Coupe de France de football 1928-1929

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Coupe de France
1928-1929
Généralités
Sport Football
Organisateur(s) Fédération française de football
Éditions 12e
Lieu(x) Drapeau de la France France
Date Saison 1928-1929
Participants 380 clubs
Épreuves 10 tours au total
Site(s) Finale au Stade olympique Yves-du-Manoir
Site web officiel http://fff.fr/cfra/

Palmarès
Tenant du titre Red Star Olympique (4)
Vainqueur SO montpelliérain (1)
Finaliste FC Sète
Demi-finalistes UR Dunkerque-Malo
Stade raphaëlois

Navigation

La Coupe de France 1928-1929, réunissant 380 clubs participants[1], a été remportée par les Sports Olympiques Montpelliérains qui s'imposent face à leurs voisins du FC Sète dans une finale 100 % héraultaise.

C'est la première des deux Coupes de France glanées par Montpellier.

Contexte[modifier | modifier le code]

La grande compétition nationale[modifier | modifier le code]

Les Ligues de football françaises lors de la saison 1928-1929

Le football de la fin des années 1920 est encore un football de ligues régionales. Les 16 ligues sont celles qui organisent les seuls championnats à l'année, généralement nommés Division d'Honneur.

Entre 1927 et 1929 est organisé un championnat de fin de saison qui réunit les équipes vainqueurs des Divisions d'Honneur. Cependant, ce championnat subit une vive opposition de certaines ligues et clubs et est supprimé à la fin de la saison 1928-1929. L'Auto cite ainsi des délégués des ligues : « Il n'y a aucun intérêt à participer à une épreuve sans retentissement. » ou encore « Les Championnats régionaux sont bien plus intéressants pour les clubs. »[2]. Ainsi, malgré l'existence d'un championnat national, la Coupe de France reste la compétition nationale phare. En ouverture de saison, L'Auto considère cette édition de la Coupe de France comme « La grande compétition nationale »[3].

Domination parisienne[modifier | modifier le code]

Les différents clubs parisiens sont encore ceux qui dominent la Coupe de France. Ainsi, le seul club de province qui réussit à soulever la Coupe en 11 éditions est l'Olympique de Marseille. Lors de la saison précédente, en 1927-1928, les deux finalistes étaient parisiens : le Red Star Football Club l'emporta contre le Club athlétique de Paris.

Extrait du palmarès
Édition Vainqueur Score Finaliste
1 1918 Olympique 3 – 0 FC Lyon
2 1919 CA Sports généraux 3 – 2 a.p. Olympique
3 1920 CA Paris 2 – 1 Le Havre AC
4 1921 Red Star AC 2 – 1 Olympique
5 1922 Red Star AC (2) 2 – 0 Stade rennais UC
6 1923 Red Star AC (3) 4 – 2 FC Sète
7 1924 Olympique de Marseille 3 – 2 a.p. FC Sète
8 1925 CA Sports généraux (2) 1 – 1 a.p.
rejoué : 3 – 2
FC Rouen
9 1926 Olympique de Marseille (2) 4 – 1 AS Valentigney
10 1927 Olympique de Marseille (3) 3 – 0 US Quevilly
11 1928 Red Star Olympique (4) 3 – 1 CA Paris

Organisation[modifier | modifier le code]

Calendrier[modifier | modifier le code]

Calendrier de la Coupe de France 1928-1929
Tour Nom Date
1 Premier tour Dimanche 16 septembre 1928
2 Deuxième tour Dimanche 7 octobre 1928
3 Troisième tour Dimanche 4 novembre 1928
4 Trente-deuxièmes de finale Dimanche 6 janvier 1929
5 Seizièmes de finale Dimanche 20 janvier 1929
6 Huitièmes de finale Dimanche 3 février 1929
7 Quarts de finale Dimanche 17 mars 1929
8 Demi-finale Dimanche 7 avril 1929
9 Finale Dimanche 5 mai 1929

Tours préliminaires[modifier | modifier le code]

Trois tours préliminaires sont organisés. La majorité des équipes ne disputent cependant pas le 1er tour préliminaire, et entrent dans la compétition lors du 2e tour.

Trente-deuxièmes de finale[modifier | modifier le code]

Les trente-deuxièmes de finale se jouent le [4],[5].

































Seizièmes de finale[modifier | modifier le code]

Les seizièmes de finale se jouent le [7].


















Huitièmes de finale[modifier | modifier le code]

Les huitièmes de finale se jouent les [8]. En raison d'un match à rejouer des 16èmes du RC Arras, le match Cannes-Arras se joue le . Le match entre le SO Montpellier et le FC Mulhouse est remis en raison du terrain gelé, alors que entre Sète et le Club français, le match est à rejouer à la suite d'un nul. Ces deux rencontres se disputent également le .









Quarts de finale[modifier | modifier le code]

Les quarts de finale se jouent le sauf le match Sète-Cannes, joué le [9],[10].

Durant le 1er match, le FC Sète l'emporte 7 buts à 1 contre l'AS Cannes avec un sextuplé de Marcel Galey[11],[12]. Le lendemain, le SO montpelliérains élimine le Stade rennais UC 5 à 0, tandis que le Stade raphaëlois et l'UR Dunkerque-Malo battent respectivement la CA Paris et l'US Boulogne 1 à 0[12].


Feuilles de match



Demi-finales[modifier | modifier le code]

Les demi-finales ont lieu le dimanche .

La première demi-finale oppose le FC Sète, tenant du titre de la Division d'Honneur Sud-Est, à l'UR Dunkerque-Malo. Le FC Sète est considéré avant le match comme le favori. Ainsi, L'Auto commente « Il ne semble pas que Sète puisse être battu cet après-midi »[13]. Le match se déroule au Stade olympique de Colombes avec, en lever en rideau un match amical entre les équipes de France A et B. Sète domine le début de la rencontre, forçant Dunkerque à rester en défense. Le jeu de Dunkerque est décrit comme « sans grande précision », mais ils réussissent tout de même à attaquer quelques fois le but adverse, notamment grâce à un centre de D. Boutet. Lors de la seconde période, les favoris du FC Sète dominent à nouveau la rencontre et obtiennent un pénalty. Celui-ci est tiré par Barett, mais repoussé par Gianonelli, le gardien dunkerquois. Cependant, Barett récupère le ballon et marque le premier but de la partie. À la suite de ce but, le match est « plus animé », ce qui permet à Dunkerque d'égaliser sur coup franc. Cependant, le FC Sète reprend l'avantage quelques minutes plus tard grâce à Dormoy. Sète l'emporte contre une « courageuse » équipe de Dunkerque[14],[15].

Feuilles de match

Finale[modifier | modifier le code]

Le gardien Henric dégageant son camp durant la finale.

La finale se déroule le au Stade olympique de Colombes. Elle oppose deux clubs de la Ligue du Sud-Est, le FC Sète et le SO montpelliérains. Il s'agit de la troisième finale de Coupe de France pour Sète, après celles de 1923 et de 1924, toutes deux perdues. Le président de la République, Gaston Doumergue, assiste au match[16].

Les équipes ont déjà joués deux fois l'une contre l'autre durant cette saison, dans la Ligue du Sud-Est. Montpellier a remporté les deux matchs[17].

Le coup d'envoi est donné par l'équipe de Sète. Montpellier se procure une première occasion, laquelle est repoussée en corner par Barrett, puis le jeu s'équilibre. Après 20 minutes de jeu, le FC Sète obtient un corner, repoussé par Guillard. Sète poursuit l'attaque ; Cazal tire à nouveau, mais le ballon est dégagé par Rolhion. À cinq minutes de la mi-temps, Sekulić centre depuis l'aile gauche pour Titi Kramer, qui marque le premier but pour Montpellier, salué par des « acclamations enthousiastes ». Après ce but, Sète repart à l'attaque mais ne convertit aucune occasion. À la reprise, Sète attaque à nouveau, mais « l'imprécision des shoots » et une bonne défense de Montpellier les empêchent de marquer. Malgré quelques attaques de Montpellier, et notamment de Sekulić, c'est Sète qui est à l'offensive. La Stade olympique commence à tenter de gagner du temps, afin de maintenir son avance. Georges Kramer tente alors une attaque, fait la passe à son frère Edmond, lequel réussit à tromper la gardien juste avant la fin du match. La fin du match est sifflée juste après ce but[18],[19].

Feuille de match
Dimanche 5 mai 1929 SO montpelliérains 2 – 0 FC Sète Stade Olympique, Colombes
15 h 00
A. Kramer But inscrit après 40 minutes 40e
E. Kramer But inscrit après 89 minutes 89e
(1 – 0) Arbitrage : Edmond Gérardin
Arbitres assistants : Baiway, Raguin
Guillard - Olivet, Rolhion - Bousquet, Dedieu, Mistral - Ed. Kramer, Temple, A. Titi Kramer, G. Kramer, Sekulić Équipes Henric - Chardar, Skiller - Féjean, Barrett , Harrison - Galey, Dormoy, Cazal, Beck, Boutet

Maillot blanc à bande rouge horizontale
Maillot rayé horizontalement blanc et vert

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Match, hebdomadaire sportif, 09/10/1928
  2. A.-A. Ducrocq, « Le Conseil national de la FFFA a supprimé le championnat de France », L'Auto,‎ , p. 1 et 4 (lire en ligne)
  3. « La Coupe de France », L'Auto,‎ , p. 5 (lire en ligne)
  4. « Pas de grosses surprises pour les 32es de finale de la Coupe de France », L'Auto,‎ , p. 1 (lire en ligne)
  5. « F.F.F.A. La Coupe de France », L'Auto,‎ , p. 4 (lire en ligne)
  6. a b c d e f g et h Effectifs prévus publiés le jour précédant ou le jour du match par L'Auto
  7. « Un évènement Le Stade français bat l'Olympique de Marseille », L'Auto,‎ , p. 1 (lire en ligne)
  8. « Les huitièmes de finale de la Coupe de France », L'Auto,‎ , p. 1 (lire en ligne)
  9. « Sète contre Cannes, demain à Marseille, pour la Coupe de France », L'Auto,‎ , p. 1 et 5 (lire en ligne)
  10. « Les quarts de finale de la Coupe de France », L'Auto,‎ , p. 1 et 3 (lire en ligne)
  11. « La Coupe de France - Le F.C. Sète a battu l'A.S. Cannes par 7 à 1 », L'Auto,‎ , p. 4 (lire en ligne)
  12. a et b Gabriel Hanot, « Trois clubs du Sud-Est : Sète, Montpellier et Saint-Raphaël, sont demi-finalistes de la Coupe de France. Le quatrième qualifié est Dunkerque », Le Miroir des sports,‎ , p. 8 (lire en ligne)
  13. « Pour les demi-finales de la Coupe de France FC Sète contre UR Dunkerque-Malo cet après-midi, à Colombes », L'Auto,‎ , p. 1 (lire en ligne)
  14. « La Coupe de France de football », Le Petit Parisien,‎ , p. 4 (lire en ligne)
  15. R. D., « Les demi-finales de la Coupe de France », L'Auto,‎ , p. 4 (lire en ligne)
  16. « Aujourd'hui, à 15 heures, à Colombes Finale de la Coupe de France entre deux équipes du Sud-Est, le F.C. Sète et les S.O. Monpellierains », L'Auto,‎ , p. 1 et 5 (lire en ligne)
  17. « La finale de la Coupe de France », L'Auto,‎ , p. 4 (lire en ligne)
  18. « La Coupe de France de football », Le Petit Parisien,‎ , p. 4 (lire en ligne)
  19. René Ducrocq, « Les Sports olympiques Montpelliérains vainqueurs du FC Sète, par 2 buts à 0 inscrivent leur nom pour la première fois sur La Coupe de France », L'Auto,‎ , p. 1 et 5 (lire en ligne)