Opoul-Périllos

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Opoul-Périllos
Òpol i Perellós
Opoul-Périllos
Blason de Opoul-Périllos Òpol i Perellós
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Pyrénées-Orientales
Arrondissement Perpignan
Intercommunalité Perpignan Méditerranée Métropole
Maire
Mandat
Patrick Sarda
2020-2026
Code postal 66600
Code commune 66127
Démographie
Population
municipale
1 196 hab. (2018 en augmentation de 14,78 % par rapport à 2013)
Densité 24 hab./km2
Géographie
Coordonnées 42° 52′ 15″ nord, 2° 52′ 28″ est
Altitude 161 m
Min. 100 m
Max. 709 m
Superficie 50,53 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Perpignan
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de la Vallée de l'Agly
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : région Occitanie
Voir sur la carte administrative de la région Occitanie
City locator 14.svg
Opoul-Périllos
Òpol i Perellós
Géolocalisation sur la carte : Pyrénées-Orientales
Voir sur la carte topographique des Pyrénées-Orientales
City locator 14.svg
Opoul-Périllos
Òpol i Perellós
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
City locator 14.svg
Opoul-Périllos
Òpol i Perellós
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
City locator 14.svg
Opoul-Périllos
Òpol i Perellós

Opoul-Périllos Écouter (en catalan, Òpol i Perellós) est une commune française, située dans le département des Pyrénées-Orientales en région Occitanie.

Ses habitants sont appelés les opoulencs.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune d'Opoul-Périllos se trouve dans le département des Pyrénées-Orientales, en région Occitanie[1].

Elle se situe à 19 km à vol d'oiseau de Perpignan[2], préfecture du département, et à 11 km de Rivesaltes[3], bureau centralisateur du canton de la Vallée de l'Agly dont dépend la commune depuis 2015 pour les élections départementales[1]. La commune fait en outre partie du bassin de vie de Perpignan[1].

Les communes les plus proches[Note 1] sont[4] : Salses-le-Château (5,5 km), Feuilla (7,5 km), Vingrau (8,1 km), Treilles (8,3 km), Fitou (9,0 km), Embres-et-Castelmaure (9,2 km), Saint-Jean-de-Barrou (10,1 km), Fraissé-des-Corbières (10,4 km).

Sur le plan historique et culturel, Opoul-Périllos fait partie du massif des Corbières, un chaos calcaire formant la transition entre le Massif central et les Pyrénées. Leur originalité est surtout due à une grande variété de constitution géologique qui commande des contrastes de relief et de couleurs[5].

Communes limitrophes d’Opoul-Périllos[6]
Tuchan (Aude)
(par un quadripoint)
Embres-et-Castelmaure (Aude) Feuilla (Aude)
Vingrau Opoul-Périllos[6] Fitou (Aude)
Salses-le-Château
Situation de la commune.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La commune est classée en zone de sismicité 3, correspondant à une sismicité modérée[7].

Le montoulié de Périllou est le point culminant de la commune à 707 m d'altitude[8], et visible depuis toute la plaine du Roussillon sur lequel est implanté un radar météorologique. [9].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est située dans le bassin versant de l'Agly et possède quelques ruisseaux de taille plus ou moins importante mais négligeables par rapport à leur débit très faible d'autant plus qu'en période sèche, ceux-ci sont à l'étiage voire secs.

ZNIEFF[modifier | modifier le code]

La commune d'Opoul possède 6 zones ZNIEFF sur son territoire :

- La Znieff "Garrigues du Planal del Sorbier". Elle englobe plusieurs monts et plateaux autour du Planal del Sorbier, au-dessus du village d'Opoul-Périllos. Le territoire défini occupe une superficie de plus de 1400 hectares pour une altitude comprise entre 130 et 410 mètres.[10]

- La ZNIEFF « Massif du Montoulié de Périllou » est située à cheval sur les départements de l'Aude et des Pyrénées-Orientales. Elle est également partiellement incluse dans le territoire du Parc naturel régional de la Narbonnaise en Méditerranée. Elle englobe le massif du Montoulié de Périllou, à la limite entre la partie orientale des Corbières et la plaine littorale. Le territoire défini occupe une superficie d'environ 3280 hectares à l'ouest de l'étang de Leucate, et s'étage entre 150 et 710 mètres.

- La ZNIEFF « Plaine viticole et mare d'Opoul » est située au nord-est du département des Pyrénées-Orientales, et à l'est du village d'Opoul-Périllos. Elle est constituée d'environ 240 hectares de plaine viticole dans lesquels est incluse une vaste mare permanente. L'altitude varie entre 150 et 190 mètres.

- La ZNIEFF « Font de Génégals et mares de la Galère » est située au nord-est du département des Pyrénées-Orientales, au pied de la Serra, à l'ouest de la ville d'Opoul-Périllos. Elle englobe un linéaire de cours d'eau temporaires de presque 1 kilomètre au niveau de la source de Font de Génégals. Elle occupe une superficie de 4 hectares pour une altitude variant peu, entre 200 et 240 mètres.

- La ZNIEFF « Garrigues de Fitou et de Salses-le-Château » est située en bordure du littoral à cheval sur les départements de l'Aude et des Pyrénées-Orientales. Elle englobe une vaste zone de collines et de petits plateaux au nord du village de Salses-leChâteau et autour de celui de Fitou. Le territoire défini occupe une superficie d'environ 5470 hectares pour une altitude comprise entre 15 et 320 mètres.

La partie audoise est comprise dans le périmètre du Parc naturel régional de la Narbonnaise en Méditerranée

- La ZNIEFF "Corbières Orientales" d'une superficie de 30262 ha.

Routes[modifier | modifier le code]

Le village est traversé par la départementale D5 qui relie le village des entreprises du Roussillon à Feuilla ainsi que par la D9 qui relie Fitou au Pas de l'Échelle.

Sentiers de randonnées[modifier | modifier le code]

La commune d'Opoul-Périllos possède plusieurs sentiers de randonnée[réf. nécessaire] :

  • un sentier balisé relie le château d'Opoul-Périllos aux ruines de Périllos pour une distance de 5 km A/R ;
  • un autre itinéraire non balisé mais se déroulant intégralement sur une piste permet d'accéder au Montoulie de Perillou, point culminant de la commune pour une distance de 12 km A/R.

Transports[modifier | modifier le code]

Le village d'Opoul est desservi quotidiennement par la ligne 19 du réseau Sankéo à raison de 8 A/R par jour qui le relie au centre-ville de Perpignan en une heure[11].

Climat[modifier | modifier le code]

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000

  • Moyenne annuelle de température : 14,9 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 0,6 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 12,9 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 2] : 15,5 °C
  • Cumuls annuels de précipitation : 719 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 6 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 3 j

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat méditerranéen franc », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[12]. En 2020, la commune ressort du type « climat méditerranéen » dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Pour ce type de climat, les hivers sont doux et les étés chauds, avec un ensoleillement important et des vents violents fréquents[13].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent aux données mensuelles sur la normale 1971-2000[14]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-contre[12].

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[15] complétée par des études régionales[16] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Fitou », sur la commune de Fitou, mise en service en 1945[17]et qui se trouve à 9 km à vol d'oiseau[18],[Note 3], où la température moyenne annuelle est de 16,8 °C et la hauteur de précipitations de 570,9 mm pour la période 1981-2010[19]. Sur la station météorologique historique la plus proche, « Perpignan », sur la commune de Perpignan, mise en service en 1924 et à 19 km[20], la température moyenne annuelle évolue de 15,4 °C pour la période 1971-2000[21], à 15,7 °C pour 1981-2010[22], puis à 16,1 °C pour 1991-2020[23].

Milieux naturels et biodiversité[modifier | modifier le code]

Espaces protégés[modifier | modifier le code]

La protection réglementaire est le mode d’intervention le plus fort pour préserver des espaces naturels remarquables et leur biodiversité associée[24],[25].

Un espace protégé est présent sur la commune : le « clos Marin », objet d'un arrêté de protection de biotope, d'une superficie de 9,7 ha[26].

Réseau Natura 2000[modifier | modifier le code]

Sites Natura 2000 sur le territoire communal.

Le réseau Natura 2000 est un réseau écologique européen de sites naturels d'intérêt écologique élaboré à partir des directives habitats et oiseaux, constitué de zones spéciales de conservation (ZSC) et de zones de protection spéciale (ZPS)[Note 4]. Un site Natura 2000 a été défini sur la commune au titre de la directive oiseaux : 0[28], d'une superficie de 29 495 ha, sont un site important pour pour la conservation des rapaces : l'Aigle de Bonelli, l’'Aigle royal, le 'Grand-duc d’Europe, le 'Circaète Jean-le-Blanc, le 'Faucon pèlerin, le 'Busard cendré, l’'Aigle botté[29].

Zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique[modifier | modifier le code]

L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire. Cinq ZNIEFF de type 1[Note 5] sont recensées sur la commune[30] :

  • le « Font de Génégals et mares de la Galère » (4 ha), couvrant 2 communes du département[31] ;
  • les « garrigues de Fitou et de Salses-le-château » (5 457 ha), couvrant 5 communes dont trois dans l'Aude et deux dans les Pyrénées-Orientales[32] ;
  • les « garrigues du Planal del Sorbier » (1 402 ha)[33] ;
  • le « massif du Montoulié de Périllou » (3 271 ha), couvrant 6 communes dont cinq dans l'Aude et une dans les Pyrénées-Orientales[34] ;
  • la « plaine viticole et mare d'Opoul » (238 ha)[35] ;

et une ZNIEFF de type 2[Note 6],[30] : les « Corbières orientales » (30 263 ha), couvrant 19 communes dont 12 dans l'Aude et sept dans les Pyrénées-Orientales[36].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Opoul-Périllos est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 7],[37],[38],[39].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Perpignan, dont elle est une commune de la couronne[Note 8]. Cette aire, qui regroupe 118 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[40],[41].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (83,9 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (80,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (79,5 %), cultures permanentes (13,2 %), forêts (4,2 %), zones agricoles hétérogènes (1,7 %), zones urbanisées (1,2 %), espaces ouverts, sans ou avec peu de végétation (0,2 %)[42].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

En catalan, le nom de la commune est Òpol i Perellós[43].

Le nom d'Opoul vient probablement du latin oppidum[44],[45], mot qui désignait une place forte ou une ville fortifiée[46]. Le lieu est mentionné à travers les époques sous les noms de Oped (1100), Opidum (1149), Opet (1149), Opou (1323) et Òpol (1346)[44]. Lluís Basseda signale également la forme Opido aux XIIIe et XVe siècles[45]. L'apparition de la lettre l pourrait être survenue, selon Lluís Baseda, via une forme intermédiaire Opedol construite avec un suffixe diminutif -eolu, non attestée par les textes anciens[45], Jacques Astor propose Oppulum[47]. Pour Ernest Nègre, elle serait due à l'attraction paronymique d'un mot catalan. Il propose còdol, « caillou »[46]. Une autre hypothèse proposée par Basseda est que le « d » final de Oped serait devenu une semi-voyelle « u » (Opeu, accentué sur le u). Le « e » non accentué est devenu « o » (Opou prononcé comme un Opow) puis le « w », par mutation consonantique, est devenu « l »[45].

Ce nom désignait le château, qui aurait été construit sur l'emplacement d'un ancien oppidum. Le village s'appelait Salvaterra avant de prendre le nom du château[45].

En catalan, les perellós sont des poires sauvages[48]. Ces fruits ont vraisemblablement laissé leur nom à Perellós, francisé en Périllos sans doute sous l'influence de « périlleux »[49].

Histoire[modifier | modifier le code]

Des monnaies anciennes découvertes à Opoul prouvent la fréquentation du site dès l'Antiquité[50].

Des historiens (Bernard Alart, Pierre Ponsich) ont émis l'hypothèse que l'oppidum ibère Sordonia mentionné par Pomponius Mela au Ier siècle, ou celui du même nom, wisigothique (Julien de Tolède, VIIe siècle), se trouvait au lieu-dit Salvaterra, mais des fouilles menées sur place en 2001 n'ont pas permis de retrouver de restes de ces deux époques. Les quelques vestiges romains (probablement du Haut-Empire) semble attester d'un simple poste d'observation[45],[51].

Périllos, située à une dizaine de kilomètres plus haut dans la montagne, est pratiquement désertée depuis la Seconde Guerre mondiale en raison de son isolement (pas de raccordement aux réseaux d'électricité et d'eau courante).

Périllos est rattachée à Opoul par arrêté préfectoral du pour former la nouvelle commune d'Opoul-Perillos[52].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs d'Opoul[réf. nécessaire]
Période Identité Étiquette Qualité
1790 1795 Joseph Castany    
1795 1798 Jérôme Fabre    
1798 1800 Joseph Pujol    
1800 1821 Jérôme Fabre    
1821 1830 Guillaume Ferrand    
1830 1837 Pierre Castany    
1837 1840 Joseph Raynal    
1840 1846 Joseph Joué    
1846 1848 Jérôme Fabre    
1848 1849 François Sisqué-Joué    
1849 1851 Pierre Castany    
1851 1865 Laurent Calmon    
1865 1875 Casimir Ferrand    
1875 1876 Antonin Lalanne    
1876 1877 Bonnaventure Joué    
1877 1879 Antonin Lalanne    
1879 1880 Pierre Ey    
1880 1888 Jérôme Fabre    
1888 1903 Jean Castany    
1903 1915 Nicolas Estirach    
1915 1919 Janvier Fabre   Adjoint remplace le maire décédé le 30 juin 1915
1919 1924 Jacques Ferrand    
1924 1929 Guillaume Castany-Riu    
1929 1965 Pierre Estirac    
1965 1966 Jules Carrère    
1966 1977 Claude Bouchet    
1977 1983 Émile Sourious    
1983 1989 Robert Coq    
1989 2006 Jean-François Carrère[53]    
2006 2008 Freddy Deschaux-Beaume PS Ancien député de l'Eure[54]
mars 2008 février 2020 Jean-François Carrère[55],[56]   Décédé en cours de mandat[57]
2020 En cours Patrick Sarda DVG Viticulteur
Liste des maires successifs de Périllos[réf. nécessaire]
Période Identité Étiquette Qualité
1792 1795 François Sarda    
1795 1797 Jean Pufol    

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie ancienne[modifier | modifier le code]

La population est exprimée en nombre de feux (f) ou d'habitants (H).

Évolution de la population
1355 1359 1365 1378 1515 1643 1709 1720 1730
35 f41 f35 f29 f3 f32 f76 f90 f99 f
1755 1767 1774 1789 1790 - - - -
133 f393 H99 f109 f500 H----
(Sources : Jean-Pierre Pélissier, Paroisses et communes de France : dictionnaire d'histoire administrative et démographique, vol. 66 : Pyrénées-Orientales, Paris, CNRS, , 378 p. (ISBN 2-222-03821-9))

Notes :

Démographie contemporaine[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[58]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[59].

En 2018, la commune comptait 1 196 habitants[Note 9], en augmentation de 14,78 % par rapport à 2013 (Pyrénées-Orientales : +2,95 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
599513499521659701763789840
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
8508701 0321 0291 1221 1411 157945885
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
850785788725702719660570557
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
5485274825525855957269321 135
2018 - - - - - - - -
1 196--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[60] puis Insee à partir de 2006[61].)
Histogramme de l'évolution démographique

Note : À partir de 1975, la population de Périllos est officiellement comptée avec celle d'Opoul. Toutefois, les derniers habitants de Périllos auraient quitté la commune dans les années 1970[62].

Évolution du rang de la commune
selon la population municipale des années : 1968[63] 1975[63] 1982[63] 1990[63] 1999[63] 2006[64] 2009[65] 2013[66]
Rang de la commune dans le département 90 85 90 91 93 90 86 85
Nombre de communes du département 232 217 220 225 226 226 226 226

Enseignement[modifier | modifier le code]

École primaire se situant au cœur du village. Elle dépend de l'académie de Montpellier. Celle-ci accueille 102 élèves, ce chiffre est amené à augmenter au cours des années par l'attraction grandissante pour le village d'Opoul. L'école est composée d'une salle de motricité, d'une cantine, d'une cour extérieure et de 3-4 salles de cours[67].

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • Fête patronale et communale : 10 au [68].
  • Fête du romarin : mars
  • Fête de l'eau :
  • Fête de la musique :
  • Feu de la St Jean :
Fête du romarin

Cette fête arrive le premier jour de printemps et met le romarin à l'honneur depuis 18 ans[Quand ?]. Opoul met en place un marché de produits locaux[69]Un vide-grenier se mêle au marché en général. Des animaux sont en exposition dans la salle des fêtes avec également des pierres de la région tel que le quartz[70]. Un repas est organisé par la mairie d'Opoul, pour permettre aux anciennes et nouvelles familles du village de se rencontrer.

Fête de l'eau

Le village a pendant longtemps souffert du manque d'accès à l'eau, obligeant les habitants à se fournir en eau dans les villages aux alentours tels que Rivesaltes. Ainsi, un forage de 301m de profondeur a été réalisé en 1997 dans le Karst des Corbières orientales[71]. Le est remplie la première bouteille d'eau d'Opoul, signée par Jean-Francois Carrère. Depuis ce jour là, une fête de l'eau est organisée chaque année dans le village[72].

Feux de la Saint-Jean

Les Feux de la Saint-Jean sont une tradition catalane avec pour symbole la flamme du Canigou. Quand la flamme du Canigou s'illumine dans la soirée du , tous les villages allument alors leur feu[73]. Cela est le cas d'Opoul où par l'absence de la visibilité du Canigou, le signal est une flamme allumée sur le château d'Opoul. Les enfants de l'école d'Opoul vont chercher cette flamme pour la descendre à l'air de jeux de Vespeille. Durant la descente des flambeaux, les habitants dansent la sardane[74].

Sports[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2015, le nombre de ménages fiscaux sur la commune s'élevait à 470 et la médiane du revenu disponible par unité de consommation s'élevait à 17 526 .

Sur la commune est implanté un parc éolien au niveau du col de la Marga.[réf. nécessaire]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Monument et lieux touristiques[modifier | modifier le code]

Le hameau de Périllos
Genévrier millénaire d'Opoul.

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

Le genévrier cade d'Opoul-Périllos, plus que millénaire est labellisé arbre remarquable de France par l'association A.R.B.R.E.S. en juin 2005[75].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Opoul-Périllos Blason
D'azur à la silhouette du château du lieu d'argent, haussée et mouvant des flancs et de la pointe de l'écu chargée d'un gril en perspective de sable surmonté de quatre flammes ondoyantes d'or remplies de gueules.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Lluís Basseda, Toponymie historique de Catalunya Nord, t. 1, Prades, Revista Terra Nostra, , 796 p.
  • Ph. Torreilles, « Opoul au XVIIe siècle », Bulletin de la Société agricole, scientifique et littéraire des Pyrénées-Orientales, Perpignan, t. 1, no 45,‎

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. Les distances sont mesurées entre chefs-lieux de communes à vol d'oiseau.
  2. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  3. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
  4. Dans les sites Natura 2000, les États membres s'engagent à maintenir dans un état de conservation favorable les types d'habitats et d'espèces concernés, par le biais de mesures réglementaires, administratives ou contractuelles[27].
  5. Les ZNIEFF de type 1 sont des secteurs d’une superficie en général limitée, caractérisés par la présence d’espèces, d’association d’espèces ou de milieux rares, remarquables, ou caractéristiques du milieu du patrimoine naturel régional ou national.
  6. Les ZNIEFF de type 2 sont de grands ensembles naturels riches, ou peu modifiés, qui offrent des potentialités biologiques importantes.
  7. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  8. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  9. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c « Métadonnées de la commune d'Opoul-Périllos », sur le site de l'Insee (consulté le ).
  2. Stephan Georg, « Distance entre Opoul-Périllos et Perpignan », sur https://fr.distance.to (consulté le ).
  3. Stephan Georg, « Distance entre Opoul-Périllos et Rivesaltes », sur https://fr.distance.to (consulté le ).
  4. « Communes les plus proches d'Opoul-Périllos », sur www.villorama.com (consulté le ).
  5. Frédéric Zégierman, Le guide des pays de France - Sud, Paris, Fayard, (ISBN 2-213-59961-0), p. 196-197.
  6. Carte IGN sous Géoportail
  7. « Plan séisme » (consulté le ).
  8. « Carte IGN classique » sur Géoportail..
  9. « Radar météorologique à Opoul-Périllos », sur https://www.genome-patrimoine-architecture.fr/ (consulté le ).
  10. « garrigues du planal del sorbier », sur inpn.mnhn.fr, (consulté le ).
  11. « depliant horaire », sur sankeo, (consulté le ).
  12. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  13. « Le climat en France métropolitaine », sur http://www.meteofrance.fr/, (consulté le )
  14. « Définition d’une normale climatologique », sur http://www.meteofrance.fr/ (consulté le )
  15. « Le climat de la France au XXIe siècle - Volume 4 - Scénarios régionalisés : édition 2014 pour la métropole et les régions d’outre-mer », sur https://www.ecologie.gouv.fr/ (consulté le ).
  16. « Observatoire régional sur l'agriculture et le changement climatique (oracle) Occitanie », sur occitanie.chambre-agriculture.fr, (consulté le )
  17. « Station Météo-France Fitou - métadonnées », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  18. « Orthodromie entre Opoul-Périllos et Fitou », sur fr.distance.to (consulté le ).
  19. « Station Météo-France Fitou - fiche climatologique - statistiques 1981-2010 et records », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
  20. « Orthodromie entre Opoul-Périllos et Perpignan », sur fr.distance.to (consulté le ).
  21. « Station météorologique de Perpignan - Normales pour la période 1971-2000 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  22. « Station météorologique de Perpignan - Normales pour la période 1981-2010 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  23. « Station météorologique de Perpignan - Normales pour la période 1991-2020 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  24. « Les différents espaces protégés. », sur http://www.observatoire-biodiversite-centre.fr/ (consulté le )
  25. « Liste des espace protégés sur la commune », sur le site de l'inventaire national du patrimoine naturel (consulté le )
  26. « - fiche descriptive », sur le site de l'inventaire national du patrimoine naturel (consulté le ).
  27. Réseau européen Natura 2000, Ministère de la transition écologique et solidaire
  28. « Liste des zones Natura 2000 de la commune d'Opoul-Périllos », sur le site de l'Inventaire national du patrimoine naturel (consulté le ).
  29. « site Natura 2000 FR9110111 - fiche descriptive », sur le site de l'inventaire national du patrimoine naturel (consulté le )
  30. a et b « Liste des ZNIEFF de la commune d'Opoul-Périllos », sur le site de l'Inventaire national du patrimoine naturel (consulté le ).
  31. « ZNIEFF le « Font de Génégals et mares de la Galère » - fiche descriptive », sur le site de l'inventaire national du patrimoine naturel (consulté le ).
  32. « ZNIEFF les « garrigues de Fitou et de Salses-le-château » - fiche descriptive », sur le site de l'inventaire national du patrimoine naturel (consulté le ).
  33. « ZNIEFF les « garrigues du Planal del Sorbier » - fiche descriptive », sur le site de l'inventaire national du patrimoine naturel (consulté le ).
  34. « ZNIEFF le « massif du Montoulié de Périllou » - fiche descriptive », sur le site de l'inventaire national du patrimoine naturel (consulté le ).
  35. « ZNIEFF la « plaine viticole et mare d'Opoul » - fiche descriptive », sur le site de l'inventaire national du patrimoine naturel (consulté le ).
  36. « ZNIEFF les « Corbières orientales » - fiche descriptive », sur le site de l'inventaire national du patrimoine naturel (consulté le ).
  37. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  38. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  39. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  40. « Liste des communes composant l'aire d'attraction d'Perpignan », sur insee.fr (consulté le ).
  41. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  42. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  43. (ca)(fr)Institut d’Estudis Catalans, Université de Perpignan, Nomenclàtor toponímic de la Catalunya del Nord, Barcelone, (lire en ligne).
  44. a et b Jean Sagnes (dir.), Le pays catalan, t. 2, Pau, Société nouvelle d'éditions régionales, , 579-1133 p. (ISBN 2904610014).
  45. a b c d e et f Basseda 1990, p. 553, 554.
  46. a et b Ernest Nègre, Toponymie générale de la France : étymologie de 35 000 noms de lieux, vol. 1 : Formations préceltiques, celtiques, romanes, Genève, Librairie Droz, coll. « Publications romanes et françaises » (no 193), , 1869 p. (ISBN 978-2-600-02884-4, lire en ligne), n° 6039..
  47. Jacques Astor, Dictionnaire des noms de familles et noms de lieux du midi de la France, éditions du Beffroi, 2002, p. 556, rubrique « OPPÈDE ».
  48. (ca) « Perelló », Diccionari descriptiu de la llengua catalana.
  49. Basseda 1990, p. 565.
  50. Jean Sagnes (dir.), Le pays catalan, t. 1, Pau, Société nouvelle d'éditions régionales, , 1-573 p. (ISBN 2904610014).
  51. Jérôme Kotarba, Georges Castellvi et Florent Mazière, Carte archéologique de la Gaule 66 : Les Pyrénées-Orientales, Paris, Éditions de la Maison des sciences de l'homme, , 712 p. (ISBN 978-2-87754-200-5),p. 422.
  52. Jean-Pierre Pélissier, Paroisses et communes de France : dictionnaire d'histoire administrative et démographique, vol. 66 : Pyrénées-Orientales, Paris, CNRS, , 378 p. (ISBN 2-222-03821-9).
  53. J.-F. Carrère a parrainé la candidature de Jean Saint-Josse à l'élection présidentielle de 2002, cf. Liste des citoyens ayant présenté les candidats à l'élection du Président de la République de 2002.
  54. Fiche de Freddy Deschaux-Beaume sur le site de l'Assemblée nationale
  55. Préfecture des Pyrénées-Orientales, Liste des maires élus en 2008, consultée le 22 juillet 2010
  56. [PDF] « Liste des maires du département des Pyrénées-Orientales à la suite des élections municipales et communautaires des 23 et 30 mars 2014 », sur http://la-clau.net.
  57. « Pyrénées-Orientales : décès du maire d'Opoul, Jean-François Carrère, à l’âge de 68 ans », sur lindependant.fr.
  58. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  59. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  60. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  61. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  62. Fabricio Cardenas, Petites histoires des Pyrénées-Orientales, Pélerinage Irlandais, 29 août 2013
  63. a b c d et e INSEE, « Population selon le sexe et l'âge quinquennal de 1968 à 2012 (1990 à 2012 pour les DOM) », sur insee.fr, (consulté le ).
  64. INSEE, « Populations légales 2006 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le ).
  65. INSEE, « Populations légales 2009 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le ).
  66. INSEE, « Populations légales 2013 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le ).
  67. « École élémentaire publique d'Opoul-Périllos », sur Annuaire-Mairie (consulté le ).
  68. Michel de La Torre, Pyrénées-Orientales : Le guide complet de ses 224 communes, Paris, Deslogis-Lacoste, coll. « Villes et villages de France », (ISBN 2-7399-5066-7).
  69. Lemenuisiart, « 18ème fête du romarin à Opoul en 30 photos - Autour de », Autour de,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  70. « OPOUL-PéRILLOS : Fête du romarin… | Ouillade.eu », sur www.ouillade.eu (consulté le ).
  71. Jean-Louis Lenoble, « Samedi 4 juillet : Fête de l'Eau à OPOUL-PERILLOS. Aux origines de cette fête, un forage réalisé pendant l’été 1997 … », Jean-Louis Lenoble Bureau d'études techniques et de conseils Géosciences,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  72. « Fête de l'eau et première bouteille d'eau d'Opoul - Le Petit Journal », Le Petit Journal,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  73. Agence de Développement Touristique des Pyrénées-Orientales, « Fête de la Saint Jean 2018 - Pyrénées-Orientales - Tourisme Pyrénées-Orientales », sur www.tourisme-pyreneesorientales.com (consulté le ).
  74. « Site officiel de la Mairie d'Opoul-Périllos », sur Site officiel de la Mairie d'Opoul-Périllos (consulté le ).
  75. « Carte de France interactive - Arbres », sur www.arbres.org (consulté le ).