Mandibule humaine

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Mandibule humaine
Human jawbone left.jpg
Détails
Articulation
Élément de
Identifiants
Nom latin
MandibulaVoir et modifier les données sur Wikidata
MeSH
D008334Voir et modifier les données sur Wikidata
TA98
A02.1.15.001Voir et modifier les données sur Wikidata
TA2
835Voir et modifier les données sur Wikidata
FMA
52748Voir et modifier les données sur Wikidata
Mandibule humaine (modèle en plastique)
L'os maxillaire et la mandibule constituent la mâchoire humaine.

La mandibule est un os impair (anciennement dénommé le maxillaire inférieur) formant la mâchoire inférieure. Il se compose d'un corps et de deux branches.

Ontogenèse[modifier | modifier le code]

La mandibule est initialement formée de deux os, les dentaires, qui fusionnent au cours du développement embryonnaire, formant la symphyse mentonnière (ou symphyse mandibulaire).

Fonction[modifier | modifier le code]

La mandibule est, avec le maxillaire, l'os qui porte les dents.

Corps de la mandibule[modifier | modifier le code]

Le corps de la mandibule, en forme de fer à cheval, est horizontal et constitué d'un os basal (très dense et nervuré) entourant le processus alvéolaire (spongieux) qui porte les dents. Il est creusé du trou dentaire inférieur où passent les nerfs et artères alvéolaires inférieures.

L'orifice d'entrée du canal, appelé le foramen mandibulaire, est situé au niveau de la branche montante et à l'extérieur de l'épine de Spix (ou lingula mandibulaire). Le canal se termine au niveau du trou mentonnier, à mi-hauteur du corps mandibulaire, entre les deux prémolaires inférieures.

Il existe un trou sur la moitié antérieure du corps mandibulaire : le foramen mentonnier ; il correspond à la résurgence du nerf mentonnier, issu du nerf alvéolaire inférieur.

Lorsqu'un trait de fracture de la branche horizontale passe par le trou mentonnier, on observe une anesthésie du territoire cutané correspondant au nerf mentonnier.

Le corps de la mandibule porte sur sa face latérale l'insertion du muscle buccinateur et sur sa face médiale celle du muscle mylo-hyoïdien.

Branches de la mandibule[modifier | modifier le code]

Les branches de la mandibule s'articulent avec l'os temporal par l'articulation temporo-mandibulaire (ou ATM), et permettent la mobilité de la mandibule.

Vue latérale de la partie droite de la mandibule

La branche porte à son extrémité supérieure un condyle articulaire et un processus coronoïde (ou coroné) où vient s'insérer le muscle temporal (muscle temporalis).

La face latérale externe de chaque branche porte l'insertion du muscle masséter, muscle très puissant impliqué dans la mastication sur une zone rugueuse, appelée tubérosité massétérique.

La face interne porte les insertions du muscle ptérygoïdien médial et au niveau du col du muscle ptérygoïdien latéral.

Vue médiale de la partie gauche de la mandibule

Innervation et vascularisation[modifier | modifier le code]

La mandibule est innervée par le nerf mandibulaire, ou nerf V 3 (troisième branche du nerf trijumeau, ou nerf V, qui va aussi donner le V 2 = nerf maxillaire et le V 1 = nerf ophtalmique). Ce nerf est responsable de l'innervation sensitive des dents et de la gencive adjacente. Il est également moteur pour les muscles de la mastication.

Luxation de la mandibule[modifier | modifier le code]

En cas de luxation de la mandibule, la manœuvre de Nélaton permet une réduction de la luxation.

Réplique de la mandibule de Mauer

Mandibules humaines fossiles[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

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