Ariège (département)

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Ariège
Ariège (département)
Ariège (département)
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Midi-Pyrénées
Création du département
Chef-lieu
(Préfecture)
Foix
Sous-préfectures Pamiers
Saint-Girons
Président du
conseil départemental
Henri Nayrou (PS)
Préfet Nathalie Marthien
Code Insee 09
Code ISO 3166-2 FR-09
Code Eurostat NUTS-3 FR621
Démographie
Gentilé Ariégeois
Population 152 366 hab. (2012)
Densité 31 hab./km2
Géographie
Superficie 4 890 km2
Subdivisions
Arrondissements 3
Circonscriptions législatives 2
Cantons 13
Intercommunalités 21
Communes 332

L’Ariège (prononcé [a.ʁjɛʒ ]) est un département français de la région Midi-Pyrénées, du nom de la rivière l’Ariège. Son chef-lieu est la ville de Foix. L’Insee et la Poste lui attribuent le code 09.

Géographie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Géographie de l'Ariège.
Le mont Valier vu de la route du Port d'Aula dans le Haut Couserans
Les couverts de Mirepoix

Géographie physique[modifier | modifier le code]

On peut distinguer trois grandes zones :

  • La plaine d'Ariège, située au nord du département, est constitué de plaines, de collines et de faibles vallons où l’agriculture est très présente. Une partie du Lauragais s’étend sur le nord-est du département. Deux rivières importantes, l’Ariège et la Lèze traversent la plaine du sud au nord. Le paysage de parcelles céréalières domine avec la culture du maïs et du tournesol et avec des prairies.
  • Le piémont pyrénéen regroupe le massif du Plantaurel et les collines prépyrénéennes inférieures à 1 000 m. Diverses structures géologiques forment des paysages contrastés comme la vallée de Foix dans son massif granitique ou la région de Lavelanet avec ses marnes et son calcaire.
  • Le haut pays ariégeois représente les hautes montagnes des Pyrénées dépassant les 1 000 m d'altitude. La pique d'Estats, le pic de Montcalm et le pic du port de Sullo sont les points culminants du département avec 3 143 m, 3 077 m et 3 072 m respectivement. La forêt domine le paysage où cohabitent des essences de résineux avec des feuillus comme les châtaigniers, les robiniers faux-acacias, les frênes et les hêtres.

Géographie humaine[modifier | modifier le code]

L’Ariège fait partie de la Région Midi-Pyrénées. Elle est limitrophe des départements de la Haute-Garonne (à l’ouest et au nord), de l’Aude à l’est et des Pyrénées-Orientales au sud-est, ainsi que de l’Espagne (province de Lérida) et de l’Andorre au sud.

D’une superficie de 4 890 km2, le département est divisé en trois arrondissements, Foix, Pamiers et Saint-Girons[1].

Il est en outre composé de 13 cantons, 21 intercommunalités et 332 communes.

En 2009, le parc naturel régional des Pyrénées ariégeoises est créé, couvrant environ 40 % de la superficie du département de l'Ariège.

Histoire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Histoire de l'Ariège.

Le département a été créé à la Révolution française, le en application de la loi du , à partir du Comté de Foix (Languedoc) et du Couserans (Gascogne).

Une demande au Conseil d'État a été posée afin de renommer le département en Ariège-Pyrénées[2]. Selon les défenseurs de ce projet, la mention « Pyrénées » permettrait de mieux situer le département afin de le promouvoir dans toute la France. La demande a été rejetée[réf. nécessaire].

L'Ariège et les provinces et pays qui occupaient son territoire avant la Révolution :


Hymne ariégeois[modifier | modifier le code]

La chanson patriotique Arièjo ô moun Païs fut écrite par le curé Sabas Maury né le 1er mars 1863 à Gestiès dans la vallée du Siguer, curé de Miglos et de Varilhes. Elle devint alors tout naturellement l'hymne ariégeois.

Politique[modifier | modifier le code]

Le département compte 2 circonscriptions législatives et 13 cantons. D'une manière générale on peut dire que :

« De tradition républicaine et laïque depuis la IIIe République, l'Ariège est solidement tenu par le Parti socialiste, même si, ces dernières années, la droite est parvenue à enfoncer quelques coins de la forteresse. »[3]

Il n'en demeure pas moins qu'avec une représentation parlementaire exclusivement issue du PS et un Conseil départemental dont 19 des 22 élus sont membres ou proches de ce parti, l'orientation politique du département est clairement identifiée. En 2007, c'est le département qui a le plus voté pour Ségolène Royal (59,56 %). En 2012, c'est le troisième département de France qui vota le plus pour François Hollande avec 64,69 % juste derrière la Corrèze et la Seine-Saint-Denis.

Si la parité homme / femme, est bien respectée pour les députés (Mme Frédérique Massat et M. Alain Fauré) la totalité des 22 conseillers généraux sont des hommes jusqu'en 2011, date à laquelle deux femmes parviennent à se faire élire.

Climat[modifier | modifier le code]

Le département est à la limite orientale de la prépondérance océanique dans le régime des pluies, mais d'autres influences se font sentir :

  • continentale dans les vallées pyrénéennes (nombreux orages, amplitude thermique élevée entre le jour et la nuit).

Il n'y a pas de tendance marquée à la sécheresse estivale : le flux de nord-ouest apporte des pluies tout au long de l'année. La pluviométrie, modérée sur le piémont et dans certaines vallées abritées (cumuls de 700 à 1 000 mm/an), s'accroît sensiblement sur les massifs et dans les hautes vallées (1 000 à 1 800 mm). Les versants exposés au nord-ouest sont logiquement les plus humides (Aulus, Orlu…), ainsi que toutes les crêtes frontalières qui subissent aussi le flux de sud-ouest alors que celui-ci est peu actif ailleurs (effet de foehn). L'enneigement est fréquent au-dessus de 1 000 m, durable plusieurs mois de suite au-dessus de 1 500 à 2 000 m. Des espaces péri-glaciaires existent au-dessus de 2 500 m (le seul glacier ariégeois est celui du Mont Valier, près de Castillon-en-Couserans).

Les températures sont douces sur le piémont : à Foix, il fait en moyenne +5 °C en janvier et +19 °C en juillet. Elles déclinent rapidement avec l'altitude : à l'Hospitalet (1 430 m), on relève °C en janvier et +14 °C en juillet.

Économie[modifier | modifier le code]

Activité économique
Donnée économique Valeur Date
Création d’entreprises 814 2005
Nombre d’entreprises 19 750 15 novembre 2006
Taux de création d’entreprises 10,4 % (Ariège) 9,3 % (Midi-Pyrénées) 9,3 % (France) 2003
Taux de chômage 10,4 % (Ariège) 9,1 % (Midi-Pyrénées) 9 % (France) Septembre 2006
Montant des exportations 450 M€ 2005
Montant des importations 368 M€ 2005
source : Ariège expansion

Dans le secteur des vallées d'Ax, l'extraction du talc constitue l'activité la plus typiquement ariégeoise. L'usine de traitement du talc de Luzenac, approvisionnée par la carrière de Trimouns, est la productrice la plus importante (400 000 t par an).
Elle est complétée par le tourisme avec les stations de sports d'hiver (Ax 3 Domaines, Ascou-Pailhères, Plateau de Beille, le Chioula, Goulier Neige).

Dans le secteur de Lavelanet, l'industrie textile qui était majoritaire disparaît peu à peu. Il ne reste que quelques entreprises qui essaient de tenir face à la concurrence des pays de l'Est et de l'Asie.

Dans le secteur de Pamiers, l'industrie de la métallurgie, de l'aéronautique et de la chimie y sont principalement présentes. La métallurgie, avec l'usine Aubert et Duval, produit notamment des pièces forgées pour l'industrie aéronautique et énergétique. L'aéronautique se distingue grâce à plusieurs entreprises de sous-traitance (tels que Recaero et Maz'Air), partenaires des constructeurs d'avions. La chimie est, quant à elle, représentée par l'industrie de la peinture avec l'Alliance Maestria qui regroupe plusieurs entreprises de la peinture du bâtiment jusqu'à l'aéronautique. Dans la chimie, il y a également l'usine Étienne Lacroix située sur la commune de Mazères, elle y fabrique principalement des feux d'artifices et des pièces pyrotechniques.

Pour le secteur de Saint-Girons, l'industrie, en déclin, est représentée principalement par la fabrication du papier.

La production hydroélectrique de l'Ariège représente environ le cinquième de la production pyrénéenne. En effet, la centrale hydroélectrique d'Aston possède la plus grosse capacité de production annuelle de la chaîne des Pyrénées (392 millions de kWh). Avec celles d'Orlu et de l'Hospitalet-près-l'Andorre, ces 3 centrales sont les plus importantes dans le département en capacité de production. L'aménagement hydroélectrique ariègeois peut produire pour une ville de 600 000 habitants. Les grands établissements industriels utilisent l'énergie ainsi produite, avec en complément, le gaz naturel de Lacq.

Transport[modifier | modifier le code]

Un train arrivant en gare de Pamiers.

Majoritairement montagneux et rural, le département de l'Ariège est longtemps resté à l'écart des principaux axes de transport qui desservent les littoraux et les principales vallées. Le chemin de fer est arrivé dans le département en 1861 via la ligne de Toulouse à Puigcerda, la seule à demeurer ouverte à ce jour dans le département[4]. Outre les trains TER Midi-Pyrénées, cette voie est néanmoins desservie par des Intercités en provenance de Paris-Austerlitz.

Depuis 2002, l'Ariège est reliée au réseau autoroutier national par l'autoroute A66, qui part de l'A 61 au niveau de Villefranche-de-Lauragais et se poursuit au sud de Pamiers par la RN 20 en deux fois deux voies jusqu'à Tarascon-sur-Ariège. La mise aux normes autoroutières de la section Pamiers-Tarascon et la mise en deux fois deux voies jusqu'à Andorre sont des serpents de mer[5].

Démographie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Démographie de l'Ariège.

Les habitants de l'Ariège sont les Ariégeois.

           Évolution de la population  [modifier]
1791 1801 1806 1821 1826 1831 1836 1841 1846
197 889 196 454 222 827 234 878 247 932 253 730 260 536 265 607 270 535
1851 1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891
267 435 251 318 251 850 250 436 246 298 244 795 240 601 237 619 227 491
1896 1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946
219 641 210 527 205 684 198 725 172 851 167 498 161 265 155 134 145 956
1954 1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011
140 010 137 192 138 478 137 857 135 725 136 455 137 205 146 289 152 286
2012 - - - - - - - -
152 366 - - - - - - - -
Les données proposées pour les années antérieures à 2004 sont établies à périmètre géographique identique, dans la géographie communale en vigueur au 8 mars 1999.
(Sources : Insee, Population totale du département depuis sa création jusqu'en 1962[6] puis population sans doubles comptes à partir de 1962[7] puis population municipale à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Arrondissements / Pamiers : 72 361 / Foix : 52 144 / Saint-Girons : 27 781
Villes / Pamiers : 15 448 / Foix : 9 782 / Saint-Girons : 6 423 / Lavelanet : 6 404
Source : recensement Insee 2011, population municipale

Les communes de plus de 2 000 habitants (et évolution de la population par rapport à 2006)

  1. Pamiers (15 448 hab.) en augmentation
  2. Foix (9 782 hab.) en augmentation
  3. Saint-Girons (6 423 hab.) en diminution
  4. Lavelanet (6 404 hab.) en augmentation
  5. Saverdun (4 531 hab.) en augmentation
  6. Mazères (3 726 hab.) en augmentation
  7. Tarascon-sur-Ariège (3 427 hab.) en augmentation
  8. Varilhes (3 138 hab.) en augmentation
  9. Mirepoix (3 127 hab.) en augmentation
  10. La Tour-du-Crieu (2 776 hab.) en augmentation
  11. Saint-Jean-du-Falga (2 707 hab.) en diminution
  12. Laroque-d'Olmes (2 654 hab.) en augmentation
  13. Lézat-sur-Lèze (2 373 hab.) en augmentation
  14. Verniolle (2 355 hab.) en augmentation

NB : Les communes en italique sont situées dans l'agglomération de Pamiers.

Le département possède 2 aires urbaines : Foix (18 462 habitants) et Pamiers (34 107 habitants).

Culture[modifier | modifier le code]

Théâtre[modifier | modifier le code]

  • Festival MiMa: festival des arts de la marionnette (http://www.mima-festival.com/). Durant 4 jours, la ville est décorée par un scénographe et de très nombreux spectacles (régionaux, nationaux et internationaux) sont joués dans différents lieux de la bastide de Mirepoix.
  • Théâtrales en Couserans

Musique[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Littérature[modifier | modifier le code]

Personnalités[modifier | modifier le code]

Arts[modifier | modifier le code]

Ingénierie[modifier | modifier le code]

Littérature[modifier | modifier le code]

Politique[modifier | modifier le code]

Religion[modifier | modifier le code]

Sport[modifier | modifier le code]

Tourisme[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Tourisme dans l'Ariège.

Les résidences secondaires[modifier | modifier le code]

Selon le recensement général de la population du 1er janvier 2008, 25,3 % des logements disponibles dans le département étaient des résidences secondaires.

Ce tableau indique les principales communes de l'Ariège dont les résidences secondaires et occasionnelles dépassent 10 % des logements totaux.

Ville Population municipale Nombre de logements Résidences secondaires  % résidences secondaires
Suc-et-Sentenac 60 259 226 87,25 %
Ustou (Guzet-neige) 346 1 314 1 075 81,82 %
Couflens 84 279 223 79,81 %
Boussenac 188 473 366 77,45 %
Quérigut 139 326 250 76,62 %
Ax-les-Thermes 1 426 3 113 2 359 75,77 %
Le Port 204 464 348 74,90 %
Saint-Lary 155 347 247 71,15 %
Sentein 146 365 258 70,64 %
Aulus-les-Bains 207 446 311 69,73 %
Montferrier 647 942 604 64,13 %
Les Bordes-sur-Lez 165 317 201 63,29 %
Soulan 345 462 285 61,77 %
Biert 295 490 302 61,63 %
Seix 816 973 567 58,27 %
Rabat-les-Trois-Seigneurs 307 395 228 57,85 %
Saurat 596 854 489 57,26 %
Auzat 599 694 395 56,89 %
Soueix-Rogalle 375 437 244 55,93 %
Massat 710 914 507 55,52 %
Savignac-les-Ormeaux 395 447 246 55,00 %
Ercé 550 589 315 53,54 %
Les Cabannes 347 385 203 52,65 %
Oust 533 536 260 48,51 %
Vicdessos 511 479 203 52,65 %
Serres-sur-Arget 779 594 248 41,83 %
Daumazan-sur-Arize 715 554 204 36,71 %
Bélesta 1 106 829 219 26,48 %

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Michel Chevalier, L'Ariège, photographies de Nicolas Fediaevsky, Ouest-France, 1985

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]