Argelès-sur-Mer

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Argelès-sur-Mer
Image illustrative de l'article Argelès-sur-Mer
Blason de Argelès-sur-Mer
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Pyrénées-Orientales
Arrondissement Céret
Canton La Côte Vermeille
(bureau centralisateur)
Intercommunalité Communauté de communes des Albères et de la Côte Vermeille
(siège)
Maire
Mandat
Antoine Parra
2016-2020
Code postal 66700
Code commune 66008
Démographie
Gentilé Argelésiens, Argelésiennes
Population
municipale
10 279 hab. (2014en augmentation de 2.45 % par rapport à 2009)
Densité 175 hab./km2
Géographie
Coordonnées 42° 32′ 42″ nord, 3° 01′ 25″ est
Altitude Min. 0 m – Max. 1 156 m
Superficie 58,67 km2
Localisation

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Liens
Site web ville.argeles-sur-mer.com

Argelès-sur-Mer est une commune française située dans le département des Pyrénées-Orientales, en région Occitanie.

Ses habitants sont appelés les Argelésiens[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Vue aérienne : Argelès-sur-Mer (au centre), avec autour Port-Vendres, Collioure, Saint-André, Palau-del-Vidre, Elne, Latour-bas-Elne, Saint-Cyprien (en partant au-dessus, à droite, en bas et en bas à gauche).

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune d'Argelès-sur-Mer se situe à l'est du canton d'Argelès-sur-Mer et dans l'arrondissement de Céret. Elle a pour communes limitrophes : Elne, Palau-del-Vidre, Saint-André, Sorède, Espolla (Espagne), Banyuls-sur-Mer, et Collioure[2]. On distingue plusieurs quartiers importants : le centre ville, Argelès plage et Argelès port et son prolongement, le Racou.

Situation de la commune (en vert) relativement au département.
Situation de la commune.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes d’Argelès-sur-Mer[2],[3]
Palau-del-Vidre Elne Mer Méditerranée
Saint-André Argelès-sur-Mer[2],[3] Collioure
Sorède Espolla
(Espagne)
Banyuls-sur-Mer

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La superficie de la commune est de 5 867 hectares. L'altitude varie de 0 à 1 099 mètres[4].

La partie d'Argelès-sur-Mer située le long du littoral culmine au sein du quartier Saint-Pierre à une altitude de 21 mètres. Le quartier du Racou ne dépasse pas les 10 mètres d'altitude et est dominé par l'Éperon d'Argent, situé à 34 mètres d'altitude. Les points culminants du territoire d'Argelès-sur-Mer se situent au sud-ouest, dans la chaîne des Albères[2].

La commune est classée en zone de sismicité 3, correspondant à une sismicité modérée[5].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est traversée par de nombreux cours d'eau, pour la plupart dans le sens de l'ouest ou du sud-ouest vers le littoral, situé à l'est de la commune. On trouve du nord au sud[2] :

  • le Tech : le fleuve trouve son embouchure au sein de la réserve naturelle du Mas Larrieu ;
  • la Ribereta, qui afflue au Grau de la Riberata ;
    • la Noguera, affluent RD de la Riberta ;
  • la Massane : ce petit fleuve traverse le village d'Argelès-sur-Mer et afflue au sein du port.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Dans les années 1910-1911, une éphémère ligne de tramway hippomobile à écartement de 0,60 m longue d'environ 4 km a existé sur le territoire de la commune[6].

La ville d'Argelès est reliée à Perpignan par la RD 914, aménagée en route express à deux fois deux voies entre les deux villes.

Pour ce qui est des transports urbains, elle est desservie par plusieurs lignes du réseau départemental (vers Perpignan, Cerbère et Céret)[7].

Enfin, la gare ferroviaire, située sur la ligne littorale, est desservie par plusieurs aller-retours TER par jour ainsi que deux trains directs Intercités depuis Paris, dont un de nuit.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

La ville d'Argelès-sur-Mer avec le Château de Valmy, vue depuis la Tour de la Massane.

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Le village d'Argelès s'est développé dans l'intérieur des terres, sur les berges de la Massane. Argelès-Plage est apparue plus tard le long du littoral.

Logement[modifier | modifier le code]

La ville d'Argelès-sur-Mer compte, en 2009, 14 485 logements. Parmi ceux-ci, 33,8 % sont des résidences principales, 61,7 % sont des résidences secondaires et 4,4 % sont vacants. 62,8 % des ménages d'Argelès-sur-Mer sont propriétaires de leur résidence principale[8].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Formes du nom

En catalan, le nom de la commune est Argelers. Inspiré du français, Argelers de la Marenda est aussi utilisé afin de distinguer cette commune des autres Argelès de France[9]. Lluís Basseda recommande d'utiliser Argilers plutôt que Argelers et sinon, Argelers-sobre-mar, traduction plus fidèle que Argelers-de-la-Marenda[10].

La première mention du nom remonte à 879 en tant que Villa de Argilariis. Le nom est ensuite repris au Xe siècle sous les formes Argileria et Villam Argelariam. On rencontre ensuite au XIIe siècle Argilarium et Argelers, puis aux XIIIe et XIVe siècles Argilers et Argillers. Enfin, on trouve au XVIIe siècle Argellés et Argelès[10].

Le , Argelès prend officiellement le nom d'Argelès-sur-Mer[11].

Étymologie

Les armes de la ville d'Argelès datant du XVIIe siècle portent un plant de genêt épineux. Ce symbole fut attribué en se basant sur une étymologie fantaisiste rattachant Argelès au catalan argelaga, terme désignant cette plante. Cette étymologie ne résiste ni à l'analyse linguistique, ni à la comparaison avec les nombreuses localités qui portent des noms identiques ou similaires. Une telle origine aurait plutôt donné Argelaguers, nom présent par ailleurs en Catalogne des deux côtés de la frontière[10].

Plus simplement, le nom renvoie à un lieu ou abonde l'argile, du latin argila suivi du suffixe collectif -arium. La multiplication des carrières d'argile et des tuileries a eu pour cause dès le Moyen Âge de faire passer la finale du singulier au pluriel en -aris, donnant Argelers et non Argeler. Preuve de ces activités, il existe encore dans cette localité un quartier dénommé La Teuleria, du latin tegula (tuile) suivi du suffixe -aria[10].

Histoire[modifier | modifier le code]

Origines[modifier | modifier le code]

Sans aller jusqu'à la mythologie qui voudrait qu'Hercule ait fondé Argelès[12], il est certain que le territoire de la commune était occupé par l'homme dès les temps préhistoriques, la présence de deux dolmens et d'un ossuaire de l'âge des métaux l'atteste.

Antiquité[modifier | modifier le code]

Un sanctuaire gréco-romain a existé au site de La Fajouse, dans les Albères[13].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Déjà citée en 879, puis plus tard en 981 comme étant une des limites des possessions de l'abbaye de Saint-Génis-des-Fontaines[12], la ville d'Argelès est tout d'abord sous la dépendance directe des comtes du Roussillon, puis passe ensuite entre les mains des rois catalans puis aragonais. Elle est au centre des affrontements entre les rois de Majorque et ceux d'Aragon, aux XIIIe et XIVe siècles[14]. Le , un traité de paix y est signé entre Jaume II de Majorque et Jaume II de Catalogne-Aragon. Le traité ne dure guère, puisque le la cité est assiégée par Pierre IV d'Aragon, et finit par capituler le 6 juin[12].

D'autres épisodes militaires viendront encore troubler le calme de la ville ; ainsi, elle est assiégée par Louis XI dans la seconde moitié du XVe siècle.

Temps modernes[modifier | modifier le code]

La ville passa dans le Royaume de France à partir de 1659.

Révolution française[modifier | modifier le code]

La commune d'Argelès est créée en 1790. La paroisse de Taxo-d'Avall est rattachée à Argelès.

La ville est assiégée par les troupes espagnoles du général Ricardos en 1793.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Rue Vermeille.

En 1939, à la fin de la guerre d'Espagne, des dizaines de milliers de républicains franchirent la frontière et furent enfermés par les autorités françaises au camp de concentration d'Argelès-sur-Mer, situé juste au nord de la plage d'Argelès[15]. Cette situation, qui dura de nombreux mois, est encore bien présente dans l'esprit des habitants d'Argelès et, même s'ils n'en furent pas les responsables, ils conservent la honte d'un épisode tragique de leur histoire[réf. nécessaire]. Ce camp devint durant la Seconde Guerre mondiale un Centre de rassemblement des étrangers avant d'être transformé en septembre 1941 en chantier de jeunesse.

Depuis le début du XXe siècle, la population d'Argelès est en constante augmentation, la ville s'agrandissant entre village et plage et vers la plaine, en respectant le massif des Albères. Le recensement de 1999 montre une impressionnante augmentation de 2 000 habitants en 9 ans. Cette croissance est soutenue par le tourisme, la ville d'Argelès accueillant des milliers de touristes sur l'ensemble de son territoire depuis les années 1950.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Canton[modifier | modifier le code]

Le canton d'Argelès est créé en 1790 avec Argelès pour chef-lieu. Supprimé dès 1793, Argelès rejoint alors le canton de Collioure. Ce dernier est supprimé à son tour en 1801 et le canton d'Argelès est de nouveau créé. Argelès redevient alors chef-lieu de canton et ne change plus par la suite[11],[4]. À compter des élections départementales de 2015, le canton d'Argelès-sur-Mer est de nouveau supprimé et la commune rejoint le canton de la Côte Vermeille, déjà existant mais entièrement reconfiguré.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Signature du maire Paul Pujas en 1815.
Liste des maires successifs depuis la Libération de la France[16]
Période Identité Étiquette Qualité
1944 1945 Frédéric Trescases    
1945 1947 Joseph Farre    
1947 1947 Germain Farre    
1947 1953 Frédéric Trescases    
1953 1981 Gaston Pams Gauche démocratique Sénateur (1959-1981)
1981 1983 Isidore Fourriques MRG  
1983 mars 2001 Jean Carrère PS Conseiller régional du Languedoc-Roussillon de 1998 à 2004
mars 2001 Pierre Aylagas[17] PS Maire élu en 2001, 2008 et 2014
Conseiller général depuis 1998 jusqu'en 2012
Vice-président du conseil général jusqu'en 2012
Député depuis juin 2012
Président de la communauté de communes Albères Côte Vermeille depuis 2001
en cours Antoine Parra[18] PS  

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Démographie ancienne[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : La Pave et Taxo-d'Avall.

La population est exprimée en nombre de feux (f) ou d'habitants (H).

Évolution de la population
1355 1359 1365 1378 1424 1470 1515 1553 1643
189 f 200 f 196 f 161 f 200 f 80 f 69 f 76 f 63 f
1709 1720 1730 1765 1767 1774 1789 1790 -
192 f 200 f 204 f 600 H 1 640 H 204 f 240 f 1 193 H -
(Sources : Jean-Pierre Pélissier, Paroisses et communes de France : dictionnaire d'histoire administrative et démographique, vol. 66 : Pyrénées-Orientales, Paris, CNRS, , 378 p. (ISBN 2-222-03821-9))

Notes :

  • 1355 : dont 6 f pour Torreneules ;
  • 1359 : dont 7 f pour Torreneules ;
  • 1774 : Argelès et les deux Taxous ;
  • 1789 : pour Argelès et Taxo de Vall.

Démographie contemporaine[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du début des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[19],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 10 279 habitants, en augmentation de 2,45 % par rapport à 2009 (Pyrénées-Orientales : 4,38 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
847 1 064 1 173 1 401 1 478 1 964 2 136 2 251 2 325
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 447 2 456 2 537 2 600 2 833 3 134 3 303 3 413 3 307
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 358 2 913 2 837 2 851 2 835 2 966 2 945 2 968 2 907
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
3 659 5 022 5 100 5 723 7 188 9 069 9 928 9 939 10 279
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[20] puis Insee à partir de 2006 [21].)
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Évolution du rang de la commune
selon la population municipale des années : 1968[22] 1975[22] 1982[22] 1990[22] 1999[22] 2006[23] 2009[24] 2013[25]
Rang de la commune dans le département 8 10 10 7 4 5 5 5
Nombre de communes du département 232 217 220 225 226 226 226 226

Enseignement[modifier | modifier le code]

La ville d'Argelès-sur-Mer possède trois écoles maternelles. Ses effectifs sont en 2014 de 76[26], 107[27] et 128 élèves[28]. Il y a deux écoles élémentaires, dont les effectifs sont en 2014 de 192[29] et 342 élèves[30].

La commune possède également un collège[31], construit dans les années quarante à l'emplacement de l'actuelle mairie, puis reconstruit dans les années soixante-dix en-dehors de la ville et près de la Massane, dont il subira les inondations en 1999. L'établissement accueille autour de 600 élèves[32].

Un lycée général et professionnel est inauguré en 2015[33]. Il est nommé en hommage à l'ancien président de la région Languedoc-Roussillon Christian Bourquin, disparu en 2014. Il accueille pour sa première rentrée 861 élèves[34].

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Foires et marchés[35]
  • Marché de la plage du 10 juin au 20 septembre, les lundis, mercredis et vendredis ;
  • Marché Artisanal, au Centre Plage du 15 juin au 15 septembre, tous les soirs, de 17 h à 24 h ;
  • Marché au village : mercredis[réf. nécessaire], samedis ;
  • Fête patronale : 27 septembre ;
  • Foire : 1er janvier.
Événements

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

  • Étoile sportive catalane : club de rugby à XV d'Argelès-sur-Mer.
  • Jeune garde Argelésienne : club de basketball d'Argelès-sur-Mer.
  • Argelès Handball Club : Club de handball d'Argelès-sur-Mer.
  • Tennis de Table: club ayant disparu dans les années 70 et recréé en 1996.

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2010, le revenu fiscal médian par ménage était de 24 142 €[36]. En 2011, ce revenu est de 24 759 €[37].

En 2009, le revenu fiscal médian des ménages par unité de consommation est de 17 504 €. Le revenu net déclaré moyen par foyer fiscal est de 20 884 € et 48,2 % des foyers fiscaux sont imposables[8].

Emploi[modifier | modifier le code]

L'effectif total de l'emploi sur Argelès-sur-Mer en 2009 est de 4 046 personnes, parmi lesquelles 76,8 % sont salariées. L'effectif total a augmenté de 3,8 % de 1999 à 2009[8].

En 2009, le taux d'activité des 15-64 ans est de 63,3 % et le taux de chômage de 17,3 %. La commune comprend au 1 102 demandeurs d'emploi toutes catégories confondues, parmi lesquels figurent 895 demandeurs d'emploi de catégorie A[8].

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Argelès-sur-Mer compte 1 833 établissements actifs à la date du . Parmi ceux-ci, 6,2 % relèvent du secteur de l'agriculture, 3,8 % de l'industrie, 7,7 % de la construction, 72,1 % des commerces, transports et services 10,3 % de l'administration publique, l'enseignement, la santé et l'action sociale[8].

Une part importante de l'économie est basée sur le tourisme. Classée station balnéaire depuis 1962, Argelès-sur-Mer est la première ville des Pyrénées-Orientales à recevoir le nouveau classement de station de tourisme, par décret ministériel du [38].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Monuments et lieux touristiques[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

Dolmens :

Églises :

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Le Bois des pins

À l'initiative du Conseil général qui cherche alors à rentabiliser les différentes portions de territoire du département, la commune d'Argelès accepte que soit réalisé en 1861 un premier essai, près du bord de mer, de plantation de pins d'une étendue de deux hectares. Le financement, intégralement pris en charge par l'État, en est rendu possible par la loi de 1860 sur le reboisement et le gazonnement des montagnes, initialement destinée à lutter contre la déforestation et l'érosion des terrains. Malgré l'échec du premier essai, d'autres plantations sont effectuées les années suivantes, toujours à la charge de l'État. En 1864, la commune d'Argelès est mise en demeure de financer elle-même la suite du projet, ce qu'elle refuse catégoriquement, arguant du manque de moyens. Les plantations continuent alors quelques années avant que l'État ne finisse par abandonner le projet[40].

La commune héberge de nos jours plus de 8 000 pins centenaires, dont 2 000 dans le secteur du Bois des pins. Après l'implantation du premier camping municipal dans les années 1930, le Bois des pins connaîtra plusieurs campagnes de replantations successives à partir des années 1970, essentiellement de pins parasol et de pins maritimes[41].

Le site du Racou

Le site du Racou (en catalan : El Racó, provenant du préfixe re- et du latin Cuneus, « coin »[10], situé sur la commune d'Argelès-sur-Mer, est un site naturel appartenant au Conservatoire du littoral et des rivages Lacustres. Le Racou est d'une valeur écologique notable, avec la présence de deux espèces protégées: la Passerine hérissée et l'Armérie du Roussillon, ainsi que plusieurs habitats naturels d'intérêt communautaire. Les paysages de ce site sont remarquables et diversifiés, avec des vues sur les falaises du littoral, des ambiances de sous-bois (Bois de Valmarie), un maquis.

Vallée de la Massane

La Cova de la Tortuga est un petit abri granitique se situant près du hameau de La Pave. Des fouilles archéologiques ont été réalisées en 1958 et 1959 par Roger Grau et une partie du mobilier est actuellement en exposition à la Maison du Patrimoine Françoise-Claustre à Céret. Cette grotte fait partie de la Route des tortues en Catalogne.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes d'Argelès-sur-Mer

Les armes peuvent se blasonner ainsi : D'argent à un argelac (ajonc épineux) de sinople fleuri de sept pièces d'or, accompagné de trois fleurs de lys d'azur, deux aux flancs et une en pointe, à la champagne aussi de sinople.

Culture populaire[modifier | modifier le code]

Littérature

Galerie[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Ernest Delamont, Sièges soutenus par la ville d'Argelès en Vallespir, Bordeaux, Imprimerie générale de Mme Crugy, , 23 p.
  • Pierre Besson, Argelès et la Révolution : 1789-1799, Argelès-sur-Mer, Massana, , 188 p. (notice BnF no FRBNF35071748)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.habitants.fr
  2. a, b, c et d Carte IGN sous Géoportail
  3. Institut cartographique de Catalogne, « Visualisateur cartographique Vissir » (consulté le 24 août 2013)
  4. a et b Notice Cassini d'Argelès-sur-Mer
  5. « Plan séisme »
  6. René Courant, Le temps des tramways, Cabri, , p. 11
  7. Conseil Général des Pyrénées-Orientales, « Le bus à 1 euro », sur www.cg66.fr (consulté le 3 juillet 2010)
  8. a, b, c, d et e Insee, résumé statistique pour la commune d'Argelès-sur-Mer en 2009
  9. (ca)(fr)Institut d’Estudis Catalans, Université de Perpignan, Nomenclàtor toponímic de la Catalunya del Nord, Barcelone, (lire en ligne)
  10. a, b, c, d et e Lluís Basseda, Toponymie historique de Catalunya Nord, t. 1, Prades, Revista Terra Nostra, , 796 p.
  11. a et b Jean-Pierre Pélissier, Paroisses et communes de France : dictionnaire d'histoire administrative et démographique, vol. 66 : Pyrénées-Orientales, Paris, CNRS, , 378 p. (ISBN 2-222-03821-9)
  12. a, b et c Ernest Delamont, Sièges soutenus par la ville d'Argelès en Vallespir, Bordeaux, Imprimerie générale de Mme Crugy, , 23 p.
  13. L'Indépendant, 7 août 2013, Les vestiges d'un sanctuaire gréco-romain mis au jour dans les Albères
  14. a et b Jean Sagnes (dir.), Le pays catalan, t. 2, Pau, Société nouvelle d'éditions régionales, , 579-1133 p. (ISBN 2904610014)
  15. Corazón Helado de 1939 - Los exilios republicanos
  16. Liste des maires sur le site FranceGenWeb
  17. Réélection 2014 : « Maires », sur le site de la Préfecture du département des Pyrénées-Orientales (consulté le 16 novembre 2016).
  18. Véronique Parayre, « Argelès: le socialiste Antoine Parra, élu maire à la majorité, succède à Pierre Aylagas », L'Indépendant,‎ (lire en ligne)
  19. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee
  20. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  21. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  22. a, b, c, d et e INSEE, « Population selon le sexe et l'âge quinquennal de 1968 à 2012 (1990 à 2012 pour les DOM) », sur insee.fr,‎ (consulté le 10 janvier 2016)
  23. INSEE, « Populations légales 2006 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr,‎ (consulté le 8 janvier 2016)
  24. INSEE, « Populations légales 2009 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr,‎ (consulté le 8 janvier 2016)
  25. INSEE, « Populations légales 2013 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr,‎ (consulté le 8 janvier 2016)
  26. Annuaire du Ministère de l'Éducation nationale, école maternelle publique Les Tamaris d'Argelès-sur-Mer
  27. Annuaire du Ministère de l'Éducation nationale, école maternelle publique Édourard Herriot d'Argelès-sur-Mer
  28. Annuaire du Ministère de l'Éducation nationale, école maternelle publique La Granotera d'Argelès-sur-Mer
  29. Annuaire du Ministère de l'Éducation nationale, école élémentaire publique Molière d'Argelès-sur-Mer
  30. Annuaire du Ministère de l'Éducation nationale, école élémentaire publique Curie-Pasteur d'Argelès-sur-Mer
  31. Annuaire du Ministère de l'Éducation nationale, collège Les Albères d'Argelès-sur-Mer
  32. Site du Collège Les Albères, section Présentation
  33. Annuaire du Ministère de l'Éducation nationale, lycée Christian-Bourquin d'Argelès-sur-Mer
  34. Véronique Parayre, « Argelès-sur-Mer : 861 élèves inaugurent le lycée », L'Indépendant,‎ (lire en ligne)
  35. Michel de La Torre, Pyrénées-Orientales : Le guide complet de ses 224 communes, Paris, Deslogis-Lacoste, coll. « Villes et villages de France », (ISBN 2-7399-5066-7)
  36. « Fichier RFDM2010COM : Revenus fiscaux localisés des ménages - Année 2010 », sur le site de l'Insee (consulté le 1er février 2013).
  37. « Fichier RFDM2011COM : Revenus fiscaux localisés des ménages - Année 2011 », sur le site de l'Insee (consulté le 14 août 2013).
  38. Cécile Marche, « Argelès, 1re station des P.-O. classée station de tourisme », L'Écho du Roussillon, no 136,‎ , p. 8
  39. http://fr.argeles-sur-mer.com/articles-tourisme-3/44-28-centre-interpretation-albera/
  40. Fabricio Cárdenas, 66 petites histoires du Pays Catalan, Perpignan, Ultima Necat, coll. « Les vieux papiers », , 141 p. (ISBN 978-2-36771-006-8, notice BnF no FRBNF43886275)
  41. Site de la ville, section Bois de pins