Auvillar

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Auvillar
Auvillar
La tour de l'Horloge.
Blason de Auvillar
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Tarn-et-Garonne
Arrondissement Castelsarrasin
Canton Garonne-Lomagne-Brulhois
Intercommunalité Communauté de communes des Deux Rives
Maire
Mandat
Olivier Renaud
2014-2020
Code postal 82340
Code commune 82008
Démographie
Gentilé Auvillarais
Population
municipale
926 hab. (2015 en diminution de 3,54 % par rapport à 2010)
Densité 59 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 04′ 13″ nord, 0° 54′ 02″ est
Altitude Min. 52 m
Max. 166 m
Superficie 15,6 km2
Localisation

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Liens
Site web auvillar.fr

Auvillar (Altivillare au Moyen Âge, aussi écrit Auvillars sous l'Ancien Régime) est une commune française du département de Tarn-et-Garonne en région Occitanie, située à la limite de la Lomagne et au bord de la Garonne.

Auvillar est depuis 1994 l'un des « plus beaux villages de France » avec son quartier du port et des monuments remarquables comme la halle circulaire, la tour de l'Horloge et l'église Saint-Pierre. Auvillar est une étape pour les touristes et les pèlerins du chemin de Compostelle.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune d'Auvillar est située sur la Garonne, entre les villes d'Agen et de Montauban, sur un éperon rocheux dominant le fleuve. Elle est limitrophe du département du Gers.

La vue s'étend des portes de la Nouvelle-Aquitaine aux côtes du Quercy. Au bout de la longue plaine, un pont suspendu franchit la Garonne entre Espalais et le port d'Auvillar.

Situation de la commune

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes d’Auvillar[1]
Saint-Loup Espalais
Saint-Cirice Auvillar Saint-Michel
Saint-Antoine
(Gers)
Bardigues

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La commune est classée en zone de sismicité 1, correspondant à une sismicité très faible[2].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Panorama sur la vallée de la Garonne avec en arrière-plan la centrale nucléaire de Golfech.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom d'Auvillar vient du latin Alta Villa.[réf. nécessaire]

Histoire[modifier | modifier le code]

D'abord connue comme cité gallo-romaine (Alta Villa), Auvillar était un oppidum fixé sur un éperon rocheux. Elle fut victime de nombreuses invasions, particulièrement celle des Normands, jusqu'au XIe siècle.

Au XIIe siècle, la ville devient chef-lieu d'une vicomté unie à la vicomté de Lomagne, puis propriété des comtes d'Armagnac aux XIVe et XVe siècles avant de devenir, au XVIe siècle, fief des rois de Navarre. Auvillar est rattachée à la couronne de France à l'avènement d'Henri IV en 1589. Sa situation de place forte soumet la cité à tous les conflits qui ravagent la région, depuis la croisade contre les Albigeois, la guerre de Cent Ans, les guerres de religion puis la Ligue.

Du XVIIe au XIXe siècle, Auvillar doit sa prospérité à deux industries, la faïence, dont une usine était située au lieu-dit Lance, et la préparation des plumes d'oie utilisées en calligraphie, ainsi qu'au transport fluvial. Au début du XIXe siècle, le trafic batelier atteignait 3 000 bateaux par an.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, au sein du secteur de cache d'Auvilard de l'organisation juive clandestine Réseau Sixième-EIF dirigé par le docteur Sigismond Hirsch (vraisemblablement couvert par la gendarmerie d’Auvillar) qui répartit les enfants juifs dans les fermes et couvent de la région, les religieuses installées par Mgr Pierre-Marie Théas dans le couvent d'Auvillar, sous l'impulsion de leur supérieure Mère Marie Placide, accueillent les réfugiés et notamment une quarantaine d'enfants juifs. Anne-Marie et Antoinette de Caunes (sœur Didier et sœur Claire) reçoivent à ce titre la médaille des « Justes parmi les nations »[3],[4].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

La mairie
place de la Halle.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1995 2008 Alain Sautedé    
mars 2008 mars 2014 Michel Delrieu    
mars 2014 en cours
(au avril 2014)
Olivier Renaud DVG Cadre

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Ses habitants sont appelés les Auvillarais.

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[6].

En 2015, la commune comptait 926 habitants[Note 1], en diminution de 3,54 % par rapport à 2010 (Tarn-et-Garonne : +5,62 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 2201 9002 1692 5082 3022 2752 1782 1891 969
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 0801 8631 8051 7441 7061 6421 4551 3191 220
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 1421 0761 015825870841832824884
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
806837873807921876994959935
2015 - - - - - - - -
926--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

L'éducation est assurée sur la commune d'Auvillar de l'école maternelle à l'école élémentaire[9].

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Grâce à avec son quartier du port et ses monuments remarquables, Auvillar est depuis 1994 l'un des « plus beaux villages de France ».

Centre historique[modifier | modifier le code]

Par une ruelle, bordée de vieilles maisons du XVe au XVIIIe siècle, dont celles des Consuls et de la chapelle, désaffectée, des Carmes, on arrive sur une place à couverts où trône une halle circulaire sur colonnes, construite en 1830 sur les restes d’une ancienne halle quadrangulaire, et véritable leçon d'architecture et d'urbanisme.

Monuments historiques[modifier | modifier le code]

La tour de l'Horloge surplombe la porte Arnaud Othon, du nom d'un vicomte d'Auvillar. Elle marque aussi l'entrée de la vieille ville. La construction de l'époque de Louis XIV est en pierre et briques. Les portes et les fenêtres sont en plein cintre et chaque étage est agrémenté de moulures fouillées dans la brique. La place de la halle est constituée de nombreuses demeures des XVIIe et XVIIIe siècles

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

L’église Saint-Pierre est un ancien prieuré bénédictin des XIIe et XIVe siècles. Elle fut restaurée aux XVIIe et XIXe siècles. Longue de 43 m, elle conserve une partie romane, aux pierres claires et sombres alternées et une voûte gothique à liernes et tiercerons. Un trésor est conservé dans la crypte de l'église.

Sur les anciens quais, la chapelle Sainte-Catherine-du-Port date du XIVe siècle. Sainte Catherine était la patronne des mariniers. Sur sa façade, un chrisme de l’époque carolingienne est visible.

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Musées[modifier | modifier le code]

Pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle[modifier | modifier le code]

Auvillar est située sur le trajet de la via Podiensis du pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle. L'étape précédente est la ville de Moissac et la suivante est la commune de Saint-Antoine-sur-l'Arrats.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Personnalités notoires[modifier | modifier le code]

  • Marcabru (v. 1110-v. 1150) : écrivain et un troubadour gascon né à Auvillar ;
  • Mathieu Rigal : peintre sur faïences et tableaux : né à Fontanes (Lot) le 21 septembre 1719 et mort le 3 décembre 1801 (12 frimaire an 9) à Miradoux (Gers). Mathieu Rigal était un peintre de grand talent, travaillant d'abord à Ardus, puis à Auvillar vers 1755 et a laissé des pièces remarquables avec des décors très élaborés. Plusieurs de ses faïences sont exposées au musée d'Auvillar.
  • Antoine de Beauquesne (1724-1811) : capitoul de Toulouse, né à Auvillar ;
  • Jean-Baptiste de Bressoles de Sisce (1753-1838) : général français de la Révolution et de l’Empire, né et mort à Auvillar ;
  • Maurice Mességué, (1921-2017) : herboriste et écrivain français ayant vécu et mort à Auvillar ;
  • Serge Lapébie : (1948-1991) : coureur cycliste mort à Auvillar ;
  • Nicolas Durand (1982-) : joueur de rugby originaire d'Auvillar.

Autres personnalités[modifier | modifier le code]

  • Vincent Contenson, né à Auvillar le 13 janvier 1641 de Jean Contenson, docteur en droit, lieutenant en la juridiction royale d'Auvillar et de Perrette Vilatte, fille d'un consul d'Auvillar, il était neveu de Philippe Contenson, prévôt du chapitre de Montauban et vicaire-général de Jean de Berlier, évêque de cette ville. En 1655, il entre comme novice chez les dominicains du couvent de Montauban et, deux ans plus tard, fait profession à Toulouse. À 24 ans, il est professeur de philosophie à Albi, puis à Toulouse, enfin à Paris. Prédicateur de grand renom, il prêche avec succès à Toulouse, Rennes, Bordeaux, Beauvais. Épuisé par tous ses travaux, il meurt le 26 décembre 1674, à 33 ans, à Creil, dans l'Oise, où il venait de prêcher l'Avent et où ses supérieurs l'avaient envoyé se reposer. Il a son tombeau dans l'église de Creil. Il reste de Contenson un seul ouvrage : Theologia mentis et cordis, en deux gros in-folio, théologie affective contenant des méditations de pensée très élevée, mais de doctrine rigoriste[10].
  • Jacques Ducros, né le 1er juillet 1772 à Auvillars (Lot-et-Garonne), entra comme caporal, le 1er octobre 1792, dans le 23e bataillon de volontaires, incorporé dans la 36e demi-brigade de ligne. Tambour-major le 1er novembre suivant, il fit les guerres de 1792 à l'an IV à l'armée du Nord. Sergent-major le 1er floréal an V, il servit de cette époque à l'an IX aux armées de Sambre-et-Meuse, d'Allemagne, du Danube et du Rhin. Sous-lieutenant sur le champ de bataille le 22 messidor an VII, il délivra, à l'affaire de Molis (Helvétie), le 12 thermidor, une compagnie de son corps qui avait été coupée par l'ennemi. Le 11 floréal an VIII, il passa le Rhin à la tête d'un détachement sous le feu le plus meurtrier, et se maintint assez de temps pour faciliter l'établissement d'un pont de bateaux sur lequel devait passer le corps d'armée dont il faisait partie. Lieutenant le 1er pluviôse an IX, membre de la Légion-d'Honneur le 25 prairial an XII, il fit les campagnes des ans XII et XIII au camp de Saint-Omer, celles de l'an XIV à 1807 à la grande armée, en Autriche, en Prusse et en Pologne, se signala à la bataille d'Austerlitz le 11 frimaire an XIV, et nommé capitaine le 1er février 1806, il reçut à Eylau un coup de feu qui lui fractura la main droite et l'avant-bras. Admis à la retraite par suite de ces blessures le 27 juillet 1808, il fut remis en activité dans la garde nationale active du département de Tarn-et-Garonne en 1814, et rentra dans la position de retraite le 19 août 1814. [réf. nécessaire]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armoiries d'Auvillar.

Son blasonnement est : De gueules à deux tours ouvertes et ajourées de sable, les créneaux de même, essorées chacune de trois pièces pointues aussi de sable et girouettées, celle du milieu plus haute ; la tour de dextre d’or crénelée de sept pièces et girouettée du même, celle de senestre d’argent crénelée de six pièces et girouettée du même[11].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Adrien Lagrèze-Fossat, La ville, les vicomtes et la coutume d'Auvillar, Paris, A. Claudin, , 254 p. (lire en ligne)
  • Jean-François Bladé, Notice sur la vicomté de Bezaume, le comté de Benauges, les vicomtés de Bruilhois et d'Auvillars et les pays de Villandraut et de Cayran, p. 67-71, Bordeaux, C. Lefebvre, 1878 (lire en ligne)
  • François Moulenq, La justice au XVIIe siècle, un épisode de l'histoire de la ville d'Auvillars, p. 1-90, Recueil des travaux de la Société d'agriculture, sciences et arts d'Agen, 1875, deuxième série, tome 4 (lire en ligne)
  • Georges Passerat, Célébrités d'Auvillar, p. 253-258, Bulletin de la Société archéologique de Tarn-et-Garonne, 1993, tome 118 (lire en ligne)
  • Andrée Capgras, Histoire d'Auvillar, p. 297-304, Bulletin de la Société archéologique de Tarn-et-Garonne, 1993, tome 118 (lire en ligne)
  • Anna-Laure Napoléone, Pierre Garrigou Grandchamp, Une maison à façade en pans de bois des années 1476-1479 à Auvillar (Tarn-et-Garonne), p. 163-180, dans Mémoires de la Société Archéologique du Midi de la France, 2011, tome 71 (lire en ligne)
  • Jean Darrouy, La faïence et la terre vernissée d'Auvillar, catalogue accompagnant l'exposition des faïences d'Auvillar à l'Abbaye de Belleperche en 2015.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Carte IGN sous Géoportail
  2. « Plan séisme » (consulté le 17 décembre 2017)
  3. « Caunes, Anne-Marie de (sœur Didier) ; Caunes, Antoinette de (sœur Claire) », dans Israel Gutman, Lucien Lazare, Dictionnaire des Justes de France, Jérusalem et Paris, Yad Vashem et Arthème Fayard, (ISBN 2-213-61435-0), p. 144
  4. « De Caunes, Anne-Marie », sur yadvashem-france.org, Comité français pour Yad Vashem (consulté le 7 juin 2017).
  5. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  6. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  9. Les écoles d'Auvillar
  10. Sources : Abbé Paul Lasserre en 1947
  11. Armoiries d'Auvillar sur le site auvillar.com