Revel (Haute-Garonne)

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Revel
Revel (Haute-Garonne)
La halle centrale (beffroi).
Blason de Revel
Blason
Revel (Haute-Garonne)
Logo
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Haute-Garonne
Arrondissement Toulouse
Intercommunalité Communauté de communes Lauragais Revel Sorezois
(siège)
Maire
Mandat
Laurent Hourquet
2020-2026
Code postal 31250
Code commune 31451
Démographie
Gentilé Revélois
Population
municipale
9 637 hab. (2019 en augmentation de 2,92 % par rapport à 2013)
Densité 273 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 27′ 34″ nord, 2° 00′ 17″ est
Altitude Min. 179 m
Max. 381 m
Superficie 35,31 km2
Type Commune urbaine
Unité urbaine Revel
(ville isolée)
Aire d'attraction Revel
(commune-centre)
Élections
Départementales Canton de Revel
(bureau centralisateur)
Législatives Dixième circonscription
Localisation
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Revel
Liens
Site web www.mairie-revel.fr

Revel est une commune française située dans le nord-est du département de la Haute-Garonne en région Occitanie.

Sur le plan historique et culturel, la commune est dans le Lauragais, l'ancien « Pays de Cocagne », lié à la fois à la culture du pastel et à l’abondance des productions, et de « grenier à blé du Languedoc ». Exposée à un climat océanique altéré, elle est drainée par le Sor, le Laudot, la Rigole de la Plaine, le ruisseau d'Aygo-Pesado, le ruisseau du Dourdou, Nom inconnu, Nom inconnu et par divers autres petits cours d'eau. La commune possède un patrimoine naturel remarquable composé de deux zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique.

Revel est une commune urbaine qui compte 9 637 habitants en 2019. Elle est dans l'unité urbaine de Revel et fait partie de l'aire d'attraction de Revel. Ses habitants sont appelés les Revélois ou Revéloises.

Le patrimoine architectural de la commune comprend quatre immeubles protégés au titre des monuments historiques : le barrage de Saint-Ferréol, inscrit en 1997, l'épanchoir du Laudot, inscrit en 1998, le pont du Riat, inscrit en 1998, et la halle, classée en 2006.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune de Revel se trouve dans le département de la Haute-Garonne, en région Occitanie[I 1].

Elle se situe à 48 km à vol d'oiseau de Toulouse[1], préfecture du département. La commune est par ailleurs ville-centre du bassin de vie de Revel[I 1].

Les communes les plus proches[Note 1] sont[2] : Garrevaques (4,0 km), Vaudreuille (4,1 km), Palleville (4,8 km), Sorèze (5,1 km), Belleserre (5,4 km), Durfort (5,6 km), Cahuzac (6,1 km), Roumens (6,1 km).

Sur le plan historique et culturel, Revel fait partie du Lauragais, occupant une vaste zone, autour de l’axe central que constitue le canal du Midi, entre les agglomérations de Toulouse au nord-ouest et Carcassonne au sud-est et celles de Castres au nord-est et Pamiers au sud-ouest. C'est l'ancien « Pays de Cocagne », lié à la fois à la culture du pastel et à l’abondance des productions, et de « grenier à blé du Languedoc »[3].

Revel est limitrophe de onze autres communes dont cinq communes dans le département du Tarn et deux communes dans le département de l'Aude.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La superficie de la commune est de 3 531 hectares ; son altitude varie de 179 à 381 mètres[5].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est dans le bassin de la Garonne, au sein du bassin hydrographique Adour-Garonne[6]. Elle est drainée par le Sor, le Laudot, la Rigole de la Plaine, le ruisseau d'Aygo-Pesado, le ruisseau du Dourdou, un bras du Laudot, un bras du Laudot un bras du Sor le ruisseau de Rieutort et par divers petits cours d'eau, constituant un réseau hydrographique de 45 km de longueur totale[7],[Carte 1].

Le Sor, d'une longueur totale de 60,8 km, prend sa source dans la commune d'Arfons (81) et s'écoule vers le sud-est puis se réoriente vers le nord-ouest, puis le nord-est et enfin le nord. Il traverse la commune et se jette dans l'Agout à Sémalens (81), après avoir traversé 16 communes[8].

Le Laudot, d'une longueur totale de 22,9 km, prend sa source dans la commune des Les Cammazes (81) et s'écoule vers l'ouest puis se réoriente au nord. Il traverse la commune et se jette dans le Sor à Garrevaques (81), après avoir traversé 10 communes[9].

La Rigole de la Plaine, d'une longueur totale de 12,1 km, prend sa source dans la commune de Durfort (81) et s'écoule d'est en ouest. Elle traverse la commune et se jette dans le Laudot à Saint-Félix-Lauragais, après avoir traversé 4 communes[10].

Le ruisseau d'Aygo-Pesado, d'une longueur totale de 12,2 km, prend sa source dans la commune de Sorèze (81) et s'écoule du sud-est vers le nord-ouest puis vers le nord. Il traverse la commune et se jette dans le Sor à Blan (81), après avoir traversé 3 communes[11].

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat du Bassin du Sud-Ouest », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[12]. En 2020, la commune ressort du type « climat océanique altéré » dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Il s’agit d’une zone de transition entre le climat océanique et les climats de montagne et semi-continental. Les écarts de température entre hiver et été augmentent avec l'éloignement de la mer. La pluviométrie est plus faible qu'en bord de mer, sauf aux abords des reliefs[13].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent à la normale 1971-2000[Note 2]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000[12]

  • Moyenne annuelle de température : 13,4 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 1,8 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 11,1 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 3] : 15,6 °C
  • Cumuls annuels de précipitation : 821 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 8,6 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 5,4 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[15] complétée par des études régionales[16] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. La station météorologique de Météo-France installée sur la commune et mise en service en 1928 permet de connaître l'évolution des indicateurs météorologiques[17]. Le tableau détaillé pour la période 1981-2010 est présenté ci-après.

Statistiques 1981-2010 et records REVEL (31) - alt : 337 m 43° 26′ 12″ N, 2° 01′ 06″ E
Records établis sur la période du 01-01-1928 au 04-01-2022
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 2,4 2,6 4,5 6,4 10,1 13,2 15,3 15,4 12,6 10,2 5,6 3,1 8,5
Température moyenne (°C) 5,8 6,5 9,2 11,3 15,3 18,7 21,6 21,3 18,1 14,5 9,3 6,5 13,2
Température maximale moyenne (°C) 9,1 10,4 13,9 16,3 20,4 24,3 27,8 27,3 23,6 18,7 12,9 9,8 17,9
Record de froid (°C)
date du record
−16,5
16.01.1985
−15
20.02.1956
−9,5
02.03.05
−4
12.04.1958
0
06.05.1985
0,7
01.06.06
7,5
15.07.16
6
28.08.1985
2
30.09.1936
−2,5
25.10.03
−7,5
22.11.1988
−12
17.12.1933
−16,5
1985
Record de chaleur (°C)
date du record
20
29.01.02
24
27.02.19
29
11.03.1981
30
29.04.05
33
30.05.01
40
29.06.1950
39
26.07.06
40
01.08.04
35
06.09.06
30
01.10.19
25
20.11.1994
21
18.12.1989
40
2004
Précipitations (mm) 70,3 59,8 59,6 92,4 85,2 76,7 51,6 57,3 76,1 74,7 73,8 67,9 845,4
Source : « Fiche 31451001 » [PDF], sur donneespubliques.meteofrance.fr, édité le : 06/01/2022 dans l'état de la base


Milieux naturels et biodiversité[modifier | modifier le code]

Carte de la ZNIEFF de type 1 localisées sur la commune.

L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire. Une ZNIEFF de type 1[Note 4] est recensée sur la commune[18] : les « pelouses au sud de Revel » (415 ha), couvrant 3 communes dont deux dans la Haute-Garonne et une dans le Tarn[19] et une ZNIEFF de type 2[Note 5],[18] : la « montagne Noire (versant Nord) » (31 971 ha), couvrant 37 communes dont 14 dans l'Aude, deux dans la Haute-Garonne, trois dans l'Hérault et 18 dans le Tarn[20].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Revel est une commune urbaine, car elle fait partie des communes denses ou de densité intermédiaire, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 6],[21],[I 2],[22]. Elle appartient à l'unité urbaine de Revel, une unité urbaine monocommunale[I 3] de 9 637 habitants en 2019, constituant une ville isolée[I 4],[I 5].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Revel, dont elle est la commune-centre[Note 7]. Cette aire, qui regroupe 16 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[I 6],[I 7].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (76,9 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (85 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (47,5 %), prairies (25,9 %), zones urbanisées (16,6 %), zones agricoles hétérogènes (3,5 %), forêts (3,3 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (2,6 %), eaux continentales[Note 8] (0,5 %)[23].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Villages, hameaux, écarts, lieux-dits[modifier | modifier le code]

Revel compte :

  • 3 hameaux[24] : Couffinal, Dreulhe (ou Dreuilhe), Vaure.
  • de nombreux lieux-dits[24],[25] : l'Albarel, Beauséjour, les Bourrels, la Petite Poncé, le Pont-de-la-Mayre, les Pugets, les Ouillès, Saint-Ferréol (ou le lac de Saint-Ferréol), Saint-Pierre, les Trois-Coucuts, En Couyoulet, etc. (liste non exhaustive).

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Voies aériennes[modifier | modifier le code]

Les aéroports les plus proches de Revel sont :

Voies ferroviaires[modifier | modifier le code]

Les gares ferroviaires les plus proches sont :

Mise en service en 1865, la gare de Revel a fermé ses portes définitivement en 1985[26].

La commune a été desservie par des voies ferrés départementales, vers Castres par "l'électrique" du VFDM (entre 1930 et 1939), et vers Toulouse par le "petit train noir" du CFSO (entre 1906 et 1947).

Voies routières[modifier | modifier le code]

La commune est traversée par :

Transports en commun[modifier | modifier le code]

La commune bénéficie de lignes d'autocars régulières du réseau régional liO, notamment vers Toulouse, Castres et Castelnaudary. Elles ont toutes pour terminus la Salle Claude Nougaro ou le Lac de Saint-Ferréol. Il s'agit des lignes 356 et 357 qui mènent à Toulouse ; la ligne 414 qui mène à Castelnaudary ; les lignes 761 et 767 qui mènent à Castres.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire et antiquité[modifier | modifier le code]

Panthère attaquant un cavalier Musée Saint-Raymond

La ville de Revel a été fondée relativement tard (1342), cependant la plaine et le site de Revel ont été occupés dès le néolithique.

Les Celtes sont apparus vers -300 et se sont mélangés aux Aquitains, Ligures et Ibères dans le pays. Les noms de Vauré (Vabero) et Dreuilhe (Druilla) sont les noms d'établissements gaulois.

La plaine de Revel voit apparaitre des domaines ruraux (villas) après la colonisation du pays par les Romains.

Vue sur la place centrale de Revel
Vue sur la place centrale de Revel

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Dès le VIe siècle, des regroupements urbains se forment sur le territoire.

Contrairement à beaucoup de ville, Revel n’est pas née d’un regroupement de population autour d’une villa gallo-romaine, d’un château ou d’un monastère.

La Bastide de Revel est fondée en 1342 par le roi Philippe VI de Valois sur la Via Tolosane sous le nom de La Bastide de Lavaur, sur les forêts de Vauré et Dreuilhe. Ce fut l'une des dernières bastides créées, la plupart d’entre elles ont vu le jour au XIIIe siècle. Cette bastide s’organise autour d’une place centrale où convergent les rues organisées en damier.

Le charte de fondation est rédigée par le sénéchal du Toulousain et de l’Albigeois. Elle est remise aux représentants de la bastide le . Elle comportait 89 articles qui décrivaient les privilèges accordés aux habitants de cette ville nouvelle.

Elle dispose, dès sa création, et ce pendant deux siècles, d'une franchise politique : le consulat. Cela fait, de par cette charte, le roi octroie le pouvoir de la ville à six consuls (des bourgeois), puis à quatre par la suite. Ils avaient un pouvoir politique et administratif très étendu.

Justice

En ce qui concerne la justice, le Bayle représentait le roi aux côtés des consuls. Il assistait au nom du roi aux procès et veillait à la perception des droits seigneuriaux.

D'après une lettre patente royale, en 1474, le Parlement de Toulouse s'est réfugié à Revel, à cause de la peste[27].

Défense

Revel fut créée pendant une période difficile : celle de la Guerre de Cent Ans (1337-1453). A cela s'ajoute l'épidémie de peste de 1348 qui décime la population de moitié.

L'article 22[28] de la charte de fondation de Revel permettant de mettre en place un système défensif pour la ville, une muraille fut rapidement érigée dès 1355. Les habitants de Revel craignaient l'arrivée des Anglais après les ravages causés par le Prince Édouard de Woodstock à Castelnaudary et Carcassonne.

Les remparts étaient autrefois découpés de quatre portes situées à l’extrémité de la rue Notre-Dame (porte Notre Dame en direction de Carcassonne), rue Marius Audouy (porte Saint-Antoine en direction de Toulouse), rue Victor Hugo (porte de Castres) et rue de Sorèze (porte de Sorèze). Aujourd'hui, le "tour de ville" (les grands boulevards qui font le tour de la bastide) remplace les remparts.

Vers 1416, les Anglais partent du territoire.

En 1462, sous le règne de Louis XI, la sécurité se rétablit et le prestige de Revel revient alors peu à peu.

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Le premier blason de la ville est créé en 1497.

Revel devint alors un haut lieu de commerce du pastel, plante dont était extraite une teinture bleue qui fera la réputation de la région. Le Lauragais, pays de Cocagne tire son nom de la plante ("coques" ou "coquaignes" qui sont des petits pains de pastel).

Pendant les guerres de religion, il y aura de nombreux affrontements entre protestants et catholiques pour le gouvernement de la ville. L'église Notre-Dame-des-Grâces sera pillée en 1567, démolie en 1576 puis reconstruite au début du règne d'Henri IV. La ville devint au XVIe siècle une place forte des huguenots, qui fut démantelée en 1629, en conséquence de la paix d'Alès. En 1621, l'église est encore démolie. Elle est modestement reconstruite mais attendra 1736 pour une reconstruction plus digne. C'est d'ailleurs celle que nous connaissons aujourd'hui hormis quelques modifications, notamment pendant la Révolution et à la fin du XIXe siècle. Son clocher fut édifié de 1845 à 1850.

Après des années tragiques, le calme revint peu à peu.

À partir du XVIIIe siècle, sous Louis XVI, Revel s'embellit grâce à d'importants travaux publics :

  • construction du boulevard circulaire et plantation d'ormes sur les anciens fossés comblés en 1779 ;
  • réalisation d'une promenade plantée d'arbres, reliant la rue des Teinturiers au padouvenc Saint-Antoine (commencé en 1780, elle fut terminée en 1790 et appelée Promenade de la Liberté, aujourd'hui allée Charles de Gaulle) ;
  • construction de fontaines publiques rue du Taur et rue de Castres ;
  • ouverture de deux portes supplémentaires à Vaure et Dreuilhe ;
  • construction d'un hôpital terminé en 1815.

Le commerce prend de plus en plus d'ampleur et la ville devient chef-lieu de district en 1790 jusqu'en 1795.

Revel a été depuis sa fondation une terre de religion. Plusieurs communautés religieuses s'y trouvent :

Pierre Paul Riquet[modifier | modifier le code]

Au XVIIe siècle, la ville se retrouve criblée de dettes. Pierre Paul Riquet, banquier et homme d'affaires, prête une grosse somme d'argent à la ville. C'est ainsi qu'il se fait connaître. Il a le projet de se faire rejoindre l'océan Atlantique et la Méditerranée par la construction d'un canal : le canal du Midi.

Connu sous le nom de Jean Fabre à Revel, il fait la connaissance de certains habitants de Revel qui connaissent bien le territoire. Pierre Camas, fontainier de la ville, lui donne l'idée d'aménager une réserve d'eau (aujourd'hui le lac de Saint-Ferréol) en se servant des eaux de la rigole de la montagne Noire, tout cela dans le but d'alimenter ce fameux canal.

Avec l'approbation du roi, les travaux débutent en 1667 et s’achèveront en 1680.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Le nombre d'habitants de la commune étant compris entre 5 000 et 9 999 au dernier recensement, le nombre de membres du conseil municipal est de 29[29].

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de la septième circonscription de la Haute-Garonne de la communauté de communes du Lauragais-Revel-Sorèzois et du canton de Revel.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[30]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mai 1929 avril 1935 Marius Audouy[31] SFIO Employé des Postes
mai 1935 décembre 1943 George Taussac    
janvier 1944 septembre 1944 Félix Carrade Délégation du gouvernement de Vichy Médecin
septembre 1944 1974 Roger Sudre SFIO puis PS Professeur de Lettres
Conseiller général
avril 1974 1989 Jean Ricalens PS Conseiller général, député suppléant de Maurice Andrieu (1973-1978)
mars 1989 Alain Chatillon UDI
rattaché au groupe LR
au Sénat
Chef d'entreprise
Sénateur depuis 2008
Président de la Communauté de communes Lauragais Revel Sorezois (2008-2017)
[32] 2020 Étienne Thibault DVD Retraité de la Marine Nationale
2020 En cours Laurent Hourquet DVC Président de la Communauté de communes Lauragais Revel Sorezois (depuis 2020)

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[33]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[34]. En 2019, la commune comptait 9 637 habitants[Note 9], en augmentation de 2,92 % par rapport à 2013 (Haute-Garonne : +7,81 %, France hors Mayotte : +2,17 %).
Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
3 7434 3335 0095 1905 4535 8245 7146 0445 933
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
5 0855 2815 5985 5395 6135 4775 5295 5665 393
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
5 4575 5535 5965 0425 1335 2415 3625 5085 466
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
6 4116 8437 1647 4487 5207 9858 6488 8569 253
2014 2019 - - - - - - -
9 3879 637-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[35] puis Insee à partir de 2006[36].)
Histogramme de l'évolution démographique
Évolution du rang de la commune
selon la population municipale des années : 1968[37] 1975[37] 1982[37] 1990[37] 1999[37] 2006[38] 2009[39] 2013[40]
Rang de la commune dans le département 6 9 12 16 17 17 17 18
Nombre de communes du département 592 582 586 588 588 588 589 589

Service public[modifier | modifier le code]

Gendarmerie, sapeurs-pompiers, perception, bureau de poste, pôle routier (ex-DDE)

Enseignement[modifier | modifier le code]

Services de petite enfance[modifier | modifier le code]

La petite enfance est gérée par la Communauté de communes Lauragais Revel Sorézois depuis le .

Le territoire de la Communauté de communes comprend quatre crèches qui assurent l’accueil collectif pour les moins de 3 ans pour une capacité d’accueil totale d'une centaine d'enfants.

Écoles[modifier | modifier le code]

La commune dispose d'un :

  • Enseignement public primaire avec :
    • l'école maternelle et élémentaire Roger Sudre,
    • l'école primaire de l'Orée de Vaure,
    • l'école primaire de Couffinal.
  • Enseignement public secondaire avec:
    • la cité scolaire Vincent-Auriol : enseignement général et technologique (filière STIDD) de la 6e à la terminale et enseignement supérieur (BTS et licences professionnelles liés au métiers du bois en relation avec le lycée de l'ameublement),
    • le lycée professionnel des Métiers d'Art du Bois et de l'Ameublement : enseignement professionnel à partir de la 3e préparatoire à l'enseignement professionnel, CAP (bac+2), BMA (bac+2), DNA (bac+2), DNAMDE (bac+3).
  • Enseignement privé avec l'école primaire et le collège La Providence,

Santé[modifier | modifier le code]

Le centre hospitalier de Revel offre une capacité totale de 266 lits et places répartis sur trois sites (le bâtiment hôpital, la résidence de l'Étoile et la résidence Jean-Joseph Roquefort). Cet hôpital public de proximité possède une maison de retraite et une unité d'accueil Alzheimer (pas de service d'urgence).

Hôpital 2 avenue Roger Ricalens

La résidence autonomie Jean Ricalens accueillent des personnes âgées ayant besoin d'une assistance médicale mais qui souhaitent conserver leur autonomie.

Revel possède également trois pharmacies, une quinzaine de médecins, deux Laboratoires d'analyses et un centre de radiologie.

Social[modifier | modifier le code]

Associations[modifier | modifier le code]

  • La Croix-Rouge est implanté à Revel depuis le 13 mars 1912[41]. Pendant la 1ère guerre mondiale elle œuvre pour un hôpital temporaire afin de soigner les militaires blessés[42]. Son équipe de secouristes fut créé en 1967[43]. En 2013 elle logeait dans la maison des associations au 14 avenue de Castelnaudary et assurait la permanence alimentaire au 50 avenue Notre-Dame[44]. Depuis 2019 son siège social est au 70 bis avenue de Castres.
  • 12 bis (anciennement 14) avenue Castelnaudary

  • 70 bis avenue de Castres

  • 50 avenue Notre-Dame

Sports[modifier | modifier le code]

La piscine municipale de Revel

Infrastructures sportives[modifier | modifier le code]

La commune de Revel possède diverses infrastructures sportives :

Clubs sportifs[modifier | modifier le code]

La commune possède plus de 200 associations dont une soixantaine de clubs sportifs. De nombreux sports sont représentés: aïki-goshindo, kin-jo, judo, karaté, muay thaï, danse classique et moderne, gymnastique rythmique et sportive, football, athlétisme, badminton, basket, boule lyonnaise, équitation, escalade, handball, sports mécaniques, randonnée, course à pied, rugby, natation, tennis, tennis de table, pétanque, volley-ball...

Revel est une ville résolument sportive. Elle a accueilli neuf étapes du Tour de France au cours des 50 dernières années. En 2016, la commune a été la ville arrivée de la 10e étape du Tour de France[45].

Aérodrome[modifier | modifier le code]

Revel a organisé le premier meeting aérien de la Haute-Garonne le , dans un champ, à côté de la route de Sorèze. L'activité aéronautique débute en 1930 à la Montagne Noire et c'est en 1946 qu'est créé l'aéroclub de Revel qui se situe sur l'aérodrome de Vauré (et s'appelle aussi aérodrome de Revel - Montgey).

Revel dispose également de l'aérodrome de la Montagne Noire (LFMG) à proximité, ce dernier est situé sur la commune de Labécède-Lauragais dans l'Aude et de Vaudreuille en Haute-Garonne.

Aucun des deux aérodromes n'est ouvert à la circulation aérienne publique.

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus[modifier | modifier le code]

En 2018 (données Insee publiées en ), la commune compte 4 515 ménages fiscaux[Note 10], regroupant 9 341 personnes. La médiane du revenu disponible par unité de consommation est de 19 830 [I 8] (23 140  dans le département[I 9]). 42 % des ménages fiscaux sont imposés[Note 11] (55,3 % dans le département).

Emploi[modifier | modifier le code]

Taux de chômage
2008 2013 2018
Commune[I 10] 9,7 % 11,6 % 11,8 %
Département[I 11] 7,7 % 9,6 % 9,3 %
France entière[I 12] 8,3 % 10 % 10 %

En 2018, la population âgée de 15 à 64 ans s'élève à 5 286 personnes, parmi lesquelles on compte 72,3 % d'actifs (60,5 % ayant un emploi et 11,8 % de chômeurs) et 27,7 % d'inactifs[Note 12],[I 10]. Depuis 2008, le taux de chômage communal (au sens du recensement) des 15-64 ans est supérieur à celui de la France et du département.

La commune est la commune-centre de l'aire d'attraction de Revel[Carte 3],[I 13]. Elle compte 4 766 emplois en 2018, contre 4 603 en 2013 et 4 518 en 2008. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la commune est de 3 259, soit un indicateur de concentration d'emploi de 146,2 % et un taux d'activité parmi les 15 ans ou plus de 46,8 %[I 14].

Sur ces 3 259 actifs de 15 ans ou plus ayant un emploi, 1 815 travaillent dans la commune, soit 56 % des habitants[I 15]. Pour se rendre au travail, 81,1 % des habitants utilisent un véhicule personnel ou de fonction à quatre roues, 2,9 % les transports en commun, 11,7 % s'y rendent en deux-roues, à vélo ou à pied et 4,4 % n'ont pas besoin de transport (travail au domicile)[I 16].

Activités hors agriculture[modifier | modifier le code]

Secteurs d'activités[modifier | modifier le code]

1 086 établissements[Note 13] sont implantés à Revel au . Le tableau ci-dessous en détaille le nombre par secteur d'activité et compare les ratios avec ceux du département[Note 14],[I 17].

Secteur d'activité Commune Département
Nombre % %
Ensemble 1 086 100 % (100 %)
Industrie manufacturière,
industries extractives et autres
110 10,1 % (5,7 %)
Construction 92 8,5 % (12 %)
Commerce de gros et de détail,
transports, hébergement et restauration
334 30,8 % (25,9 %)
Information et communication 28 2,6 % (4,1 %)
Activités financières et d'assurance 47 4,3 % (3,8 %)
Activités immobilières 50 4,6 % (4,2 %)
Activités spécialisées, scientifiques et techniques
et activités de services administratifs et de soutien
141 13 % (19,8 %)
Administration publique, enseignement,
santé humaine et action sociale
171 15,7 % (16,6 %)
Autres activités de services 113 10,4 % (7,9 %)

Le secteur du commerce de gros et de détail, des transports, de l'hébergement et de la restauration est prépondérant sur la commune puisqu'il représente 30,8 % du nombre total d'établissements de la commune (334 sur les 1086 entreprises implantées à Revel), contre 25,9 % au niveau départemental[I 18].

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Les cinq entreprises ayant leur siège social sur le territoire communal qui génèrent le plus de chiffre d'affaires en 2020 sont[46] :

  • Nutrition Et Sante, fabrication d'aliments homogénéisés et diététiques (298 326 k€)
  • T3M Lavail, commerce de gros (commerce interentreprises) de matériel agricole (42 382 k€)
  • Ducamy, hypermarchés (31 383 k€)
  • Profiles Sud Pyrenees, profilage à froid par formage ou pliage (27 957 k€)
  • SA Alti-Fers Et Metaux Rigaudy Et Fils, commerce de gros (commerce interentreprises) de minerais et métaux (18 741 k€)

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

La commune est dans le Lauragais, une petite région agricole occupant le nord-est du département de la Haute-Garonne, dont les coteaux portent des grandes cultures en sec avec une dominante blé dur et tournesol[47]. En 2020, l'orientation technico-économique de l'agriculture[Note 15] sur la commune est la polyculture et/ou le polyélevage[Carte 4].

1988 2000 2010 2020
Exploitations 81 48 40 30
SAU[Note 16] (ha) 2 374 1 740 1 716 1 541

Le nombre d'exploitations agricoles en activité et ayant leur siège dans la commune est passé de 81 lors du recensement agricole de 1988[Note 17] à 48 en 2000 puis à 40 en 2010[49] et enfin à 30 en 2020[Carte 5], soit une baisse de 63 % en 32 ans. Le même mouvement est observé à l'échelle du département qui a perdu pendant cette période 57 % de ses exploitations[50],[Carte 6]. La surface agricole utilisée sur la commune a également diminué, passant de 2 374 ha en 1988 à 1 541 ha en 2020[Carte 7]. Parallèlement la surface agricole utilisée moyenne par exploitation a augmenté, passant de 29 à 51 ha[49].

Emploi[modifier | modifier le code]

Services à l'emploi[modifier | modifier le code]

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Les distilleries[modifier | modifier le code]

Piliers des garlandes, place Philippe VI de Valois à Revel
Get27

La crème de menthe est créée en 1796 par François Pons, distillateur à Revel.

En 1853, Jean et Pierre Get reprennent la distillerie. En 1858, elle devient "GET FRÈRES". Les deux frères améliorent au fil des ans la recette originale qui prend le nom de Pippermint (de l’anglais "pepper mint" qui signifie "menthe poivrée"). La boisson connaît un véritable succès.

En 1970, Pippermint change de nom. En référence à fondateur, Jean Get, et à sa teneur en alcool de l’époque (27°), il devient Get 27.

En 1991, l’entreprise GET quitte définitivement Revel pour s'installer dans une usine plus moderne dans les Bouches-du-Rhône. Ce déménagement intervient après un rachat de l’entreprise par le groupe Martini & Rossi.

Distillerie de la Montagne Noire

Créée dans la première moitié du XIXe siècle, la distillerie est dirigée par la famille Raissac à partir de 1881. Elle se spécialise ensuite dans la fabrication des crèmes de fleurs de menthe blanche et verte : le mantalo et le peppermint Raissac.

Distillerie Franc

En 1880, la famille Franc installe un magasin rue Marius Audouy à Revel. La maison Franc produit une boisson sans alcool à base de fruits et d’épices.

En 1996, l’entreprise ferme ses portes, dépassée par le succès des boissons gazéifiées de l’époque. C’est la fin des liquoristes à Revel.

Autres entreprises[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La halle et le beffroi[modifier | modifier le code]

Datant du XIVe siècle, la halle centrale est l'une des plus grandes de France. Elle est composée de 79 poteaux de chêne et surmontée d’un beffroi de style néo-classique de 1834, symbole du pouvoir royal de la bastide. Historiquement, il était la maison des consuls, une prison, une salle des gardes et une tour de guet. L'ensemble est classé aux Monuments historiques depuis le [52].

La halle couverte était destinée à des activités commerciales. Aujourd'hui encore, le marché de Revel rassemble de nombreux Révélois et touristes et fait partie des 100 plus beaux marchés de France[53]. La place qui Philippe VI de Valois sur laquelle trône le beffroi et les garlandes a été l'objet d'un réaménagement en 2019. Il s'agit désormais d'un espace pavé et piéton. C'est la première fois que cette place fait l'objet d'une telle redynamisation depuis 1343[54].

Les garlandes au début du XXe siècle.

Les garlandes[modifier | modifier le code]

La place est entourée d’immeubles à galeries dits « garlandes » et de maisons de maître datant des XVIIe et XVIIIe siècles.

L’existence des galeries était prévue dans la charte de Revel et les propriétaires des maisons avaient le droit d’y installer des étals et des bancs dont ils pouvaient tirer revenus à condition de laisser un passage. Plusieurs de ces maisons ont été détruites au cours des âges par des incendies. Certaines ont conservé leur aspect d’antan et présentent d’élégants colombages.

À l’origine, les piliers qui les supportaient étaient en bois, la plupart ont été reconstruits en briques, en pierre ou simplement maçonnés.

En 1999, les garlandes ont subi d’importants travaux de rénovation[55]. Les faux plafonds avaient été démolis, les plâtres et les charpentes grattés puis brossés pour retrouver des teintes d’autrefois et les restaurer. Ces travaux avaient été menés par deux entreprises artisanales spécialisées dans la restauration de peintures et le décor sous les regards avisés de l’architecte en chef aux Bâtiments de France.

Le lac de Saint-Ferréol[modifier | modifier le code]

Le lac de Saint-Ferréol

Le bassin de Saint-Ferréol fut pendant plus de 200 ans le plus grand barrage d’Europe.

Bâti par Pierre Paul Riquet en 1667, le lac de 67 hectares à la particularité d’être sur trois départements et quatre communes : Revel et Vaudreuille (Haute-Garonne), Sorèze (Tarn) et Les Brunels (Aude).

Le barrage est classé au titre des Monuments Historiques[56] depuis le .

L'église Notre-Dame-des-Grâces[modifier | modifier le code]

D'aspect néo-byzantin, l'église Notre-Dame-des-Grâces a été construite au milieu du XIVe siècle sur son emplacement actuel

Pendant les guerres de religion, l'église fut pillée, remise en état, démolie et reconstruite au début du règne d'Henri IV. Abattue une nouvelle fois sous Louis XIII, elle fut modestement réédifiée et tiendra jusqu'en 1736. D'importants travaux d'agrandissement et de consolidation auront ensuite lieu aux XVIIIe et XIXe siècles.

L'orgue de tribune situé dans l'église est inscrit au titre des Monuments historiques pour le buffet à 5 tourelles[57], la partie instrumentale de l'orgue[58], la console, séparée et tournée face à la nef, comporte trois claviers manuels (grand orgue, 11 jeux ; positif, 3 jeux ; récit expressif, 8 jeux) et un pédalier droit à l'allemande (4 jeux)[59]. Il est l'œuvre de plusieurs facteurs d'orgue : François Chavant, Louis Chavant, Théodore Puget puis son fils Baptiste Puget en 1880.

Pont du Riat.

Autres monuments[modifier | modifier le code]

Église Saint-Saturnin de Dreuilhe

Hameau de Couffinal[modifier | modifier le code]

Hameau de Dreuilhe[modifier | modifier le code]

Hameau de Vaure[modifier | modifier le code]


Équipements culturels[modifier | modifier le code]

Vitrail Get 27 sur la façade du centre culturel

Le centre culturel GET[modifier | modifier le code]

Ancien lieu de fabrication de la liqueur Get27, le centre culturel accueille aujourd’hui plusieurs activités culturelles et associations dans plusieurs salles spécialement aménagées :

  • la médiathèque,
  • le cinéma Ciné-Get qui possède une salle (la salle Claude-Chabrol),
  • des salles accueillant la pratique d'associations diverses (cours de musique, danse, fitness, yoga, chant...).

Le musée du bois et de la marqueterie[modifier | modifier le code]

Reconnue comme la cité du meuble d'art à la fin du XIXe siècle, Revel doit sa notoriété grâce un ébéniste versaillais, Alexandre Monoury, qui s’y installe en 1888. Grâce à l’excellence de ses marqueteurs, ébénistes, ciseleurs, graveurs, laqueurs, ferronniers, tapissiers et autres décorateurs, la commune continue aujourd’hui de valoriser et de soutenir la transmission ce savoir-faire d’exception.

Situé au cœur de la ville, le musée du bois et de la marqueterie vous fera découvrir l’histoire des artisans locaux qui ont contribué à la renommée de la ville. Ce musée unique en France est situé dans la Maison du Sénéchal, une des plus anciennes demeures de Revel datée du XVIIe siècle. La collection du musée se compose de 900 pièces : meubles, outils, éléments de décor et objets d’art du XVIIIe au XXIe siècle.

Autres équipements culturels[modifier | modifier le code]

  • la ludothèque municipale (prêt de jeux),
  • l’espace jeunes : il propose des activités, des projets et des séjours aux 11-17 ans grâce à une équipe d’animation, composée d’un coordinateur et de 6 animateurs diplômés,
  • la salle Claude Nougaro : nommée en hommage au chanteur et poète originaire du Sud-Ouest, la salle a été récemment rénovée et peut accueillir jusqu’à 1 390 personnes.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Le marché de Revel[modifier | modifier le code]

Depuis plus de six cents ans, les fermiers vendent leur production chaque samedi matin. Le marché de Revel est classé parmi les 100 plus beaux marchés de France et fait la fierté des autochtones. Il représente une certaine activité économique, notamment grâce à son attrait touristique. En outre, il est à l'origine d'inspirations de nombreux artistes de tous lieux et de toutes époques.

Festivités[modifier | modifier le code]

  • juillet : "Lire à la plage" proposée par la médiathèque municipale.
  • juillet : Festival Europa. Tous les deux ans, le festival met à l’honneur un pays d'Europe à travers concerts et activités culturelles. La Grèce, l'Allemagne et l'Irlande ont déjà été fêtés à Revel.
  •  : feu d'artifice au beffroi.
  • début août : pyroféérie de Saint-Ferréol.
  • juillet / août : marchés des producteurs de pays et marchés de nuit à Saint-Ferréol...

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Revel Blason
De gueules à la lettre R capitale d'or (ou d'argent)[66].
Détails
Il est à noter que, fait rare, la municipalité de Revel somme le blason de sa ville non pas d'une couronne murale, mais de la couronne royale de France.
Le statut officiel du blason reste à déterminer.
Alias
Alias du blason de Revel
D'azur à la lettre R capitale d'argent (d'or) surmontée d'une couronne d'or.
Version attribuée par Charles d'Hozier en 1696.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Société académique d'architecture, Les Bastides du Lauragais et du pays de Foix : Carcassonne, Chalabre, Mazères, Mirepoix, Montgeard, Revel, Roquefixade, Saint-Félix-Lauragais, Villefranche-de-Lauragais, Toulouse, Diagram, 1991, 32 p.
  • Olivier Miquel, Revel, Capitale du Meuble d'Art, Création-Edition-Diffusion 2003.
  • [Demange et al. 1997] Michel Demange, Bruno Alabouvette, Michel P. Mouline et Jean G. Astruc, Notice explicative de la carte géologique au 1/50 000, feuille « Revel », no 1011, Orléans, BRGM, , 104 p. (lire en ligne [PDF] sur ficheinfoterre.brgm.fr).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. Les distances sont mesurées entre chefs-lieux de communes à vol d'oiseau.
  2. Les normales servent à représenter le climat. Elles sont calculées sur 30 ans et mises à jour toutes les décennies. Après les normales 1971-2000, les normales pour la période 1981-2010 ont été définies et, depuis 2021, ce sont les normales 1991-2020 qui font référence en Europe et dans le monde[14].
  3. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  4. Les ZNIEFF de type 1 sont des secteurs d’une superficie en général limitée, caractérisés par la présence d’espèces, d’association d’espèces ou de milieux rares, remarquables, ou caractéristiques du milieu du patrimoine naturel régional ou national.
  5. Les ZNIEFF de type 2 sont de grands ensembles naturels riches, ou peu modifiés, qui offrent des potentialités biologiques importantes.
  6. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  7. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  8. Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
  9. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.
  10. Un ménage fiscal est constitué par le regroupement des foyers fiscaux répertoriés dans un même logement. Son existence, une année donnée, tient au fait que coïncident au moins une déclaration indépendante de revenus et l’occupation d’un logement connu à la taxe d’habitation.
  11. La part des ménages fiscaux imposés est le pourcentage des ménages fiscaux qui ont un impôt à acquitter au titre de l'impôt sur le revenu des personnes physiques. L'impôt à acquitter pour un ménage fiscal correspond à la somme des impôts à acquitter par les foyers fiscaux qui le composent.
  12. Les inactifs regroupent, au sens de l'Insee, les élèves, les étudiants, les stagiaires non rémunérés, les pré-retraités, les retraités et les autres inactifs.
  13. L'établissement, au sens de l’Insee, est une unité de production géographiquement individualisée, mais juridiquement dépendante de l'unité légale. Il produit des biens ou des services.
  14. Le champ de ce tableau couvre les activités marchandes hors agriculture.
  15. L'orientation technico-économique est la production dominante de l'exploitation, déterminée selon la contribution de chaque surface ou cheptel à la production brute standard.
  16. Les données relatives à la surface agricole utilisée (SAU) sont localisées à la commune où se situe le lieu principal de production de chaque exploitation. Les chiffres d'une commune doivent donc être interprétés avec prudence, une exploitation pouvant exercer son activité sur plusieurs communes, ou plusieurs départements voire plusieurs régions.
  17. Le recensement agricole est une opération décennale européenne et obligatoire qui a pour objectif d'actualiser les données sur l'agriculture française et de mesurer son poids dans l'agriculture européenne[48].
  • Cartes
  1. « Carte hydrographique de Revel » sur Géoportail (consulté le 5 novembre 2021).
  2. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  3. Agence nationale de la cohésion des territoires, « Carte de la commune dans le zonage des aires d'attraction de villes. », sur l'observatoire des territoires (consulté le ).
  4. « Recensement agricole 2020 - Carte de la spécialisation de la production agricole par commune », sur stats.agriculture.gouv.fr (consulté le ).
  5. « Recensement agricole 2020 - Carte du nombre d'exploitations et de la surface agricole utilisée (SAU) moyenne par commune », sur stats.agriculture.gouv.fr (consulté le ).
  6. « Recensement agricole 2020 - Carte du nombre d'exploitations et de la surface agricole utilisée par département », sur stats.agriculture.gouv.fr (consulté le ).
  7. « Recensement agricole 2020 - Carte de la surface agricole utilisée (SAU) par commune et de la SAU moyenne », sur stats.agriculture.gouv.fr (consulté le ).

Références[modifier | modifier le code]

Site de l'Insee[modifier | modifier le code]

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  2. « Commune urbaine - définition » (consulté le ).
  3. « Unité urbaine 2020 de Revel » (consulté le ).
  4. « Base des unités urbaines 2020 », (consulté le ).
  5. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », (consulté le ).
  6. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », (consulté le ).
  7. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », (consulté le ).
  8. « REV T1 - Ménages fiscaux de l'année 2018 à Revel » (consulté le ).
  9. « REV T1 - Ménages fiscaux de l'année 2018 dans la Haute-Garonne » (consulté le ).
  10. a et b « Emp T1 - Population de 15 à 64 ans par type d'activité en 2018 à Revel » (consulté le ).
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  12. « Emp T1 - Population de 15 à 64 ans par type d'activité en 2018 dans la France entière » (consulté le ).
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  14. « Emp T5 - Emploi et activité en 2018 à Revel » (consulté le ).
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  16. « ACT G2 - Part des moyens de transport utilisés pour se rendre au travail en 2018 » (consulté le ).
  17. « DEN T5 - Nombre d'établissements par secteur d'activité au 31 décembre 2019 à Revel » (consulté le ).
  18. « DEN T5 - Nombre d'établissements par secteur d'activité au 31 décembre 2019 dans la Haute-Garonne » (consulté le ).

Autres sources[modifier | modifier le code]

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  2. « Communes les plus proches de Revel », sur www.villorama.com (consulté le ).
  3. Frédéric Zégierman, Le guide des pays de France - Sud, Paris, Fayard, (ISBN 2-213-59961-0), p. 327-328.
  4. Carte IGN sous Géoportail
  5. Répertoire géographique des communes, publié par l'Institut national de l'information géographique et forestière, [lire en ligne].
  6. « Le réseau hydrographique du bassin Adour-Garonne. » [PDF], sur draaf.occitanie.agriculture.gouv.fr (consulté le )
  7. « Fiche communale de Revel », sur le système d'information pour la gestion des eaux souterraines en Occitanie (consulté le )
  8. Sandre, « le Sor »
  9. Sandre, « le Laudot »
  10. Sandre, « la rigole de la Plaine »
  11. Sandre, « le ruisseau d'Aygo-Pesado »
  12. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  13. « Le climat en France métropolitaine », sur http://www.meteofrance.fr/, (consulté le )
  14. 2021 : de nouvelles normales pour qualifier le climat en France, Météo-France, 14 janvier 2021.
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  32. Etienne Thibault élu maire de la ville
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