Viguerie

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Une viguerie ou vicaria est une juridiction administrative médiévale. Elle tient son nom du mot vicarius qui veut dire remplaçant, représentant local, car elle le cadre d'une juridiction administrée par un personnage qui n'est pas le détenteur légal des droits d'origine publique qu'il exerce, mais le représentant local de ce dernier[1].

Apparue à l'époque carolingienne, la viguerie est au départ le siège d'une juridiction civile et criminelle rendue au nom du comte, ou d'un autre potens détenant tout ou partie des pouvoirs comtaux sur un territoire donné (comme un vicomte par exemple). Cependant, avec l'accroissement du pouvoir des juridictions royales, la viguerie est devenue tardivement la juridiction locale, seigneuriale, la plus petite, ne traitant plus de la haute justice pour ne s'occuper que des affaires courantes. Elle est administrée par un viguier, qui est aujourd'hui un nom de famille relativement répandu dans le Sud de la France, c'est-à-dire un juge dont les compétences varient, selon les régions et les époques, du juge de cour d'assises à celui de juge de paix rural.

Les vigueries ont disparu en grande majorité sous Louis XV en 1749, à la suite d'un édit supprimant les petites juridictions. Cependant, dans plusieurs régions comme en Provence ou en Roussillon (viguerie de Conflent), elles ont survécu jusqu'à la Révolution. Dans le Languedoc, le Rouergue et le Carladez, elles devinrent des tribunaux d'appel (premier degré d'appel).

Viguiers d'Arles[2].[modifier | modifier le code]

  • Nicolas du Roure (1659-xxxx) : viguier (1701-1717), nommé par provisions du 26 octobre 1701.
  • Henri du Roure (xxxx-1742) : viguier (1717-1728), nommé par provisions du 15 janvier 1717.
  • Jacques du Roure (1704-1746) : viguier (1728-1746), nommé par provisions du 30 juillet 1728.
  • Henri du Roure (1710-1784) : viguier (1746-1749).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Pierre-Eric Poble, « Les structures territoriales en Auvergne méridionale au temps de Géraud d'Aurillac », Revue de la Haute-Auvergne,‎ janvier-mars 2010, tome 72, p. 47-70 (ISSN 1141-1325)
  2. Firmin-Didot, « Armorial général ou registres de la noblesse de France, registre septième», 1868.