École nationale supérieure d'électrotechnique, d'électronique, d'informatique, d'hydraulique et des télécommunications

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École nationale supérieure d’électrotechnique, d’électronique, d’informatique, d’hydraulique et des télécommunications
Inp-enseeiht.scaled.png
Histoire et statut
Fondation
Type
École d'ingénieurs publique (composante de l’INPT)
Directeur
Jean-François Rouchon
Localisation
Campus
Centre-ville de Toulouse
Localisation
Pays
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Chiffres-clés
Étudiants
1 500
Chercheurs
130 permanents
Divers
Membre de
Site web

L’École nationale supérieure d'électrotechnique, d'électronique, d'informatique, d'hydraulique et des télécommunications, ou désignée plus communément sous l'acronyme ENSEEIHT, prononcée « n7 », est l'une des 207 écoles d'ingénieurs françaises accréditées au à délivrer un diplôme d'ingénieur[2]. Fondée en 1907, c'est l'une des sept écoles composant l’institut national polytechnique de Toulouse (Toulouse INP). Elle a pour vocation la formation d'ingénieurs/cadres de haut niveau.

L'ENSEEIHT est située dans le centre de Toulouse, à côté de l'église Saint-Aubin, le long du canal du Midi.

Histoire[modifier | modifier le code]

L'histoire de l'ENSEEIHT commence en 1907 lorsque le conseil municipal de Toulouse, institue le Cours municipal d’électricité industrielle. Il devient un an plus tard l’Institut d'électrotechnique et de mécanique appliquée de l'université de Toulouse, avec pour objectifs de former des ingénieurs pour l'aménagement électrique et hydraulique du Sud-Ouest de la France, et de contribuer au développement scientifique et technologique de ces disciplines.

En juillet 1910, le diplôme d’ingénieur électricien est décerné à 41 étudiants parmi la première promotion (qui ne regroupait que 44 étudiants), pour atteindre 80 à la veille de la Première Guerre mondiale, nombre remarquable à l'époque.

Le premier directeur de l'école, Charles Camichel (élu en 1936 à l'Académie des sciences), oriente ainsi rapidement la recherche de l’école vers l’hydraulique, où seront entreprises les premières recherches en ce domaine. L’hydraulique, en devenant un des fleurons de l’école, concourt à partir des années 1930, à la renommée de l’ENSEEIHT.

L'école devint une école nationale supérieure d’ingénieurs (ENSI) en 1948 sous la direction du professeur Léopold Escande en raison du haut niveau atteint par ses enseignements mais également du développement important de l'école.

L'accroissement du nombre d'élèves entraîna la création en 1955 d'options de spécialisation en électrotechnique et hydraulique, auxquelles vinrent s'ajouter en 1956 une option électronique et en 1959, une option mathématiques appliquées, créée pour la première fois dans une école française d'ingénieurs. Cette dernière option prit le nom d'option Informatique en 1967. L'option électrotechnique a changé de nom en 1998 en devenant l'option génie électrique et automatique. L'année suivante, 1999, voit l'apparition de l'option télécommunications et réseaux.

Aujourd'hui l'ENSEEIHT est considérée comme l’une des plus importantes écoles d’ingénieurs en France[réf. nécessaire] en termes d'élèves diplômés chaque année (plus de 400). Elle est aussi considérée comme l'une des meilleures ENSI compte tenu du rang d'intégration aux concours communs polytechniques[réf. nécessaire][3][réf. insuffisante].

La fin de l'année 2006 marque le début de la construction de nouveaux bâtiments sur le site de l'école[4]. Ceux-ci doivent permettre le développement des laboratoires de recherches et de la vie associative. Toutefois ces travaux ont été ralentis par l'organisation de fouilles archéologiques ainsi que la présence d'un bâtiment classé au patrimoine de la ville[5]. Cette implantation géographique empêche l'école de disposer d'un campus et de logements étudiants. Les travaux se sont achevés au printemps 2011.

L'ENSEEIHT est devenue en juin 2010 une école associée de l'Institut Mines-Télécom (anciennement appelé le GET, groupe des écoles des télécommunications).

L'entrée principale.

Formations[modifier | modifier le code]

Diplômes d'ingénieurs[modifier | modifier le code]

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La majorité des élèves entre par le biais des concours communs polytechniques, après deux ou trois années passées en classes préparatoires aux grandes écoles. D'autres voies d'entrée sont également possibles, notamment par le cycle préparatoire polytechnique (prépa intégrée) ou par des admissions sur titre (principalement DUT et Licence, de la même spécialité que la filière souhaitée). Pour les étudiants venant de BTS, il est possible d'intégrer la filière ingénieur en passant par une classe préparatoire ATS.

Pour recruter les apprentis, l'ENSEEIHT examine les dossiers des candidats et convoque à un entretien les personnes retenues.

La formation initiale d'ingénieurs de l'ENSEEIHT dure trois ans. Les filières d'enseignement en apprentissage et formation continue durent également trois ans.

Mastères spécialisés[modifier | modifier le code]

L'ENSEEIHT propose cinq mastères spécialisés :

  • Embedded Systems (en partenariat avec l'ISAE) ;
  • Space Communications Systems (en partenariat avec l'ISAE, Télécom Bretagne et Télécom SudParis) ;
  • Nouvelles Technologies de l’Énergie (en partenariat avec l'ENSIACET) ;
  • Hydraulique ;
  • Systèmes de Communication et Réseaux.

Recherche[modifier | modifier le code]

L'ENSEEIHT compte quatre organismes (Laboratoire) de recherche :

Étudiants-entrepreneurs[6][modifier | modifier le code]

En janvier 2014, l’INP Toulouse crée un statut d’étudiant-entrepreneur[6] pour les étudiants qui souhaitent développer leur projet de création d’entreprise. Ils peuvent ainsi le faire tout en continuant leurs études, avec des horaires aménagés, et disposent d’une année supplémentaire pour obtenir leur diplôme. Plusieurs entreprises ont été créées par des élèves de l’INP Toulouse grâce au cursus étudiant-entrepreneur (les premières créations étant Unitag et CityMeo).


Anciens élèves célèbres[modifier | modifier le code]

PDG et Directeurs[modifier | modifier le code]

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Créateurs d'entreprise[modifier | modifier le code]

Autres[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. [1] sur L'Étudiant. Consulté le 2 avril 2012.
  2. Arrêté du 24 janvier 2018 fixant la liste des écoles accréditées à délivrer un titre d'ingénieur diplômé.
  3. Statistiques CPGE MP 2016 sur le site des SCEI (services de concours d'entrée dans les écoles d'ingénieurs)
  4. Travaux lancés en 2006 : https://www.ladepeche.fr/article/2006/01/02/579285-enseeiht-demarrage-des-travaux-en-janvier-2006.html
  5. Fouilles : http://www.hades-archeologie.com/operation/enseeiht/
  6. a et b INP Toulouse, Création du statut d’étudiant-entrepreneur.
  7. « Nominations du 3 mai », sur Challenges
  8. « NOS DIRIGEANTS », sur McDonald's
  9. "Je suis reçu au concours de l’ENSEEIHT et je rejoins ainsi Toulouse à l’automne 1971.", Itinéraires militants, Toulouse en 68