Armée de l'air française

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Armée de l'air française
Logo de l'Armée de l'air depuis le 24 mars 2010
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Création
Pays Drapeau de la France France
Allégeance République française
Type Force aérienne
Effectif 50 909 (en 2 013)[1]
Fait partie de Armée française
Ancienne dénomination Aéronautique militaire
Couleurs French-roundel.svg
Devise « Faire face » (également celle de l'École de l'air)
Marche Chant des aspirants
Chant de l'EFSOAA[2]
Équipement 687 aéronefs, dont 226 avions de combat
Guerres Première Guerre mondiale
Seconde Guerre mondiale
Guerre d'Indochine
Guerre d'Algérie
Conflit tchado-libyen
Guerre du Golfe
Guerre du Kosovo
Guerre d'Afghanistan (2001-2014)
Opération Harmattan
Insurrection islamique au Maghreb
Guerre contre l'État islamique
Commandant Général d’armée aérienne Denis Mercier, depuis le

L’Armée de l'air française est l'une des quatre composantes des Forces armées françaises ; les autres composantes militaires de l'Armée française étant l'Armée de terre, la Marine nationale et la Gendarmerie nationale.

Elle emploie 44 600 militaires et 6 500 civils au [3] et réalise 233 000 heures de vols par an. Son budget annuel est 4,5 milliards d’euros en 2012, soit 20 % du budget de la Défense. Ses capacités, comme ses moyens, connaissent une réduction drastique, depuis les années 1980[4].

Historique[modifier | modifier le code]

Un North American T-28 Trojan aux couleurs de l'Armée de l'air française. Ces appareils furent engagés dans la lutte antiguérilla durant la guerre d'Algérie.
Mirage IIIC de l'escadron de chasse 2/10 Seine en 1980 armé d'un Matra R530.
Un Mirage F-1 de l'escadron de chasse 2/30 Normandie-Niemen et un de l'escadron de chasse 3/30 Lorraine en 1986 armé de Matra R530. Depuis la fin des années 1950, la production Dassault Aviation forme l’ossature de la force de combat de l’armée de l’air française.

L'Aviation militaire française est née en 1909 et inscrit, de ce fait, la France comme le premier pays à s'équiper d'avions de combat. Après le vote d'une loi à l'Assemblée nationale française, le , l'Aéronautique Militaire fait officiellement partie de l'Armée française, aux côtés des quatre autres armes traditionnelles de l'Armée de terre de cette époque: l'infanterie, la cavalerie, l'artillerie et le génie.

Lors de l'entrée dans la Première Guerre mondiale, la France disposait d'un total de 148 avions (dont 8 de l'aéronautique navale) et de 15 dirigeables, lors de l'armistice en , 3 608 avions étaient en service[5]. 5 500 pilotes et observateurs furent tués sur les 17 300 engagés dans le conflit, soit 31 % de pertes[6].

Faisant suite à l'Aéronautique militaire dépendant de l'Armée de terre, l'Armée de l'air est née le lorsqu'elle devient indépendante et une arme à part entière[7]. Pour autant, ses unités sont pour la plupart héritières des traditions (insignes...) des escadrilles de la Première Guerre mondiale où s'illustrèrent nombre d'aviateurs devenus célèbres.

Elle fut également le berceau du parachutisme militaire français, avec la mise sur pied de « l'infanterie de l'air » dans les années 1930, dont les commandos parachutistes de l'air descendent directement.

La Bataille de France de 1940 et l'engagement des aviateurs français libres (FAFL) de 1940 à 1943, puis de ceux de l'Armée de la Libération, sont également des épisodes marquants de l'Histoire de l'Armée de l'air. Les sacrifices du commandant René Mouchotte ou, plus anonymement, du lieutenant Marcel Beau illustrent le dévouement de cette arme.

Depuis 1945, l'Armée de l'air a notamment été engagée en Indochine (1945-1954), à Suez (1956), en Algérie (1952-1962), en Mauritanie et au Tchad, dans le golfe Persique (1990-1991), en ex-Yougoslavie, en Afghanistan, au Mali ou en Irak.

De 1964 à 1971, l’Armée de l'air a eu la responsabilité unique de l'arme nucléaire française : vecteurs pilotés Dassault Mirage IV ou missiles balistiques de la Base aérienne 200 Apt-Saint-Christol sur plateau d'Albion.

Depuis sa création, en 1953, la Patrouille de France reste l'unité la plus connue du grand public, par ses démonstrations de voltige aérienne.

Le 26 janvier 2015, l'accident aérien de la base de Los Llanos tue neuf aviateurs français[8].

Missions[modifier | modifier le code]

L'Armée de l'air reçoit principalement cinq attributions de défense[9] :

  1. connaissance et anticipation ;
  2. prévention ;
  3. dissuasion ;
  4. intervention ;
  5. protection.

Organisation[modifier | modifier le code]

Organisation générale[modifier | modifier le code]

Base Aérienne 117 Paris, site de l'état-major de l'Armée de l'air jusqu'en 2015.

L’Armée de l'air est organisée conformément au chapitre 4 du titre II du livre II de la troisième partie du code de la Défense, qui remplace le décret no 91-672 du .

Sous l'autorité du chef d'état-major de l'Armée de l'air implanté à Paris, elle comprend des formations réparties entre :

  • l'état-major de l'Armée de l'air ;
  • les forces ;
  • les bases aériennes ;
  • la direction des ressources humaines de l'Armée de l'air ;
  • les services[10].

État-major de l'Armée de l'air (EMAA)[modifier | modifier le code]

L’état-major de l'Armée de l'air est actuellement implanté sur la base aérienne 117 Paris (également appelée Cité de l'air) dans le 15e arrondissement de Paris. En 2015, celui-ci, alors composé de 150 aviateurs, principalement officiers, déménagera vers le site de Balard, plus communément appelé le "Pentagone à la française" ou "Balardgone". L'État-Major des armées ainsi que les trois état-majors de l'Armée de terre, de la Marine et de l'Armée de l'air seront ainsi regroupés sur le même site.

Commandements[modifier | modifier le code]

L’Armée de l'air au début du XXIe siècle répartit ses forces et moyens au sein de quatre grands commandements, deux grands commandements opérationnels (CDAOA et CFAS) et deux commandements organiques[N 1] (CFA et CSFA) :

  1. commandements opérationnels :
    • CDAOA, ou commandement de la défense aérienne et des opérations aériennes (Base aérienne 117 Paris), est responsable de la veille permanente de l'espace aérien national, ainsi que du suivi de toutes les opérations aériennes en cours ; il ne dispose pas d'aéronefs en propre ;
    • CFAS, ou commandement des Forces aériennes stratégiques (Base aérienne 107 Villacoublay), est responsable des avions de combat à capacité nucléaire (Mirage 2000N et Rafale armés du missile ASMPA), ainsi que des ravitailleurs en vol (C-135FR, KC-135R) ; l'ordre d'engagement nucléaire est reçu directement du président de la République, chef des armées ;
  2. commandements organiques[N 1] :
    • CFA, ou commandement des forces aériennes (Base aérienne 102 Dijon), prépare les unités pour qu'elles soient prêtes à remplir les missions de dissuasion, de protection, de prévention et de projection ; le CFA est organisé en quatre brigades :
      1. BAAC, ou brigade aérienne de l'aviation de chasse, est responsable de tous les avions de combat conventionnels de défense aérienne, d'assaut et de reconnaissance (Rafale, Mirage 2000-5F, Mirage 2000B/C/D, Transall Gabriel…) ;
      2. BAAP, ou brigade aérienne d'appui et de projection, est responsable de tous les aéronefs de transport et de liaison (avions et hélicoptères : Transall C-160, Hercules C-130, A310/319, Falcon 50/900, Puma, Fennec, Cougar, TBM700…) ;
      3. BACE, ou brigade aérienne de contrôle de l'espace, est responsable des moyens aériens (AWACS E-3F) et terrestres (radars implantés au sol, systèmes de défense sol-air et antimissile, réseaux de communication) de surveillance de l'espace aérien constituant le système de commandement et de conduite des opérations aérospatiales; la maîtrise des réseaux et des systèmes d'information relèvent depuis 2007 de la direction interarmées des réseaux d'infrastructure et des systèmes d'information (DIRISI) ;
      4. BAFSI, ou brigade aérienne des forces de sécurité et d'intervention, est responsable des unités de fusiliers commandos de l'air parmi lesquelles on trouve les hommes du commando parachutiste de l'air no 10, unité des force spéciales ; la BAFSI gère également les techniciens incendie ;
    • CSFA, ou commandement du soutien des forces aériennes (base aérienne 106 Bordeaux-Mérignac), met à disposition et entretient les systèmes d'armes, équipements, les systèmes d'information et de communication (SIC) ainsi que les infrastructures ; le CSFA fournit également des prestations liées au soutien de l'homme, à la logistique (ravitaillement et transport), là où les forces de l'Armée de l'air opèrent ou s'entraînent ; le CSFA est organisé en deux brigades :
      1. BASAA ou brigade aérienne des systèmes d'armes aériens ;
      2. BAAMA ou brigade aérienne d'appui à la manœuvre aérienne.

Depuis le , l'Armée de l'air est organisée à l'échelon national et n'a plus de commandements territoriaux. Auparavant, ces commandements territoriaux s'articulaient autour de région aériennes (RA), au nombre de cinq à l'origine. Le nombre avait ensuite été ramené à quatre par décret du avec la suppression de la 5e RA (AFN). Le décret du ramène le nombre de RA à trois : « RA Atlantique », « RA Méditerranée » et « RA Nord-Est ». Le est mise en place une organisation comprenant une « RA Nord » (RAN) et une « RA Sud » (RAS). La division territoriale est finalement abolie par le décret no 2007-601 du [11],[12].

Bases aériennes[modifier | modifier le code]

L'Armée de l'air dispose, au  :

  • en métropole, de 27 bases aériennes dont 18 plateformes aéronautiques pourvues de pistes et 5 bases non plateformes, de 2 écoles, de 3 détachements air et d'un « élément air rattaché » (EAR).
  • hors métropole, de 7 bases aériennes ou détachements permanents en outre-mer ou pays.

Les bases aériennes n'abritent pas forcément toutes des avions de chasse, de ravitaillement ou de transport : plusieurs bases radars (Lyon Mont-Verdun, Drachenbronn, celle de Cinq-Mars-la-Pile, Nice Mont-Agel…) sont destinées à la surveillance du territoire (défense aérienne) et au contrôle aérien militaire. D'autres encore accueillent des entrepôts de matériels ou des postes de commandement. En outre-mer et à l'étranger, les bases -qui peuvent être temporaires- soutiennent des aéronefs et des moyens au sol suivant les besoins de l'opération extérieure (OpEx) au profit de laquelle elles ont été créées : avions de transport à Douchanbé (Tadjikistan, opération Héraclès), des avions de chasse à N'Djamena (Tchad, opération Épervier), par exemples.

La fermeture des bases aériennes est constante, depuis les années 1950, et connait une forte accélération.

Direction des ressources humaines de l'Armée de l'air (DRHAA)[modifier | modifier le code]

La DRH-AA recrute, forme, gère, administre et convertit le personnel de l'Armée de l'air. Depuis le , la DRH-AA regroupe en son sein les attributions de l'ancienne direction du personnel militaire de l'Armée de l'air (DPMAA) et certaines attributions de l'ancien commandement des écoles de l'Armée de l'air (CEAA). Elle est également responsable du recrutement au sein de l'Armée de l'air via son Bureau Recrutement.

Services[modifier | modifier le code]

Les services interarmées de l'Armée de l'air sont[13] :

Commandement interarmées[modifier | modifier le code]

L'Armée de l'air assure le commandement opérationnel du Commandement interarmées de l'espace.

Unités navigantes de l'Armée de l'air[modifier | modifier le code]

Il existe trois échelons.

L'unité opérationnelle de base est l'escadron, généralement commandé par un lieutenant-colonel. L'échelon supérieur, l'escadre, qui avait été supprimé au début des années 1990, a été rétabli à partir de 2014. L'escadrille est une subdivision de l'escadron.

L'escadre[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Escadre.

Commandée par un colonel, l'escadre est une formation qui rassemble des unités et des personnels dédiés à une même mission. L'appellation d'escadre a remplacé celle de régiment en 1932 et désignait, jusqu'en 1994, une unité qui regroupait sous commandement unique :

  • des unités (escadrons ou groupes) généralement équipés du même type d'avion ou du moins assurant le même type de mission (chasse, transport, etc.).
  • des unités de maintenance et d'appui.

Cet échelon, qui avait été supprimé entre 1993 et 1995 dans le cadre du plan "armées 2000", a été rétabli en 2014 avec une définition élargie, certaines escadres ne mettant pas en œuvre d'aéronefs[14].

Dans un premier temps, on été créées 4 escadres [14] :

  • 31e escadre de ravitaillement en vol (Istres)
  • 36e escadre de commandement et de conduite aéroportée
  • escadre sol/air de défense aérienne - 1er régiment d'artillerie de l'air (ESADA - 1er RAA)
  • 3e escadre de chasse (Nancy)

Dans un deuxième temps, l'Armée de l'air a annoncé en août 2015 la (re)création de sept escadres supplémentaires [14] :

  • 8e escadre de chasse (BA 120 - Cazaux)
  • 4e escadre de chasse (BA 113 - Saint-Dizier)
  • 64e escadre de transport (BA 105 - Evreux)
  • escadre aérienne de commandement et de conduite projetable (BA 105 - Evreux)
  • 61e escadre de transport (BA 123 - Orléans)
  • 2e escadre de chasse (BA 116 - Luxeuil)
  • 30e escadre de chasse (BA 118 - Mont-de-Marsan)

À la même date (août 2015), l'Armée de l'air a annoncé que la numérotation des unités, l’immatriculation des aéronefs affectés et le transfert du patrimoine historique (drapeau, traditions et nom de baptême) seraient mis en conformité avec leurs escadres d’appartenance courant 2016[14].

L'escadron ou le groupe[modifier | modifier le code]

Commandé par un lieutenant-colonel, l'escadron est l'unité opérationnelle de base. Ce terme a remplacé celui de groupe à partir de 1949 dans un but de standardisation avec les alliés de l'OTAN qui mettaient en œuvre des "squadrons". Cependant, le terme de groupe n'a pas entièrement disparu : il a été notamment conservé par le Groupe aérien mixte 56 Vaucluse, spécialisé dans les opérations spéciales ou le Groupe de ravitaillement en vol 02.091 Bretagne qui porte cette dernière appellation depuis 2004[15].

À noter que l'appellation d'escadron est également utilisée par des formations terrestres qui assurent les fonctions de soutien technique, de défense sol-air, de protection et de sécurité.

Un escadron de chasse compte une vingtaine de machines, réparties en général en trois escadrilles.

Un escadron de transport peut compter jusqu’à une douzaine de machines en effectif théorique (C-160 Transall) mais l’effectif est souvent beaucoup plus faible en fonction du type de machines, des disponibilités et des missions (3 Airbus A310-300 et 2 Airbus A340-200 pour Escadron de transport 3/60 Estérel).

À noter que les escadrons avaient conservé dans leur désignation la numérotation des anciennes escadres lors de leur suppression dans les années 1990. Exemple : l'Escadron de transport 1/64 Béarn (ou plus exactement l'Escadron de transport 01.064 Béarn), qui appartenait à la 64e escadre de transport lors de la dissolution de cette dernière (recréée en août 2015).

L'escadrille[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Escadrille.

Un escadron regroupe en général deux ou trois escadrilles.

L'escadrille assure une double fonction administrative et opérationnelle, même si l’essentiel de la gestion des opérations se fait au niveau de l’escadron. Un pilote est affecté à une escadrille mais les appareils, eux, sont en général affectés à l’escadron[16]. Depuis la mise en place des ESTA (Escadrons de Soutien Technique Aéronautique) les appareils et les mécaniciens sont affectés directement a la base puis mis à disposition des escadrons basés sur place.

Les escadrilles reprennent les traditions d’unités prestigieuses dont la plupart - les SPA et autres SAL[17] - remontent à la première guerre mondiale.

Unités non navigantes de l'Armée de l'air[modifier | modifier le code]

L'Armée de l'air mobilise des aéronefs, ainsi que leurs pilotes, mais également des équipes spécialisées, non navigantes, qui contribuent directement à l'emploi de ces appareils.

Les commandos parachutistes de l'air[modifier | modifier le code]

Les commandos parachutistes de l'air sont affectés[18],[19] :

  • soit en « escadron de protection » (EP, en abrégé) ;
  • soit dans l'une des trois unités spécialisées dites « commando parachutiste de l’air » (CPA, en abrégé), en l'occurrence, le CPA 10, le CPA 20 ou le CPA 30.

Les EP participent à la protection des bases aériennes à l’intérieur et à l’extérieur du territoire national, mais aussi aux opérations extérieures.

Les CPA pratiquent aujourd'hui des missions communes, mais également des tâches spécialisées ; cela concerne l'intervention et le renfort de protection au profit des points sensibles « air » à l'intérieur et à l'extérieur du territoire national. Ces troupes de grande valeur contribuent aux opérations de l'Armée de l'air et aux opérations spéciales.

Les mécaniciens de l'Armée de l'air[modifier | modifier le code]

Le service de l'administration générale et des finances[modifier | modifier le code]

Le commissariat de l'air entre 1947 et 2007, puis le service de l'administration générale et des finances (SAGF) de 2008 à 2009 et enfin le service du commissariat des armées (SCA)[20] depuis 2010, ont successivement été des services d'administration au service de l'armée de l'air. Les commissaires ainsi que les civils de ce service interviennent dans diverses secteurs : soutien des opérations, droits individuels, juridique, contrôle interne comptable, achats et exécution financière, soutien et protection du combattant[21].

Autres personnels administratifs[modifier | modifier le code]

Identité visuelle, symboles et emblèmes[modifier | modifier le code]

Pour son logo, l'Armée de l'air puise tout particulièrement dans l'image de l'épervier, rapace des campagnes françaises. Il forme l'un des symboles de l'Armée de l'air présent sur le calot et les épaulettes des aviateurs.

Avant 1998 : drapeau et ailes[modifier | modifier le code]

Avant 1998, l'Armée de l'air se représentait simplement par un drapeau français, marqué d'une paire d'ailes dorées.

Entre 1998 et 2010 : roue et drapeau[modifier | modifier le code]

Entre 1998 et 2010, un logo symbolisant les différentes composantes de l'Armée de l'air, comportant la roue des mécaniciens, une forme d'aile et une cocarde, était en usage. Il avait des lignes assez franches.

Depuis 2010 : épervier[modifier | modifier le code]

L'épervier aux lignes aériennes symbolise fortement l'Armée de l'air, la surveillance et la chasse.

Équipements navigants principaux[modifier | modifier le code]

Les aéronefs de l'Armée de l'air sont pour la plupart de la génération des années 1980.

Équipements de l'Armée de l'air
Équipements principaux fin 2000 fin 2006 fin 2012 horizon 2020
avions de combat 380 330 226 200
avions de transport 100 90 80
avions ravitailleurs 14 14 14 12 (A330 MRTT)
avions spécialisés : remorquage, guerre électronique 17 8 6
avions d'entraînement 298 290 245
hélicoptères 84 84 84
drones Harfang 0 4 4
Batterie de missile sol-air Crotale 24 24 12
MQ-9 Reaper 12 (16)
postes de tir missiles Mistral 60 60 0[22]
SAMP/T 8

La disponibilité des avions est de 95 % en opérations extérieures et de 60 % sur le territoire national.

Avions de combat[modifier | modifier le code]

La flotte d'avions de combat de l’Armée de l'air est en forte baisse depuis les années 2000. Alors qu'elle alignait 575 avions de combat en 1982, en 2012 elle met en œuvre 226 avions dans des unités de combat et 13 dans la flotte d'expérimentations — ceux-ci pouvant être utilisés pour des missions de combat. Le volume de la flotte devrait se stabiliser à 200 avions de combat rénovés ou de nouvelle génération en 2018.

Au , elle alignait le parc suivant[23] :

Il faut ajouter à ce parc, 5 Rafale et 8 Mirage 2000 dépendant du Centre des expérimentations aériennes militaires.

Les derniers Mirage F1 français sont retirés du service actif le et effectuent leur dernier vol à l'occasion de la cérémonie du .

Les 23 Mirage 2000 N devraient être retirés du service en 2017 ou 2018 et les 50 Mirage 2000 B/C/-5F entre 2015 et 2020 ainsi que la moitié des Mirage 2000 D. Si les commandes n'augmentent pas, l'Armée de l'air devrait détenir près de 120 Rafale dans les années 2020.

Avions de surveillance et drones[modifier | modifier le code]

Au , l'Armée de l'air disposait de[23] :

Avions de transport[modifier | modifier le code]

L'A400M : le premier "Atlas" est livré le et est arrivé à la base aérienne 123 Orléans-Bricy le lendemain. La livraison de cet appareil connaît difficultés et retards[25].

Au [26], l'Armée de l'air disposait de :

Le premier A400M Atlas a été livré à l'Armée de l'air le . Quatre autres doivent être livrés en 2015 pour atteindre 15 avions en 2019[35].

Hélicoptères[modifier | modifier le code]

Au [35], l'Armée de l'air disposait de :

Avions d'entraînement[modifier | modifier le code]

Au , l'Armée de l'air disposait de[23] :

Équipes de présentation[modifier | modifier le code]

L’Armée de l'air dispose de :

La Fondation des œuvres sociales de l'air (FOSA) organise chaque année, avec l'Armée de l'air, des "meetings" de présentation des appareils et des équipements[38],[39].

Moyens humains[modifier | modifier le code]

Aviateurs lors de l'ouverture du mémorial de l'escadrille La Fayette
Sous-officier de l'Armée de l’air prenant part à une cérémonie commémorative de l'escadrille La Fayette composée lors de la Première Guerre mondiale de pilotes volontaires américains engagés sous pavillon français.

Depuis la fin de la guerre d'Algérie, le pourcentage des effectifs de l’Armée de l'air par rapport à l’ensemble des armées correspond à entre 17 à 19 % de ceux-ci[40]. En 1990, à la fin de la guerre froide, les effectifs sont de 56 400 militaires sous contrat, 36 300 appelés du contingent et 5 400 civils[41].

En 2010, les effectifs du personnel de l'Armée de l'air sont réduits à 51 100 hommes et femmes (20 %)[42] ;

  1. dont 44 600 militaires, avec :
    • 13 % d'officiers ;
    • 55 % de sous-officiers ;
    • 29 % de militaires techniciens de l'air (MTA) ;
    • 3 % de volontaires du service national et volontaires aspirant ;
  2. et dont 6 500 civils (14 %).

Ils œuvrent au sein de multiples spécialités :

  1. en tant que personnel non navigant :
  2. en tant que personnel navigant :

Le livre blanc sur la Défense et la Sécurité nationale 2008, prévoit un effectif de 50 000 personnes dont 44 000 aviateurs à l'horizon 2014.

À fin 2013, l'Armée de l'air mobilise 50 929 personnes, dont près de 46 000 militaires, sur un total de 278 715 personnes pour l'ensemble du personnel de la Défense[1], soit 18 % du total des effectifs.

Formation du personnel[modifier | modifier le code]

Élèves de l'École de l'air pendant le défilé militaire du 14 juillet en 2007 sur les Champs-Élysées.

Les officiers, selon le type de recrutement et leur future spécialité, sont formés à :

Les officiers de l'Armée de l'air sont répartis en trois corps :

Les sous-officiers sont formés à l'École de formation des sous-officiers de l'Armée de l'air (EFSOAA) de Rochefort, à l'École interarmées de Cherbourg-Querqueville pour les spécialités administratives ou par l'Escadron de formation des commandos de l'air (EFCA), sur la base aérienne 115 Orange-Caritat, pour les spécialistes concernés.

Les militaires techniciens de l’air sont formés à l'École d'enseignement technique de l'Armée de l'air située à Orange depuis le  ; le centre de formation militaire élémentaire était implanté à Saintes, auparavant[45].

Les contrôleurs de la circulation aérienne et les contrôleurs de la défense aérienne sont formés au Centre d'instruction du contrôle et de la défense aérienne (CICDA) de Mont-de-Marsan.

Emplois en structures interarmées[modifier | modifier le code]

Avec la montée en puissance des structures interarmées de l'Armée de l'air (SIAé et SIMMAD) et de l'État-Major des armées (COMIAS, DIRISI, SIMu, SIMMT, SID....), près de 12 000 aviateurs, soit 30 % des effectifs militaires de l'Armée de l'air sont employés dans les organismes interarmées.

Budget et capacité de l'Armée de l'air[modifier | modifier le code]

La réduction des moyens, après 1945[modifier | modifier le code]

Le début des années 1960 avec la fin de la guerre d'Algérie et la mise en place de la force de dissuasion nucléaire amorce la réduction des moyens de l'Armée de l'air[46]. Cette politique s'accentue nettement depuis les années 1980[47]. La réduction drastique du nombre des bases aériennes en France en est l'une des illustrations.

L'insuffisance budgétaire, depuis les années 2000[modifier | modifier le code]

Les budgets et les moyens sont, de manière continue, décidés à la baisse et exécutés en deçà même des baisses décidées. Le budget en 2003 (hors services communs) est de 3,11 milliards d'euros soit 17,5 % du budget du défense[48]. En 2012, il est de 4,4 milliards d'euros, soit 11,5 % du budget de la mission Défense.

Pour les années 2010, le Livre Blanc sur la Défense et la Sécurité Nationale a affiché une nette baisse des effectifs et des moyens de combat. 300 avions de combat étaient initialement prévus pour l'ensemble de l'Armée française (aviation navale incluse), 225 sont annoncés dans la Loi de programmation militaire 2014-2019. Pour la première fois depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, l'Armée de l'air dévoile le son concept opérationnel[49].

La Loi de programmation militaire 2014-2019 a suscité d'importants débats : incertitudes sur son financement, déficit de maintenance des appareils, faiblesse du nombre d'heures d'entraînement des pilotes, réduction globale d'effectif, fermetures de bases aériennes, diminution du parc d'avions de combat, obsolescence de la flotte d'avions ravitailleurs, lenteur du renouvellement de la flotte de transport, principalement[50].

Le renouvellement des radars, obsolètes, de défense aérienne s'est tardivement engagé, avec la mise en service de 3 Ground Master 400 (en) entre 2012 et 2013[51] et la commande de seize nouvelles unités ThalesRaytheonSystems (en), en décembre 2014[52].

Le taux de disponibilité des avions de chasse baisse sans cesse, pour atteindre 60 % en 2013 ; celui des avions de transport est à peine supérieur à un sur deux (52,9 %, en 2013 également)[53].

Effectifs, disponibilité, âge et coût d'entretien des aéronefs en service au sein de l'armée de l'air[54]
Type de matériels Nombre de matériels Taux de disponibilité
(en %)
Au Au Au Au Âge Moyen
(années)
Coût de l'entretien prévu en 2013
(en millions d'euros)
Rafale 77 83 44,4 45,6 5,45 221,6
Mirage 2000 D 78 73 34,6 33,4 16,74 -[55]
Mirage F1 41 23 32,9 36,5 28,92 24,9
C 130 14 14 40,8 35,1 27,05 32,9
C 160 AG-NG 38 33 46,5 43,2 36,41 163,4
C 160 Gabriel 2 2 48,6 42,7 24,85
CN 235 Casa 23 27 52,9 53,4 11,68 35,1
KC 135 14 14 Donnée classifiée Donnée classifiée 50,66 59,9
E3 F Awacs 4 4 54,7 51,2 23,16 48,3
Alpha Jet 146[56] 146[56] 38,8 37,8 31,9 124
Xingu 30 24 41,1 -[57] 30,75 11,2
TBM 700 15 15 55,9 53,2 18,24 3,3
Drone Harfang 4 4 47,8 59 5,05 33,7
Drone Reaper[58] - - - - - -

En , les chefs d'état-major des trois armées (terre, air et mer) auraient menacé de démissionner[59]. Les effectifs globaux des armées sur l'année 2015 sont de nouveau prévus à la baisse[60].

Pour certains commentateurs, la modernisation trop lente induite par ce plan 2014-2019 pose la question de la capacité réelle de l'Armée de l'air, qui pourrait n'être que symbolique ou limitée à quelques opérations extérieures de faible ampleur[61],[62]. Deux opérations extérieures simultanées marquent les limites de ses capacités d'engagement opérationnel[63].

En , le quotidien Libération confirme que la moitié des aéronefs de l'Armée de l'air ne sont pas en état de voler[64].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. a et b Depuis , les commandements organiques CFA et CSFA sont fusionnés au sein d'un commandement unique.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Les chiffres clés de la Défense, édition 2014, Ministère de la Défense,‎ , 25 p., p. 15.
  2. « Armée de l'air », sur Musique militaire (consulté le 1 février 2015).
  3. Effectifs, sur le site de la Défense nationale.
  4. Orientations de la défense aérienne : site de l'Assemblée Nationale 2013.
  5. Général André Martini, L'histoire de l'aviation légère de l'Armée de terre 1794-2008, Paris, Lavauzelle, coll. « Histoire, mémoire et patrimoine »,‎ , 36,42 p. (ISBN 2-7025-1277-1).
  6. [PDF]Gérard Hartmann, « Les hydravions Georges Lévy », La coupe Schneider et hydravions anciens,‎ (consulté le 16 mars 2011).
  7. « Loi n°1934-07-02 du 2 juillet 1934 fixant l'organisation générale de l'Armée de l'air. », sur http://www.legifrance.gouv.fr/, Légifrance,‎ (consulté le 31 août 2010).
  8. http://www.defense.gouv.fr/air/actus-air/accident-aerien-a-albacete-in-memoriam
  9. Armée de l'air : présentation, organisation.
  10. Code de la Défense, art. R.3224-3.
  11. Jacques Chirac, « Décret no 2007-601 du [[Catégorie:Page utilisant le modèle Date avec un décalage|P]] modifiant la première partie du code de la Défense (partie réglementaire) », sur Légisfrance,‎ (consulté le 3 février 2015).
  12. Décret du 26 avril 2007.
  13. Code de la Défense, art. R.3224-8.
  14. a, b, c et d Nouvelles escadres aériennes : une cohérence opérationnelle accrue, des valeurs renforcées. Site de l'Armée de l'air consulté le 24 août 2015. http://www.defense.gouv.fr/air/actus-air/nouvelles-escadres-aeriennes-une-coherence-operationnelle-accrue-des-valeurs-renforcees.
  15. À noter également que l’Escadron de chasse 2/30 Normandie-Niemen a repris récemment l’appellation traditionnelle de régiment qu’il avait portée pendant la Seconde Guerre mondiale au sein de l’Armée Rouge).
  16. Les appareils sont parfois regroupés dans un pool partagé par les escadrons (notamment pour le Transall).
  17. La désignation des escadrilles comportait l'identification du type d'appareil (par exemple SPA pour une escadrille équipée de SPAD, N pour Nieuport, SAL pour Salmson etc.) et un numéro d'ordre.
  18. « Les fusiliers commandos », sur defense.gouv.fr,‎ (consulté le 10 février 2015)
  19. [PDF] Officier commando de l'air.
  20. Service remplaçant les anciens commissariats d'armée : le commissariat de l'Armée de terre, le commissariat de la Marine et le service de l'administration générale et des finances de l'Armée de l'air
  21. « Métiers et expertise du SCA », sur defense.gouv.fr (consulté le 11 février 2015)
  22. Transférés à l'Armée de terre.
  23. a, b, c, d, e et f Rapport "Préparation de l'avenir, Loi de finances 2013.
  24. « Boeing livre un deuxième Awacs français modernisé », sur Air et Cosmos,‎ (consulté le 30 mai 2015)
  25. A400M [1].
  26. « Rapport "Défense Préparation de l'avenir" Projet de loi de finances pour 2015 »,‎ (consulté le 2 février 2015).
  27. « La DGA réceptionne le sixième A400M Atlas français »,‎ (consulté le 2 février 2015).
  28. « l'escadron de transport 1/61 "Touraine" renaît sur A400M »,‎ (consulté le 2 février 2015).
  29. « L’escadron de transport 3/62 Ventoux a reçu ses deux premiers avions Casa CN235-300 »,‎ (consulté le 2 février 2015).
  30. « Guyane : remise des fanions de l’escadron de transport 68 "Antilles-Guyane" »,‎ (consulté le 2 février 2015).
  31. « Entrainement "res évac" pour le Casa de libreville »,‎ (consulté le 2 février 2015).
  32. « BA 186 » (consulté le 2 février 2015).
  33. http://reunion.la1ere.fr/2015/06/04/la-premier-avion-de-transport-militaire-casa-attendu-aujourd-hui-la-reunion-261439.html
  34. « L'escadron de transport 82 « Maine » fête ses 50 ans en Polynésie française »,‎ (consulté le 2 février 2015).
  35. a, b et c « Avis "Défense préparation et emploi des forces : Air" Projet de loi de finances pour 2015 »,‎ (consulté le 2 février 2015).
  36. Jean-Marc Tanguy, « Fennec : la migration commence », sur Le mamouth,‎ (consulté le 1 février 2015).
  37. Répartition prévue pour la fin 2012. Cf.Air Actualités no 643, juillet-août 2011.
  38. « Meetings de l'air de la saison 2015 », sur Fondation des œuvres sociales de l'air,‎ (consulté le 3 février 2015).
  39. Philippe Chetail, « 2015, le vrai retour des Meetings de l’air », sur Aerobuzz,‎ (consulté le 3 février 2015).
  40. Michel L. Martin, « Le déclin de l'armée de masse en France. Note sur quelques paramètres organisationnels », Revue française de sociologie, vol. 22, no 22-1,‎ , p. 87-115 ([www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/rfsoc_0035-2969_1981_num_22_1_3390 lire en ligne]).
  41. Bilan social 90, Direction de la fonction militaire et du personnel civil,‎ , PDF, 62 p. (lire en ligne), p. 6 à 8.
  42. Chiffres 2010.
  43. Fusilier commando de l’air.
  44. « Officer fusilier commando parachutiste de l'air », sur Toute une armée (consulté le 12 août 2015).
  45. « Dissolution du centre de formation militaire élémentaire de Saintes », sur Sud Ouest,‎ (consulté le 12 juillet 2015).
  46. Jean Guisnel, « Le budget de la défense en déclin depuis... soixante ans ! », sur Le Point,‎ (consulté le 1 février 2015)
  47. « Orientations pour la Défense aérienne 2013 », sur Assemblée Nationale.
  48. La défense en chiffres, Budget 2003, Délégation à l'information et à la communication de la défense,‎ , 18 p., p. 3.
  49. 18 septembre 2008, « Rapport « Concept de l'Armée de l'air » », sur Ministère de la défense (consulté en [format=pdf).
  50. Olivier Berger, « Le général Vincent Desportes s'élève contre " une défense dégradée " », sur La Voix du Nord,‎ (consulté le 29 janvier 2014).
  51. (en) « Ground Master 400 », sur Deagel,‎ (consulté le 5 février 2015).
  52. « La DGA commande des systèmes radars de Défense aérienne », sur Ministère de la Défense,‎ (consulté le 29 janvier 2015).
  53. Michel Cabirol, « Armées : des matériels militaires de moins en moins disponibles », sur La Tribune,‎ (consulté le 29 janvier 2015).
  54. « Question N° : 47342 de M. François Cornut-Gentille (Union pour un Mouvement Populaire - Haute-Marne) », sur questions.assemblee-nationale.fr,‎ (consulté le 9 février 2015)
  55. Le coût de l'entretien programmé des Mirage 2000 D ne peut être dissocié de celui de la flotte globale des Mirage 2000, qui s'est élevé en 2013 à 290,10 M€ en crédits de paiement.
  56. a et b Dont 29 Alphajet belges.
  57. La flotte des Xingu a été entièrement externalisée en 2013 dans le cadre d'un contrat qui ne prévoit pas le suivi du taux de disponibilité de ces aéronefs.
  58. Les deux drones Reaper acquis par la France en 2013 ne sont entrés en service qu'au cours de l'année 2014.
  59. « Budget de la Défense : les chefs d'états-majors menacent de démissionner », sur Le Parisen,‎ (consulté le 29 janvier 2015).
  60. Michel Cabirol, « Défense : la France en guerre réduit encore le nombre de militaires », sur La Tribune,‎ (consulté le 29 janvier 2015).
  61. Le grand déclassement de l'Armée française.
  62. Général Vincent Desportes.
  63. Le Point, décembre 2014, l'Armée de l'air atteint son maximum.
  64. http://www.liberation.fr/economie/2015/06/19/armee-de-l-air-la-flotte-francaise-en-partie-clouee-au-sol_1333006?xtor=rss-450.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]