Roquefort-sur-Soulzon

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Roquefort-sur-Soulzon
Roquefort-sur-Soulzon
Le bourg de Roquefort-sur-Soulzon.
Blason de Roquefort-sur-Soulzon
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Aveyron
Arrondissement Millau
Canton Saint-Affrique
Intercommunalité CC Saint Affricain, Roquefort, Sept Vallons
Maire
Mandat
Bernard Sirgue
2014-2020
Code postal 12250
Code commune 12203
Démographie
Gentilé Roquefortais(e)
Population
municipale
572 hab. (2016 en diminution de 11,04 % par rapport à 2011)
Densité 34 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 58′ 30″ nord, 2° 59′ 31″ est
Altitude Min. 424 m
Max. 828 m
Superficie 17,03 km2
Localisation

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Roquefort-sur-Soulzon

Roquefort-sur-Soulzon est une commune française, située dans le département de l'Aveyron, en région Occitanie. Sa notoriété provient du fromage de brebis qui porte son nom.

Elle fait partie de l'ancienne province du Rouergue, dont la langue vernaculaire était, avant le français, une forme d'occitan, le rouergat.

Géographie[modifier | modifier le code]

Généralités[modifier | modifier le code]

La vallée du Soulzon vue depuis le bourg en direction du nord-est.

Dans le quart sud-est du département de l'Aveyron, dans le parc naturel régional des Grands Causses, la commune de Roquefort-sur-Soulzon matérialise une fraction sud du Massif central. D'une superficie de 17,03 km2, elle s'étend sur une partie des contreforts du Larzac. Elle est traversée du nord-est au nord-ouest sur près de cinq kilomètres par le Soulzon, dont deux kilomètres lui servent de limite naturelle au nord-ouest. Elle est également arrosée par plusieurs de ses affluents mais aussi au sud par des affluents ou sous-affluents de la Sorgues (ruisseaux de Massergues, des Pradeilles, de Saint-Jean, de Vailhauzy).

L'altitude minimale, 424 mètres, se trouve localisée à l'extrême nord, là où le Soulzon quitte la commune et entre sur celle de Saint-Rome-de-Cernon. L'altitude maximale avec 828 mètres est située au nord-est, en limite de Saint-Rome-de-Cernon, sur les hauteurs en rive droite du Soulzon.

Implanté à l'intersection des routes départementales (RD) 23 et 53, le bourg de Roquefort-sur-Soulzon est situé, en distances orthodromiques, huit kilomètres et demi à l'est-nord-est de Saint-Affrique. Il surplombe l'étroite vallée parcourue par le Soulzon et est adossé au flanc nord du Combalou. Des grottes naturelles ont été créées par l'effondrement du plateau calcaire du Combalou, en bordure des Grands Causses. Sur deux kilomètres seulement, une gigantesque fissure a donné naissance à des grottes et à des failles appelées « fleurines » qui, aujourd'hui encore, assurent une ventilation parfaite aux caves aménagées par l'homme dans la roche, les caves de Roquefort où est affiné le fromage qui en a pris le nom, le roquefort.

La commune est également desservie par les RD 293 et 999.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Carte de Roquefort-sur-Soulzon et des communes avoisinantes.

Roquefort-sur-Soulzon est limitrophe de cinq autres communes.

Communes limitrophes de Roquefort-sur-Soulzon
Saint-Rome-de-Cernon
Saint-Affrique Roquefort-sur-Soulzon Tournemire
Saint-Jean-d'Alcapiès Saint-Jean-et-Saint-Paul

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

Le chef-lieu proprement dit est peuplé d'environ 170 habitants permanents, le reste de la population est dispersée dans divers hameaux et lieux-dits : le Bousquet Bas, le Bousquet Haut, Caumillas, les Espires, Lauras, Montégut, Moussac, Pradeilles, Saint-Privat, Salès, Tendigues.

Lauras est un quartier de près de 500 habitants, en expansion démographique, situé à ttrois kilomètres du chef-lieu. Ses terres sont riches en fossiles.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Le site de Roquefort est fréquenté depuis des millénaires comme en attestent les riches vestiges de son musée préhistorique (actuellement fermé pour des raisons de sécurité). Dès le Chasséen, vers 4 000 av. J.-C., le site est occupé sans solution de continuité jusqu'à nos jours. Il est qualifié en 1948 par Louis Balsan, de « Capitale de la préhistoire des Grands Causses ».

Au XVe siècle, Charles VII fait du village de Roquefort le seul à pouvoir affiner le roquefort.

En 1666, un arrêt du Parlement de Toulouse autorise des poursuites contre tout fabricant de fromage utilisant l'appellation d'origine roquefort de manière frauduleuse.

En 1925 une loi fixe définitivement le statut de l’appellation d’origine roquefort.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

L'hôtel de ville en 2019.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1813 1830 Antoine Laumière    
1830 1836 Marcelin Barascud    
1836 1847 Étienne Vernhet    
1847 1878 Amédée Coupiac    
1878 1890[Note 1] Eugène Abeille[Note 2]    
1890 1904 Auguste Vernières    
1904 1906 Maurice Seres    
1906 1919 Louis Maraval    
1920 1939 Nicolas Régis[Note 2]    
1939 1944 Léon Vernières[Note 3]   1er adjoint faisant fonctions de maire
1945 1947 Louis Treillet   1er adjoint faisant fonctions de maire
1947 1965 J ean Gastal   Industriel fromager
1965 1971 Henri Treillet   Cadre de la Société des Caves
1971 1989 Benjamin Crouzat   Industriel fromager
1989 (réélu en 2014) En cours Bernard Sirgue UMP-LR Médecin généraliste

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[1]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[2].

En 2016, la commune comptait 572 habitants[Note 4], en diminution de 11,04 % par rapport à 2011 (Aveyron : +1,05 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2473621 1141 2391 3151 2721 388609591
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
7045956059907718071 296971855
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
9371 2181 3661 4071 4531 4951 4841 3571 289
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
1 4881 349949880789679690691620
2016 - - - - - - - -
572--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2006[4].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Le fromage de Roquefort.
Article détaillé : Fromage de Roquefort.

La commune est principalement connue grâce au fromage du même nom, le roquefort. Le fromage est produit soit par des entreprises locales (la plus ancienne encore en activité étant la fromagerie Gabriel Coulet fondée dès 1872), soit par des groupes importants de l'agro-alimentaire.

Roquefort est une commune à l'activité agro-industrielle où près de mille personnes travaillent à l'affinage de ce fromage. L'économie de la commune est aussi caractérisée par une agriculture traditionnelle extensive basée sur l'élevage pour la production laitière de brebis destinée à l'élaboration des fromages roquefort, pérail, et pour la production de veaux et agneaux destinés à l'engraissement.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

  • Caves de Roquefort.
  • Failles, monolithes verticaux dites quilles des Baragnaudes.
  • Table d'orientation du rocher Saint-Pierre (690 m) : vue sur le Larzac et le Lévézou.
  • Chaos rocheux du Sotch de Bayol.
  • Un menhir sur la commune, haut de 3,10 m, proche du village, au bord du Soulzon.
  • Le sentier des échelles.
  • Le rocher du Combalou.

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Édifices religieux[modifier | modifier le code]

  • Église paroissiale Saint-Pierre datant du XIXe siècle, remaniée au XXe siècle (1957-1958). Elle possède un clocher-peigne doté de cinq cloches.
  • Ruines de la chapelle Saint-Pierre du XIe siècle.

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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Maurice Astruc (1938-2012), maître affineur de fromage roquefort, connu pour ses apparitions publicitaires.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Roquefort-sur-Soulzon Blason Les armes de la commune de Roquefort-sur-Soulzon se blasonnent ainsi :
D'argent, à la tour de sable, ouverte et ajourée du champ, adextrée en chef d'une croix fleurdelisée au pied fiché aussi de sable.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Photothèque[modifier | modifier le code]

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Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (oc + fr) Christian-Pierre Bedel (préf. Jean-Luc Malet), Sent-Africa : La Bastida, Caumèls-e-Lo Vialar, Ròcafòrt, Sant-Faliç, Sent-Esèri, Sent-Jan, D'Aucàpias, Sent-Roma de Sarnon, Tornamira, Vabre, Verzòls-e-La Pèira / Christian-Pierre Bedel e los estatjants del canton de Sent-Africa, Rodez, Mission départementale de la culture, coll. « Al canton », , 429 p., ill., couv. ill. ; 28 cm (ISBN 2-907279-54-8, ISSN 1151-8375, notice BnF no FRBNF38977452)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Décédé le .
  2. a et b Décédé en fonctions.
  3. Démissionnaire.
  4. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]