Cantal (département)

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Cantal
Image illustrative de l'article Cantal (département)
Cantal (département)
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne
Création du département
Chef-lieu
(Préfecture)
Aurillac
Sous-préfecture(s) Mauriac
Saint-Flour
Président du
conseil général
Vincent Descœur (UMP)
Préfet Jean-Luc Combe
Code Insee 15
Code ISO 3166-2 FR-15
Code Eurostat NUTS-3 FR722
Démographie
Population 147 577 hab. (2011)
Densité 26 hab./km2
Géographie
Superficie 5 726 km2
Subdivisions
Arrondissements 3
Circonscriptions législatives 2
Cantons 27
Intercommunalités 18
Communes 260
Vaches Aubrac sur le Plomb du Cantal
Paysage du Cantal, au nord du Puy Mary.

Le Cantal est un département français situé dans la région d'Auvergne, dont le nom vient des monts du Cantal. L'Insee et la Poste lui attribuent le code 15.

Il correspond à la région de Haute-Auvergne (aussi appelé le Haut-Pays d'Auvergne), une des deux régions culturelles d'Auvergne, en opposition avec la Basse-Auvergne correspondant au Puy-de-Dôme.

Dénominations[modifier | modifier le code]

Le Cantal est appelé en auvergnat : Chantal[1] ou Chantau . Ses habitants sont les Cantaliens et Cantaliennes ou, plus familièrement, les Cantalous.

Histoire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Histoire du Cantal.
Blason département fr Cantal.svg

Ce département, qui a été créé le en application de la loi du , correspond à la Haute-Auvergne, une des deux régions culturelles d'Auvergne

Il comprenait plusieurs bailliages, celui des Montagnes d'Auvergne à Salers (par opposition à celui des Montagnes du Rouergue), celui d'Aurillac et celui du Carladès.

Son nom vient du volcan Cantal, le plus grand d'Europe, qui occupe presque tout le territoire du département. C'est aussi le nom d'un pays[2], le Cantalès. Ce pays s'étendait au nord-ouest d’Aurillac. Il est attesté depuis 885 (date de la donation à l’abbaye de Beaulieu-en-Rouergue d'une église [3], au lieu-dit Campellus, et d'une manse dans la villa de Karidoà ) . D'après Marcellin Boudet le Cantalès s’étendait de Pleaux à Saint-Rémy au nord, de Saint-Santin-Cantalès à Saint-Étienne-Cantalès à l’ouest, et de Saint-Étienne jusqu’aux frontières d’Aurillac au sud, en passant par Viescamp. À l’est, le Cantalès s’arrêtait avant Naucelles et Marmanhac, se poursuivant peut-être jusqu’aux montagnes. Les toponymes Saint-Martin-Cantalès (Sancto Martino de Chantals, 1267, SD I, 80), Saint Étienne du Cantalès ou Saint Sentin de Cantalès (1365, SD II, 282), montrent encore l’ancienneté de cette désignation.

Politique[modifier | modifier le code]

Le Cantal a donné 2 présidents de la République à la France (Paul Doumer et Georges Pompidou), ce qui fait de lui le 2e département ayant donné le plus de président, au coude à coude avec les Bouches-du-Rhône, et derrière Paris qui en a donné 6. Le Cantal peut être désigné comme étant une terre de présidents au vu de sa faible démographie. Plusieurs ministres sont issus de ses rangs, dont dans la période récente Camille Laurens, ministre de l'Agriculture cinq fois en 1951, 1952 et 1953, René Souchon secrétaire d'État en 1983 et 1984, ministre délégué près du ministre de l'Agriculture en 1985 et Alain Marleix, secrétaire d'État aux Anciens combattants en 2007 et secrétaire d'État à l'Intérieur de 2008 à 2010, tous trois députés du Cantal.

Géographie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Géographie du Cantal.
Article détaillé : Liste des communes du Cantal.

Climat[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Climat du Cantal.

Le Cantal est divisé en trois zones climatiques : l’ouest subocéanique avec une pluviométrie abondante, le centre montagneux avec la plus importante pluviométrie de France métropolitaine et de fortes chutes de neige l'hiver, et l'est subcontinental frais plus sec et plus méridional.

Néanmoins, Aurillac fait partie des villes les plus ensoleillées de France (21ème). [4]

Économie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Économie du Cantal.

Musique[modifier | modifier le code]

Le département comporte de nombreuses écoles municipales de musique pour l'initiation et le perfectionnement d'utilisation d'un instrument.

Il existe une tradition de musique populaire issue du folklore maintenue par des associations. Le département est cité dans les paroles de la chanson Vesoul, écrite, composée et interprétée par Jacques Brel en 1968

Démographie[modifier | modifier le code]

Les habitants du Cantal s'appellent des Cantaliens et Cantaliennes et d'une manière familière les Cantalous et les Cantalounes.

Article détaillé : Démographie du Cantal.

Culture[modifier | modifier le code]

La culture, dans cette zone rurale, est évidemment bien moins développée que dans la large ceinture plus urbaine qui entoure le Massif central. Alors que les produits culturels multimédia sont largement accessibles via internet, le spectacle vivant et les arts picturaux le sont beaucoup moins, il y a trop peu de structures de diffusion (la distance étant un autre frein). Les artistes sont, à l'image des habitants du département, globalement peu nombreux.

Toutefois, on observe la présence forte de certaines formes, essentiellement à Aurillac. Abritant le Festival International des Arts de la Rue et son lieu de production, la ville voit l'apparition d'un pôle regroupant l'ensemble des secteurs de la danse (formation, création, diffusion, pratique amateur, scène conventionnée, enseignement supérieur et secondaire, centre de recherche et ressources, 7 compagnies implantées, etc.) autour Centre de Danse, du Mouvement et de l'Image et le développement des cultures urbaines.

La campagne permet d'accueillir de nombreux festivals comme la Vachement Rock[5] d'Anglards-de-Salers.

Très prisées également par un public local et touristique[réf. nécessaire], les fêtes à thèmes qui marquent l'attachement du territoire aux produits de terroir : fête de la gentiane à Riom-es-Montagne, foire à la châtaigne à Mourjou, fête de cornets à Murat, fête de l'estive à Allanche, fête de la noix à Sénezergues, fête de tarte à la tome à Raulhac, fête des tripoux à Thiézac, fête des palhas à Massiac, renaissance du sarrasin (plante) à Boisset[6]

Le Cantal dispose d'un patrimoine ancien et riche grâce au grand nombre d'églises romanes, de châteaux, de cités médiévales (Murat, Marcolès, Saint-Flour…), de villages de caractère (Salers, Tournemire, Lavigerie, Mandailles, Albepierre…), de burons ainsi qu'un riche petit patrimoine: croix en pierre, fontaines, fours anciens, maison bourgeoise, etc.

Personnalités[modifier | modifier le code]

Voir Catégorie:Personnalité du Cantal

Tourisme[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Tourisme dans le Cantal.

Les résidences secondaires[modifier | modifier le code]

Selon le recensement général de la population du 1er janvier 2008, 20,6 % des logements disponibles dans le département étaient des résidences secondaires.

Ce tableau indique les principales communes du Cantal dont les résidences secondaires et occasionnelles dépassent 10 % des logements totaux.

Liste des communes du Cantal[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Ouvrages généraux[modifier | modifier le code]

  • Cantal, Louis-Jacques Liandier, Éditions De Borée, 1995
  • Le Cantal, Christian Marchi, Éditions De Borée, 1995
  • Le Cantal, Hautes terres d'Auvergne, Jean-Éric Jung, Daniel Brugès, Christian Marchi, Brigitte Mézard, Paris, 1998, Encyclopédies Bonneton,
  • Cantal. Quelquepart sur terre, Marie-Hélène Lafon, Paris, Buchet-Chastel, 2005
  • Cantal bleu et vert, tout à l'envers, Thérèse Canet, Pierre Soissons photographe, Aurillac, L'Ostal del libre, 1994
  • Cantal. Terra incognita, Frédéric Angot, Créer, 2009
  • Le Cantal, éditions du Bastion
  • Le Cantal 1900-1920, c'était hier, Louis Taurant, Éditions De Borée
  • Dans les Monts du Cantal. Le Pays de l'Écir, Jacques Malouet, Paris, Payot, 1995.
  • Drôle de Cantal, Bernard Pouchèle, Lucien Souny, 2008
  • Le Guide du Cantal, Pierre Wirth, Paris, La Manufacture, 1994
  • Mon Cantal, carnet d'un voyageur d'ici, Daniel Brugès, Éditions De Borée, 1987
  • Connaître le Cantal, Marie-Claire Ricard, Éditions Sud Ouest, 2011, ISBN 978-2-8177-0115-8

Géographie, géologie, climat[modifier | modifier le code]

  • Le Volcanisme du Cantal, éditions Chamina et BRGM éditions, 2007, 191 p.

Géographie humaine, économie[modifier | modifier le code]

Architecture[modifier | modifier le code]

Ethnologie, croyances, coutumes, légendes[modifier | modifier le code]

  • Trésor des contes, Henri Pourrat
  • Guide de l'Auvergne mystérieuse, Lauras-Pourrat, Paris, Tchou, 1989
  • Les Mystères du Cantal, Daniel Brugès, éditions De Borée, 2010
  • Vivre la terre, Jean et Marie-Louise paysans, Daniel Brugès, éditions De Borée, 2009
  • Fioc et diable, Daniel Brugès, Nonette, édition Créér, 1984
  • Le Cantal, Hautes terres d'Auvergne (Partie "Ethnographie", p. 107-166, Daniel Brugès), Paris, 1998, Encyclopédies Bonneton.

Histoire[modifier | modifier le code]

  • Dictionnaire de biographie cantalienne, Antoine Trin, 2 volumes, Menet, Éditions cantaliennes, 1973-1976 + Suppléments A B C D.
  • Dictionnaire statistique, ou Histoire, description et statistique du département du Cantal
  • Dictionnaire topographique du Cantal, Émile Amé, architecte
  • Villes et villages du Cantal 1900-1930 - Mémoire d'hier, Louis Taurant, Éditions De Borée
  • Recherches de la noblesse d'Auvergne, Louis de Ribier, rééditions Laffitte Reprint, et CD
  • Préhistoire du Cantal, Frédéric Surmely, Clermont-Ferrand, 2005 (ISBN 2-9526017-0-4)
  • « Une histoire du peuplement du massif cantalien », F. Surmely, conservateur du patrimoine, in Historia
  • La Vie politique et les parlementaires du Cantal sous la IIIe République (1871-1940), Lionel Tyssandier
  • À l'ombre du pouvoir. Le Cantal du milieu du XIXe siècle à 1914, Christian Estève, Clermont-Ferrand, Presses Universitaires Blaise-Pascal, 2002
  • Le Cantal de 1939 à 1945. Les troupes allemandes à travers le Massif Central. Eugène Martres, 1993
  • Les Noms de famille du Cantal, Marie-Odile Mergnac, Laurent Millet, NFCA, 2007
  • Revue de la Haute-Auvergne.

Guides touristiques[modifier | modifier le code]

  • Auvergne, Guide vert
  • Auvergne, Velay, Guides bleus
  • Département du Cantal, 1879, Adolphe Joanne, Hachette
  • Volcan cantalien, 49 circuits de petite randonnée, 1996, Chamina, Clermont-Ferrand

Cuisines, fromages, charcuterie[modifier | modifier le code]

  • Recettes d'Auvergne, Daniel Brugès et Christiane Valat, 2009, Éditions De Borée
  • Cuisinière du Cantal, Sonie Ezgullian, Éditions Stéphane Bachès, 2010
  • Recettes paysannes du Cantal, Marc Béziat, Éditions du Curieux, Rodez, 2004, ISBN 978-2-914225-14-4
  • La France à table no 127: Cantal, 1969, revue.
  • La Tuade du cochon,
  • Contes et saveurs d'Auvergne, André Bouyssou, chef de Vic-sur-Cère, 2000, Beaumont, éditions Debaisieux

Littérature[modifier | modifier le code]

  • Pierre Besson (1872-1945), Un pâtre du Cantal, Paris, Delagrave, 1922.
  • Daniel Brugès, Mon Cantal, carnet d'un voyeur d'ici ; Dictons, proverbes et autres Sagesses d'Auvergne; Dictons, proverbes et autres Sagesses de nos campagnes. Les trois ouvrages sont publiés aux Éditions De Borée.
  • Christian Estève et Jean-Pierre Serre, Les Grandes affaires criminelles du Cantal, Éditions De Borée, 2008, 368 pages. (ISBN 978-2844948106)
  • Noël Lafon, Écrits occitans cantaliens : dix siècles d'écrits occitans (XIe-XXIe siècle), Lo Convise, 2008.
  • Marie-Hélène Lafon, L'Annonce, Gallimard, collection Folio, mars 2011 (Buchet/ Chastel, 2009), 151 pages. (ISBN 978-2-07-043770-2)
  • Samuel Gance, La chapelle des damnés, Ex Aequo,‎ 2013 (ISBN 978-2359625332)[7].

Musique et danse[modifier | modifier le code]

  • Cantal. Violoneux et chanteurs traditionnels en Auvergne, 33 Tours, Le Chant du Monde
  • Chants et danses du Cantal, René Saget, 33 Tours, Le Chant du Monde
  • La Bourrée du Carladès. Vic-sur-Cère, Louis Audebert, 33 Tours, Tivoli
  • Cantal, musiques traditionnelles, Agence des musiques traditionnelles en Auvergne (AMTA), coffret de deux cassettes audio avec textes et traductions.

Station de sports d'hiver[modifier | modifier le code]

  • Le Cantal possède une station de ski de moyenne altitude, Le lioran, plus grande station de sports d'hiver du Cantal, gérée par le Département, possédant des canons à neige en cas d'insuffisance de neige.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Émile Amé, Dictionnaire topographique du département du Cantal, comprenant les noms de lieu anciens et modernes; rédigé sous les auspices de la Société d'émulation de l'Auvergne, Paris: Imprimerie Nationale, 1897 p. 91
  2. (ou plus précisément aisse)
  3. quae est in orbe Arvernico in aice Catalense
  4. Données météorologiques en ligne de la station d'Aurillac-La Garenne sur le site d'Infoclimat : http://www.infoclimat.fr/climatologie/index.php?s=07524&aff=details
  5. Site du festival Vachement Rock
  6. La fête du sarrasin à Boisset
  7. Sophie Leclanché, L'enfer au cœur du Cantal, La Montagne du 11 janvier 2014.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]