François Ruffin

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François Ruffin
François Ruffin en 2017.
François Ruffin en 2017.
Fonctions
Député français
En fonction depuis le
(3 mois et 28 jours)
Élection 18 juin 2017
Circonscription 1re de la Somme
Législature XVe
Groupe politique FI
Prédécesseur Pascale Boistard
Biographie
Date de naissance (42 ans)
Lieu de naissance Calais, Pas-de-Calais, France
Nationalité française
Parti politique Picardie debout
Profession journaliste reporter, réalisateur, essayiste
Site web francoisruffin.fr

François Ruffin, né le à Calais, est un journaliste, essayiste, réalisateur et homme politique français.

Il est le fondateur et le rédacteur en chef du journal Fakir. Il écrit aussi dans Le Monde diplomatique et pour l'association de critique des médias Acrimed. En tant que reporter, il participe pendant sept ans à l'émission Là-bas si j'y suis diffusée sur France Inter. Il apparaît comme l'une des figures de proue du mouvement Nuit debout en 2016 et reçoit le César du meilleur film documentaire en 2017 pour son premier film, Merci Patron !

Il est élu député dans la 1re circonscription de la Somme lors des élections législatives de 2017, sous la bannière « Picardie debout », avec le soutien de La France insoumise, du Parti communiste français, d'Europe Écologie Les Verts et d'Ensemble !. Il siège à l'Assemblée nationale dans le groupe La France insoumise.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né à Calais, François Ruffin grandit à Amiens, d'un père cadre chez Bonduelle et d'une mère femme au foyer[1]. Il est scolarisé au collège-lycée jésuite La Providence, un établissement privé catholique d'Amiens[2]. Il obtient une maîtrise de lettres à l'université de Picardie et un diplôme du Centre de formation des journalistes (CFJ)[3].

Journalisme critique[modifier | modifier le code]

François Ruffin
Récompenses
Médias
Média principal Presse écrite
Pays Drapeau de la France France
Presse écrite Fakir
Le Monde diplomatique
Radio Là-bas si j'y suis

François Ruffin affirme être « né politiquement par la critique des médias »[4]. En 1999, le Journal des Amiénois passe sous silence la délocalisation d'une usine Yoplait et la mise au chômage de ses quatre-vingt-neuf salariés. En réaction, François Ruffin crée le journal local Fakir[1], qu'il vend à la criée devant les MJC d'Amiens[1].

« Notre but affiché était de détruire [le Journal des Amiénois], qui était exclusivement celui du maire. Mais dès le premier numéro de Fakir, je me suis dit que critiquer le média qui se trouve dans toutes les boîtes aux lettres était insuffisant. Il fallait aussi produire de l’information pour montrer ce qui n’est pas montré, le mensonge le plus classique étant le mensonge par omission.[4] »

Le journal, principalement rédigé par des bénévoles, deviendra national en 2009 et est aujourd'hui tiré à 29 000 exemplaires.

En 2000, François Ruffin entre au Centre de formation des journalistes (CFJ), dont il sort diplômé en juillet 2002[5]. En 2003, il publie Les petits soldats du journalisme, un livre à charge contre les méthodes de maljournalisme enseignées par le CFJ, « recopier l’AFP, produire vite et mal, imiter les concurrents, critiquer les livres sans les lire, ne surtout plus penser, trembler devant sa hiérarchie[6] ».

De 2005 à 2012, il participe comme reporter à plusieurs émissions radio de Là-bas si j'y suis, tout en continuant à diriger Fakir. En 2015, il prend la défense du producteur de l'émission, Daniel Mermet, mis en cause par Olivier Cyran dans la revue Article 11 pour ses méthodes managériales « tyranniques »[7]. Revenant sur ses années passées comme reporter dans un long article publié par Fakir, il admet les « zones d'ombres » de son ancien patron, mais regrette que les articles sur lui « relèvent moins de l’enquête que de l’exécution. [...] Car il ne suffit pas qu’on découvre à Daniel Mermet une tache : il faut maintenant qu’on le résume à cette tache, en une sorte de maccarthysme passé à gauche »[8].

Ruffin et Mermet ont participé aux deuxièmes Rencontres déconnomiques d'Aix-en-Provence en 2014[9].

Merci Patron ! et Nuit Debout[modifier | modifier le code]

En 2015, il réalise son premier film, Merci Patron !, film critiquant Bernard Arnault[10], dont la sortie nationale a lieu le 24 février 2016.

Selon certains médias, François Ruffin aurait joué un rôle dans le déclenchement du mouvement Nuit debout le 31 mars 2016[11], car il organisait des assemblées depuis le 23 février à la Bourse du travail de Paris, située à 50 mètres de la Place de la République (Paris). Certains militants l'accusent d’avoir utilisé le mouvement pour faire parler de lui et de son film Merci Patron ![12].

Le , La Lettre A rapporte que « selon les calculs des producteurs et des professionnels du cinéma, les 500 000 entrées du film et la vente des droits à plusieurs pays étrangers vont lui rapporter quasiment un million d'euros »[13].

En décembre 2016, Ruffin lance sa chaîne Youtube, où il publie régulièrement des « bulletins ».

En 2017, son film Merci Patron ! reçoit le César du meilleur film documentaire. Le 24 février, lors de la 42e cérémonie des César, il profite de la remise de son prix pour critiquer vertement la politique gouvernementale face aux délocalisations des entreprises et interpeller le président de la République sortant François Hollande[14]. Le 3 mars suivant, il remet symboliquement son trophée aux ouvriers de l'usine Whirlpool, opposés à la délocalisation de leur usine en Pologne[15].

Élections législatives de 2017 et création de Picardie debout[modifier | modifier le code]

Picardie debout
Image illustrative de l'article François Ruffin
Logotype officiel.
Présentation
Fondation
Siège 195 rue Léon Dupontreué
80000 Amiens
Positionnement Gauche radicale
Idéologie Anti-capitalisme
Protectionnisme
Souverainisme de gauche
Populisme de gauche
Démocratie participative
Écosocialisme
Couleurs Vert et rouge
Site web picardiedebout.fr
Présidents de groupe
Assemblée nationale Jean-Luc Mélenchon (FI)
Représentation
Députés
1 / 577

En novembre 2016, Ruffin annonce qu'il envisage de se présenter comme candidat aux élections législatives de 2017 dans la première circonscription de la Somme[16], avec un programme inspiré de celui de La France insoumise, du PCF et d'EELV[17]. Il annonce sa volonté, s'il est élu, de s'auto-appliquer trois mesures : « mandat révocable, jury pour gérer les réserves parlementaires, député smicard »[17].

Le 17 février 2017, à Flixecourt, François Ruffin lance officiellement sa campagne pour les élections législatives de 2017 dans la Somme (1re circonscription) au côté de sa suppléante, Zoé Desbureaux (PCF) et devant plus de 600 personnes[18]. Des salariés de l'usine Whirlpool d'Amiens sont présents[19] et viennent expliquer la situation de leur usine, dont la direction a annoncé la fermeture et la délocalisation en Pologne[20]. Son slogan de campagne est « Ils ont l'argent, on a les gens »[21], le symbole de sa campagne la marionnette Lafleur et le nom de son mouvement Picardie debout. Sa campagne reçoit le soutien de La France insoumise, du Parti communiste français, d’Europe Écologie Les Verts et d'Ensemble ! — le mouvement de Clémentine Autain[22],[23],[24]. En vue du second tour, il reçoit le soutien de la candidate du Parti socialiste, Pascale Boistard[25].

Le personnage de Lafleur frappant avec le pied, figure de Picardie debout, ici à la marche du 23 septembre 2017 contre le « coup d'État social » et contre Emmanuel Macron, organisée par La France insoumise.

Le 11 juin, il se qualifie pour le second tour des législatives avec 24,32 % des suffrages exprimés, arrivant en deuxième position derrière Nicolas Dumont (candidat REM), crédité de 34,13 % des voix. François Ruffin est élu député de la 1re circonscription de la Somme, le 18 juin, totalisant 55,97 % des suffrages[26]. Il choisit de ne garder que le Smic sur les 7 200 euros d'indemnités d'un député[27] et rendre son mandat si 25 % des inscrits de la circonscription lui demandent[28]. Cette décision est possible selon son collègue Alexis Corbière, car François Ruffin a d’autres sources de revenus[29],[30]. Bien qu'enregistré sous l'étiquette La France insoumise et siégeant avec le groupe La France insoumise à l'Assemblée nationale, il décide de reverser sa dotation de député au titre du financement public des partis politiques (37 000 euros annuels) au Parti communiste français[31].

Député[modifier | modifier le code]

Le 18 juin 2017, il est élu député dans la 1re circonscription de la Somme et prend ses fonctions à l'Assemblée nationale trois jours plus tard. Il est élu secrétaire de la commission des Affaires économiques le 29 juin 2017, grâce notamment aux voix de députés LREM[32],[33].

Le 14 septembre 2017, il interpelle Maxence Bigard (du groupe Bigard) au cours d'une audition au sein de la commission des affaires économiques de l'Assemblée nationale sur les pratiques en cours dans sa société. Choqué par l'attitude du représentant du groupe Bigard répondant par des formules évasives, il conclut son intervention en exprimant sa colère par cette phrase : « Là, on est dans Le Parrain ou dans une commission d'audition à l'Assemblée nationale ? »[34].

Positions politiques[modifier | modifier le code]

Ruffin soutient la nécessité du protectionnisme économique et détaille ce point de vue dans un livre, Leur grande trouille : journal intime de mes pulsions protectionnistes, sorti en 2011.

Il est également partisan de la décroissance, par opposition au productivisme[35].

Il insiste également régulièrement sur la nécessité d'établir la jonction entre les deux cœurs d'électorat de la gauche, à savoir les classes populaires, associées aux ouvriers et aux syndicats d'un côté, et les intellectuels et professionnels de l'éducation de l'autre, car selon lui, seule la convergence des luttes peut mener à un mouvement social d'ampleur suffisante pour parvenir à un changement : « Le changement ne passera plus par les urnes mais par un mouvement social de grande ampleur. »[36]. Pour ce faire, il cherche notamment à lutter contre le mépris de classe qu'il identifie à l'encontre des classes populaires : « Non seulement les classes populaires étaient dans la merde socialement, mais on leur a rajouté des stigmates politiques et culturels : le vote Front national, le béret, les boules de pétanque, la picole... », mais également à présenter à ces dernières une information politique facilement accessible intellectuellement et « pas chiante »[37].

Il cherche également à faire se rejoindre politiquement la gauche « rouge » de la lutte sociale et la gauche « verte » écologiste, jonction qu'il qualifie de « nécessité ». Cette jonction est également associée dans sa pensée à celle entre la classe populaire (« plus attachée à la question sociale ») et la petite bourgeoisie (« plus attachée à la question écologique »)[35].

Maurice Kriegel-Valrimont figure parmi ses modèles politiques[17].

Il s'est défini un temps comme « compagnon de route » du Front de gauche avant de « prendre acte de leur suicide »[36].

En juin 2016, il participe au lancement d'une campagne appelant à ne plus voter pour le PS, y compris au second tour face à la droite ou à l'extrême droite, et appelle à l'émergence d'un « mouvement populiste de gauche »[38],[39]. Il déclare en parallèle dans l'émission de Cathy Colin, La voix est libre sur France 3, qu'il n'exclut pas de se présenter à une élection[40] : « J'ai 40 ans, je sais qu'il y a une bataille à mener pour que les gens désespèrent moins. »

Lors de l'élection présidentielle de 2017, il soutient la candidature de Jean-Luc Mélenchon, sans toutefois souhaiter signer la charte des députés de La France insoumise[17], dont il rejoint cependant le groupe parlementaire à l'Assemblée nationale.

En mai 2017, il publie dans Le Monde une lettre ouverte à Emmanuel Macron, qu'il considère comme un « futur président déjà haï »[41]. Il vote pour lui au second tour de l'élection présidentielle, tout en indiquant qu'il n'en est « pas fier » et en promettant d'être un « opposant ferme »[42].

Pour Gaël Brustier, François Ruffin représente « un « populisme de gauche » – façon PODEMOS – [...], tout en s’affirmant authentiquement « social-démocrate », façon d’occuper l’espace traditionnel du PS en le chassant de ses dernières terres »[43].

Filmographie[modifier | modifier le code]

Comme réalisateur
Comme acteur

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Ouvrages[modifier | modifier le code]

Presse écrite et radio[modifier | modifier le code]

Fakir[modifier | modifier le code]

François Ruffin est le rédacteur en chef et créateur du journal Fakir ; il a donc participé à tous ses numéros et rédigé lui-même de très nombreux articles depuis sa création en 1999. On peut trouver ces articles sur le site de Fakir[47].

Là-bas si j'y suis[modifier | modifier le code]

Reporter régulier de 2005 à 2012 pour l'émission de Daniel Mermet Là-bas si j'y suis, diffusée alors sur France Inter, François Ruffin a collaboré à de nombreuses émissions, que l'on peut trouver sur le site de Là-bas si j'y suis[48]. Il raconte cette expérience dans un article[49].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Denis Demonpion, « 10 choses à savoir sur François Ruffin, l'auteur de Merci Patron ! », sur L'Obs, (consulté le 11 avril 2016)
  2. François Ruffin, figure de Nuit debout, se lance en politique : "Je ne suis pas à l'abri de faire des conneries" - Raphaël Godet, francetvinfo.fr, 2 décembre 2016
  3. Élection de François Ruffin né à Calais, journaliste engagé, réalisateur césarisé - Nord Littoral, 18 juin 2017
  4. a et b Le Comptoir 2015
  5. « François Ruffin », fiche biographique sur le site de la maison d'édition Les Arènes.
  6. ACRIMED 2003
  7. Olivier Cyran, « Daniel Mermet ou les délice de l'autogestion « joyeuse » », sur Article 11, (consulté le 14 avril 2017)
  8. Fakir 2013
  9. « Programme des rencontres déconomiques », sur Deconomistes.org
  10. Ludivine Bénard et Kevin Victoire, « « Merci Patron ! », l’ovni cinématographique qui fait la nique aux riches », sur Le Comptoir,
  11. « François Ruffin : “Nuit Debout n'est pas un mouvement spontané, il a fallu l'organiser” », Télérama,‎ (lire en ligne).
  12. Blandine Garot, Les déclarations de François Ruffin passent mal au sein de la nébuleuse Nuit debout, le Monde, 8 juin 2016
  13. « François Ruffin (brève) », La Lettre A, no 1733,‎ , p. 1
  14. « Regardez le discours engagé de François Ruffin, césar du meilleur documentaire pour “Merci Patron !” » [vidéo (3'08")], sur telerama.fr (consulté le 25 février 2017),
  15. « Le journaliste François Ruffin remet son César aux ouvriers de Whirlpool », RTL.fr,‎ (lire en ligne)
  16. David Doucet, « Les Inrocks - François Ruffin veut se porter candidat face au FN à Amiens », sur Les Inrocks, (consulté le 3 février 2017)
  17. a, b, c et d Pierre Jacquemain, « François Ruffin : « Personne à gauche n’est assez fort tout seul » », Regards,‎ (lire en ligne)
  18. Mathieu Dejean, « Les Inrocks - En Picardie, François Ruffin part à la reconquête de l'électorat populaire », sur Les Inrocks, (consulté le 10 avril 2017)
  19. « Avec les forces anti-austérité, Ruffin part en jacquerie législative », L'Humanité,‎ (lire en ligne)
  20. « Whirlpool ferme son usine à Amiens. 290 emplois directs seront supprimés - France 3 Hauts-de-France », France 3 Hauts-de-France,‎ (lire en ligne)
  21. « Clip officiel : "Ils ont l'argent, on a les gens !" », francoisruffin.fr,‎ (lire en ligne)
  22. « Second tour des législatives : François Ruffin (FI) élu député dans la Somme », sur Europe 1, (consulté le 18 juin 2017).
  23. « Élections législatives 2017 - Résultats de la 1re circonscription de la Somme au 2d tour », sur Courrier picard, (consulté le 18 juin 2017).
  24. Daniel Muraz, « François Ruffin candidat unitaire dans la Somme », Courrier Picard,‎ (lire en ligne)
  25. François Ruffin, bête de somme Libération, 15 juin 2017
  26. « Élection législative 2017 : Somme - 1re circonscription », sur gouv.fr (consulté le 19 juin 2017)
  27. « Assemblée. François Ruffin se contentera d'un Smic », sur Le Télégramme,
  28. Le député François Ruffin se paiera bien au Smic - L'Express, 19 juin 2017
  29. Corbière : Ruffin « ne vivra pas avec le Smic » - Le Figaro, 26 juin 2017
  30. Pas de smic pour le député de France insoumise Alexis Corbière - 20 minutes, 26 juin 2017
  31. François Ruffin l’Insoumis des "insoumis" - www.parismatch.com, 06 juillet 2017
  32. « François Ruffin secrétaire aux affaires économiques », Le Courrier picard, (consulté le 16 septembre 2017)
  33. http://www2.assemblee-nationale.fr/instances/resume/OMC_PO419610/legislature/15
  34. Matthieu Balu, « Le coup de colère de François Ruffin pendant l'audition de Maxence Bigard à l'Assemblée », Huffington Post, (consulté le 16 septembre 2017)
  35. a et b « Le rapprochement rouge vert est une nécessité », sur Reporterre (consulté le 28 mai 2016)
  36. a et b « François Ruffin : “Nuit Debout n'est pas un mouvement spontané, il a fallu l'organiser” », sur www.telerama.fr (consulté le 28 mai 2016)
  37. « François Ruffin : « Camping est un bon film politique » », sur Le Grand Soir (consulté le 28 mai 2016)
  38. François Ruffin, interviewé par Luc Peillon et Amandine Cailhol, « François Ruffin : "Voter PS au second tour en bon républicain, c’est fini" », liberation.fr, 5 juin 2016.
  39. « François Ruffin déclare la guerre au Parti socialiste », sur bfmtv.com, (consulté le 19 juin 2017)
  40. « François Ruffin : "je n’exclue pas de me présenter à une élection" - France 3 Picardie », sur France 3 Picardie (consulté le 21 juin 2016)
  41. François Ruffin, « François Ruffin : « Lettre ouverte à un futur président déjà haï » », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  42. « Présidentielle: Ruffin votera Macron mais promet d'être un "opposant ferme" », sur lexpress.fr, (consulté le 19 juin 2017)
  43. Gaël Brustier, « François Ruffin, la voie française vers le «populisme de gauche» », sur Slate, (consulté le 19 juin 2017)
  44. « Satire dans la campagne - Le film qui suivra la campagne des présidentielles de 2017 auprès d’humoristes satiriques ! », sur Satire dans la campagne (consulté le 20 juin 2017).
  45. « Hector est mort - FAKIR - Presse alternative - Edition électronique », sur www.fakirpresse.info
  46. « Remise du prix 2015 », sur prixlyceenses.blogspot.fr
  47. http://www.fakirpresse.info/
  48. http://la-bas.org/
  49. « janvier 2005 - juin 2012 - Mes années Mermet », Fakir,‎ (lire en ligne)

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Liens externes[modifier | modifier le code]