Biocénose

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En écologie, une biocénose (ou biocœnose) est l'ensemble des êtres vivants coexistant dans un espace défini (le biotope, et l'ensemble biocénose+biotope forme un écosystème), ainsi que leur organisation et leur richesse spécifique.

Les écologues ont l'habitude de diviser la biocénose en deux :

Les terres agricoles cultivées constituent un écosystème particulier : l'agrosystème, on parle aussi d'agrobiocénose pour désigner la biocénose.

Terminologie[modifier | modifier le code]

Le terme de biocénose fut inventé et introduit dans la littérature scientifique par le biologiste allemand Karl August Möbius en 1877, alors qu'il étudiait les huîtres après qu'il eut noté que, chez ces animaux comme chez d'autres, il fallait placer le cadre d'étude au niveau non pas de l'individu, mais de l'ensemble des individus.

La biocénose diffère du biote car il intègre la description de l'organisation des espèces et leur richesse spécifique.

Fonctionnement[modifier | modifier le code]

Un biotope et sa biocénose sont en interactions constantes ; ils constituent un écosystème. Les limites spatiales et temporelles d'une biocénose sont celles des populations homogènes qu'elles décrivent. Un changement de population correspond à un changement de biocénose[1], observé sur un pas de temps suffisant.

Étude[modifier | modifier le code]

L'étude des biocénoses est faite par les écologues. C'est un travail délicat dans les écosystèmes complexes (tropicaux notamment), et également dans les milieux marins[2].

Pour décrire une biocénose, l'écologue s'intéresse à ses niveaux supérieurs (biome, écozone), et à ses niveaux inférieurs que sont par exemple l'association végétale (phytosociologie), la niche, la guilde, le réseau trophique, etc…

Il s'intéresse aussi aux sous-systèmes, tels que les successions d'invertébrés colonisant un arbre mort, un cadavre, une plante morte, etc…

Les biocénoses et leurs évolutions spatio-temporelles ont une valeur bioindicatrice ; elles peuvent par exemple mettre en évidence des pollutions ou les premiers effets du changement climatique.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Kendeigh, S. Charles. 1961. Animal Ecology. Prentice-Hall, Inc., Englewood Cliffs, N.J., 468 p
  2. Exemple : Mémoire de fin d'études sur la cartographie des biocénoses marines côtières de la Basse-terre de Guadeloupe (diagnostic écologique et pressions anthropiques

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]