Stade lavallois Mayenne Football Club

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Stade lavallois MFC
Logo du Stade lavallois MFC
Généralités
Nom complet Stade lavallois Mayenne Football Club
Surnoms Les Tango[1]
Noms précédents Stade lavallois (1902-1989)
Stade lavallois FC (1989-1994)
Stade lavallois Mayenne FC (depuis 1994)
Fondation
(120 ans, 2 mois et 9 jours)
Statut professionnel 1976-2008
2009-2019
2022-
Couleurs Tango et noir
Stade Stade Francis-Le-Basser
(11 107 places)
Siège Plaine des Gandonnières
rue Georges Coupeau
53000 Laval
Championnat actuel Ligue 2
Président Laurent Lairy
Entraîneur Olivier Frapolli
Joueur le plus capé Mickaël Buzaré (367)
Meilleur buteur Guilherme Mauricio (101)
Site web stade-lavallois.com
Palmarès principal
National[note 1] Coupe d'été (1)
Coupe de la Ligue (1)
National (1)

Maillots

Kit left arm StadeLavallois2223h.png
Kit body StadeLavallois2223h.png
Kit right arm StadeLavallois2223h.png
Kit shorts StadeLavallois2122h.png
Kit socks kappafootballblacklogo.png
Domicile
Kit left arm StadeLavallois2223a.png
Kit body StadeLavallois2223a.png
Kit right arm StadeLavallois2223a.png
Kit shorts StadeLavallois2122a.png
Kit socks kappafootballblacklogo.png
Extérieur

Actualités

Pour la saison en cours, voir :
Saison 2022-2023 du Stade lavallois
0

Le Stade lavallois Mayenne Football Club, appelé plus communément Stade lavallois, est un club de football professionnel français, fondé le à Laval (Mayenne).

Le Stade lavallois demeure longtemps un club amateur participant aux championnats régionaux, dirigé par Henri Bisson. La nomination de Michel Le Milinaire comme entraîneur de l'équipe première en 1968, alors que le club évolue depuis quatre saisons en Championnat de France amateur, troisième échelon national, marque un tournant. En 1970, le club est intégré à la nouvelle Division 2, d'où il obtient sa promotion dans l'élite en 1976.

Devenu professionnel, le club continue sa progression et connaît son apogée au début des années 1980 : les Lavallois terminent à la cinquième place de Division 1 en 1982 et 1983, qui leur offre la qualification pour la Coupe UEFA 1983-1984 où ils éliminent au premier tour le prestigieux Dynamo Kiev. Le Stade Lavallois remporte la Coupe d'été en 1982 et la première édition de l'ancienne Coupe de la Ligue en 1984. Relégué en 1989 après treize saisons en D1, le club dispute ensuite dix-sept saisons en Division 2, avant d'osciller entre National et Ligue 2 depuis la fin des années 2000.

D'abord résident du stade Jean-Yvinec, le Stade lavallois utilise depuis 1970 le stade Francis-Le-Basser.

Le club est présidé par Laurent Lairy depuis avril 2021 et l'équipe professionnelle est entraînée par Olivier Frapolli depuis mai 2019. Le 2 mai 2022, après plusieurs années d'instabilité sportive et administrative, le club est officiellement promu en Ligue 2 et remporte le titre de Champion de France de National quatre jours plus tard.

Histoire[modifier | modifier le code]

Contexte de la naissance du Stade lavallois[modifier | modifier le code]

À l'aube du XXe siècle, le football est déjà pratiqué en France depuis une dizaine d'années, principalement à Paris, en Normandie et en Nord-Picardie[2]. En Bretagne et plus généralement dans l'Ouest de la France, le football est popularisé tout à la fin du XIXe siècle par des Anglais établis à Jersey qui l'introduisent à Saint-Brieuc et dans la région de Saint-Malo peu avant 1900[3].

La pratique de la culture physique avait déjà auparavant généré la création de plusieurs clubs omnisports, comme le Drapeau de Fougères (fondé en 1893), la Tour d'Auvergne Rennes (fondée en 1897) ou le Stade vannetais (fondé en 1898), mais la pratique du football n'est cependant pas toujours effective dès la création de ces associations, à Rennes par exemple, le Football-club rennais est créé tout au début de l'année 1901.

Création[modifier | modifier le code]

C'est le que Joseph Gemain, adjoint technique des Ponts et Chaussées à la mairie de Laval âgé de 20 ans, décide de créer le Stade lavallois, club omnisports[4].

Le premier président en est Émile Sinoir, professeur de rhétorique du Lycée de Laval (actuel lycée Ambroise-Paré), ancien normalien et agrégé de lettres[note 2]. La création du club se situe dans le contexte des réalisations de la municipalité républicaine de Laval, avec la création de la Bourse du Travail et de l'Université populaire[note 3] en 1901.

La déclaration d'association loi de 1901 intervient le 10 septembre 1902. L’objet de cette association est la pratique de sports athlétiques tels que le football, courses à pied, lancement de disque et du poids, lawntennis, etc. Le siège social du club se situe alors au 7 rue des Ruisseaux à Laval[6]. L'insertion au Journal officiel de la République française est datée du [7].

Le Stade lavallois est l'un des tout premiers clubs de France à s'inscrire sur les registres de la Fédération française de football association, créée en avril 1919. Lors de la séance du 2 juin 1919, le Bureau fédéral de la FFFA, réuni autour de Jules Rimet et Henri Delaunay, procède à ses premières affiliations et attribue au club mayennais le numéro 39[8]. À la suite du reformatage des numéros d'affiliation opéré en avril 1947, le club passe du numéro 39 au numéro 16, la moitié des numéros étant devenus vacants en raison de la disparition de nombreux clubs. Dans les années 1980, un nouveau reformatage attribuera le numéro 500016, le numéro 5 étant une catégorisation correspondant aux clubs libres[9]. En 2022, le Stade lavallois est le troisième club professionnel le plus anciennement affilié à la FFF, derrière le Red Star et le Stade rennais[note 4].

Le , le club fusionne avec le Sporting Club lavallois, laissant leurs divergences de côté. La nouvelle société sportive prend le nom de Stade lavallois, et son comité comporte 25 personnes choisies dans les deux clubs.

Les activités sportives sont alors football, rugby, athlétisme, boxe, escrime, tennis et natation. Le président est Léon Boüessé, les vices-présidents MM. Carru, de la Vaissière et Brault.

Premières années USFSA (1902-1918)[modifier | modifier le code]

Le football est la première discipline sportive pratiquée au sein de cette nouvelle association sportive, bien que la section de football ne soit officiellement agréée que le , avec notamment Louis Jarsallé et Camille Charlot[7].

Le club est d'origine laïque et s'affilie logiquement à l'Union des sociétés françaises de sports athlétiques (USFSA), fédération sportive au sein de laquelle le mouvement laïque est représenté[note 5], dont le comité de Bretagne a été créé le [10].

Premier match du Stade lavallois[11]

Date : dimanche 9 novembre 1902, 14 h 00
Match : Stade rennais Blason du Stade rennais au début du XXe siècle 6-0 Logo du Stade Lavallois dans les années 1920. Stade lavallois
Lieu : Terrain du Stade rennais, Boulevard Voltaire, Rennes.
Composition du Stade rennais (2-3-5) : Martin Gardien de but - Peter, Laugelier -
Lemainais, Leroy, Guibert - Duchesne, Ghis, Joulaud (cap.), Pellordet, Guillaume.
Maillot : Bleu marine et ciel.
Composition du Stade lavallois (2-3-5) : Demaire Gardien de but - Jarsallé, Placé -
Ayel, Ganche, Soize - Leizour, Fontaine, Joseph Gemain (cap.), Carré, Le Pot.
Maillot : Noir et rouge.
Arbitre : M. Paul Ferraud.
Prix d'entrée : 0,20 franc.

La première rencontre est amicale et oppose le le Stade lavallois à son voisin, le Stade rennais, fondé un an plus tôt. Sous le soleil et devant une nombreuse assistance, les Lavallois s'inclinent par six buts à zéro[12]. Le comité USFSA de Bretagne met en place à partir de 1903 un championnat régional, que les Lavallois intègrent. Ils évoluent dans un premier temps sur un terrain situé dans le quartier de la Senelle à Laval puis dans une prairie près de la marbrerie Bazin[13]. Ensuite, sans terrain pour s'entrainer, les stadistes s'entrainèrent sur le champ de manœuvres de la caserne Schneider. En octobre 1908, de nouvelles tribunes sont inaugurées[14]. John Bishop est capitaine en 1908-1909[14],[15].

Ce fut un abbé du Lycée de l'Immaculée-Conception qui rapporta le premier ballon règlementaire d'Angleterre et dispensa les stadistes de leçons de football techniques. Émile Sinoir, premier président du Stade lavallois et professeur au Lycée de Laval permettait aux élèves et notamment aux scolaires du Stade lavallois de s'entrainer au football pendant les horaires de récréations.

Logo de l'Union des sociétés françaises de sports athlétiques.
Logo de l'USFSA.

Jusqu'en 1914, ils participent au championnat de Bretagne de première série USFSA, dominé régulièrement par le Stade rennais et l'US Saint-Servan qui se partagent les titres de champions.

La Grande Guerre met le football entre parenthèses à partir de 1914. Quarante-et-un sportifs du Stade lavallois décèdent au combat. Leurs noms sont gravés sur une plaque apposée sur la tribune d'honneur du stade Francis-Le-Basser. En 1916, le comité de Bretagne USFSA décide la création pour la saison 1916-1917 d’un championnat de Bretagne « de guerre » dénommé Coupe Ernest Guéguen. Le Stade lavallois disputera ce championnat deux saisons de suite[16]. Au sortir de la guerre, le Stade rennais quitte le giron de l'USFSA pour participer à la création de la Ligue de l'Ouest de football-association (LOFA). Cette décision, prise lors de l'assemblée générale du Stade rennais le [17], signe l'arrêt de mort du comité régional USFSA.

La ligue de l'Ouest (1918-1940)[modifier | modifier le code]

La première assemblée générale de la LOFA, à laquelle participe les dirigeants du Stade lavallois, se tient le [18]. La Ligue de l'Ouest met en place un championnat réservé à ses clubs membres et une coupe ouverte à tous les clubs de la région[19]. Affiliée au comité français interfédéral dès 1918, la LOFA permet à ses membres de participer à la Coupe de France dès sa deuxième édition, en 1918-1919. Le Stade lavallois intègre la Division d'Honneur (DH) Ouest, le premier échelon régional et à l'époque plus haut niveau amateur. Ce championnat couvre les départements bretons, le Maine-et-Loire, la Loire-Atlantique, la Sarthe et la Mayenne. Le terrain dit du champ de la Croix, où évolue les Lavallois, est cédé par Émile Guérin, un des fondateurs du club, à la municipalité qui l'aménage progressivement.

Logo du Stade lavallois dans les années 1920.
Les joueurs mayennais évoluent en Tango depuis le 16 septembre 1923[20].

En septembre 1923, le Stade lavallois opte pour des maillots de couleur Tango[20]. Les deux équipes lavalloises sont en Division d'Honneur (DH) Ouest, et la rivalité est forte : L'Ouest-Éclair annonce le que « Par contre à Laval ça va barder[21] à Hilard - l'Union Sportive Beauregard recevra le Stade lavallois, un pronostic est impossible. Souhaitons que ce match se déroule dans le calme nécessaire à sa régularité. » Lors de la saison 1925-26, le Stade lavallois s'incline en 32e de finale de la Coupe de France face au Stade français (4-0)[note 6].

Le stade du champ de la Croix devient en 1930 le stade Jean-Yvinec, en mémoire de ce joueur reconnu, arrivé en 1918 et mort prématurément en 1929, à l'âge de 29 ans. Il sert pendant longtemps de terrain d'entrainement.

Le club assure son maintien pendant douze saisons, jusqu'à sa relégation en 1930[note 7]. En 1930, le Stade lavallois refuse de rester en DH pour des raisons majeures d'ordre matériel et financier. Champion de Promotion d'Honneur (PH) en 1931, il refuse à nouveau son accession. En 1933 et 1934, champion de son groupe de promotion, il refuse encore de faire les barrages d'accès à la DH.

Le 16 juin 1934, le docteur Francis Le Basser devient président. Il occupera ce poste jusqu'à sa mort en 1974. En 1935, il remporte le championnat de Promotion d'Honneur (PH) et accepte sa promotion en DH[22]. La même année, le club fonde une « école de football-association », sa première structure destinée à la formation des jeunes footballeurs[23]. Lors de la saison 1936-37, le Stade lavallois s'incline en 32e de finale de la Coupe de France face à l'Olympique lillois (4-1), vice-champion de France en titre, devant 4 000 spectateurs[note 8]. En 1939, le club est de nouveau relégué de DH.

La Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Un bulletin mensuel est édité à trois reprises avant la censure allemande en 1940. Il se fait le témoignage de la vie du club pendant le début de la Seconde Guerre mondiale[24].

Pendant la Seconde Guerre mondiale, sous l'occupation allemande, le championnat est suspendu mais le Stade lavallois continue à jouer, avec quelques Lavallois et des joueurs salariés des Établissements Borel qui évitent ainsi d'être requis pour le service du travail obligatoire (STO) en Allemagne[25]. À partir de juin 1941, cette entreprise travaille pour le compte de l'Allemagne[26] : l'usine est protégée par l'Occupant, permettant aux jeunes[note 9] d'échapper au Service du travail obligatoire[note 10],[27]. Le directeur de l'entreprise Vincent André recrute de nombreux sportifs, et noue des liens étroits avec le Stade lavallois : ses meilleurs joueurs ont souvent un emploi réservé à l'usine[28], comme le gardien William Bambridge. Dans L'Ouest-Éclair du 18 juin 1941, l'industriel justifie cette politique, ayant été rappelé à l'ordre par le Commissariat général à l’Éducation et aux Sports[29], dirigé par Jean Borotra, dans les gouvernements du régime de Vichy. Ce dernier, partisan de la pratique populaire du sport et opposé à sa professionnalisation, cherche à promouvoir le sport amateur. À la Libération, Vincent André doit rendre des comptes au comité départemental de la Libération, pour ses actes de collaboration avec l'ennemi. Il effectue deux séjours en prison, avant d'être finalement blanchi. Le PDG Gabriel Borel se suicide en septembre 1945[27],[30].

En 1942, les Lavallois s'inclinent en finale de la Coupe de l'Ouest face à l'Union Mean Penhoët[note 11].

Deux des dirigeants principaux, Francis Le Basser et Pierre Coste, membres du mouvement de résistance intérieure Libération-Nord, sont arrêtés par les Allemands et déportés. Guy Fleury, membre du comité directeur du Stade lavallois pendant 25 ans, est combattant volontaire de la Résistance[31].

Une plaque située sur la tribune sud du Stade Francis-Le Basser honore les 48 sportifs du Stade lavallois, dont Bernard Le Pecq, morts pour la France lors de la Première Guerre mondiale, la Deuxième Guerre mondiale, et la Guerre d'Algérie[32].

La ligue de l'Ouest (1945-1964)[modifier | modifier le code]

En 1945, les compétitions reprennent et le Stade lavallois retrouve la Promotion d’Honneur de la ligue de l’Ouest. Henri Bisson prend les destinés de la section football le 16 octobre 1947, succédant à Eugène Brault. Lors de la saison 1947-1948, le Stade lavallois est de nouveau champion de Promotion d'honneur[note 12] et remporte la Coupe de l’Ouest en 1949, face aux Gas de Saint-Thivisiau Landivisiau (1-0). Il retrouve en 1950 son rival local : l'Union sportive de Beauregard en Division d'Honneur.

Le Stade lavallois est relégué en Promotion d'Honneur en 1951 et ne retrouve la Division d'Honneur qu'en 1957. Cette année, l'équipe rencontre en poule finale les champions des deux autres groupes de la ligue de l'Ouest, le Stade pontivien (1-1) et le Stade léonard de Saint-Pol-de-Léon (5-2). Pontivy battant Saint-Pol-de-Léon 3 à 2, le Stade lavallois accède à la DH grâce au plus grand nombre de buts marqués[note 13]. L'équipe redescend dès la saison suivante, après une défaite lors de la dernière journée face au Stade briochin. L'entraîneur André Sorel, présent depuis 1954, est démis de ces fonctions et remplacé par Robert Heuillard.

Le club ne reste qu'une saison en PH et revient en DH pour la saison 1959-1960, à l'issue d'un parcours exceptionnel (77 buts marqués, contre 9 concédés)[note 14]. Le club s'ancre alors en DH, à laquelle il participe à cinq éditions d'affilée.

Le championnat de France amateur (1964-1968)[modifier | modifier le code]

En 1963-1964, le Stade lavallois, nouvellement dirigé par le gardien de but Jean Barré comme entraîneur-joueur, obtient le titre de champion de division d'honneur de l'Ouest, avec vingt victoires en vingt-six matchs[note 15],[33]. Le SL accède ainsi pour la première fois à un championnat national, le championnat de France amateur. Le club remporte également cette année-là la Coupe de l’Ouest, en s'imposant en finale face au Stade de Lesneven (6-0).

Bien que promu dans le groupe Ouest de CFA, le SL termine champion, avec neuf points d'avance sur Blois[34], dès sa première saison. Le Stade se qualifie ensuite pour la finale du championnat en disposant du RC Calais (défaite 1-0 dans le Nord et victoire 5-0 à Laval) puis de Bergerac Foot (victoires 4-1 à Bergerac et 3-0 à Laval)[35]. Le , les Lavallois s'inclinent face au Gazélec d'Ajaccio au Parc des Princes (1-0), devant 15 950 spectateurs[36]. La composition de l'équipe lavalloise était la suivante : Josse, Le Pennec, Delaroux, Ferrette, Lereidde, Gaumer, Lefebvre, Gonfalone, Fort, Alonzo et Troadec. Les trois saisons suivantes voient le club obtenir son maintien en CFA.

L'ère Le Milinaire (1968-1992)[modifier | modifier le code]

En 1968, Michel Le Milinaire est nommé entraîneur du Stade lavallois, en remplacement de Jean Barré qui se voit confier l'équipe réserve. Le Milinaire est un ancien joueur du club, repéré par Henri Bisson. Les deux hommes vont changer à jamais la structure du Stade lavallois et mener le club amateur jusqu'à la coupe d'Europe.

L'accès à la première division (1968-1982)[modifier | modifier le code]

Photographie en noir et blanc du joueur de football Alain Desgages en 1976.
Acteur des trois montées en CFA, en D2 puis en D1, Alain Desgages présidera le club de 2002 à 2003.

Le Milinaire obtient dès sa première saison le titre de champion du groupe Ouest de CFA. Les joueurs défilent en ville accompagnés des supporters, puis sont reçus avec leurs dirigeants à l'hôtel de ville par Francis Le Basser, maire de Laval[37]. Les Lavallois seront toutefois défaits au 1er tour de la phase finale par l'Union Montilienne Sportive (2-0), à Bourges. Le Milinaire effectue alors sa journée de travail comme conseiller pédagogique sportif, et le soir, s'occupe de l'entraînement comme les joueurs y compris les anciens professionnels comme Lionel Lamy qui travaillent en entreprises, dans les banques[38], dans la fonction publique, ou bien encore étudiants[39]. À l'issue de la saison suivante, terminée à la 4e place, une réforme des championnats français permet au SL d'intégrer le groupe Centre de Division 2. L'équipe assure son maintien en terminant 12e sur 16[40].

La présidence : « La présidence est un métier banal. Il faut une certaine continuité, une présence et une disponibilité. Mais, si un président doit tout voir, il ne peut tout faire. C'est pourquoi sa principale qualité s'exprime dans le choix de ses collaborateurs, notamment pour la gestion. Moi, j'ai la chance d'être entouré de personnes bénévoles, et c'est la grande originalité du club. Il n'y a que trois salariés : une femme de ménage, une dactylo, et un employé aux écritures. ».


Le club se structure. Chaque année, l'équipe est renforcée. L'année 1971 voit l'inauguration du stade Francis-Le-Basser, en remplacement du stade Jean-Yvinec[39]. La même année, cinquante-trois ans après la création du premier groupe de supporters, les supporters lavallois fondent les socios, qui devient le groupe de supporters officiels du Stade lavallois. Les joueurs lavallois poursuivent leur progression lors des saisons suivantes, assurant chaque saison un maintien confortable malgré le resserrement du championnat de 48 à 36 équipes.

En mai 1974, à la suite du décès de Francis Le Basser, Henri Bisson devient président du comité directeur du Stade lavallois omnisports, tout en conservant ses fonctions de président de la section football[42]. En 1975 l'équipe est rejointe par un joueur d'exception, Raymond Keruzoré. Ce dernier est alors en mauvais termes avec les dirigeants du Stade rennais, notamment le président Bernard Lemoux, où il a été formé. Taxé de gauchiste-maoïste par les uns, d'intello par les autres[43], il se voit écarté du football professionnel. Cela n'empêche pas Henri Bisson, avec le consentement spontané de Michel Le Milinaire, de l'engager, refusant de s'arrêter à ces considérations extra-sportives.

La montée en D1 : « On avait une équipe très intelligente, ce qui nous permettait de déplacer les montagnes. ».


Photo de Francis Smerecki le 10 juin 2013 lors de l'Euro U19.
Artisan de la montée en D1 en 1976, Francis Smerecki deviendra coach des Tango en 2003.

Pour la saison 1975-1976, l'équipe est composée de plusieurs joueurs expérimentés : les vétérans Georg Tripp et Daniel Rodighiero sont épaulés par Francis Smerecki, Alain Desgages et Lionel Lamy. Le maître à jouer Raymond Keruzoré est parfaitement complémentaire avec le virtuose Souleymane Camara et l'ailier Bernard Blanchet, international A et meilleur buteur de l'histoire du FC Nantes, auteur de 18 buts cette saison-là avec Laval. L'équipe est complétée des jeunes comme Patrick Papin, Roger Bertin et Yannick Bonnec. Cette « belle mosaïque » est proche de souffler au Stade rennais la première place, disputée jusqu'à la dernière journée. Deuxième, le club doit jouer un match de barrage aller-retour d'accession à la première division, contre le Red Star, second du groupe B de D2. Vainqueurs le au stade Bauer (1-0, but de Bonnec) puis le au stade Francis-Le-Basser (2-1, buts de Smerecki et Bonnec), les joueurs obtiennent leur promotion, avec une réserve : celle d'adopter le statut professionnel. Les réticents sont nombreux : le vice-président du club, l'entraîneur, plusieurs joueurs, le maire de la ville en personne sont opposés à la montée de Laval en première division. Comme le stipule le règlement de la Ligue, un tel refus conduirait le club à être rétrogradé en D3[45]. Il faut toute la persuasion d'Henri Bisson, qui met en balance sa démission, le concours financier du groupe Besnier[46] et le soutien populaire pour que le comité directeur prenne la décision d'accepter le passage au professionnalisme, et donc la montée en D1, le , au foyer culturel de la Fédération des œuvres laïques de la Mayenne (par 25 votes oui, 8 non et une abstention)[47].

Le Stade lavallois devient ainsi le premier club amateur à monter dans une division professionnelle[48]. Son arrivée parmi l'élite du football hexagonal suscite beaucoup de curiosité et de scepticisme. Les décisions sportives sont effectuées par l'entraîneur Michel Le Milinaire dont la voix est prépondérante, mais sont toujours l'objet d'une discussion avec Henri Bisson et les dirigeants qui l’entourent dont Henri Mauduit, un ancien joueur professionnel. Bisson aime être sur le banc de touche, mais sans jamais se mêler du domaine sportif ni du travail de l’équipe[49].

Photographie de l'équipe du Stade lavallois en 1976.
L'équipe du Stade lavallois en 1976.

Après un début de saison difficile (trois matchs et trois défaites), dont une première défaite à Bastia (1-3), une première victoire lors de la 4e journée contre le Paris SG (2-1) lance l'équipe. Les Lavallois endossent alors le rôle de trouble-fête. Début décembre, devant 20 024 spectateurs, les Tango se jouent des mythiques Verts de l'AS Saint-Étienne (3-1), champions en titre, grâce à un triplé de Jacky Vergnes. Les Stadistes se hissent jusqu'à la huitième place avant de connaître une deuxième partie de championnat plus difficile[50], qui ne les empêche pas d'obtenir le maintien. Pour sa première saison en première division, les Lavallois parviennent à se classer seizièmes, devant Valenciennes, Angers, Lille et Rennes. En plus des footballeurs professionnels arrivés au mois de , des anciens Stadistes restés dans l'effectif comme amateurs prennent une part prépondérante dans le bon comportement de l'équipe : Alain Desgages, Roger Bertin, Jacques Lhuissier ou encore André Clair. Bien qu'ayant le statut professionnel, le Stade lavallois n'avait pas perdu son esprit amateur, vu comme l'un des gages de sa réussite.

La deuxième saison du club en première division démarre remarquablement puisqu'au bout de huit matches, les Mayennais sont troisièmes, à trois points des deux premiers. Une défaite 5 à 0 face à l'Olympique lyonnais conjuguée à une élimination peu glorieuse en Coupe de France à Angoulême ramènent les Lavallois à la dure réalité. Malgré tout, le Stade lavallois termine la saison à la dixième place, devant des clubs comme le PSG, Lyon ou encore Bordeaux. Pendant cette saison, l'Olympique de Marseille plie notamment deux fois face aux Lavallois. Cette saison est malheureusement endeuillée par le décès du gardien de but Richard Nowacki (28 ans).

Photo de Jean-Luc Arribart lors du match Lens-Grenoble en février 2020.
Transfuge du Stade rennais, Jean-Luc Arribart joue trois saisons à Laval.

Après la catastrophique saison 1977-1978, le Stade rennais se sépare des jeunes et talentueux Jean-Luc Arribart et Patrick Delamontagne, cédés au Stade lavallois pour 600 000 francs (330 000 euros actuels)[51], afin de sauver une nouvelle fois le statut professionnel du club. Malgré les malheurs qui s'abattent sur les joueurs de Michel Le Milinaire et la crainte des supporters, le Stade lavallois assure l'essentiel lors de la saison 1978-1979 en conservant sa place dans l'élite. Cette année voit aussi l'arrivée du gardien Jean-Pierre Tempet. Le maintien est acquis lors de l'avant-dernière journée sur le terrain de l'AS Monaco, d'où les Mayennais ramènent le point qui les sauve. Trois jours plus tard, le FC Nantes marque cinq buts à des Lavallois fatigués mais sauvés. Le club termine seizième devant Valenciennes, le Paris FC et Reims. Cet exercice est aussi le dernier de Raymond Keruzoré sous le maillot tango. Le Finistérien, arrivé en novembre 1975, prend la direction du Stade brestois.

La saison 1979-1980 voit le club recruter des joueurs de qualité : François Brisson, Erwin Kostedde[note 16], Jean-Marc Furlan, etc. Le , 20 849 spectateurs assistent à la réception de l'AS St-Étienne (défaite 2-3), ce qui constitue le record d'affluence du club. Après un départ complètement manqué (le club est 19e après sept journées), les Lavallois opèrent un formidable redressement de situation et terminent finalement à la douzième place au terme du championnat, qui leur assure un nouveau maintien.

Amateur ? Professionnel ? : « A mon arrivée en Mayenne, j'ai été surpris par le caractère amateur du club, il n'y avait rien du point de vue installations. Laval venait de monter. Au niveau du groupe, en revanche, je n'avais jamais connu une ambiance pareille. Fantastique. ».


L'Allemand Erwin Kostedde finit meilleur buteur du championnat cette saison-là (avec 21 buts, à égalité avec Delio Onnis à Monaco), à l'issue de laquelle il quitte le club pour rentrer en Allemagne. Ce joueur allemand, ne parlait pas français, et prenait un avion après chaque match joué pour rejoindre sa famille à Herford en Allemagne, où il s'entraîne avec l'équipe de deuxième division[53]. Il ne s'entraînait pas avec ses coéquipiers tout en étant toujours titulaire[54].

Lors de la saison 1980-81, le Stade lavallois passe bien près de la descente : relégable de la fin de l'automne à l'avant-dernière journée, le club termine finalement seizième et ne se maintient qu'à la différence de buts. Le club doit notamment son redressement aux 23 buts d'Uwe Krause, un avant centre allemand vivement recommandé par l'ancien lavallois Georg Tripp.

La formation[modifier | modifier le code]

L'éducation : « Le foot est un sport populaire, mais ce n'est pas un monde d'idiots : l'an dernier, j'avais six bacheliers dans mon équipe. Cette année, je n'ai pas compté, mais ce doit être à peu près pareil. ».


Le marque l'ouverture du centre de formation, obligatoire pour tous les clubs de première division, sous peine de rétrogradation en D2[note 17]. Sa construction est initiée par Henri Bisson dès 1976 et la première pierre est posée en janvier 1979. Le Stade lavallois disposait alors d'un délai de trois ans pour se plier aux règlements de la FFF et du Groupement du Football Professionnel[55]. Le centre est placé sous la direction de Bernard Maligorne, et est considéré comme un pionnier : il devient une référence pour les clubs du championnat de France. Alors que l'équipe joue la coupe UEFA, les pensionnaires du centre de formation remportent la coupe Gambardella. Le volontarisme d'Henri Bisson permettra d'assurer au club avec le budget le plus faible du championnat pendant plusieurs années sa place en Division 1. En 1983, France Football décerne au Stade lavallois le prix de la meilleure politique de jeunes et de recrutement[56]. Les nouvelles mœurs du football de la fin des années 1980 vont changer la donne, et le club sera pillé de ses meilleurs éléments formés au club. Par exemple, le Matra Racing de Jean-Luc Lagardère débauchera Denis Zanko, Jean-Luc Dogon et Loïc Pérard.

La coupe d'Europe pour apogée (1981-1986)[modifier | modifier le code]

Lors de la saison 1981-82, le Stade lavallois n'en finit pas d'étonner. Malgré des moyens financiers relativement faibles par rapport à ses concurrents, le club navigue toute la saison dans la première moitié du classement et termine à une très inattendue cinquième place, avec 44 points et 49 buts marqués (dont 18 par le seul Uwe Krause). Le club accède également aux quarts de finale de Coupe de France, battu par l'AS Saint-Étienne (0-0 et 1-0). Le Stade remporte même un titre cette saison avec la Coupe d'été de la Ligue Nationale.

Une nouvelle fois annoncé parmi les relégables, le Stade lavallois étonne de nouveau tout le monde lors de la saison 1982-1983. Après une bagarre farouche avec l'AS Monaco, champions en titre, les Lavallois dament le pion aux joueurs de la Principauté et arrachent la cinquième place, synonyme cette saison-là de qualification pour la Coupe UEFA. Cette performance est saluée dans toute la France et par toute la presse nationale.

Oleg Blokhine en 1978.
Le Stade lavallois élimine le Dinamo Kiev d'Oleg Blokhine, Ballon d'or 1975.
Le Grand Schtroumpf : « Ils nous ont pris pour des schtroumpfs, on les a bien schtroumpfés ! [...] Nous sommes peut-être les smicards de la 1re Division mais nous avons su nous défoncer [...] Nous avons su tenir jusqu’au bout et qu’en ce sens il faut rendre hommage non seulement à toute l’équipe mais encore au public. Fantastique. Je ne crois pas trop exagérer en disant que c’est lui qui nous a tenu le match pendant le dernier quart d’heure. ».

Jean-Michel Godart, surnommé par la suite « Le Grand Schtroumpf », après les matches face au Dynamo Kiev.

Au premier tour de la Coupe UEFA, les petits poucets lavallois tombent sur le Dynamo Kiev, prestigieux club soviétique, sixième à l'indice UEFA[57]. Le , les Français parviennent à conserver un score nul et vierge à Kiev. Au retour, ils arrachent contre toute attente la victoire, grâce à un but de José Souto (1-0)[58]. « Laval grand d'Europe », titre L'Équipe le lendemain[59].

Au tour suivant, les Lavallois tombent avec les honneurs contre l'Austria Vienne. Défaits 2-0 en Autriche, ils mènent 3-0 à la mi-temps du match retour à Laval. Ils ne parviennent pas à contenir le retour des Autrichiens, qui reviennent à 3-3 et obtiennent ainsi leur qualification. Parallèlement, les Tango réussissent une saison 1983-1984 honorable, terminant à la 11e place après avoir évolué la majorité de la saison en première partie de tableau. Il remporte la première édition de l'ancienne version de la Coupe de la Ligue à la fin de la saison.

La fin de saison est en revanche marquée par le départ de Bernard Maligorne pour divergences de points de vue. À l'issue d'une saison 1984-1985 où plusieurs jeunes sont lancés dans le grand bain, Henri Bisson annonce qu'il ne renouvellera pas son mandat. Sur le terrain, l'équipe, composée de nombreux joueurs issus du centre de formation, s'assure un maintien aisé. Henri Bisson, président du stade Lavallois en 1985 est interviewé en compagnie de Rolland Courbis lors d'un match contre le SC Toulon, par Thierry Roland et Jean-Michel Larqué[60].

L'après Bisson : retour vers la Division 2 (1986-1992)[modifier | modifier le code]

Photo de Michel Le Milinaire, entraîneur du Stade lavallois en 1977
Michel Le Milinaire compte près de 1000 matches sur le banc lavallois.

L'évolution des mœurs et des pratiques du football, symbolisée par l'apparition de Bernard Tapie, Jean-Luc Lagardère ou encore Claude Bez, font de l'escalade des salaires un véritable tourbillon. À partir de la saison 1985-86, les difficultés financières se font ressentir. En , on annonce chercher à trouver un nouveau sponsor, faute de quoi le Stade lavallois devra se séparer de plusieurs jeunes issus du centre de formation et dont le premier contrat professionnel (de quatre ans) est arrivé à terme : Thierry Goudet, Michel Sorin, Loïc Pérard. Ce nouveau sponsor, les deux coprésidents, Louis Béchu et Paul Lépine, pensent l’avoir trouvé en la personne de Daniel Hechter. À l’époque, le conseil général de la Mayenne verse 250 000 francs par an à l'équipe, et la ville de Laval, 2 millions de francs dont 50 % en subventions directes avec la taxe sur les spectacles. Le , Daniel Hechter refuse de sponsoriser le club[note 18] avant de reprendre finalement le Racing Club de Strasbourg. L'été 1986 est donc marqué par le départ de Goudet, Sorin et Pérard. Replié sur une tradition laïque, personnifiée par Le Milinaire et Bisson, le club contrairement à l'AJ Auxerre de Guy Roux, va être réticent à s'ouvrir vers de nouveaux partenaires[61]. En juillet 1986, le groupe Besnier double son apport, qui avoisinera les deux millions de francs[62].

La saison 1986-87 marque la première confrontation en entre le Stade lavallois et l'Olympique de Marseille de Bernard Tapie, qui se livre à un « extraordinaire numéro de charme et de conviction » dans les couloirs des vestiaires de Le-Basser. Tout l'oppose à Henri Bisson, devenu président d'honneur, mais les Lavallois parviennent à tenir en échec le leader marseillais, devant 15000 personnes[63]. Le club boucle l'exercice 1986-1987 en 9e position mais Michel Le Milinaire ne cache pas son inquiétude quant à l'avenir[note 19]. Paul Lépine, un temps candidat à la succession, se désiste, sa volonté de créer une société d'économie mixte (SEM) n'ayant pas trouvé d'écho (en particulier la possibilité de faire entrer des éléments de la chambre de commerce au comité de gestion du club). C'est donc Louis Béchu, second candidat, qui est élu.

Durant le mois de juillet 1987, neuf joueurs (Patrick Delamontagne, Jacky Paillard, Thierno Youm, Éric Stefanini...) quittent le club. François Omam-Biyik arrive au club. Le début de saison 1987-1988 est très délicat et les Tango sont lanterne rouge après 12 journées. Heureusement, ceux-ci, rejoints à l'automne par François Brisson, relèvent la tête. Ils terminent à la 14e place, en dépit de la blessure de François Omam-Biyik en finale de la Coupe d'Afrique des Nations. Mais cette fin de saison est tristement marquée par le décès d'Henri Bisson, grand instigateur de la belle épopée du Stade lavallois. Jean-Luc Dogon, pur produit maison et international espoirs, part au Matra Racing.

Photo de Frank Lebœuf en 2011.
Champion du monde 1998, Frank Lebœuf débute en D1 à Laval.

Après treize années passées parmi l'élite, le Stade lavallois connait une saison 1988-1989 très difficile, malgré l'arrivée de Frank Lebœuf[note 20] qui y obtient son premier contrat professionnel.

Corrigé lors de la dernière journée à Lille (8-0, dont un but sur pénalty du gardien de but Bernard Lama), le club mayennais, plus petit budget de D1[64] avec 25 millions de francs[65], termine à la 19e place avec 35 points, soit quatre de moins que le Matra Racing de Lagardère, premier non relégable, et doit donc retrouver la Division 2. En , la section football quitte le club omnisports et devient le Stade lavallois Football Club[66].

Laval en D2 doit laisser échapper ses joueurs les plus convoités. Un temps convoité par la Paris Saint-Germain[note 21], Leboeuf reste au Stade lavallois. Mais, en , en proie à des problèmes financiers, le club doit le laisser partir pour le RC Strasbourg, pour 3,4 millions de francs[67].

Si les premières saisons, le Stade lavallois se frotte aux ténors de la D2, obtenant même une place de barragiste au printemps 1991, battu par Strasbourg, il rentre peu à peu dans le rang. Fin , après une série de neuf matches sans victoire, Michel Le Milinaire est mis à l'écart par le président Jean Py, à neuf mois du terme de son contrat. Il aura passé 24 années sur le banc mayennais. Il termine la saison comme directeur technique[61].

Entre D2 et National (depuis 1992)[modifier | modifier le code]

Photo de Mickaël Pagis, préparateur de l'équipe réserve, en 2014.
Présenté comme le nouveau Van Basten par son président, Mickaël Pagis dispute 120 matches sous le maillot lavallois.

Bernard Maligorne, revenu s'occuper du centre de formation lavallois en 1990, prend les rênes de l'équipe. Il accompagne le superbe parcours des mayennais en Coupe de France, éliminés en demi-finale par le Paris SG au Parc des Princes (1-0). En 1994, le Stade lavallois Football Club devient le Stade lavallois Mayenne Football Club. Maligorne ne parvient cependant pas à faire remonter le club et est remplacé par Denis Troch en cours de saison 1994-1995.

Le club mayennais rêve à nouveau de retour en Division 1 lors de la saison 1995-1996 : au coude à coude avec l'AS Nancy-Lorraine pour la troisième place, les Lavallois sont défaits lors la 42e et dernière journée à Perpignan (2-0). Le club accède de nouveau la saison suivante aux demi-finales de Coupe de France, mais s'incline face à l'OGC Nice (0-1).

Le club s'installe progressivement comme un club ordinaire de deuxième division. Troch part en 1997, remplacé par Hervé Gauthier pendant quatre saisons, puis par Victor Zvunka pendant deux saisons. En 1999, le jeune Djimi Traoré, à peine sorti du centre de formation, est recruté par le Liverpool FC. Francis Smerecki puis Alex Dupont parviennent à sauver le club de justesse en 2003-2004, avant le retour de Denis Troch.

Le , le Stade lavallois, alors le plus vieux club évoluant en Ligue 2, est officiellement relégué en National, après 30 ans de professionnalisme. Denis Troch reste entraîneur mais ne parvient pas à faire remonter l’équipe. À l'été 2007, le Stade lavallois démarre avec un budget diminué, mais conserve son statut professionnel.

Philippe Hinschberger après le match RC Lens / Grenoble Foot 38, le 10 février 2020, au Stade Bollaert-Delelis.
Philippe Hinschberger permet au Stade lavallois de retrouver le statut pro et maintient le club en Ligue 2 quatre années de suite.

En mai 2007 une nouvelle ère commence : Philippe Jan reprend les rênes du club[68] et choisit comme nouvel entraîneur Philippe Hinschberger, qui décide de composer une équipe d'expérience, recette qui avait fonctionné pour lui à Niort[69]. Michel Le Milinaire revient de façon symbolique dans l'encadrement du Stade lavallois dans la cellule recrutement. Pour la saison 2008-2009, le club doit abandonner le statut professionnel ainsi que l'agrément de son centre de formation. Francis Coquelin, formé au club, part en à l'« Academy » d'Arsenal, ce qui permet au club de récupérer une indemnité de formation versée gracieusement par Arsenal.

Le , le Stade lavallois termine à la deuxième place de National et assure ainsi sa remontée en Ligue 2 après un match nul face à l'AS Cannes. Après une belle saison 2009-2010, l'équipe première s'accroche afin d'éviter une relégation. En 2012-2013, le club se sauve de justesse à la dernière journée de championnat après une victoire contre la Berrichonne de Châteauroux.

Lors de la saison 2013-2014, l'équipe est une nouvelle fois à la lutte pour ne pas descendre. À la suite d'une série de mauvais résultats, Philippe Hinschberger est démis de ses fonctions le et son adjoint Denis Zanko est alors nommé entraîneur principal. Laval se sauve lors de la dernière journée contre le FC Metz.

Photo du joueur de football Anthony Gonçalves sous le maillot du SM Caen en 2020.
Anthony Gonçalves est élu joueur de la décennie 2010.

Le club change alors de direction. Christian Duraincie devient président du Stade lavallois et le club lance un projet sportif nommé "Ambition Horizon 2020", avec un objectif ambitieux : "être un club qui progresse, qui s'inscrit durablement parmi les grands clubs français[70]." Le club a pour objectif immédiat de finir dans la première moitié de tableau.

La saison 2014-2015 se veut bien plus clémente et sereine pour les Tango, qui terminent à la huitième place du championnat, grâce notamment à deux dernières larges victoires contre le Clermont Foot 63 (3-1) au Stade Francis-Le Basser puis en déplacement chez les Chamois Niortais (3-0). La saison est notamment marquée par la révélation au plus haut niveau d'un attaquant issu du centre de formation, Sehrou Guirassy (6 buts en 29 matches), appelé en Équipe de France U19 et convoité, entre autres, par l'AS Saint-Étienne[71]. C'est à l'issue de cette saison qu'est révélé le nouveau logo du Stade lavallois, plus sobre que le précédent.

La saison 2016-2017 voit la relégation du club en National 1 avec au compteur : 18 défaites, 15 matchs nuls et seulement 5 victoires. Président du directoire depuis 2014, Christian Duraincie démissionne quelques jours après une dernière défaite contre Nîmes Olympique. Philippe Jan est nommé président du directoire le [72].

Photo de Nordi Mukiele en mars 2020 sous le maillot de Leipzig en Ligue des Champions.
Le transfert de Nordi Mukiele à Leipzig est une aubaine pour le club, qui récupère 1,5 M€.

Le , Jean Marc Nobilo démissionne de son poste d’entraîneur. Il est remplacé par son adjoint Manuel Pirés.

Quatre saisons chaotiques se succèdent. En cinq ans de National, 107 joueurs et cinq entraîneurs passent par le club, qui perd au passage son statut professionnel le [73]. Dans ce contexte d'instabilité chronique, l'équipe peine à produire un jeu de qualité, y compris lors de la saison 2018-2019 où elle flirte miraculeusement avec la montée une bonne partie de la saison. Financièrement, le club réalise trois belles opérations avec les ventes de Mukiele, Solet et Mendes pour un montant total de 5 millions d'euros, assorti de 10 à 20% sur les plus-values d'éventuels transferts[74].

Le 31 mars 2021, le président du directoire Philippe Jan laisse sa place à Laurent Lairy, déjà actionnaire du club depuis 17 ans[75]. Le nouveau président s'attache à mettre en œuvre un projet quinquennal basé notamment sur des contrats longs offerts à des joueurs aux fortes valeurs humaines. Dès son arrivée, il prolonge de trois ans l'entraîneur Olivier Frapolli, au grand dam d'une partie des supporters lavallois[76],[77], et conserve le staff en place.

Cette politique de stabilité porte ses fruits : le 2 mai 2022, le Stade lavallois officialise sa montée en Ligue 2 avant de valider le 6 mai 2022 son titre de champion de National 2022. Aux Trophées du National, Olivier Frapolli est élu meilleur entraîneur par ses pairs[78]. Geoffray Durbant est nommé dans la catégorie « Meilleur Joueur », Alexis Sauvage dans la catégorie « Meilleur Gardien », et Julien Maggiotti dans la catégorie « Révélation de la saison »[79], mais ils ne remporteront pas ces trophées. Trois lavallois sont présents dans l'équipe type de la saison : Bryan Gonçalves, Jimmy Roye et Julien Maggiotti[78]. Les supporters lavallois élisent Julien Maggiotti « Tango de la saison »[80].

Le 4 juin 2022, le Stade lavallois fête ses 120 ans au stade Francis-Le-Basser avec une journée d'animations, de tournois, et une présentation de pièces historiques, en présence de légendes du club[81].

Résultats sportifs et palmarès[modifier | modifier le code]

Palmarès[modifier | modifier le code]

La meilleure performance du club en Championnat de France est une 5e place, obtenue à deux reprises en 1982 et 1983. En 1983, cette place lui offre une qualification pour l'édition 1983-1984 de la Coupe UEFA, la seule dans l'histoire du club. Après avoir créé la surprise en éliminant le Dynamo Kiev, les Lavallois s'inclinent au 2e tour face à l'Austria Vienne.

Palmarès du Stade lavallois
Compétitions internationales Championnats nationaux Coupes nationales
Compétitions nationales disparues Compétitions régionales Équipes de jeunes

Par ailleurs, le Stade lavallois remporte la première édition du trophée de meilleur public sportif de 2e division (actuellement nommé Championnat de France des tribunes) lors de la saison 1972-1973.

Bilan sportif[modifier | modifier le code]

En Coupe de France[modifier | modifier le code]

En Coupe Gambardella[modifier | modifier le code]

  • 1984 : Le Stade lavallois s'impose en finale face à Montpellier (4 à 2 aux tab)[82],[note 22]. On retiendra aussi dans ce match un but refusé de Laurent Blanc pour Montpellier pour une faute sur un défenseur[83]. Cette décision de l'arbitre restera critiquée.
Finale de la Coupe Gambardella 1984
Le 16 avril 1984, à Tours.

Montpellier Paillade SC 0-0 Stade lavallois (tab 2-4)
5 502 spectateurs.
Laval : Chatrefoux - Reuzeau, Girard, Blino (c), Drouet - Laigneau, Dogon, Lambert - Cloarec, Gomis, Le Roux.
Entr. : Bernard Maligorne.

  • 2014 : Le Stade lavallois échoue aux portes de la finale. En demi-finale, les Tango rencontrent l'AJ Auxerre. Le score est de un but partout à l'issue du temps règlementaire. Les stadistes échoueront à l'épreuve des tirs au but.

Identité du club[modifier | modifier le code]

Couleurs et logos[modifier | modifier le code]

Les premiers maillots du Stade lavallois sont rouge et noir. Les couleurs explicitent les origines du club, ancré dans le camp républicain. Le maillot rouge et noir fait référence au mouvement laïque[84]. Comme dans d'autres villes de l'Ouest de la France, dans le contexte de l’affrontement politico-culturel, le derby est une reproduction du conflit religieux : le rival du Stade lavallois, l'US Beauregard arbore un maillot bleu et noir.

Après avoir porté des maillots rayés vert et blanc[85], la couleur Tango (rouge orangé) apparaît le 16 septembre 1923 pour la première fois sur les épaules des joueurs mayennais[20]. À l'origine de cette apparition, une rumeur fait état que les dirigeants voulaient un maillot rouge sang, mais à l'usure, ces maillots devenaient plus rose que rouge. Le club se prononça alors pour la couleur Tango[86],[1].

Le logo du club a évolué au cours des années. À l'origine, dans les années 1920, le logo du club est en forme de cercle et comprend les initiales du club « SL ». Pendant longtemps, celui-ci était un blason de couleur tango barré d'un scapulaire noir, sur lequel était écrit en noir les initiales « SL » du club[87]. De 1986 à 1995, le logo du club est l'emblème de la ville. Mais il est délicat à reproduire et les dirigeants considèrent qu'il ne donne pas une véritable identité au club. En 1995 est alors organisé un concours afin de désigner un nouveau logo. Soixante-quinze dessinateurs y participent. C'est le frère de Benjamin Clément, Cyril Clément qui va remporter le concours. C'est ainsi que l'on voit apparaître pour la première fois le 1er décembre 1995 sur tous les vêtements et produits dérivés du club ce nouveau logo[88]. En mars 2002, le club dévoile un logo officiel du centenaire[89].

Début 2015, le club lance un nouveau concours pour se doter d'un nouveau logo. C'est le logo de Rémi Suinot qui est retenu. Il est présenté au public pour la première fois le à l'occasion du match Laval-Clermont[90]. Le 9 mai 2022, le président Laurent Lairy annonce que le logo du Stade lavallois portera une petite étoile après le titre de champion de National[91],[92], sur une idée de l'entraîneur Olivier Frapolli[93].

Hymne[modifier | modifier le code]

L'hymne du Stade lavallois Allez Laval a été écrit par Jean Foucher, Producteur musical des disques Pluriel à Passais la Conception, sur une composition musicale de Jean-Michel Caradec. Ce dernier refuse d'interpréter le morceau : « Les milieux un peu intellectuels n'aimaient pas trop se frotter à ce genre de chansons... C'était surtout les orchestres de bal qui jouaient ces morceaux. »[94]. Il date de 1976 et correspond à la montée de l'équipe en Division 1. Elle est interprétée par Les enfants de la balle : il y a dans les chanteurs Yvon Étienne et les Shouters[95],[96]. Un 45 tours enregistré en 1976 au Studio d'Angers est édité : face A, avec les paroles, face B, version instrumentale, pochette dépliable avec un poster de l'équipe[97].

Le , le groupe Archimède présente son nouvel hymne "Tango".

Structures du club[modifier | modifier le code]

Structures sportives[modifier | modifier le code]

Stade[modifier | modifier le code]

Le club est résident du stade Francis-Le-Basser, situé à Laval, et dont la construction s'est achevée en juin 1969[98]. Les Tango y disputent leur premier match le 13 août 1970[99]. Le stade s'appelle encore « parc municipal » et ce n'est qu'en 1971 qu'il sera baptisé « stade Francis-Le-Basser », puis inauguré officiellement le 4 décembre 1971.

Tribune Actual du Stade Francis-Le-Basser à Laval, en 2019.
La tribune Actual du stade Francis-Le-Basser en 2019.

Ce stade, qui appartient à Laval Agglomération, a une capacité d'accueil de 11 107 places en 2022. Il a contenu à plusieurs reprises plus de 20 000 à la fin des années 1970. En 2001-2002, le stade connait un lifting avec la suppression de la piste d'athlétisme et la construction de la tribune Crédit Mutuel en lieu et place de la tribune première. Cette même tribune Crédit Mutuel sera fermée fin 2012 pour risque d'effondrement; une tribune provisoire sera mise en place derrière un but jusqu'à la fin de la saison en . En 2003, lors du match de Coupe de France contre le Paris Saint-Germain Football Club, la tribune en bois dédiée aux visiteurs voit une barrière céder suite à un mouvement de foule après le but parisien. L'accident n'aura causé que des blessures à six supporters parisiens[100].

Durant la saison 2017-2018, le club rénove les sièges de la tribune "Honneur". Cette tribune est composée de couleurs orange et noire qui forment le logo du club.

Dans les années 2010, un projet de déplacement du stade à côté de l'Espace Mayenne est évoqué. En 2022, Laval agglomération et le club travaillent de concert pour une rénovation de Francis-Le-Basser sur 4 à 5 ans. Le souhait des décideurs est de conserver « cet écrin qui fait partie de l’histoire de Laval », et d'en faire un projet sportif, économique, social et environnemental. Autour du stade, un pôle devrait voir le jour : commerces, réaménagement du quartier, logement, dans une enceinte hybride qui s’inspire du stade Stayen du club de Saint-Trond en Belgique[101].

Centre d'entraînement[modifier | modifier le code]

Localisation du stade Francis-Le-Basser et du centre d'entraînement des Gandonnières par rapport à la ville de Laval.

De 1970 à 2012, les joueurs s'entraînaient place Henri-Bisson, sur une plaine d'entraînement située à deux pas du stade Francis-le-Basser, dans le quartier des Pommeraies[102]. Le nom d'Henri Bisson, président historique du Stade lavallois, est donné à cette place en 1989. Auparavant elle constituait la partie orientale de la rue Jeanne-d'Arc et le siège du club était au n° 51 de cette même rue, depuis 1979[note 23].

Depuis , le club a posé ses valises dans son nouveau centre d'entrainement et siège du club dit des "Gandonnières". Le nouveau complexe, à la hauteur des exigences du football de haut niveau, est doté d'un espace balnéothérapie, de salles de kiné et de musculation. Il abrite également les bureaux du staff technique, un cabinet médical, un espace restauration et une petite pièce dédiée au travail vidéo. Les larges baies vitrées offrent une vue privilégiée sur les six terrains d'entraînement, situés à l'arrière du bâtiment[103]. Le coût total de la construction est de 3 millions d'euros, financés par la Région Pays de la Loire (750 000 €), le Département de la Mayenne (600 000 €), Laval agglomération (1 300 000 €), et le Stade lavallois (700 000 €)[104].

Centre de formation[modifier | modifier le code]

En mai 1935, le club fonde une école de football, à destination des jeunes de 13 à 18 ans. Les séances ont lieu trois fois par semaine, au stade Jean-Yvinec. Y sont enseignés, théoriquement et pratiquement, le jeu individuel et le jeu collectif[23].

En juillet 1979, le Stade lavallois ouvre son centre de formation, obligatoire pour tout club de Division 1, sous peine de rétrogradation en deuxième division. Le Stade lavallois disposait d'un délai de trois ans pour se plier à cette obligation. La construction coûte 1,2 millions de francs (environ 600 000 euros) et est financée par un emprunt garanti par la ville de Laval[55]. Le centre est placé sous la direction de Bernard Maligorne. Les huit premiers stagiaires et aspirants sont Michel Sorin, Thierry Goudet, Loïc Pérard, Jocelyn Gane, Stéphane Morillon, Gilles Moreau, Standaert, et Éric Stefanini[105], rapidement rejoints par Stéphane Osmond[106]. En 2005, un local abritant les vestiaires du centre de formation est baptisé Centre Michel Le Milinaire[107]. Déménagés aux Gandonnières au sein du nouveau centre de formation construit en 2011, les bâtiments modulaires sont de nouveau inaugurés en 2019 sous le nom d'Espace Michel Le Milinaire, et affectés aux équipes de jeunes et aux éducateurs du club[108]. De nombreux joueurs sont issus du centre de formation : Jean-Luc Dogon, Mickaël Pagis, Ousmane Dabo, Rémi Gomis, Pierre-Emerick Aubameyang, Lindsay Rose, Francis Coquelin, Serhou Guirassy, Nordi Mukiele, Oumar Solet.

Aspects économiques et juridiques[modifier | modifier le code]

En 2005, le Stade lavallois est le dernier club professionnel français à passer d'une société d'économie mixte sportive locale (SEMSL) à une société anonyme sportive professionnelle (SASP), se dotant ainsi de structures juridiques plus conformes aux exigences du football moderne.

En 2022, le club possède 48 salariés, et est porté par 80 entrepreneurs mayennais actionnaires[109]. Les actionnaires se divisent en trois entités :

Bouteilles de lait Lactel.
Partenaire financier du Stade lavallois depuis 1973, le Groupe Lactalis est le plus ancien sponsor français d'une équipe de football.
  • Le pôle dit « industriel » regroupe sept groupes économiques mayennais de premier plan : le groupe Lucas, le groupe Lactalis, le groupe Actual, le centre E.Leclerc Laval/Saint-Berthevin, Bleu Blanc, le groupe Gruau et le groupe Séché. Il représente plus de 70% du capital ;
  • Le regroupement de PME, en fait de soixante-treize petites et moyennes entreprises qui se sont regroupées en une société par actions simplifiée à capital variable, la SAS Tango Entreprises, qui représente en 2022 20% du capital[109] ;
  • L'association Stade lavallois, qui représente environ 6% du capital.

Sponsors et équipementiers[modifier | modifier le code]

Le club a comme sponsor historique Lactalis (ex-groupe Besnier), deuxième groupe agroalimentaire français, basé à Laval. À ce titre, le maillot arbore depuis 1973 différentes marques du groupe : Président, Yoval, Lacnor, B'A, Lactel (le sponsor actuel)[110]. Le Groupe Actual, référence du secteur des agences d'emploi et d'intérim, et le groupe Lucas, spécialisé dans les travaux de finition du bâtiment, comptent également parmi les partenaires principaux[111].

Personnalités du club[modifier | modifier le code]

Dirigeants[modifier | modifier le code]

Vingt-deux présidents se sont succédé depuis 1902.

Présidents du Stade lavallois
Rang Nom Domaine Période
1 Émile Sinoir Club omnisports 1902
2 Georges Grimod[note 24] Club omnisports 1904-1914
3 M. Paris Section football 1908
4 M. Paris Club omnisports 1914
5 Comte René Regnault d'Evry[note 25] Club omnisports 1914-1921
6 Camille Charlot[note 26],[112] Club omnisports 1921
7 Léon Boüessé[note 27],[note 28] Club omnisports 1921-1925
8 Émile Brault[113] Club omnisports 1930-1934
9 Francis Le Basser[note 29],[114] Club omnisports 1934-1974
10 Eugène Brault[note 30] Section football -1947
11 Henri Bisson Section football 1947-1985
12 Henri Bisson Club omnisports 1974-1986
Rang Nom Domaine Période
13 Louis Béchu[note 31] Club omnisports 1986-1990
14 Jean Noury
Paul Lépine
Franck Nivault
1990-1991
15 Jean Py 1991-1995
16 André Lucas Directoire 1995-2002
17 Alain Desgages Directoire 2002-2003
18 Bruno Lucas Directoire 2004-2007
19 Philippe Jan Directoire 2007-2014
20 Christian Duraincie Directoire 2014-2017
21 Philippe Jan Directoire 2017-2021
22 Laurent Lairy Conseil d'administration 2021-0000

Entraîneurs[modifier | modifier le code]

Plus de vingt-six entraîneurs connus se sont succédé sur le banc lavallois depuis 1902. Dix d'entre eux sont d'anciens joueurs du club.

Entraîneurs du Stade lavallois
Rang Nom Période
1 Ménard 1903
2 Fabre années 1920
3 William Bambridge 1942-1944
4 William Bambridge[115] -
5 Émile Rummelhardt 1947
6 Anton Raab 1949-1950
7 Lucien Visignol 1950-1953
8 André Sorel 1954-1958
9 Robert Heuillard[note 32] 1958-1963
10 Jean Barré 1963-1968
Rang Nom Période
11 Michel Le Milinaire 1968-1992
12 Bernard Maligorne 1992-1995
13 Denis Troch 1995-1997
14 Hervé Gauthier 1997-2001
15 Victor Zvunka 2001-2003
16 Francis Smerecki 2003-2004
17 Alex Dupont 2004-2004
18 Denis Troch 2004-2007
19 Philippe Hinschberger 2007-2014
20 Denis Zanko 2014-2016
Rang Nom Période
21 Marco Simone 2016-2017
22 Thierry Goudet 2017-2017
23 Jean-Marc Nobilo 2017-2017
24 Manuel Pires 2017-2018
25 François Ciccolini 2018-2019
26 Olivier Frapolli 2019-0000

Responsables de la formation[modifier | modifier le code]

Créé en 1979, le centre de formation est inactif lors des périodes où le club ne dispose plus du statut professionnel (2008-2009 et 2019-2022).

Photo de Éric Bedouet, préparateur physique des Girondins de Bordeaux, en 2014.
Ancien joueur du club, Éric Bedouet dirige le centre de formation pendant cinq ans, avant de rejoindre Bordeaux puis l'équipe de France.
Historique des responsables de la formation
Rang Nom Période
1 Bernard Maligorne 1976-1985
2 Eddie Hudanski 1985-1990
3 Bernard Maligorne 1991-1992
4 Éric Bedouet 1993-1998
5 Michel Audrain 1998-2002
6 Denis Zanko 2003-2008
7 Stéphane Moreau 2009-2019
8 Sébastien Desmazeau 2019-0000

Distinctions individuelles[modifier | modifier le code]

Trophées décernés par France Football[modifier | modifier le code]

Logo du magazine France Football.
Le magazine France Football a décerné un total de 6 trophées à des membres du Stade lavallois.

Michel Le Milinaire est élu meilleur entraîneur français des années 1979 et 1983, et entraîneur français de l'année 1975 en D2.

Henri Bisson est élu dirigeant de l'année 1976. En mars 2021, il sera placé en 23ème position du classement des plus grands présidents de l'histoire de la Ligue 1[116].

Lors de la saison 1976-1977, Raymond Keruzoré reçoit l'Étoile d'or France Football, récompensant le joueur le plus performant et régulier de Division 1.

En 1995, Denis Troch est élu entraîneur français de l'année en D2.

Trophées UNFP du football[modifier | modifier le code]

En 1997, Lilian Nalis figure dans le Onze de l'année de Division 2 aux Oscars du Football, organisés par l'UNFP et la LNF[117].

En 2010, Romain Hamouma est élu dans l'équipe type de Ligue 2 aux Trophées UNFP.

Trophées du National[modifier | modifier le code]

En 2018, Alioune Ba est élu dans l'équipe type du National. Lors des Trophées du National 2019, trois joueurs lavallois sont présents dans l'équipe type : Bira Dembélé, Anthony Scaramozzino et Gabriel Etinof. Gabriel Etinof reçoit le trophée du plus beau but de la saison, inscrit face à Cholet[118]. Aux Trophées du National 2022, Olivier Frapolli est élu meilleur entraîneur par ses pairs. Trois lavallois sont présents dans l'équipe type de la saison : Bryan Gonçalves, Jimmy Roye et Julien Maggiotti[78].

Joueurs notables[modifier | modifier le code]

Jean Yvinec, joueur renommé du club dans les années 1920 et ancien élève de l'École des Arts et Métiers, décède en avril 1929 à 29 ans. Ses obsèques réunissent près de deux mille personnes[119]. Son nom est donné au stade du Champ de la Croix, dont le club est alors résident.

Les 22 joueurs du siècle[modifier | modifier le code]

En 2002, à l'occasion du centenaire du club, un vote pour élire les 22 joueurs du siècle est lancé. Les supporters sont invités à voter sur le site internet du club, ou par coupon-réponse découpé dans la presse locale (Ouest-France et le Courrier de la Mayenne) ou les programmes de match. Les résultats sont annoncés le 10 avril 2002[89]. Le onze du siècle est le suivant :

Position Joueur Pays Période à Laval Matches (buts)
GB Jean-Pierre Tempet France (5 sélections) 1978-1983 151 00(0)
DD Patrice Carteron France 1992-1994 069 00(4)
DC Frank Lebœuf France (50 sélections) 1988-1990 072 0(11)
DC Jean-Luc Dogon France (1 sélection) 1984-1988 089 00(6)
DG Jean-Marc Miton France 1978-1989 336 0(11)
MOD Jérôme Leroy France 1995-1996 045 00(3)
MOC Patrick Delamontagne France (3 sélections) 1978-1980, 1984-1987 191 0(43)
MC Raymond Keruzoré France (2 sélections) 1975-1979 130 0(20)
MOG Stéphane Pédron Bretagne (1 sélection) 1994-1997 121 0(22)
BC François Omam-Biyik Cameroun (75 sélections) 1987-1990 081 0(37)
BC Uwe Krause Allemagne 1980-1983 116 0(62)

Raymond Keruzoré est élu « joueur du siècle », et Michel Le Milinaire « entraîneur du siècle ».

Les emblématiques[modifier | modifier le code]

Lavallois de toujours, Jacques Ferrette[120] et Maurice Gaumer[121] forment un duo emblématique au milieu de terrain pendant plus d'une décennie. Les « grognards » Alain Desgages[122] et Lionel Lamy, artisans des montées en D2 puis en D1, ont eux aussi marqué leur époque. Guilherme Mauricio, meilleur buteur de l'histoire du club, Arnaud Balijon, gardien le plus capé, Anthony Gonçalves, Mickaël Buzaré et Jean-Marc Miton font tous partie du top 10 des joueurs ayant disputé le plus de matches sous le maillot Tango[123].

Les internationaux français[modifier | modifier le code]

Trois joueurs ont été sélectionnés en équipe de France alors qu'ils portaient le maillot du Stade lavallois :

  1. le milieu de terrain Raymond Keruzoré est sélectionné à deux reprises entre 1976 et 1978.
  2. le gardien de but Jean-Pierre Tempet est sélectionné à cinq reprises entre 1982 et 1983.
  3. le milieu de terrain Patrick Delamontagne est sélectionné à une reprise en 1987.

Par ailleurs, cinq joueurs ont porté le maillot de l'équipe de France avant de signer à Laval : Daniel Rodighiero, Bernard Blanchet, Jacky Vergnes, Christian Coste, Victor Zvunka. Sept joueurs sont devenus internationaux tricolores après leur passage à Laval : François Brisson, Jean-Luc Dogon, Xavier Gravelaine, Frank Lebœuf, champion du Monde 1998, Mickaël Madar, Ousmane Dabo et Nordi Mukiele. Jacky Paillard a également été retenu en équipe de France, sans obtenir de sélection[124].

Les Mayennais de naissance[modifier | modifier le code]

À l'origine, le recrutement du centre de formation était essentiellement local. Parmi les Mayennais de naissance ayant joué en équipe première, peuvent être cités Thierry Goudet, Bertrand Reuzeau, Loïc Pérard, Jean-Marc Miton, Michel Sorin, Denis Zanko, Jacky Paillard, Stéphane Pichot et Aziz Ben Askar. Nés à Laval, Pierre-Emerick Aubameyang, Francis Coquelin, Ousmane Dabo et Grégory Bourillon quittent le club relativement jeunes, tout en restant attachés à leurs racines mayennaises. Dabo sera le seul Mayennais de naissance à porter le maillot de l'équipe de France, en 2003.

Le centre de formation recrute également dans les départements avoisinants, avec par exemple le ligérien Éric Stefanini, les Manchots Osmond et Dogon, ou les Sarthois Mickaël Pagis, Christophe Ferron et Samuel Neva.

Les passages éclair[modifier | modifier le code]

Prêtés par le PSG, François Brisson, Pierre Ducrocq et Jérôme Leroy ont fait un passage éclair mais remarqué en Mayenne. Leroy sera élu dans le onze du siècle et Brisson reviendra au club dix ans plus tard. Arrivé de CFA, Romain Hamouma filera en Ligue 1 après une saison « phénoménale » avec les Tango[125]. Après cinq saisons quasi-blanches, Franck Signorino retrouve à Laval le plaisir de jouer au football, avant de repartir en Ligue 1[126].

Les futurs techniciens[modifier | modifier le code]

Des entraîneurs reconnus en France ou à l'international ont joué à Laval : Jean-Marc Furlan, Franck Haise, Régis Le Bris, Claude Le Roy, Yvon Pouliquen, Philippe Redon, Landry Chauvin ou Pierre Lechantre. Francis Smerecki, Éric Bedouet, Hervé Gauthier et Victor Zvunka entraîneront les Tango après en avoir porté le maillot.

Les buteurs allemands[modifier | modifier le code]

La filière allemande est initiée par Georg Tripp, auteur de 54 buts avec Laval en D2, qui œuvrera à la venue des buteurs Erwin Kostedde[127] (meilleur buteur de D1 en 1980) et Uwe Krause[128] (62 buts en trois saisons).

Les Bretons[modifier | modifier le code]

Le Stade lavallois est historiquement lié au football breton, par sa présence dans la Ligue de l'Ouest jusqu'en 1981. Plusieurs joueurs bretons se sont exilés en Mayenne, souvent avec succès : Michel Le Milinaire, Bernard Maligorne, Raymond Keruzoré, Patrick Delamontagne, Jean-Marc Miton, Patrice Carteron, Stéphane Pédron, Ulrich Le Pen, Mickaël Buzaré, Gaël Danic. Quatorze lavallois ont porté le maillot de l'équipe de Bretagne.

La filière africaine[modifier | modifier le code]

Grâce à un Lavallois professeur d'éducation physique à Dakar[129], le Sénégalais Moussa Dabo rejoint le Stade lavallois dès les années 1960[130]. Une décennie plus tard c'est son compatriote Souleymane Camara qui enchantera Le-Basser grâce à la pureté de son jeu. Sur les conseils de Moussa Dabo, père d'Ousmane Dabo, Michel Le Milinaire fait venir d'Afrique les Sénégalais Oumar Sène[131] et Thierno Youm au début des années 1980[129]. Le Gabonais Pierre Aubameyang a également débuté en Afrique avant de s'imposer comme un pilier de la défense lavalloise. Par l'entremise de Claude Le Roy, ancien Lavallois devenu sélectionneur de l'équipe nationale du Cameroun, François Omam-Biyik et Emmanuel Kundé rejoignent Laval en 1987[132], quelques mois avant de remporter la CAN 1988. Ils seront suivis en 1991 par Guy-Noël Tapoko, recommandé par Philippe Redon, Mayennais devenu sélectionneur des Lions Indomptables[133]. Plus récemment Issa Ba rejoindra la Mayenne après avoir débuté au Sénégal.

Les Mondialistes[modifier | modifier le code]

Neuf joueurs passés par le Stade lavallois ont joué une Coupe du Monde[134] : Ignacio Prieto en 1966 avec le Chili, Abdelmajid Bourebbou en 1982 avec l'Algérie, François Omam-Biyik (1990, 1994 et 1998) et Emmanuel Kundé (1990) avec le Cameroun, Mohamed Chaouch en 1994 avec le Maroc, Frank Lebœuf (1998 et 2002) avec la France, Raouf Bouzaiene en 2002 avec la Tunisie[135], Medhi Lacen et Hassan Yebda (2010 et 2014) avec l'Algérie.

Par ailleurs, plusieurs anciens collaborateurs du club participent à des Coupes du Monde en tant que membre des staffs techniques ou médicaux. Claude Le Roy est le sélectionneur du Cameroun lors de la Coupe du Monde 1998. Éric Bedouet est le préparateur physique de l'équipe de France lors du Mondial 2014. Philippe Boixel, ostéopathe qui a commencé par traiter les joueurs du Stade lavallois[136], fait partie du staff médical de l'équipe de France lors des Coupes du Monde 1998 et 2002[137].

Les derniers remparts[modifier | modifier le code]

Outre Jean-Pierre Tempet, devenu le gardien de l'équipe de France pendant sa dernière saison lavalloise, les supporters lavallois garderont en mémoire les exploits de Jean-Michel Godart lors de l'épopée européenne de 1983, et les arrêts déterminants de l'intrépide Jacky Rose, gardien du club de 1971 à 1981.

Les canonniers[modifier | modifier le code]

Chérif Oudjani, Samuel Lobé, Hamed Diallo et Christian Bekamenga trustent les premières places du classement des buteurs lors de leur passage à Laval.

Laval comme rampe de lancement[modifier | modifier le code]

Plusieurs joueurs se sont fait un nom au Stade lavallois avant de devenir des valeurs sûres de la Ligue 1 : Lilian Nalis, Fahid Ben Khalfallah, Sigamary Diarra, Rémi Gomis. Quelques uns n'ont pas laissé un souvenir impérissable à Laval mais ont explosé par la suite : Mickaël Pagis, Nicolas Pallois, Medhi Lacen, Hassan Yebda, Yvan Neyou, Yoane Wissa.

Les jeunes espoirs[modifier | modifier le code]

A partir des années 1990, le Stade lavallois opère des détections au niveau national, avec un accent mis sur l'Île-de-France[138],[139]. Plusieurs joueurs extérieurs à la région intègrent ainsi le centre de formation. Les plus brillants deviennent internationaux juniors puis font leurs débuts en équipe première, avant d'être revendus pour des sommes avoisinant le million d'euro. Les plus notables sont Djimi Traoré, vainqueur de la Ligue des Champions en 2005, Sehrou Guirassy, Nordi Mukiele et Oumar Solet.

Les éclectiques[modifier | modifier le code]

Plusieurs personnalités aux activités diverses ont joué au Stade lavallois : Jean Hamelin et Jean Giovanelli, députés français, Philippe Piat, président de l'UNFP depuis 1969, Jean-Luc Arribart, consultant télé et directeur général du FC Versailles depuis 2021, Karim Zéribi, député européen de 2012 à 2014, Claude Bouillet et Didier Pauchart, arbitres internationaux dans les années 1990, Jérémy Stinat, arbitre de Ligue 1 depuis 2018.

Effectif professionnel actuel[modifier | modifier le code]

Le tableau liste l'effectif professionnel du Stade lavallois pour la saison 2022-2023.

Effectif du Stade Lavallois pour la saison 2022-2023 (au 22 septembre 2022) [140]
Joueurs Encadrement technique
No  P. Nat.[note 33] Nom Date de naissance Sélection[note 34] Club précédent Contrat
Gardiens
1 G Drapeau de la France Hautbois, MaximeMaxime Hautbois 03/01/1991 (31 ans) Lyon - La Duchère 2021-2023
16 G Drapeau de la France Sauvage, AlexisAlexis Sauvage 30/10/1991 (30 ans) FC Villefranche 2020-2024
40 G Drapeau de la France Chatelain[note 35], ThéoThéo Chatelain[note 35] 22/10/1999 (22 ans) Angers SCO rés. 2021-2023
Défenseurs
2 D Drapeau de la France Perrot, KévinKévin Perrot 13/06/1989 (33 ans) Le Puy Foot 2021-2023
3 D Drapeau de la république du Congo Baudry, MarvinMarvin Baudry 26/01/1990 (32 ans) Congo SV Zulte Waregem 2021-2023
7 D Drapeau de la France Gonçalves, BryanBryan Gonçalves 19/06/1996 (26 ans) FC Versailles 78 2021-2023
12 D Drapeau de la France Baldé, YasserYasser Baldé 12/01/1993 (29 ans) SO Cholet 2021-2023
15 D Drapeau du Sénégal flèche vers la droite Diaw, DjibrilDjibril Diaw 31/12/1994 (27 ans) Sénégal Rukh Lviv 2022-2023
18 D Drapeau de la France Duterte, RémyRémy Duterte 19/08/1994 (28 ans) Boulogne USCO 2021-2023
22 D Drapeau de la France Cros, PierrickPierrick Cros 17/03/1992 (30 ans) France -17 ans FC Bastia-Borgo 2020-2023
23 D Drapeau du Portugal Tavares, YohanYohan Tavares 02/03/1988 (34 ans) Portugal U23 Belenenses SAD 2022-2023
25 D Drapeau de la France Seidou, EdsonEdson Seidou 06/10/1991 (30 ans) Red Star FC 2020-2023
26 D Drapeau de l'Algérie flèche vers la droite Mouali, HamzaHamza Mouali 16/01/1998 (24 ans) Algérie A' Paradou AC 2022-2024
29 D Drapeau de la Guinée Sylla, DemboDembo Sylla 10/11/2002 (19 ans) Formé au club 2010-2025
Milieux
4 M Drapeau de la France Roye, JimmyJimmy Roye Capitaine 08/09/1988 (34 ans) France -18 ans Red Star FC 2021-2023
5 M Drapeau de la France flèche vers la droite Maggiotti, JulienJulien Maggiotti 09/09/1995 (27 ans) SC Charleroi 2022-2023
6 M Drapeau de la France flèche vers la droite Sanna, SamSam Sanna 08/03/1999 (23 ans) Toulouse FC 2022-2023
8 M Drapeau de la France Tapoko, KévinKévin Tapoko 13/04/1994 (28 ans) France -16 ans Hapoël Haïfa 2022-2023
10 M Drapeau de la France Ferhaoui, RyanRyan Ferhaoui 31/05/1997 (25 ans) FC Sète 34 2021-2023
14 M Drapeau de la France Fumu Tamuzo, François-XavierFrançois-Xavier Fumu Tamuzo une croix 03/04/1995 (27 ans) France -20 ans CS Marítimo 2021-2023
27 M Drapeau du Bénin Adéoti, JordanJordan Adéoti 12/03/1989 (33 ans) Bénin FC Annecy 2021-2023
39 M Drapeau de la France Gonçalves, AnthonyAnthony Gonçalves 06/03/1986 (36 ans) SM Caen 2022-2023
Attaquants
9 A Drapeau de la Guadeloupe Durbant, GeoffrayGeoffray Durbant 19/05/1992 (30 ans) Guadeloupe FC Bastia-Borgo 2021-2023
11 A Drapeau de la Côte d'Ivoire N'Chobi, KaderKader N'Chobi 17/11/1995 (26 ans) SO Cholet 2021-2023
20 A Drapeau de la France Da Silva, SébastienSébastien Da Silva une croix 08/04/1991 (31 ans) SC Bastia 2021-2023
21 A Drapeau de la France Nsimba, StevenSteven Nsimba une croix 31/05/1996 (26 ans) Bourges Foot 18 2022-2023
24 A Drapeau de l'Algérie Naidji, ZakariaZakaria Naidji 19/01/1995 (27 ans) Algérie Paradou AC 2022-2023
Entraîneur(s)
Entraîneur(s) adjoint(s)
Préparateur(s) physique(s)
  • Sébastien Sergent
  • Yohan Derenne
Entraîneur(s) des gardiens
  • Anthony Corre

Analyste du jeu

  • Drapeau de la France Maxime Robin
Kinésithérapeute
  • Ruben Pacheco

Intendant

  • Drapeau de la France Patrick Esandi
Médecin(s)
  • Raphaël Godet
  • Éric Favory
  • Thibaut Manifacier

Légende

Consultez la documentation du modèle

Soutiens et image[modifier | modifier le code]

Supporters[modifier | modifier le code]

Terre de football par excellence avec le plus haut ratio de licences de football par habitant[141], le département de la Mayenne manifeste un fort attachement à son club phare[142]. D'après un sondage effectué par l'IFOP en 1986, 41% des Lavallois ont déjà assisté à un match à domicile, avec un nombre moyen de huit matches[143]. D'après un sondage effectué la même année par la chambre de commerce et d'industrie de Laval, 35,7% des spectateurs sont des Lavallois, 49,8% des Mayennais d'une autre commune, et 14,5% des habitants d'un autre département[144].

Photo du trophée du meilleur public sportif remis au Stade lavallois en 1972-1973.
« Trophée national du meilleur public sportif » remis au Stade lavallois en 1972-73.

Le Stade lavallois remporte la première édition du trophée de meilleur public sportif de 2e division (actuellement nommé Championnat de France des tribunes) lors de la saison 1972-1973. En 2009, les supporters Tango sont élus meilleur public de National[145]. En 2010, le public lavallois est deuxième du Championnat de France des tribunes pour la Ligue 2, et remporte une dotation de 15 000 €, qui ne peut être utilisée que pour des actions menées par les supporters ou groupes de supporters. En 2011, les supporters Tango apparaissent à la troisième place de ce même championnat honorifique et remportent une dotation de 10 000 €.

L'affluence record au stade Francis-Le-Basser date du , lorsque la réception de l'AS Saint-Étienne réunit 20 849 spectateurs. Lors de leur passage en première division entre 1976 et 1989, les Tango réunissent 8 300 spectateurs de moyenne à domicile, soit la 13ème affluence moyenne du championnat. Le 16 février 2003, 14 483 spectateurs assistent au huitième de finale de Coupe de France contre le Paris SG emmené par Ronaldinho[146]. Entre 2006 et 2009 en National, l'affluence dépasse à trois reprises la barre des 10 000 spectateurs, notamment en mai 2007 avec 13 285 spectateurs face à Angers SCO, lors d'un derby décisif pour la montée. En Ligue 2, avec 5500 spectateurs en moyenne de 2009 à 2017, le club est la douzième affluence moyenne du championnat[147]. En 2019-2020[148] et 2021-2022[149], le club dispose de la plus forte affluence moyenne en National.

Photo de la mairie de Laval en lumière en 2007.
À chaque titre ou accession, les joueurs lavallois sont célébrés par leurs supporters devant l'hôtel de ville de Laval.

On compte aujourd'hui deux groupes de supporters : Laval Crew 2017, groupe ultra. L'autre groupe de supporters "Les Gotan's" est un groupe rattaché à l'association Les Socios du Stade lavallois. Les anciens groupes de supporters sont les Bombers ultra 53 et les Diablos 53.

Chaque accession, qualification majeure ou titre de champion donne lieu à une liesse populaire dans les rues de Laval. En 1969, sacrés champions du groupe Ouest de CFA, les joueurs défilent en ville accompagnés des supporters, puis sont reçus avec leurs dirigeants à l'hôtel de ville par Francis Le Basser, maire de Laval[150]. Les mêmes scènes de joie se produisent lors de la montée en D1 en 1976 et lors de l'épopée européenne de 1983. En 2009, de retour de Cannes où ils ont décroché la montée en L2, les joueurs sont accueillis sur le parvis de l'hôtel de ville par la ferveur des supporters[151]. Le soir du 6 mai 2022, 5000 personnes fêtent le titre de champion de National, devant les joueurs et le staff du Stade lavallois rassemblés au balcon de la mairie[152].

Soutiens notables[modifier | modifier le code]

Plusieurs personnalités, le plus souvent originaires de la Mayenne, soutiennent ouvertement le Stade lavallois. Certaines s'investissent directement dans les activités et la vie du club.

Emmanuel Besnier, PDG de Lactalis et neuvième fortune française, dispose de sa loge au stade Francis-Le-Basser, d'où il assiste aux matches à domicile[153]. Passionné par le club, il est vice-président et membre du conseil d'administration[154]. S'il ne s'implique pas dans le recrutement des footballeurs, il est attentif au comportement extra-sportif des joueurs. La famille Besnier, soutien financier historique du Stade lavallois, apporte environ 200 000 euros par an comme sponsor principal[155], une mise équivalente à celle du début des années 1980[62].

Dans le monde sportif, plusieurs champions soutiennent également le club Tango. Le cycliste Jacky Durand, qui rêvait d'être le gardien du Stade lavallois[156], a toujours été supporter du club[157], tout comme Marc Madiot, directeur de l'équipe cycliste Groupama-FDJ[158], qui était dans les tribunes lors de l'épopée européenne de 1983[159]. Les cyclistes Eugène Plet[160] et François Pervis, les boxeurs Stanislas Salmon et Jordy Weiss, et le pilote de moto Valentin Grimoux se déclarent eux aussi supporters du Stade[161]. Alexis Bernard, directeur général du 10 Sport, ne cache pas son amour pour le Stade lavallois, dont il a porté les couleurs pendant quinze ans[162]. Louis-Pierre Frileux et Elisa Lukawski, journalistes sportifs originaires de Laval, supportent ouvertement le Stade lavallois[163],[164].

Dans le domaine artistique, le chanteur lavallois Maël[165] et les frères Boisnard, membres du groupe de rock Archimède, sont de fervents supporters du Stade lavallois[166]. Archimède compose le nouvel hymne du club en 2015[167].

Rivalités[modifier | modifier le code]

Keru et la rivalité avec Rennes : « Dès mon premier match à Le Basser, les supporters entonnaient déjà des « Keru, Keru ». Ce sont des souvenirs qui marquent. C’était très fusionnel. Je n’avais jamais connu cela ailleurs. À l’époque, il y avait une grosse rivalité entre Laval et Rennes. D’ailleurs, quand on monte en D1, le Stade rennais retrouve la D2. C’était un joli pied de nez de l’histoire. ».


Le Stade lavallois n'est pas lié à un réel derby historique, mais plutôt à des rivalités régionales. De 1902 à 1930, Laval rencontre le voisin du Stade rennais dans les mêmes championnats : USFSA Bretagne, Division d'Honneur Ouest. Les deux clubs se retrouvent par la suite en D1 et D2 de 1975 à 1994. Lors de sa période en D1 (1976-1989), Laval affronte aussi le FC Nantes, et le retrouve en Ligue 2 en 2009, vingt ans après.

Les autres derbys, plus récents, opposent le Stade lavallois au SCO Angers et au Mans UC. La rivalité avec Angers a pris de l'importance lors des nombreuses cohabitations en Ligue 2 et National des deux clubs ces dix dernières années. Des incidents ont par exemple eu lieu lors du match amical entre Angers et Laval disputé le à Mayenne[168] et lors du match de championnat le , le match fut interrompu à la suite de jets de pétards sur la pelouse[169].

Le derby contre le Mans est le plus populaire étant considéré comme le derby du Maine, les deux villes appartenant à la même région historique et étant distantes de moins de 70 kilomètres. Alors que jusqu'à la fin des années 1990, le Stade lavallois possédait de meilleures infrastructures et une meilleure notoriété que son voisin, le rapport s'est inversé au cours des années 2000 avec la montée en première division des Manceaux et la relégation des Lavallois, ce qui fait disparaître un temps la rivalité entre les deux clubs[170].

Image[modifier | modifier le code]

Sur le plan national, l'image du Stade lavallois est depuis les années Bisson celle d'un club « sympathique » et familial[171], souvent cité comme exemple dans les années 1980 pour sa capacité à « faire beaucoup avec peu »[172]. La « recette mayennaise » servira de modèle à l'AJ Auxerre de Guy Roux[173]. Sélectionneur des Bleus de 1976 à 1984, Michel Hidalgo supervise l'équipe mayennaise à de nombreuses reprises, saluant son « immense joie de jouer »[174]. En 1983 il déclare : « On n'est jamais surpris par Laval. Depuis des années c'est un club qui fait toujours quelque chose d'intéressant dans le football français[175]. »

Pour les plus anciens l'évocation de Laval suscite une certaine nostalgie[176],[177]. Dans l'édito de l'album Panini 2010, couchant sur papier glacé ses souvenirs d'enfance, Zinédine Zidane parle notamment du maillot du Stade lavallois[178] : « Dans l’album Panini, il y avait les noms des joueurs que l'on connaissait par cœur, la découverte d'équipes de l'autre côté de la France, qui nous faisait voyager : il y avait le maillot orange de Laval qui me faisait penser au Pays-Bas de Cruyff… C’était notre télé à nous[179]. »

Médias[modifier | modifier le code]

Internet[modifier | modifier le code]

Le Stade lavallois dispose d'un site officiel depuis la saison 2000-2001. Le nom de domaine stade-lavallois.com est enregistré à l'ICANN depuis le 26 juillet 2000[180]. Un forum officiel ouvert en 2001 sera actif jusqu'en juin 2008 et comptera jusqu'à 1500 membres. Lors de sa fermeture, le club invite les supporters à poursuivre leurs discussions sur le forum du site non-officiel TangoFoot[181], ouvert en 2005 et fermé en 2022. Le 16 juillet 2021, le club dévoile la nouvelle version de son site internet, développée sous Wordpress par l'agence lavalloise Studio V3, et dont le design minimaliste tranche nettement avec les versions précédentes. En février 2022 le club lance Stade Lavallois TV, une émission bi-hebdomadaire présentée par Utku Altunay, qui reçoit des membres du club et de son environnement[182]. Selon les années, le club édite un magazine mensuel ou un programme à chaque match.

Présent sur les réseaux sociaux, le Stade lavallois comptabilise 50 000 fans sur sa page Facebook en 2022, ce qui en fait le deuxième club de National le plus populaire sur ce réseau social, derrière le Red Star (81 000 fans). Avec 49 700 abonnés, le compte Twitter du Stade lavallois est le plus suivi des clubs de National. Le club mayennais compte également 18 000 abonnés sur Instagram, 961 sur Linkedin, et n'est présent sur aucun autre réseau social. Le Stade lavallois héberge ses vidéos officielles sur la plateforme Dailymotion.

En septembre 2022, le Stade lavallois Mayenne FC est suivi par plus de 120 000 personnes sur les réseaux sociaux.

Nombre d'abonnés cumulés sur les réseaux sociaux du club au
Inscription Réseau social Site web Nombre d'abonnés
(rang en L2)
Évolution
sur un mois
26 mars 2010 Facebook Lien 52 225 (15e) en augmentation 0 650
14 février 2010 Twitter Lien 51 819 (13e) en augmentation 0 729
2 avril 2020 Instagram Lien 20 400 (19e) en augmentation 1 110
2 août 2022 Tiktok Lien 01 455 (17e) en augmentation 1 455
22 novembre 2019 LinkedIn Lien 01 306 (19e) en augmentation 00 77
6 août 2016 Dailymotion Lien 000 63 (11e) en augmentation 000 4
Total 127 268

« But à Laval ! »[modifier | modifier le code]

Photo du siège de la radio France Bleu Mayenne, avenue Robert Buron à Laval.
Siège de France Bleu Mayenne à Laval.

France Bleu Mayenne est la radio officielle du Stade lavallois depuis 1980[183]. De 1982 à 2020, les supporters ont pu vivre les matches de leur équipe grâce aux commentaires de Thierry Ruffat[184] sur Radio Mayenne, devenue Radio France Mayenne en 1983 puis France Bleu Mayenne en 2000[185]. Jusqu'au début des années 2000, la radio était le seul moyen de suivre à distance les matches du club. Il a longtemps été le seul commentateur, avant de partager le micro avec Yves Tusseau, Gérard Lecocq, Emmanuel Moreau et Gildas Menguy. Thierry Ruffat, qui a commenté près de 1000 matches du club, est la voix de l'expression « But à Laval ! », utilisée dans le multiplex de France Inter et qui a refait surface sur Twitter au début des années 2010, devenant un mème grâce au journaliste de L'Équipe Stéphane Kohler[186]. Ruffat possède la plus belle collection de maillots du Stade lavallois[187]. Le 1er avril 2021, il intègre le comité consultatif du Stade lavallois, nommé en qualité de censeur par le conseil d'administration[154]. En charge de la communication et du sportif, il s'occupe de la relation avec les joueurs, mettant en place un système de parrainage avec d'anciens joueurs du club. « Mémoire du Stade », il organise également les 120 ans du club en 2022[188].

Le Stade lavallois a lancé en 2009 une webradio en collaboration avec Radio Haute-Angevine puis O'FM Radio où les matchs du club sont diffusés ainsi que quelques émissions. Le Stade lavallois ne diffuse plus sur internet depuis 2016.

L'actualité du club est également couverte par des médias locaux tels que Ouest-France, le Courrier de la Mayenne, France 3 Pays de la Loire ou Oxygène Radio.

En National, les matches de championnat du Stade lavallois sont diffusés en direct par la Fédération Française de Football, sur sa chaîne Youtube de 2017 à 2019, puis sur son site officiel de 2019 à 2020. De 2020 à 2022 les matches sont diffusés sur la plateforme FFFTV, nouvellement créée[189]. Par ailleurs, la meilleure affiche de chaque journée est diffusée sur Canal+ Sport.

Le Stade lavallois dans la culture[modifier | modifier le code]

Le Stade lavallois est évoqué dans différents contextes culturels.

Littérature[modifier | modifier le code]

En 1994, l'écrivaine et romancière française Pascale Roze, lauréate du prix Goncourt en 1996, publie Boulevard Tango, recueil de nouvelles écrit avec des habitants de Laval[190]. Dans l'une d'entre elles, « Noir Tango », le personnage principal est un jeune footballeur du Stade lavallois.

En 2019, l'auteur mayennais Thomas Pouteau, ancien pensionnaire du centre de formation du Stade lavallois, non conservé par le club, publie un livre témoignage où il raconte la perte de repères qui a suivi[191]. Le média Brut lui consacrera un reportage[192].

Cinéma[modifier | modifier le code]

Dans le film La Vie scolaire de Grand Corps Malade (2019), le personnage d'un des élèves porte le maillot extérieur de la saison 2014-2015 du Stade lavallois.

Humour[modifier | modifier le code]

En 2022, la friterie « Chez Bouboule », institution pour tous les supporters[193], fait l'objet d'un clin d'oeil de l'humoriste Alison Wheeler dans l'émission Quotidien[194]. Coutumière du fait, elle prend régulièrement pour cible la ville de Laval et la Mayenne[195].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Seuls les principaux titres en compétitions officielles sont indiqués ici.
  2. La composition du bureau est la suivante : Président : Emile Sinoir, Vice-présidents : Roger Aubouin, docteur, Georges Grimod, avocat, Joseph Gemain, Trésorier : Emile Guérin, Secrétaires adjoints : Gustave Guérin, avocat résidant rue Magenta, M. Placé, clerc d’huissier résidant place du lieutenant, Trésorier adjoint : Lacœille, travaille aux postes et résidant rue Ricordaine. Cf. La fabuleuse histoire du stade Lavallois, Chapitre 1 : Les origines (1902-1945), sur passion-tango.fr
  3. Le premier président de l'Université populaire est Félicien Challaye, professeur de philosophie au Lycée de Laval depuis octobre 1901. On y retrouve aussi Georges Grimod, vice-président du Stade lavallois.
  4. Le numéro d'affiliation a une importance lors de la finale de la Coupe de France : selon les règlements de la FFF, lorsque deux équipes ayant les mêmes couleurs doivent se rencontrer et que le match se déroule sur terrain neutre, le club affilié le plus ancien garde ses couleurs. Par ailleurs dans certains championnats amateurs, l'ancienneté du numéro d'affiliation sert à départager des équipes en cas d'égalité parfaite.
  5. L'USFSA n'a pas l'exclusivité du football en France, et doit faire face à la concurrence de la Fédération gymnastique et sportive des patronages de France (FGSPF), qui regroupe les patronages catholiques. Cette dernière est particulièrement puissante en Bretagne et dans l'Ouest de la France, où nombre de clubs sont issus de ces patronages (La Tour-d'Auvergne de Rennes, les Cadets de Bretagne, les Korrigans de Vannes, le Stade Charles-de-Blois de Guingamp ou l'Armoricaine de Brest, ancêtre du Stade brestois, notamment). Le club local affilié à la FGSPF est l'US Beauregard Laval. Dans le même esprit laïque militant, le Stade lavallois participera en avril 1928 à la création de l'Union française des œuvres laïques d'éducation physique (UFOLEP), émanation de la Ligue de l'enseignement, dont l'article premier stipule alors qu'est interdite « toute discussion ou manifestation politique ou confessionnelle ». Lire La Grande Histoire du Football en Bretagne de Georges Cadiou
  6. L'équipe lavalloise s'inclinant face au Stade français en 1925-1926 est composée de But : Édouard Monoré. —Arrières : Rondeau, Roger. — Demis : Bargès, Lefèvre, Hervé (capitaine). — Avants : Toussaint, Bouvier, Jean Yvinec, Jean Royer, Néret. Elle affronte notamment Robert Dauphin, Henri Pavillard, Maurice Bunyan et Jacques Wild, tous internationaux.
  7. Le classement final de la saison 1929-1930 est le suivant : 1er: CSJ Bouin, 56 pts ; 2e: Drapeau Fougères, 45 pts; 3e EA Guingamp, 44 pts ; 4e: US Saint-Servan, 43 pts 5e: Stade Quimper, 42 pts ; 6e: Dinard ASC, 42 pts ; 7e: FC Lorient, 40 pts ; 8e: AS Brest, 38 pts ; 9e: CO Cholet, 36pts ; 10e: US Ouvrière, 28 pts ; 11e: Stade Lavallois, 24 pts.
  8. L'équipe lavalloise s'inclinant face à Lille en 1936-1937 est composée de Robert Favrot, Pierre Fauret, Édouard Monoré, Harrouet, Mac Martin, Bechtoldt, Raymond Legendre, Pitois, Alphonse Le Page, Jean Hamelin, Emile Ferette. Elle affronte notamment Robert Défossé, Jules Vandooren, Georges Beaucourt et Jules Bigot, tous internationaux.
  9. Ils sont formés sur place, pendant trois ans à l'école professionnelle.
  10. Pour Jacques Carlier, cette organisation rentre dans le cadre de la Révolution nationale : les ouvriers, qualifiés d'associés, reçoivent un salaire proportionnel, une participation aux bénéfices.
  11. L'équipe est entraînée et emmenée par l'international Bambridge. Elle comprend Robert Souchet, venant du GSI Pontivy, Morice, arrière, sélectionné de la LOFA, formé au FC Lorient et à l'AS Brest, Garault, Pavard, Capery, Le Joncourt, venu du Stade Morlaisien, Le Dret, Doriaz, ancien junior du Servette de Genève, et Georges André, ailier gauche (à 19 ans 1/2 il remporta un 400 mètres au cours d'un France-Angleterre, en 51 secondes.
  12. L'équipe de la saison 1947-1948 est composée de Gaston Desmoulières, d'André Aubin, de Louis Béchu, de Pierre Caris, de Patinowski, de Jacques Pott, de Nemesio Garcia, de Maurice Belloche, d'André Collet et de Lucien Visignol. Émile Vrand y joue pendant quelques mois. Alain Lachèze et Christian de Vaufleury y débutent avant de devenir footballeurs professionnels.
  13. On trouve dans l'équipe de 1957 André Sorel, Nemesio Garcia, Guy Morillon, Israël Recio, Jean Barré, André Genest, René Mabilais, Pierre Coquais, Jacques Ferette, Maurice Gaumer, Yves Borrère, André Douguet, Jean Boisseau et François Quillivic.
  14. L'équipe de la saison 1958-1959 est composée de Gérard Bellon, Michel Le Milinaire, Jean-Claude Bouricer, Jean-Michel Brémaud, Henri Mauduit, Jacques Lareide, René Mabilais, Yves Le Pennec, Jacques Ferette, Maurice Gaumer, Jean Barré, André Douguet, Jean Boisseau, François Quivillic, Paul Gendry et Bernard Lemée.
  15. L'effectif lavallois compte en 1964 Bernard Josse, Rémy Lebret, Jacques Lereide, Robert Mazurais, Jean Thomas, Jean-François Fort, Jean Troadec, Celzo Alsonso, Yves Le Pennec, Jacques Ferrette, Michel Delaroux, Maurice Gaumer, Michel Bouvier, Jacques Monnet, Serge Gauthier, Jacques Guégan et Jean Vannesse.
  16. Né d’un père G.I. Américain, il est premier footballeur de couleur à avoir porté le maillot de l'équipe nationale allemande. Il est considéré comme en fin de carrière lorsqu'il rejoint Laval.
  17. Le Conseil fédéral de la FFF votera l'abandon de cette obligation en 2003.
  18. Daniel Hechter déclare : « Je renonce dans la mesure où je n’ai pas eu assez de garanties financières de la part de la mairie de Laval ». Mis en cause, André Pinçon répond : « Je ne montrerai pas à quelqu’un comment entraîner une équipe de foot, mais au plan comptable je m’y connais. Je n’ai pas le sentiment d’avoir fait une erreur, Laval ne peut aller au-dessus de ses moyens ».
  19. Dans les colonnes de Ouest-France du , Michel Le Milinaire confie : « « J'ai la conviction qu'à Laval et dans la région, il y a des gens qui n'attendent que le jour où l'on se cassera la figure. Il y a mille façons d'aider un club. Les moyens mis à la disposition des autres clubs grandissent. Les nôtres perdent de leur force. Le fossé s'agrandit. ».
  20. Il joue son premier match en Division 1 avec Laval en août 1988, sous la houlette de Michel Le Milinaire. Il indiquera plus tard que Le Milinaire lui a fait gagner du temps, apporté force et confiance.
  21. C'est finalement Antoine Kombouaré qui est recruté.
  22. Montpellier alignait l'équipe suivante : Huc - Muzet, Almarcha, Hoyau, Gazin - Passi, Scala, Blanc (c), Baills - Guédé, Ferhaoui.
  23. Le siège social du club était situé au 36, rue de la Paix à partir de 1953, puis au foyer culturel, 33, rue du Vieux-Saint-Louis de 1958 à 1979. Le siège de la section football est au 64, route de Mayenne de novembre 1976 à 1979.
  24. Roger Aubouin est président d'honneur, MM. Paris et Le Chaix, vice-présidents, en 1913-1914
  25. Comte René Regnault d'Evry (1879-1960), conseiller municipal en 1919, puis maire en 1929 de Changé
  26. Camille Charlot (1880-1963), directeur de l'école primaire annexée à l'école normale d'instituteurs de Laval.
  27. Léon Boüessé, conseiller général du canton de Montsûrs.
  28. Devient président après la fusion avec le Sporting Club lavallois.
  29. Adolphe Beck, président d'honneur en 1935 ; Georges Grimod, président d'honneur en 1937
  30. Eugène Brault (1895-1947), typographe, puis imprimeur. Sous-officier d'artillerie lors de la première guerre mondiale, médaille militaire et croix de guerre.
  31. Président du club omnisports jusqu'en décembre 1989, date à laquelle la section football prend son indépendance.
  32. Né le 25 mai 1922, il devient professeur de Gymnastique après l'École normale d'Instituteurs de 1938 à 1942 au Cours complémentaire, sous la direction d'Albert Legendre.
  33. Seule la nationalité sportive est indiquée. Un joueur peut avoir plusieurs nationalités mais n'a le droit de jouer que pour une seule sélection nationale.
  34. Seule la sélection la plus importante est indiquée.
  35. Le joueur est sous contrat amateur.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « #105 – Stade Lavallois : les Tangos », sur footnickname.wordpress.com (consulté le )
  2. Collectif 1999, p. 6 et 7
  3. Cadiou 1998, p. 12
  4. Journal souvenir Allez Laval, Comité des fêtes du Stade lavallois, juin 1969.
  5. « Le « Stade Lavallois » », L'Avenir de la Mayenne,‎ , p. 2 (lire en ligne Accès libre)
  6. « La fabuleuse histoire du Stade Lavallois | Chapitre 1: Les origines (1902-1945) » Accès libre, sur passion-tango.fr, (consulté le )
  7. a et b Jouneaux 1994, p. 19
  8. Jules Rimet et Henri Delaunay, Procès-verbaux du Bureau Fédéral : Séance du 2 juin 1919, Affiliation de sociétés nouvelles, Archives de la FFF, , p. 18-19
  9. « Informations sur le Stade lavallois Mayenne F.C. », sur www.fff.fr (consulté le )
  10. Claude Loire, Le Stade rennais fleuron du football breton 1901-1991, Rennes, Apogée, 1994, p. 14.
  11. « Stade rennais. », L'Ouest-Éclair,‎ , p. 3 (lire en ligne Accès payant)
  12. « Stade rennais : Un match de football », L'Ouest-Éclair,‎ , p. 3 (lire en ligne Accès payant)
  13. STADE LAVALLOIS, première société sportive, Laval, , Page 5
  14. a et b « Le Stade Lavallois », L'Ouest-Éclair,‎
  15. « Deuil », Bulletin mensuel du Stade Lavallois, no 3,‎ , p. 3 (lire en ligne Accès libre)
  16. Laurent Villebrun, « Le Stade Lavallois pendant la grande guerre : suvivre pour l'avenir », sur Stade Lavallois Museum, (consulté le )
  17. Claude Loire, op. cit., p. 73
  18. Claude Loire, op. cit., p. 74
  19. Claude Loire, op. cit., p. 75.
  20. a b et c « Chronique Sportive - Football », La Mayenne,‎ , p. 2 (lire en ligne Accès libre)
  21. Pendant une partie disputée à Laval entre l'Union Sportive de Beauregard et le Stade Lavallois, il advint qu'un coup de pied maladroit, d'ailleurs immédiatement sanctionné par une disqualification, ouvrit une querelle parmi les spectateurs. On échangea des injures et un chirurgien-dentiste de la localité, M. Georges Coupeau, un des dirigeants de l'Union Sportive de Beauregard, chargé de la police du terrain, s'oublia jusqu'à frapper dans la foule un mutilé de guerre, M. Chevreul, qui avait traité de brute l'auteur du coup de pied, qui était précisément le frère du dirigeant précité. Le tribunal correctionnel; estimant que le paiement d'une place à un spectacle, sportif confère à quiconque le droit de manifester son opinion, a condamné le dentiste violent à 50 fr. d'amende avec sursis et 200 francs de dommages-intérêts. Paris-soir, 28 décembre 1923
  22. Xavier Bontour, « Le Stade Lavallois », L'Ouest-Éclair,‎ , p. 8 (lire en ligne Accès payant)
  23. a et b « Le Stade Lavallois et les jeunes - Une heureuse initiative », L'Ouest-Éclair,‎ , p. 9
  24. « Les trois numéros du bulletin mensuel de 1939 à 1940 disponibles » Accès libre, sur passion-tango.fr, (consulté le )
  25. Jouneaux 1994, p. 20
  26. « Les Lavallois pendant la Seconde Guerre Mondiale » Accès libre [PDF], sur patrimoine.laval.fr, (consulté le ), p. 11,16,30
  27. a et b « Borel, première usine du département », Ouest-France,‎ (lire en ligne Accès libre)
  28. Alain Beltran, Henry Rousso et Robert Frank, La vie des entreprises sous l'Occupation, Belin, , 464 p. (ISBN 2-7011-1569-8), p. 136
  29. Paul Béguier, « Un industriel de Laval nous parle », L'Ouest-Éclair,‎ , p. 6 (lire en ligne Accès payant)
  30. Erik-Marie Jacquet, « Fiche généalogique de Gabriel Alexis Borel » Accès libre, sur Geneanet (consulté le )
  31. Daniel Le Gall, « « J'ai commencé à résister dès le 18 juin 1940 » », Ouest-France,‎ (lire en ligne Accès libre)
  32. « Les sportifs morts pour la France honorés », Ouest-France,‎ (lire en ligne Accès libre)
  33. « Classement de DH Ouest 1963-1964 » Accès libre, sur tangofoot.free.fr (consulté le )
  34. « CFA groupe Ouest, saison 1964-1965 » Accès libre, sur tangofoot.free.fr (consulté le )
  35. Laurent Villebrun, « Saison 1964-1965: Une saison de rêve en CFA » Accès libre, sur Stade lavallois museum (consulté le )
  36. « Feuille de match Gazélec Ajaccio - Stade Lavallois, finale nationale CFA 1965 » Accès libre, sur tangofoot.free.fr (consulté le )
  37. Département de la Mayenne - INA, « Reportage sur les festivités à Laval après le titre de Champion de CFA Groupe Ouest » Accès libre, sur youtube.com,
  38. « Stade lavallois - Le mag », sur stade-lavallois.com, (consulté le )
  39. a et b Arnaud Bodin et Mathieu Coureau, « « Henri Bisson venait me chercher avec sa DS... » », Ouest-France,‎ (lire en ligne Accès libre)
  40. « Classement Division 2 (groupe Centre) 1970-1971 » Accès libre, sur tangofoot.free.fr (consulté le )
  41. a et b Laurent Villebrun, « Le panthéon du Stade lavallois : Henri Bisson » Accès libre, sur Stade Lavallois Museum (consulté le )
  42. « M. Bisson élu président général du Stade Lavallois », Ouest-France, édition de la Mayenne,‎
  43. Jouneaux 1994, p. 38
  44. a et b « Raymond Keruzoré : « Le verdict, c'est le 20 avril » » Accès libre, sur Stade Rennais Online, (consulté le )
  45. « 1976 ou l'accession en D1 » Accès libre, sur stade-lavallois.com, (consulté le )
  46. Thierry Ruffat, « 100 % Stade Lavallois : la montée en 1ère division en 1976 » Accès libre, sur France Bleu Mayenne, (consulté le )
  47. Jean-Christophe Gruau, « La montée du Stade Lavallois en 1ère division » Accès libre, sur suite101.fr, (consulté le )
  48. Simon Courteille, « Stade lavallois. Ces saisons où les Tango ont été promus » Accès libre, sur Le Courrier de la Mayenne, (consulté le )
  49. « Interview de Michel Le Milinaire », Stade Lavallois - Le mag, no 12,‎ , p. 3 (lire en ligne Accès libre [PDF])
  50. « Saison 1975-1976 du Stade Lavallois » Accès libre, sur tangofoot.free.fr (consulté le )
  51. Claude Loire, Le Stade rennais, fleuron du football breton 1901-1991, Éditions Apogée, 1994, p. 386
  52. France Football N°1939. 7 juin 1983
  53. Adolphe Dhrey, « Erwin qui vient frapper ce soir » Accès limité, sur inatheque.ina.fr, (consulté le )
  54. Laurent Villebrun, « Uwe Krause et les buteurs allemands » Accès libre, sur Stade Lavallois Museum (consulté le )
  55. a et b « Après la garantie accordée au Stade lavallois : Qu'est-ce qu'un centre de formation ? », Ouest-France, édition de la Mayenne,‎ , p. 12
  56. L. Pavard, « 1983-84, la saison des trophées » Accès libre, sur Le blog de footalaligne, (consulté le )
  57. (en) « UEFA Team Ranking 1983 » Accès libre, sur kassiesa.net (consulté le )
  58. Alan Nagard, « Le match du siècle : Laval bat le Dynamo Kiev », Ouest-France,‎ (lire en ligne Accès libre)
  59. « Un supporteur présente les objets de sa passion », Ouest-France,‎ (lire en ligne Accès libre)
  60. « Interview Henri Bisson par JM Larqué et T Roland », sur Dailymotion, (consulté le )
  61. a et b « Football: entraîneur de Laval pendant vingt-quatre ans Michel Le Milinaire ou le " handicap de la longévité " », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne Accès payant, consulté le )
  62. a et b Georges Poirier, « Besnier et le Stade lavallois : du parrainage au sponsoring », Ouest-France, édition de la Mayenne,‎
  63. Michel Jouneaux, « Laval - Marseille. La tactique avant tout ! », Ouest-France,‎
  64. Jean-François Guenet, « L'au revoir de Michel Le Milinaire », Ouest-France, édition de la Mayenne,‎ (lire en ligne Accès payant)
  65. Philippe Mayen, « Dernier Tango à Laval », France Football,‎
  66. (en) « France - Trainers of First and Second Division Clubs » Accès libre, sur rsssf.com (consulté le )
  67. Xavier Morand, « Laval : objectif barrages », Foot, hebdomadaire de la FFF, no 37,‎ , p. 3
  68. Stéphane Bois, « Football : Philippe Jan, nouveau président du Stade lavallois », Ouest-France,‎ (lire en ligne Accès libre)
  69. Stéphane Bois, « Football : Hinschberger, nouvel entraîneur du Stade lavallois », Ouest-France,‎ (lire en ligne Accès libre)
  70. Fabien Garnier, « Nous entrons dans les « années moisson » », Stade Lavallois le mag !, no 1,‎ , p. 2 (lire en ligne Accès libre [PDF])
  71. V. G., Ba. C., « Saint-Étienne intéressé par l'attaquant lavallois Sehrou Guirassy » Accès libre, sur L'Équipe, (consulté le )
  72. « Les membres du Directoire ont été nommés » Accès libre, sur stade-lavallois.com, (consulté le )
  73. Fabien Passard, « Laval, à gorge déployée », sur SOFOOT.com, (consulté le )
  74. « Stade lavallois. Trois transferts qui ont rapporté gros », Ouest-France,‎ (lire en ligne Accès libre)
  75. Dominique Faurie, « Stade lavallois. Philippe Jan : « Je ne pouvais pas travailler avec Laurent Lairy » », sur ouest-france.fr, (consulté le )
  76. Dominique Faurie, « Stade lavallois. « Maintenez le club et partez ». Des supporters mécontents se font entendre », Ouest-France,‎ (lire en ligne Accès libre)
  77. « Sondage. Stade lavallois : êtes vous satisfait de la prolongation d’Olivier Frapolli ? », Ouest-France,‎ (lire en ligne Accès libre)
  78. a b et c Vincent Orsini, « Trophées du National 2022 : les lauréats » Accès libre, sur www.fff.fr, (consulté le )
  79. Philippe Mayen, « La sélection pour les Trophées 2022 » Accès libre, sur fff.fr, (consulté le )
  80. « Julien Maggiotti élu Tango de la saison ! » Accès libre, sur stade-lavallois.com,
  81. Florence Stollesteiner, « À Laval, une journée de fête et de tournois pour les 120 ans du Stade lavallois », Ouest-France,‎ (lire en ligne Accès payant)
  82. Thierry Ruffat, « 100 % Stade lavallois : la victoire en Coupe Gambardella en 1984 » Accès libre, sur France Bleu Mayenne, (consulté le )
  83. « [TV Tango] Laval - Montpellier, Finale Gambardella 83-84 » Accès libre [vidéo], sur Dailymotion.com, (consulté le )
  84. François Prigent, « En Avant de Guingamp: des instits à Drogba » Accès libre, sur Les Cahiers du football, (consulté le )
  85. « Stade rennais U. C. - Stade lavallois », L'Ouest-Éclair,‎ , p. 3 (lire en ligne Accès payant)
  86. « L'histoire du Stade Lavallois MFC » Accès libre, sur stade-lavallois.com, (consulté le )
  87. « Historique des logos du club » Accès libre, sur tangofoot.free.fr (consulté le )
  88. « Stade lavallois : le logo arrive », Ouest-France, édition de la Mayenne,‎ 4-5 novembre 1995, p. 15
  89. a et b « Infos centenaire : Les 22 joueurs du siècle » Accès libre, sur stade-lavallois.com, (consulté le )
  90. « Le Stade lavallois change de logo » Accès libre, sur lamayenneonadore.fr, (consulté le )
  91. « Tweet de Georges Poirier, adjoint au maire de Laval » Accès libre, sur twitter.com, (consulté le )
  92. Maxime Barbaud, « Laurent Lairy, président du Stade lavallois : «je vais mettre une petite étoile dans le logo» » Accès libre, sur Foot Mercato, (consulté le )
  93. France 3, « Tout le sport - Emission du 29 juillet 2022 », sur france.tv, (consulté le )
  94. « Jean-Michel Caradec : l'hommage 25 ans après », Le Télégramme,‎ (lire en ligne Accès libre)
  95. « L'histoire du rock s'écrit ... à Laval », Ouest-France,‎ (lire en ligne Accès libre)
  96. « Les Shouters » Accès libre, sur rockmadeinfrance.com, (consulté le )
  97. Alan Nagard, « Maël et Archimède vont chanter le Stade lavallois », Ouest-France,‎ (lire en ligne Accès libre)
  98. « Dans un stade flambant neuf et sous un soleil éclatant - La fête de la Jeunesse des écoles publiques », Ouest-France, édition de la Mayenne,‎ , p. 9 (lire en ligne Accès payant)
  99. « Deuxième match test pour le Stade Lavallois. Ce soir, à 18 heures, parc municipal de Laval », Ouest-France, édition de la Mayenne,‎
  100. « Laval-PSG : la déception des supporters », Ouest-France,‎ , p. 7
  101. Maxime Bossonney, « Laval. Entre mise aux normes et rénovation : quel stade Francis-Le-Basser pour la Ligue 2 ? », Ouest-France,‎ (lire en ligne Accès payant)
  102. Alan Nagard, « Le siège du Stade lavallois va déménager », Ouest-France,‎ (lire en ligne Accès libre)
  103. Mathieu Coureau, « Les Gandonnières, tour du propriétaire », Ouest-France,‎ , p. 16
  104. Alan Nagard, « Retro 2010. Stade lavallois : de nouveaux terrains en novembre », Ouest-France,‎ (lire en ligne Accès libre)
  105. « Stade lavallois : Le centre de formation a ouvert ses portes », Ouest-France, édition de la Mayenne,‎ , page Sports III
  106. Laurent Villebrun, « Les fils du Stade: Partie 2 » Accès libre, sur Stade Lavallois Museum (consulté le )
  107. « La Formation au Stade Lavallois » Accès libre, sur stade-lavallois.com, (consulté le )
  108. Thierry Ruffat, « Michel Le Milinaire reprend sa place au Stade Lavallois ! » Accès libre, sur France Bleu Mayenne, (consulté le )
  109. a et b Rémi Hagel, « "Le Stade Lavallois est dirigé par 80 entrepreneurs" » Accès libre, sur Le Journal des Entreprises, (consulté le )
  110. « Maillots des années 1970 à 2000 » Accès libre, sur tangofoot.free.fr (consulté le )
  111. « Stade Lavallois Mayenne FC - Nos partenaires principaux » Accès libre, sur stade-lavallois.com, (consulté le )
  112. Georges Grimod, vice-président.
  113. « Un lavallois à l'honneur », presse locale,‎ (lire en ligne [jpg])
  114. « La classe du 11 novembre », presse locale,‎ (lire en ligne Accès libre [jpg])
  115. Il passe un an en captivité à Vienne en 1944.
  116. « Top 30 des présidents du football français : Le classement de la 30e à la 16e place » Accès libre, sur France Football, (consulté le )
  117. Guy Mislin, « VIèmes Oscars du Football », Foot, hebdomadaire de la FFF, no 329,‎ , p. 12
  118. « Le Lavallois Gabriel Etinof a marqué le plus beau but de National », Ouest-France,‎ (lire en ligne Accès libre)
  119. « Les obsèques de Jean Yvinec », L'Ouest-Éclair,‎ , p. 7 (lire en ligne Accès libre)
  120. « Jacques Ferrette, le pionnier amateur », Ouest-France,‎ (lire en ligne Accès libre)
  121. Johan Bescond, « Maurice Gaumer, soixante ans de souvenirs Tango », Ouest-France,‎ (lire en ligne Accès libre)
  122. Dominique Faurie, « Alain Desgages, Lavallois de 11 à presque 77 ans… », Ouest-France,‎ (lire en ligne Accès payant)
  123. « TangoFoot - Les records pour les joueurs », sur tangofoot.free.fr (consulté le )
  124. « France-Tchécoslovaquie. Fiche du match. », sur www.fff.fr, (consulté le )
  125. Jérémy Laugier, « Quand le Stéphanois Romain Hamouma était «un phénomène» à Laval » Accès libre, sur www.20minutes.fr, (consulté le )
  126. Martin Cotta, « Au chômage en 2011, "le Stade Lavallois m'a tendu la main" raconte l'ancien messin Franck Signorino » Accès libre, sur France Bleu Mayenne, (consulté le )
  127. Thierry Ruffat, « 100 % Stade lavallois : Erwin Kostedde, un petit tour et puis s'en va... mais quel tour ! » Accès libre, sur France Bleu Mayenne, (consulté le )
  128. Michel Jouneaux, « Uwe Krause, le nouvel avant-centre du Stade lavallois », Ouest-France, édition de la Mayenne,‎
  129. a et b Michel Jouneaux, « Thierno Youm : S'il était aussi précis que rapide ! », Ouest-France, édition Loire-Atlantique,‎ 24-25 août 1985
  130. Henri Frémont, « Les Stadistes lavallois ont repris l'entraînement », Ouest-France, édition de la Mayenne,‎ , p. 11
  131. « La situation administrative d'Omar Sene », Ouest-France, édition de la Mayenne,‎
  132. « E. Koundé et F. Omane à Laval le 19 ou 20 juillet », Ouest-France, édition de la Mayenne,‎
  133. Michel Jouneaux, « Au Stade pour deux ans : Tapoko a préféré Laval », Ouest-France, édition de la Mayenne,‎
  134. Quentin Lanvierge, « Foot : ces Tango ont joué une Coupe du monde », Le Courrier de la Mayenne,‎ (lire en ligne Accès libre)
  135. Quentin Lanvierge, « Raouf Bouzaiene a marqué lors de la Coupe du monde 2002 » Accès libre, sur actu.fr, Le Courrier de la Mayenne, (consulté le )
  136. « Les mains magiques de Philippe Boixel pour guérir Zinedine Zidane », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne Accès payant, consulté le )
  137. Jean-Luc Pellizza, « Mondial 2002 : Boixel, l'homme de mains des Bleus », Ouest-France,‎ , p. 10
  138. Arnaud Huchet, « François Jimenez, l'oeil parisien du Stade lavallois », Ouest-France,‎ (lire en ligne Accès libre)
  139. Dominique Faurie, « Football : Quand le recrutement aide la formation », Ouest-France,‎ (lire en ligne Accès libre)
  140. « Saison 2022-2023 - Effectif », sur stade-lavallois.com
  141. Mathieu Garnier, « Comment le sport métamorphose la France, en deux cartes interactives », sur Slate.fr, (consulté le )
  142. Jérôme Latta et Mathieu Garnier, « Géographie des supporters français - Les Cahiers du football », sur www.cahiersdufootball.net, (consulté le )
  143. « Le sondage IFOP-municipalité sur le Stade », Ouest-France, édition de la Mayenne,‎ 11-12 octobre 1986, p. 12
  144. Michel Jouneaux, « Le sondage de l'IFOP sur le Stade Lavallois », Ouest-France, édition de la Mayenne,‎
  145. « Elections de l'équipe type du championnat National », sur Foot National, (consulté le )
  146. « Feuille du match Stade Lavallois - Paris SG 2002-2003 (0-1) », sur tangofoot.free.fr (consulté le )
  147. « Affluences au Stade Francis-Le-Basser de 1989 à aujourd'hui », sur tangofoot.free.fr (consulté le )
  148. « Championnat National - Nombre de spectateurs 19/20 » Accès libre, sur www.transfermarkt.fr (consulté le )
  149. « Championnat National - Nombre de spectateurs 21/22 » Accès libre, sur www.transfermarkt.fr (consulté le )
  150. INA, « Reportage sur les festivités à Laval après le titre de Champion de CFA Groupe Ouest », sur lamayenne.fr (consulté le )
  151. « « La nuit a été courte » : Guillaume Garot se souvient de la montée de Laval en Ligue 2 en 2009 », Ouest-France,‎ (lire en ligne Accès payant)
  152. « Stade Lavallois : 5.000 supporters ont célébré le titre de champion de National dans les rues de Laval », sur France Bleu, (consulté le )
  153. Marie Bordet, « Besnier, le milliardaire invisible » Accès libre, sur Le Point, (consulté le )
  154. a et b « Etats financiers de la SASP Stade lavallois au 30 juin 2021 » Accès libre, sur pappers.fr, (consulté le ), p. 23
  155. Dominique Faurie, « "Si le Stade lavallois est descendu, c’est par sa faute" dit le président Philippe Jan », Ouest-France,‎ (lire en ligne)
  156. « Un baroudeur devenu commentateur », Ouest-France,‎ (lire en ligne Accès libre)
  157. « Jacky Durand », La DH Les Sports+,‎ (lire en ligne Accès libre)
  158. Jean-Luc Gatellier, « Marc Madiot, un célèbre supporter des footballeurs de Laval au stade des Marais » Accès libre, sur les3villessoeurs.com, (consulté le )
  159. Mathieu Coureau, Marc Madiot - Parlons vélo, Hachette, , 328 p. (ISBN 9791093463988, lire en ligne)
  160. « Plein cadre sur ... Eugène Plet » Accès libre, sur Arguenon Cyclosport Plancoët, (consulté le )
  161. Bénédicte Renou, « La montée du Stade lavallois vue par les sportifs mayennais », Ouest-France, édition de la Mayenne,‎ , p. 16
  162. « Stade lavallois : l’histoire tango vue par les lecteurs d’Ouest-France », Ouest-France,‎ (lire en ligne)
  163. Julian Stocky, « Eurosport : Louis-Pierre Frileux évoque la coupe de France de football, à l'antenne cette semaine ! » Accès libre, sur Le médias blog de Julian, (consulté le )
  164. Simon Courteille, « Elisa Lukawski : « Le titre de champion de L1 ? Je vois bien l’OM. » », sur Passion Football Club, (consulté le )
  165. Solange Esteves, « Le Lavallois Maël signe un western musical », Ouest-France,‎ (lire en ligne)
  166. « Les dix cartes postales de l'actu 2015 en Mayenne », Ouest-France,‎ , p. 7
  167. « Archimède a présenté le nouvel hymne du Stade lavallois », Ouest-France.fr,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  168. Bénédicte Renou, « Football : Première défaite très anecdotique des Tango », Ouest-France,‎ (lire en ligne Accès libre)
  169. « Laval - Angers interrompu » Accès libre, sur lequipe.fr, (consulté le )
  170. A. B., « Laval - Le Mans, vous avez dit derby ? », Ouest-France,‎ (lire en ligne Accès libre)
  171. Flavien Groyer, « Le journaliste sportif Yoann Riou de passage sur la pelouse du Stade Lavallois » Accès libre, sur France Bleu Mayenne, (consulté le )
  172. « H. Bisson à l'honneur », France Football Officiel, hebdomadaire de la FFF,‎
  173. Astolfo Cagnacci, Auxerre, le système Roux, Solar, , 225 p. (ISBN 978-2263023316)
  174. Michel Jouneaux, « Michel Hidalgo juge le Stade lavallois : "Une équipe qui possède une immense joie de jouer" », Ouest-France,‎
  175. Martin Cotta et Thierry Ruffat, « Quand Michel Hidalgo s'était réfugié en Mayenne pendant la Seconde Guerre mondiale » Accès libre, sur France Bleu Mayenne, (consulté le )
  176. Bernard Lions, « Une Ligue 2 pas comme les autres » Accès libre, sur L'Équipe, 29 juilllet 2022 (consulté le )
  177. « Le commentateur et ex-footballeur Omar da Fonseca est venu dédicacer son livre », Ouest-France,‎ (lire en ligne Accès libre)
  178. Johan Bescond, « Insolite. Quand Zidane citait Laval dans un album Panini », Ouest-France,‎ (lire en ligne Accès libre)
  179. Mathieu Coureau, « Zinedine Zidane, ce Lavallois... », Ouest-France,‎ (lire en ligne Accès libre)
  180. « Recherche Whois du domaine stade-lavallois.com » Accès libre, sur who.is (consulté le )
  181. « Forum officiel du Stade Lavallois MFC », sur stade-lavallois.com,
  182. Simon Lelièvre, « Stade lavallois : le club lance sa web TV et annonce trois dates importantes à venir », sur oxygeneradio.com, (consulté le )
  183. Martin Cotta, « 100% Stade Lavallois Le Débrief', votre nouveau rendez-vous football sur France Bleu Mayenne ! » Accès libre, sur France Bleu Mayenne, (consulté le )
  184. Mathieu Coureau, « Thierry Ruffat, la voix de France Bleu Mayenne, n’a rien oublié », Ouest-France,‎ (lire en ligne Accès libre)
  185. « France Bleu Mayenne, un modèle de radio de proximité depuis 40 ans » Accès libre, sur Radio France, (consulté le )
  186. François Lorin, « Le Stade lavallois de retour en Ligue 2 : mais d’où vient l’expression « but à Laval » ? », Ouest-France,‎ (lire en ligne)
  187. Dominique Faurie, « Ancien commentateur des matchs du Stade lavallois, Thierry Ruffat se livre à micro ouvert », Ouest-France,‎ (lire en ligne Accès payant)
  188. Paul Lopez, « Laurent Lairy, nouveau président, sonne le rassemblement » Accès libre, sur actu.fr, Le Courrier de la Mayenne, (consulté le )
  189. Philippe Mayen, « Lancement de FFFTV.FR », sur fff.fr, (consulté le )
  190. Pascale Roze, Boulevard Tango, Nantes, Éditions Siloë, , 128 p. (ISBN 9782402121439, lire en ligne)
  191. Mathieu Coureau, « « Grâce au sport, je suis passé du noir et blanc à la couleur », confie Thomas », Ouest-France,‎ (lire en ligne Accès payant)
  192. « Anorexie chez les hommes : "C'est un rapport presque guerrier à la nourriture", témoigne Thomas » Accès libre, sur Franceinfo - Brut., (consulté le )
  193. « La friterie, lieu incontournable des soirs de match », Ouest-France,‎ (lire en ligne Accès libre)
  194. « Tweet du compte officiel du Stade lavallois » Accès libre, sur Twitter.com, (consulté le )
  195. « Joe Beden investi président du club de tuning de Laval ? La Ville répond à Quotidien », Ouest-France,‎ (lire en ligne Accès libre)

Annexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]