Pau

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Pau (homonymie).
Wikipédia:Bons articles Vous lisez un « bon article ».
Pau
En haut : le boulevard des Pyrénées et le pic du Midi d'Ossau.Au milieu : le pic du Midi de Bigorre et le palais Beaumont.En bas : le château de Pau et vue générale.
En haut : le boulevard des Pyrénées et le pic du Midi d'Ossau.
Au milieu : le pic du Midi de Bigorre et le palais Beaumont.
En bas : le château de Pau et vue générale.
Blason de Pau
Blason
Logo
Logo
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes
Département Pyrénées-Atlantiques (préfecture)
Arrondissement Pau (chef-lieu)
Canton chef-lieu de 4 cantons
Intercommunalité Communauté d'agglomération de Pau-Pyrénées
Maire
Mandat
François Bayrou (MoDem)
2014-2020
Code postal 64000
Code commune 64445
Démographie
Gentilé Palois, Paloise
Population
municipale
77 575 hab. (2013)
Densité 2 462 hab./km2
Population
aire urbaine
240 794 hab. (2012)
Géographie
Coordonnées 43° 18′ 06″ Nord 0° 22′ 07″ Ouest / 43.3017, -0.3686
Altitude Min. 165 m – Max. 245 m
Superficie 31,51 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Pyrénées-Atlantiques

Voir sur la carte administrative des Pyrénées-Atlantiques
City locator 14.svg
Pau

Géolocalisation sur la carte : Pyrénées-Atlantiques

Voir sur la carte topographique des Pyrénées-Atlantiques
City locator 14.svg
Pau

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Pau

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Pau
Liens
Site web pau.fr

Pau (prononcé [ˈpo] en français et [ˈpaw] Prononciation du titre dans sa version originale Écouter en béarnais) est une commune du Sud-Ouest de la France, préfecture du département des Pyrénées-Atlantiques en région Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes. La ville est située au cœur de l'ancien État souverain du Béarn, dont elle est la capitale depuis 1464. Bordée par le gave de Pau, la cité est éloignée de 100 km de l'océan Atlantique et de 50 km de l'Espagne. Cette position lui offre un panorama remarquable sur la chaîne des Pyrénées ainsi que sur les coteaux de Jurançon, l'appellation des Horizons palois vise à protéger cette vue en particulier depuis le boulevard des Pyrénées.

L'archéologie permet d'affirmer que le site est habité au moins depuis l'époque gallo-romaine. Néanmoins, il faut attendre la première moitié du XIIe siècle pour trouver les premières évocations de Pau en tant que cité. La ville tient son origine de la construction de son château vraisemblablement à partir du XIe siècle par les souverains du Béarn, pour protéger le gué qui est alors un point stratégique pour accéder aux vallées béarnaises puis à l'Espagne. La ville tient ainsi son nom de la palissade (pau en béarnais) qui fixait les limites du château primitif. Le village qui se construit autour du château profite de sa position stratégique ainsi que de la protection des souverains du Béarn pour se développer au cours des siècles suivants. Pau devient la capitale du Béarn en 1464, devenant le centre politique, culturel et économique de ce petit État qui n'aura de cesse de défendre son indépendance face à ses voisins français, anglais et espagnols.

La ville et son château prennent une nouvelle dimension en devenant le siège des rois de Navarre au XVIe siècle. Pau devient alors un centre politique et intellectuel de premier plan sous le règne d'Henri d'Albret et de son épouse Marguerite. L'histoire de Pau est durablement marquée par la naissance de leur petit-fils, Henri de Bourbon, le dans leur château. Il accède au trône de France en 1589 sous le titre d'Henri IV. L'image de la cité est depuis largement associée à celle de ce monarque rendu célèbre pour sa volonté d'en finir avec les interminables guerres de religion, mais aussi par sa mort violente. Avec la fin de l'indépendance béarnaise en 1620, Pau perd de son influence mais reste tout de même à la tête d'une province largement autonome jusqu'à la Révolution. C'est au cours de ce même XVIIIe siècle que naît un autre Palois célèbre, Jean-Baptiste Bernadotte, qui devient maréchal d'Empire puis roi de Suède et de Norvège de 1818 à sa mort en 1844.

La Belle Époque marque un nouvel essor pour la capitale béarnaise avec l'afflux de riches touristes étrangers (britanniques mais aussi russes, espagnols et américains) ; ceux-ci viennent y passer l'hiver pour profiter des bienfaits du climat palois décrits par le médecin écossais Alexander Taylor. Pau se transforme avec la construction de nombreuses villas et palaces pour accueillir ces hivernants, la ville se dote aussi de tous les éléments de modernité nécessaires à leur confort (bains, casino, funiculaire). À cette même période, Pau devient l'une des capitales mondiales de l'aéronautique naissante sous l'influence des frères Wright, les têtes couronnées s'y pressent pour observer les vols de la première école de pilotage organisée au monde.

Avec la fin du tourisme de villégiature au cours du XXe siècle, l'économie paloise — et celle de son agglomération — s'est peu à peu orientée vers l'industrie aéronautique puis vers celle de la pétrochimie avec la découverte du gisement de gaz de Lacq en 1951. Pau est aujourd'hui une commune d'environ 80 000 habitants, la principale de l'aire urbaine de Pau et de la communauté d'agglomération de Pau-Pyrénées. La ville joue un rôle moteur pour le Béarn mais également pour une grande partie du bassin de l'Adour. Capitale administrative, elle bénéficie d'un tissu économique dense en matière d'activités de services. Pau joue également le rôle de capitale culturelle avec de nombreux événements, notamment sportifs. Le patrimoine palois s'étale sur plusieurs siècles, sa diversité et sa qualité lui ont valu l'obtention du label de Ville d'art et d'histoire en 2011.

Sommaire

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Carte montrant le territoire de la commune et les localités limitrophes.
Frontières de Pau avec les communes limitrophes. Le trait rouge indique la position de l'autoroute A64.

Pau se situe à près de 100 kilomètres de l'océan Atlantique (la plage de Capbreton se situe à 95 km[Note 1]) et à 25 kilomètres des premiers contreforts des Pyrénées[Note 2]. L'Espagne — éloignée de cinquante kilomètres à vol d'oiseau[Note 3] — est facilement accessible via Gan puis Oloron-Sainte-Marie, par le col du Somport (1 631 mètres), et via Gan puis Laruns, par le col du Pourtalet (1 794 mètres). Sa localisation au pied des Pyrénées lui confère un vaste panorama sur la chaîne des Pyrénées en particulier depuis le boulevard des Pyrénées. Ce panorama unique fera dire à Lamartine à propos de Pau : « Pau est la plus belle vue de terre comme Naples est la plus belle vue de mer »[1].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Pau
Lons Buros
Montardon
Morlaàs
Lons
Billère
Pau Idron
Bizanos
Billère Gelos
Jurançon
Bizanos

Relief et géologie[modifier | modifier le code]

La capitale béarnaise se situe au cœur de la vallée du gave de Pau, celle-ci est encadrée par de puissantes collines sur environ 75 km de Montaut à l'est, jusqu'à Orthez à l'ouest. Entre le gave de Pau et le gave d'Oloron plus au sud, les collines qui forment l'entre deux gaves n'excèdent pas 400 mètres d'altitude[2]. Au sud de Pau, l'orientation nord-sud est imposée par les vallées étroites et profondes des différents affluents du gave de Pau (le Soust, le Neez, les Hiès, la Juscle, etc.). Au nord de la ville, les collines des landes du Pont-Long sont plus douces et tournées vers la Gascogne avec plusieurs affluents directs ou indirects de l'Adour (l'Ayguelongue, le Luy de Béarn, le Luy de France, le Gabas, etc.). À l'approche de Pau par l'est, la vallée du gave se resserre progressivement entre le Pont-Long et les coteaux de Jurançon[Note 4]. L'agriculture cède également sa place à l'urbanisation de l'agglomération paloise.

Pau occupe la position d'un gué au-dessus du gave, celui-ci est un torrent pyrénéen qui peut s'avérer être difficile à traverser lors de ses nombreuses crues violentes. Celles-ci sont l'occasion de l'accumulation sur ses berges de galets ainsi que de la création d'îlots temporaires couverts d'une végétation fournie. Au-dessus de la plaine alluviale se dresse un abrupt presque vertical, le rebord de ce plateau prend la forme d'un éperon à l'ouest car la rivière du Hédas découpe une lanière en pointe avant de se jeter dans le gave. Le rebord méridional est lui creusé par un étroit ravin appelé bie cabe (« la rue en creux » en béarnais).

Le lit actuel du gave de Pau s’inscrit dans le vaste synclinal dit de « Morlaàs »[3]. Les formations rencontrées sous les dépôts quaternaires sont constitués de couches sédimentaires de la période tertiaire : molasse et flysch[3]. Ces terrains ont été recouverts au quaternaire par des formations alluviales provenant de la divagation des différents glaciers et cours d’eau de la chaîne pyrénéenne. La ville de Pau s’est installée sur les terrasses du gave qui a établi son cours actuel au cours des périodes quaternaires, en taillant son lit dans les dépôts continentaux du tertiaire supérieur[3]. Le gave et les anciens glaciers qui lui ont donné naissance ont déposé plusieurs séries sédimentaires formant un système de terrasses. La terrasse alluviale sur laquelle se situe Pau (dite Nappe de Pont Long[3]) est l’une des plus importantes du piémont béarnais. Elle est constituée de galets altérés entourés d’une gangue argileuse ocre.

La superficie de la commune est de 3 151 hectares ; son altitude varie entre 165 et 245 mètres[4].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Carte schématisant les rivières et ruisseaux d'une ville.
Réseau hydrographique de Pau.
Photographie en couleurs d'un cours d'eau aux rives boisées ; château en surplomb en arrière-plan.
Le château et le gave depuis Gelos.

La ville, située à une altitude moyenne de 200 mètres, est traversée par le gave de Pau[5] — gave est le nom donné à un torrent dans les Pyrénées — prenant sa source au cirque de Gavarnie et principal affluent de l'Adour, dans lequel il se jette après avoir parcouru 175 kilomètres. Les terres de la commune sont également arrosées par le Luy de Béarn[6], affluent du Luy, et par ses tributaires, l'Aygue Longue et l'Uzan, ainsi que par le Soust, Laherrère[Note 5], l'Ousse et l'Ousse des Bois, affluents du gave de Pau. L'Aygue Longue est à son tour rejoint sur le territoire de Pau par les ruisseaux le Bruscos et le Lata, tout comme l'Ousse l'est par le ruisseau Merdé. Le ruisseau le Lau[8], qui alimente quant à lui le canal du Moulin, est également présent sur la commune.

Climat[modifier | modifier le code]

Sa situation géographique, non loin des Pyrénées, confère à la ville un climat contrasté, de type océanique chaud. Les températures inférieures à −10 °C sont rares et celles inférieures à −15 °C exceptionnelles ; il faut constater tout de même −15 °C en et −17,5 °C en . La neige tombe quelques jours par an (0,45 m en 1987 mais exceptionnel), de novembre à avril.

En été, les maximales sont de l'ordre de 20 °C à 30 °C, et atteignent très rarement des températures supérieures à 35 °C. Certains jours d'hiver, le foehn, vent chaud, peut faire monter la température à plus de 20 °C et dès que le vent cesse, la température peut chuter en quelques heures.

La pluviométrie est forte mais sur un nombre de jours moyens (125), de l'ordre de 1 050 mm par an (à comparer avec Paris, 650 mm, Bordeaux, 900 mm, Toulouse, 650 mm), l'ensoleillement tourne autour de 1 880 heures par an, soit un peu moins que pour sa voisine des Hautes-Pyrénées Tarbes (1 940 heures de soleil par an). Les brouillards sont peu fréquents et ne persistent guère au-delà de midi. C'est surtout l'absence de vent qui caractérise le climat de la région paloise : les vents forts sont très rares ; en général, ils sont nuls ou très faibles.

Ce climat a permis à Pau de devenir, à la fin du XIXe siècle, un lieu de villégiature hivernale prisé par la bourgeoisie britannique, russe et brésilienne. En 1842 le médecin écossais Alexander Taylor attribuait, en effet, des vertus curatives « sédatives » au climat palois[9].

Relevé météorologique de Pau et sa région pour la période 1981-2010.
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 2,1 2,5 4,8 6,9 10,7 13,8 15,6 15,5 12,6 9,6 5,3 2,8 8,6
Température moyenne (°C) 6,6 7,4 10 11,9 15,7 18,8 20,7 20,7 18,2 14,8 9,8 7,2 13,5
Température maximale moyenne (°C) 11 12,2 15,2 16,9 20,6 23,6 25,8 26 23,8 19,9 14,3 11,6 18,4
Record de froid (°C) −15 −17,5 −8,9 −6 −1,3 3,6 1,5 1,7 −1 −2,4 −9,6 −12,6 −17,5
Record de chaleur (°C) 24,5 27,8 31 30,8 34,1 38,1 39,2 41,2 36,3 34 27,1 27,2 41,2
Précipitations (mm) 94,4 83,3 85,4 112,1 98,7 77 56,7 67,5 78,9 99,7 116,9 98,2 1 068,9
Source : Le climat à Pau (en °C et mm, moyennes mensuelles 1981/2010 et records depuis 1956)[10].


Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Voies de communication routières[modifier | modifier le code]

Pau se trouve à l'intersection de deux autoroutes. L'autoroute A64 - E80 (sous son appellation européenne) dite la Pyrénéenne, rejoint Toulouse à l'est en 2 heures[11] et Bayonne à l'ouest en un peu plus d'une heure (h 12[11]). L'autoroute A65 - E7 (sous son appellation européenne) dite A'Liénor - autoroute de Gascogne, relie Pau à Bordeaux en plus de deux heures (h 7[11]) via l'autoroute A62 entre Bordeaux et Langon, point de raccordement des deux autoroutes. Son inauguration a eu lieu le . Il s’agit, en , de l’autoroute A65 la plus chère de France, avec 14,67 centimes/km à débourser[12].

Pau était traversée par plusieurs routes nationales déclassées par la suite : la route nationale 117 (Bayonne-Toulouse) devenue RD 817, la route nationale 637 (Pau-Montgaillard) devenue RD 937, la route nationale 643 (Pau-Auch) devenue RD 943 et la route nationale 645 (Pau-Sault-de-Navailles) devenue RD 945. La route nationale 134 existe toujours pour relier le sud de Pau au col du Somport.

Transport en commun[modifier | modifier le code]

Réseau urbain[modifier | modifier le code]
Article détaillé : Idelis.
Photographie en couleurs d'un autobus urbain.
Un bus Idelis.

Le réseau IDELIS, exploité par la Société des transports de l'agglomération paloise (STAP), dessert Pau mais aussi Billère, Jurançon, Gelos, Mazères-Lezons, Lescar, Lons, Bizanos, Gan, Ousse, Sendets, Lée, Idron, Artigueloutan, Uzein, Morlaàs, Serres-Castet et Aressy. 12,3 millions de voyages sont effectués chaque année sur ce réseau qui est composé de 19 lignes urbaines et de 28 circuits scolaires[13].

Les correspondances avec les lignes de bus Idelis peuvent se faire principalement au Pôle Bosquet et aussi aux halles, place de Verdun, gare SNCF et à Auchan. La ville est engagée dans un projet de BHNS (Bus à haut niveau de service) pour une première ligne « Gare » - « Hôpital ». Les travaux ont démarré à la fin de 2014[14].

Le funiculaire, inauguré en 1908, assure, à titre gratuit, la liaison entre le quartier de la gare, soit la ville basse, et le boulevard des Pyrénées, soit la ville haute. Il faillit s'arrêter définitivement en 1970, il était alors considéré comme vétuste et « ringard »[15]. Il fut finalement conservé après une lourde rénovation qui aboutit en 1978. Il transporte en moyenne 500 000 passagers[16] par an, et fonctionne tous les jours.

Transport ferroviaire[modifier | modifier le code]
Article détaillé : Gare de Pau.

Plusieurs catégories de trains relient Pau à d'autres centres urbains français ou européens :

Deux projets de construction ferroviaire sont à l'étude :une ligne à grande vitesse depuis Bordeaux vers l'Espagne via l'est des Landes[17], qui mettrait Pau à environ trois heures de Paris, et la réouverture de la liaison transfrontalière Pau-Canfranc (Espagne) qui relierait Pau à Saragosse[18].

Transport aérien[modifier | modifier le code]
Article détaillé : Aéroport de Pau-Pyrénées.

L'aéroport international de Pau-Pyrénées, situé à 12 km sur la commune d'Uzein, est relié directement aux aéroports Paris-Charles-de-Gaulle et Paris-Orly (9 allers-retours par jour), à Lyon (3 allers-retours par jour), Marseille (9 liaisons par semaine), ainsi qu'à Bastia, Ajaccio, Naples et Bari pendant l'été. En 2014, il a enregistré 621 492 passagers, soit une baisse de 3,73 % par rapport à 2013, ce qui le place à la troisième place en Aquitaine après les aéroports de Bordeaux et Biarritz.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

La mairie de Pau distingue six zones[19] :

  • Centre-ville délimité notamment par le boulevard d'Alsace-Lorraine au nord, par l'avenue Édouard-VII à l'est et la rue d'Étigny puis le gave au sud ;
  • XIV-Juillet composé pour l'essentiel de la rive gauche du gave, délimité par la rue d'Étigny au nord et par la rue Marca à l'est ;
  • Dufau-Tourasse délimité par le boulevard d'Alsace-Lorraine au sud, l'avenue des Lilas à l'est et le boulevard Tourasse au nord ;
  • Pau Sud délimité par l'avenue Édouard-VII à l'ouest et l'avenue des Lilas puis le boulevard de la Paix au nord ;
  • Le Hameau délimité par l'allée Condorcet puis l'avenue de Buros à l'ouest ainsi que par le boulevard Tourasse puis le boulevard de la Paix au sud ;
  • Pau Nord délimité par le cours Léon Bérard, l'allée Condorcet et le boulevard de la Paix au sud et par l'avenue de Buros à l'est.

Centre-ville[modifier | modifier le code]

Le développement du castelnau[modifier | modifier le code]
Cliquez sur une image pour l'agrandir, ou survolez-la pour afficher sa légende.

Il s'agit du cœur de la ville de Pau, cette zone est composée de différents quartiers typiques dont le quartier du château, le quartier du Hédas, le quartier des Halles, le Triangle ou encore la cité Paul-Doumer. L'urbanisation du centre-ville de Pau s'étend principalement du XIe siècle à la première moitié du XXe siècle ; ce mouvement a été façonné par des contraintes topographiques très caractéristiques de la commune qui ont largement affecté, voire freiné, son développement au cours des siècles. Le château fut implanté à l'angle sud-ouest d'un éperon rocheux délimité en contrebas par le gave (au sud) et par le Hédas (au nord). Cet éperon s'élargit ensuite vers l'est au sein d'un plateau, permettant l'implantation d'un village protégé par le château et ces frontières naturelles. Cette configuration explique que le développement urbain de la ville s'est dans un premier temps déroulé vers l'est, puis vers le nord lorsque le Hédas fut franchi avec la construction de différents ponts au XVIIe siècle.

Le castelnau médiéval s'installe au sein d'un triangle dont la base atteint 250 mètres[20] à l'endroit où fut implanté le premier mur de protection du faubourg à l'est à partir de 1384[AS 1]. Les lourds travaux entrepris au XIVe siècle par Fébus pour renforcer les défenses du château permettent un large essor du castelnau primitif qui est désormais nommé borg major puis borg vielh. Deux portes sont aménagées au sein du mur d'enceinte : la porte du Moulin (toujours existante) en contrebas côté gave et la porte deu Miey[Note 6] ("du milieu" en béarnais) qui est détruite en 1793 mais qui est déjà insérée dans le tissu urbain en 1468[20]. Au XIVe siècle, la future capitale béarnaise est composée de quatre rues[Note 7] et de 128 foyers. Le bourg neuf ou borguet[AS 3] se développe ensuite au XVe siècle puisque le mur d'enceinte est déplacé plus à l'est, la porte d'Arribère[Note 8] remplaçant dans sa fonction la porte deu Miey comme extrémité est de la cité.

La résidence royale[modifier | modifier le code]
Photographie en couleurs d'un mur portant l'inscription : PLACE DE LA BASSE-VILLE.
Ancien camp Batalher.

À partir du début XVIe siècle le mouvement de croissance de la cité vers l'est s'accentue. Désormais capitale du Béarn, la ville fait construire un hôpital à l'est de la jonction de la porte d'Arribère et de la côte de la Fontaine[Note 9] et fait déplacer les boucheries ainsi que le cimetière à l'est des murs[20]. Un faubourg se constitue également au sud de la porte de la Monnaie, à la place du camp Batalher célèbre pour la pratique des duels judiciaires[21]. Ce même XVIe siècle offre à Pau le titre de résidence royale, les souverains de Navarre achèvent la transformation du château forteresse en un palais Renaissance avec de grands parcs et jardin. La présence de la cour entraîne également des transformations dans l'aspect de la ville avec les constructions successives d'un nouveau pont[Note 10] sur le gave, d'un hôtel de ville[Note 11] et d'un palais de justice[Note 12]. L'hygiène devient une nouvelle préoccupation pour les jurats palois, avec la rédaction d'un premier règlement visant à imposer le nettoyage des rues, l'arrêt du déversement des latrines dans la rue et l'interdiction de l'élevage d'animaux à l'intérieur de l'enceinte[20]. En 1568, Jeanne d'Albret tente également d'imposer le remplacement du chaume par des tuiles en ardoises ainsi que le pavage des rues mais les guerres de religion retardent le projet.

À la fin du XVIe siècle, la cité paloise est toujours entièrement contenue dans les mêmes bornes que celles qui prévalaient deux siècles auparavant. Quatre portes[AS 3] existent alors : la toujours porte du Moulin ainsi que la porte de Gassion en contrebas côté sud, la porte du Portalet au niveau de l'actuel hôtel de Gassion et la porte d'Arribère. La place Reine-Marguerite est aménagée au niveau de cette dernière porte en 1590 pour accueillir les premières halles de la ville, il s'agit de la plus ancienne place paloise[22]. De nouvelles fortifications plus légères sont édifiées entre 1632 et 1646[20] pour protéger les faubourgs construits progressivement à l'est du borguet, la porte-Neuve[Note 13] verrouillait Pau en direction de Tarbes.

L'ouverture de la ville[modifier | modifier le code]

L'ouverture totale de la ville vers l'est, avec la fin de la ville fortifiée, coïncide avec le franchissement du ravin du Hédas à la moitié du XVIIe siècle[Note 14]. La cité paloise va dès lors se désenclaver à l'est et au nord avec l'installation de nombreux ordres religieux notamment. Ces derniers profitent du rétablissement du culte catholique en Béarn à partir de 1620 pour investir la cité. La ville éclate alors en plusieurs pôles d'urbanisation, la vieille ville originelle (borg vielh et borguet) est séparée de ces extensions par des coupures végétales et agricoles[20]. Les jésuites, les cordeliers, les ursulines ou encore les orphelines[Note 15] établissent de nouvelles bornes de croissance pour la ville au XVIIe siècle.

Au milieu du XVIIIe siècle, l'ouverture de la ville marque une nouvelle étape avec la construction du pont Royal vers l'actuel quartier du XIV-Juillet. Ce pont est pour la première fois entièrement réalisé en maçonnerie et d'une largeur suffisante pour supporter le trafic et permettre un réel développement vers le sud de la ville. Ce XVIIIe siècle est également marqué par l'ouverture du pont Bordenave d'Abère en 1786, il permet de relier la vieille ville à la route de Bordeaux au nord par-dessus le Hédas. Néanmoins, il n'existe pas encore de liaison directe entre le nouveau pont Royal et la route de Bordeaux sans passer par la vieille ville (par la côte du Moulin). Un projet urbain particulièrement complexe est mis en place par l'ingénieur Louis Pollart afin de créer un axe entre les deux voies. L'actuelle rue Marca n'est ouverte qu'à la Révolution par une décision du [20].

La ville climatique[modifier | modifier le code]
Cliquez sur une image pour l'agrandir, ou survolez-la pour afficher sa légende.

Au lendemain de la Révolution, la vente des biens nationaux entraîne des changements profonds dans la physionomie de la ville. Les parcs du château sont ainsi utilisés pour divers projets urbanistiques, la basse-plante permet en partie la réalisation de la place Gramont de 1817 à 1840 tandis que la haute-plante voit s'installer la caserne Bernadotte à partir de 1830 ainsi que le nouveau cimetière de la ville. Certains édifices religieux changent également de fonction, le couvent de la Foy est transformé en hôtel de préfecture, le couvent Notre-Dame[Note 16] reçoit la mairie jusqu'en 1808 et le collège royal des jésuites est transformé en école centrale puis en lycée à partir de cette même année 1808[23]. Dans la première moitié du XVIIIe siècle, la capitale béarnaise poursuit également son expansion vers le nord avec la création de la rue Serviez qui enjambe le Hédas par un nouveau pont construit en 1802. Par la suite, cette rue est allongée pour être reliée à la route de Bordeaux dès 1840 sous la demande d'un groupe d'habitants du quartier des Cultivateurs[Note 17]. Cette nouvelle liaison prend le nom de Montpensier en la mémoire du prince Antoine d'Orléans, fils de Louis Philippe et duc de Montpensier, qui vînt inaugurer la statue d'Henri IV place Royale en 1843[Note 18].

C'est au milieu du XVIIIe siècle que la capitale béarnaise commence à accueillir un nombre croissant[Note 19] de touristes étrangers qui viennent profiter du climat prétendument sédatif de Pau en hiver. Ce tourisme climatique s'accompagne de plusieurs aménagements dans la ville : système de numérotation des maisons, réseau d'éclairage à l'huile puis au gaz dès 1840, des trottoirs sont aménagés et multiplication du nombre des fontaines décidée dès 1835[20]. Le boulevard du Nord (nommé Alsace-Lorraine désormais) est créé autour de 1870[20] pour densifier le tissu urbain sur son côté intérieur, il occupe ce rôle jusque vers 1925. L'axe constitué par la rue Serviez et la nouvelle rue Montpensier profite de cette volonté, le premier quartier anglais voit le jour autour de l'actuelle église Saint-Andrew's et de l'ancien Grand Hôtel. Pau devient alors une station de séjour de renommée mondiale avec près de 5 000 hivernants dans les années 1880[20]. C'est sous cette influence que plusieurs décisions importantes sont prises à cette époque concernant l'aménagement urbain de la cité, la première d'entre elles est la création du boulevard du Midi de 1854 à 1871 et l'achat du domaine de Beaumont en 1878. Le boulevard du Midi constitue l'amorce du futur boulevard des Pyrénées construit de 1893 à 1899 pour relier la vieille ville à la ville neuve, il fait également de Pau une véritable ville belvédère.

Les dernières grandes modifications[modifier | modifier le code]

Le centre-ville de Pau prend sa forme actuelle dès la première moitié du XXe siècle avec la réalisation de plusieurs projets d'envergure, dont notamment la création du palais des Pyrénées et sa jonction au boulevard du même nom par le boulevard d'Aragon. À l'orée des années 1930, le maire Alfred de Lassence souhaite recentrer la ville autour de la place Clemenceau[24] en remplacement de la place Royale. L'équipe municipale répond ainsi favorablement à la proposition de l'entrepreneur Henri Lillaz, il souhaite bâtir sur cette place un édifice précurseur des centres commerciaux modernes pour y installer des commerces de luxe. Un accord est trouvé dès [20] pour une ouverture l'année suivante, le tout nouveau palais des Pyrénées prend la place de l'ancien couvent des Ursulines et de la nouvelle halle[Note 20]. Cette construction entraîne d'autres changements dans le centre-ville palois puisque l'accord entre le maire et M. Lillaz prévoit en contrepartie que ce dernier doit édifier une bibliothèque et un musée à ses frais. C'est chose faite dès 1930, avec la construction de deux bâtiments de style Art déco au nord[Note 21] du lycée Louis-Barthou.

La construction du palais des Pyrénées entraîne également le percement du boulevard d'Aragon pour relier ce nouveau centre de la ville au boulevard des Pyrénées. Dès 1928 le boulevard d'Aragon est achevé, permettant la construction successive de plusieurs immeubles de standing dont le palais d'Aragon et le palais d'Ossau. Par la suite, le centre-ville est traversé par diverses opérations d'urbanisme mais qui visent à renouveler plutôt qu'à bouleverser les équilibres obtenus dans les années 1930. La cité Paul-Doumer[Note 22] est construite dès 1932, l'« opération taudis »[Note 23] se tient de 1953 à 1962, tandis que plusieurs équipements voient le jour comme le théâtre de verdure en 1952 ou le Foirail en 1964.

XIV-Juillet[modifier | modifier le code]

Cette zone de Pau est essentiellement composée par la partie de la ville située rive gauche du gave (également nommée quartier de la Croix du Prince), mais aussi par la zone entourant les parcs du château rive droite. L'urbanisation de la rive gauche du gave débute à partir de 1740 avec la fin de la construction du pont Royal (actuel pont du XIV-Juillet), cet espace étant jusqu'alors compris dans les frontières de la commune de Jurançon. Dès 1794 la municipalité paloise envisage d'annexer ce quartier, mais ce n'est que le [26] que la zone est transférée à Pau malgré les protestations jurançonnaises. Le quartier du XIV-Juillet (nom donné depuis 1881) est alors composé de 504 habitants, sur 48 hectares. Avec la proximité du gave, de la ligne ferroviaire et de la route vers les vallées béarnaises et l'Espagne qui le traverse, le quartier se développe rapidement au cours du XIXe siècle. De petites industries[26] s'installent telles que des moulins et des scieries hydrauliques, des tanneries, des abattoirs et des savonneries[Note 24].

L'isolement géographique du quartier ainsi que cette présence industrielle historique expliquent la typologie du quartier, ce dernier est resté toujours très populaire avec une relative vie de village. Depuis les années 1970, le quartier a subi de nombreuses mutations avec la fermeture des usines, une certaine paupérisation des habitants et la fermeture de plusieurs commerces à cause de la concurrence des grandes surfaces de périphéries[28]. L'emblème du quartier, le stade de la Croix-du-Prince, attend quant à lui toujours un nouveau souffle après le départ des rugbymen de la Section paloise au début des années 1990[29].

Dufau-Tourasse[modifier | modifier le code]

photographie en couleurs de barres d'immeubles an arrière-plan d'un terrain engazonné.
Les résidences Carlitos en 1966.

La zone Dufau-Tourasse comprend plusieurs grands-ensembles de logements, dont les résidences Carlitos et le quartier Saragosse, ainsi que la cité administrative de Pau. Le nord-est de Pau n'a présenté aucun obstacle naturel à son urbanisation, ainsi un plan d'urbanisme est défini dès 1928 par Léon Jaussely. Ce plan vise notamment à prolonger la rue Carnot afin de créer un nouvel axe vecteur de développement d'une ville verte. Si le plan Jaussely est abandonné en 1933[20], l'idée d'une voie prolongeant la rue Carnot vers le forêt de Bastard est maintenue. Ce nouvel axe prend la forme de la coulée verte qui distribue l'ensemble de la zone Dufau-Tourasse puis toute la partie septentrionale de la ville jusqu'à la rocade nord construite à partir de 1968.

L'ensemble Dufau-Tourasse est le plus important plan de logements collectifs construit dans la ville dans le cadre des ZUP des années 1960. Cette opération concerne 35 hectares de terrains achetés par la ville, dont 22 réservés à la construction de 2 000 logements[30]. André Remondet, lauréat du grand-prix de Rome en 1936, est chargé de la conception du plan-masse par le ministère de la Construction. Il organise celui-ci autour de l'axe nord-sud constitué par l'avenue Dufau[Note 25] et par plusieurs axes est-ouest : avenue de Saragosse, boulevard Tourasse, boulevard Jean-Sarrailh. Remondet combine des barres linéaires avec d'autres en zig-zag afin de rompre la monotonie des îlots[31]. L'axe principal nord-sud est composé de bâtiments de cinq niveaux, tandis que les quatre points cardinaux de la zone sont équipés des bâtiments les plus élevés[Note 26]. Les équipements publics du quartier (église Saint-Pierre, école Jean-Sarrailh notamment) sont en grande partie situés sur l'ancienne pépinière de la ville[31]. La cité administrative a, quant à elle, été réalisée progressivement entre les années 1970 et 1980, les terrains ont longtemps été convoités pour la réalisation d'un grand hôpital[31] qui sera finalement construit plus au nord de la ville.

Pau Sud[modifier | modifier le code]

La zone Pau Sud est composée du quartier huppé du Trespoey ainsi que de celui nommé Le Buisson[32] en limite de Bizanos et par le quartier Saint-Cricq. Cette zone est notamment marquée par la présence de villas suburbaines construites à la grande période du tourisme climatique palois. L'avenue Trespoey ainsi que les allées de Morlàas sont toujours imprégnées de cet urbanisme guidé par les théories de l'hygiénisme urbain[33]. Cette mode issue de la Belle Époque voulait que les rues et avenues soient aérées et que les espaces bâtis soient en retrait des voies dans de grandes parcelles[20]. Outre les réserves foncières indispensables à ce concept, la géographie du quartier Trespoey est alors particulièrement appréciée des riches hivernants. Le quartier est traversé par une ligne de crête surplombant le gave et qui offre une vue remarquable sur la chaîne des Pyrénées.

Le Hameau[modifier | modifier le code]

Il s'agit d'une vaste zone composée par les quartiers du Laü, Berlioz et de l'Ousse des Bois. Le quartier Berlioz est notamment marqué par la présence de logements issus du mouvement Castor, celui-ci s'est déroulé de 1953 à 1956 sous le nom « Les Chalets Pyrénées »[34]. Outre des espaces résidentiels, la zone du Hameau est caractérisée par la présence d'un très important tissu économique. Le centre scientifique et technique Jean-Féger du groupe Total est la tête de proue d'une zone d'activité en plein essor[35]. La plaine du Hameau constitue un point central pour le monde sportif palois avec de nombreux terrains disponibles et le stade du Hameau pour les grands événements rugbystiques notamment.

Le quartier de l'Ousse des Bois est, quant à lui, l'un des grands ensembles de la ville de Pau construit dans les années 1960, ce dernier étant à l'origine composé de 880 logements pouvant accueillir jusqu'à 5 000 habitants[30]. Il est à l'origine prévu pour accueillir les ouvriers recrutés après la découverte du gisement de Lacq, mais à partir des années 1970 il devient l'un des quartiers utilisés pour l'accueil des immigrés : Pieds-noirs, Portugais, Espagnols puis Maghrébins. En proie à de grosses difficultés sociales puis à plusieurs émeutes dans les années 1990, un vaste projet de rénovation est lancé à partir de 1999 pour transformer le quartier. L'idée est notamment de casser l'effet « barre » et de mieux intégrer le quartier dans la ville[32]. Près de 45 millions d'euros sont ainsi engagés lorsque survient le dispositif ANRU en 2006 qui donne un second souffle au projet avec 20 millions d'euros supplémentaires. Au total, 335 logements ont été démolis tandis que 130 logements ont été reconstruits en type pavillonnaire[36].

Pau Nord[modifier | modifier le code]

Enfin la zone Pau Nord est composée des quartiers résidentiels Lartigue, des Lilas, Barincou, Touquet et Trianon. Cette zone comprend également de nombreux grands équipements palois comme l'hippodrome (1842, rénové entre 1969 et 1971), le campus (1962-1977), le centre hospitalier (1975-1988), le palais des Sports (1991) , le Zénith (1992) et le complexe de pelote (2006). La partie de cette zone située au nord de l'autoroute A64 n'est que très peu urbanisée, elle est occupée par le domaine hippique de Sers ainsi que par la forêt de Bastard. Cette dernière est une ancienne forêt royale de 300 hectares[37] située sur la lande du Pont-Long. La plaine des Sports est traversée par un antique[Note 27] axe est-ouest nommé le Cami Salié (« chemin du sel » en béarnais), il s'agit du chemin historique allant du plateau de Ger vers Salies-de-Béarn et sa production de sel.

Logement[modifier | modifier le code]

Vue en contre-plongée des étages supérieurs et du clocheton d'un bâtiment ; statue d'Henri IV au premier plan.
Logements bordant la place Royale.

En 2011, le nombre total de logements dans la commune était de 50 246 alors qu'il était de 48 546 en 2006[39].

Parmi ces logements, 84,9 % étaient des résidences principales, 1,3 % des logements secondaires et 13,9 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 14,8 % des maisons et 84,0 % des appartements[39].

La proportion des résidences principales, propriétés de leurs occupants était de 39,4 %, en hausse sensible par rapport à 2006 (37,9 %). La part de logements HLM loués vides était de 16,7 % contre 16,2 %, leur nombre étant en légère diminution (7 107 contre 7 149[39]).

Risques naturels[modifier | modifier le code]

Pau est concernée par un risque d’inondation par ruissellement urbain, ainsi qu’à celles de type rapide, liées aux crues du gave de Pau notamment[40]. Un plan de prévention du risque inondation a d’ailleurs été approuvé par la préfecture le 22 septembre 2005[7].

Les tempêtes, inondations et autres coulées de boues ont justifié la prise d'arrêtés de catastrophes naturelles résultant de plus d'une dizaine d'événements survenus depuis le début des années 1980[41]. La localité est située dans une zone de sismicité moyenne de niveau 4 sur une échelle de 1 à 5[40].

L'agglomération de Pau ne possède pas d’établissement présentant des risques de type Seveso sur son territoire[42].

Toponymie[modifier | modifier le code]

La tradition (qui confine à la légende) veut que la plaine du Pont-Long ait été la propriété de fait (et non de droit) des Ossalois. Ces derniers auraient ainsi accordé l'emplacement de l'éperon rocheux surplombant le gave aux vicomtes de Béarn pour y bâtir une forteresse. Le toponyme serait une déformation du mot « pal » (pieu) car pour délimiter l'étendue du domaine accordé, trois pieux auraient été plantés[AS 4] (voir l'article Héraldique). Les toponymistes et linguistes s'accordent néanmoins pour une autre explication au nom de la ville, il proviendrait simplement du mot béarnais pau qui signifie palissade et qui entourait le château primitif. En tout état de cause, l'origine du nom de la ville provient toujours d'une idée de protection et de délimitation.

Selon Michel Grosclaude[43] et d'autres onomasticiens, le nom vient de la racine pré-indoeuropéenne *pal, indiquant un rocher escarpé, comme c'est le cas pour de nombreux toponymes. Le pieu ou pal, du latin palum, a aussi la même base très ancienne mais ce n'est pas sous cette signification que s'est formé le nom de Pau, on se comparera plutôt au col de Pau en vallée d'Aspe (1 942 m, Lescun—Aragon) qui n'a rien à voir avec la ville.

Son nom béarnais est Pau (prononcé paw).

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

Il n'existe pas de trace d'occupation du site sur lequel est aujourd'hui bâtie la ville avant le Xe siècle. Néanmoins, des fouilles archéologiques ont permis la découverte de vestiges gallo-romains (des thermes ou une villa) de grande importance[AS 4] sur le territoire de la commune limitrophe de Jurançon. La situation privilégiée de cet emplacement stratégique suppose qu'il fut occupé de longue date avant la création du château malgré l'absence de preuves formelles.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

La ville est ainsi construite sur un emplacement aux qualités très particulières. Le gave de Pau, qui descend des Pyrénées, était une rivière assez difficile à franchir, et sur une distance d'environ 50 km, seuls trois gués existent : celui de Nay à l'est, celui d'Orthez à l'ouest et celui de Pau, situé stratégiquement entre les deux. Il servait notamment au passage des bergers en transhumance entre les montagnes d'Ossau et les pâturages de la plaine du Pont-Long. L'extrémité nord d'un éperon rocheux, en forme de pointe, surplombe ici ce gué de presque 80 mètres. En résumé, c'est un emplacement naturel idéal pour contrôler le passage et les arrivants des Pyrénées, et un petit poste de surveillance y est construit vers l'an mille[Note 28], simple fort entouré d'une palissade. Il possède alors la caractéristique d'être situé à égale distance de Lescar, siège des évêques, et de Morlaàs, capitale des vicomtes de Béarn.

Bien après Oloron, mais aussi après Morlaàs, Lescar, Orthez ou encore Sauveterre-de-Béarn, l'évocation de la cité paloise dans les écrits fait d'elle l'une des dernières nées des cités du Béarn[AS 6]. La plus ancienne mention qui soit faite de Pau provient de la charte primitive du for de Morlaàs, concédée entre 1090 et 1131, celle concernant le château de Pau est issue du cartulaire de Lescar sous l’épiscopat de Guy de Lons dans la première moitié du XIIe siècle[AS 6]. Ces documents mentionnent l'importance qu'avait d'ores et déjà pris le château et la petite localité entourant pour la vie du pays béarnais.

Photographie en couleurs représentant la statue en pied d'un personnage regardant une chaîne de montagnes au loin.
La statue de Fébus face aux Pyrénées.

Jusqu'au XIIe siècle, le château est consolidé et quelques maisons s'y sont accolées, le tout constituant un petit hameau. Les seigneurs de Béarn accordent alors le statut de viguerie (petite circonscription administrative au Moyen Âge) à ce nouveau village qui continue lentement de s'étendre. En 1188, Gaston VI de Béarn y réunit sa cour majour (ancêtre du conseil souverain de Béarn) afin de rénover le for général devant tous les barons de Béarn. Ce document est particulièrement important dans l'histoire du pays et réaffirme l'attachement des seigneurs béarnais pour leurs traditionnelles libertés, tout en lançant un avertissement à quiconque serait tenter de les violer[Note 29].

Au XIIIe siècle, intervient une nouvelle reconnaissance de l'importance et de l'agrandissement de Pau, qui devient un castelnau, avec un bailli nommé par les vicomtes béarnais. À cette époque, les anglais sont installés dans le Sud-Ouest, tandis que la souveraineté du Béarn est transmise à la puissante famille des comtes de Foix. L'allégeance de ces derniers va, selon les intérêts politiques du moment, au roi d'Angleterre ou au royaume de France.

Gaston Fébus — descendant des comtes de Foix et une des premières figures emblématiques du Béarn — est très attaché à l'indépendance de son petit pays. Il entame de grands travaux pour renforcer les places fortes du Béarn, notamment le château de Pau dans lequel il s'installe finalement. De 1370 à 1378, il y fait ajouter un donjon en briques rouges (désormais nommée tour Gaston-Fébus), la tour Billère, ainsi qu'une enceinte fortifiée extérieure avec la tour de la Monnaie. Le château de Pau complète ainsi la puissante barrière de défense que Fébus a souhaité ériger pour faire respecter l'indépendance du Béarn face aux anglais installés à Bayonne, Dax, en Soule et à Lourdes (à la suite du traité de Brétigny[AS 1]), ainsi que vis-à-vis du comté d'Armagnac. En 1385, Pau est alors une cité de 128 feux répartis le long de quatre rues et autour d'une modeste église paroissiale à l'est du château[44].

C'est au milieu du XVe siècle que Pau prend toute son importance au sein de l'organisation béarnaise. Les vicomtes ont alors abandonné ce titre pour se présenter comme seigneurs du pays souverain de Béarn, Louis XI de France lui-même démontre l'indépendance du pays de Béarn en ordonnant à son grand écuyer de descendre l'épée royale en pénétrant dans le territoire béarnais[AS 7]. En 1464, Gaston IV de Foix-Béarn, après avoir épousé l'infante Éléonore de Navarre et ainsi récupéré le titre de prince héritier du royaume de Navarre, transfère sa cour d'Orthez à Pau[45]. Pau devient ainsi la quatrième capitale historique du Béarn, après Lescar, Morlaàs et Orthez. La ville est dotée d'une charte communale ; un marché hebdomadaire ainsi que trois foires annuelles s'y déroulent, tout comme les États de Béarn et la cour de son Sénéchal (tribunal). Gaston IV transforme le château-fort de Fébus en résidence princière sous l'influence de l'exemple des châteaux français de la Touraine, de l'Anjou et du Berry.

Renaissance et époque moderne[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs des provinces françaises au XVe siècle.
Situation du Béarn et de la Navarre par rapport à la France en 1477.

Le petit-fils de Gaston IV et d'Éléonore de Navarre, François Phébus, est couronné roi de Navarre en 1479 à Pampelune. Les seigneurs de Béarn récupèrent dès lors la couronne du royaume de Navarre créant de fait un État Béarn-Navarre à cheval sur les deux versants de la chaîne pyrénéenne[46]. Cette position se révèle particulièrement inconfortable pour les seigneurs béarnais avec la conquête de tout le Sud-Ouest par les rois de France et l'unification de la péninsule ibérique par les rois catholiques. Afin de garder la neutralité du pays de Béarn, l'éclatement de ce nouvel État pyrénéen devient inévitable. Le mariage de la sœur, et héritière, de François Fébus scelle définitivement l'avenir du Béarn et de sa capitale. Ainsi, les États de Béarn réunis à Pau en 1483 se prononcent pour que Catherine de Foix épouse Jean d'Albret sous les conseils du roi de France, au lieu du fils des rois catholiques ibériques[47]. Les seigneurs béarnais deviennent ainsi alliés du roi de France, sans perdre l'indépendance de leur pays. Ce choix provoque en 1512 la prise de Pampelune par les troupes des rois catholiques, qui ne pouvaient laisser les troupes françaises s'installer durablement au sud des Pyrénées. Pau devient donc à partir cette date la capitale des rois de Navarre. Bien que les seigneurs du Béarn perdent de fait une grande partie du territoire de la Navarre, ne conservant que la basse-Navarre au prix d'une contre-attaque franco-béarnaise menée en 1513.

Désormais cité royale, Pau se dote au cours de ce XVIe siècle de plusieurs institutions qui renforcent son rôle central pour le Béarn. À côté de la cour du Sénéchal (compétence civile), Henri d'Albret (fils de Catherine et Jean), instaure en 1519 le conseil souverain pour la compétence criminelle. Puis en 1525, c'est au tour d'une chambre des comptes d'être implantée dans la cité, avant que l'atelier de la monnaie soit transféré de Morlaàs vers Pau à cette même époque[Note 30]. La monnaie béarnaise est frappée jusqu'à la Révolution française dans la tour de la monnaie, celle-ci garde tout de même son nom de monnaie morlane en hommage à son premier lieu de fabrication.

Après avoir combattu et été fait prisonnier aux côtés du roi de France François Ier à la bataille de Pavie, Henri d'Albret épouse Marguerite d'Angoulême, la sœur de son compagnon d'armes. Ensemble ils transforment le château dans le style Renaissance en ouvrant l'espace par de larges fenêtres ouvertes sur la vallée du gave, ornant la façade de médaillons à l'antique, aménageant une longue terrasse côté midi et en installant un escalier monumental[AS 9]. La cour de Navarre voit alors défiler une cohorte d'esprits brillants et de personnages illustres accompagnés d'une suite nombreuse, la vie de la cité paloise est animée par cette activité qui place Pau comme une capitale intellectuelle de premier plan en Europe. L'œuvre d'embellissement du château voulu par Henri et Marguerite est poursuivie par leur fille Jeanne d'Albret et son époux Antoine de Bourbon, qui participent à la création de magnifiques jardins, décrits alors par des visiteurs comme étant "les plus beaux d'Europe"[48].

Cette même Jeanne d'Albret donne naissance au plus illustre des Palois ; le , elle accouche du futur Henri IV de France en chantant un cantique béarnais à la sainte Vierge, afin que son fils ne soit « ni peureux, ni rechigné ». La légende dit que les lèvres du futur monarque furent baptisées avec du vin de Jurançon et de l'ail. Bien que n'ayant vécu peu de temps dans son château natal, le bon roi Henri garde cher à son cœur ce lieu où il était né prince de Béarn pour devenir roi de France[AS 10]. Malgré une vie occupée par les soucis du pouvoir, il sait tout au long de sa vie s'enquérir de l'état de son domaine palois, que ce soit des fleurs de ses jardins, des fruits de ses vergers ou des cerfs de son parc. Henri fait également en sorte de fournir à la ville le palais de justice dont elle a besoin (siège du futur Parlement de Navarre), il affranchi aussi les Palois de certaines taxes et confirme le titre de ville à la cité.

La deuxième moitié du XVIe siècle est une période trouble pour Pau et le Béarn. Jeanne d'Albret suit l'exemple de sa mère Marguerite en se consacrant à l'introduction de la Réforme protestante au sein de la cour de Navarre et de ses possessions. Jeanne d'Albret montre une rigueur morale et une intransigeance religieuse particulièrement forte face au catholicisme, la mort de son mari Antoine de Bourbon en 1562 constituant la bascule qui pousse Jeanne vers plus d’extrémités avec sa volonté d'imposer à son peuple sa foi personnelle[AS 11]. En 1563, cette dernière fait enlever de l'église Saint-Martin comme de la cathédrale de Lescar les emblèmes de la religion catholique, elle fait également brûler devant le château les retables et les ornements du culte. Ce geste provoque un profond émoi au sein de la cour de France comme des États de Béarn qui protestent de leur indignation[AS 11]. En 1569, la région est secouée par une année de terribles guerres religieuses qui entraînent de nombreuses pertes à Orthez, Tarbes, Navarrenx ou encore Mont-de-Marsan. La cité paloise est prise cette même année par les troupes catholiques de Charles IX de France mais avec des dégâts bien moindres que pour ces villes voisines. Quatre mois plus tard, la ville est reprise par Jeanne d'Albret grâce aux troupes du Comte de Montgommery sans avoir à combattre, la foule s'étant soulevé pour chasser la garnison française. Jeanne d'Albret massacre à Pau les chefs catholiques faits prisonniers à Orthez. Le nombre de victimes de cette malheureuse période ne sera pas élevé pour la ville de Pau, mais la liberté religieuse est pour longtemps abolie avec, en point d'orgue, l'ordonnance de 1571 qui édicte les peines des plus sévères contre ceux qui s'efforcent d'« enseigner quelque fausse doctrine au peuple[AS 12] ».

En 1599, Henri IV tente d'étendre sa politique d'apaisement à son pays de Béarn natal. Un an après celui de Nantes pour les Français, il proclame l'Édit de Fontainebleau le pour les catholiques du Béarn en leur accordant la liberté de conscience. Ce libre exercice du culte est progressivement étendu aux localités béarnaises, mais de manière tardive à Pau puisqu'il faut attendre 1615 pour que l'église Saint-Martin retrouve le culte catholique. Catherine de Bourbon, sœur d'Henri IV, gouverne le Béarn à sa place jusqu'à sa mort en 1604. Avec la mort d'Henri IV en 1610, l'agitation religieuse repart de plus belle entre les protestants, appuyés par le conseil souverain de Béarn, et les catholiques, menés par les évêques de Lescar et Oloron. En 1617, le jeune roi Louis XIII (fils d'Henri IV) promulgue l'arrêt de Fontainebleau qui rétablit dans tout le Béarn la religion catholique et impose la restitution des biens aux catholiques[AS 13]. Le conseil souverain de Béarn dénonce cet arrêt à partir de 1618 et refuse son application, la révolte gronde peu à peu vis-à-vis du roi de France. Après avoir épuisé tous les essais de conciliation, le roi Louis XIII prend finalement la décision de marcher sur le Béarn à la tête d'une importante armée[AS 14]. Il fait son entrée à Pau le devant une population froide et hostile face à cette démonstration guerrière. Après s'être assuré de la soumission de la place forte béarnaise de Navarrenx, le souverain retourne dans la capitale béarnaise dans une ambiance bien plus amicale cette fois-ci. Face à un Louis XIII conciliant, dont toutes les actions démontrent sa volonté d'apaisement et d'oubli du passé, les Palois reçoivent le roi de France sous les acclamations le . Le souvenir encore vivace du bon roi Henri jouant sûrement un rôle dans l'accueil de ce fils plein de grâce et de prestance[AS 15].

Le lendemain, le , a lieu la solennelle procession qui ramène du faubourg à l'église Saint-Martin le Corpus Christi avec le roi Louis XIII qui suit tête nue et un cierge à la main. Une foule immense est alors présente dans les rues de la cité, les maisons sont pavoisées et les murailles tapissées de riches tentures pour le rétablissement officiel du culte catholique à Pau et dans le Béarn. À la question religieuse, se succède immédiatement la question politique puisque ce même jour Louis XIII publie un édit pour porter union et incorporation du Béarn et de la Navarre à la couronne de France. Bien que très attachés à leur indépendance, et très mécontents lorsque les États généraux avaient demandé l'incorporation du Béarn en 1614, les réactions[Note 31] se font globalement sans excès. Le roi Louis XIII assure les béarnais de conserver « leurs fors et privilèges[AS 16] », garantissant ainsi une très large autonomie à la nouvelle province française. De plus, il transforme le conseil souverain de Béarn en Parlement de Navarre, regroupant les cours de Pau (Béarn) et de Saint-Palais (Basse-Navarre). La ville de Pau passe de fait du statut de cité royale à celui de cité parlementaire.

Cliquez sur une image pour l'agrandir, ou survolez-la pour afficher sa légende.

Le Parlement de Navarre reste pendant près de 170 ans le principal élément de l'activité sociale de Pau, une aristocratie provinciale se développe avec un goût particulier pour les arts et les sciences et un attachement profonds aux traditions, aux libertés et aux usages locaux[AS 17]. Par ailleurs, Louis XIII influe considérablement sur la reconstruction catholique de la cité[AS 18]. Il dote ainsi la ville de deux nouvelles institutions, le couvent des Capucins et le collège des Jésuites (actuel lycée Louis-Barthou), afin de répandre la religion catholique auprès des habitants et notamment de la jeunesse. De nombreuses autres fondations éducatives ou charitables s'installent par la suite à Pau pour compléter la volonté royale, à l'image des Cordeliers, des Orphelines ou encore des Ursulines. Toutes ces institutions imprègnent alors peu à peu la cité paloise d'une profonde atmosphère catholique, elles bouleversent également la physionomie de la ville avec de vastes établissements qui structurent encore aujourd'hui la capitale béarnaise. En parallèle, la première université de Pau est établie à partir de 1722, elle est l'héritière du collège de Béarn et de l'académie protestante du Béarn fondés en 1549 et 1583 à Lescar et Orthez mais fermés en 1620 par Louis XIII. Cette université de droits, de lettres et de philosophie est un centre très actif, et bénéficie d'une grande notoriété jusqu'à la Révolution[AS 19].

Photographie en couleurs d'un château, d'un clocher et d'un beffroi.
Les trois socles de la vie paloise : le château, la religion et le parlement.

Toujours soucieux de conserver sa chère liberté, le Parlement de Navarre connaît une première grave crise entre 1760 et 1764 qui conduit à l'exil de la plus grande partie des présidents et des conseillers face à l'intransigeance royale. La révolte gronde dans la population paloise, qui se révèle toujours très attachée à cette institution et se rend compte de son importance pour la prospérité de la cité[AS 20]. L'ordre revient en 1775 avec le retour des exilés accompagné d'une explosion de joie populaire[AS 21]. Le Parlement montre sa reconnaissance envers la clémence royale mais fait toujours preuve d'une grande méfiance quant à la défense d'un peuple toujours plus opprimé par des contributions de plus en plus lourdes. Une nouvelle crise, la dernière, se joue en 1788 avec la volonté du roi d'obliger les provinces à faire enregistrer des édits augmentant les impôts malgré le refus des différents parlements dont le parlement de Navarre. Les parlementaires béarnais, soutenus par la population, protestent et se révoltent contre ce passage en force. Le roi Louis XVI ordonne alors que le parlement cesse immédiatement ses fonctions et que ses troupes marchent sur le Béarn[AS 22]. Il recule finalement face au soulèvement général provoqué dans toute la France pour convoquer les États généraux, qui se révèlent bien tardifs. La Révolution française entraîne la fin des vieux privilèges, et c'est dans cet enthousiasme général que les béarnais acceptent de sacrifier leur antique constitution pour embrasser la nouvelle constitution française[AS 23].

La période révolutionnaire se déroule à Pau avec moins de noirceur que dans bien d'autres cités. La ville jouit d'un long passé d'attachement à l'aristocratie parlementaire, elle est fortement imprégnée par le christianisme et le tempérament béarnais exècre toute forme d'extrémisme. Les troubles proviennent essentiellement de l'extérieur, avec notamment le représentant en mission Monestier de la Lozère qui s'empresse de faire cesser l'exercice du culte dans les églises paloises et de détruire leurs clochers. Dix-neuf personnes sont condamnées et exécutées entre et à Pau[AS 24]. Le château des rois de Navarre est lui épargné, démontrant encore une fois l'attachement des Palois pour ce lieu de mémoire. Le changement institutionnel que provoque la Révolution est lui beaucoup plus profond pour la ville, puisque le , elle est déclarée, après Navarrenx, nouveau chef-lieu du département des Basses-Pyrénées, constitué du Béarn, de la Basse-Navarre, de la Soule, du Labourd et de quelques communes gasconnes. Ce statut lui est enlevé le au profit d'Oloron-Sainte-Marie, puis définitivement rendu le . Pau devient également le siège de l'un des vingt-neuf tribunaux d'appel français, avec pour ressort les départements des Basses-Pyrénées, des Hautes-Pyrénées et des Landes.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Napoléon Ier visite Pau et ses environs le en compagnie de Joséphine, il trouve alors la ville médiocre et le château dans un état lamentable[AS 25]. Il manifeste néanmoins toute son admiration pour la beauté du paysage et contribue à le mettre en valeur[Note 32]. Il montre également son intérêt pour le château qui tombe alors en ruine et participe à sa sauvegarde. L'un des compagnons d'armes de Napoléon entre dans la postérité en devenant roi de Suède et de Norvège en 1818, le maréchal d'Empire palois Jean-Baptiste Bernadotte initie une dynastie qui règne toujours sur la Suède en ce XXIe siècle. En 1838, Louis-Philippe fait restaurer le château avec hardiesse, s'attachant à mettre en valeur les caractères médiéval et Renaissance. Napoléon III ajoute lui une double tour encadrant une fausse entrée, à l'ouest.

Vue d'artiste d'un paysage, château, pont sur une rivière et montagnes au loin.
Panorama du château et du gave de Pau, vers 1870.

Après la Monarchie de juillet, Pau devient, entre 1830 et 1914, une des stations climatiques et sportives les plus réputées d'Europe occidentale. En 1842, le médecin écossais Alexander Taylor (1802-1879) y préconise la cure hivernale[9] en comparant la longévité des Palois par rapport à d'autres villes de cure alors à la mode (comme Nice, Pise ou Naples). Le succès de son ouvrage est important et Pau devient un lieu de villégiature prisé des Britanniques[Note 33]. Les Anglais s'y installent et profitent du premier golf du continent, de la chasse au renard (Pau fox hunt) et des courses tenues sur l'hippodrome du Pont-Long, tout cela faisant suite à une tradition plus que séculaire en matière de sport à Pau et dans le Béarn[Note 34]. À partir des années 1870 le boulevard du Midi est progressivement prolongé vers l'ouest et vers l'est pour constituer l'actuel boulevard des Pyrénées, le somptueux palais d'hiver — doté d'un palmarium — et des hôtels de renommée internationale — le Gassion et le France — offrent un cadre luxueux et majestueux aux concerts et réceptions qui s'y déroulent. La physionomie de Pau est bouleversée en quelques dizaines d'années seulement, les mœurs des Palois auparavant très simples sont directement impactés par toute cette modernité et ce luxe ambiant[AS 27].

Représentation en noir-et-blanc d'une usine sur une carte postale ancienne.
L'usine des tramways au début du XXe siècle.

Pau est relié à la ligne de chemin de fer Toulouse-Bayonne en 1863 puis à partir de 1894, la ville est desservie par un réseau de tramways à chevaux. Quelques années plus tard, la traction électrique est mise en service par la Société béarnaise des tramways urbains. Le réseau comprend trois lignes, pour une longueur de 7 km. Il disparaît en 1931. La ville de Pau est desservie également par le chemin de fer de Pau-Oloron-Mauléon (POM), dont la gare principale se trouve place de la République. Trois lignes desservent Monein, Pontacq et Lembeye. La traction à vapeur est utilisée sur ce réseau, qui disparaît en .

En même temps que la ville-haute prospère du fait de la venue des riches touristes européens, la ville-basse se spécialise dans l'industrie. De nombreuses petites structures se développent progressivement aux pieds du château, la production se concentre sur le textile et l'agro-alimentaire. Plusieurs d'entre elles ont marqué ce tissu industriel, comme les teintures Courriades[49], la minoterie Heïd ou encore l'usine des tramways[50]. Néanmoins, ce tissu industriel reste isolé du reste de la cité et Pau laisse à d'autres villes voisines (comme Tarbes) le soin d'entretenir cette activité. La capitale béarnaise se contente de développer son commerce, notamment lié au luxe afin de satisfaire ses hôtes étrangers nombreux.

XXe siècle[modifier | modifier le code]

Au début du XXe siècle, Pau est toujours une ville de villégiature courue par la noblesse européenne pour y passer la saison hivernale. La bonne société anglaise, américaine, russe, espagnole ou prussienne se côtoie au sein de la cité béarnaise. De nombreux équipements publics sont issus de cette période, avec notamment le funiculaire de Pau pour relier la gare à la ville haute. À côté de ces aménagements publics, les visiteurs étrangers fortunés font construire des villas pour améliorer les conditions de leurs séjours. Tout d'abord réalisées au centre-ville, ces demeures s'écartent de plus en plus pour profiter du grand air et de la vue si prisée sur les Pyrénées. Entre 1850 et 1910, de nombreuses résidences sont ainsi construites et évoquent toujours aujourd'hui le faste de cette période. Cette période dorée du tourisme climatique palois s'arrête brusquement lors du déclenchement de la guerre 1914-1918. Ce cosmopolitisme s'est toutefois profondément ancré dans cette cité largement accueillante, et qui comme au temps de ce sombre XVIe siècle fait de guerres de religion, a su s'ouvrir à d'autres opinions tout en conservant ses propres traditions.

Cliquez sur une image pour l'agrandir, ou survolez-la pour afficher sa légende.

L'histoire de Pau est également marquée par l'aéronautique. Les premiers vols en ballon ont lieu à Pau en 1844 et les premiers vols en avion, à partir de 1909, année au cours de laquelle les frères Wright transfèrent à Pau — sur la lande du Pont-Long, commune de Lescar — la première école d'aviation qu'ils avaient ouverte initialement au Mans (département de la Sarthe) pour y former les trois élèves pilotes qu'ils s'étaient engagés à former en France. Pau accueille les seuls sept constructeurs mondiaux d'avions jusqu'en 1914 et devient la capitale mondiale de l'aviation. L'école militaire d'aviation, qui forme les as de la Première Guerre mondiale, puis l'école de chasse de France, s'y installent. Y volent les Français Thénault, Simon, Codos, Bellenger, Garros, Nungesser, Guynemer, les Béarnais Artigau et Macé parmi tant d'autres et côté Américains Lufbery, Thaw, Chapman, les frères Prince, Mc Connell, parmi les plus illustres.

Pau a également abrité les 18e RI, 1er et 18e RCP (régiment de chasseurs parachutistes) qui furent stationnés dans la ville. Tous participèrent aux différents conflits du XXe siècle. Le 18e RCP est dissous en 1961, pour avoir contribué au putsch des généraux d'Alger. Il avait auparavant participé au mouvement de qui mit fin à la IVe République. Le 1er RCP était toujours en caserne en 1983 au camp d'Idron lorsque l'un de ses éléments fut frappé à Beyrouth par l'attaque de l'immeuble Drakkar, qui fit parmi ses troupes cinquante-huit victimes.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, l'occupation allemande se traduit par l'installation de la Gestapo au sein de la villa Saint-Albert (aujourd'hui détruite) à partir de et par l'utilisation de la caserne Bernadotte comme prison[Note 35] jusqu'au . La résistance est particulièrement active à Pau et dans son agglomération, l'entrepôt des résistants est situé rue Solférino[51]. L’hôtel Continental recueille également de nombreux réfugiés, dont des juifs traqués par Vichy et les nazis, même lorsque les militaires de la Wehrmacht réquisitionnent deux étages de l'hôtel[52]. Un total de 21 Palois[53] sont honorés du titre de Juste parmi les nations. La ville de Pau est libérée le , mais le lendemain une découverte particulièrement macabre est réalisée par un petit groupe de résistants. Ces derniers trouvent ce que l'on appelle le charnier du Pont-Long[54], constitué de quatre fosses et renfermant 45 corps de prisonniers et de résistants[Note 36].

À partir de 1947, durant les quatre mandats du maire Louis Sallenave, la ville de Pau connaît un fort développement. En 1957, l'exploitation du gisement de gaz de Lacq, découvert en 1951, donne un nouvel essor à toute la région avec le développement industriel du Béarn et de la région de Lacq (principaux employeurs : SNPA, EDF, Péchiney, Rhône-Poulenc, pour les plus importants), la population de la ville doublant en 20 ans. La renommée et le prestige de la ville augmentent grâce à la conférence des États indochinois de juin à [55],[56], à des visites de chefs d'État comme le président Charles de Gaulle en ou le premier secrétaire Nikita Khrouchtchev en déplacement à Lacq en 1960. La capitale béarnaise est par la suite particulièrement marquée par la figure haute en couleur d'André Labarrère[57], maire de 1971 à 2006, qui est un édile bâtisseur et proche des citoyens avec son surnom de toque manettes (« qui serre les mains » en béarnais)[58].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Deuxième ville d'Aquitaine, Pau est la préfecture des Pyrénées-Atlantiques et le chef-lieu de quatre cantons depuis la réforme de 2014 :

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Voici ci-dessous le partage des sièges au sein du conseil municipal de Pau[59] :

Composition du conseil municipal de Pau en 2014.
Groupe Président Effectif Statut
MoDem - UDI - UMP François Bayrou 40 majorité
PS David Habib 9 opposition

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Les Palois privilégient majoritairement les candidats de gauche aux élections ayant une résonance nationale (aux élections présidentielles et aux élections régionales notamment) mais se montrent plus contrastés pour les élections locales. L'étiquette politique rentre alors peu en ligne de compte, les Palois se concentrant sur la personnalité et le projet du candidat. Les Palois, comme les Béarnais, se montrent hostiles aux partis extrêmes et élisent des candidats faisant preuve de modération.

Élections présidentielles les plus récentes[modifier | modifier le code]

Lors du second tour de l'élection présidentielle de 2007, Nicolas Sarkozy, UMP obtient 45,07 % des suffrages et Ségolène Royal, PS, 54,93 % des suffrages ; le taux de participation est de 85,04 %[60].

Lors du second tour de l'élection présidentielle de 2012, François Hollande, PS, obtient 59,36 % des suffrages et Nicolas Sarkozy, UMP, 40,64 % des suffrages ; le taux de participation est de 78,35 %[61].

Élections municipales les plus récentes[modifier | modifier le code]

Aux élections municipales de 2008, le taux de participation est de 70,26 %. La liste de gauche de Martine Lignières-Cassou, Cap et Cœur rassemble 39,76 % des suffrages au second tour et obtient 35 sièges sur 49[62].

Aux élections municipales de 2014, le taux de participation est de 59,01 %. La liste du centre et de la droite de François Bayrou, Aimons Pau rassemble 62,95 % des suffrages au second tour et obtient 40 sièges sur 49[63].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste des maires de Pau.

Cinq maires se sont succédé depuis 1947.

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1947 1971 Louis Sallenave Centre droit Pas de cumul des mandats
1971 2006 André Labarrère PS Député de 1967 à 1968, puis de 1973 à 2001,
sénateur de 2001 à 2006,
président de la communauté d'agglomération de Pau-Pyrénées,
ministre de 1981 à 1986,
président du conseil régional d'Aquitaine de 1979 à 1981,
vice-président de l'Assemblée nationale de 1973 à 1974,
président de l'association des Éco-maires de 1989 à 1999.
2006 2008 Yves Urieta PS Président de la communauté d'agglomération de Pau-Pyrénées.
2008 2014 Martine Lignières-Cassou PS Députée de la 1ère circonscription des Pyrénées-Atlantiques,
présidente de la communauté d'agglomération de Pau-Pyrénées.
2014 en cours François Bayrou MoDem Président de la communauté d'agglomération de Pau-Pyrénées,
ancien ministre de l'Éducation nationale,
ancien président du conseil général.
Les données manquantes sont à compléter.

André Labarrère meurt le d'un cancer. Lui succède Yves Urieta, élu par le conseil municipal le . Entre-temps, l'intérim a été assuré par Martine Lignières-Cassou, première adjointe et députée de la première circonscription des Pyrénées-Atlantiques.

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

La ville est le siège de la cour d'appel de Pau, qui a pour ressort les départements des Landes, des Pyrénées-Atlantiques et des Hautes-Pyrénées. Pau est également le siège d'une cour d'assises, d'un tribunal de grande instance, d'un tribunal d'instance, d'un tribunal administratif, d’un tribunal pour enfants, d'un tribunal des affaires de sécurité sociale, d'un conseil de prud'hommes et d'un tribunal de commerce[64]. Pau dépend de la cour administrative d'appel de Bordeaux.

La commune accueille un commissariat de police, le groupement de gendarmerie nationale des Pyrénées-Atlantiques, ou encore une recette-perception des impôts.

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Eau et assainissement[modifier | modifier le code]

La gestion de l’eau pour près de 15 000 abonnés est assurée par la Régie de l'eau de Pau, un service dépendant de la municipalité[65]. Cette régie est l'héritière directe du service municipal des eaux qui a pris naissance en 1862 par un décret impérial de Napoléon III[65]. Le captage d’eau souterraine d’une source située sur la commune de Rébénacq, l'Œil du Néez (l'Oelh deth Néez en béarnais), constitué d'une résurgence du gave d'Ossau, assure la totalité des ressources en eau potable, le puit d'Uzos fournit une ressource complémentaire en cas de secours, maintenance, ou en utilisation de pointe[65].

L’ensemble du réseau représente 310 km de canalisations[65]. Le site de Guindalos dispose de cinq sites de stockage, pour une capacité totale d'environ 20 000 m³[65].

Déchets ménagers[modifier | modifier le code]

La collecte des déchets sur la commune est assurée par la communauté d'agglomération, le traitement étant quant à lui pris en charge par le syndicat mixte Valor Béarn. Le service propreté urbaine de la ville de Pau comprend près de 129 agents, chargés du nettoyage du centre-ville et des quartiers[66].

Environ 5 000 tonnes annuelles[67] sont regroupées sur la déchetterie communale de la rue Ramadier pour être retraitées. L'agglomération de Pau compte trois autres déchetteries à Bizanos, Jurançon et Lescar[68]. Une recyclerie est également présente au sein de la communauté Emmaüs Pau-Lescar.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Photographie en couleurs d'un bâtiments richement décoré précédé d'un vestibule à colonnes.
L'hôtel de France, siège de la communauté d'agglomération.

La ville de Pau fait partie de la communauté d'agglomération de Pau-Pyrénées, qui regroupe quatorze communes. À partir du 1er janvier 2017, celle-ci comptera un total de trente-et-une communes[69] avec l'application de la loi NOTRe. Les compétences obligatoires de cette structure s’étendent au développement économique, à l'aménagement de l'espace communautaire, à l'équilibre social de l'habitat et enfin à la politique de la ville[70]. D'autres compétences sont également possibles mais de manière optionnelle, comme l'assainissement, les équipements culturels et sportifs ou encore l'action sociale.

Pau fait partie de quatre autres structures intercommunales[71]. Elle adhère en effet au syndicat d'énergie des Pyrénées-Atlantiques, au syndicat d'aménagement hydraulique du bassin de l'Ousse, au syndicat intercommunal du centre de loisirs de Narcastet, ainsi qu'au syndicat intercommunal de défense contre les inondations du gave de Pau.

Jumelages[modifier | modifier le code]

La ville de Pau est jumelée avec les villes suivantes[72] :

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Population de Pau et de l'agglomération[modifier | modifier le code]

La population municipale de Pau s'élève au recensement de 2010 (populations légales au ) à 81 166 habitants. La communauté d'agglomération de Pau Pyrénées compte environ 150 000 habitants et constitue, par le nombre, la deuxième agglomération d'Aquitaine après la communauté urbaine de Bordeaux et devant la communauté d'agglomération Côte Basque-Adour. Les villes de Billère, Lons et Lescar sont les trois premières villes de l'agglomération après Pau (elles comptent environ 35 000 habitants à elles trois).

La ville est historiquement très liée au Royaume-Uni et reste prisée des Britanniques en vacances. Pau leur doit le premier terrain de golf créé hors d'Écosse, situé en fait à Billère. Les Espagnols sont aussi très présents dans la ville ainsi que les Portugais (consulats d'Espagne et du Portugal à Pau).

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2013, la commune comptait 77 575 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 37],[Note 38].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
8 756 8 465 9 293 11 444 11 285 12 607 13 841 16 170 16 196
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
18 671 21 881 24 563 27 300 28 908 29 971 30 624 33 111 33 012
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
34 268 35 044 37 149 35 665 37 711 38 962 40 451 46 158 48 320
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
59 937 74 005 83 498 83 790 82 157 78 732 83 903 84 036 79 798
2013 - - - - - - - -
77 575 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[73] puis Insee à partir de 2004[74].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Premier et second degrés[modifier | modifier le code]

Au [75], la commune compte 28 écoles maternelles (20 établissements publics et 8 privés) et 26 écoles élémentaires (18 établissements publics et 8 privés) dont une calendreta. Trois collèges publics, le collège Clermont, le collège Jeanne-d'Albret et le collège Marguerite-de-Navarre, et cinq collèges privés, les collèges Immaculée-Conception, Saint-Dominique, Sainte-Ursule, Saint-Maur et calendreta permettent de débuter l'enseignement de second degré. Le second cycle du second degré est assuré par quatre lycées publics, le lycée Louis-Barthou (enseignement général et technologique), le lycée Saint-Cricq (enseignement général et technologique), le lycée Saint-John-Perse (enseignement général et technologique) et le lycée professionnel Honoré-Baradat, auxquels s'ajoutent cinq autres lycées privés, le lycée Immaculée-Conception (enseignement général et technologique), le lycée Saint-Dominique (enseignement général et technologique), les lycées professionnels Beau-Frêne, Montpensier et Saint-Vincent-de-Paul.

Le lycée Louis-Barthou est le plus ancien de la ville, il est fondé en 1622 sous Louis XIII[23] et accueille d'illustres élèves au fil des ans comme Lautréamont, Louis Barthou, Saint-John Perse, Pierre Bourdieu, Daniel Balavoine ou encore Henri Emmanuelli. Outre l'enseignement général et technologique qu'il propose, il abrite également des classes préparatoires littéraires, économiques et commerciales (ECS), et scientifiques (MP, PC, PSI, BCPST).

Enseignement supérieur[modifier | modifier le code]

Université[modifier | modifier le code]

La ville de Pau possède une longue tradition universitaire puisqu'une université a été créée à Pau en 1722. Aujourd'hui Pau est la deuxième ville étudiante d'Aquitaine. La ville comptait 12 151 étudiants lors de l'année scolaire 2012-2013[76]. Elle possède une université pluridisciplinaire (droit, économie, sciences, sciences humaines), un IUT, un IAE, plusieurs écoles d'ingénieurs, écoles de commerce et écoles d'art.

L'Université de Pau et des Pays de l'Adour (UPPA) est un réseau de quatre campus répartis dans trois départements du bassin de l'Adour : les Pyrénées-Atlantiques (Pau, Bayonne/Anglet), les Hautes-Pyrénées (Tarbes) et les Landes (Mont-de-Marsan). Son implantation dépasse ainsi le strict cadre de l'académie de Bordeaux et empiète quelque peu sur celui de l'académie de Toulouse. L'UPPA compte (année universitaire 2015-2016) 12 525 étudiants[77] sur ces différents sites, dont 8 280 étudiants à Pau. L'université compte 24 laboratoires de recherche et 764 enseignants (dont 550 à Pau).

Grandes écoles et autres établissements[modifier | modifier le code]

Outre son université, Pau compte plusieurs grandes écoles qui complètent l'offre en matière d'enseignement supérieur. Le Groupe ESC Pau est notamment une école de management créée en 1962, le Groupe ESC Pau compte 1 300 étudiants et 7 000 diplomés[78]. En plus de Pau, il est présent à Paris, en Inde (Bangalore, campus de MATS School) et possède des bureaux au Brésil (Recife), aux États-Unis, (Washington). Le Groupe ESC Pau fait partie de la Conférence des grandes écoles et forme des futurs cadres et dirigeants d'entreprise. Le diplôme de l'ESC Pau est de grade master (BAC+5) et reconnu par le ministère de l'Enseignement supérieur. Le Groupe ESC Pau est certifié AFAQ ISO 9001 et accrédité EPAS (accréditation internationale de l'EFMD) depuis 2006.

Plusieurs écoles d'ingénieurs sont présentes à Pau. L'école nationale supérieure en génie des technologies industrielles (ENSGTI) dépend de l'université de Pau, elle est située au nord du campus et propose une formation d'ingénieur en génie des procédés et en génie chimique, des masters de recherche et doctorats. L'école internationale des sciences du traitement de l'information (EISTI) est, quant à elle, une école d'ingénieurs en informatique et en mathématiques. Enfin, l'École d'ingénieurs informatique (EXIA-CESI) complète l'offre en la matière.

L'enseignement artistique est notamment représenté par deux écoles. La principale est le Conservatoire à Rayonnement Départemental Pau-Pyrénées, le CRD de Pau est situé dans l'ancien couvent des Réparatrices et compte 1 200 élèves. L'école supérieure d'art des Pyrénées (ESA des Pyrénées), école d'art et de design graphique, compte environ 300 élèves chaque année[79]. L'ESAP sera installée au sein de l'ancienne bibliothèque de Pau à partir de la rentrée 2018[80].

Plusieurs établissements importants sont également à citer, comme l'IAE de Pau qui propose des masters professionnels et de recherche ainsi que des doctorats, l'école des troupes aéroportées (ETAP) qui forme tous les parachutistes français, le centre national professionnel des commerces de sport (CNPC) ou encore l'institut du travail social Pau-Pyrénées Pierre Bourdieu (ITS) qui propose des formations dans les domaines médico-sociaux.

Centres de recherche[modifier | modifier le code]

L'université compte 24 équipes de recherche dont 8 équipes associées au CNRS, une équipe associée au CNRS ainsi qu'au groupe Total et une équipe associée avec l'INRA[81]. Quelques groupements d'équipes de recherche publique et/ou privée sont présents à Pau. Notamment le centre scientifique et technique Jean-Féger, centre de recherche et développement du groupe Total (auparavant ELF Aquitaine), haut lieu de la recherche pétrolière en Europe, regroupant plus de 2 700 salariés. D'autres centres de recherche sont actifs dans ce même domaine à l'image de l'Institut pluridisciplinaire de recherche appliquée dans le domaine du génie pétrolier (IPRA). L'Institut pluridisciplinaire de recherche en environnement et matériaux (IPREM) regroupe lui quatre équipes du CNRS et s'intéresse au développement de connaissances fondamentales en physico-chimie, chimie analytique et microbiologie.

Santé[modifier | modifier le code]

Pau concentre une grande partie des services hospitaliers de l’agglomération paloise et du Béarn[82]. L'équipement hospitalier propose des services de médecine, d’obstétrique, de chirurgie et de soins psychiatriques. Le dispositif du centre hospitalier de Pau est composé de l’hôpital François-Mitterrand, du centre Hauterive (rééducation fonctionnelle, unité de SSR et médecine nucléaire) et du centre Jean-Vignalou pour la gérontologie. L'offre sanitaire paloise se complète de plusieurs cliniques, dont notamment la polyclinique de Navarre[Note 39], la clinique Princess et la clinique des Jeunes Chênes.

Sports et équipements sportifs[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Sport à Pau.

Ville depuis toujours très sportive, Pau est dotée de nombreuses infrastructures importantes et de plusieurs clubs de sport de haut niveau. Elle était surnommée la reine des sports[83] à la Belle Époque, tandis qu'à la même époque James Gordon Bennett junior décrit la ville comme étant « le centre du sport mondial » (Pau is the hub of the Sporting world)[84] dans l'International Herald Tribune.

Rugby[modifier | modifier le code]

Un groupe de sportifs pose pour une photographie en noir-et-blanc.
La Section paloise en 1921.

Le rugby apparaît à Pau dès 1899 avec le Stade palois[85], celui-ci est par la suite incorporé à la Section paloise qui est le grand club omnisports de la ville. La Section paloise débute cette pratique en 1905 à la place de la barrette. La Section paloise a remporté trois titres de champion de France (1928, 1946 et 1964), trois coupes de France (1939, 1952, 1997), un Challenge européen (2000) et un titre de champion de France de deuxième division (2015)[86]. Le club figure dans l'élite, Top 16 puis Top 14, jusqu'en 2006. Après deux finales d'accession pour le Top 14 perdues en 2012[87] et 2013[88], il est de retour dans le Top 14 en 2015[89]. L'équipe professionnelle évolue depuis 1990 au stade du Hameau, tandis que les équipes de jeunes jouent toujours dans l'emblématique stade de la Croix du Prince.

Basket-ball[modifier | modifier le code]

L'Élan béarnais Pau-Orthez possède l'un des palmarès les plus fournis parmi les clubs français de basket-ball. Il compte neuf titres de champion de France (1986, 1987, 1992, 1996, 1998, 1999, 2001, 2003 et 2004), trois coupes de France (2002, 2003, 2007), trois tournois des As (1991, 1992, 1993), une semaine des As (2003), un titre de vainqueur de la coupe Korać (1984) et un titre de champion de France de deuxième division (2010)[90]. Il forme avec le CSP Limoges le duo incontournable de l'élite française[91]. Le club évolue depuis 1991 au sein du palais des sports, la plus grande salle de basket-ball en France avec 7 856 places assises. Siège de l'Élan béarnais, il sert également de manière régulière à accueillir l'équipe de France de basket-ball[92], à des épreuves de Coupe Davis[93], ou encore à des rencontres internationales de handball[94].

Automobile[modifier | modifier le code]

Le Grand Prix automobile de Pau ainsi que le Grand Prix historique sont organisés sur le circuit urbain de Pau une fois par an. La première édition a lieu en 1901 au sein du Grand Prix du Sud-Ouest, il s'agit de la première utilisation du terme "Grand Prix" pour une course automobile (auparavant dédié à l'hippisme[95]). La première édition du Grand Prix de Pau en tant qu'épreuve à part entière a lieu en 1930[96]. La course en ville débute en 1933, le tracé n'a plus bougé depuis 1935[97]. Tout au long de son histoire, le Grand Prix a accueilli de nombreuses figures marquantes du sport automobile comme Jim Clark et Juan Manuel Fangio. Désormais le Grand Prix se déroule lors d'une manche du championnat d'Europe de Formule 3.

Cliquez sur une image pour l'agrandir, ou survolez-la pour afficher sa légende.

Cyclisme[modifier | modifier le code]

Pau est derrière Bordeaux la ville de province ayant été le plus de fois ville-étape dans l'histoire du Tour de France. La ville a reçu le Tour pour la 67e fois[98] en 2015. La capitale béarnaise profite notamment de sa situation géographique pour se placer comme le véritable camp de base des étapes pyrénéennes. Afin de marquer cet attachement au Tour, la ville a décidé d'installer sur le stade Tissié (siège de l'ancien Véloce-Club béarnais) une exposition permanente[99] dédiée aux champions de la Grande Boucle.

Hippisme[modifier | modifier le code]

L'hippodrome du Pont-Long est l'un des principaux centres d'entrainement hippique de France, avec Chantilly et Maisons-Laffite[100]. Le centre d'entraînement de Sers abrite ainsi six cents chevaux. L'hippodrome accueille un total de vingt-sept réunions d'obstacles et de plat lors de la période hivernale[101]. Le parcours de steeple-chase est l'un des plus redoutables d'Europe. De plus, le Concours complet international de Pau, nommé les Étoiles de Pau, se déroule chaque année au domaine de Sers. Il s'agit de la seule épreuve de ce niveau (CCI****) en France.

Sur les autres projets Wikimedia :

Football[modifier | modifier le code]

Exercé notamment par le Pau Football Club, qui a évolué en championnat national de 1998 à 2008, maintenant en CFA. Il a accueilli de nombreux joueurs ayant accompli une carrière professionnelle aboutie par la suite. André-Pierre Gignac, Tino Costa, Aurélien Chedjou, Julien Escudé, Édouard Cissé ou encore Xavier Gravelaine ont porté les couleurs du Pau FC durant leur carrière. Après avoir cohabité avec le rugby au stade du Hameau, le Pau FC disposera de son propre stade[102] à partir de la saison 2016-2017 sur la plaine du Hameau.

Canoë-kayak[modifier | modifier le code]

Photographie aérienne en couleurs d'un parcours de sports aquatiques.
Le stade d'eaux vives.

Le club universitaire palois Pyrénées-Eaux-Vives (CUPPEV) est un club qui compte quatre champions de très haut-niveau avec Patrice Estanguet, médaillé de bronze au Jeux olympiques 1996, Tony Estanguet, le frère cadet de Patrice, triple champion olympique (2000, 2004 et 2012) et triple champion du monde (2006, 2009 et 2010), Fabien Lefèvre, double champion du monde (2002 et 2003) et deux fois médaillé aux Jeux olympiques (2004 et 2008) et Julien Billaut, champion du monde en 2006. La pratique est possible sur le gave de Pau et également sur le stade d'eaux-vives de Pau-Pyrénées qui a ouvert en 2008. C'est un bassin artificiel alimenté par le gave de Pau. Il accueille en particulier le pôle élite de l'équipe de France de kayak ainsi que le pôle espoir. Il accueillera les championnats du monde de canoë-kayak en 2017[103].

Escrime[modifier | modifier le code]

C'est en 1896 que l'aristocratie paloise crée la première société sportive d'escrime de la ville. Le domaine militaire prend la suite pendant un demi-siècle, que ce soit à la salle d'armes de Bourbaki ou au Cercle militaire d'escrime, situé dans la caserne Bernadotte. La Section paloise escrime prend ensuite le relais de cette tradition sportive paloise[104]. Depuis sa création, dans le quartier du Hédas, de nombreux champions olympiques et mondiaux sont issus du club. Depuis 1959, la Section assure la continuité de cette discipline olympique avec à son actif, trois médailles mondiales, plusieurs places de finalistes en coupe du monde et 26 titres de champion de France[105].

Golf[modifier | modifier le code]

Au sein des deux golfs situés près de Pau, le golf d'Artiguelouve et le Pau Golf Club, situé à Billère. Créé par des Écossais en 1856, il fut le premier du continent européen et l'un des plus anciens du monde. Il offre un parcours de 18 trous et son club-house de style victorien abrite un restaurant et un bar à l'ambiance britannique.

Pelote basque[modifier | modifier le code]

Pratiquée notamment au sein du complexe de pelote inauguré en 2006, l'équipement est constitué d'un jaï-alaï, d'un mur à gauche et d'un trinquet et d'un fronton place libre. C'est la plus grande installation de pelote basque en Europe (2 600 places). La Section paloise est un club phare dans le domaine.

Cultes[modifier | modifier le code]

Culte catholique[modifier | modifier le code]

Pau dépend du diocèse de Bayonne, Lescar et Oloron, suffragant depuis 2002 de l’archidiocèse de Bordeaux[106]. Mgr Marc Aillet est l’évêque de ce diocèse depuis le 15 octobre 2008.

Outre les principales églises Saint-Martin et Saint-Jacques, la centre-ville de Pau compte plusieurs autres lieux de culte catholique avec Saint-Louis-de-Gonzague, Notre-Dame, Saint-Joseph et Saint-Charles qui sont réunis au sein de la paroisse du Christ-Sauveur[107]. Au nord de Pau se trouvent les églises Saint-Pierre et Saint-Paul, au sein de la paroisse du même nom[108]. Au nord-est, les églises Saint-Jean-Baptiste et Saint-Vincent-de-Paul dans la paroisse Sainte-Marie-du-Hameau[109]. Les églises Sainte-Bernadette et Sainte-Thérèse se situent à l'est de la ville, dans la paroisse Sainte-Famille[110]. L'église Notre-Dame-du-Bout-du-Pont se situe à Pau mais est gérée par la paroisse Notre-Dame-de-l'Espérance[111] de Jurançon.

Culte protestant[modifier | modifier le code]

Le protestantisme dispose d'une implantation très ancienne à Pau, la Réforme s'y organise à partir du XVIe siècle avec Marguerite de Navarre et surtout sa fille Jeanne d'Albret. Celle-ci rend obligatoire la religion réformée en 1571 dans l'ensemble du Béarn. L’Évangile est alors prêché à Pau dans l’église primitive de Saint-Martin[112]. Dès 1620, et l'annexion du Béarn à la France par Louis XIII, la religion réformée perd en influence. La révocation de l'édit de Nantes en 1685 par Louis XIV renforce cette évolution avec des persécutions et la fuite de nombreux huguenots vers des pays refuge[113]. La plupart des protestants béarnais, et donc palois, continuent leurs pratiques religieuses dans l'intimité du cadre familial. Cela explique la faiblesse du patrimoine bâti pour ce culte pourtant très ancien dans la ville. Après 1789, la liberté de conscience est accordée aux protestants par la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen. L'Église réformée de Pau, membre de l'Église protestante unie de France, est aujourd'hui active au sein de l'ancienne Christ Church anglicane, situé rue Serviez et datant de 1841.

Culte anglican[modifier | modifier le code]

L'afflux d'une importante, et aisée, communauté anglaise au cours du XIXe siècle à Pau a amené la construction de plusieurs lieux de cultes de l'Église anglicane au sein de la ville. La Christ Church en 1841 (actuel temple protestant) ou encore la Holy Trinity Church en 1862 (qui accueille le cinéma Le Mélies) ont précédé la construction de l'Église Saint-Andrew en 1888[114]. Cette église représente désormais le dernier lieu de culte anglican de la ville, avec la tenue d'offices hebdomadaires[115]. La totalité de l'édifice est inscrite à la liste des Monuments historiques depuis 2015[116].

Culte orthodoxe[modifier | modifier le code]

L’Église orthodoxe Saint Alexandre Nevsky de Pau a été inaugurée en 1867 rue Jean Réveil. Après celle de Nice (1859) et Paris (1860), elle est la troisième plus ancienne église orthodoxe de France[117]. Elle a été réalisée, à l'origine, pour satisfaire la communauté russe venant passer l'hiver dans la capitale béarnaise. Elle accueille désormais un culte mensuel pour une communauté regroupant une centaine de fidèles.

Culte israélite[modifier | modifier le code]

La synagogue de Pau a été inaugurée en 1880[118] sur un terrain situé sur l'ancien passage d'Alsace (désormais rue des Trois Frères Bernadac). La présence d'une communauté juive paloise est attestée depuis le début du XIXe siècle[119], elle est notamment prouvée par la création d'un cimetière juif en 1822 et répertorié à l'inventaire des monuments historiques depuis 1995. La communauté juive décline après la Première Guerre mondiale, malgré la présence continue de juifs anglais. Depuis 1945, la communauté s'est agrandie avec l'apport de personnes originaires d'Afrique du Nord.

Culte musulman[modifier | modifier le code]

La mosquée de Pau est située avenue des Lilas. Elle est le siège de l'association de la mosquée de Pau[120].

Médias[modifier | modifier le code]

L'actualité de Pau et de sa région est couverte par plusieurs médias de différente nature. Au niveau de la presse écrite, trois quotidiens locaux dépendant du Groupe Sud-Ouest sont actifs : le Sud Ouest (édition Béarn et Soule), La République des Pyrénées, et L'Éclair. Communément appelé La République, ou La Rep, il s'agit du quotidien le plus lu du Béarn et de la Soule avec 143 000 lecteurs au numéro moyen[121].

En matière d'audiovisuel, le Béarn bénéficie quotidiennement d'un décrochage de l'édition télévisée de France 3 Aquitaine qui se nomme Pau Sud-Aquitaine. Enfin, Pau accueille plusieurs antennes radiophoniques. Dont notamment France Bleu Béarn, qui fournit un programme commun national ainsi que des émissions locales. NRJ, Virgin Radio ou encore RFM disposent chacune d'une antenne paloise. Plusieurs autres radios locales sont également disponibles, comme Ràdio País consacrée à la culture occitane, ou encore Radio Pau d'Ousse, Atomic, 100% Radio et Radio Inside.

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2011, le revenu fiscal médian par ménage était de 22 636 €, ce qui plaçait Pau au 28 361e rang parmi les 31 886 communes de plus de 49 ménages en métropole[122]. Cette même année, 47,1 % des foyers fiscaux n'étaient pas imposables[123].

Les taux applicables aux impôts locaux pour 2014 étaient les suivants :

  • taxe d'habitation : 22,26 % ;
  • foncier bâti : 24,85 % ;
  • foncier non bâti : 52,01 %.

En 2011, la population âgée de 15 à 64 ans s'élevait à 51 795 personnes, parmi lesquelles on comptait 66,2 % d'actifs dont 55,9 % ayant un emploi et 10,3 % de chômeurs[124].

Emploi[modifier | modifier le code]

On comptait alors 49 601 emplois dans la zone d'emploi, contre 49 340 en 2006. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la zone d'emploi étant de 29 627, l'indicateur de concentration d'emploi est de 167,4 %, ce qui signifie que la zone d'emploi offre près de deux emplois pour un habitant actif[124].

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Pau est le deuxième pôle économique d'Aquitaine, après Bordeaux. Ville universitaire, elle concentre plusieurs centres industriels et centres de recherche importants, dans les domaines du génie pétrolier et des géosciences, de la pétrochimie et de la chimie, de l'agroalimentaire, de la mécanique, de l'aéronautique et de l'informatique.

Pau bénéficie de sa situation centrale dans la région des « Pays de l'Adour » et de sa situation entre deux bassins importants de population : Bayonne/Anglet/Biarritz (160 000 habitants) et le bassin de Tarbes/Lourdes (110 000 habitants) ainsi que des bassins secondaires plus diffus : le sud des Landes/Dax (90 000 habitants) et les bassins d'Auch (40 000 habitants), d'Orthez/Lacq (30 000 habitants) et d'Oloron (20 000 habitants).

Le tableau ci-dessous détaille le nombre d'entreprises implantées à Pau selon leur secteur d'activité[125] :

Structure de l’économie à Pau au 1er janvier 2013.
Nombre d’établissements concernés
TOTAL 5 915
Industrie 290
Construction 351
Commerce, transport et services divers 4 171
Administration publique, enseignement, santé, et action sociale 1 103
Champ : activités marchandes hors agriculture.

Le tableau ci-dessous détaille les établissements actifs par secteur d'activité au regard du nombre de salariés[126] :

Établissements actifs par secteur d'activité au 31 décembre 2012.
Total  % 0
salarié
1 à 9
salariés
10 à 19
salariés
20 à 49
salariés
50 salariés
ou plus
Ensemble 9 106 100,0 5 909 2 556 299 207 135
Agriculture, sylviculture et pêche 67 0,7 62 4 0 0 1
Industrie 320 3,5 162 118 23 12 5
Construction 576 6,3 457 85 19 9 6
Commerce, transports, services divers 6 465 71,0 4 066 2 064 180 99 56
dont commerce et réparation automobile 1 394 15,3 785 551 35 16 7
Administration publique, enseignement, santé, action sociale 1 678 18,4 1162 285 77 87 67
Champ : ensemble des activités.

Artisanat et industrie[modifier | modifier le code]

Pau a connu un essor économique important fondé sur la découverte du gisement géant de gaz naturel de Lacq. Découvert en 1951 par l'ingénieur Jean Féger, il était alors le plus grand gisement terrestre de gaz d'Europe et a permis à la France d'être autosuffisante en gaz pendant presque trente ans[127]. C'est à Lacq qu'est née en 1941 la SNPA, Société Nationale des Pétroles d'Aquitaine, devenue après fusion en 1976 avec Elf, le groupe Elf Aquitaine puis Total lors de son intégration dans le groupe TotalFinaElf[Note 40]. Des groupes pétroliers et para-pétroliers (Total, TIGF, Schlumberger, Halliburton) et chimiques (Arkema, Air liquide) sont installés à Pau ou dans les environs (à Lacq avec le parc chimique Chemparc mais aussi à Pardies et Artix).

Le bassin de Pau et de Lacq s'est aussi orienté vers la chimie fine et les nouveaux matériaux. Une haute technologie des matériaux composites et des nanomatériaux s'est petit à petit développée en Béarn avec la Soficar[Note 41] et Arkema. Se sont également développés récemment les investissements autour des énergies nouvelles et d'autres énergies : les bio-carburants (bioéthanol pour la société AB Bioenergy France, investissement de 190 M€[130]), la biomasse (cellulose) et la production d'électricité à partir de gaz (site de production de la SNET, investissement de 400 millions d'euros[131]). À terme, ces activités de chimie fine et de spécialités, permettront d’assurer la reconversion des activités traditionnelles d'extraction sur le bassin de Lacq.

Pau fait partie du pôle de compétitivité mondial dans le secteur de l'aéronautique Aerospace Valley avec Toulouse et Bordeaux. L'industrie aéronautique est représentée par des grands groupes industriels (Turboméca, Messier-Bugatti-Dowty, Exameca, MAP), et un nombre important de sous-traitants. Avec Biarritz/Bayonne (Dassault Aviation) et Tarbes (EADS, Socata, Tarmac Aerosave), la zone des Pays de l'Adour est une région fortement orientée vers l'aéronautique (12 000 emplois)[Note 42]. Pau accueille également le centre de maintenance des hélicoptères Tigre de l'armée de Terre (ALAT). La zone aéroportuaire en particulier (aéropole Pau Pyrénées) est en pleine expansion[132] et regroupe des sous-traitants aéronautiques et automobiles.

Le secteur de l'industrie pharmaceutique est en essor[133] et est représenté par les sociétés Pierre Fabre, Boiron, Sanofi, Finorga. Un pôle bio-santé regroupant des industriels de la pharmacie et de la biologie s'est créé en 2006 autour des entreprises Pierre Fabre et DBI. L'économie paloise repose aussi sur l'industrie agroalimentaire dans les domaines du maïs[134], des produits transformés (produits laitiers, conserveries, viandes) et de l'industrie viticole (Euralis, Sodiaal, Savencia Fromage & Dairy, Michaud, Miot). Le secteur de l'électronique et de l'électromécanique compte également plusieurs sites industriels dans l'agglomération paloise (Legrand, Arelec, Aquitaine Electronique, Siemens).

Activités de services[modifier | modifier le code]

Pau concentre également les sièges régionaux de nombreuses sociétés de services en tant que capitale de la région « Pays de l'Adour » : secteurs bancaire (Crédit agricole Pyrénées Gascogne, Banque Pouyanne), assurance (MIF, MSA) ou encore BTP (Groupe MAS, Cancé).

Les NTIC ont connu un important développement avec le déploiement de la fibre optique dans l'agglomération et l'implantation de sociétés spécialisées dans l'informatique, les réseaux et le traitement de l'image. Les technopôles Helioparc (proche de l'université, 1 000 emplois), Pau Cité Multimédia (700 emplois) ou les @LLEES (villa Ridgway édifiée en 1905, ancien siège d'Elf) concentrent un grand nombre de SSII et d'écoles d'ingénieurs en informatique. Pau est la troisième ville d'Europe, après Stockholm et Milan[135], à avoir développé un réseau de très haut débit (THD) en fibre optique[Note 43] : le projet a coûté 20 millions d'euros et s'est étalé sur cinq ans[136]. Ce réseau a encouragé l'installation de sociétés françaises et étrangères spécialisées en imagerie, services ou conception en ligne.

Pau, regroupe toutes les fonctions et sièges administratifs d'une agglomération à vocation régionale : conseil général des Pyrénées-Atlantiques, cour d'appel pour les départements des Pyrénées-Atlantiques, des Landes et du Gers, centre hospitalier régional, chambre de commerce et d'industrie Pau Béarn[Note 44], chambre des métiers des Pyrénées-Atlantiques, chambre d'agriculture des Pyrénées-Atlantiques, SDIS 64, université de Pau et des Pays de l'Adour etc.

La ville de Pau abrite plusieurs corps de l'armée : le 5e régiment d'hélicoptères de combat (RHC), l'école des troupes aéroportées (ETAP), l'état-major de la brigade force spéciale terre, ainsi que sa composante aérienne DAOS, et le bureau central d'archives administratives militaires (caserne Bernadotte). Le secteur de la Défense représente un peu plus de 2 000 emplois directs sur Pau.

Le centre Jean-Féger[modifier | modifier le code]

Le centre scientifique de Total à Pau est le 1er centre de recherche pour l’exploration et la production de gaz et de pétrole en Europe[137], et le 6e centre de recherche en France tous secteurs confondus[138]. Il concentre plus de 2 700 personnes, dont environ 900 docteurs et ingénieurs en géosciences, résultant de la fusion des moyens d’ELF Aquitaine et de Total[139]. La recherche en géosciences repose aussi sur des partenariats université/entreprises notamment avec la Fédération de recherche appliquée au génie pétrolier (IPRA)[Note 45]. La recherche et l'ingénierie en géosciences sont également présentes au d'une multitude de sociétés spécialisées, pour la plupart présentes sur le site de la technopole Hélioparc.

Activités de services liées au tourisme[modifier | modifier le code]

Vue depuis l'église Saint-Martin.

La ville de Pau est située à 45 minutes des Pyrénées et de ses stations de ski. C'est un lieu de passage pour les touristes des Pyrénées amateurs de nature et également un lieu de découvertes pour les adeptes d'un tourisme plus urbain et culturel[140]. Pau est la porte d'entrée vers les trois vallées des Pyrénées béarnaises : vallée d'Ossau, vallée d'Aspe et vallée de Barétous qui accueillent les touristes des sports d'hiver (stations de ski de Gourette, d'Artouste, du Somport, de La Pierre Saint-Martin), des stations thermales (Eaux-Bonnes, Eaux-Chaudes) et du tourisme vert (sports d'eaux vives, tourismes culturel et gastronomique).

Pau est également une ville de congrès, de colloques et de tourisme d'affaires avec des infrastructures qui permettent d'accueillir des événements nationaux et internationaux : le centre de congrès du Palais Beaumont, le parc des expositions et des hôtels 5 étoiles (hôtel Parc Beaumont, hôtel Villa Navarre). La ville, ancienne station climatique, accueille un casino.

Au 1er janvier 2016, 25 hôtels de la commune offraient plus de 1 100 chambres aux visiteurs, mais aucun camping n'était dénombré[141]. L'infrastructure touristique de l'unité urbaine de Pau vient compléter l'offre locale avec près de 2 000 chambres réparties sur près de 52 hôtels et 5 campings proposant environ 300 emplacements[142].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

La ville de Pau est marquée par une identité culturelle forte, avec la présence d'une école bilingue français-occitan (calandreta Paulina) (90 élèves) à Pau et une dans l'agglomération à Lescar (60 élèves), par une pratique vivante du béarnais et par le succès des groupes culturels béarnais. La ville a cependant reçu de tous temps des influences étrangères importantes (Anglais, Espagnols, Russes, Brésiliens) et reste encore aujourd'hui très ouverte sur l'extérieur (forte communauté étudiante anglaise, présence de Néerlandais, de Portugais, d'Espagnols ou de Marocains). Les bandas, les bodegas (débits de boissons à l'animation typique) et les groupes de chant béarnais sont nombreux parmi lesquels Nadau, Lo Cèu de Pau, Balaguera. La ville accueille, depuis 2005, le festival Hestiv'Òc qui est le grand festival des langues occitanes.

Langue[modifier | modifier le code]

Les fors de Béarn, constitution rédigée en béarnais.

Le béarnais (bearnés, biarnés), langue d'État jusqu'en 1789[Note 46], est un dialecte gascon de la langue d'oc. On a longtemps parlé de béarnais et de gascon, comme l’indique le titre du dictionnaire de Simin Palay[143], mais on inclut aujourd’hui le béarnais au sein du dialecte gascon[Note 47]. De nos jours il n’est plus dissocié du gascon par les linguistes, le terme béarnais est malgré tout majoritairement utilisé[Note 48].

La norme graphique du béarnais, comme langue officielle d'une vicomté féodale semi-autonome, puis d'un État souverain, a varié au fil des siècles. À partir de 1620, date de l'union du Béarn et et de la Navarre à la France, l'orthographe du béarnais a subi de plus en plus profondément l'influence de celle du français. La graphie moderne du béarnais a notamment été influencé par les œuvres de Jean-Vastin Lespy[144], Simin Palay ou encore de l'Escòla Gaston Fèbus. Pour l'anecdote, un dictionnaire anglais-béarnais avait également été conçu à l'usage des Britanniques qui venaient en villégiature à Pau durant la Belle Époque. Le mot caddie a d'ailleurs été formé au golf de Pau à partir du béarnais capdèth (cadet), selon le garçon qui portait des clubs de golf.

Lors de l'enquête linguistique réalisée en octobre et novembre 2009[145] par la région Aquitaine, 12 % des personnages interrogées dans le département des Pyrénées-Atlantiques ont déclaré parler la langue régionale « sans difficulté » ou « assez facilement pour tenir une conversation simple », et 13 % le parler « avec difficulté ». Pour 73 % d'entre eux, la langue se transmet au sein de la famille, pour 15 % par les proches, voisins, amis, et pour 6 % durant la scolarité.

La langue béarnaise est mise en valeur par plusieurs événements palois tout au long de l'année, dont notamment le carnaval biarnès et le festival Hestiv'Òc. La ville compte également une école et un collège Calandreta, d'autres établissements bénéficient d'un enseignement en béarnais fournit par des maîtres itinérants. L'Ostau Bearnés[146] est un organisme palois qui regroupe toutes les associations qui pratiquent ou enseignent la langue.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

On trouve à Pau un patrimoine bâti s’étalant du XI au XXIe siècle, que l'on peut découvrir à travers de nombreux sites et monuments dont le plus célèbre est son château. Le centre-ville de Pau est caractérisé par son développement historique et progressif vers l'est, contraint en cela par la géographie des lieux. Ce n'est qu'à partir du XVIIe siècle que le franchissement du Hédas permet à la cité de s'étendre vers le nord. Cette particularité explique la typologie du patrimoine du centre-ville, qui se distribue essentiellement le long de trois axes orientés ouest/est : la rue Joffre, la rue Louis-Barthou et le boulevard des Pyrénées.

Le patrimoine de la ville s'est très fortement enrichi au XIXe siècle avec le développement du tourisme climatique, nombre de touristes fortunés venant de l'Europe entière sont ainsi venus passer l'hiver à Pau pour profiter des bienfaits supposés du climat sédatif décrit par Alexander Taylor. Il en résulte aujourd'hui un ensemble de nombreuses villas, palaces et parcs.

Pau compte 11 monuments[147] et 131 objets[148] répertoriés à l'inventaire des monuments historiques.

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Jusqu'au XVIIIe siècle[modifier | modifier le code]

Le patrimoine civil de Pau est dominé par la figure de son château qui fut à l'origine de la création de la cité au XIIe siècle. Celui-ci est toujours le symbole de la ville et attire près de 100 000 visiteurs chaque année. Le patrimoine de Pau ne se résume néanmoins pas à ce seul édifice, aussi majestueux soit-il, d'autres monuments reflètent la riche histoire de ce petit castelnau devenu capitale d'un État indépendant puis cité royale. La ville se renouvelle sans cesse et offre un patrimoine particulièrement diversifié du Moyen Âge, à la Renaissance en passant par la Belle Époque et jusqu'à nos jours.

Le château de Pau domine le gave. Ses deux tours les plus anciennes datent du XIIe siècle, mais le début de sa construction date plus surement du XIe siècle. Le donjon quadrangulaire en brique a été élevé par Sicard de Lordat au XIVe siècle. À la même époque est construite la tour de la Monnaie, d'abord tour de guet défensive voulue en contrebas du château par Gaston Fébus, puis un temps dite tour du Moulin[Note 49], la tour de la Monnaie doit aujourd'hui son nom à Henri d’Albret qui, en 1554, en fait un atelier monétaire[Note 50]. La forteresse ainsi constituée est transformée en palais Renaissance par Marguerite d'Angoulème puis restaurée sous Louis-Philippe et Napoléon III. En résumé, le château est donc successivement forteresse des vicomtes du Béarn, château fort de Fébus, berceau du bon roi Henri IV (Nouste Enric) et résidence royale à la Renaissance.

Cliquez sur une image pour l'agrandir, ou survolez-la pour afficher sa légende.

L'annexion du Béarn à la couronne de France en 1620, par Louis XIII, entraîne la mise en place de différentes institutions visant à marquer ce nouveau rattachement. Ainsi, à proximité du château, le Parlement de Navarre est instauré pour édicter les textes de loi (en béarnais) de la nouvelle province du Béarn ainsi que de la Basse-Navarre et de la Soule. Il s'établit, en réalité, dans un plus ancien palais de justice qui avait été construit dès 1585 notamment en lieu et place de la maison de l'évêque de Lescar. Incendié en 1716, il est rebâti mais très vite abandonné au profit du palais de justice actuel. Le conseil départemental s'y est depuis installé et y tient toujours ses sessions. Afin de compléter le rattachement du Béarn à la France, le rétablissement du culte catholique est une nécessité de premier plan. Un collège de jésuites est construit à l'appel de Louis XIII probablement entre 1622 et 1645. Devenu lycée Louis-Barthou, il abrite toujours certains bâtiments d'origine, ces derniers ont été bâtis dans le pure style béarnais avec des toits en ardoise à forte pente et des murs en galets du gave.

La maison natale de Bernadotte est un témoignage architectural plus modeste, mais intéressant pour reconstituer la vie des familles de notables palois au XVIIIe siècle. Elle abrite aujourd'hui un musée en particulier incontournable pour les touristes suédois. Jean-Baptiste Bernadotte, sous-officier français né à Pau, devient général de Napoléon puis roi de Suède sous le nom de Charles XIV Jean et roi de Norvège sous le nom de Charles III Jean.

XIXe siècle et Belle Époque[modifier | modifier le code]

Le XIXe siècle, et particulièrement la Belle Époque, sont une période faste pour la constitution du patrimoine civil actuel de Pau. Le tourisme climatique emmène avec lui la construction de nombreuses demeures luxueuses pour agrémenter le séjour des riches hivernants européens, mais plus globalement un véritable renouveau de la ville s'est opéré avec la construction de nombreux nouveaux équipements publics pour leur accueil et également pour accompagner la forte poussée démographique de la cité[Note 51].

L'accueil des riches touristes européens est notamment assuré par deux palaces en directe concurrence, l'hôtel de Gassion et l’hôtel de France qui sont situés sur le boulevard des Pyrénées. L'hôtel de Gassion est situé entre le château de Pau et l'église Saint-Martin, il abrite des appartements désormais. L'hôtel de France est lui situé à l’est de la place Royale, il abrite actuellement les services de la communauté d'agglomération de Pau-Pyrénées et est le second centre décisionnel palois. Le tourisme climatique a également permis de laisser comme héritage un ensemble de villas de prestige. Les riches touristes anglais, américains et russes ont construit des villas afin de rendre leurs séjours toujours plus confortables lors de la saison hivernale. Ces bâtisses, de style anglais, ont principalement été construites à la fin du XIXe siècle. Ces villas ont désormais divers usages : hôtel de charme (villa Navarre, manoir anglo-normand édifié entre 1865 et 1870[149]), salle de réception (villa Saint Basil's édifiée en 1889), appartements (Palais Sorrento en 1888), résidence du préfet (villa Sainte Hélène) etc.

Cliquez sur une image pour l'agrandir, ou survolez-la pour afficher sa légende.

Les services municipaux successifs ont tout fait pour capter et maintenir cette riche clientèle à Pau. Ils ont ainsi construits différents équipements visant à améliorer le séjour de leurs hôtes. Le premier d'entre eux est la gare dès 1864 pour l'ouverture de la ligne et 1871 pour l'inauguration du bâtiment de style Eiffel. Un funiculaire est ensuite installé en 1908, afin d'assurer la liaison entre la ville-haute, centre historique, et la gare en contrebas. Le Palais Beaumont, originellement dénommé palais d'Hiver, voit lui le jour en 1900 afin de divertir les hivernants et les Palois par des jeux, des spectacles, des fêtes et des rencontres. Mélangeant les styles architecturaux, il est plusieurs fois remanié et doit être réhabilité en 1996 après un demi-siècle d'oubli. Il accueille désormais un casino et surtout un centre de congrès, théâtre de diverses manifestations tels des séminaires ou des salons.

L'importance démographique prise par la ville au cours du XIXe siècle implique la réalisation de différents équipements afin de lui fournir les moyens nécessaires à sa bonne gouvernance. Les services municipaux déménagèrent ainsi dans l'actuel hôtel de ville à partir de 1878. Le bâtiment, situé au nord de la place Royale, est en réalité un ancien théâtre datant de 1862, le projet visant à y édifier l'église Saint-Louis lancé en 1685 et relancé en 1788 n'ayant jamais abouti. Ainsi, s'explique la statue de Thalie, muse de la Comédie au front étoilé, qui orne son fronton. L'actuel palais de justice a été édifié en 1847 sur l'emplacement de l'ancien couvent des Cordeliers. La place de la Libération participe aujourd'hui à la majesté de ce bâtiment dont la façade est classiquement ornée de colonnes elles-mêmes surplombées d'un fronton en marbre blanc. C'est tout naturellement également qu'est édifiée progressivement de 1825 à 1875 une caserne à Pau, ville préfectorale proche de la frontière. La caserne Bernadotte, où sont aujourd'hui situées les archives nationales de l'armée de Terre, a ainsi accueilli dès 1830, deux régiments. L'actuelle place de Verdun devenue parking et anciennement dénommée place Napoléon, était, à cette époque, une zone d'exercices close.

Après la Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]
Photographie en couleurs de l'allée centrale à ciel ouvert d'une galerie commerciale.
Palais des Pyrénées au petit matin.

Le déclenchement de la Première Guerre mondiale marque le déclin brutal du tourisme climatique palois. Durant la période de l'entre-deux-guerres plusieurs projets d'envergures voient malgré tout le jour afin de relancer cette activité autrefois prospère. Le palais des Pyrénées (ou palais du Commerce et des Fêtes) est construit en 1930, dans un style art déco, afin de signaler par un édifice-phare[24] la création de ce nouveau quartier en centre-ville[Note 52]. Ce véritable centre-commercial avant l'heure propose de nombreuses activités[Note 53], dont près de 80 commerces. Le retour à l'esprit originel du lieu commence en 1951 avec la destruction de la couverture de l'allée centrale, les Palois retrouvant la vue sur les Pyrénées. Quatre immeubles sont ensuite construits par surélévation en 1957. C'est, cependant, en 2006 qu'il apparaît, agrémenté d'auvents de verre et d'acier, sous son apparence actuelle. C'est à cette même période de l'entre-deux-guerres qu'est construit le palais d'Aragon qui symbolisa l'échec de la reconquête touristique de Pau. Construit sur le boulevard des Pyrénées de 1929 à 1931 sous les plans de Georges Wybo, il ne devient jamais le palace prévu mais se transforme après de nombreuses péripéties[Note 54] en un immeuble d'appartements.

Le début des années 1960 voit la population de Pau s'accroître de manière très importante, à la fois sous l'effet du baby-boom et de l'exploitation du gisement de gaz de Lacq en 1965. Cette période est marquée par l'émergence de plusieurs éléments caractéristiques du patrimoine architectural palois de la seconde moitié du XXe siècle. Le nord de la ville est notamment aménagée par la coulée verte, voulue par le prix de Rome André Remondet, qui distribue entre autres l'ensemble Dufau-Tourasse[Note 55], la Cité administrative[Note 56] et le campus [Note 57].

Au XXIe siècle[modifier | modifier le code]

Le début du XXIe siècle est marqué par l'inauguration en 2001 au pied du Parlement de Navarre originel, de l'hôtel du département des Pyrénées-Atlantiques, édifice de verre sur lequel se reflètent certaines bâtisses du boulevard des Pyrénées. Il regroupe aujourd'hui la totalité des services administratifs qui lui sont liés. Il a reçu en 2002 le prix d'architecture AMO[150]. L'aménagement des archives communautaires de l'agglomération de Pau-Pyrénées dans l'ancienne usine des tramways[Note 58] en 2011, ainsi que la réalisation de la médiathèque André-Labarrère en 2012 sont également des éléments incontournables du patrimoine palois contemporain.

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Le patrimoine religieux de Pau est relativement récent puisque ses deux principales églises datent du XIXe siècle. Malgré son statut de capitale économique et politique du Béarn depuis 1464, la capitale religieuse de l'État reste Lescar avec notamment sa cathédrale Notre-Dame siège de l'ancien diocèse de Lescar. Pau n'est pas dépourvu d'édifices religieux avant le XIXe siècle, l'église primitive Saint-Martin datant du XVe siècle, mais il s'agit de réalisations modestes qui n'ont pu survivre au temps et à la croissance très importante de la cité. Au XVe siècle sont construits les abattoirs et le temple protestant de Pau, les cagots travaillent aux deux constructions[151].

Deux églises majeures sont présentes en centre-ville. Réalisée d'après les plans de l’architecte Émile Boeswillwald, la construction de l'église Saint-Martin, d'influence néogothique, débute en 1863 pour se terminer en 1871. L'église Saint-Jacques est construite par une souscription populaire des Palois en réponse au chantier de l'église Saint-Martin, cette dernière étant vue comme le projet des touristes. Également d'influence néogothique, faisant suite à l'ancienne chapelle du couvent des Cordeliers, elle est achevée en 1868. Elle a retrouvé ses deux flèches en 2012[152], qui avaient été enlevées en 2001 en raison de leur fragilisation par la tempête de 1999.

D'autres églises remarquables ont été bâties par la suite à Pau. Coiffée d’une monumentale statue de la Vierge à l’enfant, l'église Notre-Dame, d'inspiration Art déco, s'élève, dans la première moitié du XXe siècle, en continuité avec l'ancienne église vouée au pèlerinage qui la préfigure. L'église Saint-Joseph, œuvre de l'architecte Jacques Laffillée, est construite en 1935. De style néo-byzantin, elle est reconnaissable du fait de ses coupoles et par son clocher en ciment armé haut de 50 mètres. Quant à l'église Saint-Pierre, elle a été édifiée en 1970 par l'architecte prix de Rome André Remondet. En grande partie recouverte d'ardoises, elle marie sa structure moderne avec les bâtiments de béton qui l'entourent.

Cliquez sur une image pour l'agrandir, ou survolez-la pour afficher sa légende.

La cité paloise accueille également quelques chapelles notables, dont celle de l'ancien couvent des Réparatrices, qui abrite aujourd'hui l'École nationale de musique et de danse et allie ainsi architecture ancienne et architecture contemporaine. La chapelle Saint-Louis-de-Gonzague, à l'architecture classique, accompagne l'implantation d'un collège de Jésuites (actuel lycée Louis-Barthou). Commencée dans les années 1660, elle n'est achevée qu'en 1851. Ancien lieu de culte des Ursulines de Pau, la chapelle de Notre-Dame-du-bout-du-Pont construite en 1872 a une histoire particulière puisqu'elle a été déplacée en 1932. Le couvent des Ursulines devait, en effet, être démoli pour laisser place au Palais des Pyrénées sur l'actuelle place Clemenceau. La chapelle a été démontée pierre par pierre (chacune étant numérotée[153]) puis réédifiée sur son emplacement actuel, de l'autre côté du gave de Pau.

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

Photographie en couleurs de montagnes enneigées à l'horizon d'une forêt en automne.
La vue préservée de Pau vers les Pyrénées.

Espaces remarquables[modifier | modifier le code]

Le réseau Natura 2000 a retenu le gave de Pau[154] pour sa faune aquatique, et en particulier pour la mulette (Margaritifera margaritifera), la cordulie à corps fin (Oxygastra curtisii), legomphe de Graslin (Gomphus graslinii), l'écrevisse à pattes blanches (Austropotamobius pallipes), la lamproie de Planer (Lampetra planeri), le saumon atlantique (Salmo salar) et le chabot commun (Cottus gobio).

Une zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) inventorie également le réseau hydrographique du gave de Pau ainsi que ses annexes hydrauliques[155]. Cette zone comprend 3 000 hectares, elle liste plusieurs critères d'intérêts patrimoniaux, dont des éléments écologiques, des poissons, des oiseaux, des mammifères et des espèces végétales.

La direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement (DREAL) Aquitaine a sélectionné à l’inventaire général du patrimoine culturel un total de douze sites et des paysages de la commune[156]. Deux sites sont classés, dont la Terrasse sud depuis 1924 composée de la terrasse du château et prolongée par le boulevard des Pyrénées, et le grand parc du château depuis 1944. Huit autres sites et paysages sont eux inscrits, il s'agit de la promenade publique autour de la place de Verdun depuis 1942, des immeubles bordant le boulevard des Pyrénées, du jardin du château, des jardins de la gare et belvédère (square d'Aragon), du parc du Lycée ainsi qu'une partie du parc Beaumont depuis 1944, des allées de Morlaàs depuis 1945, de la place Gramont depuis 1958 et enfin l'espace appelé "Zones urbaines à Pau" depuis 1974. Cette dernière zone a été voulue par le nouveau maire de l'époque, André Labarrère, pour protéger des zones situées entre des parties classées ou inscrites pouvant évoluer anarchiquement[157].

Horizons palois[modifier | modifier le code]

Cette notion d'Horizons palois fait référence à la volonté de protection des éléments majeurs qui structurent la vue si particulière depuis Pau sur son environnement naturel. La vue depuis les hauteurs de Pau englobe les saligues du gave de Pau puis les coteaux de Jurançon et enfin la chaîne des Pyrénées. 17 sites ont ainsi été inscrits en 1944 au titre des Horizons palois, afin de les protéger de toute construction ou altération pouvant détériorer le panorama extraordinaire qui est notamment visible depuis le boulevard des Pyrénées et le château. La ville de Pau a engagé depuis plusieurs années une réflexion autour d'une candidature des Horizons au titre du patrimoine mondial de l'Unesco[158]. Il s'agirait ainsi d'accentuer la protection du panorama mais également d'améliorer la renommée de ce site auprès du grand public.

Parcs et jardins[modifier | modifier le code]

Photographie en couleurs de fleurs multicolores sur fond de paysage enneigé.
Pau se présente comme une ville-jardin.

Pau est une ville particulièrement verdoyante : plus de 750 hectares[159] sont occupés par les espaces verts, avec de nombreuses espèces rares et exotiques. Grâce à un climat doux et plutôt humide, les jardins ont pu être agrémenté de plantes provenant de régions plus exotiques comme les palmiers à chanvre, ou palmiers de Chine (Trachycarpus fortunei), originaires des montagnes chinoises, mais aussi des séquoias géants (Sequoiadendron giganteum) et des magnolias à grandes fleurs lauriers-tulipiers (Magnolia grandiflora) d'origine américaine. Cela vaut à Pau d'être classée « 4 fleurs » par le Conseil national de villes et villages fleuris[160]. Dans certains quartiers, par exemple Trespoey, les villas baignent dans la végétation.

Photographie en couleurs d'un kiosque à musique dans un parc arboré.
Parc Beaumont.

Différents parcs et jardins sont aménagés dans la cité, avec notamment le parc Beaumont qui compte un lac, une rivière et une cascade, de nombreux massifs de fleurs et une roseraie. Les 12 hectares du parc abritent 110 essences d'arbres. Certains sujets sont « remarquables » par leur taille, leur âge ou leur rareté : cyprès chauve de Louisiane, plaqueminier de Virginie ou Séquoia géant. Le parc Lawrence, parc aux arbres centenaires, abrite lui une des nombreuses villas anglaises du XIXe siècle de Pau. Le domaine national du château de Pau est composé d'un jardin Renaissance avec plantes médicinales et d'un parc. Il est le lointain héritier des vastes jardins du château développés au cours du XVIe siècle sous Antoine de Bourbon et Jeanne d'Albret, des jardins vus comme parmi les plus beaux d'Europe par des visiteurs contemporains[161].

Centres et équipements culturels[modifier | modifier le code]

Le Zénith de Pau est le plus grand équipement culturel de la ville, inauguré en 1992 il est doté de 7 500 places (ou jusqu'à 4 500 places assises). Il accueille des artistes nationaux et internationaux au sein d'opéras, concerts, cabarets, spectacles de cirque et sur glace. Le Palais Beaumont dispose d'un auditorium, il sert par exemple de lieu de résidence pour l'Orchestre de Pau Pays de Béarn. La Centrifugeuse[162] est un autre espace disponible pour l'expression scénique. Ce dernier est le service culturel de l'UPPA mais aussi une salle de concerts, de spectacles et un espace d'exposition situé à la Maison de l'Étudiant sur le campus. Toute l'année, une programmation internationale éclectique et de qualité y est proposée.

La médiathèque intercommunale André Labarrère est l'œuvre de l'architecte Daniel Rubin et a ouvert ses portes en juin 2012. Elle a été voulue comme la tête de pont d'un réseau de 10 médiathèques sur l'agglomération Pau-Pyrénées. Un auditorium de 120 places, une salle d'exposition de 198 m2, l'espace Actualités ou l'espace Interlude ont également été aménagés au sein de la structure. Le parc des expositions de Pau est lui situé à l'ouest de la ville, à cheval sur Pau et Billère, il accueille 450 000 visiteurs et 200 manifestations par an[163]. La Foire de Pau est l’événement majeur du parc, elle s'y déroule chaque année depuis 1949.

La ville compte plusieurs complexes cinématographiques. Le cinéma Le Méliès[164] est aménagé dans une ancienne église. Ce cinéma classé Art et essai offre une programmation riche et diversifiée avec les trois labels « Jeune public » « Recherche et découverte » et « Patrimoine et répertoire ». Il est doté de deux salles (306 et 100 places), le cinéma propose des soirées thématiques et des événements en partenariat avec divers acteurs culturels (Cin'es'pace, un été au ciné...) et organise tous les ans un festival (Festival international du film de Pau). Deux cinémas du groupe CGR accompagnent l'offre en la matière, le Méga CGR situé à proximité de l'université est équipé de 12 salles numériques et 3D, et le CGR Saint-Louis en centre-ville qui est équipé de 7 salles numériques rénovées en octobre 2012[165].

Bien que situé à Billère, le site Les Abattoirs fait office de pôle culturel intercommunal (PCI). Il s'agit d'anciens abattoirs rénovés en centre culturel d'art contemporain (Le Bel ordinaire[166]), le centre héberge une salle de concert (l'Ampli), des halls d'exposition, une scène de théâtre et des studios d'enregistrement. Équipement culturel public, le PCI met au cœur de ses missions le soutien à la création artistique contemporaine et la coopération culturelle territoriale. L’une des spécificités du projet est de permettre aux structures culturelles, associations, artistes, habitants d’adhérer au projet et ainsi d’être impliqués dans son développement et sa mise en œuvre.

Musées[modifier | modifier le code]

Cinq musées sont à découvrir dans la capitale béarnaise. Le musée national du château de Pau a été créé en 1929 et est abrité dans le lieu qui vit naître le futur Henri IV le . À la fois véritable forteresse médiévale, palais Renaissance, résidence royale, ce musée situé au cœur de la ville est visité en moyenne par 100 000 personnes par an[167]. Les visiteurs peuvent s'attarder devant la légendaire carapace de tortue qui servit de berceau au bon roi Henri[168]. Le château recense près de 12 000 œuvres et objets, les conservateurs successifs se sont attachés à réunir tableaux, objets d'art et documents ayant trait au temps d'Henri IV. À l'intérieur, un décor simple et chaud aux murs lambrissés, rehaussés de filets d'or, des plafonds à caissons et de superbes tapisseries des Gobelins, abrite une des plus belles collections de France[169].

Le musée des beaux-arts de Pau a, quant à lui, été inauguré en 1864 sous l'initiative de la Société béarnaise des amis des arts. Ce musée n'abritait qu'une collection de vingt-cinq pièces, complétée en 1872 par la donation du collectionneur d'origine béarnaise Louis La Caze[170]. Il est le premier musée, en 1878, à exposer une œuvre importante de Degas, Le bureau du coton à la Nouvelle-Orléans[171]. Il présente des œuvres anciennes et contemporaines du XVII au XXe siècle, avec peintures des écoles anglaise, espagnole, flamande, hollandaise, italienne et française : Brueghel, Degas, Jordaens, Morisot, Rubens ou encore des artistes régionaux comme Victor Galos. De nombreuses estampes relatives à la région, dont la célèbre aquarelle de Gustave Doré Cirque de Gavarnie sont également présentées[172]. Le musée est situé depuis 1931 dans un bâtiment style Art déco qui lui est dédié, à l'origine le musée occupe le premier étage du palais de Justice dans une unique salle. Il est transféré, en 1881, dans les galeries de l’ancien asile, au centre de la ville, avant de trouver son emplacement final[170].

Le musée Bernadotte est situé dans une modeste maison de tonnelier qui a vu naître et grandir Jean-Baptiste Jules Bernadotte, devenu maréchal de France puis roi de Suède en 1818 et fondateur de l'actuelle famille régnante de ce pays. Il renferme une collection d’œuvres et d'objets ayant trait à l'histoire de ce célèbre Béarnais, il permet également de se rendre compte des conditions de vie classique d'une famille du XVIIIe siècle à Pau[173].

Avec ces trois principaux musées de la ville, deux autres espaces sont présents à Pau. Dont en premier lieu le musée de la résistance et de la déportation, situé depuis 2007 dans la villa Lawrence. Elle est également le siège actuel du Cercle anglais qui perpétue la tradition britannique dans la ville[174]. Et d'autre part le musée des parachutistes, ouvert en 1984 sur la plaine du Pont-Long près de l'ETAP.

Outre ces cinq musées, plusieurs autres espaces communaux proposent des expositions temporaires : le palais Beaumont, le pavillon des Arts, le péristyle de l'hôtel de ville, la médiathèque André-Labarrère, la salle Nouste-Henric, la chapelle de la Persévérance, la cité des Pyrénées ou encore l'Hôtel du département.

Cliquez sur une image pour l'agrandir, ou survolez-la pour afficher sa légende.

Théâtres et formations orchestrales[modifier | modifier le code]

L'orchestre de Pau Pays de Béarn (OPPB) est dirigé depuis 2002 par Fayçal Karoui. Cet orchestre symphonique se produit dans l'auditorium Alfred-de-Vigny du palais Beaumont, mais aussi en France et à l'étranger (Saragosse, Nantes pour La Folle Journée, la Roque d'Anthéron, Ravenne, Venise, Paris pour le Festival Présences). En 2012 l'orchestre s'est déplacé à Nantes, Bilbao et Tokyo pour « les Folles Journées » de ces trois villes. L'Ensemble Orchestral de Pau (EOP) complète l'offre orchestrale dans la capitale béarnaise, il se produit depuis 1958[175].

Plusieurs scènes théâtrales sont présentes à Pau. Le théâtre Saint-Louis est le théâtre historique de Pau, il se situe près de la place Royale et dans l'enceinte de la mairie. Le théâtre Monte-Charge[176], Espaces Pluriels[177] (scène conventionnée danse-théâtre au théâtre Saragosse) et le Tam-Tam théâtre[178] (créé en 1998 dans une ancienne écurie) s'ajoutent à ce site majeur. Plusieurs compagnies théâtrales exercent également à Pau, comme la compagnie l'Auberge Espagnole[179], l'Art Scène[180], les Explorateurs[181], Printemps théâtre[182] et le Chat Bus[183].

Festivals[modifier | modifier le code]

Photographie en couleurs d'une représentation théâtrale.
Le procès de Sent Pançard pendant le Carnaval Biarnés.

La ville de Pau abrite de nombreux festivals tout au long de l'année. Parmi les principaux événements, on retrouve le carnaval Biarnés[184], qui se déroule sur une semaine environ au mois de février avant le carême. Le carnaval béarnais symbolise le retour d'exil de sa Majesté Sent Pançard et de sa cour à travers les villages béarnais puis la capitale paloise. Sent Pançard reflète tous les maux et les vices de la société. Autre manifestation célébrant la culture locale, Hestiv'Òc[185], « festival des musiques et cultures du Sud » créé en 2005. Sur quatre jours durant le week-end du 15 août, plusieurs centaines d'artistes et 60 000 festivaliers[186] se rassemblent dans les rues de Pau pour des spectacles gratuits afin de partager et diffuser la culture occitane.

L'Été à Pau[187] est un festival musical organisé tous les étés au théâtre de verdure du parc Beaumont. Les concerts sont gratuits pour le public, plusieurs têtes d'affiche sont venues comme Barbara, James Brown, Jacques Higelin, I Muvrini, Catherine Ringer, Thomas Dutronc, Les Tambours du Bronx, Pony Pony Run Run et C2C[188]. CulturAmerica[189] est un festival créé en 1992 et qui mêle lors de chaque édition débats, théâtre, musique, cinéma et ateliers éducatifs autour du thème de l'Amérique latine[190].

Plusieurs manifestations littéraires ont lieu chaque année à Pau. Les idées mènent le Monde[191] est une rencontre littéraire dont la première édition a eu lieu en 2014 au Palais Beaumont sur le thème du bonheur et a attiré 20 000 visiteurs[192] sur trois journées. Le salon Un aller-retour dans le noir[193] se concentre lui sur le polar depuis 2008, il vise à présenter toute la richesse de la littérature noire et policière au travers de rencontres, débats, projections et lectures.

D'autres événements marquent également la vie paloise tout au long de l'année. Comme Urban session[194] autour des danses hip-hop, le festival Accès(s)[195] qui vise à présenter les démarches artistiques liées aux technologies électroniques et numériques, le festival international du Film de Pau porté par le cinéma Le Mélies, le festival Emmaüs Lescar-Pau[196] qui mêle concerts et conférences-débats, ou encore le Tremplin Salsa[197], concours international de salsa créé en 2008.

Gastronomie[modifier | modifier le code]

Pau offre des spécialités gastronomiques du sud-ouest et des plats typiquement béarnais ou palois. On retrouve par exemple la garbure qui est un potage fait à base de chou, de haricots blancs, de confit d'oie, de jambon ou de lard. La poule au pot, popularisée par Henri IV, est une sorte de pot-au-feu dans lequel une poule farcie est bouillie. Le jambon de Bayonne est en réalité un jambon d'origine essentiellement béarnaise, fabriqué à partir de porcs des vallées d'Ossau et d'Aspe. Ce jambon était historiquement salé à Salies-de-Béarn puis exporté via l'Adour depuis le port de Bayonne d'où l'appellation jambon de Bayonne.

Le fromage des Pyrénées est un autre élément remarquable de la gastronomie paloise et béarnaise. Ce fromage est fait à partir de lait de brebis, l'appellation la plus connue est l'ossau-iraty (AOC). Ce fromage peut être dégusté en particulier avec de la confiture de cerises noires. Les coteaux de Jurançon, situés à proximité immédiate de la ville, apportent deux autres spécialités. Tout d'abord du miel, le Béarn est ainsi l'une des premières régions productrices de miel. Il est utilisé dans les sauces, desserts et marié aux produits à base de canard (magret au miel). Enfin, et surtout, les vins blancs de Jurançon qui sont eux aussi auréolés de la légende du bon roi Henri et de son célèbre baptême béarnais[Note 59].

Personnalités liées à Pau[modifier | modifier le code]

De nombreuses personnalités ont eu un attachement particulier à la ville de Pau, notamment celles appartenant à la liste ci-après (classement par année de naissance) :

Tableau représentant un souverain en armure, une fraise autour du cou.
Portrait d'Henri IV[Note 60].
Cliquez sur une image pour l'agrandir, ou survolez-la pour afficher sa légende.

Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

Blason de Pau
  • Selon Paul Raymond (archiviste) dans son Dictionnaire topographique Béarn-Pays basque (p. 133) les armes de Pau se blasonnent ainsi :
    • D'azur à la barrière de trois pals aux pieds fichés d'argent, sommée d'un paon rouant d'or, accompagnée en pointe et intérieurement de deux vaches affrontées et couronnées du même ; au chef aussi d'or chargé d'une écaille de tortue au naturel surmontée d'une couronne royale fermée d'azur rehaussée d'or, accompagnée à dextre de la lettre H capitale et à senestre du chiffre IV romain aussi d'azur
Blason de Foix Béarn
  • Remarques
    • Ces armes sont des armes parlantes de forme « rébus » (pau signifie « palissade » en béarnais), et de forme « à-peu-près » (le paon se dit pavon ou pau [paw]).
    • De la vicomté de Foix-Béarn dont Pau dépendait, ses armes s'inspirent des trois pals de Foix et des deux vaches du Béarn.
    • Dans le blasonnement, l'expression (accompagné...)"du chiffre IV romain" est fautive (IV est un nombre composé de deux chiffres romains) Meilleurs serait : (accompagné...) « d'un IV en chiffres romains ».
  • Devise
    • La devise de Pau est en latin : Urbis palladium et gentis (« Protectrice de la ville et de son peuple »)
Blason de Pau
  • Selon Malte-Brun dans La France illustrée de 1882, elles se blasonnent ainsi:
    • d'azur à trois pals fichés et alézés d'argent, réunis par une fasce de même, le pal du milieu surmonté d'un paon faisant la roue en chef, et deux vaches affrontées d'argent en pointe.
  • Remarques
    • Le chef, ajouté en 1829, n'est pas évoqué dans sa France Illustrée datant pourtant de 1882.
    • Les vaches ici ne sont pas couronnées, donc plus proches de celles des armes des seigneurs du Béarn, également non couronnées.
    • Le paon n'a pas de couleur précisée. Il était probablement « au naturel ». On le trouve parfois blasonné ainsi pour le blason actuel.
Ancien blason de Pau
  • Toujours selon Paul Raymond dans son Dictionnaire topographique Béarn-Pays basque (p. 133) les anciennes armoiries étaient
    • d'argent à trois pals de gueules avec un paon rouant du même perché sur celui du milieu.
  • Selon des notes de Gaston du Breuille (de Pau, 1896) Les anciennes armoiries concédées, en 1482, par François-Phoebus, roi de Navarre, étaient :
    • d'argent, à trois pals de gueules, au paon rouant d'azur perché sur le milieu.
  • Remarques :
    • Ces blasonnements sont certainement incomplets ou défectueux, car on voit mal comment un paon (ou quoi que ce soit) pourrait être posé sur un pal qui par définition va jusqu'au sommet de l'écu. La contradiction pour la couleur du paon est secondaire ("De gueules" - "du même" que les pals- pour Raymond ou « d'azur » pour Du Breuille)
    • Toutefois A. Fourcade dans son Album pittoresque et historique des Pyrénées (p. 9), décrit en langage profane ces armoiries: trois pals, sur l'un desquels, savoir celui du milieu, est perché un paon faisant la roue. octroyées par François-Phoebus ( mais en 1442 cette fois !)
    • Il semble donc qu'en fait il ne s'agit pas de « pal-pièce honorable », mais d'un meuble « pieux », qui préfigure déjà, à la couleur près, les pals alaisés au pied fiché qui composent la barrière du blason actuel.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. L’orthodromie considérée, séparant Pau de Capbreton, est indiquée par Lionel Delvarre, « Orthodromie entre Pau et Capbreton », sur le site Lion 1906 (consulté le 17 mai 2015).
  2. La commune d'Arudy marque l'entrée dans la vallée d'Ossau.
  3. L’orthodromie considérée, séparant Pau d'Urdos, au pied du col du Somport, est indiquée par Lionel Delvarre, « Orthodromie entre Pau et Urdos », sur le site Lion 1906 (consulté le 18 mai 2015).
  4. La vallée du gave de Pau s'élargit ensuite après Lescar.
  5. Le ruisseau de Laherrère prend sa source Avenue des Lilas à Pau et traverse les communes de Billère puis Lons pour se jeter dans le gave de Pau. Il est presque entière busé à Pau et Billère, il sert de collecteur d'eaux pluviales[7].
  6. Emplacement qui correspond à l'intersection des actuelles rues Maréchal-Joffre, rue Bordenave-d'Abère et rue Gassion. Elle est appelée « Porte du Basque » jusqu'à la seconde moitié du XVe siècle, puis elle prend le nom de porte de l'Horloge à partir de 1552 car un cadran y est ajouté[AS 2].
  7. La bie Cabe (actuelle rue du Moulin), la rue Longue (actuelle rue du Château), la Rue (actuelle rue du Parlement), la rue de Castegmedo (en partie l'actuelle rue Sully).
  8. Actuellement située à la bordure est de la place Reine-Marguerite.
  9. Actuellement rue René-Fournets.
  10. En remplacement d'une passerelle reposant sur des piles de bois, qui était régulièrement détruite par les crues du gave. Dès 1524 une solution technique fut proposée, mais la réalisation n'arriva totalement qu'entre 1592 et 1593 avec le financement de Catherine de Bourbon.
  11. Donnant sur l'actuelle place des États.
  12. Actuel Parlement de Navarre.
  13. Située vers l'actuel bâtiment de la banque de France.
  14. La pont de la rue Samonzet est terminé en 1640 par exemple.
  15. Emplacements correspondant respectivement au lycée Louis-Barthou, à l'église Saint-Jacques et à la place Clemenceau pour les deux derniers ordres.
  16. Détruit en 1838 pour la construction de la nouvelle halle, sur l'actuelle place Clemenceau.
  17. De la rue des Cultivateurs, actuelle rue Carnot.
  18. Cette visite donna également son nom au quartier de la Croix du Prince, rive gauche du gave.
  19. 200 à 300 personnes vers 1830, 1 000 vers 1850.
  20. Ce qui fit des halles de la place de la République le seul marché central de Pau.
  21. Sur les vestiges de l’ancien asile d’aliénés[25].
  22. Premier grand ensemble palois.
  23. Notamment dans le quartier du Hédas.
  24. « Comme la célèbre savonnerie Roussille qui donna l'expression longtemps utilisé des Palois « ça sent Roussille[27] » les jours où l'odeur des effluves de l'usine s'échappent jusqu'à la ville haute ».
  25. Qu'il double avec la cours Lyautey pour créer un espace boisé au centre de la nouvelle artère.
  26. Trois barres de quinze niveaux au sud, à l'est et à l'ouest. Une tour de vingt niveaux était prévue au nord, elle fut finalement remplacée par l'actuelle maison de l'Agriculture.
  27. « Le Cami Salié est évoqué dès 1 500 ans avant Jésus[38] ».
  28. Les plus anciennes mentions du château de Pau remontent à 1100, mais ces documents évoquent l'importance qu'ont déjà pris le château et la localité qui se construit autour de lui pour la vie du pays[AS 5]
  29. Référence à la mésaventure qu'un chevalier de Bigorre a connu pour ne pas avoir respecter les fors. Celui-ci fut nommer seigneur du Béarn durant un an avant d'être rapidement exécuté pour ses manquements[AS 5].
  30. L'atelier de la monnaie prend place dans la Tour du Moulin, désormais rebaptisée Tour de la Monnaie. Selon les sources, ce transfert a eu lieu en 1524 ou 1554[AS 8].
  31. Un soulèvement est organisé par le marquis de La Force, gouverneur du Béarn, mais stoppé par le duc de Guyenne. L'exécution de Jean-Paul de Lescun en 1622, un ancien membre du Conseil souverain, marque le symbole de la défaite du partie protestant en Béarn.
  32. Par un décret du , il décide d'agrandir la place qui porte son nom (actuelle place Royale) pour que celle-ci s'étende jusqu'à la rivière et dévoile ainsi son panorama face aux Pyrénées.
  33. Un des fonds les plus riches de la bibliothèque de Pau est le Fonds anglais (9 000 vol.), hérité de l’ancienne English Library de Pau. De nombreuses éditions du XIXe siècle aux cartonnages et illustrations remarquables. Ce fonds doit faire l’objet d’un catalogue complet et d’une mise en valeur par le biais de publications et d’expositions.
  34. Des courses de chevaux étaient déjà données près de Morlàas au XIIe siècle, la longue paume et le jeu de paume sont proches du tennis, la balle au camp du basket-ball, etc.[AS 26].
  35. Utilisée à la fois par les SS et la Gestapo, elle était dotée de quatre cellules individuelles et d'une grande cellule collective, la prison pouvait accueillir jusqu'à une cinquantaine de prisonniers en même temps.
  36. Les deux premières fosses renfermaient 38 corps mutilés de prisonniers torturés, la troisième les corps de 6 résistants tués près de Monein et dans la dernière le corps de Jean Mathie.
  37. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  38. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  39. La polyclinique Marzet, située boulevard Alsace-Lorraine, a été rachetée par la polyclinique de Navarre en 2013. Le nouvel ensemble compte 400 lits et emploi près de 700 personnes.
  40. À Lacq, on parle désormais de la SNEAP, Société Nationale Elf Aquitaine Production)[128].
  41. Repris entièrement par le groupe Toray Industries en 2012, qui a investi également près de 100 millions d'euros pour se développer sur la zone[129].
  42. Les entreprises de cette région interviennent sur les programmes Airbus A380 / A300 / A330 / A320 (trains d'atterrissage, fibres de carbone, mécano-soudé, aérostructures), Eurocopter (moteurs, pièces d'usinage), Boeing (trains d'atterrissage) et Embraer.
  43. Pau devrait, à terme, être entièrement connectée à un réseau de fibre optique Pau Broadband Country de la communauté d'agglomérations Pau-Pyrénées qui permet un débit de 10 à 100 mégabits par seconde (et 1 gigabit par seconde pour certaines entreprises) et des applications de types téléphonie sur IP, services en ligne, webTV.
  44. La chambre de commerce et d'industrie de Pau Béarn gère l'aéroport Pau-Pyrénées, le groupe ESC Pau, l'hôtel consulaire, le CNPC et l'IPC de Pau.
  45. Constituée d’équipes mixtes de recherche CNRS/université de Pau et des Pays de l’Adour (UPPA) et Total (L'IPRA représente 130 enseignants, chercheurs et allocataires, un budget annuel d'1,5 million d’euros et 6 masters scientifiques).
  46. Même après l'annexion du Béarn à la France en 1620.
  47. À notre connaissance, le premier exemple est l’opuscule de Jean Bouzet Du gascon au latin, préface de Léon Bérard, Saint-Vincent-de-Paul, Librairie Bénesse, 1932; alors qu’en 1928, le même Jean Bouzet écrivait, dans son ouvrage Manuel de grammaire béarnaise: « Ils y trouveront les formes et les lois essentielles du dialecte béarnais. »
  48. Lors de l'enquête linguistique commandée par le Conseil Régional d'Aquitaine et réalisée en octobre-novembre 2008, les habitants des Pyrénées-Atlantiques, interrogés sur le nom qu'ils donnent à leur langue, ont répondu « béarnais » pour 53 % d'entre eux, « occitan » pour 22 %, « patois » pour 16 % et 5 % seulement gascon.
  49. Le canal la longeant actionnant dès le XVe siècle la minoterie du château.
  50. On y battit monnaie jusqu'à la Révolution.
  51. La population paloise fut quasiment multipliée par quatre durant le XIXe siècle.
  52. Profitant de la démolition de l'ancien marché couvert, le maire Alfred de Lassence décida de doter la ville d'un nouveau centre au niveau de la place Clemenceau.
  53. Une salle des fêtes, un cinéma, un casino, un dancing, un mini-golf.
  54. Alors que l'aile sud était en construction en 1929, le crack boursier entraîna la mise en faillite de la Société des hôtels et casinos de Pau et de ce fait la démission du maire Alfred de Lassence. L'aménagement des appartements se poursuivra jusqu'à l'après deuxième Guerre mondiale.
  55. Construit dans le cadre des ZUP pour accueillir 2 000 logements ainsi que divers équipements publics comme l'église Saint-Pierre et l'école Jean-Sarrailh.
  56. Constituée notamment des Archives départementales en 1971, de la direction départementale des Pyrénées-Atlantiques et de la maison de l'Agriculture au début des années 1980.
  57. Construit progressivement de 1962 à 1977 sur une vingtaine d'hectares avec des bâtiments de faible hauteur dans un parc arboré et gazonné.
  58. Fondée en 1899 pour produire le courant nécessaire à la circulation des rames du tramway palois, le réseau est remplacé en 1931 par des autobus qui utilisent les lieux comme dépôt jusqu'en 1985.
  59. Selon la légende, Henri d'Albret frotte les lèvres de son petit-fils avec une gousse d'ail puis lui humecte les lèvres avec du vin de Jurançon pour lui donner force et vigueur.
  60. Portrait réalisé du vivant d'Henri IV par François II Bunel, et acquis par la ville de Pau en mai 2016[198]

Références[modifier | modifier le code]

  • Amédée Saupiquet, Petite histoire de Pau : la ville de Pau aux trois phases de son histoire, 2004
  1. a et b Saupiquet 2004, p. 18.
  2. Saupiquet 2004, p. 19.
  3. a et b Saupiquet 2004, p. 23.
  4. a et b Saupiquet 2004, p. 14.
  5. a et b Saupiquet 2004, p. 16.
  6. a et b Saupiquet 2004, p. 13.
  7. Saupiquet 2004, p. 21.
  8. Saupiquet 2004, p. 28.
  9. Saupiquet 2004, p. 32.
  10. Saupiquet 2004, p. 43.
  11. a et b Saupiquet 2004, p. 36.
  12. Saupiquet 2004, p. 38.
  13. Saupiquet 2004, p. 46.
  14. Saupiquet 2004, p. 48.
  15. Saupiquet 2004, p. 49.
  16. Saupiquet 2004, p. 50.
  17. Saupiquet 2004, p. 83.
  18. Saupiquet 2004, p. 56.
  19. Saupiquet 2004, p. 105.
  20. Saupiquet 2004, p. 107.
  21. Saupiquet 2004, p. 109.
  22. Saupiquet 2004, p. 113.
  23. Saupiquet 2004, p. 114.
  24. Saupiquet 2004, p. 117.
  25. Saupiquet 2004, p. 123.
  26. Saupiquet 2004, p. 165.
  27. Saupiquet 2004, p. 132.
  28. Saupiquet 2004, p. 17.
  • Autres sources
  1. « Présentation de la ville de Pau », sur agglo-pau.fr (consulté le 22 mai 2015).
  2. « Zone de Protection du Patrimoine Architectural, Urbain et Paysager de la ville de Pau, partie "Introduction" » [PDF] (consulté le 29 mai 2015).
  3. a, b, c et d « Zone de Protection du Patrimoine Architectural, Urbain et Paysager de la ville de Pau, partie "Paysages" » [PDF] (consulté le 13 mai 2016).
  4. Institut national de l'information géographique et forestière, Répertoire géographique des communes, [lire en ligne].
  5. Sandre, « Fiche cours d'eau - Le gave de Pau (Q---0100) » (consulté le 27 avril 2015).
  6. Sandre, « Fiche cours d'eau - Le Luy de Béarn (Q33-0400) » (consulté le 27 avril 2015).
  7. a et b « Plan de prévention des risques inondation de Pau », sur le site de la préfecture des Pyrénées-Atlantiques (consulté le 5 mai 2016).
  8. Sandre, « Fiche cours d'eau - Le Lau (Q5230550) » (consulté le 27 avril 2015).
  9. a et b Alexander Taylor (trad. de l'anglais par Patrick O'Quin), De l'Influence curative du climat de Pau et des eaux minérales des Pyrénées sur les maladies, Pau, É. Vignancour, , 457 p. (notice BnF no FRBNF31437851).
  10. « MétéoStats - normales 1981-2010 », sur meteo-climat-bzh.dyndns (consulté le 28 avril 2015).
  11. a, b et c Source des temps de parcours : moteur de recherche d'itinéraires de Google, moyenne du temps aller et du temps retour.
  12. Guillaume Souvant, « Classement des autoroutes », sur challenges.fr,‎ (consulté le 27 avril 2015).
  13. « Idelis en chiffre », sur le site idelis (consulté le 24 avril 2015).
  14. Pierre-Olivier Julien, « Coup d'envoi symbolique des travaux pour le bus amélioré », sur le site du journal La République des Pyrénées,‎ (consulté le 24 avril 2015).
  15. « Funiculaire, abécédaire d'un centenaire » [PDF] (consulté le 28 avril 2015).
  16. « Le Funiculaire », sur agglo-pau.fr (consulté le 28 avril 2015).
  17. « Grand Projet ferroviaire du Sud-Ouest », sur gpso.fr (consulté le 30 avril 2015).
  18. « Réouverture de la ligne ferroviaire Pau – Canfranc », sur aquitaine.fr (consulté le 30 avril 2015).
  19. « Pau en un clic », sur pau.fr (consulté le 14 mai 2015).
  20. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l et m « Zone de Protection du Patrimoine Architectural, Urbain et Paysager de la ville de Pau, partie "Analyse Site" » [PDF] (consulté le 27 mai 2015).
  21. « Tour de la Monnaie », sur aquitaine.fr (consulté le 27 mai 2015).
  22. « Place Reine-Marguerite », sur aquitaine.fr (consulté le 27 mai 2015).
  23. a et b « Le lycée Barthou de 1620 à 1966 », sur cyberlycee.fr (consulté le 27 avril 2015).
  24. a et b Pau et ses alentours : en 101 sites et monuments, Pau, Le Festin, , 144 p. (ISBN 978-2-36062-105-7), p. 61.
  25. « La vogue Art-déco », sur pau.fr (consulté le 22 mai 2015).
  26. a et b Pau et ses alentours : en 101 sites et monuments, Pau, Le Festin, , 144 p. (ISBN 978-2-36062-105-7), p. 92.
  27. « Une balade autour du gave », sur lepoint.fr (consulté le 14 mai 2015).
  28. « Pau : la mue difficile du quartier 14- Juillet », sur larepubliquedespyrenees.fr (consulté le 14 mai 2015).
  29. « Pau : les anciens de la Section ont un projet pour la Croix du Prince », sur larepubliquedespyrenees.fr (consulté le 27 mai 2015).
  30. a et b « Le « temps des chemins de grues » : la construction des grands ensembles », sur pau.fr (consulté le 22 mai 2015).
  31. a, b et c Pau et ses alentours : en 101 sites et monuments, Pau, Le Festin, , 144 p. (ISBN 978-2-36062-105-7), p. 108.
  32. a et b « La longue histoire d’une rénovation », sur sudouest.fr (consulté le 22 mai 2015).
  33. « Le Buisson : « Un peu isolé, mais privilégié » », sur sudouest.fr (consulté le 27 mai 2015).
  34. « Les opérations Castors : « Agir d’abord ! » », sur pau.fr (consulté le 27 mai 2015).
  35. « La zone Europa grandit encore au nord de Pau », sur larepubliquedespyrenees.fr (consulté le 22 mai 2015).
  36. « L'Ousse-des-Bois : le quartier change de peau », sur sudouest.fr (consulté le 22 mai 2015).
  37. « Les mille vies de Bastard », sur sudouest.fr (consulté le 22 mai 2015).
  38. « Béarn : chemin du sel en pointillés », sur sudouest.fr (consulté le 23 mai 2015).
  39. a, b et c « Chiffres clés Logement Pau », sur insee.fr (consulté le 14 mai 2015).
  40. a et b « Dossier départemental des risques majeurs » [PDF], sur le site de la préfecture des Pyrénées-Atlantiques (consulté le 5 mai 2016).
  41. « Les risques majeurs à Pau », sur bouquet prévention risques majeurs (consulté le 5 mai 2016).
  42. « Sites Seveso dans les Pyrénées-Atlantiques », sur le site de la préfecture des Pyrénées-Atlantiques (consulté le 5 mai 2016).
  43. Michel Grosclaude, Dictionnaire toponymique des communes du Béarn, Serras-Morlaàs, Cairn, 416 p. (ISBN 2-35068-005-3, notice BnF no FRBNF40190150), p. 304.
  44. « Le castelnau médiéval et Gaston Febus» », sur pau.fr (consulté le 23 décembre 2015).
  45. (en) « Histoire du Béarn », sur flagspot.net (consulté le 24 avril 2015).
  46. Pierre Tucoo-Chala, Petite histoire du Béarn : du Moyen Âge au XXe siècle, Toulouse, Editions des régionalismes, , 170 p. (ISBN 978-2-8240-0061-9), p. 24.
  47. Pierre Tucoo-Chala, Petite histoire du Béarn : du Moyen Âge au XXe siècle, Toulouse, Editions des régionalismes, , 170 p. (ISBN 978-2-8240-0061-9), p. 25.
  48. « De la cité princière à la ville royale », sur pau.fr (consulté le 23 décembre 2015).
  49. Philippe Delvallée, « La basse ville de Pau, toute une histoire à redécouvrir », sur le site du journal La République des Pyrénées,‎ (consulté le 24 avril 2015).
  50. « Ancienne usine de production électrique des tramways de Pau », sur fondation-patrimoine.org (consulté le 25 avril 2015).
  51. « Libération de Pau : cinq lieux marquants de la Résistance », sur larepubliquedespyrenees.fr (consulté le 5 mai 2015).
  52. Jean Touyarot, L'hôtel des ombres, Paris, Seuil, , 259 p. (ISBN 978-2-02-100379-6, notice BnF no FRBNF42372410).
  53. « Liste des Justes de Pau », sur yadvashem-france.org (consulté le 5 mai 2015).
  54. « Un circuit pour découvrir les héros palois de 39-45 », sur larepubliquedespyrenees.fr (consulté le 5 mai 2015).
  55. Hugues Tertrais, La piastre et le fusil : le coût de la guerre d'Indochine, 1945-1954, Paris, Comité pour l'histoire économique et financière de la France, coll. « Histoire économique et financière de la France. Études générales », , 634 p. (ISBN 2-11-091055-0, notice BnF no FRBNF38835279), p. 95-102.
  56. « Conférence des États indochninois à Pau » [vidéo], sur ina.fr.
  57. « Une ville sous influence », sur lexpress.fr (consulté le 5 mai 2015).
  58. « Labarrère, un dur à cuire à Pau », sur liberation.fr (consulté le 5 mai 2015).
  59. « Résultats des élections municipales », sur Linternaute.com (consulté le 25 avril 2015).
  60. « Résultats de l'élection présidentielle 2007 », sur le site du ministère de l'Intérieur (consulté le 8 janvier 2016).
  61. « Résultats de l'élection présidentielle 2012 », sur le site du ministère de l'Intérieur (consulté le 8 janvier 2016).
  62. « Résultats de l'élection municipale 2008 », sur le site du ministère de l'Intérieur (consulté le 8 janvier 2016).
  63. « Résultats de l'élection municipale 2014 », sur le site du ministère de l'Intérieur (consulté le 8 janvier 2016).
  64. « Liste des juridictions compétentes pour une commune », sur le site du ministère de la Justice et des libertés (consulté le 5 mai 2016).
  65. a, b, c, d et e « Rapport annuel sur le prix et la qualité du service public d'eau potable, édition 2014 » [PDF] (consulté le 13 mai 2016).
  66. « Le service de la propreté urbaine », sur pau.fr (consulté le 13 mai 2016).
  67. « Déchetterie rénovée », sur sudouest.fr (consulté le 13 mai 2016).
  68. « Les déchetteries de l'agglomération », sur agglo-pau.fr (consulté le 13 mai 2016).
  69. Préfecture 64, « Schéma Départemental de Coopération Intercommunale arrêté le 11 mars 2016 » (consulté le 23 avril 2016).
  70. « Compétences et statuts », sur le site de l’agglomération (consulté le 23 avril 2016).
  71. Cellule informatique préfecture 64, « Base communale des Pyrénées-Atlantiques - Intercommunalité » (consulté le 18 juin 2014).
  72. « Jumelages de Pau », sur le site de la mairie (consulté le 25 avril 2015).
  73. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  74. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011, 2013.
  75. « Pyrénées-Atlantiques (64), Pau », sur le site du ministère de l’Éducation nationale (consulté le 11 avril 2016).
  76. « Pau », sur atlas régional des effectifs étudiants (consulté le 27 avril 2015).
  77. « L'UPPA en chiffres » [PDF] (consulté le 14 juin 2016).
  78. « Groupe ESC Pau », sur le site de l'école (consulté le 23 avril 2016).
  79. « ESAP », sur le site de l'école (consulté le 23 avril 2016).
  80. Pierre-Olivier Julien, « Musée, école des arts de Pau : les premières esquisses », sur le site du journal La République des Pyrénées,‎ (consulté le 23 avril 2016).
  81. « Les unités de recherche de l'UPPA ! », sur univ-pau.fr (consulté le 27 avril 2015).
  82. « Tome 1 du SCOT du Grand Pau » [PDF], sur audap.org (consulté le 27 mai 2015).
  83. « La reine des sports », sur le site de la mairie (consulté le 25 avril 2015).
  84. « Pau et l’aviation », sur espace-pau-aviation.fr (consulté le 25 avril 2015).
  85. Paul Mirat, Autrefois Pau, Anglet, Atlantica, , 245 p. (ISBN 2-84394-648-4, notice BnF no FRBNF39044135), p. 228.
  86. « Historique de la Section paloise », sur le site du club (consulté le 16 avril 2016).
  87. « La Section paloise perd sa finale et reste en ProD2 », sur le site du journal La République des Pyrénées,‎ (consulté le 16 avril 2016).
  88. « Finale : la Section Paloise battue par Brive (30-10) », sur le site du journal La République des Pyrénées,‎ (consulté le 16 avril 2016).
  89. « Victorieuse 31-5 de Montauban, la Section retrouve le Top 14 ! », sur le site du journal La République des Pyrénées,‎ (consulté le 16 avril 2016).
  90. « Palmarès de l'Élan béarnais », sur le site du club (consulté le 16 avril 2016).
  91. « Pau - Limoges, les meilleurs ennemis », sur le site de la Ligue Nationale de Basket (consulté le 16 avril 2016).
  92. « Basket : l'équipe de France affrontera la Lettonie au Palais des sports de Pau le jeudi 16 juin », sur le site du journal La République des Pyrénées,‎ (consulté le 16 avril 2016).
  93. « France-Russie 2006 », sur le site de la Fédération Française de Tennis (consulté le 16 avril 2016).
  94. « Mondial de hand féminin: la France bat la Croatie à Pau », sur le site du journal La Dépêche du Midi,‎ (consulté le 16 avril 2016).
  95. « Histoire de l'Automobile Club Basco-Béarnais », sur automobileclub64.org (consulté le 16 avril 2016).
  96. « Les Grands Prix », sur agglo-pau.fr (consulté le 16 avril 2016).
  97. « Le circuit de Pau, morceau de bravoure à l'épreuve du temps », sur motorsport.com (consulté le 16 avril 2016).
  98. « Pau camp de base du Tour dans les Pyrénées en 2015 », sur agglo-pau.fr (consulté le 26 avril 2015).
  99. « Pau : le Tour de France aura son musée à ciel ouvert à Tissié », sur larepubliquedespyrenees.fr (consulté le 5 mai 2015).
  100. « Le centre d'entrainement », sur hippodrome-pau.com (consulté le 16 avril 2016).
  101. « Présentation de l'hippodrome », sur hippodrome-pau.com (consulté le 16 avril 2016).
  102. « Football : le futur stade du Pau FC sera sur la plaine du Hameau », sur larepubliquedespyrenees.fr (consulté le 5 mai 2015).
  103. « Pau accueille les mondiaux de canoë-kayak en 2017 », sur agglo-pau.fr (consulté le 25 avril 2015).
  104. « L'escrime, fleuron de Pau », sur le site du journal La République des Pyrénées,‎ (consulté le 16 avril 2016).
  105. « Historique de la Section paloise escrime », sur le site du club (consulté le 16 avril 2016).
  106. « Le diocèse de Bayonne, Lescar et Oloron », sur le site du diocèse (consulté le 9 mars 2015).
  107. « Paroisse Christ-Sauveur », sur le site de la paroisse (consulté le 26 avril 2016).
  108. « Paroisse Saint-Pierre et Saint-Paul », sur le site de la paroisse (consulté le 26 avril 2016).
  109. « Paroisse Sainte-Marie-du-Hameau », sur le site de la paroisse (consulté le 26 avril 2016).
  110. « Paroisse Sainte-Famille », sur le site de la paroisse (consulté le 26 avril 2016).
  111. « Paroisse Notre-Dame-de-l'Espérance », sur le site de la paroisse (consulté le 26 avril 2016).
  112. « Un peu d'histoire », sur le site de l'église réformée de Pau (consulté le 26 avril 2016).
  113. « Le protestantisme en Béarn », sur le site du musée Jeanne d'Albret à Orthez (consulté le 26 avril 2016).
  114. « St Andrew's Church Pau », sur le site de l'église (consulté le 26 avril 2016).
  115. Jean-Jacques Nicomette, « Eglise anglicane de Pau : installés en Béarn, mais fidèles à leur reine », sur le site du journal Sud-Ouest,‎ (consulté le 26 avril 2016).
  116. O.F., « L'église anglicane de Pau inscrite à la liste des Monuments historiques », sur le site du journal Sud-Ouest,‎ (consulté le 26 avril 2016).
  117. Mireille Dudun, « Pau : des travaux d'urgence effectués à l'église orthodoxe », sur le site du journal La République des Pyrénées,‎ (consulté le 26 avril 2016).
  118. « Communauté de Pau », sur le site du consistoire central (consulté le 26 avril 2016).
  119. « Synagogue de Pau », sur visites.aquitaine.fr (consulté le 26 avril 2016).
  120. « La mosquée de Pau », sur le site du guide musulman (consulté le 26 avril 2016).
  121. « Qui sommes nous », sur le site du journal (consulté le 23 avril 2016).
  122. « Fichier RFDM2011COM : Revenus fiscaux localisés des ménages — Année 2011 » [xls], sur le site de l'Insee (consulté le 30 mai 2015).
  123. « Chiffres clés Revenus imposables et montant des impôts Pau », sur insee.fr (consulté le 30 mai 2015).
  124. a et b « Chiffres clés Emploi - Population active Pau », sur insee.fr (consulté le 30 mai 2015).
  125. « Chiffres clés Démographie des entreprises Pau », sur insee.fr (consulté le 31 mai 2015).
  126. « Chiffres clés Caractéristiques des entreprises et des établissements Pau », sur insee.fr (consulté le 31 mai 2015).
  127. « Gaz de Lacq, une histoire d’audace », sur usinenouvelle.com (consulté le 30 mai 2015).
  128. Roger Vincent Aiello, Dans les coulisses d'Elf Aquitaine, Paris, Le Manuscrit, , 278 p. (ISBN 978-2304034820), p. 61.
  129. « Toray prend 100% de la Soficar et investit en Aquitaine », sur usinenouvelle.com (consulté le 30 mai 2015).
  130. « Abengoa Bioenergy France carbure au maïs », sur usinenouvelle.com (consulté le 30 mai 2015).
  131. « La SNET implante une centrale au gaz dans le bassin de Lacq », sur lesechos.fr (consulté le 30 mai 2015).
  132. « L'avion électrique d'Airbus sera assemblé à Pau-Uzein ! », sur larepubliquedespyrenees.fr (consulté le 30 mai 2015).
  133. « Pierre Fabre étend sa présence sur le site d'Idron », sur larepubliquedespyrenees.fr (consulté le 30 mai 2015).
  134. « Le maïs, histoire béarnaise », sur sudouest.fr (consulté le 30 mai 2015).
  135. « Un réseau de fibre optique sera lancé le 13 avril à Pau », sur telesatellite.fr (consulté le 30 mai 2015).
  136. « Foire de Pau : pour tout savoir sur la fibre optique », sur sudouest.fr (consulté le 30 mai 2015).
  137. « "Jean-Féger est la NASA du pétrole" », sur sudouest.fr (consulté le 31 mai 2015).
  138. « Classement R&D version du 12/12/2014 », sur industrie-techno.com (consulté le 31 mai 2015).
  139. « Économie du Béarn et des Pyrénées-Atlantiques », sur invest.cg64.fr (consulté le 26 avril 2015).
  140. « Tourisme : plus d'un million de visiteurs dans l'agglo de Pau en 2014 », sur larepubliquedespyrenees.fr (consulté le 30 mai 2015).
  141. « Chiffres clés Tourisme TOU T1 Pau », sur insee.fr (consulté le 5 mai 2016).
  142. « Chiffres clés Tourisme TOU T1 Unité urbaine de Pau », sur insee.fr (consulté le 5 mai 2016).
  143. Simin Palay, Dictionnaire du béarnais et du gascon modernes, Paris, Éd. du Centre national de la recherche scientifique, (ISBN 2-222-01608-8, notice BnF no FRBNF37386897).
  144. Jean-Vastin Lespy, Grammaire béarnaise ; suivie d'un Vocabulaire français-béarnais, Pau, Impr. de Veronese, (notice BnF no FRBNF30803801).
  145. « Enquête linguistique Aquitaine » [PDF] (consulté le 15 mai 2016).
  146. « L'Ostau Bearnés », sur le site de l’organisme (consulté le 26 avril 2015).
  147. « Liste des monuments historiques de la commune de Pau », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  148. « Liste des objets historiques de la commune de Pau », base Palissy, ministère français de la Culture.
  149. Pays basque, Place Des Éditeurs, , p. 221.
  150. « Remise du prix AMO (architecture et maîtres d'ouvrage) 2002 », sur batiactu.com (consulté le 4 mai 2015).
  151. H.-Marcel Fay, Histoire de la lèpre en France : lépreux et cagots du Sud-Ouest, notes historiques, médicales, philologiques, suivies de documents, par le Dr H.-M. Fay, avec une préface du professeur Gilbert Ballet, Paris, H. Champion, (notice BnF no FRBNF30423452).
  152. « L'église Saint-Jacques de Pau retrouve sa splendeur », sur larepubliquedespyrenees.fr (consulté le 27 mai 2015).
  153. « Histoire de Notre Dame du Bout du Pont », sur paroisses-agglo-pau.org (consulté le 16 avril 2016).
  154. « Natura 2000 - Gave de Pau » [PDF], sur inpn.mnhn.fr (consulté le 13 mai 2016).
  155. « ZNIEFF - Gave de Pau » [PDF], sur inpn.mnhn.fr (consulté le 13 mai 2016).
  156. « Les sites inscrits et classés », sur le site de la DREAL Aquitaine (consulté le 13 mai 2016).
  157. « Zones urbaines à Pau », sur le site de la DREAL Aquitaine (consulté le 13 mai 2016).
  158. Bénédicte Mallet, « Le boulevard des Pyrénées rêve d’Unesco », sur le site du journal La République des Pyrénées,‎ (consulté le 26 avril 2015).
  159. « La nature en ville », sur pau.fr (consulté le 27 mai 2015).
  160. « Classement Villes et Villages fleuris », sur le site de l’association (consulté le 28 décembre 2015).
  161. « Le parc et les jardins du château », sur chateau-pau.fr (consulté le 23 avril 2016).
  162. « Le Centrifugeuse », sur site du service d'art (consulté le 29 avril 2015).
  163. « Le parc et son équipe », sur site du parc des expositions (consulté le 29 avril 2015).
  164. « Cinéma Le Mélies », sur site du cinéma (consulté le 29 avril 2015).
  165. « Le CGR Saint-Louis rouvre ses portes », sur sudouest.fr (consulté le 29 avril 2015).
  166. « Le Bel Ordinaire », sur site de l'espace d'art (consulté le 29 avril 2015).
  167. « Musée National du Château de Pau », sur pau.fr (consulté le 17 avril 2016).
  168. « Le berceau-carapace. Un objet de légende », sur chateau-pau.fr (consulté le 17 avril 2016).
  169. « Les collections du château », sur chateau-pau.fr (consulté le 17 avril 2016).
  170. a et b « Musée des beaux-arts de Pau », sur musee-aquitaine.com (consulté le 17 avril 2016).
  171. « Un Bureau de coton à La Nouvelle-Orléans », sur museedesbeauxartsdepau.com (consulté le 17 avril 2016).
  172. « Liste des œuvres », sur museedesbeauxartsdepau.com (consulté le 17 avril 2016).
  173. « Musée Bernadotte », sur pau.fr (consulté le 17 avril 2016).
  174. Louis-Henri Sallenave, Un siècle à Pau et en Béarn, pau, , 420 p. (ISBN 2-84394-328-0, notice BnF no FRBNF37691793).
  175. « L'Ensemble Orchestral de Pau », sur le site de l'orchestre (consulté le 29 avril 2015).
  176. « Théâtre Monte-Charge », sur le site du théâtre (consulté le 29 avril 2015).
  177. « Espaces Pluriels », sur le site de la scène (consulté le 29 avril 2015).
  178. « Tam-Tam théâtre », sur le site du théâtre (consulté le 29 avril 2015).
  179. « Compagnie de l'Auberge Espagnole », sur le site de la compagnie (consulté le 29 avril 2015).
  180. « Art Scène Théâtre », sur le site de la compagnie (consulté le 29 avril 2015).
  181. « Les Explorateurs », sur le site de la compagnie (consulté le 29 avril 2015).
  182. « Printemps Théâtre », sur pau.fr (consulté le 29 avril 2015).
  183. « Théâtre Chat Bus », sur le site de la compagnie (consulté le 29 avril 2015).
  184. « Carnaval Biarnes », sur le site du carnaval (consulté le 26 avril 2015).
  185. « Hestiv'Oc », sur le site du festival (consulté le 26 avril 2015).
  186. « Pau : 60 000 passionnés fidèles au rendez-vous d’Hestiv’Oc », sur sudouest.fr (consulté le 28 avril 2015).
  187. « Été à Pau », sur le site du festival (consulté le 28 avril 2015).
  188. « L'Été à Pau, un festival musical », sur pau.fr (consulté le 28 avril 2015).
  189. « CulturAmérica », sur le site du festival (consulté le 28 avril 2015).
  190. « Top départ pour CulturAmerica », sur humanite.fr (consulté le 29 avril 2015).
  191. « Les idées mènent le Monde », sur le site du festival (consulté le 29 avril 2015).
  192. « Pau : succès populaire pour le festival Les Idées mènent le monde », sur sudouest.fr (consulté le 29 avril 2015).
  193. « Un aller-retour dans le noir », sur le site du salon (consulté le 29 avril 2015).
  194. « Urban Session, festival des cultures urbaines », sur pau.fr (consulté le 29 avril 2015).
  195. « Accès(s) », sur le site du festival (consulté le 28 avril 2015).
  196. « Communauté Emmaüs Lescar-Pau », sur le site de la communauté (consulté le 29 avril 2015).
  197. « Tremplin Salsa Festival », sur le site du festival (consulté le 28 avril 2015).
  198. « Enchères : la Ville de Pau s'offre le portrait d'Henri IV ! », sur larepubliquedespyrenees.fr (consulté le 30 mai 2016).
  199. Les historiens ne sont pas d'accord sur ce point, les registres ayant été détruits lors des guerres de religion.
  200. « Camdeborde, roi de la bistronomie », sur leparisien.fr (consulté le 26 avril 2015).
  201. « JO : Tony Estanguet premier français triple Champion Olympique ! », sur rtl.fr (consulté le 26 avril 2015).


Cet article est reconnu comme « bon article » depuis sa version du 20 juin 2016 (comparer avec la version actuelle).
Pour toute information complémentaire, consulter sa page de discussion et le vote l'ayant promu.