Castelnou

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Castelnou
Castelnou
Le village et le château.
Blason de Castelnou
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Pyrénées-Orientales
Arrondissement Céret[1]
Intercommunalité Communauté de communes des Aspres
Maire
Mandat
Michel Huge
2020-2026
Code postal 66300
Code commune 66044
Démographie
Gentilé Castelnouvois(e)
Population
municipale
293 hab. (2019 en diminution de 14,08 % par rapport à 2013)
Densité 15 hab./km2
Géographie
Coordonnées 42° 37′ 14″ nord, 2° 42′ 11″ est
Altitude Min. 111 m
Max. 444 m
Superficie 19,28 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Perpignan
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Les Aspres
Localisation
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Castelnou
Liens
Site web Site web de Castelnou

Castelnou Écouter est une commune française située dans l'est du département des Pyrénées-Orientales, en région Occitanie. Sur le plan historique et culturel, la commune est dans la région des Aspres, un minuscule territoire roussillonnais compris entre les sillons de la Têt au nord et du Tech au sud qui tire son nom de la nature caillouteuse de ses sols.

Exposée à un climat méditerranéen, elle est drainée par la Canterrane, le ruisseau du Soler, le ruisseau de Fontcouverte et par divers autres petits cours d'eau. La commune possède un patrimoine naturel remarquable : un espace protégé (le « Masquerell ») et deux zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique.

Castelnou est une commune rurale qui compte 293 habitants en 2019, après avoir connu une forte hausse de la population depuis 1975. Elle fait partie de l'aire d'attraction de Perpignan. Ses habitants sont appelés les Castelnouvois ou Castelnouvoises.

Ce village a été classé le septième Village préféré des Français en 2015 parmi les 21 autres villages présents dans la compétition.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Carte de la commune avec localisation de la mairie.

La commune de Castelnou se trouve dans le département des Pyrénées-Orientales, en région Occitanie[I 1].

Elle se situe à 18 km à vol d'oiseau de Perpignan[2], préfecture du département, à 15 km de Céret[3], sous-préfecture, et à 5 km de Thuir[4], bureau centralisateur du canton des Aspres dont dépend la commune depuis 2015 pour les élections départementales[I 1]. La commune fait en outre partie du bassin de vie de Thuir[I 1].

Les communes les plus proches[Note 1] sont[5] : Camélas (3,5 km), Sainte-Colombe-de-la-Commanderie (3,7 km), Caixas (4,4 km), Thuir (4,6 km), Corbère-les-Cabanes (4,8 km), Corbère (5,1 km), Montauriol (5,2 km), Llupia (5,4 km).

Sur le plan historique et culturel, Castelnou fait partie de la région des Aspres. Compris entre les sillons de la Têt au nord et du Tech au sud, ce minuscule territoire roussillonnais tire son nom de la nature caillouteuse de ses sols[6].

Situation de la commune.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Geology and relief of Castelnou.jpg

Comme de nombreuses communes des Aspres, une grande partie de Castelnou repose sur des roches dures et anciennes datant d'environ 550 millions d'années à environ 350 millions d'années (c'est-à-dire des périodes géologiques de l'Édiacarien, du Cambrien, de l'Ordovicien, du Silurien et du Dévonien)[Carte 1],[Carte 2],[8].

Sur ces formations, le relief est vallonné, et abrupt par endroits; mais à une altitude modeste (inférieure à 460 mètres). Ces collines sont limitées au nord et à l'est par les terres basses de la vallée de la Têt et de la plaine du Roussillon, toutes deux recouvertes de couches géologiques friables de périodes beaucoup plus récentes.

Les couches anciennes ont été déposées pour la plupart sous forme de sédiments dans des environnements marins parfois profonds et parfois peu profonds. Puis, à partir d'il y a environ 350 millions d'années, toutes ces formations ont été comprimées entre deux continents convergents, au cours de l'orogenèse hercynienne (ou varsique). Pendant cette période de formation d'une chaîne de montagnes, les couches ont été durcies et fortement déformées par des plissements et des failles. Elles ont également été soumises au métamorphisme, donnant un aspect schisteux à plusieurs de ces formations.

Tour à signaux (à droite) sur schiste de l'Ordovicien; Castelnou sur calcaires du Dévonien; les hauteurs derrière le village sur pélites (avec quartzite) du Cambrien.

Ces roches anciennes comprenaient, entre autres, des pélites (roches sédimentaires à grain fin métamorphosées), des marbres et des dolomies, des conglomérats et des quartzites. Ces roches sous-tendent aujourd'hui une grande partie de la commune.

Environ 200 millions d'années plus tard, à partir d'environ 65 millions d'années (Éocène), le bloc hercynien des Aspres s'est retrouvé dans la partie centrale d'une autre zone de construction de montagnes. C'était à l'époque où la plaque tectonique ibérique convergeait avec la plaque eurasienne au nord, provoquant ainsi l'émergence de la chaîne de montagnes pyrénéenne.

Localisation des Aspres sur une carte géologique simplifiée des Pyrénées.

Les Pyrénées s'étendaient initialement plus à l'est, dans ce qui est aujourd'hui la Provence. Mais, à partir d'environ 30 millions d'années (à l'Oligocène), un processus d'expansion et de subsidence a commencé à l'est des Aspres. Cela a entraîné la formation du bassin du Roussillon et du golfe du Lion. Les Aspres, et en particulier la zone occupée aujourd'hui par la commune de Castelnou, se trouvent ainsi à l'extrémité orientale de la "zone axiale" des Pyrénées.

Parmi les caractéristiques géologiques notables de la commune de Castelnou, on peut citer les suivantes :

1 - Le chevauchement de Ravirou (du nom du Mas Ravirou, situé dans les collines à une courte distance au sud du village de Castelnou). Cet élément "remarquable"[Carte 3] se trouve dans une zone hercynienne de plissement et de failles complexe et intense.

2 - Affleurements de "porphyrite des Aspres" (par exemple, encore près de Mas Ravirou). Cette lave ordovicienne (ryholite et rhyodacite) a été datée d'environ 450 millions d'années.[Carte 4], [9],[Note 2]

Castelnou château et Roc de Majorca (vue vers le nord-est). Tous les deux sont situés dans une zone de calcaires dévoniens, bordée immédiatement au sud-ouest par la faille de Castelnou. Le point où cette photo a été prise est situé au sud-ouest de la faille, sur des pélites cambriens.

3 - Le "Causse de Thuir", vaste zone de formations calcaires dévoniennes, située à l'est et au nord-est du village de Castelnou. Le château qui surplombe ce village est lui-même situé sur un affleurement d'une de ces formations.[10]

4 - La faille de Castelnou[Carte 5],[11]. Également d'origine hercynienne, cette faille est orientée WNW-ESE, et passe juste au sud du village de Castelnou. Elle sépare le Causse (au nord) des roches plus anciennes (au sud).

5 - La "brèche de Thuir"[12]. Ce gisement, qui recouvre une partie des pentes inférieures du Causse, comprend des blocs et galets (calcaires dévoniens et schistes des Aspres), le tout dans une matrice fine rouge orangé. La brèche, âgée d'environ 25 millions d'années (Oligocène-Miocène), s’agit "d’un authentique dépôt torrentiel de piémont"[Carte 6]. Elle était associée aux mouvements tectoniques qui ont provoqué l'ouverture du bassin de Roussillon et qui auraient déstabilisé les versants voisins.

6 - Des dépôts quaternaires (c'est-à-dire géologiquement très récents) dans la partie nord de la commune (plate et de faible altitude). Ils ont été déposés par la Têt et ses affluents à des périodes beaucoup plus froides qu'aujourd'hui, lorsque les rivières, lourdement chargée de sédiments provenant des massifs de l'intérieur, ont déversé leurs charges sur la plaine du Roussillon.

La commune est classée en zone de sismicité 3, correspondant à une sismicité modérée[13],[14].

Le territoire de la commune s'élève de 120 mètres (à l'extrême nord, Mas Castel) à 458 mètres (au sud-ouest du village de Castelnou, el Peiró).

Castelnou sur une carte topographiqe des Pyrénées-Orientales.

La topographie de la commune peut être divisée en quatre secteurs :

1 - La partie nord, plate, sur des dépôts quaternaires.

2 - Le "Causse de Thuir" à l'est et au nord-est du village de Castelnou. Il s'agit de deux plateaux calcaires secs, dont le plus élevé (au sud) s'élève à 444 mètres d'altitude au Roc de Majorca. Tous deux ont des limites occidentales imposantes, semblables à des falaises. Les parties supérieures des plateaux sont relativement dépourvues de caractéristiques, mais les pentes inférieures, à l'est, sont coupées par des vallées encaissées, orientées vers l'est, qui contiennent les sources de la rivière Basse ("la Bassa").

Le bassin de la Canterrane vu depuis Mont Helena (au-délà : la plaine de Roussillon).

Les deux autres secteurs sont des bassins de vallées dont la topographie est typique des Aspres, c'est-à-dire un pays de collines avec des réseaux de vallées assez denses, profondément incisés dans les couches pré-dévoniennes (le plus souvent imperméables) :

3 - Le bassin de la rivière Castelnou ("Rec de Castellnou"), orienté au nord vers la vallée de la Têt à partir d'un interfluve qui s'étend approximativement vers l'ouest à partir du roc de Majorca.

4 - Le bassin de la Canterrane ("la Cantarana"), situé au sud de l'interfluve précité et orienté à l'est vers la plaine du Roussillon.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat méditerranéen franc », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[15]. En 2020, la commune ressort du type « climat méditerranéen » dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Pour ce type de climat, les hivers sont doux et les étés chauds, avec un ensoleillement important et des vents violents fréquents[16].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent à la normale 1971-2000[Note 3]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré suivant[15].

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000

  • Moyenne annuelle de température : 13,8 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 1,3 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 10,6 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 4] : 15,1 °C
  • Cumuls annuels de précipitation : 797 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 5,8 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 3,7 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[18] complétée par des études régionales[19] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Thuir », sur la commune de Thuir, mise en service en 1993[20] et qui se trouve à 5 km à vol d'oiseau[21],[Note 5], où la température moyenne annuelle est de 15 °C et la hauteur de précipitations de 576,3 mm pour la période 1981-2010[22]. Sur la station météorologique historique la plus proche, « Perpignan », sur la commune de Perpignan, mise en service en 1924 et à 18 km[23], la température moyenne annuelle évolue de 15,4 °C pour la période 1971-2000[24], à 15,7 °C pour 1981-2010[25], puis à 16,1 °C pour 1991-2020[26].

Milieux naturels et biodiversité[modifier | modifier le code]

Espaces protégés[modifier | modifier le code]

La protection réglementaire est le mode d’intervention le plus fort pour préserver des espaces naturels remarquables et leur biodiversité associée[27],[28]. Dans ce cadre, la commune fait partie [29]. Un espace protégé est présent sur la commune : le « Masquerell », un terrain acquis (ou assimilé) par un conservatoire d'espaces naturels, d'une superficie de 88,8 ha[30].

Zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique[modifier | modifier le code]

L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire. Une ZNIEFF de type 1[Note 6] est recensée sur la commune[31] : les « garrigues de Castelnou » (1 559 ha), couvrant 3 communes du département[32] et une ZNIEFF de type 2[Note 7],[31] : le « massif des Aspres » (28 819 ha), couvrant 37 communes du département[33].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Castelnou est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 8],[34],[I 2],[35].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Perpignan, dont elle est une commune de la couronne[Note 9]. Cette aire, qui regroupe 118 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[I 3],[I 4].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (80,9 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (80,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (74,5 %), cultures permanentes (16 %), forêts (6,4 %), zones agricoles hétérogènes (1,8 %), zones urbanisées (1,3 %)[36].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 7].

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Risques majeurs[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune de Castelnou est vulnérable à différents aléas naturels : inondations, climatiques (grand froid ou canicule), feux de forêts, mouvements de terrains et séisme (sismicité modérée). Il est également exposé à un risque particulier, le risque radon[37],[38].

Risques naturels[modifier | modifier le code]

Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par le risque d’inondation par crue torrentielle de cours d'eau des bassins du Réart et de la Têt[39].

Les mouvements de terrains susceptibles de se produire sur la commune sont soit des mouvements liés au retrait-gonflement des argiles, soit des glissements de terrains, soit des chutes de blocs, soit des effondrements liés à des cavités souterraines[40]. Une cartographie nationale de l'aléa retrait-gonflement des argiles permet de connaître les sols argileux ou marneux susceptibles vis-à-vis de ce phénomène[41]. L'inventaire national des cavités souterraines permet par ailleurs de localiser celles situées sur la commune[42].

Risque particulier[modifier | modifier le code]

Dans plusieurs parties du territoire national, le radon, accumulé dans certains logements ou autres locaux, peut constituer une source significative d’exposition de la population aux rayonnements ionisants. Toutes les communes du département sont concernées par le risque radon à un niveau plus ou moins élevé. Selon la classification de 2018, la commune de Castelnou est classée en zone 3, à savoir zone à potentiel radon significatif[43].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le château de Castelnou est cité dès 994. Son nom désigne un château neuf, construit vers 988-990, peut-être par rapport au château voisin de Camélas, déjà cité en 941 et donc plus ancien[44].

En catalan, le nom de la commune est Castellnou[44] ou Castellnou dels Aspres[45].

Histoire[modifier | modifier le code]

L'agglomération de Castelnou se développa autour du château de Castelnou, mentionné dès la fin du Xe siècle. Ce castrum novum ou castellum novum (qui devint en catalan Castell Nou, le « château neuf ») est le siège du pouvoir des vicomtes de Castelnou. Le château est pris d'assaut par les troupes de Jacques II de Majorque en 1286, puis à nouveau en 1473 par celles du gouverneur du Roussillon.

Aux XVIIe et XVIIIe siècles, le château est laissé à l'abandon et le village périclite, jusqu'à être quasi déserté au XIXe siècle. À la fin du XIXe siècle, le château est racheté et une restauration, qu'on peut presque qualifier de reconstruction, est menée. Le développement du tourisme au XXe siècle suscite l'engouement pour le site de Castelnou et le village est relevé de ses ruines. Aujourd'hui, il vit principalement du tourisme et est classé parmi les plus beaux villages de France.

Vers l'an mil émerge la vicomté de Castelnou qui rayonne jusqu'en 1321 sur un immense territoire allant du Col d'Ares (frontière espagnole) jusqu'aux Fenouillèdes et Corbières (frontière française de l’époque). Cette période est marquée par des événements militaires et religieux qui défrayent la chronique depuis Perpignan, capitale du royaume de Majorque, jusqu'à Barcelone, qui prend plus tard un ascendant définitif en Catalogne.

La vicomté est suivie d'une baronnie, dont le poids politique est moindre, mais qui dure, au-delà du traité des Pyrénées signé en 1659, jusqu'à la Révolution française (1789).

Le château subit plusieurs attaques et sièges :

  • en 1286, le roi Jacques II de Majorque assiégea, occupa et démantela le château ;
  • en 1473, dans le conflit qui opposa l’Aragon à la France, les troupes françaises imposèrent un siège au château qui capitula rapidement ;
  • et en 1559, Perot de Llupià seigneur et brigand, dont les abus de pouvoir défrayaient la chronique, fut assailli par le gouverneur du Roussillon et le château fut occupé.

À la suite de la Révolution de 1789 le château est décrété bien national.[réf. nécessaire]

La restauration de la forteresse est réalisée à partir de 1875 par le vicomte de Satgé[46].

La renaissance du village, et son ouverture à la modernité, a lieu dans les années 1950 avec l'installation d'estivants artistes, cohabitant avec les anciens du village, et qui furent à l’origine de nombreuses initiatives culturelles telles que le « Son et lumière » de 1956, puis le développement touristique du château et du village depuis les années 1970 à travers l’apparition de boutiques, de restaurants, et d’un marché hebdomadaire de produits naturels.[réf. nécessaire]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Canton[modifier | modifier le code]

Dès 1790, la commune de Castelnou est incluse dans le canton de Thuir, qu'elle ne quitte plus par la suite[47].

À compter des élections départementales de 2015, la commune est incluse dans le nouveau canton des Aspres.

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[48]
Période Identité Étiquette Qualité
1790 1792 Joseph Modat Bousquet    
1792 1795 Dominique Modat    
1795 1797 Joseph Modat Bousquet    
1817 1819 Abdon Bordes    
1819 1824 Joseph Modat Bousquet    
1824 1826 Jean Pastor    
1826 1827 Raymond de Jaubert    
1828 1830 Joseph Galbe    
1830 1832 Joseph Modat Trilles    
1832 1833 Joseph Modat Bousquet    
1833 1840 Joseph Galbe    
1840 1843 François Esteve    
1843 1846 Joseph Galbe Doutres    
1846 1848 Joseph Doutres Payré    
1848 1848 François Brial Arago    
1848 1851 François Modat Laclare    
1851 1863 Joseph Doutres Payré    
1863 1870 Jean Pomarède    
1870 1871 Joseph Laborde    
1871 1872 Simon Pastor    
1872 1874 Clément de Raymond    
1874 1878 Jean Pomarède    
1878 1883 Joseph Galbe    
1883 1900 Hyacinthe Foulquier    
1900 1909 Jean Vidal    
1909 1919 Jacques Pastor    
1919 1921 Joseph Faliu    
1921 1922 Pierre Faliu    
1922 1925 Joseph Ausseil    
1925 1928 Jacques Pastor    
1928 1929 Jean Vidal    
1929 1940 Antoine Doutres    
1940 1947 Jean Bordes    
1947 1971 Joseph Faliu    
1971 1995 René Mayneris    
1995 2006 Jean-Louis Mayneris    
2006 en cours Jean Cherez[49]    

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie ancienne[modifier | modifier le code]

La population est exprimée en nombre de feux (f) ou d'habitants (H).

Évolution de la population
1359 1365 1378 1470 1515 1553 1709 1720 1730
85 f54 f38 f24 f11 f10 f34 f34 f52 f
1767 1774 1789 - - - - - -
381 H52 f71 f------
(Sources : Jean-Pierre Pélissier, Paroisses et communes de France : dictionnaire d'histoire administrative et démographique, vol. 66 : Pyrénées-Orientales, Paris, CNRS, , 378 p. (ISBN 2-222-03821-9))

Note :

Démographie contemporaine[modifier | modifier le code]

Les habitants de Castelnou s'appellent des Castelnouvois[50].

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[51]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[52].

En 2019, la commune comptait 293 habitants[Note 10], en diminution de 14,08 % par rapport à 2013 (Pyrénées-Orientales : +3,73 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
386384422395417475460459467
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
478395366334340326316346350
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
323309315271273240205183183
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
186173159152277331373366365
2014 2019 - - - - - - -
331293-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[53] puis Insee à partir de 2006[54].)
Histogramme de l'évolution démographique
Évolution du rang de la commune
selon la population municipale des années : 1968[55] 1975[55] 1982[55] 1990[55] 1999[55] 2006[56] 2009[57] 2013[58]
Rang de la commune dans le département 155 135 137 121 117 119 119 123
Nombre de communes du département 232 217 220 225 226 226 226 226

Enseignement[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • Fêtes patronales : 5 février et 15 août[59].

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus[modifier | modifier le code]

En 2018, la commune compte 145 ménages fiscaux[Note 11], regroupant 298 personnes. La médiane du revenu disponible par unité de consommation est de 22 800 [I 5] (19 350  dans le département[I 6]).

Emploi[modifier | modifier le code]

Taux de chômage
2008 2013 2018
Commune[I 7] 5,6 % 9,3 % 5,5 %
Département[I 8] 10,3 % 12,9 % 13,3 %
France entière[I 9] 8,3 % 10 % 10 %

En 2018, la population âgée de 15 à 64 ans s'élève à 189 personnes, parmi lesquelles on compte 74,2 % d'actifs (68,7 % ayant un emploi et 5,5 % de chômeurs) et 25,8 % d'inactifs[Note 12],[I 7]. Depuis 2008, le taux de chômage communal (au sens du recensement) des 15-64 ans est inférieur à celui de la France et du département.

La commune fait partie de la couronne de l'aire d'attraction de Perpignan, du fait qu'au moins 15 % des actifs travaillent dans le pôle[Carte 8],[I 10]. Elle compte 56 emplois en 2018, contre 61 en 2013 et 48 en 2008. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la commune est de 138, soit un indicateur de concentration d'emploi de 40,3 % et un taux d'activité parmi les 15 ans ou plus de 54,4 %[I 11].

Sur ces 138 actifs de 15 ans ou plus ayant un emploi, 28 travaillent dans la commune, soit 20 % des habitants[I 12]. Pour se rendre au travail, 89,5 % des habitants utilisent un véhicule personnel ou de fonction à quatre roues, 2,3 % les transports en commun, 3 % s'y rendent en deux-roues, à vélo ou à pied et 5,3 % n'ont pas besoin de transport (travail au domicile)[I 13].

Activités hors agriculture[modifier | modifier le code]

Secteurs d'activités[modifier | modifier le code]

45 établissements[Note 13] sont implantés à Castelnou au . Le tableau ci-dessous en détaille le nombre par secteur d'activité et compare les ratios avec ceux du département[Note 14],[I 14].

Secteur d'activité Commune Département
Nombre % %
Ensemble 45
Industrie manufacturière,
industries extractives et autres
5 11,1 % (8,7 %)
Construction 5 11,1 % (14,3 %)
Commerce de gros et de détail,
transports, hébergement et restauration
17 37,8 % (30,5 %)
Activités financières et d'assurance 1 2,2 % (3 %)
Activités immobilières 3 6,7 % (6,2 %)
Activités spécialisées, scientifiques et techniques
et activités de services administratifs et de soutien
6 13,3 % (13 %)
Administration publique, enseignement,
santé humaine et action sociale
2 4,4 % (13,9 %)
Autres activités de services 6 13,3 % (8,5 %)

Le secteur du commerce de gros et de détail, des transports, de l'hébergement et de la restauration est prépondérant sur la commune puisqu'il représente 37,8 % du nombre total d'établissements de la commune (17 sur les 45 entreprises implantées à Castelnou), contre 30,5 % au niveau départemental[I 15].

Agriculture[modifier | modifier le code]

La commune est dans la « plaine du Roussilon », une petite région agricole occupant la bande cotière et une grande partie centrale du département des Pyrénées-Orientales[60]. En 2020, l'orientation technico-économique de l'agriculture[Note 15] sur la commune est la culture de fruits ou d'autres cultures permanentes[Carte 9].

1988 2000 2010 2020
Exploitations 24 24 11 12
SAU[Note 16] (ha) 161 170 160 138

Le nombre d'exploitations agricoles en activité et ayant leur siège dans la commune est passé de 24 lors du recensement agricole de 1988[Note 17] à 24 en 2000 puis à 11 en 2010[62] et enfin à 12 en 2020[Carte 10], soit une baisse de 50 % en 32 ans. Le même mouvement est observé à l'échelle du département qui a perdu pendant cette période 73 % de ses exploitations[63],[Carte 11]. La surface agricole utilisée sur la commune a également diminué, passant de 161 ha en 1988 à 138 ha en 2020[Carte 12]. Parallèlement la surface agricole utilisée moyenne par exploitation a augmenté, passant de 7 à 12 ha[62].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Monuments et lieux touristiques[modifier | modifier le code]

Le château vicomtal
Le village, dominé par le château vicomtal.

L'origine du château de Castelnou remonte à la fin du Xe siècle, date à laquelle furent sans doute construites les premières fortifications. Pendant tout le XIe siècle, les vicomtes de Castelnou ont été des personnages influents dans la région. Au XIVe siècle le château passe sous le giron des rois de Majorque. La seigneurie passe alors entre les mains de plusieurs familles au cours des siècles qui suivent.

Le château, déserté au XVIIIe siècle, tombe en ruine. Ses pierres servent aux habitants des environs pour construire leurs maisons. Racheté à la fin du XIXe siècle, il est alors intégralement restauré (rétablissement du crénelage de l'enceinte, reconstruction des bâtiments ruinés) et peu à peu modernisé. Ravagé par un incendie en 1981, qui causa alors de gros dégâts aux bâtiments, il est de nouveau restauré pour être ouvert au public en 1990. Le château possédait une chapelle patronnée par Saint-Pierre, qui a servi d'église paroissiale au village jusqu'à la fin du XIIe siècle, quand l'église Sainte-Marie du Mercadal fut construite extra-muros. La chapelle castrale est dotée à partir de 1091 d’un collège de chanoines augustins. L'édifice a disparu au XIVe siècle lors de l'établissement de la grande salle du château. L'édifice présente une particularité remarquable (repérable sur la photo figurant en tête d'article) : ses murailles renferment une couronne de bâtiments qui entoure non pas une cour intérieure, mais le sommet du mamelon sur lequel il est édifié, petit morceau de montagne resté à l'état brut.

Le village

Labellisé plus beaux villages de France, le village de Castelnou, construit à flanc de colline au creux des Aspres est dominé par son château. Le village est organisé autour de deux rues parallèles : la carrer d'avall et la carrer del mig, plusieurs rues en escalier permettant de passer de l'une à l'autre. On remarque également la présence des fours à pains, de forme semi-circulaire, et greffés sur les façades de plusieurs maisons. Au niveau du débord de certains toits, on pourra voir des génoises peintes sur le revers des tuiles. Plusieurs maisons possèdent également de belles pierres bien taillées, provenant vraisemblablement du château. Les fortifications subsistent en grande partie, la partie la plus notable étant la Porte de Millars au nord du village, flanqué de deux tours.[réf. nécessaire]

L'église Sainte-Marie du Mercadal (Logo monument historique Inscrit MH (1972)[64].
La Tour de Castelnou

Située sur un sommet de colline au nord-ouest du village et du château de Castelnou, cette tour faisait partie du système de défense du lieu. Il s'agit d'une petite tour cylindrique qui est restée en assez bon état et dont le plan est semblable à d'autres tours de guet du Roussillon, notamment la Torre del Far (Tautavel) ou la Torre del Mir de Prats-de-Mollo.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Castelnou

Les armes de Castelnou sont celles des vicomtes de Castelnou, ce sont d'ailleurs des armes parlantes, et elles se blasonnent ainsi : « De gueules au château d'argent, maçonné de sable, ouvert et ajouré du champ. »


Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Henri Mahé de Boislandelle, Le Templier de Castelnou, TDO Editions, "Collection Histoire du Sud", janvier 2019, 340 p. (ISBN 978-2-36652-249-5)
  • Henri Mahé de Boislandelle, Castelnou et les Aspres, Canet, Éditions Trabucaire, coll. « Mémoire de pierres, souvenirs d'hommes », , 203 p. (ISBN 978-2-84974-192-4, BNF 43847073)
  • Géraldine Mallet, Églises romanes oubliées du Roussillon, Les Presses du Languedoc, 2003. (ISBN 2-85998-244-2).
  • Roger Justafré-Parent, Castellnou : Sempre i encara !, Mairie de Castelnou, 2003, 40 p.
  • Abbé Albert Cazes, Le Roussillon Sacré, Conflent, 1990.
  • Stéphane Bern, Le village préféré des Français, 44 trésors incontournables, Paris, Albin Michel, , 249 p. (ISBN 978-2-226-25920-2)
    Ce livre est tiré de l'émission Le village préféré des Français, diffusée par France Télévisions, conçue et produite par Morgane Production : Castelnou , pages 186 à 191** I - De la baie de Somme au littoral charentais en passant par la Bretagne,** II – Des Flandres au Jura en passant par l'Alsace,** III – De l'Île-de-France aux monts d'Auvergne en passant par la Bourgogne,** IV – Du littoral atlantique aux Alpes en passant par la Méditerranée.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. Les distances sont mesurées entre chefs-lieux de communes à vol d'oiseau.
  2. "Quant aux porphyrites des Aspres, elles ont servi en Roussillon à fabriquer des lames de haches pour les défrichements des débuts de l’agriculture, au Néolithique." Michel Martzluff, Les usages mal connus des roches volcaniques. Trachyte et basalte dans le bâti des Pyrénées catalanes. Archéo 66, Bulletin de l'AAPO (Association Archéologique des Pyrénées-Orientales), No. 33 2018, page 116.
  3. Les normales servent à représenter le climat. Elles sont calculées sur 30 ans et mises à jour toutes les décennies. Après les normales 1971-2000, les normales pour la période 1981-2010 ont été définies et, depuis 2021, ce sont les normales 1991-2020 qui font référence en Europe et dans le monde[17].
  4. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  5. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
  6. Les ZNIEFF de type 1 sont des secteurs d’une superficie en général limitée, caractérisés par la présence d’espèces, d’association d’espèces ou de milieux rares, remarquables, ou caractéristiques du milieu du patrimoine naturel régional ou national.
  7. Les ZNIEFF de type 2 sont de grands ensembles naturels riches, ou peu modifiés, qui offrent des potentialités biologiques importantes.
  8. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  9. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  10. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.
  11. Un ménage fiscal est constitué par le regroupement des foyers fiscaux répertoriés dans un même logement. Son existence, une année donnée, tient au fait que coïncident au moins une déclaration indépendante de revenus et l’occupation d’un logement connu à la taxe d’habitation.
  12. Les inactifs regroupent, au sens de l'Insee, les élèves, les étudiants, les stagiaires non rémunérés, les pré-retraités, les retraités et les autres inactifs.
  13. L'établissement, au sens de l’Insee, est une unité de production géographiquement individualisée, mais juridiquement dépendante de l'unité légale. Il produit des biens ou des services.
  14. Le champ de ce tableau couvre les activités marchandes hors agriculture.
  15. L'orientation technico-économique est la production dominante de l'exploitation, déterminée selon la contribution de chaque surface ou cheptel à la production brute standard.
  16. Les données relatives à la surface agricole utilisée (SAU) sont localisées à la commune où se situe le lieu principal de production de chaque exploitation. Les chiffres d'une commune doivent donc être interprétés avec prudence, une exploitation pouvant exercer son activité sur plusieurs communes, ou plusieurs départements voire plusieurs régions.
  17. Le recensement agricole est une opération décennale européenne et obligatoire qui a pour objectif d'actualiser les données sur l'agriculture française et de mesurer son poids dans l'agriculture européenne[61].
  • Cartes
  1. Genna A. (2009) Carte géologique harmonisée du département des Pyrénées-Orientales. Notice technique, Rapport final, BRGM/RP-57032-FR, en particulier pages 417-8. http://infoterre.brgm.fr/rapports/RP-57032-FR.pdf.
  2. « Carte géologique » sur Géoportail. Avec notice explicative de la feuille Céret (1096) à 1/50 000 ("Notice de Céret"), BRGM Éditions, Orléans, 2015, ficheinfoterre.brgm.fr, consulté le 13 août 2021.
  3. "Notice de Céret", pages 82, 164.
  4. "Notice de Céret", page 36.
  5. "Notice de Céret", page 88.
  6. "Notice de Céret", page 49.
  7. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  8. Agence nationale de la cohésion des territoires, « Carte de la commune dans le zonage des aires d'attraction de villes. », sur l'observatoire des territoires (consulté le ).
  9. « Recensement agricole 2020 - Carte de la spécialisation de la production agricole par commune », sur stats.agriculture.gouv.fr (consulté le ).
  10. « Recensement agricole 2020 - Carte du nombre d'exploitations et de la surface agricole utilisée (SAU) moyenne par commune », sur stats.agriculture.gouv.fr (consulté le ).
  11. « Recensement agricole 2020 - Carte du nombre d'exploitations et de la surface agricole utilisée par département », sur stats.agriculture.gouv.fr (consulté le ).
  12. « Recensement agricole 2020 - Carte de la surface agricole utilisée (SAU) par commune et de la SAU moyenne », sur stats.agriculture.gouv.fr (consulté le ).

Références[modifier | modifier le code]

Site de l'Insee[modifier | modifier le code]

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  14. « DEN T5 - Nombre d'établissements par secteur d'activité au 31 décembre 2019 à Castelnou » (consulté le ).
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Autres sources[modifier | modifier le code]

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  3. Stephan Georg, « Distance entre Castelnou et Céret », sur https://fr.distance.to (consulté le ).
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  7. Carte IGN sous Géoportail.
  8. Marc Calvet et Bernard Laumonier, Le bassin du Roussillon et son substratum hercynien. Excursion géologique de l'AGSO dans les Pyrénées-Orientales, 18-19 mai 2013 ("Excursion de l'AGSO"). Association des Géologues du Sud-Ouest, www.agso.net, consulté le 8 octobre 2021.
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