembourg au nord et la façade de la manutention militaire au sud qui permettaient de la mettre en valeur. Aujourd'hui, deux hauts immeubles modernes gâchent quelque peu cette harmonie primitive. L'église renferme une très belle pietà en marbre du XVIIe siècle. Notons que Perpétue et Félicité sont deux martyres suppliciées dans l’arène en 203 à Carthage. Nîmes est la seule ville de France qui possède une église où sont honorées les deux saintes. On ne sait pas vraiment par quel cheminement le culte de ces martyres nord-africaines est arrivé jusqu’à Nîmes.

L'église Saint-Baudile est un édifice de style néo-gothique, réalisé entre 1867 et 1877 en pierre de Beaucaire et dédié à Saint Baudile. Elle possède deux clochers surmontés de hautes flèches. L'église Saint-Baudile fut construite sur les plans de l'architecte bordelais Mondet, au détriment du projet romano-byzantin avec coupole et campanile d'Henri-Jacques Espérandieu. À l'intérieur se trouvent les mosaïques des fonts baptismaux et un ensemble de vitraux de belle qualité, exécutés par des ateliers bordelais. Elle est la plus spacieuse église de Nîmes. La longueur de la nef est de 65 m, la largeur au transept de 30 m et la hauteur sous voûtes de 20 mètres. En façade, les flèches sont hautes de 70 mètres. Les visiteurs confondent souvent l'église Saint-Baudile avec la cathédrale, car il s'agit de la plus vaste église de Nîmes. Comme pour l'église Sainte-Perpétue, le monument nécessiterait une importante campagne de restauration.

Les hameaux de Saint-Césaire-lès-Nîmes et de Courbessac disposent chacun d'une église. À Saint-Césaire, une ancienne église, romane à l'origine, possède un intéressant chevet. À Courbessac se trouve une église de la seconde moitié du XIXe siècle.

Haut lieu du protestantisme dès le XVIe siècle, Nîmes possèdent plusieurs édifices religieux affectés à ce culte. La plupart de ces édifices date des XVIIIe et XVIIIe siècle, les guerres de religion ayant détruit les édifices antérieurs. Le principal d'entre eux, le Grand temple, est une ancienne église des Dominicains datant de la fin XVIIIe siècle. Elle fut affectée au culte protestant sous la Révolution. Sa façade baroque a été en partie remaniée au XIXe siècle par l'ajout d'une grande Bible sculptée. Le Petit temple est quant à lui une ancienne église d'un couvent du XVIIIe siècle ; on notera à l'intérieur un remarquable buffet d'orgue très travaillé, du milieu du XVIIIe siècle.

Enfin, le temple de l'Oratoire a été édifié dans un style néo-roman de 1866 à 1877. Il se situe près de la porte de France, non loin du quartier de la Placette. Il possède la particularité d'avoir une charpente apparente en fonte de fer ouvragée typique de la seconde moitié du XIXe siècle. Il est le temple de Nîmes possédant la plus grande capacité d'accueil (forme intérieur quasi en hémicycle). À l'arrière de ce bâtiment est installé le conseil régional Cévennes-Languedoc-Roussillon de l'Église protestante unie de France depuis l'arrivée du président de région (ERF-CLR) Christian Bouzy.

Monuments civils[modifier | modifier le code]
La maison romane de Nîmes.

Parmi les édifices civils, deux maisons représentent principalement l'époque médiévale. La maison romane de Nîmes a été édifiée au XIIe siècle. Elle présente une décoration sculptée composée de frises, de colonnettes surmontées de têtes de monstre, de têtes de bélier ou de visages humains et de cupules ornées d'un visage, de feuilles d'acanthe ou de fleurs. La maison dite de "l'avocat des pauvres", située rue Fresque, a quant à elle longtemps hébergé une fondation de bienfaisance. Cette dernière logeait un avocat, qui défendait la cause des pauvres aux tribunaux de Nîmes.

La tour de l'horloge a été réédifiée à l'emplacement de l’ancien beffroi de l'hôtel de ville en 1752. Cette tour de 30 mètres de haut est surmontée d'un campanile en fer forgé très ouvragé formant une sorte de couronne et abritant une cloche de 1757.

Les rues de Nîmes sont parsemées de nombreux hôtels particuliers construits à l'époque moderne, entre les XVIe et XIXe siècles. L'édification de ces demeures coïncide avec l'essor économique qu'a connu la ville à cette époque. Parmi les hôtels particuliers nîmois les plus prestigieux, on compte notamment, l'hôtel de l'Académie (XVIe siècle, siège de l'Académie de Nîmes depuis 1919), l'hôtel de Balincourt, l'hôtel de Bernis, l'hôtel Bézard, l'hôtel Boudon ou Meynier de Salinelles, l'hôtel de Brueys ou André, l'hôtel de Chazelles, l'hôtel Davé, l'hôtel Démians, l'hôtel de Fontfroide (XVIIe siècle, remarquable escalier), l'hôtel Foulc ou Colomb de Daunant (XIXe siècle, remarquable jardin d'hiver du début du XXe siècle, réaménagé selon un plan inspiré d'Édouard André), l'hôtel Lagorce, l'hôtel Milliarède, l'hôtel Novi de Caveirac ou Chouleur, l'hôtel de Possac, l'hôtel de Régis, l'hôtel de Rozel, l'hôtel Rivet (XVIIIe siècle, siège de l'École supérieure des beaux-arts depuis 1985), l'hôtel Séguier, l'hôtel Villard, la maison des Atlantes ou encore le château Fadaise. La rue Dorée, à l'arrière de l'hôtel de ville, concentre à elle seule une quantité non négligeable de ces hôtels particuliers, encore peu mis en valeur pour certains.

L'hôtel de ville.

L'hôtel de ville a quant à lui été construit à la charnière des XVIIe et XVIIIe siècles. Sa façade du XVIIIe est ornée de mascarons remarquables. Son escalier d'honneur abrite quatre crocodiles naturalisés des XVIe et XVIIIe siècles provenant de l'ancienne foire de Beaucaire. À noter le Mandarin égrenant les heures sur la place de l'hôtel de ville, au sein de l'ancien hôtel Méjean.

L'architecture civile nîmoise du XIXe siècle est principalement représentée par des bâtiments administratifs et officiels. L'hôtel de préfecture du Gard est un édifice monumental, typique de l'architecture éclectique (1855) sous le Second Empire. Il donne alors sur la nouvelle et prestigieuse avenue Feuchères. Il dispose d'une tour-horloge sur la façade centrale à portiques et colonnades, d'un avant-corps à frontons inspirés de l'Antiquité, de toitures mansardées couvertes d'ardoises et de tours d'angle donnant sur le parc surmontées de grandes toitures pointues à pans coupés, couvertes, là aussi, d'ardoises. La construction de l'édifice s'est tenue sous la direction de l'architecte Léon Feuchère. Le décor du grand escalier d'honneur reprenant la composition d'Hubert Robert sur les monuments antiques de Nîmes est remarquable ; les salons, chambres et la galerie du 1er étage sont dans le plus pur style Napoléon III de la IIIe République. En revanche, les décors du rez-de-chaussée n'ont jamais été achevés.

Le palais de justice est un imposant monument néo-classique édifié à de 1836 à 1846 par l'architecte Gaston Bourdon. Il possède une puissante colonnade donnant sur l'esplanade, largement inspirée par la Maison Carrée et récemment restaurée.

L'ancien hôpital Ruffi, ou Hôtel-Dieu, est situé rue de la République. Il fut réédifié par Charles-Étienne Durand[52], ingénieur des ponts et chaussées et architecte dans les années 1820-30 dans le style néo-classique monumental avec frontons triangulaires et arcades, qui rappelle un peu le premier palais de justice édifié par le même architecte. Il abrite la CCI de Nîmes depuis 1937 ; l'édifice conserve de belles peintures régionalistes de style art déco dans la salle d’honneur et une cheminée Renaissance provenant du château de Montcalm.

Situé route d'Uzès, près des casernes, l'ancien hospice d'humanité fut édifié à partir de 1863 et inauguré le . Il a malheureusement perdu sa grande coupole à quatre pans, son lanternon abritant une cloche qui surmontait la chapelle et ses toitures d'origine donnant au centre de la façade principale du bâtiment sur la route d'Uzès. Côté route d'Uzès, l’ancienne grille d’entrée en fer forgé richement travaillée encadrée de deux petits pavillons est remarquable. Des constructions ont été adjointes à l'édifice dans les années 1920 pour servir de nouvel hôpital à Nîmes (ancien hôpital Gaston-Doumergue) lors de son déménagement définitif de l'ancien hôpital Ruffi en 1937. Il va subir de graves dommages lors du bombardement allié du (55 victimes) qui visait les casernes militaires voisines. Il est à son tour désaffecté progressivement après les terribles inondations du au profit du grand et moderne hôpital Carémeau au milieu des années 1990 sur les hauteurs ouest de la ville. Le site, abandonné depuis 10 ans, fait actuellement l’objet d’une vaste campagne de réhabilitation en vue d’accueillir le nouveau campus universitaire de Nîmes. Seuls les bâtiments de l'hospice d'humanité XIXe avec leurs gracieuses cours à portiques seront conservés. Le grand dôme de la chapelle et son lanternon devraient être reconstruits à l'identique.

Situé à l'emplacement de l'ancienne église des Carmes, près de l'actuelle église Saint-Baudile, l'ancien théâtre de la Renaissance, puis de la Scala, fut construit durant la seconde moitié du XIXe siècle (1877). Il brûle à deux reprises, en 1885 et 1893. Du théâtre original, seule la façade nous est parvenue. Son affectation en tant que théâtre est de courte durée, puisque dès le début du XXe siècle le magasin Paris-Nîmes y prend ses quartiers puis ce seront les Dames de France qui s'y installeront, jusque dans les années 1980. Un faubourg des antiquaires s'y installe durant une courte période puis le bâtiment est affecté au Rakan, association d'artistes. De style éclectique, très en vogue durant la seconde moitié du XIXe siècle, la façade n'est pas sans rappeler l'architecture d'autres monuments dédiés au théâtre et à l'opéra, comme l'Opéra Comédie de Montpellier ou même le Palais Garnier, de Paris, de manière bien plus modeste. L'édifice abrite aujourd'hui la majorité de la partie scientifique de l'université de Nîmes (site des Carmes).

Construite au sein du complexe urbanistique de l'ancien cloître des Jésuites par Maximilien Raphel en 1894, la galerie Jules-Salles vient de retrouver ses décors d'origine au cours d'une restauration. Son architecture et ses décors sont typiques de la fin du XIXe siècle, avec une impressionnante verrière zénithale.

Le lycée Alphonse-Daudet a d'abord été un hôpital. Sa façade néo-classique donnant sur le boulevard Victor Hugo, édifiée au tout début du XIXe siècle avec arcades au rez-de-chaussée, possède, dans sa partie supérieure, une frise à l'antique sur le thème de la médecine. L'intérieur, dont l'aménagement fut un temps envisagé pour accueillir le palais des arts et de la culture de la ville, est richement décoré. Le bâtiment a été finalement affecté au lycée de garçons en 1883, après que ce dernier ait quitté ses locaux du cloître des Jésuites en 1886. Face aux arènes, se dresse une rotonde d'angle (tour de l'horloge vers 1885) surmontée d'une coupole dont les pilastres évoquent les différentes civilisations antiques. Cette tour possède un cadran d'horloge inscrit dans un arc monumental dans lequel s'inscrivent les 12 signes du zodiaque, dont l'état très dégradé. Il est soutenu par deux grandes colonnes de marbre rose. L'horloge possède un carillon de plusieurs cloches qui vient d'être remis en marche lors de récents travaux de restauration de la partie haute du campanile. De la même époque datent les différentes adjonctions de bâtiments en pierres et briques avec cours protégées de portiques en fonte de fer, typiques de l'architecture sous la IIIe République. Certaines façades sont soulignées de bandeaux de carreaux émaillés.

L'architecture civile du début du XXe siècle est peu représentée à Nîmes. La ville possède toutefois un témoignage intéressant du style art déco, avec le lycée Dhuoda, édifié dans les années 1930. Il possède un programme iconographique caractéristique de cette période et de ce style : colonnade en façade et bas-reliefs, décors peints de la salle des fêtes, etc.

L'un des édifices civils nîmois les plus contemporains est sans doute l'ensemble résidentiel Nemausus 1, construit en 1987 sur une ancienne friche industrielle par l'architecte Jean Nouvel. Cet ensemble original de deux immeubles se trouve dans la banlieue sud de la ville.

Places monumentales et parcs publics[modifier | modifier le code]

Les jardins de la Fontaine.
Le square Antonin.

Les jardins de la Fontaine, aménagés au milieu du XVIIIe siècle, constituent le principal jardin public de la ville et l’un des plus importants jardins d’Europe. Respectant en partie le plan du sanctuaire antique autour de la source fondatrice de la ville, Jacques Philippe Mareschal et Gabriel Dardailhon ont dessiné, sous l'influence de Le Nôtre, un jardin à la française où sont actuellement rassemblées de nombreuses espèces végétales méditerranéennes. Entre les XVIIIe et XIXe siècles un petit théâtre romain, a été enfoui plusieurs fois sous les pelouses. Au XIXe siècle des influences anglaises et italiennes se sont manifestées dans l'aménagement du jardin, contribuant à l'esprit « romantique » du lieu.

L'esplanade Charles-de-Gaulle est une place majeure du centre-ville, à mi-chemin entre la gare et les arènes. Son premier aménagement remonte au XVIe siècle. De nombreux embellissements y furent apportés au cours des siècles qui suivirent et plus particulièrement au XIXe siècle. L'esplanade est dominée, à l'est, par la haute flèche néogothique de l'église Sainte-Perpétue, au nord-est par le grand dôme recouvert d'ardoises de l'immeuble art déco (1924) des anciens « grands magasins Bloch », au nord-ouest par le palais de justice avec sa puissante colonnade puis, en arrière, par les imposantes arènes romaines. Au sud, le départ de la très large avenue Feuchères (60 m × 300 m) bordée de façades monumentales telles la préfecture, l'ancien « hôtel Silhol » (actuel tribunal administratif) ou encore l'ancien hôtel des Postes (ancien « hôtel Bézar ») en direction de la grande gare centrale, confèrent au site un aspect particulièrement monumental.

La fontaine en marbre inaugurée en 1851 au centre de l'esplanade, la fontaine Pradier est l'œuvre du sculpteur James Pradier et de l'architecte Charles Questel, auteur de l'église Saint-Paul. La figure féminine monumentale représente la ville de Nîmes (une des toutes premières représentations allégoriques de ce type en France) couronnée des arènes et des colonnades de la Maison Carrée, celles du palais de justice et de l'ancien théâtre. Elle est entourée de personnages symbolisant les cours d'eau importants pour la ville ; le Gardon, le Rhône, la fontaine d'Eure (source d'Uzès, point de départ de l'ancien aqueduc romain) et la fontaine de Nîmes.

Aménagé durant la seconde moitié du XIXe siècle sur les plans de l'architecte Henri Révoil à l'emplacement du bassin terminal du quai de la Fontaine, le square Antonin témoigne de l'attachement des nîmois à leur passé antique. La statue monumentale dédiée à Antonin, érigée au centre du square en 1874, est l'œuvre du sculpteur Auguste Bosc. La grille extérieure en fer forgé est quant à elle l'œuvre de Marius Nicolas, serrurier nîmois. Sur le piédestal de la statue, près de la dédicace, se trouvent ces quelques vers du poète nîmois Jean Reboul :

« Le Nîmois est à demi romain,
Sa ville fut aussi la ville aux sept collines,
Un beau soleil y luit sur de grandes ruines,
Et l'un de ses enfants se nommait Antonin. »

À proximité du square Antonin se trouve la place d'Assas, place du centre-ville avec une imposante fontaine imaginée par l'artiste Martial Raysse au milieu des années 1980. Cet artiste est également à l'origine de la fontaine au crocodile de la place du Marché, située au cœur de l’Écusson, œuvre réalisée avec les sculpteurs italiens Silvio et Vito Tongiani. Le crocodile qui se rafraîchit dans l'eau du bassin en marbre et le palmier situé de l'autre côté de place rappellent les armoiries de la ville. Notons qu'il s'agit du seul endroit de Nîmes où figure une plaque de nom de voie écrite en occitan (Plan dau mercat).

Architecture militaire[modifier | modifier le code]

L'architecture militaire nîmoise est principalement représentée par l'ancien fort dit « Vauban », datant de la fin du XVIIe siècle. Sa porte d'accès est surmontée d'une remarquable coquille Saint-Jacques sculptée. Il fut construit pour prévenir des menaces venant de l'intérieur, au temps de la Réforme. L'édifice est aujourd'hui le site principal de l'université de Nîmes.

Architecture ferroviaire[modifier | modifier le code]

Façade de la gare de Nîmes.

Nîmes possède une importante architecture ferroviaire. Le viaduc à arceaux qui dessert l'actuelle gare de Nîmes est long de 2 km. Sa façade monumentale, l'une des premières et des plus anciennes en France à posséder de telles proportions, est ponctuée de près de 20 arches à son rez-de-chaussée et autant de grandes fenêtres à arcades au premier étage (1842-44) ; clin d'œil aux arènes romaines…) avec horloge en son centre. Les vastes frontons qui couronnent l'ensemble ne furent ajoutés qu'entre 1947 et 1948 afin de masquer la nouvelle marquise en voile de béton lors de l'électrification de la ligne. Si la gare a la particularité d'être établie au premier étage et la ligne de passer sur un viaduc surplombant la ville, c'est tout simplement parce que les ingénieurs de l'époque ont tenu compte des risques de barrage que constituerait une « voie classique sur remblais » et du barrage que ce dernier constituerait en cas d'inondation de la ville… De plus, élément esthétique non négligeable, toutes ces arcades ouvertes permettaient, à l'origine, d'apercevoir l'autre côté de la ville (alors la campagne). Mais au fil des décennies, nombre de ces arches furent bouchées pour créer garages et autre ateliers et il aura fallu attendre la catastrophe du pour voir rouvrir certaines d'entre elles. L'idéal serait bien entendu la réouverture totale de l'ensemble des arcades afin de diminuer la coupure fort disgracieuse que ce « pont bouché » engendre et dans un but de réunification du centre-ville avec les quartiers souvent oubliés dits de « derrière la gare ».

Notons également l'ensemble formé par les bâtiments de la gare de marchandises : le pavillon néo-classique à colonnes doriques, donnant sur la route d'Uzès, date de 1839 et constituait, avec son frère jumeau hélas disparu en 1977 lors d'un élargissement du carrefour, la première gare de Nîmes.

Les anciennes rotondes de garage des locomotives ont hélas été détruites durant la Seconde Guerre mondiale. Leurs emplacements ont été toutefois en partie rénovés et quelques anciennes colonnes en fonte subsistent. En revanche, la grande et magnifique halle métallique de ce dépôt existe toujours et abrite une partie du musée du chemin de fer.

Architecture vernaculaire[modifier | modifier le code]

Une capitelle gardoise.

La commune de Nîmes, très étendue par sa superficie, possèderait, selon une estimation, plus de 1500 capitelles, cabanes de pierre sèche, témoins de l'architecture vernaculaire rurale locale. Sans oublier les nombreux murs d'enclos et autres clapas, construits en pierre sèche du XVIIe au début du XXe siècle : ils forment un ensemble unique et exceptionnel protégé, en théorie, depuis 25 ans par la « Charte de la garrigue ».

Notons aussi la présence de très nombreux mazets, petites constructions rurales à pièce unique, en maçonnerie liée (enduite ou non de mortier) et à couverture de tuiles, qui servaient au XIXe siècle de maisonnettes dominicales aux petites gens propriétaires d'un lopin dans la garrigue.

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Musées[modifier | modifier le code]

Le musée archéologique.

Le muséum d’histoire naturelle est installé dans l'enceinte du collège des Jésuites (XVIIe siècle), ce musée fut aménagé en 1892 et n'a guère changé depuis… Il abrite de très riches collections relevant des domaines des sciences de la nature et des sciences de l’homme (il se classe tout de même au 7e rang national pour la richesse de ses collections relevant de tous les domaines des sciences de la nature et de certains secteurs des sciences de l'Homme). Il possède notamment le fabuleux herbier de l'érudit nîmois Jean-François Séguier. Mais le bâtiment se trouve dans un état de conservation alarmant et mériterait une rénovation complète attendue depuis fort longtemps. De nombreuses salles ont dû être fermées au public pour des raisons de sécurité. La qualité de la présentation muséographique ainsi que son importance s'en trouvent fortement pénalisées (de nombreuses pièces dorment dans les réserves attendant d'être exposées au public à la faveur d'une hypothétique rénovation).

Le musée archéologique est un des musées importants de France avec une très riche collection d'antiques. Installé bien à l'étroit dans une partie l'ancien collège des Jésuites (XVIIe siècle) qui possède une chapelle (qui abrite aussi le musée d'ethnologie et des sciences humaines précédemment évoqué), il présente des collections de l’âge du bronze à l’époque gallo-romaine des céramiques sigillées, des vaisselles en bronze, des parures, des objets artisanaux, des verreries romaines, des monnaies issues du remarquable médailler, des maquettes des monuments antiques remontant au XIXe siècle, de superbes mosaïques et surtout une très importante collection épigraphique d’inscriptions latines sur stèles souvent en rapport avec la gladiature, spécificité nîmoise de l'époque[53].

Le musée du Vieux Nîmes présente la vie, la culture, l'économie et l'artisanat nîmois depuis la fin du Moyen Âge. Il est installé depuis 1921 dans l'ancien évêché de la fin du XVIIe siècle, près de la cathédrale. Notons que de nombreuses pièces de la collection sont là aussi hélas invisibles.

Le musée des beaux-arts.
Le Carré d'art.

Le musée des beaux-arts, construit en 1907 sur les plans de l'architecte nîmois Maximilien Raphel, a été réaménagé en 1986-1987 par l’architecte Jean-Michel Wilmotte autour d'une mosaïque romaine découverte en 1883 (Le Mariage d'Admète). Le musée abrite, outre de nombreuses peintures françaises, flamandes et hollandaises, des œuvres italiennes des XVIe et XVIIe siècles, une collection de peintures françaises des XVIIIe et XIXe siècles. L'immense et superbe mosaïque romaine, à laquelle la salle centrale du musée sert d'écrin, est remarquable. Cette mosaïque a été découverte à l'occasion de la construction des anciennes halles centrales de type « Baltard » en 1883. Le musée, situé rue Cité-Foulc, à l'écart du traditionnel circuit touristique, mérite cependant un détour.

Inauguré en mai 2002 dans l'ancien bâtiment du Crédit municipal (anciennement « Le Mont de Piété »), à proximité des arènes, le musée des cultures taurines est un lieu unique en France permettant de découvrir une culture vivante qui perdure depuis l’Antiquité autour du culte du taureau. Il offre un véritable panel de traditions régionales et internationales. Notons qu'à Nîmes, la culture taurine et plus spécifiquement la tauromachie est extrêmement marquée. On peut constater l'ancienneté de ce rite en observant attentivement l'amphithéâtre romain : deux avant-corps de taureaux, émergeant d’un frontispice, rappellent l’univers des jeux taurins de l'époque. Leur présence s’expliquerait par le goût de l’empereur Auguste pour cet animal, car ses ancêtres venaient de la ville qui l’honorait, Thurium. Aujourd'hui, si la corrida est le spectacle le plus prisé des arènes et le plus présent, il en est d’autres très appréciés : outre certains combats sans « mise à mort », les courses à la cocarde, ou courses camarguaises, connaissent un grand succès. Ce jeu réunit dans l’arène taureau ou vachette d’une part et raseteurs d’autre part ; il s’agit pour ces derniers de décrocher, à l’aide d’un peigne, la cocarde fixée entre les cornes de l’animal. Ce jeu demande beaucoup de souplesse et de vivacité pour les raseteurs qui doivent éviter les charges et les cornes de l’adversaire en sautant sur les barricades qui entourent la piste.

Le musée du chemin de fer présente quant à lui l'ancien matériel ferroviaire, dont une locomotive. L'exposition est riche en histoire, en documentation et en modélisme. Les amateurs d'architecture métallique du XIXe siècle seront comblés par la très grande halle, ayant échappé aux bombardements de 1944, qui donne accès à ce musée très instructif.

Enfin, Carré d'art se trouve face à la Maison Carrée qui se reflète dans sa façade vitrée. Il a été construit à l'emplacement de l'ancien grand théâtre (1798) détruit par les flammes en 1952. Conçu par l'architecte Norman Foster, le Carré d'art regroupe la bibliothèque municipale classée, conservant un fonds ancien et proposant tous les services d'une médiathèque moderne, ainsi que le musée d'art contemporain, complété par une audiothèque et une médiathèque. La collection du musée comprend près de 370 œuvres et offre un panorama de la création contemporaine des années 1960 à nos jours[54].

Sociétés savantes, culturelles, religieuses[modifier | modifier le code]

La Maison du Protestantisme.

L'Académie de Nîmes est une des plus anciennes sociétés savantes de France. Officiellement reconnue par Louis XIV, l'Académie royale de Nîmes s'est vue conférer, par lettres patentes d'août 1682 « les honneurs, privilèges, facultés, franchises et libertés » dont jouissait depuis 1635 l'Académie française. Fidèle à ses traditions, elle travaille à l'enrichissement du patrimoine culturel, local (Nîmes, Gard), régional (Languedoc-Provence) et national. Sans jamais oublier la devise inscrite au fronton de son hôtel de la rue Dorée : Ne Quid Nimis (en latin : rien de trop).

Centre de rencontres, d’accueil et d’échanges, la Maison du Protestantisme se veut la vitrine nîmoise des Réformés et de leur histoire, très liée à la cité. Située à deux pas de la Maison Carrée et du Carré d'art, elle a vocation à recevoir les visiteurs en organisant des circuits touristiques protestants. Quelques vitrines donnent un aperçu des collections du patrimoine réformé, qui manquent d’un espace permanent d’exposition au musée du Vieux Nîmes. La Maison du Protestantisme (qui n’est pas un temple) est selon ses responsables, une « expérience de médiation entre une confession religieuse et son environnement urbain ». À l’échelle du département, elle met en place des itinéraires « sur les traces des huguenots, des Cévennes à la Méditerranée ».

Bibliothèques et médiathèques[modifier | modifier le code]

La ville dispose de plusieurs bibliothèques, la principale étant la médiathèque municipale de Carré d'art. Citons également la médiathèque Marc-Bernard et la bibliothèque Jean-Paulhan.

Galeries et salles d'expositions[modifier | modifier le code]

Ville d'art, Nîmes possède plusieurs galeries susceptibles d'accueillir œuvres et expositions. Les galeries d'art majeures sont la chapelle des Jésuites[55], la galerie Jules-Salles, la galerie des arènes, la galerie 4 ou encore la galerie Anne-Paulin.

Théâtres et salles de spectacles[modifier | modifier le code]

Le principal théâtre nîmois est le théâtre Bernadette-Lafont, ou théâtre de Nîmes. D'autres établissements proposent une programmation assez riche, comme le théâtre ATP, l'Odéon, le théâtre Christian-Liger, le théâtre Beau Parleur, le théâtre Télémac, le théâtre du Périscope ou encore la Comédia 7, qui est une salle de spectacle.

Nîmes possède également une scène de musiques actuelles (SMAC) avec la salle Paloma, inaugurée le à Courbessac.

Cinémas[modifier | modifier le code]

Le principal cinéma nîmois est le multiplexe du groupe Kinepolis, situé en périphérie. Kinepolis possède également le cinéma Forum du centre-ville avec ses 4 salles. Nîmes dispose également d'un cinéma d'art et essai, le Sémaphore, avec ses 5 salles.

Notons que l'ouverture d'un nouveau cinéma multiplexe de 10 salles, Cap'Cinéma, est prévue pour 2016 dans le nouveau quartier du Triangle de la gare.

Gastronomie[modifier | modifier le code]

Certains produits locaux nîmois possèdent une appellation d'origine contrôlée « de Nîmes ». De plus, la plupart des spécialités du département du Gard sont fabriquées et/ou vendues à Nîmes.

La brandade de Nîmes est un plat typiquement nîmois. En effet, depuis le Moyen Âge, la morue était échangée contre le sel de Camargue, d'où sa présence en abondance. La recette de la brandade de morue est signalée dès 1786. Ce mets a acquis son titre de noblesse en 1830 grâce au célèbre cuisinier Charles Durand. La brandade de Nîmes est faite de morue dessalée que l'on monte avec de l'huile d'olive et un peu de lait. Servie de préférence chaude, la brandade se mange également en feuilleté ou tout simplement mélangée à la purée de pommes de terre.

Le vignoble des Costières-de-nîmes s'étend au sud de la ville sur 12 000 hectares. Celui des Coteaux-du-languedoc s’étend plus à l’ouest de la ville. Rouge, rosé ou blanc, la qualité de ces vins AOC n'a cessé de s'améliorer ces vingt dernières années, permettant à certains costières-de-nîmes et coteaux-du-languedoc de figurer parmi les meilleurs vins français. Les vins de Nîmes, plus particulièrement de Langlade (village en bordure ouest de Nîmes, dans la vallée de la Vaunage), sont loués par des chants provençaux (le langlade fut un vin fort apprécié par Louis XIV).

Olives de Nîmes.

L'olive de Nîmes AOC est une picholine. Sa chair abondante, ferme et douce se croque verte. Son huile (également AOC) au goût très fruité provient de fruits murs récoltés en décembre et janvier.

La tapenade est une pâte d'olives noires ou vertes que l'on pile avec des anchois, des herbes de Provence et de l'huile d'olive. On la déguste froide, tartinée sur du pain grillé.

Gariguettes.

La fraise de Nîmes est généralement disponible dès le 15 mars. Elle est la première fraise printanière de France. De forme allongée et élégante, les deux variétés « gariguette » (qui n'est pas strictement une spécialité nîmoise) et « ciflorette » sont précoces, cultivées en pleine terre et particulièrement parfumées.

L'agneau de Nîmes est élevé sous la mère. Son âge ne doit pas dépasser trois mois. Ainsi sa viande très blanche reste particulièrement goûteuse et appréciée des gourmets.

La zarzuela est une spécialité espagnole adaptée à Nîmes. Il s'agit d'une sorte de ragoût espagnol importé par les immigrants ibériques venus s’installer en masse dans la ville, fuyant le franquisme ou la misère. La communauté espagnole est importante à Nîmes et a amené avec elle de nombreuses traditions et coutumes, adoptées et adaptées par une ville que les traditions taurines rapprochent de ce qui vient de la péninsule.

Le petit pâté nîmois est présenté dans une petite boîte ronde qui cache sous son couvercle un pâté réputé. On le trouve aux halles de Nîmes, dans quelques charcuteries et pâtisseries et on le déguste chaud.

Les dragées Amande de la maison BEZ ont accompagné plusieurs générations de gardois. Cette maison a ouvert sa première boutique en 1860 au 16 bis, rue Nationale. Elle y a demeuré jusqu'en 2008, date de son déménagement temporaire au centre commercial des 7 Collines.

La recette du croquant Villaret est tenue secrète par la famille Villaret et ses successeurs ; elle n'a pas changé depuis 1775. C'est un biscuit mince et doré fait à base de farine, de sucre, d’eau, de fleur d’oranger, d’extrait de citron et d'éclats d'amandes. Il est particulièrement dur.

Oreillettes.

L'oreillette est un fameux beignet gardois, qui demeure une fabrication très artisanale. Sa forme évoque pour certains le pavillon d’une oreille. Ce beignet est traditionnellement préparé dans les familles et consommé pendant toute la période du carnaval.

La minerve n'est pas une spécialité strictement nîmoise, mais plutôt du Gard et de l'Hérault. C'est une pâtisserie qui serait née à l’occasion de l’Épiphanie. Les gâteaux des rois invendus par les boulangers auraient été découpés en tranches et recouverts d’une « croûte » sucrée (meringue aromatisée à la fleur d'oranger), donnant ainsi la minerve.

La fougasse d'Aigues-Mortes, ou de Saint-Gilles, est une brioche glacée au sucre et levée à la fleur d'oranger. La recette reste secrète car cette fougasse est unique dans la région. De nombreuses boulangeries en préparent dans le Gard.

La rouille d'Aigues-Mortes, provenant de la même cité gardoise et préparée avec du poulpe, de la pomme de terre et de l'aïoli. On la retrouve également dans les restaurants nîmois.

En Camargue, la viande de taureau, viande corsée, se déguste en « gardianne », c’est-à-dire, marinée dans du vin. Elle peut également se déguster en grillade, notamment lors de ferrades et fêtes champêtres camarguaises.

Le Gard est également un important producteur d'asperges « blanches » ou « vertes ». L'asperge des sables, quant à elle, est produite en Petite Camargue, dans la vallée du Rhône et dans la plaine de Beaucaire.

Nîmes dans la culture populaire[modifier | modifier le code]

Nîmes au cinéma[modifier | modifier le code]

La ville de Nîmes est une ville riche en patrimoine cinématographique. Pour la beauté de ses décors naturels et son climat chaud et ensoleillé pratiquement toute l'année, Nîmes a attiré et attire encore de nombreux réalisateurs et acteurs tels que François Truffaut, Agnès Varda, Claude Chabrol, Claude Lelouch, Patrice Leconte, Gérard Depardieu, Thierry Lhermitte, Bernadette Lafont ou encore Philippe Noiret. L'ouvrage Dictionnaire du cinéma dans le Gard de Bernard Bastide et Jacques-Olivier Durand (Presses du Languedoc, 1999) évoque les rapports de la ville au cinéma : histoire des tournages, des salles, des festivals, personnalités cinématographiques originaires de Nîmes.

Prochainement est prévue l'ouverture d'un Bureau national du cinéma ainsi que de Studios de cinéma (les 3e en France, après Saint-Denis et la Victorine à Nice), afin d'augmenter et de faciliter les tournages.

Quelques films principalement tournés à Nîmes :

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Déjà à l'époque romaine, Nemausus était une étape sur la Voie Domitienne, cette ancienne voie de communication qui reliait l’Italie à la péninsule Ibérique. Aujourd’hui la ville tire profit pour son développement des excellentes infrastructures de communication, tant autoroutières que routières, ferroviaires ou aériennes qui irriguent le sud de la France.

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Transports en commun de Nîmes.
Le « tram bus » de Nîmes.

Les réseau de transports en commun est délégué par la communauté d'agglomération Nîmes Métropole, qui est l'autorité organisatrice de transport urbain, à la société Keolis. Il est exploité sous la marque TANGO, TAN étant l'acronyme de Transports de l'agglomération nîmoise et Go ayant été ajouté pour signifier le déplacement et le dynamisme.

Le , une première ligne de bus à haut niveau de service en site propre (appelé « tram bus ») a été mise en service entre l'autoroute A54 et les arènes. Elle dessert notamment les nouvelles zones commerciales et de loisirs du sud de la ville, le quartier des Costières ainsi que le centre historique[56]. Les travaux de prolongement de la ligne autour de l’Écusson, d'abord suspendus par le tribunal administratif en mars 2011 pour vice de forme, notamment au niveau de l'impact environnemental et des nuisances en centre-ville, ont finalement démarré en 2015.

Réseaux routiers et autoroutiers[modifier | modifier le code]

L’autoroute A9, dite aussi « la Languedocienne » est un des axes majeurs qui assurent la liaison entre l'Europe du Nord et l'Espagne via la vallée du Rhône. Dans sa traversée du Languedoc, elle borde la ville de Nîmes sur sa façade sud. Ses deux accès est et ouest favorisent les liaisons rapides avec les villes importantes ; au nord en direction de Lyon et les villes au-delà, et à l’ouest vers Montpellier, et les prolongements vers l’Espagne, ou Toulouse et Bordeaux. La liaison autoroutière avec les villes du sud de la France comme Arles, Aix-en-Provence, Marseille et au-delà vers Nice puis l’Italie est établie par l'autoroute A54.

Une route à deux fois deux voies, assure les importantes relations vers le nord du département du Gard, vers la cité gardoise d'Alès et les Cévennes. La proche rive droite du Rhône et les villes et les sites touristiques de Vaucluse sont accessibles par route N86, mais on notera l'absence d'une liaison autoroutière avec la cité des papes (section de 20 km sur route classique très encombrée entre Remoulins et Les Angles - Villeneuve-lès-Avignon). De Nîmes, vers les sites touristiques du littoral, la cité d'Aigues-Mortes et du Grau-du-Roi, les plages du littoral méditerranéen, le lien routier a été largement dimensionné pour répondre à la demande de la forte densité de circulation de la période estivale.

Une rocade permet de contourner la ville par l'ouest, le sud et le sud-est. Elle sera complétée par un tracé au nord en cours de concertation[57].

Transport ferroviaire[modifier | modifier le code]

Croisement d'un TGV et d'un TER (AGC) aux couleurs de la région Languedoc-Roussillon en gare de Nîmes.

Le réseau ferroviaire nîmois est également de première importance, constituant un nœud stratégique depuis 1845. La première gare ouverte aux voyageurs remonte à 1839. La ville bénéficie des relations directes assurées par des trains à grande vitesse de la ligne à grande vitesse Méditerranée. Le TGV met la gare de Nîmes à environ 1 heure de Marseille-Saint-Charles, 1 heure 20 de Lyon-Part-Dieu, 2 heures 50 de Paris, 3 heures 10 de Genève ou même à 4 heures 40 de Lille.

Le prolongement de la ligne à grande vitesse vers l'Espagne, prévu initialement à l'horizon des années 2020 aurait dû faciliter les relations avec la ville de Barcelone, la capitale de la Catalogne et l'Espagne en général. Cependant, Nîmes n’est pas assurée de disposer d'une gare TGV prévue pourtant à Manduel, à 12 km à l'est de Nîmes. Bien que cette implantation très excentrée engendre de nombreuses polémiques et protestations, le projet est malgré tout maintenu par SCNF Réseau à l'horizon 2020[58]. Dans les années 1990, sous l'impulsion de Jean Bousquet, l’hypothèse d’une gare proche de l’aéroport de Nîmes-Garons avait été étudiée avec le prolongement sur 7 km des allées Jean Jaurès (« axe Foster ») qui aboutissait à une future gare TGV avec vue panoramique sur Nîmes. Mais ce projet monumental et ambitieux a été abandonné.

Le réseau ferroviaire classique, par la ligne de Tarascon à Narbonne assure les liaisons par trains TER ou Intercités de, ou vers, Avignon, Lyon, Marseille, Montpellier, Perpignan ou Bordeaux. En direction du nord, la ligne des Cévennes[Note 9] à fort intérêt touristique, met en relation Nîmes et Paris via Alès et Clermont-Ferrand. Vers les plages du littoral, la ligne Nîmes – Le Grau-du-Roi assure, avec du matériel TER la desserte des stations touristiques d'Aigues-Mortes et du Grau-du-Roi, son terminus.

Transport aérien[modifier | modifier le code]

L'aéroport Nîmes Alès Camargue Cévennes, appelé aussi « Nîmes Garons » bien que le territoire de cette dernière commune, certes voisine, n'empiète pas sur l'emprise des installations, assure la desserte aérienne de la ville. Situé à environ 10 kilomètres au sud de l'agglomération nîmoise et à 15 kilomètres d'Arles sur les communes de Nîmes et Saint-Gilles, il possède une piste longue de 2 440 mètres. Il reçoit les vols réguliers qui relient Nîmes à Londres (Luton), Liverpool, East Midlands et Bruxelles-Charleroi. La gestion de l'aéroport a été confiée en janvier 2007 à Veolia Transport pour une durée de cinq ans. Sa fréquentation a enregistré une hausse de 75 000 passagers entre les années 2004 et 2005, passant ainsi de 135 000 à 210 000 passagers. Toutefois, une trop grande proximité avec l'aéroport de Montpellier-Méditerranée (éloigné seulement de 50 kilomètres) semble nuire au développement naturel de ces deux infrastructures aéroportuaires qui auraient dû trouver un compromis de fusion depuis fort longtemps.

Par ailleurs, Nîmes dispose encore, à l’est de la ville de son premier et ancien aérodrome de tourisme et loisirs de Nîmes-Courbessac, doté d’une piste non revêtue. L'ancienne base aéronavale de « Nimes Garons » accueille depuis 2013 la base nationale des canadairs.

Garnison[modifier | modifier le code]

Nîmes est l'une des plus grandes villes de garnison de France et un site clé dans le dispositif de défense français.

Conséquence de la nouvelle organisation territoriale mise en place par le ministère de la Défense, Nîmes devient à compter du l'une des 51 bases de défense de métropole. Cette base regroupe en fait les diverses unités déjà stationnées : l’état-major de la 6e brigade légère blindée (200 personnes), le 2e régiment étranger d'infanterie (plus de 1 200), le 4e régiment du matériel (plus de 300), le 503e régiment du train (1000), auxquelles s'ajoutent le centre de formation initiale des militaires (300) ainsi que le groupement de soutien de la base de défense (350).

Créé en 1841, le 2e régiment étranger d'infanterie est le plus ancien des régiments d'infanterie de la Légion étrangère. Son histoire est glorieuse tout au long des XIXe et XXe siècles. Le régiment se distingue particulièrement lors du combat d'El-Moungar, au Maroc, le . Cette date symbolique est devenue fête de tradition du régiment. À l'image des autres régiments étrangers, le 2e REI a été engagé lors des combats d’Indochine. Son premier bataillon s'est illustré notamment lors de la bataille de Diên Biên Phu. Par la suite il sera engagé dans les très durs combats de la guerre d’Algérie. Aujourd'hui stationné à la caserne Colonel-de-Chabrières, le 2e REI est l'un des deux régiments d'infanterie de la 6e BLB. Avec ses 1 320 hommes, le 2e REI a la particularité d'être le plus gros régiment de l'infanterie française.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Actuellement ce sceau fait partie des ornements vestimentaires du « Docte Collège des Consuls de Nîmes »
  2. Voir également Nemours (Nemausus vers 843)
  3. Raymond II fils d’Eudes 918-924 fut le premier. Abrégé de l’histoire de Nismes de Ménard t. 1, p. 77, 1831
  4. Surnom donné à Raymond Bernard (?-1074), père de Bernard Aton (1074-1129)
  5. Division matérielle qui devait remonter au temps des invasions
  6. Les deux factions qui s’étaient formées jouissaient d’une organisation municipale distincte : quatre consuls bourgeois administraient la cité, quatre consuls nobles, le château. La communauté nîmoise demanda à Raimond V, comte de Toulouse, et obtint de lui, en 1194, la confirmation de toutes ses franchises. Ils veillaient séparément ceux-là aux intérêts de la noblesse, ceux-ci de la bourgeoisie, et ne se réunissaient que dans les affaires d'administration d’un intérêt général
  7. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  8. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  9. La ligne fut construite en grande partie par les Nîmois Paulin Talabot et Charles Dombre. Sur cette ligne circule le train appelé Le Cévenol. Cependant, le nom de « Cévenol » a disparu depuis 2007[réf. souhaitée]. Ce train permet au voyageur de s'offrir un voyage touristique pittoresque à travers les paysages sauvages des Cévennes, de la haute Lozère et des gorges de l'Allier. Cette ligne réalise au passage la desserte TER des villes d'Alès, La Grand'Combe, Chamborigaud, Génolhac, Villefort, La Bastide-Puylaurent/Saint-Laurent-les-Bains (point culminant de la ligne à 1 050 mètres et correspondance pour Mende) et enfin Langogne. D'Alès, il y a la possibilité de rejoindre Saint-Ambroix et Bessèges dans la haute vallée de la Cèze

Références[modifier | modifier le code]

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Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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