Revel (Haute-Garonne)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Revel.
Revel
La halle centrale (beffroi).
La halle centrale (beffroi).
Blason de Revel
Blason
Logo
Logo
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Haute-Garonne
Arrondissement Toulouse
Canton Revel
(bureau centralisateur)
Intercommunalité Communauté de communes du Lauragais-Revel-Sorèzois
(siège)
Maire
Mandat
Alain Chatillon
2014-2020
Code postal 31250
Code commune 31451
Démographie
Gentilé Revélois
Population
municipale
9 387 hab. (2014en augmentation de 1.45 % par rapport à 2009)
Densité 266 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 27′ 34″ nord, 2° 00′ 17″ est
Altitude Min. 179 m – Max. 381 m
Superficie 35,31 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Haute-Garonne

Voir sur la carte administrative de la Haute-Garonne
City locator 14.svg
Revel

Géolocalisation sur la carte : Haute-Garonne

Voir sur la carte topographique de la Haute-Garonne
City locator 14.svg
Revel

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Revel

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Revel
Liens
Site web www.mairie-revel.fr
Mairie de Revel.

Revel est une commune française située dans le département de la Haute-Garonne en région Occitanie.

Ses habitants sont appelés les Revélois et les Revéloises.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Bastide médiévale, Revel est située dans le Lauragais au pied de la montagne Noire à 50 km à l'est de Toulouse sur l'ancienne route nationale 622 à l'intersection de trois départements : le Tarn, l'Aude et la Haute-Garonne.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Revel
Garrevaques
Montgey
Nogaret
Palleville
Blan
(Tarn)
Belleserre
(Tarn)
Montégut-Lauragais
Saint-Félix-Lauragais
Revel Sorèze
(Tarn)
La Pomarède
(Aude)
Vaudreuille Les Brunels
(Aude)

Villages, hameaux, écarts, lieux-dits[modifier | modifier le code]

  • Hameaux[1] : Couffinal, Dreulhe (ou Dreuilhe), Vaure.
  • Lieux-dits[1],[2] : l'Albarel, Beauséjour, les Bourrels, la Petite Poncé, le Pont-de-la-Mayre, les Pugets, les Ouillès, Saint-Ferréol (ou le lac de Saint-Ferréol), Saint-Pierre, les Trois-Coucuts, En Couyoulet, etc.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La superficie de la commune est de 3 531 hectares ; son altitude varie de 381 à 179 mètres[3].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est traversée par le Sor, le Laudot, la Rigole de la plaine (canal d'alimentation du canal du Midi) ainsi qu'une partie du lac de Saint-Ferréol se trouve sur le territoire de la commune.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Moyen-Âge[modifier | modifier le code]

Dès le VIe siècle, des regroupements urbains se forment sur le territoire. La Bastide est fondée en 1342 par le roi Philippe VI de Valois sur la Via Tolosane sous le nom de La Bastide de Lavaur, sur les forêts de Vauré et Dreuilhe. Ce fut l'une des dernières bastides créées. Elle dispose, dès sa création, et ce pendant 2 siècles, d'une franchise politique : le consulat. Cela fait, de par cette charte, le roi octroie le pouvoir de la ville à 6 consuls (des bourgeois), puis à 4 par la suite. Ils avaient un pouvoir politique et administratifs très étendu.

Justice

Niveau justice, aux côtés des consuls, le Bayle représentait le roi. Il :

- assistait au nom du roi au procès ;
- veillait à la perception des droits seigneuriaux.

D'après une lettre patente royale, en 1474, le Parlement de Toulouse s'est réfugié à Revel, à cause de la peste[4].

Défense

La défense de la ville était assurée par une muraille érigée en 1355. Aujourd'hui le "tour de ville" (les grands boulevards qui font le tour de la bastide) les remplace. De même, ils étaient autrefois découpés de quatre portes aux endroits stratégiques de la ville et dans les grandes direction : Toulouse, Castres, Sorèze et Carcassonne.

En 1348, une importante épidémie de peste décima la moitié de la population. L'arrivée des Anglais (cf guerre de Cent Ans (1337-1453)) sur les terres de Revel n'arrangea rien. La population s'élevait alors, tout au plus, à un millier d'habitants. De plus, tout le développement économique est stoppé.

Vers 1416, les Anglais partent du territoire.

Louis XI = 1462 La sécurité se rétablit. Le prestige de Revel revient alors peu à peu.

Période moderne[modifier | modifier le code]

Charles VIII = 1490

Le premier blason de la ville est créé en 1497.

Revel devint alors un haut lieu de commerce du pastel (plante dont était extraite une teinture bleue), bleu qui fera la réputation de la région) - d'où le nom : le Lauragais, pays de Cocagne (« coques » ou « coquaignes » qui sont des petits pains de pastel).

Louis XII = 1511 François Ier = 1517 François II = 1560 Henri IV = 1609

À partir du XVIIIe siècle, Revel connaît des travaux publics importants pour s'embellir (sous Louis XVI) :

  • plantation d'arbres ;
  • construction de fontaines ;
  • ouverture de deux portes supplémentaires ;
  • construction d'un hôpital.

Le commerce prend de plus en plus d'ampleur.

La ville fut chef-lieu de district de 1790 à 1795.

Revel a été depuis sa fondation une terre de religion. Plusieurs communautés religieuses s'y trouvent :

Pendant les guerres de religion, il y aura de nombreux affrontements entre protestants et catholiques pour le gouvernement de la ville. L'église sera pillée en 1567, démolie en 1576 puis reconstruite au début du règne d'Henri IV. La ville devint au XVIe siècle une place forte des huguenots, qui fut démantelée en 1629, en conséquence de la paix d'Alès. En 1621, l'église est encore démolie. Elle est modestement reconstruite mais attendra 1736 pour une reconstruction plus digne. C'est d'ailleurs celle que nous connaissons aujourd'hui hormis quelques modifications, notamment pendant la Révolution et à la fin du XIXe siècle. Son clocher fut édifié de 1845 à 1850.

Après des années tragiques, le calme revint peu à peu.

Pierre Paul Riquet[modifier | modifier le code]

Au XVIIe siècle, la ville se retrouve criblée de dettes. Pierre Paul Riquet, banquier et homme d'affaires, prête une grosse somme d'argent à la ville. C'est comme cela qu'il se fait connaître. Il a le projet de se faire rejoindre l'océan et la Méditerranée par la construction d'un canal, que nous connaissons aujourd'hui comme le canal du Midi. Connu sous le nom de Jean Fabre à Revel, il fait la connaissance de certains habitants de Revel, qui connaissent bien le territoire. Pierre Camas, fontainier de la ville, lui donne l'idée d'aménager une réserve d'eau (aujourd'hui le lac de Saint-Ferréol) en se servant des eaux de la rigole de la montagne Noire, tout cela dans le but d'alimenter ce fameux canal. Avec l'approbation du roi, les travaux débutent en 1667 et s’achèveront en 1680.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Le nombre d'habitants de la commune étant compris entre 5 000 et 9 999 au dernier recensement, le nombre de membres du conseil municipal est de 29[5].

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de la septième circonscription de la Haute-Garonne de la communauté de communes du Lauragais-Revel-Sorèzois et du canton de Revel.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
septembre 1944 1974 Roger Sudre SFIO puis PS Conseiller général
avril 1974 1989 Jean Ricalens PS Conseiller général
mars 1989 en cours Alain Chatillon UDI
(rattaché au groupe LR
au Sénat
Sénateur depuis 2008
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du début des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans.

Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[6]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[7],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 9 387 habitants, en augmentation de 1,45 % par rapport à 2009 (Haute-Garonne : 6,59 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
3 743 4 333 5 009 5 190 5 453 5 824 5 714 6 044 5 933
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
5 085 5 281 5 598 5 539 5 613 5 477 5 529 5 566 5 393
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
5 457 5 553 5 596 5 042 5 133 5 241 5 362 5 508 5 466
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
6 411 6 843 7 164 7 448 7 520 7 985 8 648 9 253 9 387
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2006 [9].)
Histogramme de l'évolution démographique
Évolution du rang de la commune
selon la population municipale des années : 1968[10] 1975[10] 1982[10] 1990[10] 1999[10] 2006[11] 2009[12] 2013[13]
Rang de la commune dans le département 6 9 12 16 17 17 17 18
Nombre de communes du département 592 582 586 588 588 588 589 589

Service public[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Écoles
  • Lycée et collège Vincent-Auriol : enseignement général de la 6e à la terminale et enseignement professionnel de l'ameublement.
  • Lycée professionnel des Métiers d'Art du Bois et de l'Ameublement.
  • Trois écoles publiques : Roger-Sudre, l'Orée de Vauré et l'école de Couffinal.
  • Une école et un lycée professionnel privés : La Providence.
Services de petite enfance

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Le marché de Revel

Depuis plus de six cents ans, les fermiers vendent leur production chaque samedi matin. Le marché de Revel est classé parmi les 100 plus beaux marchés de France et fait la fierté des autochtones. Il représente une certaine activité économique, notamment grâce à son attrait touristique. En outre, il est à l'origine d'inspirations de nombreux artistes de tous lieux et de toutes époques.

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Équipements sportifs

Revel a accueilli l'arrivée de la 10e étape du Tour de France 2016.

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

Services à l'emploi

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Entreprises de l'ameublement et de la filière bois.

Aéronautique[modifier | modifier le code]

Revel a organisé le premier meeting aérien de la Haute-Garonne le , dans un champ, à côté de la route de Sorèze. L'activité aéronautique débute en 1930 à la montagne Noire et c'est en 1946 qu'est créé l'aéroclub de Revel, qui se situe sur l'aérodrome de Vauré (qui s'appelle aussi aérodrome de Revel - Montgey).

Revel dispose donc de : l'aérodrome de la Montagne Noire (LFMG) et l'aérodrome de Revel - Montgey (LFIR), non ouverts à la circulation aérienne publique.

Il existe un projet d'aéroport d'affaires. Il serait alors question de l'aéroport de Revel, avec un agrandissement des pistes et des infrastructures.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'orgue de tribune est inscrit au titre des monuments historiques pour le buffet à 5 tourelles[14], la partie instrumentale de l'orgue[15], la console, séparée et tournée face à la nef, comporte trois claviers manuels (grand orgue, 11 jeux ; positif, 3 jeux ; récit expressif, 8 jeux) et un pédalier droit à l'allemande (4 jeux)[16]. Il est l'œuvre de plusieurs facteurs d'orgue : François Chavant, Louis Chavant, Théodore Puget puis son fils Baptiste Puget en 1880.
  • Les quais de la Rigole.
  • Les restes des remparts, encore visibles par endroits.
  • L'antenne relais 4G dans le jardin public.
Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Équipements culturels[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Revel

Son blasonnement est : D'azur à la lettre R capitale d'argent surmontée d'une couronne d'or.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Société académique d'architecture, Les Bastides du Lauragais et du pays de Foix : Carcassonne, Chalabre, Mazères, Mirepoix, Montgeard, Revel, Roquefixade, Saint-Félix-Lauragais, Villefranche-de-Lauragais, Diagram, Toulouse, 1991, 32 p.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b www.annuaire-mairie.fr Lieux-dits et hameaux de Revel.
  2. Google Maps Revel, Haute-Garonne, Midi-Pyrénées : plus d'adresses.
  3. Répertoire géographique des communes, publié par l'Institut national de l'information géographique et forestière, [lire en ligne].
  4. http://books.google.fr/books?id=j3kUAQAAMAAJ&pg=PA35
  5. art L. 2121-2 du code général des collectivités territoriales.
  6. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  7. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  10. a, b, c, d et e INSEE, « Population selon le sexe et l'âge quinquennal de 1968 à 2012 (1990 à 2012 pour les DOM) », sur insee.fr,‎ (consulté le 10 janvier 2016)
  11. INSEE, « Populations légales 2006 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr,‎ (consulté le 8 janvier 2016)
  12. INSEE, « Populations légales 2009 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr,‎ (consulté le 8 janvier 2016)
  13. INSEE, « Populations légales 2013 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr,‎ (consulté le 8 janvier 2016)
  14. « Notice no PM31001476 », base Palissy, ministère français de la Culture
  15. « Notice no PM31001474 », base Palissy, ministère français de la Culture
  16. « Notice no PM31001475 », base Palissy, ministère français de la Culture
  17. www.lauragais-patrimoine.fr