École supérieure des beaux-arts de Toulouse

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir École des beaux-arts.
Institut supérieur des arts de Toulouse
Facade-BA-4269.jpg

Institut supérieur des arts de Toulouse

Présentation
Type
Bâtiment scolaire (d), institution de formation (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Construction
Reconstruction
Propriétaire
Commune
Statut patrimonial
Site web
[www.isdat.fr www.isdat.fr]
Localisation
Pays
Région
Département
Commune
Adresse
5 quai de la DauradeVoir et modifier les données sur Wikidata
Coordonnées
Ancienne entrée de l’école supérieure des beaux-arts de Toulouse
Entrée principale de l'institut supérieur des arts de Toulouse (département beaux-arts)

Successeur de l'Académie royale de peinture, sculpture et architecture de Toulouse, l’École des beaux-arts de Toulouse est l’un des deux établissements artistiques en Occitanie à relever de la tutelle pédagogique du Ministère de la Culture. Dans le cadre de la réforme des écoles d’art françaises[1], l'école est devenue en 2011 un Établissement Public de Coopération Culturelle, l'institut supérieur des arts de Toulouse, et a incorporé le Centre d'études supérieures de musique et de danse de Toulouse, devenu le département spectacle vivant de l'isdaT.

L'institut supérieur des arts de Toulouse — département beaux-arts assure une formation pratique, théorique et technique de créateurs plasticiens dans les domaines de l’art, du design et du design graphique, ainsi que de la musique et de la danse.

Histoire[modifier | modifier le code]

Une école de dessin et de peinture existe dès 1680. En 1746, la Société des beaux-arts est créée par les peintres Antoine Rivalz, Guillaume Cammas et l'avocat Bernard Dupuy du Grez, auteur par ailleurs d'un Traité sur la Peinture (1797) et fondateur d'une première école publique et gratuite[2]. Elle est financée par la municipalité qui l'héberge au Capitole, au Logis de l'Écu. Puis elle s'installe dans l'actuelle rue Lafayette.

Par un acte royal de 1750 Louis XV fonde l'Académie royale de peinture, sculpture et architecture de Toulouse[3],[4]. C'est la première des académies provinciales dans ce domaine et la seule, avec celle de Paris, à porter le nom d’Académie royale de peinture. Dominique Ingres figure parmi les élèves de l'Académie royale, de 1791 à 1796. Comme toutes les académies françaises l'Académie royale de peinture, sculpture et architecture de Toulouse est dissoute en 1793 mais ses professeurs continuent d'enseigner bénévolement durant la Révolution.

En 1804, l'école s'installe dans une partie de l'ancien couvent des Augustins (aujourd'hui le musée des Augustins) qui donne sur la rue qui prendra le nom de rue des Arts. Après l'introduction d'un cours de géométrie et de mécanique par l'architecte Urbain Vitry, elle est nommée en 1827 École des beaux-arts et des sciences industrielles. Un de ses directeurs les plus connus est le général d'Empire, peintre et introducteur de la lithographie en France, Louis-François Lejeune, nommé en 1837 (et qui sera maire de Toulouse en 1841). En 1883, elle passe sous la tutelle du ministère de l'Instruction publique et des Beaux-Arts et devient l'École nationale et spéciale des Beaux-Arts.

En 1892, la partie du couvent des Augustins où elle se trouve est détruite par le percement de la rue de Metz[5]. L'école trouve ses locaux définitifs, quai de la Daurade, près de la basilique de la Daurade, dans la Manufacture des Tabacs, ancienne usine de Boyer-Fonfrède[6]. En 1895, elle reçoit la façade monumentale, ornée des statues allégoriques de la Peinture, la Sculpture, la Gravure et l'Architecture, du nouveau Palais des Arts et des Sciences industrielles de l'architecte Pierre Esquié. L'architecture sera séparée de l'école des beaux-arts, pour s'installer dans de nouveaux bâtiments au quartier du Mirail, en 1969. De 1968 à 1987, l'école a abrité le Scriptorium de Toulouse, atelier d'enseignement des arts graphiques, dirigé par les professeurs André Vernette et Bernard Arin, à l'origine pour une grande part du renouveau de la calligraphie et de la création typographique en France.

Anciens élèves[modifier | modifier le code]

Professeurs[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Marjorie Guillin, L’enseignement de l’architecture à l’Académie royale de peinture, sculpture et architecture de Toulouse, Les cahiers de Framespa, 2010, no 5 (lire en ligne)

Liens externes[modifier | modifier le code]