Camon (Ariège)

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Camon
Vue du village de Camon
Vue du village de Camon
Blason de Camon
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Ariège
Arrondissement Pamiers
Canton Mirepoix
Intercommunalité Pays de Mirepoix
Maire
Mandat
Jean Huillet
2014-2020
Code postal 09500
Code commune 09074
Démographie
Gentilé Camonais
Population
municipale
145 hab. (2014)
Densité 14 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 01′ 20″ nord, 1° 58′ 03″ est
Altitude Min. 326 m – Max. 582 m
Superficie 10,25 km2
Localisation

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Camon
Liens
Site web Site de la Mairie de Camon

Camon est une commune française, située dans le département de l'Ariège en région Occitanie.

Ses habitants sont appelés les Camonais et Camonaises.

La commune fait partie de l'association Les plus beaux villages de France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Commune du piémont Pyrénéen située à l'extrême est du département de l'Ariège en région Midi-Pyrénées. C'est une commune limitrophe avec le département de l'Aude région Languedoc-Roussillon

Relief[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Climat et végétation[modifier | modifier le code]

En limite de l'Aude et donc du Languedoc-Roussillon, Camon subit les influences climatiques de l'océan, de la Méditerranée et de la montagne.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Accès routiers[modifier | modifier le code]

Transports[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Saint-Quentin-la-Tour, Lagarde Lagarde Corbières Rose des vents
Belloc N Sonnac-sur-l'Hers
O    Camon    E
S
Belloc Montbel Montbel

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Ancienne abbatiale

Le village est construit dans le méandre de l'Hers-Vif.

Histoire[modifier | modifier le code]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

La tradition veut que ce soit Charlemagne qui ait, en 778, fondé un monastère sur cette petite éminence rocheuse située dans une courbe de l'Hers. Une abbaye fortifiée fut bâtie par la suite, donnée en 943 à l'abbaye de Lagrasse. Au XIIe siècle elle en devint un simple prieuré. La première enceinte fortifiée fut édifiée à la même époque, ainsi que le château de Montaragou. Le 18 juin 1279, l'abbaye avec ses fortifications fut détruite par la rupture du barrage de Puivert, qui emporta également Mirepoix et les autres villages de la vallée. En 1494, le village et son abbaye sont de nouveau mis à sac, cette fois par une bande de pillards.

Temps modernes[modifier | modifier le code]

C'est Philippe de Lévis-Mirepoix, évêque de Mirepoix et prieur de Camon, qui va reconstruire au début du XVIe siècle l'ensemble des bâtiments que l'on voit aujourd'hui, dont le rempart du village. Entre 1560 et 1570, le cardinal Georges d'Armagnac, alors prieur de Camon, termine l'enceinte en y accolant une tour ronde.

Lors de la création des départements, Camon fut compris dans l'Aude et fut réuni à l'Ariège en 1794.

La porte d'entrée principale du village fortifié

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 en cours Jean Huillet SE Retraité Fonction publique

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du début des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans.

Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[1]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[2],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 145 habitants, en diminution de -12,65 % par rapport à 2009 (Ariège : 0,95 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
550 559 578 612 628 548 516 516 543
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
523 529 516 476 501 433 418 372 365
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
402 352 383 280 257 239 204 200 197
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
181 147 116 110 125 144 157 166 145
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2006 [4].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

L'élevage bovin est l'activité agricole principale du village aujourd'hui.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Porte de l'église autrefois abbatiale
L'abbaye château de Camon - Ancienne abbatiale de la Nativité de la Vierge.
Tour carrée des remparts.
Les salons XVIIIe de l'Abbaye de Camon.

L'ancien prieuré et les remparts[modifier | modifier le code]

Lorsqu'on arrive à Camon, la « petite Carcassonne »[réf. nécessaire], on ne peut rater cette imposante bâtisse à l'architecture sévère. La légende veut que cette abbaye bénédictine ait été construite sur ordre de Charlemagne en 778. Quoi qu'il en soit, le premier acte mentionnant ce palais fortifié date de 943 comme simple couvent dépendant de la puissante abbaye de Lagrasse, dont au XIIe siècle elle est devenue un prieuré simple. La forteresse du méandre, en référence au cours de l'Hers-Vif, fut fortifiée à trois reprises. Les vestiges de l'église et des remparts sont inscrits Monuments historiques.

L'église faisait partie du système défensif de la ville, sa façade nord étant appuyée sur les murs d'enceinte[5]. Les bâtiments du prieuré, protégés par une enceinte et par la rivière, sont ruinés lors de la guerre de Cent Ans[6]. Les tours sont bâties à la fin du XVe siècle[6] par Philippe de Lévis, évêque de Mirepoix et prieur de Camon. À la fin du XVIe siècle, au moment des guerres de Religion[6], on surélève les murs. Il subsiste de l'enceinte principalement le mur nord.

L'église

L'église, étroite et longue, est resserrée entre les bâtiments claustraux et le chemin de ronde. Elle a une abside ronde sans transept ; en tiennent lieu les deux chapelles latérales construites en 1661 et en 1664. Les deux sacristies datent de la même période, celle du nord étant le rez-de-chaussée de son clocher carré.

Détruite en 1420 à la suite des troubles qui marquèrent cette période, elle fut reconstruite par Philippe de Lévis, évêque de Mirepoix (1497-1537). En 1566, l'église fut incendiée accidentellement. En 1660, elle est réparée ; mais ce n'est que vers 1699 que les bénédictins de Saint-Maur se réinstallent et entreprènent de refaire le mobilier. À la Révolution, elle est en partie détruite. Elle ne sera restaurée qu'au début du XXe siècle[7].

Le château

Les riches aménagements intérieurs du XVIIIe siècle témoignent de la puissance de ce lieu religieux. Actuellement la bâtisse est un hôtel[8].

Le jardin d'agrément de l'abbaye de Camon[modifier | modifier le code]

Le jardin d'agrément de l'abbaye de Camon, propriété privée, est repris à l'Inventaire général du patrimoine culturel (documentation préalable)[9].

Les cabanes de Camon[modifier | modifier le code]

Une des 120 cabanes en pierres sèches de Camon 'La Gaita'

Témoins du passé viticole de Camon, les constructions en pierres sèches ont défié les lois du temps. Au Xe siècle alors que l'abbaye devient possession de Lagrasse, les paysans vont commencer à cultiver les terres autour du village. Pour faciliter la culture de la vigne et des céréales, ils construiront aidés du savoir-faire des moines, terrasses, cabanes, puits, aqueducs en pierres sèches. Ces cabanes et la culture en terrasse seront utilisés jusqu'à l'épidémie du phylloxera à la fin du XIXe siècle. Ces constructions en pierres sèches ont bénéficié d'une attention particulière au travers d'un inventaire et de restauration. On peut les découvrir aujourd'hui lors d'une très agréable balade guidée.

La maison des pénitents blancs[modifier | modifier le code]

Une façade ornée de symboles théologaux : l'ancienne chapelle des pénitents blancs (XVIe siècle) ; elle est aujourd'hui privée et habitée.

La Maison Haute[modifier | modifier le code]

Ancienne tour des remparts, intégrée au système défensif du bourg fortifié, la maison haute fut transformée au XVIIe siècle en demeure seigneuriale. Aujourd'hui privée et habitée, elle est inscrite au Monuments historiques[10].

Le métier à ferrer les bœufs[modifier | modifier le code]

Jadis dans les villages ruraux, il était de tradition de ferrer les bœufs pour éviter l'usure de la corne de leurs sabots. Le ferrage s'effectuait pour les animaux les moins dociles avec un métier à ferrer. Celui de Camon a été utilisé jusque dans les années 1970. Restauré en 1993, il est l'un des rares en état de fonctionner dans la région Midi-Pyrénées[11].

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

ZNIEFF

La commune est concernée par quatre ZNIEFF de 1re génération :

  • Bas Pays d'Olmes

La zone validée en 1997 couvre 13 189 ha de 23 communes[12].

  • Bois d'en Bas et bois de Borreil

La zone validée en 1997 couvre 2 980 ha de 8 communes (Camon et sept communes de l'Aude)[13].

  • Coteau de Daurat La Ferrière

La zone validée en 1997 couvre 29 ha communaux[14].

  • L'Hers

La zone validée en 1997 couvre 1 132 ha de 18 communes de l'Ariège et de l'Aude[15].

Natura 2000

Camon est concernée par un site d'intérêt communautaire (Dir. Habitat) :

Le site Natura 2000 « FR7301822 - Garonne, Ariège, Hers, Salat, Pique et Neste » désigné par arrêté du 27 mai 2009, a une superficie de 9 602 ha des départements de l'Ariège, Haute-Garonne, Hautes-Pyrénées et Tarn-et-Garonne[16].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
Palé contre-palé de gueules et d'or de quatre pièces[17].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.