Rugby à XV

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Rugby et XV.
Rugby à XV
Rugby Union
Picto
Fédération internationale World Rugby (descendant de l'IRB, fondée en 1886)
Joueurs licenciés 2 600 000 (2014)[1]
Joueurs pratiquants 7 230 000 (2014)[1]
Champion(ne)(s) du monde en titre masculin Drapeau : Nouvelle-Zélande Nouvelle-Zélande
féminin Drapeau : Angleterre Angleterre
Image illustrative de l'article Rugby à XV
Un joueur attaquant (en noir et jaune) va aplatir dans l'en-but le ballon qu'il a en main, alors que la défense adverse (en blanc) n'arrive pas à l'arrêter en tentant de le plaquer.

Le rugby à XV[Note 1], aussi appelé rugby union dans les pays anglophones, qui se joue par équipes de quinze joueurs sur le terrain plus les remplaçants, est la variante la plus pratiquée du rugby, famille de sports collectifs, dont les spécificités, outre ses quinze joueurs, sont les mêlées et les touches, mettant aux prises deux équipes qui se disputent un ballon ovale, joué à la main et au pied. L'objectif du jeu est de marquer plus de points que l'adversaire, en marquant soit des essais, soit des buts à travers les pénalités ou des transformations, soit des drops. De nos jours, un essai vaut cinq points et sept s'il est transformé, un drop ou une pénalité réussie valent trois points.

Le rugby à quinze est originaire d'Angleterre et s'est développé à la fin du XIXe siècle dans les pays anglo-saxons (Afrique du Sud, Nouvelle-Zélande, Australie, Royaume-Uni), et en France.

L'International Rugby Board (IRB), créé en 1886, devenu le World Rugby en 2014, gouverne ce sport et en publie les règles.

Sommaire

Histoire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Histoire du rugby à XV.

Les origines[modifier | modifier le code]

Certaines études affirment que l'ancêtre du rugby est la soule ou sioule, sport très pratiqué en France dès le Moyen Âge. La soule a en effet des caractéristiques communes avec le rugby, comme le knappan au pays de Galles, le hurling en Cornouailles et en Irlande, le calcio en Italie, qui sont issues de la même époque. Mais ces jeux se sont vite éteints à la fin du XVIIIe siècle, au contraire du folk football qui a trouvé refuge dans les collèges anglais[2]. La variante originale a été inventée sur le terrain du principal collège de la ville de Rugby[3] (Angleterre). La légende veut qu'au cours d'une partie de football à la mi-1823, William Webb Ellis, élève de ce collège (la Rugby School[3]) et futur pasteur, porte dans ses bras le ballon derrière la ligne de but adverse alors que la règle est de le pousser au pied. En réalité, les origines du rugby sont bien plus complexes et s'inscrivent dans le contexte du développement de la pratique de sports « collectifs » dans l'éducation des public schools, notamment la Rugby School avec à sa tête le headmaster (directeur) Thomas Arnold, qui vise dans les années 1830 à rééduquer les enfants des classes aisées (haute bourgeoisie et aristocratie). Cet éducateur britannique s'appuie alors sur les sports athlétiques, notamment le football rugby, pratique populaire lors des fêtes des campagnes et dont les valeurs viriles et guerrières doivent permettre à ces jeunes de pouvoir se maîtriser dans un affrontement violent, de fortifier leur corps pour mieux pouvoir le soumettre à la morale victorienne. Cette pédagogie doit également leur apprendre à diriger les institutions et entreprises. Cette pratique sportive d'Arnold se diffuse progressivement dans d'autres écoles grâce aux élèves et aux enseignants passés par Rugby[4].

Les collèges britanniques de l'époque pratiquent chacun un jeu de ballon dérivé de la soule. Chaque collège a ses propres règles et le jeu au pied et à la main sont fréquents. Le geste de William Webb Ellis, de garder à la main le ballon, dans une phase de jeu qui ne le permet pas, a fait progressivement évoluer la règle du collège de Rugby. Mais avec l'apparition du chemin de fer, les collèges ne vont plus être isolés et des rencontres sportives vont devenir possibles. Il faut bien dès lors se mettre d'accord sur les règles à adopter. On voit ainsi dans les premières rencontres les matchs se dérouler selon la règle du collège qui reçoit. Mais très vite, se fait sentir le besoin d'avoir des règles plus uniformes. Des querelles naissent entre les partisans d'un jeu favorisant le pied (dribbling) et ceux qui veulent limiter ce jeu jugé trop violent (il faut se rendre compte que le jeu de l'époque diffère de celui pratiqué aujourd'hui). De cette querelle naîtra le Football Association et le Rugby-Football du nom de leurs organisations respectives[5].

Rugby, ville anglaise du Warwickshire.

Cette pratique, qui fait désormais la particularité du football joué dans la Rugby School, autrement dit les Rugby School rules ou le rugby football, sera codifiée pour la première fois en 1846 par les élèves, puis le 8 décembre 1863, à Cambridge, par les étudiants de cette université, tous d'anciens élèves de Rugby. Le « Rugby-Football » est né. L'écriture des règles permet la diffusion du jeu et le Dublin University Football Club, fondé en 1854, est le premier club au monde à pratiquer les Rugby School rules. Dès 1857, les règles sont exportées en Australie et le premier club, le Sydney University Football Club, y est fondé en 1863.

Fondation du jeu moderne[modifier | modifier le code]

En 1871, pour se distinguer définitivement du football et de la « Football Association », est créée la première fédération nationale : la Rugby Football Union (RFU). L'année 1871 voit aussi l'Écosse et l'Angleterre s'affronter le dimanche [6]. C'est la première rencontre internationale jamais disputée[7]. Elle a lieu à Raeburn Place, situé à Édimbourg (Écosse). L'Écosse l'emporte 4-1 devant 4 000 personnes[8],[9].

La première équipe d'Angleterre contre l'Écosse le 27 mars 1871.

Le match est joué au Raeburn Place, un stade de cricket car la fédération écossaise de rugby n'avait pas encore de stade adapté pour un match international[10]. Il est disputé par deux équipes de vingt joueurs[7], en deux périodes de cinquante minutes. Les Écossais gagnent le match par un essai et un but marqués contre un essai pour les Anglais.

Carte de la Grande-Bretagne et de l'Irlande

Progressivement, la RFU va adopter différentes règles pour améliorer le jeu, comme la suppression de certains coups dangereux, l'autorisation de la passe à la main en 1875, la diminution du nombre de joueurs de vingt à quinze en 1877.

Peu à peu, le rugby, jusque-là réservé aux élites, gagne toutes les couches sociales. Dans les années 1880 se pose la question du professionnalisme, adopté en 1885 par le football, qui créera une scission au sein du rugby. Dès 1891, soit un an après la création de l'International Board, instance chargée de la gestion du jeu et de ses règles, les clubs du Nord réclament une aide pour rembourser aux ouvriers le temps de travail perdu à cause des matchs disputés le samedi, jour ouvré, mais la RFU refuse. Après plusieurs tentatives, la Northern Rugby Football Union, d'abord copie professionnelle de la RFU, est créée le .

La revanche entre les équipes d'Écosse et d'Angleterre a lieu, sur le terrain de ces derniers, à l'Oval de Londres. L’Angleterre remporte le match par 8-3 (les Anglais inscrivent trois essais, une transformation et une pénalité, et les Écossais marquent un drop goal)[11]. Le match suivant entre les deux nations se déroule au Hamilton Crescent de Glasgow, il se termine sur un partage des points[12]. Les deux nations se rencontrent à nouveau deux ans plus tard, le lundi 23 février 1874, la rencontre se solde par un succès anglais 3-1.

L'Irlande débute sur le plan international en rencontrant l'Angleterre en 1875 (défaite 7-0 des Irlandais) (voir Angleterre-Irlande en rugby à XV)[13]. Le Pays de Galles débute un peu plus tard sur le plan international avec des matchs contre l'Angleterre en 1881, l'Irlande en 1882 et l'Écosse en 1883.

Ce n'est qu'en 1884 que ces quatre équipes se rencontrent toutes pendant la même saison, en effet il manque un match à l'édition de 1883 pour que le Tournoi soit disputé complètement[14]. Les éditions de 1885, 1887 et 1889 ne sont pas complétées, à la suite de disputes entre fédérations[15].

Les Anglais sont exclus des éditions de 1888 et 1889 du Tournoi en raison de leur refus de rejoindre l'International Rugby Board[16],[17].

Le développement[modifier | modifier le code]

Pendant cette période, les équipes britanniques s'ouvrent à de nouveaux horizons : premières rencontres internationales contre l'Afrique du Sud, l'Australie, la France et la Nouvelle-Zélande.

L'équipe néo-zélandaise de 1884

Le rugby est introduit en Nouvelle-Zélande par Charles John Monro à la fin des années 1860. Monro avait découvert le rugby pendant ses études au Christ’s College Finchley, en Angleterre[18]. Le premier match de rugby en Nouvelle-Zélande se déroule le , il oppose les équipes de Nelson et de Wellington dans la ville de Petone[19]. La première fédération néo-zélandaise, la Canterbury Rugby Football Union, est créée en 1879[20].

Les équipes de clubs néo-zélandais disputent leurs premiers matchs internationaux en 1882 à l’occasion de la tournée en Nouvelle-Zélande de l’équipe australienne de la Southern Rugby Union (l’actuelle New South Wales Rugby Union). L’équipe visiteuse joue contre des clubs d’Auckland à deux reprises, puis deux fois contre Wellington et une fois contre Canterbury, Otago & West Coast et North Island.

James Allan, joueur All Black no 1 en 1884

Les Australiens remportent quatre matchs et perdent trois fois. En 1884, une équipe de Nouvelle-Zélande fait pour la première fois une tournée à l’étranger, en Nouvelle-Galles du Sud, elle joue huit matchs et les remporte tous[21].

La première tournée d’une équipe britannique en Nouvelle-Zélande a lieu en 1888, les Lions britanniques jouent en Australie et en Nouvelle-Zélande[22]. Cette tournée des Lions est organisée par deux joueurs de cricket, Arthur Shrewsbury et Alfred Shaw, qui recrutent principalement des joueurs du Nord de l’Angleterre et de l’Écosse. Cette tournée n’a pas le soutien de la fédération anglaise car l’organisation de la tournée est faite par des entrepreneurs privés, en contradiction avec la règle d’amateurisme imposée par la fédération anglaise[23], et de ce fait aucun test n’est disputé[24]

Une équipe représentant la Nouvelle-Zélande fait une tournée en Grande-Bretagne en 1905, elle est appelée les Originals. Le terme All Blacks est utilisé pour la première fois à cette occasion, à la suite de ce qui aurait été une erreur d'imprimerie ! Un journaliste du Daily Mail se serait exclamé « They are all backs! » (ils sont tous des arrières!) pour souligner la qualité du jeu à la main des avants, et le résultat aurait donné « They are all blacks » (ils sont tous noirs) dans les pages du journal[25]. Toutefois, il semblerait qu’aucun journal anglais de la période 1905-1906 ne contienne une telle erreur typographique, et cette théorie est aujourd’hui généralement rejetée[26]. La tournée est un succès pour les Originals qui ne perdent qu’une fois contre le Pays de Galles à Cardiff, par 3-0[27]. La victoire des Gallois est contestée en Nouvelle-Zélande, un essai néo-zélandais qui a été refusé aurait conduit à un match nul 3-3.

C'est également lors de cette tournée que l'équipe de Nouvelle-Zélande affronte la France et la domine 38-8 pour ce qui sera le premier match officiel de l'équipe de France de rugby à XV, le 1er janvier 1906. Ce match, arbitré par Louis Dedet, est disputé au Parc des Princes devant 3 000 spectateurs et se termine par une victoire des Néo-Zélandais par 38-8[28],[29]. Le capitaine Henri Amand a l'honneur d'être le premier capé du rugby français[30], à noter la présence de l'anglais William Crichton et de l'américain Allan Muhr au sein de l'équipe de France.

Le 22 mars, l'équipe de France, qui inaugure sa première tenue tricolore (maillot bleu, culotte blanche et bas rouges), rencontre l'Angleterre au Parc des Princes et perd 8 à 35. Ce résultat honorable conduit les Anglais à jouer un match annuel contre le XV de France, ils sont imités un peu plus tard par les Gallois et les Irlandais[31].

L'équipe de France est admise pour la première fois à disputer le Tournoi en 1910. Les Français n'étaient que quatorze la veille du match lors du rassemblement des joueurs à la gare Saint-Lazare, le dirigeant Charles Brennus a alors l'idée de récupérer d'urgence un joueur parisien, Joe Anduran, pour compléter l'équipe et permettre ainsi à l'équipe de France de jouer son premier match du Tournoi au complet[32]. Le XV de France fait son apprentissage du rugby international et termine régulièrement dernier du Tournoi jusqu'en 1914, sauf en 1911 car il finit 4e devant l'équipe d'Écosse.

De 1906 à 1914, l'équipe de France dispute 28 rencontres internationales et remporte une seule victoire, contre l'Écosse le sur le score de 16-15, c'est sa première victoire internationale[33],[34]. Dans cette équipe conduite par Marcel Communeau, l'ailier Pierre Failliot, surnommé l'Autobus, se met en évidence en marquant deux essais et en évitant un essai écossais à quelques secondes de la fin du match[35].

Le premier test match des All Blacks contre les Lions britanniques a lieu en 1908, les Lions étaient alors appelés les Anglo-Welsh car l’équipe était composée uniquement de joueurs anglais ou gallois. Les All Blacks remportent les deux test matchs.

les États-Unis battent la France pour la médaille d'or des Jeux de 1924.

Amateur de rugby, amateurisme oblige, le baron Pierre de Coubertin l'inscrit au programme des Jeux olympiques dès 1900 mais l'IRB se retire après les Jeux de 1924 à l'issue d'une finale jouée dans un esprit « fort peu olympique ». L'équipe de France fut championne olympique en 1900.
En 1910, la France intègre le prestigieux Tournoi des quatre nations britanniques dont elle sera exclue de 1931 à 1947 par ces mêmes nations britanniques, accusée d'amateurisme marron et de violence extrême dans le jeu.

La rivalité entre les All Blacks et l’équipe d’Afrique du Sud (les Springboks) commence en 1921 à l’occasion d’une tournée des Springboks en Nouvelle-Zélande. Cette première confrontation se conclut sur une égalité entre les deux équipes (une victoire, une défaite et un match nul)[36]. La rivalité entre All Blacks et Springboks se poursuit aujourd’hui avec une double confrontation durant la compétition annuelle du Tri-nations.

Statue du demi de mêlée gallois, Gareth Edwards

1930 (déc.) - 1931 (jan.) : pour contrer violence, amateurisme marron et « racolages en tous genres », douze clubs créent leurs fédérations : l’Union française de rugby amateur - UFRA - et leur championnat (ils réintègreront la FFR en juin 1932)[37].
1934 : la France exclue du Tournoi depuis 1931 se rapproche de l'Allemagne, de l'Italie et de la Roumanie et crée la FIRA.
1941 : pendant la seconde guerre mondiale, la FFR n'hésite pas à s'associer avec le régime de Vichy pro-nazi pour faire interdire le rugby à 13 en France (alors premier rugby dans l’hexagone et sport populaire). Tous les clubs de 13, ainsi que leur trésorerie, leur stade, leur acquis… iront à la FFR.
1947 : réadmission de la France dans le Tournoi des Cinq Nations mais en 1952 les Home Unions (l'Angleterre, l'Écosse, l'Irlande et le Pays de Galles) contestent, comme en 1930, la gestion du rugby français par la FFR (concept d'amateurisme, de championnat…). Grâce aux dirigeants R. Crabos et A. Jauréguy elle ne sera pas de nouveau exclue du Tournoi des Cinq Nations et le remportera pour la 1re fois en 1954.
1968 : la France décroche son premier Grand Chelem.
1978 : la France intègre l'IRB.
1981 : l'Afrique du Sud est exclue de toute rencontre internationale à cause de l'apartheid. Elle réintègrera le rugby international en 1995 lors de la coupe du monde qui a lieu sur son sol, et qu'elle remporte.
1987 : 1re Coupe du monde.

L'ère professionnelle[modifier | modifier le code]

Le rugby se professionnalise en 1995[38]. Les trois nations principales de l’hémisphère Sud dans le domaine du rugby se regroupent et forment SANZAR[39] qui est chargé de vendre les droits de diffusion télévisuelle du Super 12 - devenu depuis Super 15 - et du Tri-nations.

L’équipe d'Afrique du Sud participe pour la première fois à la coupe du monde en 1995, qu'elle organise et remporte[40]. Les Springboks (surnom de l'équipe d'Afrique du Sud) battent l'équipe de Nouvelle-Zélande en finale par 15-12.

La Coupe d'Europe de rugby à XV a été créée en 1995 par le Comité des cinq nations « afin de proposer un nouveau niveau de compétition professionnelle transfrontalière[41]. »

L'Italie rejoint le Tournoi en 2000, le Tournoi des Six Nations succède au Tournoi des cinq nations.

La première équipe de l'Hémisphère nord à remporter la Coupe du monde de rugby à XV est l'Angleterre en 2003. Elle bat l'équipe d'Australie en finale sur le score de 20-17. Elle remet son trophée en jeu en 2007, parvient jusqu'en finale et perd contre l'Afrique du Sud 15 à 6.

D'un événement sportif à popularité modérée en 1987, la compétition devient rapidement l'une des rencontres sportives majeures derrière les Jeux olympiques et la coupe du monde de football : près de 100 équipes disputent les tournois de 2003 et 2007 et plus de 3 milliards de téléspectateurs cumulés suivent les matches en 1999 et 2003.

Règles et spécificités de jeu[modifier | modifier le code]

Aspects généraux du jeu[modifier | modifier le code]

But du jeu[modifier | modifier le code]

Le but du jeu consiste à marquer plus de points que l'adversaire. Les points sont obtenus en marquant :

  • un essai : un essai est marqué lorsqu’un joueur effectue un touché à terre dans l’en-but ; ceci peut se faire de deux manières :
  1. En touchant le sol avec le ballon. Un joueur fait un touché à terre lorsqu’il tient le ballon et le met en contact avec le sol dans l’en-but. Le terme « tenir » signifie avoir le ballon dans sa main ou ses mains ou dans son bras ou ses bras. Il n’est pas nécessaire d’exercer une pression vers le bas.
  2. En appuyant sur le ballon. Un joueur fait un touché à terre lorsque le ballon est au sol dans l’en-but et que le joueur exerce sur celui-ci une pression de haut en bas, de la ou des mains, du ou des bras ou de la partie avant du corps, comprise entre la taille et le cou, taille et cou inclus.

Si un joueur s'interpose entre le ballon et l'en-but au moment où le ballon est aplati, l'essai n'est pas accordé. La ligne d'en but et la base du poteau comptent comme parties tenantes de la zone d'en-but. La zone de « ballon-mort » est définie par la prolongation de la ligne de touche et la seconde limite du terrain.

Un essai rapporte cinq points à l’équipe qui le marque et lui donne le droit de tenter un but appelé « transformation » qui rapporte deux points supplémentaires s’il est réussi. La tentative de but de transformation peut se faire en coup de pied placé (ballon posé sur le sol) ou en coup de pied tombé. Lors de la tentative de transformation, le ballon doit être frappé par le botteur sur une ligne imaginaire parallèle à la ligne de touche et passant par le point où l’essai a été marqué. À l'origine, le fait d'aplatir dans l'en-but ne marquait aucun point mais donnait seulement le droit de tenter un but d'où son nom d'essai, transformable en but (try, « essayer » en anglais).

  • un but : le ballon passe entre les poteaux, au-dessus de la barre transversale, sur un coup de pied « placé » ou sur un coup de pied « tombé » (drop en anglais) dans certaines circonstances, en particulier comme pénalité infligée à l'adversaire. Sauf pour la transformation évoquée ci-dessus, les buts rapportent 3 points.

(Voir plus loin les explications relatives aux mots en italique)

Le terrain[modifier | modifier le code]

Le terrain de rugby.

Le rugby se joue sur un terrain gazonné comprenant une aire de jeu rectangulaire dont les longueurs (de 100 mètres) sont les lignes de touche, et les largeurs (de 70 mètres) sont les lignes de but. De chaque côté de l'aire de jeu, au-delà de la ligne de but, une ligne de ballon mort délimite avec cette dernière la zone d'en-but (22 mètres maximum).

Au milieu de chaque ligne de but sont implantés des poteaux de 8 m de haut, distants l'un de l'autre de 5,60 m et supportant une barre transversale à 3 m du sol.

Le terrain comporte un tracé utilisant deux types de lignes :

  • Les lignes pleines qui délimitent des aires de jeu, pour lesquelles s'appliquent des règles particulières (les lignes font partie des zones qu'elles délimitent : la ligne de touche est en touche, la ligne de but est dans l'en-but, etc.) Seule, la ligne de milieu de terrain n'entraine aucune règle particulière (aucune règle ne voit son champ d'application limité par la ligne médiane Elle ne sert que pour les remises en jeu, en début de mi-temps ou après des points marqués, en ce sens elle se comporte comme une ligne en pointillés).
  • Les lignes en pointillés (plus précisément « lignes tiretées »), qui délimitent des zones liées à des remises en jeu.
Ballon de Rugby.

Le ballon[modifier | modifier le code]

Article détaillé : ballon de rugby à XV.

Le rugby utilise un ballon « ovale » (en fait de section elliptique) pouvant être lancé à la main, frappé au pied ou porté par les joueurs.

À l'origine du football pratiqué dans le Collège de Rugby, le ballon était rond, comme cela se pratiquait dans les universités anglaises de la première moitié du XIXe siècle. Dans le Collège de Rugby, le ballon rond est délaissé. La raison principale qui conduit à ce changement est une raison pratique : afin de transformer un essai (seule façon de marquer des points à cette époque), il fallait poser le ballon au sol et l'élève suffisamment pour qu'il passe la barre transversale des poteaux, la forme, dans un premier temps ovoïde, permettait au moment de la frappe d'élever le ballon et ainsi de transformer l'essai. Le cordonnier de la ville, William Gilbert (en), qui donnera plus tard son nom à une entreprise éponyme d'équipements de rugby, conçoit ainsi un ballon de forme ovoïde, à partir d'une vessie de porc, alors bien plus gros que le ballon actuel. Dans les années 1850, la forme du ballon devient officiellement ovale afin d'avoir une uniformisation des ballons pour les matchs officiels entre les différents clubs, puis entre les nations[42].

Lancé à la main, le ballon ne doit pas progresser vers l'en-but adverse, (le lancer parallèle aux lignes d'en-but est l'extrême limite) sinon il y a « en-avant », faute qui peut être pénalisée par une mêlée voire une pénalité si l'action est entachée d'anti-jeu (exemple : fausse tentative d'interception — on tape sur le ballon sans chercher à vraiment le saisir).

Au pied, le ballon peut être botté de trois manières différentes :

  1. coup de pied de volée : le joueur portant le ballon le lâche devant lui, et le frappe du pied avant que celui-ci ne touche le sol. C'est le coup de pied « à tout faire ». En cours de jeu, un ballon au sol, botté à la manière des footballeurs (c’est-à-dire sans avoir été ramassé à la main au préalable) est équivalent à un coup de pied de volée.
    Coup de pied de volée de l'international gallois Stephen Jones depuis ses 22 mètres contre la France.
  2. coup de pied tombé ou drop : le joueur portant le ballon le lâche devant lui, mais ne le frappe qu'après qu'il touche le sol. C'est une forme de coup de pied obligatoire pour certaines remises en jeu, et il est utilisable pour marquer des buts en cours de jeu (« drop goal »), mais aussi, bien que rarement pratiqué, pour les transformations et les pénalités.
  3. coup de pied placé : le ballon est posé au sol, pouvant être maintenu dans la position souhaitée par un petit tas de sable, de sciure ou par un accessoire en caoutchouc (le tee), voire par un coéquipier, puis il est frappé à la manière des footballeurs. Ce coup de pied n'est guère utilisé que pour les tentatives de but (pénalités et transformations).

Note: jusqu'à la fin des années 1980, les botteurs avaient l'habitude de creuser des trous dans le gazon, avec leur talon, pour placer le ballon. Cette pratique avait des conséquences néfastes sur l'état des pelouses, depuis l'utilisation d'un tee (comme au golf) s'est généralisée et a été codifiée.

Dans le jeu au pied, notons aussi le talonnage qui consiste à pousser du pied le ballon vers l'arrière, et ce, généralement dans les mêlées (ordonnées ou non).

Porté, le ballon ne peut l'être que par un joueur debout. Au sol, un joueur porteur du ballon doit impérativement le lâcher ou l'aplatir s'il est dans un en-but. (Est réputé « debout » un joueur n'ayant au maximum que ses deux pieds en contact avec le sol. S'il prend appui sur une autre partie du corps, il est réputé « au sol »).

Les règles importantes du rugby à XV[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Règles du rugby à XV.

Principales phases de jeu[modifier | modifier le code]

  • Phases statiques : Elles correspondent aux mêlées et aux touches.
  • Phases dynamiques : Il s'agit de tout ce qui est compris sous le terme Jeu courant dans les règles du jeu.
Remise en jeu
  • Remise en jeu
    • Début de période et après marquage : Au début du match, l'équipe préalablement tirée au sort procède à la mise en jeu. En deuxième période (après la mi-temps) la remise en jeu est effectuée par l'autre équipe. Après marquage par une équipe, la remise en jeu est faite par l'équipe adverse.

Cette remise en jeu se pratique ainsi : un joueur de l'équipe qui vient d'encaisser des points (généralement le numéro 10 dit le demi d'ouverture, voir chapitre Composition d'une équipe) donne un coup de pied tombé. Les autres joueurs de son équipe ne doivent pas franchir la ligne médiane avant que le ballon ne soit parti. Le ballon doit obligatoirement franchir la ligne des 10 mètres. Si le ballon ne la franchit pas sans être repris par un adversaire, ou si l'équipe part devant son botteur, ou si le ballon va directement en touche, l'équipe qui vient de remettre en jeu est sanctionnée (mais l'adversaire peut aussi demander que la remise en jeu soit refaite) en général par une mêlée avec introduction à l'équipe adverse.

Saut en touche
    • Sortie en touche : Il y a touche lorsque le ballon :
      • franchit les lignes de touche,
      • roule sur la ligne, celle-ci faisant partie de la touche (voir « le terrain »),
      • est porté par un joueur et que celui-ci sort en touche (ex : un joueur est plaqué, il conserve le ballon, s'affale de tout son long sur le terrain mais un bout de sa chaussure passe en touche alors il y a touche pour les adversaires)
        • Sortie de but, ballon mort, ballon aplati dans son camp… : en cours de rédaction
        • arrêt de volée : l'arrêt de volée consiste à récupérer le ballon directement tapé au pied par un adversaire- le ballon n'a touché ni le sol, ni un autre joueur, mais peut avoir touché les poteaux-, et ce, à condition d'être dans ses propres 22 mètres ou son enbut, et de crier « MARQUE ». Si l’« arrêt de volée » est accordé, il se joue au point de marque comme un coup franc ordinaire (voir ci-dessous), sauf que c'est l'« arrêteur » qui doit le jouer. Jusqu'en 2004, la règle exigeait de plus que cet arrêt se fasse les deux pieds en appui au sol. Plus anciennement encore, cet arrêt pouvait se faire n'importe où, et même sur un en-avant de l'adversaire.

Sanctions[modifier | modifier le code]

Ronan O'Gara tente un but avec son club du Munster, le 1er avril 2006 en rugby à XV
  1. La pénalité : Certaines fautes (ex : hors-jeu, plaquage irrégulier, etc.) sont sanctionnées par une pénalité (l'arbitre se place à l'endroit de la faute, les épaules parallèles aux lignes de touche en levant à la verticale le bras situé du côté de l'équipe non-fautive). L'équipe pénalisée doit alors reculer à au moins 10 mètres de l'endroit de la pénalité (ou derrière sa ligne de but, si la pénalité est à moins de 10 mètres de celle-ci). Une pénalité se tape au pied, sauf si l'équipe bénéficiaire préfère faire une mêlée. Sur coup de pied de pénalité on peut :
    • tenter un but.
    • taper en touche, c'est-à-dire tenter d'envoyer la balle en touche en bénéficiant de règles privilégiées : touche directe toujours valide et bénéfice de la remise en jeu. On parle de « penaltouche » lorsque, alors que le but semble réalisable, l'équipe choisit de taper en touche pour bénéficier de la remise en jeu et tenter un essai d'avants. À noter que la remise en jeu se fait au moins à 5 mètres de la ligne d'en-but, même si le ballon est sorti plus près, conformément à la règle générale.
    • taper plein champ.
      James Hook tape en touche.
    • jouer « à la main »: en fait, taper un tout petit coup de pied, placé ou de volée, et repris immédiatement à la main par un même joueur, qui enchaine avec du jeu ordinaire.
    • demander une mêlée avec introduction pour l'équipe bénéficiant de la pénalité
  2. Le coup franc : des fautes moins graves peuvent être sanctionnées par coup franc (indiqué par l'arbitre par un « bras cassé » à angle droit, l'avant-bras pointant vers le haut). Le coup franc se joue comme la pénalité, sauf qu'il ne donne pas droit à une tentative de but, et qu'une touche trouvée ne bénéficie pas de règles privilégiées. De plus, les adversaires repliés à 10 m peuvent charger le botteur, dès son premier élan. Depuis les années 1990, l'équipe bénéficiant d'un coup franc ne peut pas tenter de but (drop) tant que le ballon n'est pas devenu mort, ou n'a pas été touché par un adversaire.
  3. La mêlée sanctionne des fautes mineures comme l'en-avant, ou des remises en jeu incorrectes. Elle peut être choisie à la suite d'un coup franc ou d'une pénalité.
  4. Une faute volontaire d'anti-jeu peut entraîner en outre une exclusion temporaire d'un joueur pour une durée de 10 minutes (« carton jaune »).
  5. L'essai de pénalité : L'arbitre a également le pouvoir d'accorder l'essai sur une faute volontaire de l'adversaire sans laquelle un essai aurait pu être marqué. Il est accordé entre les poteaux. Les essais de pénalité sanctionnent souvent une série de mêlées écroulées sur la ligne d'en-but.

Durée, remplacements[modifier | modifier le code]

Un match de rugby est divisé en deux mi-temps de quarante minutes chacune. Dans certaines compétitions il peut y avoir une prolongation de deux fois dix minutes en cas de match nul.

Les remplacements de joueurs n'étaient autrefois pas autorisés, puis autorisés sur blessure. Le « coaching » (remplacement pour des raisons tactiques) est maintenant permis. Seuls les joueurs présents sur le banc de touche sont autorisés à entrer sur le terrain (soit un effectif potentiel maximum de l'équipe de 22 joueurs). Un joueur qui a été remplacé ne peut plus rentrer sur le terrain (sauf pour les joueurs de première ligne en cas de blessure d'un autre joueur de première ligne). Un joueur qui saigne doit être remplacé pendant qu'il se fait soigner, il pourra ensuite reprendre sa place si la durée pour se faire soigner n'excède pas 15 minutes auquel cas le remplacement temporaire devient définitif.

Composition d'une équipe[modifier | modifier le code]

Composition d'une équipe de rugby à XV.

Une équipe de rugby à XV est composée de quinze joueurs avec des postes bien définis[43]. La distinction entre joueurs prend tout son sens sur une phase statique telle que la mêlée ou la touche.

Tout d'abord, on distingue les avants, dénommés aussi plus familièrement les « gros » : ils sont numérotés de 1 à 8 et répartis en trois lignes (1, 2, 3 puis 4, 5 et enfin 6, 7, 8), ils occupent une place bien précise dans la mêlée.

  • Les joueurs numérotés 1 et 3 sont les piliers (gauche (en anglais Loosehead Prop pilier « tête libre ») et droit (Tighthead Prop pilier « tête prise »)). Ils entourent le talonneur (numéro 2 (Hooker)) et constituent la première ligne. Parfois réputés peu rapides, leur rôle reste essentiel notamment au sein des mêlées où leur compétences techniques sont aussi déterminantes que leur force. Le talonneur est également celui qui remet le ballon en jeu lors des touches même si on a quelquefois vu d'autres joueurs se charger de cette tâche lorsque le talonneur ne disposait pas d'un bon lancer. Ces joueurs sont surnommés les « gros » en raison de leurs physiques impressionnants : il s'agit souvent des joueurs les plus puissants de l'équipe.
  • Les deuxième ligne (numéros 4 (Lock) et 5 (Lock)) sont traditionnellement les plus grands de l'équipe. À l'origine, ils servaient à sauter en touche mais depuis qu'il est autorisé de porter son partenaire lors des touches, d'autres combinaisons sont bien plus utilisées (on fait sauter un troisième ligne pour dérouter l'adversaire).
  • Enfin la troisième ligne, deux troisièmes lignes aile (gauche et droite), appelés en anglais flankers, (numéros 6 (Blindside Flanker) et 7 (Openside Flanker)) et un troisième ligne centre (numéro 8) : ces joueurs se doivent d'être à la fois puissants et mobiles pour défendre efficacement sur l'adversaire. Le poste de numéro 8 est le plus souvent tenu par un joueur d'expérience et de grande taille, possédant assez de recul et d'autorité pour orienter le travail de ses équipiers au cours des mêlées.

Ensuite, viennent les demis :

  • Le demi de mêlée (numéro 9 (Scrum Half)) : comme son nom ne l'indique pas, il introduit le ballon dans la mêlée. Si le troisième ligne centre ne s'en saisit pas, c'est lui qui le fait sortir de la mêlée. Petit, agile et vif, il doit dynamiser le jeu et alimenter le reste de son équipe en ballons. Ainsi, après chaque regroupement, il doit, dans la mesure de sa disponibilité, sortir le ballon pour un coéquipier. C'est généralement lui qui joue rapidement les pénalités pour essayer de mettre l'équipe adverse en défaut. Il s'occupe également de lancer le jeu lors de la prise en touche du ballon par un de ses avants.
  • Le demi d'ouverture (ou ouvreur, numéro 10 (Fly-Half)) : c'est lui qui touche le plus souvent le ballon dans une équipe. En effet, dans la majorité des cas, il reçoit le ballon du demi de mêlée après un regroupement puisqu'il possède une meilleure vision du jeu avec un recul plus important. C'est à lui de décider s'il tape au pied, porte le ballon ou le passe. Ses qualités de jeu au pied sont généralement reconnues mais ce n'est cependant pas systématiquement lui qui tape les pénalités et transformations dans une équipe. La transmission 9-10 (mêlée-ouverture) est souvent la clé du bon fonctionnement d'une équipe. Ces numéros 9 et 10 forment ce qu'on appelle la charnière.

Enfin, viennent les arrières :

  • Les centres (12 (Inside Centre) et 13 (Outside Centre)) : répartis en premier et deuxième centres (en fonction de leur proximité avec l'ouvreur), ils essaient de perforer la défense adverse en combinant technique, rapidité et puissance. Dans le rugby moderne, la distinction entre premier et deuxième centre n'a plus vraiment de sens : on devrait plutôt parler de centre gauche (12) et de centre droit (13).
  • Les ailiers gauche (11 (Left Wing)) et droit (14 (Right Wing)) : d'un gabarit plus petit, ils sont en bout de ligne d'attaque. Une bonne vitesse et une certaine agilité doivent leur permettre de s'infiltrer dans l'espace non occupé pour aller marquer un essai.
  • L'arrière (15 (Fullback)) : dernier rempart avant la ligne d'en-but, il occupe un poste très important car il doit allier des capacités de défenseur à celles d'attaquant. Il reste souvent en retrait pour réceptionner les ballons frappés au pied par l'équipe adverse mais il peut apporter sa contribution à l'offensive de son équipe en amenant le surnombre : on dit alors qu'il « s'intercale ».

Note : Les résultats d'une équipe dépendent souvent des performances des joueurs qui en composent l'épine dorsale (on parle de postes clés ou de colonne vertébrale), c'est-à-dire l'axe central 2-8-9-10-15.

Équipement[modifier | modifier le code]

Un joueur de rugby avec son équipement.

Pour se protéger et jouer, les joueurs ont à leur disposition tout un ensemble de matériels. Cet équipement a évolué depuis que le rugby à XV est pratiqué et les technologies modernes ne cessant d'évoluer, la recherche sur les équipements vise à optimiser le rapport solidité/poids.

Une tenue complète traditionnelle de rugby à quinze est composé d'un maillot à col roulé, d'un short souvent plus court que le short d'un sport traditionnel, de longues chaussettes et de chaussures à crampons. Pour minimiser les blessures pendant les matchs et les entraînements, des modestes protections de rugby sont autorisées pour la tête, les épaules et la clavicule, à condition d'être extrêmement légères, fines et faciles à comprimer pour pouvoir bénéficier du label d'approbation de l'IRB. De nombreux joueurs choisissent de porter un protège-dents pour prévenir les chocs et les dents cassées et aussi un suspensoir ou jock-strap pour protéger les parties génitales.

Des maillots de rugby célèbres, illustration d'un magazine du début des années 1920 des maillots des meilleurs clubs et équipes nationales.
Peinture des trois-quarts gallois lors du match pays de Galles-Angleterre en 1931 à Twickenham.

Chaque joueur porte un maillot numéroté[44]. Les premiers matchs internationaux se jouent avec des équipes de vingt joueurs (c'est le cas pour la première rencontre internationale entre nations en 1871 pour Écosse-Angleterre[8]). Le nombre de joueurs est réduit à quinze en 1876[44]. Cependant, aucune règle de l'IRB n'impose les numéros de 1 à 15 sur les maillots (soit quinze numéros, autant que de joueurs dans une équipe) même pour les compétitions internationales[44]; ainsi, en Angleterre ou au pays de Galles, les joueurs peuvent jouer dans des clubs avec une lettre de A à O compris (le numéro est bien défini pour un poste, cependant la logique diffère entre Leicester et Bristol), avec les numéros de 1 à 15 sur les maillots ou même avec les numéros de 1 à 16, le 13 étant retiré par superstition (Bath)[44]. Ainsi, pour le match pays de Galles-Angleterre en 1939[44], les Gallois évoluent avec des lettres. La réglementation a changé pour imposer un maillot numéroté de 1 à 15.

Les sélections nationales[modifier | modifier le code]

La fédération internationale de rugby s'appelle l'International Rugby Board. Elle compte 96 membres et 20 membres associés.

Les grandes nations de l'Ovalie[modifier | modifier le code]

Les All Blacks contres les Wallabies.
  • En Nouvelle-Zélande, contrairement à leurs voisins australiens ou aux pays concernés par le Tournoi des Six Nations, le rugby à XV est le sport le plus populaire[45], celui qui est pratiqué de préférence par les sportifs les plus talentueux du pays et celui qui attire le plus de spectateurs. Depuis les premiers succès de l’équipe néo-zélandaise à la fin des années 1880, le rugby à XV a permis à la Nouvelle-Zélande d’être mieux connue sur le plan international et, avec les succès des All Blacks au début des années 1900, d’être reconnue comme une grande nation de sport. Depuis maintenant près de cent ans les Néo-Zélandais sont fiers à juste titre des performances de leur équipe de rugby à XV, les All Blacks sont connus dans le monde entier, même par des non spécialistes du rugby, et ils sont généralement désignés chaque année comme les meilleurs joueurs de rugby au monde[46].
  • En Afrique du Sud, le rugby à XV est un des sports majeurs avec le cricket, le football. Mais c'est de loin le rugby à XV qui lui a procuré le plus grand nombre de succès et une plus grande visibilité dans le monde. Contrairement aux Australiens, aux Anglais ou aux Gallois, jamais le rugby à XIII n'a pu s'implanter et concurrencer le rugby à XV. Le rugby à XV est un sport très populaire en Afrique du Sud, celui qui est pratiqué de préférence par les sportifs les plus talentueux du pays et celui qui attire le plus de spectateurs chez la minorité blanche. Depuis les premiers succès de l'équipe sud-africaine au début XXe siècle, le rugby à XV a permis à l'Afrique du Sud d'être mieux connue sur le plan international. Près d'un siècle plus tard, les succès des Springboks lors des coupes du monde de 1995 et 2007 ont fait d'elle une grande nation du sport. Par contre, la majorité noire a assimilé le rugby au pouvoir blanc et les ghettos de Soweto ont longtemps aimé exclusivement le football association, délaissant le rugby ou même soutenant les adversaires des Springboks[47].
  • En Australie, les sports les plus populaires sont la natation, le football australien, le golf, le football ou soccer, le rugby à XIII, le cricket et enfin le rugby à XV. Selon le rapport de Sweeney Sports de 2006, établi sur la participation, le nombre de spectateurs et la couverture des medias, les principaux sports en Australie sont la natation (61 %), le cricket (54 %), le football australien (54 %), le tennis (52 %), le football (soccer) (50 %), suivis par le rugby à XIII (42 %), et le rugby à XV (40 %)[48]. Contrairement à ce qui se passe chez leurs voisins néo-zélandais, le rugby à XV n’est pas le sport le plus populaire des Australiens. Il connaît quand même un grand succès populaire depuis qu'il s'est implanté sur le continent en 1864. Le rugby à XV, appelé plus simplement le rugby, est un des sports estivaux les plus populaires d’Australie, et il est pratiqué autant à un niveau professionnel qu’amateur ou de loisir. Les joueurs aborigènes, ou des îles, peuvent suivant la saison, pratiquer le rugby à XV, le rugby à XIII et le football australien. L'équipe d'Australie de rugby à XV a remporté deux titres de champion de monde, en 1991 et 1999.
  • les cinq nations de l'ancien Tournoi des Cinq Nations
    • Angleterre ; surnommée le XV de la Rose
    • Écosse ; surnommée le XV du Chardon
    • France : sur un plan mondial, de son premier match en 1906 à la finale de la Coupe du Monde 2011, le XV de France connait une rivalité historique avec l'équipe de Nouvelle-Zélande, marquée par sa première victoire à l'Eden Park d'Auckland (1979), son « essai du bout du monde » victorieux en 1994 au même endroit, deux succès en Coupe du monde (demi-finale 1999 et quart de finale 2007) et deux défaites en finale de la compétition planétaire (1987 et 2011). Sur le continent européen, c'est avec l'Angleterre que la rivalité est la plus forte, les oppositions annuelles entre les deux nations ayant gagné l’appellation The Crunch (le moment décisif). Le XV de France, trois fois finaliste de la Coupe du monde et comptant depuis plus de cinquante ans parmi les meilleures équipes de rugby de la planète, a gagné au fil de son histoire la réputation de pratiquer un jeu offensif très apprécié par les amateurs de rugby à XV, en France et à l'étranger où on l'appelle le Beau jeu ou French flair. Au , il occupe la troisième place au classement des équipes nationales de rugby. Cette équipe a compté de nombreux joueurs talentueux, comme Serge Blanco, Jean-Pierre Rives, Philippe Sella, Jean Prat, Jo Maso et André Boniface qui font tous partie du Temple international de la renommée du rugby.
    • Pays de Galles ; surnommée le XV du Poireau ou plus rarement les Diables rouges
    • Irlande ; surnommée le XV du trèfle

Confidentiel ou universel ?[modifier | modifier le code]

Les Géorgiens célèbrent la victoire sur les Russes en 2007.

Le rugby à quinze est un sport populaire, avec une tradition et un enracinement anciens, en Afrique du Sud, en Angleterre, en Argentine, en Australie, au Canada, en Écosse, aux Fidji, en France, en Géorgie, en Irlande, en Italie, au Japon, en Nouvelle-Zélande, au pays de Galles, en Roumanie, aux Samoa et aux Tonga. C'est le sport national et la fierté du pays de Galles et de la Nouvelle-Zélande, mais aussi d'autres pays moins connus où il se pratique au niveau amateur, comme Madagascar dont il est le sport national[49]. D'autres pays ont une longue tradition de rugby, même si c'est un sport confidentiel pratiqué par une minorité, comme les États-Unis, le Sri Lanka, l'Inde, Singapour, la Malaisie, le Paraguay, l'Uruguay, le Chili, l'Allemagne, la Belgique, la Russie, le Portugal et de nombreux pays africains dont les pays limitrophes de l'Afrique du Sud (Zimbabwe, Namibie) en plus de la Côte d'Ivoire et le Maroc. Ainsi, les États-Unis sont champions olympiques en titre, depuis Paris et 1924. Le premier club allemand est fondé la même année que le premier club français, le premier club canadien avant. Le rugby à quinze a gagné du crédit en Italie avec l'incorporation au Tournoi des Six Nations. Le Japon n'a pas obtenu l'organisation de la Coupe du monde 2011, c'est toutefois une nation qui a un championnat qui offre de solides garanties financières et qui compte plus de 100 000 licenciés[réf. nécessaire]. Divers archipels polynésiens ou mélanésiens (Fidji, Tonga, Samoa) affichent une culture quinziste. Très originalement, il n'est pas rare que selon l'avancée des saisons, les joueurs pratiquent le XV, le XIII ou le VII. Le haut niveau ne s'y conçoit cependant que dans l'exil en Nouvelle-Zélande, en Australie ou en Angleterre.

Les licenciés de rugby à quinze dans le monde (en milliers)

L'International Rugby Board (IRB), créé en 1886, gouverne ce sport et publie les règles et le classement des équipes nationales[50]. Au , 96 fédérations sont des membres affiliés et 19 sont associées. Selon les informations de l'IRB[51], le rugby à quinze est disputé dans plus de cent pays sur les six continents par des hommes et des femmes de tout âge.

Le rugby dans le monde en 2007.

Sélections occasionnelles[modifier | modifier le code]

Les Lions britanniques et irlandais sont composés des meilleurs joueurs d'Angleterre, d'Écosse, du pays de Galles et d'Irlande. C'est une équipe de tournée, qui ne joue que tous les quatre ans depuis 1989. Les rencontres ont lieu chez les trois nations majeures de l'hémisphère sud, à savoir l'Afrique du Sud, l'Australie et la Nouvelle-Zélande. Jouer pour les Lions est un très grand honneur, plus grand même que jouer pour son équipe nationale[réf. nécessaire], il en est de même pour leurs adversaires, qui n'ont l'occasion de les rencontrer que tous les douze ans.

D'autres équipes ont copié ce format, ou se forment occasionnellement sans avoir cette aura. L'équipe des Māori de Nouvelle-Zélande est une équipe qui joue habituellement contre des équipes nationales qui sont en tournée en Nouvelle-Zélande.

Les Pacific Islanders est une équipe formées des meilleurs joueurs des Fidji, Tonga et Samoa occidentales.

Compétitions[modifier | modifier le code]

Compétitions mondiales[modifier | modifier le code]

Le rugby à XV est un ancien sport olympique, il a fait son apparition aux Jeux olympiques d'été de 1900 à Paris. On le revoit par la suite à trois reprises en 1908, 1920 et 1924, date du retrait de ce sport du programme olympique par le CIO. L'équipe la plus titrée est l'équipe des États-Unis.

Une Coupe du monde est organisée tous les quatre ans depuis1987 par l'International Rugby Board (IRB, fédération internationale, devenue en 2014 World Rugby).

Malgré une ouverture aux différents continents et aux nouveaux venus par qualification, le bilan fait apparaître clairement que la compétition est jusqu'ici dominée par cinq nations, trois de l'Hémisphère Sud et deux européennes : l'Australie, la Nouvelle-Zélande, l'Afrique du Sud, l'Angleterre et la France. Ce sont en effet les seules équipes qui sont parvenues en finale.

Pays organisateurs et finales des éditions de la Coupe du monde masculine[52]
Édition Organisateur Vainqueur Finaliste Score Date et lieu 3e 4e Score
1987 Drapeau de la Nouvelle-Zélande Nouvelle-Zélande & Drapeau de l'Australie Australie Drapeau : Nouvelle-Zélande Nouvelle-Zélande Drapeau : France France 29 - 9 20 juin à Auckland Drapeau : Pays de Galles Galles Drapeau : Australie Australie 22-21
1991 Drapeau : Angleterre Angleterre[53] Drapeau : Australie Australie Drapeau : Angleterre Angleterre 12 - 6 2 novembre à Twickenham Drapeau : Nouvelle-Zélande Nouvelle-Zélande Drapeau : Écosse Écosse 13-6
1995 Drapeau de l'Afrique du Sud Afrique du Sud Drapeau d'Afrique du Sud Afrique du Sud Drapeau : Nouvelle-Zélande Nouvelle-Zélande 15 - 12 24 juin à Johannesburg Drapeau : France France Drapeau : Angleterre Angleterre 19-9
1999 Drapeau du Pays de Galles Pays de Galles[54] Drapeau : Australie Australie Drapeau : France France 35 - 12 6 novembre à Cardiff Drapeau d'Afrique du Sud Afrique du Sud Drapeau : Nouvelle-Zélande Nouvelle-Zélande 22-19
2003 Drapeau de l'Australie Australie Drapeau : Angleterre Angleterre Drapeau : Australie Australie 20 - 17 22 novembre à Sydney Drapeau : Nouvelle-Zélande Nouvelle-Zélande Drapeau : France France 40-13
2007 Drapeau de la France France[55] Drapeau d'Afrique du Sud Afrique du Sud Drapeau : Angleterre Angleterre 15 - 6 20 octobre à Saint-Denis Drapeau : Argentine Argentine Drapeau : France France 34-10
2011 Drapeau de la Nouvelle-Zélande Nouvelle-Zélande Drapeau : Nouvelle-Zélande Nouvelle-Zélande Drapeau : France France 8 - 7 23 octobre à Auckland Drapeau : Australie Australie Drapeau : Pays de Galles Galles 21-18
2015 Drapeau de l'Angleterre Angleterre Drapeau : Nouvelle-Zélande Nouvelle-Zélande Drapeau : Australie Australie 34 - 17 31 octobre à Twickenham Drapeau d'Afrique du Sud Afrique du Sud Drapeau : Argentine Argentine 24-13
2019 Drapeau du Japon Japon

Trois autres nations ont atteint le stade des demi-finales : le pays de Galles en 1987 et 2011, l'Écosse en 1991 et l'Argentine en 2007 et 2015. Enfin quatre autres ont disputé un quart de finale, soit douze en tout.

La Nouvelle-Zélande et la France sont les deux seules nations à n'avoir connu qu'une seule élimination avant les demi-finales (en 2007 pour la Nouvelle-Zélande et en 1991 pour la France). La France est la seule à avoir participé à une ou plusieurs finales de la Coupe du monde sans en gagner aucune.

Bilan[modifier | modifier le code]

no  Nation 1er 2e 3e 4e
1 Drapeau : Nouvelle-Zélande Nouvelle-Zélande 3 1 2 1
2 Drapeau : Australie Australie 2 2 1 1
3 Drapeau d'Afrique du Sud Afrique du Sud 2 0 2 0
4 Drapeau : Angleterre Angleterre 1 2 0 1
5 Drapeau : France France 0 3 1 2
6 Drapeau : Pays de Galles Galles 0 0 1 1
7 Drapeau : Argentine Argentine 0 0 1 1
8 Drapeau : Écosse Écosse 0 0 0 1
Meilleur classement des pays ayant participé à la Coupe du Monde de rugby.
Participation par continent
Édition 1987 1991 1995 1999 2003 2007
Afrique 1 1 2 2 2 2
Amérique 3 3 2 4 4 3
Asie 1 1 1 1 1 1
Europe 7 7 7 8 8 9
Océanie 4 4 4 5 5 5
Total 16 16 16 20 20 20

Le règlement de qualification de la Coupe du monde assure que tous les continents sont représentés dans le tournoi final grâce à une phase de qualification par zone géographique. Depuis la première édition de 1987 jouée entre seize nations invitées, chaque Coupe du monde a vu au moins un pays gagner une première qualification à la compétition :

Vingt-cinq équipes sont parvenues au moins une fois dans le tournoi final d'une des éditions.

La Coupe du monde de rugby à XV féminine 1998 est la première à être officiellement reconnue par la Fédération internationale de rugby (IRB). Elle s'est déroulée à Amsterdam, aux Pays-Bas. La compétition est jusqu'ici dominée par une équipe, la Nouvelle-Zélande, quadruple championne du monde en titre.

Pays organisateurs et finales des éditions de la Coupe du monde féminine.
Édition Organisateur Vainqueur Finaliste Score Lieu
1998 Drapeau des Pays-Bas Pays-Bas Drapeau : Nouvelle-Zélande Nouvelle-Zélande Drapeau : États-Unis États-Unis 44 - 12 16 mai à Amsterdam
2002 Drapeau de l'Espagne Espagne Drapeau : Nouvelle-Zélande Nouvelle-Zélande Drapeau : Angleterre Angleterre 19 - 9 25 mai à Barcelone
2006 Drapeau du Canada Canada Drapeau : Nouvelle-Zélande Nouvelle-Zélande Drapeau : Angleterre Angleterre 25 - 17 17 septembre à Edmonton
2010 Drapeau de l'Angleterre Angleterre Drapeau : Nouvelle-Zélande Nouvelle-Zélande Drapeau : Angleterre Angleterre 13 - 10 5 septembre au Twickenham
2014 Drapeau de la France France Drapeau : Angleterre Angleterre Drapeau : Canada Canada 21 - 9 17 août à Paris
Bilan des sélections nationales féminines aux différentes coupes. Elles sont classées par ordre décroissant de performance lors de la dernière coupe.
Sélections : 1998 2002 2006 2010 2014
Drapeau : Nouvelle-Zélande Nouvelle-Zélande 1er 1er 1er 1er 5e
Drapeau : Angleterre Angleterre 3e 2e 2e 2e 1er
Drapeau : Australie Australie 5e 5e 7e 3e 7e
Drapeau : France France 8e 3e 3e 4e 3e
Drapeau : États-Unis États-Unis 2e 7e 5e 5e 6e
Drapeau : Canada Canada 4e 4e 4e 6e 2e
Drapeau : Irlande Irlande 10e 13e 8e 7e 4e
Drapeau : Écosse Écosse 6e 6e 6e 8e Non
Drapeau : Pays de Galles Galles 11e 10e Non 9e 8e
Drapeau : Afrique du Sud Afrique du Sud Non Non 12e 10e 10e
Drapeau : Kazakhstan Kazakhstan 9e 11e 11e 11e 12e
Drapeau : Suède Suède 15e Non Non 12e Non
Drapeau : Espagne Espagne 7e 8e 9e Non 9e
Drapeau : Samoa Samoa Non 9e 10e Non 11e
Drapeau : Italie Italie 12e 12e Non Non Non
Drapeau : Japon Japon Non 14e Non Non Non
Drapeau : Pays-Bas Pays-Bas 13e 15e Non Non Non
Drapeau : Allemagne Allemagne 14e 16e Non Non Non
Drapeau : Russie Russie 16e Non Non Non Non

L'International Rugby Board tente de structurer des compétitions internationales chez les jeunes. Un championnat du monde de rugby des moins de 19 ans et des moins de 21 ans a longtemps existé avant de disparaître pour être remplacé par une nouvelle épreuve, le Championnat du monde juniors de rugby à XV organisé pour la première fois en 2008.

Compétitions continentales[modifier | modifier le code]

Tournoi des Six Nations[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Tournoi des Six Nations.

Le Tournoi des Six Nations est la première compétition opposant des équipes nationales. Institué en 1883, ce tournoi oppose tout d'abord l'Angleterre, l'Écosse, l'Irlande et le pays de Galles, c'est le Tournoi britannique de rugby à XV. Avec l'arrivée de la France en 1910, le tournoi est rebaptisé « Tournoi des cinq nations ». L'Italie rejoint la compétition en 2000.

Chaque équipe affronte une fois chacune des autres, celle qui gagne le plus grand nombre de matches remporte le tournoi. Si une équipe remporte tous ses matchs, elle réalise un « Grand Chelem ». Ce titre, uniquement honorifique, est beaucoup plus recherché qu'une simple victoire du tournoi.

Tri-nations / The Rugby Championship[modifier | modifier le code]

Article détaillé : The Rugby Championship.

The Rugby Championship, autrefois appelée « Tri-nations » est une compétition annuelle créée en 1996 qui réunit les quatre nations majeures de l'hémisphère sud : l'Afrique du Sud, l'Australie, la Nouvelle-Zélande et l'Argentine. Jusqu'en 2012, seules les trois premières équipes sus-nommées jouaient le Tri-nations. Chaque équipe affronte deux fois ses adversaires, sur un format aller-retour, entre août et octobre. Pour la première fois en 2006, la compétition donne lieu à neuf rencontres au lieu de six, chaque équipe recevant trois fois.

La SANZAR, instance organisatrice de la compétition, a accepté, sous conditions, la participation de l'Argentine à partir de l'édition 2012[56]. La compétition fut renommée The Rugby Championship, l'appellation Four Nations ayant été déjà déposée pour le tournoi analogue de rugby à XIII[57].

Autres compétitions[modifier | modifier le code]

Les différents tournois européens ont chacun une couleur

L'IRB organise à travers ses six associations continentales des compétitions pour permettre aux autres nations de jouer des matchs internationaux et de se développer.

En Europe, la FIRA–AER organise depuis 1934 le Championnat européen des nations. Le tournoi est bisannuel depuis 2000 et 36 nations sont engagées dans sept divisions pour l'édition 2008-2010. En Amérique du Sud, le championnat, créé en 1951, comporte deux divisions depuis 2004. En 2008, l'Asian Rugby Football Union a développé le championnat des nations créé en 1969 en une compétition regroupant 23 nations en six divisions : le Tournoi des cinq nations asiatique.

De nouvelles compétitions sont également créées. La Confédération africaine de rugby organise depuis 2000 la Coupe d'Afrique.

En Amérique du Nord, la Coupe Churchill permettait jusqu'en 2011 aux États-Unis et au Canada d'affronter d'autres sélections internationales. En 2016 a lieu la première édition de l'Americas Rugby Championship, reprenant le principe du Six Nations avec les équipes des Jaguars d'Argentine (équipe réserve du pays), du Brésil, du Canada, du Chili, des États-Unis et de l'Uruguay.

Enfin, la Coupe des nations du Pacifique et l'Oceania Cup, organisées depuis 2006 et 2007 par la FORU met aux prises les équipes d'Océanie.

Compétitions internationales de clubs[modifier | modifier le code]

  • Super Rugby : équivalent de la Coupe d'Europe pour l'hémisphère sud, ce championnat réunit tous les ans depuis 1996 des provinces d'Afrique du Sud, d'Australie et de Nouvelle-Zélande. Au fil des années le nom et le format de la compétition a beaucoup évolué. Depuis 2016, et l'intégration d'une équipe japonaise (Sunwolves), et d'une équipe argentine (Jaguars), il y a désormais 18 équipes qui s'affrontent.
Rencontre Western Force (Bleu) / New South Wales Waratahs (Blanc) lors du Super 14.

Compétitions nationales de clubs[modifier | modifier le code]

Les grands champions[modifier | modifier le code]

Tout au long de son histoire, le rugby à XV a compté un grand nombre de joueurs d’exception. Il n’est pas possible de les citer tous ici, on se reportera à Catégorie:Joueur de rugby à XV par nationalité pour en avoir une liste plus complète.

La liste suivante est limitée à des joueurs qui ont au moins 60 sélections en équipe nationale, plus quelques personnalités marquantes (capitaines, membres du Temple international de la renommée du rugby, joueurs comptant moins de sélections mais ayant évolué à une époque où il y avait moins de matchs internationaux).

Les grands champions de l'ère classique[modifier | modifier le code]

Depuis la fin du XIXe siècle, qui a été marqué par l'apparition du Tournoi qui existe toujours de nos jours, de très nombreux joueurs se sont illustrés. Ainsi, jusqu'au début de l'ère Open en 1995, plusieurs champions ont marqué l'histoire du rugby à XV.

Les plus illustres d'entre eux sont sans doute Danie Craven auteur d'un grand chelem pour les Springboks en tournée en Grande-Bretagne et en Irlande en 1931-1932. Frik du Preez, record sud-africain de sélections de l'époque (38), le plus grand joueur sud-africain du XXe siècle[58]. Colin Meads dispute 55 tests matchs avec les All Blacks de 1957 à 1971.

Gareth Edwards est capitaine du pays de Galles à seulement 20 ans en février 1968 contre l'Écosse pour une victoire 5-0 à Cardiff. Il fait partie de l'équipe du pays de Galles qui domine le Tournoi des Cinq Nations, gagnant le titre sept fois avec trois Grand Chelems à la clé. Il jouera ainsi 53 fois consécutivement pour son équipe nationale, dont 13 comme capitaine. Une statue à son effigie a même été édifiée de son vivant dans le centre de Cardiff.

Jonah Lomu

JPR Williams, vainqueur de trois Grand Chelems et six Triples Couronnes dans le Tournoi des Cinq Nations, ne sera pas battu lors de ses dix rencontres contre les Anglais. Jean-Pierre Rives est le capitaine incontournable de l'équipe de France, avec laquelle il gagne deux Grand Chelems, en 1977 et 1981. Hugo Porta a connu 57 sélections en équipe d'Argentine dont 34 en tant que capitaine entre 1971 et 1990 inscrivant 529 points.

David Campese, avec ses 101 sélections en équipe d'Australie, a été longtemps le record mondial, avant d'être battu par le français Philippe Sella. Il détenait le record du monde d'essais en match international, avec 64 réalisations, avant d'être dépassé par le japonais Daisuke Ohata en 2006. Il gagne la Coupe du monde de rugby 1991 en Angleterre.

Serge Blanco est un des acteurs de la victoire française lors de six tournois des cinq nations (1981, 1983, 1986, 1987, 1988 et 1989), dont 2 Grand Chelems en 1981 et en 1987.

Jonah Lomu, néo-zélandais, joue au poste d'ailier, intègre l'équipe des All Black en 1994. Arrivé sur la scène internationale du rugby à XV après le début de la « mondialisation » de ce sport – opérée par la création en 1987 de la Coupe du monde – Jonah Lomu est généralement considéré comme l'une des premières stars de ce sport jusqu'alors peu médiatisé. Il marque les esprits lors de la Coupe du monde de 1995 en Afrique du Sud, en marquant sept essais en cinq matchs.


Les grands champions de l'époque moderne[modifier | modifier le code]

Le Néo-Zélandais Richie McCaw joue dans le Super 14 avec les Canterbury Crusaders. Il est le capitaine actuel des All Blacks, il est désigné meilleur joueur mondial de l'année en 2006, 2009 et 2010. Il a joué 94 matchs avec les All Black dont 19 essais.

L'Irlandais Brian O'Driscoll est devenu une référence, par sa propension à percer les défenses, à créer le danger. Il conduit l'Irlande à trois triples couronnes et un Grand Chelem dans le Tournoi.

L'Anglais Jonny Wilkinson domine le rugby à XV mondial avant de connaître de nombreuses blessures. En 2003, il est la pièce maîtresse du XV de la Rose et offre la coupe du monde à l'Angleterre sur un drop à la dernière minute de la prolongation contre les Wallabies. Il est nommé joueur de l'année en 2003 par l'IRB.

Le Gallois Shane Williams, ailier au volume de jeu énorme, impressionnant par sa petite taille (1,70 m). Il inscrit 40 essais en 55 tests en mars 2008 avec le pays de Galles. Il est nommé cette même année meilleur joueur IRB.

Le Français Thierry Dusautoir est le joueur possédant le record de capitanats de l'équipe de France. Il se distingue notamment par son courage sur le terrain et par son efficacité dans les plaquages. Il remporte avec l'équipe de France le Grand Chelem en 2010 et hisse son équipe à la seconde place de la coupe du monde 2011, finale perdue contre les All Blacks sur un score de 7-8 après un match extrêmement serré. Avec son équipe de club du Stade toulousain, il remporte également la Coupe d'Europe en 2010 et le Top 14 en 2008, 2011, et 2012 (et deux autres en 2005 et 2006 avec le Biarritz Olympique, son ancien club). Il a été élu meilleur joueur de l'année 2011 par l'IRB.

Bryan Habana

Le Sud-Africain Bryan Habana, à seulement vingt-quatre ans, remporte le Super 14 avec les Bulls, égale le record d'essais inscrits en une seule Coupe du Monde (huit), record détenu par Jonah Lomu et remporte la coupe du monde de rugby 2007 en France, avec les Springboks. Au , Bryan Habana a joué 117 matchs pour les Springboks et il a déjà inscrit 64 essais. Il a été sacré meilleur joueur mondial de l'année 2007 par l'IRB.

L'Argentin Juan Martín Hernández est surnommé « el mago » (le magicien). Il est champion de France 2006-2007 et troisième de la coupe du monde de rugby 2007.

Le Néo-Zélandais Dan Carter est considéré comme le meilleur ouvreur de tous les temps, il est doté d'une vision de jeu exceptionnelle et d'un jeu au pied des plus précis. Il a remporté deux fois la Coupe du monde en 2011 et 2015. Il a remporté par huit fois le Rugby Championship (autrefois Tri-nations). Il a été sacré meilleur joueur mondial de l'année trois fois en 2005, 2012 et 2015.

Le Néo-Zélandais Sonny Bill Williams est un joueur imprévisible, capable de faire une passe dans toutes les positions. Il a remporté deux fois la Coupe du monde en 2011 et 2015. Il est aussi joueur de rugby à XIII et de rugby à sept.

Statistiques et records[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Rugby à XV (statistiques).

Statistiques et records globaux[modifier | modifier le code]

Richie McCaw, joueur et capitaine des All Blacks entre 2001 et 2015, détient les records du joueur le plus capé et le plus plus de fois capitaine de son équipe nationale. En équipe de Nouvelle-Zélande, il a évolué au côté du meilleur marqueur, Dan Carter. Le record d'essais inscrits en sélection est détenu par l'ailier japonais, Daisuke Ohata.

Record de sélections[Note 2],[59](mise à jour au 19 Mars 2016)
No  Joueur Période d'activité Nombre de sélections
1 Drapeau : Nouvelle-Zélande Richie McCaw 2001-2015 148
2 Drapeau : Australie George Gregan 1994-2007 139
3 Drapeau : Irlande Brian O'Driscoll 1999-2014 133
4 Drapeau : Nouvelle-Zélande Keven Mealamu 2002-2015 132
5 Drapeau : Irlande Ronan O'Gara 2000-2013 128
Record de nombre de capitanat[60] (mise à jour au 19 Mars 2016)
No  Joueur Période d'activité Nombre de capitanats
1 Drapeau : Nouvelle-Zélande Richie McCaw 2001-2015 110
2 Drapeau : Afrique du Sud John Smit 2000-2011 83
- Drapeau : Irlande Brian O'Driscoll 1999-2014 83
4 Drapeau : Italie Sergio Parisse 2002- 71
5 Drapeau : Angleterre Will Carling 1988-1997 59
Record de points marqués[61] (en date du 26 Mars 2016 )
No  Joueur Période d'activité Nombre de points
1 Drapeau : Nouvelle-Zélande Dan Carter 2003-2015 1 598
2 Drapeau : Angleterre Jonny Wilkinson 1998-2011 1 179
3 Drapeau : Irlande Ronan O'Gara 2000-2013 1 083
4 Drapeau : Pays de Galles Neil Jenkins 1991-2002 1 049
5 Drapeau : Argentine Drapeau : Italie Diego Domínguez 1989-2003 1 010
Record d'essais[62] (en date du 14 février 2015)
No  Joueur Période d'activité Nombre
d'essais
1 Drapeau : Japon Daisuke Ohata 1996-2006 69
2 Drapeau : Australie David Campese 1982-1996 64
- Drapeau : Afrique du Sud Bryan Habana 2004- 64
4 Drapeau : Pays de Galles Shane Williams 2000-2011 58
5 Drapeau : Japon Hirotoki Onozawa 2001-2013 55

Statistiques et records par compétition[modifier | modifier le code]

Records lors des compétitions internationales majeurs
Compétition Records Joueur Nations Score
Coupe du monde Matchs disputés Richie McCaw

Jason Leonard

Drapeau : Nouvelle-Zélande Nouvelle-Zélande

Drapeau : Angleterre Angleterre

22
Points marqués Jonny Wilkinson Drapeau : Angleterre Angleterre 277
Essais inscrits Bryan Habana

Jonah Lomu

Drapeau d'Afrique du Sud Afrique du Sud

Drapeau : Nouvelle-Zélande Nouvelle-Zélande

15
Tournoi des Six Nations Matchs disputés Brian O'Driscoll Drapeau : Irlande Irlande 65
Points marqués Ronan O'Gara Drapeau : Irlande Irlande 557
Essais inscrits Brian O'Driscoll Drapeau : Irlande Irlande 26
The Rugby Championship Matchs disputés Richie McCaw Drapeau : Nouvelle-Zélande Nouvelle-Zélande 58
Points marqués Dan Carter Drapeau : Nouvelle-Zélande Nouvelle-Zélande 554
Essais inscrits Bryan Habana Drapeau d'Afrique du Sud Afrique du Sud 19

Arbitrage[modifier | modifier le code]

Côté arbitrage, l'arbitre gallois Nigel Owens (encore en activité) et le sud-africain Jonathan Kaplan co-détiennent, au 30 mars 2016, le record de test matchs arbitrés, qui est de soixante-dix[63].

Rugby à XV féminin[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Rugby à XV féminin.

Le rugby à XV féminin suit exactement les mêmes règles que le rugby à XV pratiqué par les hommes. En revanche, le rugby à XV féminin possède une histoire propre en raison des tentatives masculines pour exclure les femmes du jeu. Aujourd'hui, le rugby à XV féminin est loin, très loin, de posséder le même statut que son homologue masculin.

Sue Day joueuse anglaise des Wasps.

À la suite du renouveau du rugby à XV féminin qui débute dans les années 1980, cette discipline peut organiser des compétitions calquées sur le modèle masculin avec des championnats nationaux, des épreuves internationales régionales et mondiales d'équipes nationales. En Europe, ce mouvement est encadré par les fédérations nationales tandis qu'aux États-Unis, c'est le sport scolaire et universitaire qui rend possible cette évolution. Disposant d'une base de joueuses considérable de plusieurs milliers de pratiquantes, il est logique de voir émerger une équipe nationale américaine de premier plan qui remporte la première Coupe du monde en 1991 (non officielle).

L'Europe et l'Australasie ne restent pas inactives, mais décident d'appliquer les mêmes schémas que ceux suivis par les pratiquants masculins. Les fédérations mettent ainsi en place des compétitions nationales dont le niveau s'élève progressivement, puis intègrent à leurs sélections nationales une composante féminine. L'Angleterre, vainqueur de la Coupe du monde 1994 et trois fois championne d'Europe avec le grand chelem en 2006, 2007 et 2008, et plus encore la Nouvelle-Zélande, quatre fois championne du monde lors des quatre éditions officielles, dominent le rugby à XV féminin cette dernière décennie. Le Canada en Amérique du Nord, ou la France en Europe, font bonne figure.

Au niveau des clubs, les championnats nationaux manquent de moyens et il n'existe pas de compétition supra-nationale comme le Super 14 ou la Coupe d'Europe.

Aspects socio-économiques[modifier | modifier le code]

Culture[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Culture du rugby à XV.
Chapelle Notre-Dame-du-Rugby

Une chapelle située dans la commune de Larrivière-Saint-Savin dans les Landes, Notre-Dame-du-Rugby, est dédiée au rugby. Construite en 1861 sur l'emplacement d'un ancien oratoire romain, cette chapelle partiellement détruite doit à l’abbé Devert son nouveau destin depuis 1969[64]. Cette chapelle est jumelée avec une autre chapelle du rugby se situant dans le sanctuaire mariale de Rocamadour, nommée Notre-Dame-de-l'Ovalie. Le curé de rocamadour, licencié au club du village, le père Ronan de Gouvello, inaugure la chapelle le 16 octobre 2011. À l'intérieur y sont exposés des maillots offerts pour la chapelle, avec notamment un maillot du C.A. Brive Corrèze, les maillots des équipes de Hollande et du Canada...[65]

Comme de nombreux sports populaires, le rugby à XV possède une exposition culturelle et médiatique. Il est moins décliné dans la littérature, le cinéma, les jeux vidéo, que des sports tels que le football, le baseball. La culture rugbystique est cependant riche même si elle ne touche pas tous les pays de la planète, ou, pour un pays, toutes les régions (France, Australie…).

Son implantation dans le monde des jeux vidéo est récente, le premier jeu vidéo de rugby à XV à connaître un succès relatif naît avec la première vedette planétaire du rugby à XV Jonah Lomu : Jonah Lomu Rugby. EA Sports a développé depuis plusieurs jeux. Avec l'arrivée d'Internet, le rugby voit le développement des ligues fantasy, très populaires en Amérique du Nord mais encore peu en Europe[66].

Au cinéma, plusieurs films traitent de sujets divers sur fond de rugby (Le Placard, Allez France !…).

La presse sportive européenne relègue généralement le rugby à XV à un plan inférieur (loin derrière le football par exemple), ce qui n'empêche la présence de journaux spécialisés dans le monde (Midi olympique, Rugby World Magazine, etc).

Le rugby à XV est aussi présent en musique. Entre la communication parisienne (le titre « I Will Survive » repris par le Stade français Paris), les hymnes des nations (Swing Low, Sweet Chariot, The Flower of Scotland), les traditionnelles interprétations de Michel Etcheverry, le rugby et la musique font bon ménage. Pierre Perret a une chanson dans son répertoire intitulée Vive le XV !. Par contre, les interprétations des chœurs gallois des années 1970 sont restées fameuses, comme le Vino Griego, l'hymne de la Peña Baiona (hymne des supporters de l'Aviron bayonnais)[67]. Sans parler des chansons interprétées lors des troisièmes mi-temps.

Le rugby à XV se décline aussi en livres et autres bande dessinées, parmi lesquelles on peut citer à titre d'exemple la BD française les Rubipèdes, séries de planches d'une page, avec des personnages truculents, fruits de l'imagination de Michel Iturria et… de la réalité. Les Rugbymen est une série récente de bande dessinée, dessinée par Poupard et scénarisée par Béka, racontant les péripéties du club de rugby de la ville fictive de Paillar, située dans le Sud-ouest de la France. Quelques humoristes ont utilisé également le rugby à XV pour donner naissance à des sketches restés fameux. Le Duo des Non a connu son premier succès avec un sketch sur le rugby et le rugby est au centre de leur village favori. Les Guignols de l'info ont utilisé la gouaille de Bernard Laporte.

L'étude historique du rugby à XV constitue un élément important de la culture du rugby. Elle est réservée trop souvent aux seuls journalistes qui se laissent souvent aller à l'emphase.

Philatélie[modifier | modifier le code]

  • La poste honore le rugby dès 1956, par un timbre de 50 f, lilas et violet, faisant partie d'une série de 4 timbres série sportive. Il porte le n° YT 1074
  • En 1976, il est évoqué sur un timbre de 2,20 f multicolore représentant la région Midi-Pyrénées portant le n° YT 1866
  • En 1982, nouvelle émission intitulée phase de jeu, en fait une touche, timbre de 1,60 f bleu foncé, rouge et olive portant le n° YT 2236
  • En 1999, à l'occasion de la Coupe du monde de rugby 1999, la poste émet un bloc feuillet comportant 10 fois le même timbre de 3 f (0,46 euros). Le timbre qui représente une séance de plaquage présente la particularité d'être le premier timbre ovale. De plus, dans chaque feuillet, un timbre sur 10 présente une variété. n° YT 3280 pour le timbre et BF no 26 pour le feuillet.
  • En 2007, c'est un timbre annonce pour la VIe Coupe du monde de Rugby en France en 2007 d'une valeur de 0,54 euros. Il rend hommage à Roger Couderc : il s'intitule Allez les petits. Il porte le n° YT 4032
  • La même année, pour les mêmes motifs paraît un bloc feuillet de 10 timbres de 0,54 euros, tous différents. On y trouve la mêlée no 4063, puis l'attaque no 4064, l'essai no 4065, la touche (timbre ovale) no 4066, la transformation (timbre ovale) no 4067, la passe no 4068, le raffut no 4069, le haka no 4070, le plaquage no 4071, les supporters no 4072. Le bloc porte le n° YT BF 110.
  • Toujours en 2007, nouvelle innovation par la poste, sur un timbre auto adhésif de 3 euros, par un procédé lenticulaire, on y voit le passage animé du ballon entre les poteaux. n° YT 4080[68]

Traditions et aspects festifs[modifier | modifier le code]

Un vieux dicton anglais affirme : «Le football est un sport de gentlemen pratiqué par des voyous et le rugby et un sport de voyou pratiqué par des gentlemen.»[69]. Le dicton montre l'ironie du fait qu’un jeu physiquement dur et dangereux comme le rugby est joué par des « gentlemen » polis et bien éduqués, respectueux des arbitres, alors que le football, jeu censé être moins dur, est pratiqué dans un climat beaucoup plus violent (sur le terrain, entre joueurs, dans les relations avec les arbitres, comme parmi les supporters).

Malgré quelques difficultés passagères, les rencontres de rugby à XV sont restées un rendez-vous dans la bonne humeur pour ses cohortes de supporters. Le match du Tournoi ou de phase finale de championnat commence bien avant le coup d'envoi par le voyage des supporters qui les amène dans un des six pays participants ou dans la ville hôte de la rencontre. Le déplacement est effectué le plus souvent en groupe et en train, les supporters n'hésitant pas à faire de longs voyages pour assister aux matchs[70] même s'il est retransmis en direct à la télévision[71].

Le match international entre nations commence traditionnellement par les hymnes nationaux qui sont repris en cœur par les supporters de chaque équipe[72], quel que soit le résultat, il se prolonge très tard le soir ou le lendemain dans les pubs ou les bistrots. Contrairement à ce qui se passe dans d'autres sports, les hymnes ne sont presque jamais sifflés. Il y eut cependant des sifflets dans les années 1970 et 1980 lorsque l'on tenta d'imposer God Save the Queen comme hymne gallois et écossais.

Pour les supporters qui n'ont pas la chance d'assister au match dans le stade, c'est aussi l'occasion de se rassembler entre amis à la maison ou dans un pub. Sans que ce soit par chauvinisme ou par excès de nationalisme, de nombreux supporters portent les couleurs de leur équipe, se peignent le visage ou chantent quelques chansons fétiches pour encourager leurs joueurs, par exemple le Swing Low, Sweet Chariot des Anglais[73],[74]. Cette chanson est adoptée par les supporters anglais le à l'occasion d'un match entre l'Angleterre et l'Irlande. Alors que les Anglais perdent 0-3 à la mi-temps, ils prennent l'avantage en deuxième mi-temps en marquant plusieurs essais, les supporters chantent spontanément Swing Low, Sweet Chariot après le troisième essai. C'est devenu depuis le chant d'encouragement des supporters anglais de rugby[75]. De la même manière, les Français interprètent la Marseillaise pour encourager leur équipe, les Bleus[76].

Le phénomène d'hooliganisme, qui se manifeste à l'occasion de certaines compétitions de football, n'existe pas dans le domaine du rugby à XV, au contraire les matchs permettent des rencontres conviviales entre supporters de nationalités différentes ou de clubs différents.

La pratique rituelle de la troisième mi-temps par les supporters, mais aussi et surtout par les joueurs, est une véritable institution du rugby à XV, on dit qu'il n'y a pas de rugby sans troisième mi-temps. Les troisièmes mi-temps réunissent toujours les joueurs des deux équipes, certaines sont restées dans les annales[77]. On ne concevrait pas une rencontre du Tournoi qui ne connaîtrait pas son apothéose dans un grand hôtel puis dans un cabaret[78]. Depuis l’entrée en vigueur du professionnalisme, au milieu des années 1990, les joueurs sont cependant moins enclins à faire de tels écarts[79].

Le Tournoi des Six Nations, les phases finales de championnat, sont attendues chaque année avec intérêt. Comme le dit Marcel Rufo à propos du rugby en général, mais cela s'applique bien au Tournoi des Six Nations ou au Championnat de France : « le rugby nous permet de passer de beaux hivers avant de jouir du printemps et de cueillir le muguet au mois de mai[80] ».

Blessures et traumatismes[modifier | modifier le code]

Benjamin Fall quitte le terrain, en 2011, pour une blessure à la cheville.

Le rugby est réputé pour être un sport violent, notamment depuis sa professionnalisation en 1995, où les profils des joueurs se sont particulièrement alourdis. Ainsi en 2016, des médecins anglais demandent par exemple à leur gouvernement l'interdiction des plaquages dans les écoles de rugby[81].

Traumatismes crâniens (ou commotions cérébrales)[modifier | modifier le code]

Article connexe : Traumatisme crânien.

Les commotions cérébrales sont fréquentes et de nombreux joueurs professionnels ont dû arrêter leur carrière en raison de traumatismes trop nombreux. C'est le cas par exemple de Rory Lamont[82] ou encore de Shontayne Hape[83]. En 2012, l'IRB met en place un « protocole commotion », c'est-à-dire une série de procédures permettant de prévenir tout risque de traumatisme crânien chez les joueurs à la suite d'un choc[84]. Parmi ces procédures, des tests de pré-saison sont mis en place pour établir « un bilan de référence » en cas de commotion lors d'un exercice. De plus, des procédures sont mises en place au cours des match en cas de suspicion de commotion ; le joueur sort alors dix minutes du terrain et le médecin en charge a trois questionnaires à lui faire passer[85] :

  • Le HIA 1 (Head Injury Assessment en anglais) : questionnaire prévoyant des tests de mémoire, d'équilibre et de descriptions de symptômes, ayant pour objectif de confirmer ou non la commotion,
  • Le HIA 2 : se déroule à l'issue du match, avec commotion confirmée ou non,
  • Le HIA 3 : se déroule uniquement en cas de commotion avérée, 48 heures après le match

Enfin, en cas de commotions à répétition, le joueur se doit de consulter un médecin spécialiste en neurologie avant de pouvoir rejouer[86]. Le neurologue Jean-François Charmant déclare à propos des commotions cérébrales qu'il faut « s'inquiéter des commotions à répétition rapprochées dans le temps », plutôt que du « nombre total de commotions »[87].

Blessures fréquentes[modifier | modifier le code]

Un joueur de rugby est pris en charge pour une hémorragie au cours d'un match.

Les ruptures des ligaments, en particulier les ligaments croisés du genou, sont des blessures fréquentes chez les rugbymen, et des sportifs en général. À la différence des commotions cérébrales, les ruptures des ligaments croisés ne surviennent pas nécessairement à la suite d'un contact avec un joueur adversaire, mais peuvent faire suite à une torsion trop importante lors du pivot du genou. Ainsi, une bonne condition physique du joueur en question est importante pour d'éviter cette blessure. Ensuite, un rugbyman va subir une opération et une longue rééducation le temps de la cicatrisation qui va durer entre 6 et 12 mois[88].

Les saignements sont régulier en rugby à cause de la fréquence des chocs[89]. Ainsi, un joueur victime d'une hémorragie ne peut rester sur le terrain et l'équipe est autorisée à effectuer un remplacement temporaire de moins de 15 minutes afin que le joueur puisse se faire recoudre ou panser sa plaie[90].

Critiques de la prise en charge médicale[modifier | modifier le code]

Le joueur écossais Rory Lamont, qui a été contraint de mettre un terme à sa carrière prématurément à la suite de commotions cérébrales à répétition, parle en 2014 des limites du protocole commotion, « un test qu’on passe en début de saison, quand tout va bien. Et si j’ai un K.-O. pendant la saison, je ne serai pas autorisé à rejouer tant que je n’aurai pas atteint à nouveau ce score de base […] Ça incite à réaliser un petit score, et des joueurs le font, je le sais, ils en parlent ! »[82]. Le médecin Alain Sauné, médecin urgentiste en Top 14, Pro D2 et Fédérale 3, et membre de la commission médicale du comité Midi-Pyrénées pour les sélections des moins de seize et dix-sept ans, déclare en 2016 au sujet du professionnalisme des services médicaux intervenants sur les terrains de rugby du Top 14 que « le rugby professionnel est une affaire de professionnels. Mais rien n’est fait par les commissions médicales LNR et FFR, parents pauvres, pour avoir le meilleur professionnalisme au bord du terrain. L’exemple typique concerne la commotion cérébrale[91]. »

Couverture audiovisuelle et aspects économiques[modifier | modifier le code]

Couverture audiovisuelle[modifier | modifier le code]

Le Tournoi bénéficie d'une bonne couverture audiovisuelle, la plupart des matchs sont retransmis en direct ou en léger différé à la télévision et à la radio. Les retransmissions sont suivies par une large audience qui atteint les 41 % de part de marché en France, soit plus de 6 millions de téléspectateurs, dans le cas de matchs phares tels que ceux qui opposent l'Angleterre à la France[92],[93].

La situation est similaire pour les nations britanniques, le nombre de téléspectateurs qui suivent le Tournoi est stable. Il est en moyenne de 5,3 millions de téléspectateurs pour les matchs de l'Angleterre retransmis par la BBC et peut atteindre potentiellement 7,5 millions[94],[95].

Spectateurs cumulés lors de la coupe du monde de rugby[96].
Édition Télévision
(milliards)
Stades
(millions)[97]
1987 0,2 0,6
1991 1,4 1,0
1995 2,3 1,1
1999 3,1 1,7
2003 3,4 1,8
2007 4,2 2,3
2011 3,9 1,5
2015 2,5

La retransmission du Super 14[98] est très bonne, comme celle du Tri-nations.

La coupe du monde de rugby à XV est un des évènements les plus médiatiques, avec d'autres compétitions comme la coupe du monde de football, les Jeux olympiques d’été et le Tour de France.

Les données ci-contre sont un indicateur de la popularité croissante de la compétition depuis 1987 jusqu'à aujourd'hui. Il est possible que la tendance se confirme lors de l'édition 2007 : la demande de billets d'entrée a en effet été très forte dès les premiers jours de mise en vente au public[99],[100].

La finale de l’édition 2003 a été retransmise dans 205 pays. Le nombre cumulé de téléspectateurs progresse d’une édition à l’autre, avec une très forte croissance sur les quatre premières éditions de 300 millions en 1987 à 2,67 milliards en 1995. Le rythme de croissance diminue jusqu'en 2003, qui attire 3,4 milliards de téléspectateurs[101].

L'audience de la coupe du monde de rugby à XV depuis 1995 est certes très élevée mais reste un ordre de grandeur inférieure à celle des Jeux olympiques d'été de 2000 avec 30 milliards de téléspectateurs cumulés et de la coupe du monde de football de 2002 avec 28,8 milliards[102].

Aspects économiques[modifier | modifier le code]

Les droits de télévision, le sponsoring et la vente de billets d'entrée aux matchs du Tournoi sont des sources de revenus importantes pour les fédérations de rugby. Dans le cas extrême de la fédération écossaise, le Tournoi fournit plus de 70 % de son financement et il est important pour cette fédération que les matchs soient disputés à guichets fermés[103],[104]. Un match du Tournoi disputé dans le stade de Twickenham rapporte 4 à 5 millions d'euros à la fédération anglaise (RFU)[105].

Les profits générés par le Tournoi sont partagés entre les fédérations nationales de rugby en plusieurs parts selon différents critères[106] :

  • une part répartie également entre les pays membres ;
  • une part qui est fonction du nombre de clubs de chaque pays ;
  • une part qui est fonction du classement des sélections.

Les droits de retransmission à la télévision française sont détenus par le service public depuis 2002, ils ont été renouvelés pour la période 2006-2009. Le montant total annuel des droits de France Télévisions consacré au rugby est estimé à 12 millions d'euros pour la période 2003-2006[107].

Plusieurs grands groupes industriels sponsorisent le rugby à XV et, en particulier, le Tournoi des Six Nations. Pour ces groupes, le rugby représente l'esprit d'équipe, la convivialité, la puissance… Autant de valeurs auxquelles ils souscrivent et souhaitent être attachés. Les sponsors bénéficient d'une excellente visibilité pendant la retransmission des matchs du Tournoi des Six Nations, la présence d'une marque sur les panneaux publicitaires qui entourent le terrain représente environ 1,6 million d'euros d'équivalent publicitaire[108].

Le public se déplace de loin et en masse. Aussi, les hôtels, les transports, les commerces profitent directement de l'organisation des matchs[109].

Le maillot des All Blacks

La création de la Coupe du monde de rugby à XV, la création du SANZAR et la notoriété acquise par le Tri-nations, la création de la Coupe d'Europe et du Super 14 ont attiré plus de sponsors[110] dans le rugby à XV, ce qui a profité aux meilleurs joueurs qui ont pu avoir de meilleurs contrats.

Les droits de retransmission télévisuelle des championnats nationaux, du Tournoi des Six Nations, du Tri-nations, de la Coupe d'Europe et la visualisation de marques sur les panneaux publicitaires dans les stades représentent des sources de revenu importantes pour l'IRB et chaque fédération nationale, s'ajoutent aussi la vente de maillots des équipes nationales, le maillot des All Blacks est l'un des maillots de sport les plus connus au monde.

Plusieurs grands groupes industriels sponsorisent le rugby à XV. Pour ces groupes, le rugby représente l'esprit d'équipe, la convivialité, la solidarité, la puissance. Autant de valeurs auxquels ils souscrivent et souhaitent être associés. Les sponsors bénéficient d'une excellente visibilité pendant la retransmission des matchs.

Dérivés sportifs du rugby à XV[modifier | modifier le code]

La guerre des codes[modifier | modifier le code]

Action de football australien ; comme tous les autres « football » à l'exception du football association, cette version autorise l'usage des mains et les placages.

Les collèges britanniques du XIXe siècle pratiquent chacun un jeu de ballon dérivé de la soule. Chaque collège a ses propres règles et le jeu au pied et à la main est fréquent. Mais avec l'apparition du chemin de fer, les collèges cessent d'être isolés et des rencontres sportives deviennent possibles. Il faut bien dès lors se mettre d'accord sur les règles à adopter. On voit ainsi dans les premières rencontres les matchs se dérouler selon la règle du collège qui reçoit. Mais très vite se fait sentir le besoin d'avoir des règles plus uniformes. S'ensuivent des querelles entre les partisans d'un jeu favorisant le pied (dribbling) et ceux qui veulent limiter ce jeu jugé trop violent (il faut se rendre compte que le jeu de l'époque diffère de celui pratiqué aujourd'hui).

La Football Association, fédération anglaise de football fondée à Londres en 1863, prend à son compte le terme générique de football. Elle comprend, il est vrai, en son sein des clubs suivant des règles très différentes ; Blackheath RC, notamment, milite pour l'usage des mains et l'autorisation du placage. L'unification des règles menée par la FA, qui marque la période allant de 1863 à 1870 place Blackheath dans une position isolée. Le club londonien quitte alors la FA et part créer en 1871 la Rugby Football Union[111]. Le nom de cette fédération est clair : fédération du football selon les règles dites de rugby. Ainsi, dès 1871, deux formes de football sont codifiées et disposent d’instances dirigeantes. Ces deux sports essaiment dans le monde entier et donnent naissance à des variantes américaine, australienne, gaélique ou canadienne. Débute alors un débat sur les noms à donner à ces différents sports. Cette année 1871 voit aussi l'Écosse et l'Angleterre s'affronter à Édimbourg, dans la première rencontre internationale officielle.

Progressivement, la RFU va adopter différentes règles pour améliorer le jeu, comme la suppression de certains coups dangereux, l'autorisation de la passe à la main en 1875, la diminution du nombre de joueurs de vingt à quinze en 1877.

Peu à peu, le rugby jusque-là réservé aux élites, gagne toutes les couches sociales. Dans les années 1880 se pose la question du professionnalisme, adopté en 1885 par le football, qui créera une scission au sein du rugby. Dès 1891, soit un an après la création de l'International Board, instance chargée de la gestion du jeu et de ses règles, les clubs du Nord réclament une aide pour rembourser aux ouvriers le temps de travail perdu à cause des matchs disputés le samedi, jour ouvré. Mais la RFU refuse. Après plusieurs tentatives, la Northern Rugby Football Union, d'abord copie professionnelle de la RFU, est créée le 27 août 1895.

Descendants directs du rugby à XV[modifier | modifier le code]

  • 1882 : le football canadien se joue à 12 joueurs ;
  • 1882 : le football américain se joue à 11 joueurs ;
  • 1897 : le football australien se joue à 18 joueurs ;
  • 1895-1906 :
    1. mi-1895 : scission au sein de la RFU avec la création de la Northern RFU : 15 joueurs et règles de la RFU mais dédommagement de ses joueurs pour seulement la perte de leur salaire en usine et frais ;
    2. mi-1906 : le Rugby à XIII : la Northern RFU recodifie son jeu en formant des équipes de 13 joueurs et en adoptant des règles spécifiques, joué par les « treizistes » et dénommé – depuis 1922 – « Rugby Football League » ou « rugby league » dans les pays anglophones.

Autres variantes actuelles, descendants du rugby football[modifier | modifier le code]

  • Il existe des jeux de balle en Grèce : pheninde, épiscyre et aporrhaxis (cf le passage de l'Odyssée où Ulysse espionne Nausicaa).
  • L'haspartum est pratiqué par les légionnaires romains
  • Moyen Âge Durant l'époque médiévale on trouve trace du jeu de la soule dans l'ouest de la France et de la barette dans le sud
  • Dans les îles britanniques on pratique divers jeux comme :
  • le hurling (« over the country » et « to goales ») en Cornouailles et en Irlande
  • le camp ball d'East Anglia
  • le knappam au Pays de Galles
  • le ba'game de la Border[112]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes
  1. L'usage veut qu'en typographie française, les chiffres romains soient réservés aux nombres ordinaux (utilisés dans les énumérations). Le terme « rugby à XV » est donc inutile et devrait plutôt s'écrire « rugby à 15 ». Cet usage des chiffres romains en France remonte aux années 1950, probablement sous l'influence des règles typographiques anglo-saxonnes qui autorisent cet usage[réf. souhaitée]. Auparavant, les éditeurs des journaux et revues français employaient les formes correctes (quinze ou 15). Quoi qu'il en soit, l'usage des chiffres romains dans le rugby s'est désormais imposé et peut être considéré comme une néo-règle. Toutefois, il est totalement incorrect d'écrire « les XV joueurs », comme on le voit parfois, même s'ils appartiennent au « XV de France ».
  2. Pour les joueurs britanniques et irlandais, les sélections obtenues avec les Lions britanniques ne sont pas prises en compte.
Références
  1. a et b (en) « Player numbers », sur www.worldrugby.org, World Rugby,‎ 2014 (consulté le 16 mai 2016).
  2. Sébastien Darbon, « Les origines : histoires vraies et contes de fées », GEO Magazine, n° 343, septembre 2007, pages 66 et 76.
  3. a et b Voir aussi Rugby School
  4. (en) Terence Copley, Black Tom : Arnold of Rugby. The Myth and the Man, Continuum, , 320 p.
  5. (en) The origins of rugby sur angelfire.com.
  6. (en) petite histoire du rugby, sur rfu.com
  7. a et b Daniel Herrero (dessins de Roger Blachon), Dictionnaire amoureux du rugby, Paris, Plon, coll. « Dictionnaire amoureux », [éd. revue, corrigée et augmentée] (réimpr. 2014) (1re éd. 2003), 576 p., 20 cm (ISBN 978-2-259-20651-8, OCLC 470688099, notice BnF no FRBNF41099033, présentation en ligne), p. 313-314 (lire en ligne, consulté le 12 septembre 2015)
  8. a et b (en) première rencontre internationale de rugby, sur rugbyfootballhistory.com
  9. (en) Chronologie du rugby, sur rfu.com
  10. (en) De Raeburn Place à Murrayfield, sur scottishrugby.org
  11. (en) Angleterre - Écosse 8-3, sur rugbydata.com
  12. (en) Angleterre - Écosse à Hamilton Crescent à Glasgow, sur rugbydata.com
  13. (en) Angleterre-Irlande en rugby à XV, sur rugbydata.com
  14. (fr) «Le Tournoi international», sur rfu.com
  15. (en) Six nations history, sur bbc.co.uk
  16. (en) Sports history, sur hickoksports.com
  17. (en) Rugby history 1886, sur rfu.com
  18. Davies (2006).
  19. (en) Histoire du rugby en Nouvelle-Zélande, sur activenewzealand.com
  20. Gifford (2004), p. 27.
  21. (en) Tournées New South Wales en 1884, sur stats.allblacks.com
  22. (en) 1888 - Australia & New Zealand, sur lions-tour.com
  23. (en) Rugby Chronology-1888, sur rfu.com
  24. Malin (2002).
  25. (en) Origine du nom All Blacks, sur le site du Rugby Museum of New Zealand. Voir également plus bas.
  26. (en) Origine du nom All Blacks, sur le site du New Zealand Rugby Museum.
  27. (en) Tournée des Originals en 1905-1906, sur stats.allblacks.com
  28. (en) France - Nouvelle-Zélande de janvier 1906, sur irb.com
  29. 1er janvier 1906 : « Pouvons-nous compter sur vous ? », sur rugby-nomades.qc.ca
  30. Amand, Henri Ier de France, sur rugby-nomades.qc.ca
  31. H.Garcia (2005), p. 8.
  32. Joe Anduran : international contre un… Corot, sur rugby-nomades.qc.ca
  33. 1906-1920: Des premiers pas avec de lourdes valises, sur lnr.fr
  34. 2 janvier 1911 : la naissance d’une Nation, sur rugby-nomades.qc.ca
  35. Escot et Rivière (1997), p. 48.
  36. (en) All Blacks - Springboks en 1921, sur stats.allblacks.com
  37. UFRA
  38. Moles (1998).
  39. (en) Tarik's SANZAR guide.
  40. CM 1995: cérémonie d'ouverture et Afrique du Sud-Australie Vidéo des archives de l'INA
  41. European rugby Cup : Histoire.
  42. (fr) « Les questions de la Coupe du Monde: pourquoi le ballon est-il ovale ? », sur L'Equipe.fr (consulté le 31 mars 2016)
  43. (en) Guide des postes de rugby à XV, sur news.bbc.co.uk
  44. a, b, c, d et e (en) numéro des maillots Player Numbering/Lettering sur le site rugbyfootballhistory.com, consulté le 12 août 2008
  45. (en) What are the most popular sports in New Zealand ?, sur newzealandnow.info.
  46. (en) International Rugby Player's Awards 2006, sur prarugby.com.
  47. (fr) Le rugby sud-africain : le « sport de l'homme blanc » ambassadeur d'une nation multiraciale ?, sur politique-africaine.com
  48. (en) rapport de Sweeney Sports de 2006, sur sweeneyresearch.com.au
  49. « VIDEO. Au cœur du rugby à 7 africain avec l'excellent reportage d'Intérieur Sport « Out of Africa » », sur Le Rugbynistère (consulté le 11 janvier 2016)
  50. (en) classement des équipes nationales de l'IRB, sur le site de l'IRB
  51. (en) présentation de l'IRB, sur le site de l'IRB
  52. (en) Fixtures & Results — RWC Finals sur le site de l'IRB
  53. avec assistance de Pays de Galles, Écosse, Irlande et France
  54. avec assistance de Écosse, Angleterre, Irlande et France
  55. avec 4 matchs à Cardiff et Édimbourg
  56. (en) « SANZAR invites Argentina to join the Tri Nations from 2012 », sur www.allblacks.com (consulté le 14 novembre 2009)
  57. « Currie Cup, ITM Cup, Super Rugby ou Rugby Championship », sur www.superrugbynews.fr (consulté le 29 février 2016)
  58. (en) Biographie, sur sporting-heroes.net
  59. (en) « Player records - Matches », sur stats.espnscrum.com, ESPN (consulté le 8 octobre 2012)
  60. (en) « Player records - capitanat », sur stats.espnscrum.com, ESPN (consulté le 15 juin 2014)
  61. (en) « Player records - Points », sur stats.espnscrum.com, ESPN (consulté le 18 mai 2014)
  62. (en) « Player records - tries », sur stats.espnscrum.com, ESPN (consulté le 4 août 2012)
  63. « Nigel Owens va battre le record de test matches arbitres en juin », sur lequipe.fr, L'Équipe (consulté le 30 mars 2016)
  64. (fr) Notre Dame du rugby, priez pour nous !, sur inxl6.org, consulté le 13 août 2008
  65. « Notre Dame de l'Ovalie à Rocamadour », sur L'actualité de l'Église dans le Lot (consulté le 28 mars 2016)
  66. Wulfran Duvauchelle, « Les « Fantasy League », ce marché périphérique du sport aux enjeux colossaux », sur Le Figaro,‎ (consulté le 7 mai 2015)
  67. (fr) Vidéo de l'avant-match Aviron bayonnais - Stade toulousain le 14/10/2006, sur youtube.com, consulté le 16 août 2008
  68. Catalogue Yvert et Tellier, Tome 1
  69. Football is a gentleman's game played by ruffians, and rugby is a ruffian's game played by gentlemen. [1]
  70. (fr) «Déplacement de supporters pour Angleterre-France de 1977», Vidéo des archives de ina.fr
  71. Sansot 2002, p. 94.
  72. (en) Ireland's Call, Land of my fathers et Flower of Scotland sur YouTube
  73. (en) Grand Slam: How did you celebrate?, sur bbc.co.uk
  74. (en) Swing Low, Sweet Chariot, sur anthem4england.co.uk
  75. (en) Swing Low, Sweet Chariot Angleterre-All Blacks 2006, sur youtube.com
  76. (fr) «La Marseillaise, France Nouvelle-Zélande 2006», sur youtube.com
  77. (fr) « Plus belle « bringue » avec le XV de France, selon Philippe Sella », sur sport.france2.fr
  78. Sansot 2002, p. 164.
  79. (fr) «La sociabilité rugby : entre résistances et évolutions, par l'Association Française de Sociologie», sur afsrt31.u-paris10.fr
  80. Sansot 2002, p. 21.
  81. (fr) « Plaquage interdit dans les écoles de rugby », sur Le Républicain Marmande et Langon (consulté le 28 mars 2016).
  82. a et b « R. Lamont tire la sonnette d'alarme sur les commotions cérébrales », sur Rugbyrama,‎ (consulté le 28 mars 2016).
  83. « Shontayne Hape (ex-Montpellier) lâche une bombe au sujet des commotions cérébrales », sur Rugbyrama,‎ (consulté le 28 mars 2016).
  84. « Un protocole commotion », sur lequipe.fr (consulté le 28 mars 2016).
  85. « Top 14 - Le protocole commotion adopté mais pas tout à fait adoubé », sur Rugbyrama,‎ (consulté le 28 mars 2016).
  86. « Top 14 - Tout ce qu'il faut savoir sur les commotions cérébrales », sur Rugbyrama,‎ (consulté le 28 mars 2016).
  87. « Tournoi des 6 Nations - Irlande: Jonathan Sexton, patrimoine en danger », sur Rugbyrama,‎ (consulté le 28 mars 2016).
  88. (fr) « Qu'est-ce que la rupture des ligaments croisés ? Et que faut-il faire ? », sur Sciences et avenir (consulté le 28 mars 2016).
  89. (fr) « Le musée des horreurs et des blessures trash en rugby », sur l'équipe.fr (consulté le 12 avril 2016).
  90. (fr) « Règle n° 3 – Nombre de joueurs », sur arbitrage-rugby.com (consulté le 28 mars 2016).
  91. « SOS médecin | Côté ouvert », sur coteouvert.blogs.lequipe.fr (consulté le 28 mars 2016)
  92. (fr) « Audience TV pour le Tournoi 2005 », sur sport.fr
  93. (fr) Le rugby attire de plus en plus téléspectateurs et sponsors, lemonde.fr en ligne de http://www.lemonde.fr du 14 février 2007
  94. (en) BBC Charter Review: The broacasting of sports, sur publications.parliament.uk
  95. (en) The wheels come off the sweet chariot , sur news.independent.co.uk
  96. http://www.stuff.co.nz/sport/rugby/news/277996/Four-billion-tuned-into-World-Cup
  97. http://www.self.gutenberg.org/article/whebn0000025406/rugby%20world%20cup
  98. (en) Super 14 to be broadcast in 41 countries, sur globalsuper14.com
  99. (fr) Vous aussi, participez à la fête !, sur le site officiel de la compétition
  100. (fr) Ruée sur les billets de la Coupe du Monde 2007, article du 12 novembre 2006 sur http://www.sportstrategies.com
  101. (en) Rugby World Cup History sur http://www.rugbyfootballhistory.com
  102. (en) Economic Impact of the Rugby World Cup 2003 on the Australian Economy — Post Analysis, p. 2-4 (téléspectateurs comparés aux autres compétitions), 4-6 (ventes), 4-7 (valeur ajoutée), 4-8 (emplois), 4-11 (visiteurs), sur le site du ministère australien de l'industrie
  103. (en) Murrayfield debt, sur edinburghnews.scotsman.com
  104. (en) The Economic Impact of Major Sporting Events (the economic impact to Scotland and Edinburgh of the Six Nations Rugby Tournament), sur scottishexecutive.gov.uk
  105. « Profit généré par un match à Twickenham », La Tribune.
  106. (en) How rugby's finances stack up, sur sport.guardian.co.uk
  107. (fr) «Droits télévisés 2003-2006», sur strategies.fr
  108. « L'effet choc des panneaux », sur le site du quotidien La Tribune.
  109. (en) Proposition pour Italie-Galles, sur wrutravel.co.uk
  110. (en) Sasol invests R120 million in SA rugby, sur sasol.com
  111. (en) The origins of rugby - angelfire.com
  112. http://pedagogie.ac-toulouse.fr/histgeo/monog/rugby/histrugb.htm#ancetres

Annexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]