Gaule aquitaine

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Gaule aquitaine
Gallia Aquitania (la)

Ie siècle av. J.-C-Ve siècle ap. J.-C

Informations générales
Statut Empire romain d'Occident
Capitale Mediolanum Santonum puis Burdigala
Langue Latin vulgaire
Gallo-roman

Entités précédentes :

Entités suivantes :

La Gaule aquitaine (Gallia Aquitania) dans l'Empire romain, vers l'an 120.

La Gaule aquitaine (Gallia Aquitania en latin[1]) est une des trois provinces romaines (avec la Belgique et la Lyonnaise) créées par Auguste en 27 av. J.-C.. Le territoire de l'Aquitaine antique, limité au triangle Pyrénées – Atlantique – Garonne, facilement conquis par Publius Crassus, lieutenant de Jules César, en 55 av. J.-C., est ainsi augmenté d’une partie de la Gaule celtique, jusqu’à la Loire.

Administration[modifier | modifier le code]

La Gaule aquitaine était une province impériale. Sa capitale fut successivement :

On ignore quelle ville fut capitale de la Gaule aquitaine au IIe siècle : ce fut peut-être d'abord Saintes, puis Bordeaux. Une autre hypothèse possible a également proposé la ville de Lemonum (Poitiers) comme capitale de la province à cette époque. Cependant, au vu de l'historiographie récente, l'hypothèse de Lemonum comme capitale de la Gaule aquitaine semble peu probable[2].

Économie[modifier | modifier le code]

L’Aquitaine prospéra au sein de l’Empire romain. Une des routes de l’étain de Cornouailles via l’Armorique passait par Burdigala (Bordeaux), puis Tolosa (Toulouse) et Narbo Martius (Narbonne). Les Romains développèrent la vigne, qui était déjà cultivée dans la province par les Gaulois, et des artisans venus d’Arezzo lancèrent la production de céramique sigillée à Condatomagos (La Graufesenque, près de Millau) puis Lusonum (Lezoux, près de Thiers), atteignant un niveau quasi-industriel. Leur production de qualité se diffusa largement dans toute la Gaule, en Bretagne, en Italie et en Germanie.

Comme toutes les provinces de Gaule, les campagnes furent largement exploitées par des propriétaires de villas et des fermiers. La ville de Burdigala connut un essor important du IIe au milieu du IIIe siècle, comptant alors de 20 000 à 25 000 habitants[3].

Les Romains développèrent de nombreuses villes en Aquitaine : Burdigala (reste d’un amphithéâtre dit Palais Gallien), Vesunna (Périgueux, restes d’un amphithéâtre et d’un temple gallo-romain), Mediolanum Santonum (Saintes, vestiges d’un amphithéâtre, de l'Arc de Germanicus, de thermes et d'un aqueduc - Fontcouverte), Divona Cadurcorum (Cahors, vestiges d'un théâtre saccagé au XIXe siècle, de thermes dits de l'Arc de Diane, et actuellement fouilles d'un amphithéâtre et d'une basilique), Limonum (Poitiers, vestiges d'un amphithéâtre), Avaricum (Bourges), Augustonemetum (Clermont-Ferrand), Aginnum (Agen), Augustoritum (Limoges) et l'agglomération secondaire de Cassinomagus (Chassenon), Iculisma (Angoulême), Aquae Tarbellicae (Dax), Iluro (Oloron, remparts, thermes, temple), etc.

Partition[modifier | modifier le code]

Sous la tétrarchie, la Gaule aquitaine est divisée en trois provinces :

toutes rattachées au diocèse de Viennoise (puis diocèse des Sept Provinces), faisant partie de la préfecture du prétoire des Gaules.

Invasion[modifier | modifier le code]

Ravagées comme le reste de la Gaule par les invasions barbares après 406, l’Aquitaine seconde et la Novempopulanie sont envahies par les Wisigoths, avec le statut de fédérés, à partir de 418, puis l’Aquitaine première est occupée à son tour en 475.

Personnalités[modifier | modifier le code]

La province d’Aquitaine est le berceau de plusieurs Gallo-romains célèbres :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. L'Aquitania, la Gaule aquitaine
  2. Bouet Alain, La Gaule Aquitaine, Paris, Picard, 2015
  3. Etienne Robert, Bordeaux Antique, Bordeaux, Fédération historique du Sud-Ouest, coll. Histoire de Bordeaux, 15 novembre 1962, page 145

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Auguste Baillet, Étude sur la division des Gaules en dix-sept provinces, p. 505-528, dans Bibliothèque de l'école des chartes, 1858, volume 19, no 1 (lire en ligne)
  • Félix Rocquain de Courtemblay, Variations des limites de l'Aquitaine depuis l'an 58 avant J-C. jusqu'au Ve siècle, p. 256-271, dans Bibliothèque de l'école des chartes, 1861, volume 22, no 1 (lire en ligne)
  • Patrick Le Roux, Burdigala et l'organisation de la province romaine d'Aquitaine, p. 97-118, dans Conimbriga, 2010, no 49 (lire en ligne)
  • Alain Bouet, La Gaule aquitaine, Éditions A&J Picard, Paris, 2015 (ISBN 978-2-7084-0988-0) ; pp. 167

Articles connexes[modifier | modifier le code]