Labruguière

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Labruguière
Labruguière
Photo aérienne prise par Arthur Batut en 1889 à l'aide d'un cerf-volant.
Blason de Labruguière
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Tarn
Arrondissement Castres
Intercommunalité Communauté d'agglomération de Castres - Mazamet
Maire
Mandat
David Cucullières
2020-2026
Code postal 81290
Code commune 81120
Démographie
Gentilé Labruguiérois(e)
Population
municipale
6 502 hab. (2018 en augmentation de 0,93 % par rapport à 2013)
Densité 107 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 32′ 24″ nord, 2° 15′ 49″ est
Altitude 180 m
Min. 174 m
Max. 1 027 m
Superficie 60,73 km2
Type Commune rurale
Unité urbaine Labruguière
(ville isolée)
Aire d'attraction Castres
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de la Montagne noire
(bureau centralisateur)
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Labruguière
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Liens
Site web Site officiel

Labruguière est une commune française située dans le département du Tarn en région Occitanie.

Ses habitants sont appelés les Labruguiérois(es)[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Labruguière est une commune située sur le Thoré, à 75 km à l'est de Toulouse et 7 km au sud de Castres, sous-préfecture du département. Elle est limitrophe du département de l'Aude.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Carte de la commune de Labruguière et de ses proches communes.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La ville de Labruguière se situe au pied du versant septentrional de la montagne Noire, dernier relief sud du Massif central. Le vieux noyau villageois est construit sur la rive gauche du Thoré à proximité d'un gué. La rivière constitue la frontière entre le plateau calcaire du causse (altitude maximum à l'est de 277 m) et les terrains primaires de la montagne Noire. Cette dernière est un massif ancien rehaussé lors de l'orogenèse pyrénéenne qui en a fait un gradin de failles. L'altitude est relativement importante (regard de plus de 800 m) par rapport au versant sud qui se présente en pente inclinée.

Cette situation a permis au village de se développer depuis le Xe siècle, date de la première mention dans les archives (985, sous le nom de Bruguiera. Le site de la ville présente de nombreux avantages : le méandre du Thoré assure au premier noyau urbain une position surélevée permettant de surveiller le gué, constituant une défense naturelle et de se situer sur un carrefour de voies nord-sud (Castres - Carcassonne) et est-ouest (Mazamet-le Lauragais).

Au contact de plusieurs domaines géologiques, la commune propose des paysages très divers. Pays de montagne très boisé, châtaigniers, hêtres, chênes, conifères, la montagne Noire offre à Labuguière les forêts de Fontbruno et de la Galaube. Le paysage de relief hercynien, érodé, présente des sols métamorphiques (schistes, granit, gneiss...). L'altitude qui s'élève à plus de 1 000 m permet de voir un étagement de la végétation.

Au nord-est de la commune, le causse, entaillé profondément par la rivière Thoré (falaises), présente des paysages plus méditerranéens : des formes de garrigues côtoient des chênes verts et des buis, dont la légende populaire prétend qu'ils ont été plantés par Jules César lui-même.

L'Ouest présente des paysages plus doux et plus ouverts qui se rapprochent de ceux du Lauragais : collines ondulées le long du Thoré.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Plusieurs rivières traversent la commune : le Thoré reçoit les eaux du Ruisseau de Montimont. Le Ruisseau du Bernazobre dont le cours change brutalement de direction sur la commune pour se jeter dans le sor, en creusant son cours a dégagé des buttes témoins que sont le Quiquiriqui et le roc du Diable.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

La gare de Labruguière, située sur la commune, est desservie quotidiennement par des TER Occitanie effectuant des missions entre les gares de Toulouse-Matabiau et de Mazamet via Castres.

Labruguière est également desservie par une ligne régulière du réseau urbain Libellus : la ligne 10 la relie au centre de Castres et à Mazamet. Des lignes régulières du réseau régional liO la desservent également : la ligne 753 la relie à Castres et à Béziers (prolongée jusqu'à Valras-Plage en période estivale) ; la ligne 768 la relie à Mazamet et à Sémalens.

L'aéroport de Castres-Mazamet est en partie situé sur le territoire de la commune.

Climat[modifier | modifier le code]

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000

  • Moyenne annuelle de température : 13,5 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 1,9 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 12,3 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 1] : 15,9 °C
  • Cumuls annuels de précipitation : 813 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 9 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 5,3 j

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat du Bassin du Sud-Ouest », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[3]. En 2020, la commune ressort du type « climat océanique altéré » dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Pour ce type de climat, il s’agit d’une zone de transition entre le climat océanique et les climats de montagne et le climat semi-continental. Les écarts de température entre hiver et été augmentent avec l'éloignement de la mer. La pluviométrie est plus faible qu'en bord de mer, sauf aux abords des reliefs[4].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent aux données mensuelles sur la normale 1971-2000[5]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-contre[3].

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[6] complétée par des études régionales[7] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Castres », sur la commune de Castres, mise en service en 1992[8] et qui se trouve à 7 km à vol d'oiseau[9],[Note 2], où la température moyenne annuelle est de 14,4 °C et la hauteur de précipitations de 849,1 mm pour la période 1981-2010[10]. Sur la station météorologique historique la plus proche, « Carcassonne », sur la commune de Carcassonne, dans le département de l'Aude, mise en service en 1948 et à 37 km[11], la température moyenne annuelle évolue de 13,7 °C pour la période 1971-2000[12], à 14,1 °C pour 1981-2010[13], puis à 14,5 °C pour 1991-2020[14].

Milieux naturels et biodiversité[modifier | modifier le code]

Espaces protégés[modifier | modifier le code]

La protection réglementaire est le mode d’intervention le plus fort pour préserver des espaces naturels remarquables et leur biodiversité associée[15],[16].

La commune fait partie du parc naturel régional du Haut-Languedoc, créé en 1973 et d'une superficie de 307 184 ha, qui s'étend sur 118 communes et deux départements[17]. Implanté de part et d’autre de la ligne de partage des eaux entre Océan Atlantique et mer Méditerranée, ce territoire est un véritable balcon dominant les plaines viticoles du Languedoc et les étendues céréalières du Lauragais[18],

Réseau Natura 2000[modifier | modifier le code]

Site Natura 2000 sur le territoire communal.

Le réseau Natura 2000 est un réseau écologique européen de sites naturels d'intérêt écologique élaboré à partir des directives habitats et oiseaux, constitué de zones spéciales de conservation (ZSC) et de zones de protection spéciale (ZPS)[Note 3]. Un site Natura 2000 a été défini sur la commune au titre de la directive habitats : le « causse de Caucalières et Labruguière »[20], d'une superficie de 2 001 ha, un plateau sédimentaire calcaire de plaine (calcaire d'origine lacustre), site exceptionnel pour le Tarn. Il s'agit d'un site à orchidées (de pelouses sèches à humides) tout à fait remarquable. La présence du Lézard ocellé est en outre mentionnée[21].

Zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique[modifier | modifier le code]

L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire. Trois ZNIEFF de type 1[Note 4] sont recensées sur la commune[22] :

  • le « causse de Caucalières - Labruguière » (2 478 ha), couvrant 7 communes du département[23] ;
  • la « forêt de Montaud » (1 977 ha), couvrant 3 communes du département[24] ;
  • les « forêts d'Hautaniboul, de Cayroulet et du Pas du Sant » (3 742 ha), couvrant 7 communes dont une dans l'Aude et six dans le Tarn[25] ;

et une ZNIEFF de type 2[Note 5],[22] : la « montagne Noire (versant Nord) » (31 971 ha), couvrant 37 communes dont 14 dans l'Aude, deux dans la Haute-Garonne, trois dans l'Hérault et 18 dans le Tarn[26].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Labruguière est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 6],[27],[28],[29]. Elle appartient à l'unité urbaine de Labruguière, une unité urbaine monocommunale[30] de 6 535 habitants en 2017, constituant une ville isolée[31],[32].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Castres, dont elle est une commune de la couronne[Note 7]. Cette aire, qui regroupe 55 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[33],[34].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (47,3 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (47,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (43,8 %), prairies (24,6 %), terres arables (17,5 %), zones urbanisées (7,5 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (3,5 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (1,9 %), zones agricoles hétérogènes (1,2 %)[35].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Labruguière

Ville millénaire, au patrimoine surprenant par son organisation circulaire, fondée en 985, appelée autrefois « Brugeria » (pied de bruyère), Labruguière comporte un nombre important de maisons à pans-de-bois dans le centre ancien. Le développement de la ville se fait à partir du quartier constitué du château puis de l’église. L’emplacement du premier château médiéval correspond à l’angle de l’actuel hôtel de ville. Il ne reste aujourd’hui que sa porte en arc brisé à côté de l’église.

À partir de 1266, un bourg s’établit sur un plan circulaire à l’intérieur des murailles comprenant 3 portes :

  • la Porte du Barry qui était fortifiée avec deux piliers en pierre de taille, un pont levis et des fossés.
  • la Porte de Carausse qui débouchait sur le pont de Carausse qui enjambait le ruisseau du Montimont.
  • la Porte du Thoré, en forme d'ogive, donnant accès à la route de Castres. Le pont initial qui passe au dessus du Thoré avait été construit en 1434.

Des îlots de maisons viennent se former à partir de l’axe majeur « Grand Rue » l’actuelle rue Jean-Jaurès. Les maisons reprennent pour la plupart des éléments stylistiques d’époque médiévale.

La prospérité que connut la ville au XIVe siècle permit la construction de l’église Saint-Thyrs. Son édification débuta en 1313. L’église Saint-Thyrs a été un prieuré de l’abbaye de Saint-Pons au Moyen Âge, ceci étant attesté au XIIIe siècle.

Labruguière se trouve désormais dans l'orbite urbaine des agglomérations de Mazamet et surtout de Castres, sous-préfecture du Tarn. Malgré des activités en crise pendant la fin du XXe siècle, la périurbanisation de ces deux agglomérations assure une stabilisation et une légère hausse de la population, visible actuellement par la construction de nombreux lotissements dans la commune.

Le , la Résistance lance une attaque contre un train armé à Labruguière.

Hameau d'Aupillac

Aupillac est un hameau de la commune de Labruguière.

Situé à la limite de la commune d'Aiguefonde, il est essentiellement agricole. Traditionnellement, comme tous les villages au pied de la Montagne Noire, ses habitants étaient souvent tisserands pour des fabricants de draps de laine ou des bonnetiers.

Jusqu'au XVIIIe siècle, le ruisseau d'Aupillac actionnait un moulin foulon, aujourd'hui disparu.

Entre 1600 et 1750, deux familles protestantes se partageaient l'essentiel du terroir autour du village. Mathieu Bellesaigne membre de l'une d'elles, choisit de s'exiler en Irlande en 1751. Il était l'associé d'une manufacture de draps de Castres et de Saint-Alby.

L'autre famille était la famille Armengaud, aussi fabricants de draps, mais plus tournée dans leurs affaires vers la ville de Mazamet.

Au XIXe siècle, les Armengaud s'installèrent à Aiguefonde, puis à Mazamet. Parmi eux Elie Armengaud (1850-1923) était acheteur de laine à Buenos Aires entre 1880 et 1885. Son frère Félix Armengaud (1836-1908) fonda en 1886 l'usine de délainage du Pré-du-Pont dans la vallée de l'Arnette à Mazamet.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le nombre d'habitants au recensement de 2011 étant compris entre 5 000 habitants et 9 999 habitants au dernier recensement, le nombre de membres du conseil municipal est de vingt neuf[36],[37].

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1945 1947 Auguste Barthes    
1947 1949 Paul Guillemet    
1949 mai 1953 Léopold Bousquet    
mai 1953 mars 1977 Claude Simon DVD Industriel du textile
Conseiller général du canton de Labruguière (1945 → 1967)
mars 1977 mars 1989 Michel Ser PS Médecin
mars 1989 juin 1995 Jacqueline Alquier PS Secrétaire comptable
Députée de la 4e circonscription du Tarn (1988 → 1993)
Conseillère générale du canton de Labruguière (1979 → 1998)
Vice-présidente du conseil général du Tarn (1992 → 1998)
juin 1995 1998
(démission)
Jean-Louis Cabanac DVD Chef d'entreprise
1998 mars 2008 Jean-Louis Deljarry DVD-UMP  
mars 2008 mars 2014 Richard Auriac PS Cadre La Poste
mars 2014 mai 2020 Jean-Louis Cabanac[38] DVD Chef d'entreprise retraité
Vice-président de la CA de Castres - Mazamet (2014 → 2020)
mai 2020 En cours David Cucullières[39] SE Vice-président de la CA de Castres - Mazamet (2020 →)
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[40]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[41].

En 2018, la commune comptait 6 502 habitants[Note 8], en augmentation de 0,93 % par rapport à 2013 (Tarn : +1,75 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1831 1836 1841 1846 1851 1856
3 7593 2383 9123 7353 7243 6563 6263 5183 630
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
3 6003 5813 5983 7403 4663 5203 4503 2553 133
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
3 2123 1843 1063 3413 5363 5163 5533 9784 835
1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015 2018
5 3335 4685 5415 4865 4885 7736 2316 5146 502
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[42] puis Insee à partir de 2006[43].)
Histogramme de l'évolution démographique
Évolution du rang de la commune
selon la population municipale des années : 1968[44] 1975[44] 1982[44] 1990[44] 1999[44] 2006[45] 2009[46] 2013[47]
Rang de la commune dans le département 10 10 10 10 10 11 11 10
Nombre de communes du département 326 324 324 324 324 323 323 323

Enseignement[modifier | modifier le code]

Labruguière fait partie de l'académie de Toulouse.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Maison de retraite type EHPAD, ambulances, médecins, infirmières, pharmacies,

Activités sportives[modifier | modifier le code]

Depuis le , Labruguière est le siège de la Route du Sud, course cycliste disputée dans le sud-ouest de la France[48]. Judo, pétanque, chasse

Économie[modifier | modifier le code]

Le causse, plateau calcaire, est constitué de garrigue et de prairies peu fertiles, propices à l'élevage ovin. Ces terres sont également utilisées par les militaires de Castres (8e RPIMA) pour l’entraînement. Le reste du territoire de la commune est constitué de terrains agricoles que la polyculture et l'élevage bovin se partagent.

L'artisanat ainsi que le commerce y sont bien représentés.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Clocher de l'église Saint-Thyrs

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église Saint-Thyrs de Labruguière, construite à partir de 1313. Fait rare, la pierre de fondation du clocher scellée dans une chapelle nous livre le nom du maître d’œuvre, Me Deta Delaura, qui édifia le clocher. Trois étages octogonaux reposent sur une tour carrée de 36 mètres de haut. Le clocher et le chœur ont été inscrits au titre des monuments historiques en 1927[49].
  • Église Saint-Félix des Gaux.
  • Chapelle Notre-Dame-de-Grâce de Labruguière.
  • Chapelle Sainte-Cécile des Bonnelles.
  • Église Saint-Hilaire du Taracou.
  • Les portes permettant l’accès au centre-ville sont au nombre de trois. Il ne reste aujourd’hui que la porte du Barry, porte fortifiée avec deux piliers en pierre de taille. On peut imaginer les anciens fossés profonds et pourvus en eau avec un pont levis. Les fossés sont comblés en 1779[50]
  • La Halle de Labruguière : c’est Pierre de Lautrec qui au XIIIe siècle accorde la construction « d’un local exempte de droits seigneuriaux pour en faire une place couverte ». La halle de cette époque faite de bois ne résista pas au temps et aux guerres. Celle que nous observons aujourd’hui date du XVIIe siècle. Elle abrite un corps de garde de 1789, une ancienne caserne.
  • Le château actuel du XVIIe siècle construit par Louis de Cardaillac est une véritable forteresse de par son emplacement. Une tourelle d’angle en encorbellement occupe l’angle du corps de bâtiment principal, les corbeaux qui la soutiennent donnent lieu à un décor sculpté d’accompagnement.

Espace photographique Arthur-Batut[modifier | modifier le code]

L’Espace photographique Arthur-Batut[51] a été inauguré en 1988, pour le centenaire de l’invention de l’aérophotographie par cerf-volant. Né à Castres en 1846, Arthur Batut a travaillé pendant de nombreuses années sur la reconnaissance de l'identité par la photographie et sur le portrait-type, avant de réaliser les premières photos aériennes par cerf-volant. Sa collection, riche de près de 5 000 plaques photographiques, a été léguée par sa famille à l'Association d'études et de recherches archéologiques et historiques, pour être mise en valeur et exposée à Labruguière. Prise en compte par le conseil général du Tarn, avec la tutelle des archives départementales, elle est devenue propriété publique. L’Espace photographique Arthur-Batut est aujourd’hui installé dans les locaux spacieux du Rond-Point, le centre culturel de Labruguière, et comporte plus de 10 000 pièces dont une importante collection de tirages d'artistes contemporains. Depuis 1988, plusieurs grands noms de la photographie y ont exposé leurs œuvres, tels : Jean Dieuzaide, Robert Doisneau, Willy Ronis, Sabine Weiss, Marc Riboud, Florence Gruère, Yvette Troispoux, Marie-Laure de Decker, John Phillips, Roland Laboye ou Pierre de Fenoyl... En reconnaissance de la qualité et de l’antériorité du travail d’Arthur Batut, cinq de ses photographies concernant le portrait-type ont été exposées au sein de l’exposition "Faking it ou la photographie manipulée avant Photoshop", au Metropolitan Museum of Art de New York, puis à Houston et à Washington, en 2012-2013.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Labruguière

Son blasonnement est : D'argent au chêne terrassé de sinople, chargé dans le feuillage de la lettre B capitale d'or.


Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Serge Nègre, Danielle Autha, Geoffroy de Beauffort et Raoul Fosset, Labruguière, berceau de l'aérophotographie par cerf-volant, Albi, Editions Midi-France Communication, , 155 p. (ISBN 2-87701-007-4)
  • Escande Jean Noel Dominique, "l'enfance de Clément" Histoire de Labruguière avant 1914 à travers la jeunesse d'un enfant du pays, Clément Escande (1908-1988) aux éditions Château d'Escoussens (ISBN 978-2-91842600-4).
  • Escande Jean Noel Dominique, "le journal de Mathieu" journal de la guerre de 1914-18 d'un enfant du pays, Mathieu Escande (1877-1929) aux éditions Château d'Escoussens éditions

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  2. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
  3. Dans les sites Natura 2000, les États membres s'engagent à maintenir dans un état de conservation favorable les types d'habitats et d'espèces concernés, par le biais de mesures réglementaires, administratives ou contractuelles[19].
  4. Les ZNIEFF de type 1 sont des secteurs d’une superficie en général limitée, caractérisés par la présence d’espèces, d’association d’espèces ou de milieux rares, remarquables, ou caractéristiques du milieu du patrimoine naturel régional ou national.
  5. Les ZNIEFF de type 2 sont de grands ensembles naturels riches, ou peu modifiés, qui offrent des potentialités biologiques importantes.
  6. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  7. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  8. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.
  • Cartes

Références[modifier | modifier le code]

  1. Nom des habitants des communes françaises sur le site Habitants.fr, consulté le 13 octobre 2013.
  2. Carte IGN sous Géoportail
  3. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  4. « Le climat en France métropolitaine », sur http://www.meteofrance.fr/, (consulté le )
  5. « Définition d’une normale climatologique », sur http://www.meteofrance.fr/ (consulté le )
  6. « Le climat de la France au XXIe siècle - Volume 4 - Scénarios régionalisés : édition 2014 pour la métropole et les régions d’outre-mer », sur https://www.ecologie.gouv.fr/ (consulté le ).
  7. « Observatoire régional sur l'agriculture et le changement climatique (oracle) Occitanie », sur occitanie.chambre-agriculture.fr, (consulté le )
  8. « Station météofrance Castres - métadonnées », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
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  51. Espace photographique Arthur Batut