Populisme de droite

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Manifestation du mouvement de droite populiste PEGIDA, le 3 octobre 2016 à Dresde (Allemagne)

Le populisme de droite est une idéologie politique qui combine les valeurs de la droite avec les thèmes et la rhétorique du populisme. Cette rhétorique est souvent constituée de sentiments anti-élitistes, antisystèmes et parlant au noms des « petites gens »[1][réf. insuffisante]. En Europe, le populisme de droite est souvent désigné pour décrire des groupes, des personnalité et des partis politique opposé à l'immigration, en particulier venant du monde islamique, et eurosceptique. Le populisme de droite dans le monde occidental est généralement, mais pas exclusivement, associé avec des idéologies comme le néonationalisme, l'antimondialisme[2], le nativisme[3],[4], le protectionnisme[5] et l'opposition à l'immigration.

Depuis 1990, plusieurs parti populiste de droite entrent au parlement c'est le cas au Canada, en Norvège, en France, en Israël, en Pologne, en Russie, en Roumanie et au Chili, et entrent dans les coalitions gouvernementales en Suisse, en Autriche, aux Pays-Bas, au Danemark et en Italie.

Par pays[modifier | modifier le code]

Allemagne[modifier | modifier le code]

Depuis 2013, le parti de droite populiste le plus populaire en Allemagne est Alternative pour l'Allemagne[6] qui a réussi à terminer troisième aux élections fédérales allemandes de 2017, devenant le premier parti populiste de droite à entrer au Bundestag. Auparavant, les partis de droite populiste n'avaient obtenu de sièges que dans les parlements des États allemands. Le mouvement PEGIDA est aussi considéré comme étant de droite populiste pour sa rhétorique anti-migrants et anti-islamisation[7],[8].

Au niveau régional, les mouvements de droite populiste comme Pro NRW et Citoyens en colère attirent sporadiquement un certain soutien. En 1989, les Républicains dirigés par Franz Schönhuber sont entrés à la chambre des députés et ont obtenu plus de 7 % des voix aux élections européennes de 1989, avec six sièges au Parlement européen. Le parti a également remporté deux sièges au Landtag de Bade-Wurtemberg à deux reprises en 1992 et 1996, mais après 2000, l'électorat du parti s'est ensuite dirigé vers de l'Union populaire allemande et le Parti national-démocrate d'Allemagne.

Autriche[modifier | modifier le code]

Le principal parti de droite populiste autrichien est le Parti de la liberté d'Autriche (FPÖ). À partir de 1986, le parti change d'orientation politique passant du libéralisme économique au nationalisme allemand d'extrême droite, sous la direction de Jörg Haider[9]. Le parti participa à plusieurs gouvernement en 1983, en 1986, au sein de la coalition rouge-bleue aux côtés des socialistes du SPÖ, ainsi qu'entre 2000 et 2005 aux côtés des chrétien démocrate de l'ÖVP. En 2005, Heinz-Christian Strache devient président du parti et le parti commença à regagner du terrain aux élections. Lors des législatives de 2017, le parti finit troisième avec 25,97 % des voix et s'allia avec l'ÖVP pour former le gouvernement Kurz où le FPÖ obtint plusieurs ministères régaliens[10].

Belgique[modifier | modifier le code]

Danemark[modifier | modifier le code]

Conférence de presse du leader du Parti populaire danois, Kristian Thulesen Dahl

Au début des années 1970, le Parti du progrès était l'un des plus grand parti de droite populiste d'Europe. Lors des législatives de 1973, elle devient la deuxième force politique du pays avec 16 % des voix. Il fut peu à peu supplanté par le Parti populaire danois, qui obtient au législatives de 2015 21 % des voix et 37 siège au Parlement. Ce parti soutient une réduction de l'immigration venant de pays non-occidentaux et l'assimilation culturelle des migrants[11].

États-Unis[modifier | modifier le code]

France[modifier | modifier le code]

Le principal parti populiste de droite français est le Front national. C'est l'un des plus grands partis populistes de droite en Europe en termes de voix.

Grande-Bretagne[modifier | modifier le code]

Grèce[modifier | modifier le code]

Le parti populiste de droite grec le plus connu sont les Grecs indépendants. Malgré leur faible résultats lors des législatives de 2015, ils arrivent à entre dans la coalition gouvernementale avec le parti de gauche radicale SYRIZA[12].

L'Alerte populaire orthodoxe est aussi quelquefois cité comme étant de droite populiste[13],[14],[15] .

Italie[modifier | modifier le code]

Norvège[modifier | modifier le code]

Le Parti du progrès est souvent considéré comme populiste de droite. Elle devient l'un des principaux partis norvégien dès 1989 et entre dans la coalition gouvernementale en 2013 à l'issue des législative de 2013 [16]

Pays-Bas[modifier | modifier le code]

Pologne[modifier | modifier le code]

Le plus grand parti de droite populiste polonais est le pari Droit et justice, parti majoritaire à la Diète et celui de la première ministre Beata Szydło. Le parti combine conservatisme social, réduction de l'immigration, protectionnisme et soutient fort à l'OTAN[17].

Suisse[modifier | modifier le code]

Partis de droite populiste dans le monde[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

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  3. (en) « Fear of Diversity Made People More Likely to Vote Trump », sur The Nation, (ISSN 0027-8378, consulté le 24 mars 2017).
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  5. (en) « The End of Reaganism », sur POLITICO Magazine, (consulté le 24 mars 2017).
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  8. (de) Potential für eine rechtspopulistische Partei, faz.net, 20 janvier 2015,
  9. Autriche : aux racines brunes de l’extrême droite, Libération, 2 avril 2012
  10. Autriche : la droite et l'extrême droite annoncent avoir conclu un accord de coalition, Libération, 15 décembre 2017
  11. Au Danemark, la percée historique du parti populiste emmène la droite au pouvoir, lefigaro.fr, 19 juin 2015
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Articles connexes[modifier | modifier le code]