Argelès-Gazost

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Argelès.
Argelès-Gazost
Argelès-Gazost, vue depuis Hautacam.
Argelès-Gazost, vue depuis Hautacam.
Blason de Argelès-Gazost
Blason
Logo
Logo
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Hautes-Pyrénées
(sous-préfecture)
Arrondissement Argelès-Gazost
(chef-lieu)
Canton La Vallée des Gaves
(bureau centralisateur)
Intercommunalité Communauté de communes de la Vallée d'Argelès-Gazost
Maire
Mandat
Dominique Roux
2014-2020
Code postal 65400
Code commune 65025
Démographie
Gentilé Argelésiens
Population
municipale
3 020 hab. (2014en diminution de -8.4 % par rapport à 2009)
Densité 990 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 00′ 13″ nord, 0° 05′ 51″ ouest
Altitude Min. 412 m – Max. 600 m
Superficie 3,05 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Hautes-Pyrénées

Voir sur la carte administrative des Hautes-Pyrénées
City locator 14.svg
Argelès-Gazost

Géolocalisation sur la carte : Hautes-Pyrénées

Voir sur la carte topographique des Hautes-Pyrénées
City locator 14.svg
Argelès-Gazost

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Argelès-Gazost

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Argelès-Gazost
Liens
Site web argeles-gazost.fr

Argelès-Gazost est une commune française située dans le département des Hautes-Pyrénées, dont elle est une sous-préfecture, en région Occitanie. C'est la ville-centre d'une petite agglomération de treize communes et d'environ 7 000 habitants, l'unité urbaine d'Argelès-Gazost.

Ses habitants, au nombre de 3020 en 2014 sont appelés les Argelésiens[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Le gave de Pau en limite d'Argelès-Gazost et d'Ayros-Arbouix.

Argelès-Gazost est une commune située dans les Pyrénées, dans le Lavedan, au confluent du gave de Pau et du gave d'Azun, entre Lourdes et Gavarnie.

Elle est desservie par les routes départementales (RD) 100, 102, 821 et 921b (l'ancienne route nationale 21). La RD 918 permet également d'y accéder depuis les Pyrénées-Atlantiques via le col du Soulor et le col d'Aubisque.

La mise en voie rapide de la RD 821 entre Argelès-Gazost et Tarbes via Lourdes tend à dynamiser l'économie de la vallée et faciliter l'accès des visiteurs aux stations de sports d'hiver.

Il n'y a plus de dessertes ferroviaires mais deux lignes de bus permettent d'accéder à Lourdes, Cauterets, Barèges et Gavarnie.

Le territoire communal, faiblement étendu (3,05 km2), s'étage entre 412 mètres au nord-est, là où le gave de Pau quitte la commune pour servir de limite entre Ayzac-Ost et Boô-Silhen et 600 mètres au sud-ouest en limite d'Arras-en-Lavedan.

Articles détaillés : Climat des Pyrénées et Flore des Pyrénées.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Carte de la commune d'Argelès-Gazost et des proches communes.
Communes limitrophes d’Argelès-Gazost
Ayzac-Ost Boô-Silhen
Gez Argelès-Gazost Ayros-Arbouix
Arras-en-Lavedan,
Arcizans-Avant
Lau-Balagnas

Toponymie[modifier | modifier le code]

On trouvera les principales informations dans le Dictionnaire toponymique des communes des Hautes-Pyrénées de Michel Grosclaude et Jean-François Le Nail[2] qui rapporte les dénominations historiques du village :

Dénominations historiques :

Étymologie : du gascon argelèrs (= argileux, sous-entendu : terrains) ; du latin argilla + suffixe arium (au pluriel).

Nom occitan : Argelèrs.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le parc thermal.

Aujourd'hui principal carrefour du Lavedan, la commune construite en amphithéâtre sur la terrasse surplombe le gave de Pau, ses vieux quartiers ayant englobé les anciens villages d'Ourout et de Vieuzac ; desservie dès 1870 par le chemin de fer, Argelès connaîtra une période dorée à la fin du XIXe siècle.

Le casino et le parc à l'anglaise de 20 hectares témoignent de cette opulente époque. Séduits par son microclimat et la littérature pyrénéniste en plein essor, les curistes n'hésitèrent pas à faire construire de grandes villas. Ils suscitèrent même des activités faisant du village une sorte de Pau en modèle réduit.

La Première Guerre mondiale mit un terme brutal à ces fastes. C'est une station thermale fréquentée. Aujourd'hui, les curistes viennent soigner leurs maladies veineuses et pulmonaires. Parmi les nombreuses balades partant du centre, celle du saut du Procureur rappelle une ancienne histoire de fraude fiscale : le procureur du comte de Bigorre, réputé pour mettre une partie des impôts dans sa poche, fut précipité dans le ravin avec ses soldats par des contribuables excédés.

En 1940, le groupement 38 « Mermoz » des Chantiers de la jeunesse s'est implanté dans la commune et ses environs avant d'être déplacé, en mars 1943, en Dordogne[3].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Argelès-Gazost fait partie de la communauté de communes de la Vallée d'Argelès-Gazost, créée en décembre 1996, qui réunit seize communes.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste des maires d'Argelès-Gazost.
La mairie.
Liste des maires successifs[4]
Période Identité Étiquette Qualité
février 1961   Pierre Perus   Médecin
mars 1971   Maurice Coiquil   Médecin
mars 1989 2008 Robert Coll UDF  
mars 2008 mars 2014 Francis Cazenavette SE  
mars 2014 en cours
(au 30 avril 2014)
Dominique Roux SE Retraité

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Démographie de Vieuzac[modifier | modifier le code]

Créée en 1790, Vieuzac qui fut une commune indépendante jusqu'en 1824, est aujourd'hui un quartier limitrophe du centre-ville d'Argelès-Gazost.

Évolution démographique de Vieuzac
1793 1800 1806 1821
289 270 293 332
(Source : Ldh/EHESS/Cassini[5])

Démographie d'Argelès puis d'Argelès-Gazost[modifier | modifier le code]

Créée en 1790, la commune d'Argelès fusionne avec celle de Vieuzac en 1824[5]. Elle ne prend le nom d'Argelès-Gazost qu'en 1896[6].

Argelès-Gazost est au cœur d'une des vallées les plus peuplées des Pyrénées (10 000 habitants environ), dont 5 000 avec les villages environnants.

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans.

Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[7]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[8],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 3 020 habitants, en diminution de -8,4 % par rapport à 2009 (Hautes-Pyrénées : -0,31 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
775 713 831 878 1 357 1 420 1 589 1 684 1 662
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 684 1 686 1 698 1 658 1 743 1 808 1 894 1 733 1 882
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 836 1 737 1 739 1 632 1 669 1 719 2 019 2 317 2 556
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007 2011 2014
3 414 3 629 3 455 3 304 3 229 3 241 3 255 3 139 3 020
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[9].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

L'éducation est assurée dans la commune d'Argelès-Gazost par les écoles maternelles et les écoles élémentaires, jusqu'au lycée et collège (ex-climatique, par référence aux vertus supposées du microclimat local) René-Billères, avec sa mosaïque de Gustave Singier.

Sports[modifier | modifier le code]

Équipe de rugby à XV évoluant en championnat de France de 3e division fédérale, ski alpin, ski de fond, ville étape du Tour de France : Argelès-Gazost-Pampelune en 1996 et ville régulière de passage du Tour de France chaque année ou presque, la ville se situant au pied des cols de l'Aubisque, du Soulor, du Tourmalet et de la montée vers Hautacam.

L'ancienne voie ferrée reliant Lourdes à Cauterets (par Argelès) a été démontée pour faire place à une piste cyclable, offrant aux utilisateurs de vélos, rollers, etc. un espace sécurisé pour pratiquer.

Économie[modifier | modifier le code]

Les thermes.

Les thermes ont adapté leurs installations aux profondes évolutions qui ont marqué le siècle écoulé. De nombreuses personnalités sont venues faire des cures, notamment François Mauriac de manière régulière dans les années 1910 et 1920 ; il en fera le décor de son roman Le Fleuve de feu paru en 1923.

Argelès-Gazost vit beaucoup du tourisme et des équipements et services qui lui sont associés. La ville sert de par sa position de « camp de base » pour un tourisme d'été et d'hiver.

Le marché se tient le mardi matin, de la place de l'Hôtel-de-Ville à la place du Foirail.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Culture et loisirs[modifier | modifier le code]

  • Le parc animalier des Pyrénées présente des animaux pyrénéens en semi-liberté : marmottes, loutres, isards, etc.
  • Le casino de la ville appartenant au groupe Tranchant.
  • Depuis 2001, la réunion des amateurs de chiens pyrénéens (RACP) organise une exposition nationale d'élevage chaque année, aux environs du 20 du mois de septembre. Se déroulant sur les deux jours du week-end et s'ouvre à tous les propriétaires de chiens des cinq races dont s'occupe le club.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Bertrand Barère (1755-1841), célèbre orateur de la Révolution française, est originaire de Vieuzac (ancienne commune fusionnée avec Argelès-Gazost en 1824).
  • Germain Dupré (1811-1893), médecin et homme politique du XIXe siècle, est né à « Argelès-de-Bigorre[14] ».
  • Jean Bourdette (1818-1911), ingénieur agronome et historien du Lavedan, est né à Argelès.
  • Jean-Baptiste Gélineau (1828-1906), médecin neurologue, est décédé à Argelès-Gazost.
  • Michel Alicot (1842-1912), homme politique, maire d'Argelès de 1874 à 1877[15].
  • Clément Dupont (1899-1993), joueur de rugby à XV, est né à Argelès-Gazost.
  • René Billères (1910-2004), ancien ministre d'État de l'Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports. Il est à l'origine du lycée climatique d'Argelès-Gazost qui porte son nom depuis 2006.
  • Philippe Oyhamburu, né en 1921 à Argelès-Gazost, spécialiste et ambassadeur de la culture basque.
  • Jacques Chancel (1928-2014), journaliste, écrivain, et animateur radio et TV, a fait connaitre Argelès-Gazost en créant le Rallye des gaves

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
Écartelé : au premier d'argent à la hure de sanglier en rencontre de sable défendue aussi d'argent soutenue de trois pieds aussi de sanglier de sable de front rangés en pal, au deuxième d'azur à l'ours en pied d'or descendant d'une montagne d'argent surmontée d'une étoile aussi d'or, au troisième d'or à la vache de gueules allaitant son veau contourné du même, au quatrième coupé au I d'azur au roc d'échiquier d'or et au II d'or aux deux fasces de gueules[16].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Gentilé sur le site habitants.fr, consulté le 18 juillet 2008.
  2. Michel Grosclaude et Jean-Francois Le Nail, intégrant les travaux de Jacques Boisgontier, Dictionnaire toponymique des communes des Hautes-Pyrénées, Tarbes, Conseil Général des Hautes-Pyrénées, , 348 p. (ISBN 2-9514810-1-2).
  3. Francis A. Boddart, Les chantiers de la jeunesse et la Dordogne, 1940-1944 : de la révolution nationale à la production industrielle, Périgueux, IFIE Éditions Périgord, , 342 p. (ISBN 978-2-916265-18-6), p. 46.
  4. Source : Ville d'Argelès-Gazost Deux siècles de vie municipale, consulté le 24 juin 2012.
  5. a et b « Notice communale de Vieuzac », sur Ldh/EHESS/Cassini (consulté le 24 juin 2012)
  6. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  8. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  10. « Château d'Ourout », notice no PA00095314, base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 24 juin 2012.
  11. Tour de Vieuzac sur le site d'Argelès-Gazost, consulté le 24 juin 2012.
  12. La tour Mendaigne sur le site Lourdes Actu, consulté le 24 juin 2012.
  13. « Lycée climatique », notice no PA65000012, base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 24 juin 2012.
  14. Armorial du Souvenir, consulté le 24 juin 2012.
  15. Fiche de Jean-Jacques, César, Eugène, Michel Alicot sur le site de l'Assemblée nationale, consulté le 24 juin 2012.
  16. Banque du Blason