Cugnaux

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Cugnaux
L'église Saint-Laurent.
L'église Saint-Laurent.
Blason de Cugnaux
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées
Département Haute-Garonne
Arrondissement Toulouse
Canton Tournefeuille
Intercommunalité Toulouse Métropole
Maire
Mandat
Alain Chaléon
2014-2020
Code postal 31270
Code commune 31157
Démographie
Gentilé Cugnalais, Cugnalaises
Population
municipale
16 638 hab. (2013)
Densité 1 279 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 32′ 19″ Nord 1° 20′ 40″ Est / 43.538611111111, 1.3444444444444
Altitude Min. 150 m – Max. 170 m
Superficie 13,01 km2
Localisation

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Liens
Site web Site officiel

Cugnaux (en occitan Cunhaus) est une commune française située dans le département de la Haute-Garonne, en région Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées.

Ses habitants sont appelés les Cugnalais.

Géographie[modifier | modifier le code]

Commune de l'aire urbaine de Toulouse située dans son pôle urbain sur le canal de Saint-Martory et l'Ousseau dans l'agglomération Sud-Ouest de Toulouse.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Cugnaux
Tournefeuille Toulouse
Plaisance-du-Touch Cugnaux Portet-sur-Garonne
Villeneuve-Tolosane

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La commune est établie sur la deuxière terrasse de la Garonne sur une superficie de 1301 hectares. Son altitude varie entre 150 et 170 mètres.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est arrosée par l'Ousseau (affluent du Touch), le Roussimort (affluent Ruisseau de la Saudrune) ainsi que par le canal de Saint-Martory.

Transports[modifier | modifier le code]

Plusieurs lignes de bus Tisséo relient la commune au métro toulousain :

Toponymie[modifier | modifier le code]

En occitan, Cugnaux se dit Cunhaus (le "nh" occitan se prononce comme le "gn" français). Ainsi, le nom de Cugnaux viendrait du mot « cunh » qui signifie en gascon « coin », l'instrument à fendre le bois.

Cette origine étymologique atteste de la caractéristique forestière du paysage cugnalais et du souci de défrichage des forêts durant le Moyen Âge ; ce défrichage qui permettait l'installation et la multiplication de nouveaux villages, de villes nouvelles, de villes... neuves.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le « litige paroissial » entre Cugnaux et Villeneuve[modifier | modifier le code]

Cugnaux possédait depuis 1239 une église paroissiale couvrant les territoires actuels de Cugnaux et Villeneuve-Tolosane, 2 communes qui n'en faisaient donc qu'une en ce qui concerne le domaine religieux. Cette ancienne église était située dans le cimetière lui aussi commun aux frontières des communes qui s'en disputaient donc la possession bien que les documents officiels aient toujours mentionné « paroisse Saint-Laurent de Cugnaux ».

Le litige fut vivace jusque dans la nuit du 4 au où un incendie (criminel ?) ravagea l'église. Depuis, dans le cimetière toujours commun, fut construite la chapelle Notre-Dame des Champs, de 1869 à 1876, à l'initiative de Paul de Boyer Montégut, propriétaire du château de Maurens et maire de Cugnaux.

Cette chapelle est dédiée à la Vierge car la tradition locale lui donne pour origine la découverte miraculeuse par un paysan d'une statue à cet endroit même. La statue est postée depuis sur un piédestal en arrière du tabernacle dans la chapelle.

L'église Saint-Laurent de Cugnaux[modifier | modifier le code]

Après l'incendie de la première église en 1824, à Cugnaux, une délibération décida l'acquisition d'un verger situé au carrefour des routes de Toulouse et de Plaisance-du-Touch. C'est au mois de novembre 1824 que l'ingénieur toulousain Julien Rivet dépose plan et devis de la nouvelle église dont on prévoit le coût à 44 200 francs. Les travaux débutent en mars 1825 soit un an après l'incendie de l'ancienne église.

Pour la construire, la commune emprunte 6 000 francs remboursés par un impôt exceptionnel et l'État subventionne à hauteur de 1 000 francs. Pour arriver au compte il fallait rajouter la vente de biens communaux et une souscription auprès des paroissiens.

Comme l'ancienne, la nouvelle église est dédiée à Saint Laurent et livrée au culte en 1827. Devenue trop petite face à la croissance déjà importante de la population à Cugnaux, l'église est agrandie dès 1853.

À la fin du XIXe siècle, 2 salles de service sont rajoutées et ce n'est qu'en 1936 que la façade sera achevée par l'architecte toulousain Jean Louis Gilet.

Les briques roses que nous connaissons sont restées couvertes de crépis blanc jusqu'en 1975.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Cugnaux

Son blasonnement est : Coupé : au premier d'argent aux dix vergettes de sable brochantées d'un rameau d'olivier de sinople, au second d'azur à trois coins d'or.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Commune faisant partie de la septième circonscription de la Haute-Garonne de Toulouse Métropole et du canton de Tournefeuille.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1977 1983 Jean-Paul Faivre   avocat
1983 1989 Christian Blanc PS médecin
1989 2001 Michel Aujoulat RPR chef d'entreprise
2001 2014 Philippe Guérin PRG conseiller en entreprise, Conseiller régional
2014 en cours Alain Chaléon UDI-MoDem Médecin

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Dans son palmarès 2015, le Conseil national de villes et villages fleuris de France a attribué une fleur à la commune au Concours des villes et villages fleuris[1].

Finances locales[modifier | modifier le code]

Cette sous-section présente la situation des finances communales de Cugnaux[Note 1].

Pour l'exercice 2013, le compte administratif du budget municipal de Cugnaux s'établit à 29 782 000 € en dépenses et 31 118 000 € en recettes[A2 1] :

En 2013, la section de fonctionnement[Note 2] se répartit en 20 776 000 € de charges (1 295 € par habitant) pour 19 820 000 € de produits (1 236 € par habitant), soit un solde de -956 000 € (-60 € par habitant)[A2 1],[A2 2] :

  • le principal pôle de dépenses de fonctionnement est celui des charges de personnels[Note 3] pour un montant de 12 081 000 € (58 %), soit 753 € par habitant, ratio supérieur de 18 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (636 € par habitant). En partant de 2009 et jusqu'à 2013, ce ratio augmente de façon continue de 617 € à 753 € par habitant ;
  • la plus grande part des recettes est constituée des impôts locaux[Note 4] pour une valeur de 7 004 000 € (35 %), soit 437 € par habitant, ratio inférieur de 14 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (511 € par habitant). Sur la période 2009 - 2013, ce ratio augmente de façon continue de 381 € à 437 € par habitant.

Les taux des taxes ci-dessous sont votés par la municipalité de Cugnaux[A2 3]. Ils ont varié de la façon suivante par rapport à 2012[A2 3] :

La section investissement[Note 5] se répartit en emplois et ressources. Pour 2013, les emplois comprennent par ordre d'importance[A2 4] :

  • des dépenses d'équipement[Note 6] pour une valeur totale de 7 899 000 € (88 %), soit 492 € par habitant, ratio supérieur de 27 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (387 € par habitant). Sur la période 2009 - 2013, ce ratio fluctue et présente un minimum de 177 € par habitant en 2010 et un maximum de 492 € par habitant en 2013 ;
  • des remboursements d'emprunts[Note 7] pour une valeur totale de 808 000 € (9 %), soit 50 € par habitant, ratio inférieur de 41 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (85 € par habitant).

Les ressources en investissement de Cugnaux se répartissent principalement en[A2 4] :

  • nouvelles dettes pour une valeur de 7 800 000 € (69 %), soit 486 € par habitant, ratio supérieur de 412 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (95 € par habitant). En partant de 2009 et jusqu'à 2013, ce ratio fluctue et présente un minimum de 62 € par habitant en 2011 et un maximum de 486 € par habitant en 2013 ;
  • subventions reçues pour une valeur de 489 000 € (4 %), soit 30 € par habitant, ratio inférieur de 57 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (70 € par habitant).

L'endettement de Cugnaux au peut s'évaluer à partir de trois critères : l'encours de la dette[Note 8], l'annuité de la dette[Note 9] et sa capacité de désendettement[Note 10] :

  • l'encours de la dette pour une valeur de 17 917 000 €, soit 1 117 € par habitant, ratio supérieur de 16 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (964 € par habitant). Sur les 5 dernières années, ce ratio fluctue et présente un minimum de 630 € par habitant en 2011 et un maximum de 1 117 € par habitant en 2013[A2 5] ;
  • l'annuité de la dette pour 1 197 000 €, soit 75 € par habitant, ratio inférieur de 36 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (118 € par habitant). Sur la période 2009 - 2013, ce ratio diminue de façon continue de 110 € à 75 € par habitant[A2 5] ;
  • la capacité d'autofinancement (CAF) pour un montant de -521 000 €, négligeable compte tenu du nombre d’habitants de la commune et inférieur de 118 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (180 € par habitant). Sur les 5 dernières années, ce ratio fluctue et présente un minimum de -32 € par habitant en 2013 et un maximum de 121 € par habitant en 2010[A2 6]. La capacité de désendettement est très élevé, de plus de 50 années en 2013. Sur une période de 14 années, ce ratio présente un minimum d'environ 4 années en 2008 et un maximum en 2013.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2013, la commune comptait 16 638 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 11],[Note 12].
           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
633 690 779 902 882 919 854 916 918
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
907 945 964 964 982 1 016 1 062 1 016 966
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 012 1 021 882 904 1 026 1 097 2 033 1 576 3 040
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
2 989 5 228 9 516 9 461 11 311 12 997 16 019 15 922 16 049
2013 - - - - - - - -
16 638 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Vie locale[modifier | modifier le code]

Église du père Joseph.

Insolite[modifier | modifier le code]

En 2007[4], le maire de Cugnaux, Philippe Guérin, a pris un arrêté « interdisant à toute personne ne disposant pas de caveau (...) de décéder sur le territoire de la commune », et menaçant les contrevenants de sévère sanction.

Un arrêté similaire a été pris à Sarpourenx, dans les Pyrénées-Atlantiques.

Enseignement[modifier | modifier le code]

Cugnaux fait partie de l'académie de Toulouse.

L'éducation est assurée sur la commune par quatre écoles maternelles (Jean-Jaurès ; Christian-Blanc ; Léon-Blum ; Eugène-Montel), quatre écoles élémentaires (Jean-Jaurès ; Christian-Blanc ; Léon-Blum ; Eugène-Montel), un collège (Montesquieu) et un lycée d'enseignement général et technologique (Henri-Matisse) proposant également quelques BTS.

Culture et festivité[modifier | modifier le code]

Activités sportives[modifier | modifier le code]

Écologie et recyclage[modifier | modifier le code]

La collecte et le traitement des déchets des ménages et des déchets assimilés ainsi que la protection et la mise en valeur de l'environnement se font dans le cadre de la métropole de Toulouse Métropole[5].

Sur la commune de Cugnaux, une décharge non autorisée de pneus usagés a été établie par la société Press'Pneu, mise en liquidation judiciaire en 2002, abandonnant sur le site 8 000 à 10 000 tonnes de pneus usagés[6]. Une partie du dépôt a été évacuée en 2004, les opérations étant financées par l'ADEME, en 2005, il restait encore sur site 4 000 tonnes de pneus auxquels s'ajoutent une quantité indéterminée utilisée en remblaiement, l'administration étant en contentieux avec les producteurs, les Sociétés Norauto, Feu Vert et Euromaster.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Cette sous-section Finances locales est issue d'une synthèse des données du site alize2.finances.gouv.fr du ministère de l'Économie et des Finances. Elle est présentée de façon standardisée pour toutes les communes et ne concerne que le périmètre municipal. Pour constituer cette partie, l'outil Finances locales version 1.2.1 : Yin Yang Kappa Logo de l'outil Finances localesLettre grecque Kappa en majuscule et minuscule a effectué la synthèse des 98 pages du site alize2.finances.gouv.fr concernant Cugnaux. Finances locales est un logiciel libre distribué en copyleft sous licence GNU GPL version 3.
  2. La « section de fonctionnement » est constituée des dépenses courantes et récurrentes nécessaires au bon fonctionnement des services municipaux et à la mise en œuvre des actions décidées par les élus, mais sans influence sur la consistance du patrimoine de la commune.
  3. Les « charges de personnel » regroupent les frais de rémunération des employés par la commune.
  4. Les « impôts locaux » désignent les impôts prélevés par les collectivités territoriales comme les communes pour alimenter leur budget. Ils regroupent les impôts fonciers, la taxe d'habitation ou encore, pour les entreprises, les cotisations foncières ou sur la valeur ajoutée.
  5. La section « investissement » concerne essentiellement les opérations visant à acquérir des équipements d’envergure et aussi au remboursement du capital de la dette.
  6. Les « dépenses d’équipement » servent à financer des projets d’envergure ayant pour objet d’augmenter la valeur du patrimoine de la commune et d’améliorer la qualité des équipements municipaux, voire d’en créer de nouveaux.
  7. Les « remboursements d'emprunts » représentent les sommes affectées par la commune au remboursement du capital de la dette.
  8. L'« encours de la dette » représente la somme que la commune doit aux banques au de l'année considérée
  9. L'« annuité de la dette » équivaut à la somme des intérêts d'emprunts de la commune et du montant de remboursement du capital au cours de l'année
  10. La « capacité de désendettement » est basée sur le ratio suivant défini par la formule : ratio = encours de la dette/capacité d'autofinancement. Ce ratio montre, à un instant donné, le nombre d'années qui seraient nécessaires au remboursement des dettes en considérant les ressources de Cugnaux.
  11. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  12. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Base de données du ministère du Budget, relative aux comptes des communes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]