Annie Girardot

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Annie Girardot
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Annie Girardot à la 30e cérémonie des César, en 2005.

Nom de naissance Annie-Suzanne Girardot
Naissance
Paris, France
Nationalité Drapeau de la France Française
Décès (à 79 ans)
Paris
Profession Actrice
Chanteuse (1966-1981)
Films notables Rocco et ses frères
Vivre pour vivre
Mourir d'aimer
Docteur Françoise Gailland
Tendre Poulet
Un homme qui me plait
La Zizanie
Merci la vie
Les Misérables
La Pianiste

Annie Girardot est une actrice française, née le à Paris (10e) et morte dans cette même ville le [1],[2].

Biographie[modifier | modifier le code]

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Jeunesse et formation[modifier | modifier le code]

Annie Girardot est née à Paris d'une mère sage-femme, Raymonde-Noëlle-Félicie Girardot[3], et de père inconnu (un homme marié qui ne la reconnaîtra pas et mourra alors qu'elle est âgée de 2 ans[4]). Se destinant d'abord à suivre des études d'infirmière à Caen pour être sage-femme comme sa mère, elle choisit de se tourner vers la comédie.

Élève au conservatoire de la rue Blanche dès 1949, Annie Girardot fait, parallèlement, des apparitions, le soir, dans des cabarets (La Rose rouge, à Montmartre, sous le pseudonyme d'Annie Girard, ou au Lapin Agile), et participe à des revues telles Dugudu avec la troupe de Robert Dhéry, dans laquelle elle côtoie Michel Serrault, Jean Poiret, Jacqueline Maillan.

En juillet 1954, elle sort du Conservatoire national supérieur d'art dramatique avec deux premiers prix[5]. Elle est engagée peu après à la Comédie-Française. Son interprétation de La Machine à écrire, en 1956, aux côtés de Robert Hirsch, est particulièrement remarquée par Jean Cocteau, qui voit en elle « le plus beau tempérament dramatique de l'après-guerre »[6].

La Comédie-Française lui fait alors la proposition de devenir sociétaire. Désirant se sentir libre de ses choix artistiques et attirée par le cinéma, Annie Girardot refuse et démissionne en juillet 1958.

Carrière[modifier | modifier le code]

Elle apparaît au cinéma dans des films mineurs, et donne la réplique à Jean Gabin dans deux séries noires : Le rouge est mis et Maigret tend un piège.

Luchino Visconti, cinéaste et metteur en scène de théâtre, fait appel à elle pour jouer, à Paris, la pièce Deux sur la balançoire avec Jean Marais. Le triomphe est absolu et les critiques sont emballés par la prestation magnifique de « la Girardot ».

Impressionné par le talent d'Annie Girardot, Visconti lui propose dans la foulée un rôle dans son film Rocco et ses frères. La prestation est unanimement saluée et le film fait d'elle une star, aux côtés d'autres débutants tels que Alain Delon (un ami fidèle de la comédienne), Renato Salvatori ou Claudia Cardinale. Sur le tournage Annie tombe amoureuse de son partenaire Renato Salvatori. Ils se marient deux ans plus tard et ont leur unique enfant, Giulia. C'est aussi le début de l'amitié entre Romy Schneider (qui vient régulièrement sur le tournage rendre visite à Delon) et Annie Girardot.

Dans les années 1960, Annie Girardot tourne avec des réalisateurs confirmés comme Alexandre Astruc (La Proie pour l'ombre), Roger Vadim (Le Vice et la Vertu, avec la débutante Catherine Deneuve), Gérard Oury (Le crime ne paie pas) ou encore Marcel Carné (Trois chambres à Manhattan). C'est sur le tournage de ce dernier film qu'a débuté Robert De Niro, qui a dit d'Annie Girardot : « Elle est la plus belle femelle mec que je connaisse[7]. » Partageant sa vie entre la France et l'Italie, Annie Girardot tourne également avec de nombreux réalisateurs italiens comme Marco Ferreri, qui lui fait tenir le rôle d'une femme phénomène de foire, dans Le Mari de la femme à barbe, film audacieux qui provoque un scandale lors de sa présentation au festival de Cannes 1964. Elle tourne aussi avec Mario Monicelli (Les Camarades, avec Marcello Mastroianni) et les frères Taviani (Les Hors-la-loi du mariage).

En 1965, Annie revient au théâtre dans la pièce d'Arthur Miller, Après la chute, mise en scène par Luchino Visconti, mais c'est un échec. Dans le même temps, la comédienne essuie d'autres revers tant au cinéma qu'au théâtre. Alors que les producteurs se détournent d'elle, Claude Lelouch, qui vient d'obtenir un immense succès avec Un homme et une femme, lui propose d'incarner la femme d'Yves Montand dans Vivre pour vivre. Le film est un succès et le public découvre une nouvelle facette du talent d'Annie Girardot. Sur le tournage, Lelouch et Girardot s'éprennent l'un de l'autre. Leur relation prend fin deux ans plus tard. En 1968, Annie obtient un nouveau succès critique et public au cinéma avec la comédie Erotissimo, premier film de Gérard Pirès, aux côtés de Jean Yanne et Francis Blanche.

En 1969 Michel Audiard (qui a déjà écrit quelques rôles pour elle depuis la fin des années 1950) fait d'elle la principale interprète de son film Elle boit pas, elle fume pas, elle drague pas, mais... elle cause ! dans lequel elle incarne une femme de ménage très bavarde (aux côtés de Bernard Blier, Mireille Darc et Sim). En 1972, elle règne sur un bidonville, spécialisée dans le trafic de saintes reliques, dans Elle cause plus... elle flingue. Audiard lui ouvre les portes de la comédie, elle qui jusqu'alors était souvent cantonnée aux rôles dramatiques. Girardot devient une des rares femmes (avec Mireille Darc) de la « bande à Audiard ».

En 1971 sort Mourir d'aimer, un film d'André Cayatte, qui bouscule la carrière de la comédienne. Inspiré de l'affaire Gabrielle Russier, ce film raconte l'histoire d'amour entre une enseignante et un des élèves lycéen, une histoire dérangeante qui fait l'objet d'un procès retentissant et conduit l'enseignante au suicide. Le film est un énorme succès avec près de six millions d'entrées en France, mais ne plaît pas à tout le monde. Ainsi, François Truffaut écrit une lettre ouverte, dénonçant la façon très démagogique, selon lui, avec laquelle André Cayatte a traité cette affaire. Ce rôle reste cependant comme l'un des plus marquants de la comédienne, lui assurant même une reconnaissance internationale.

À partir de là, elle devient l'actrice française la plus populaire, alternant comédies et mélodrames, ne refusant pas, à l'occasion, d'aider de jeunes cinéastes à tourner leur premier film. Grâce à elle, et à Philippe Noiret, surgit l'une des comédies les plus insolites de cette époque, La Vieille Fille, en 1971, signée Jean-Pierre Blanc. Le spécialiste des comédies Serge Korber l'engage pour son premier drame, Les Feux de la Chandeleur en 1972, où elle incarne une mère de deux enfants adultes (Claude Jade et Bernard Le Coq) qui tente de reconquérir son ex-mari (Jean Rochefort). De Vivre pour vivre en 1967 à On a volé la cuisse de Jupiter en 1980, Annie Girardot a contribué, grâce à son interprétation de « femme normale et populaire », à imposer vingt-quatre films ayant récolté plus d'un million d'entrées au box-office[8]. À la fin des années 1970, elle est l'actrice la mieux payée et la star préférée des Français[9]. En 1974, elle remporte un nouveau succès au box-office dans La Gifle de Claude Pinoteau, où elle incarne l'ex-femme de Lino Ventura et la mère d'une débutante nommée Isabelle Adjani.

La même année, Annie Girardot revient au théâtre avec une pièce qui devient son plus gros succès, qu'elle reprend régulièrement jusqu'en 2004 : Madame Marguerite, de Roberto Athayde, adaptée par Jean-Loup Dabadie et mise en scène par Jorge Lavelli. Seule en scène durant près de deux heures, elle incarne une maîtresse d'école qui bouscule ses élèves (le public) et les éveille à la vie qui les attend.

En 1977, elle reçoit le César de la meilleure actrice pour Docteur Françoise Gailland de Jean-Louis Bertuccelli, incarnant une femme médecin luttant contre un cancer des poumons. En 1978, elle partage l'affiche de La Zizanie de Claude Zidi avec Louis de Funès. Les deux acteurs rêvaient de tourner ensemble depuis quelques années et Louis de Funès ne tarit pas d'éloges sur sa partenaire, confiant qu'il retrouve avec elle « la même complicité et la même tendresse » qu'il avait pour Bourvil. Ce sera pourtant leur unique collaboration.

Durant les années 1970, elle forme avec Philippe Noiret, rencontré sur Le Rendez-vous en 1961, un véritable couple de cinéma. Ensemble, ils tournent, La Vieille Fille en 1971, La Mandarine en 1972, Tendre Poulet en 1977 et On a volé la cuisse de Jupiter, en 1980, ils seront également tous les deux à l'affiche de Souvenirs, Souvenirs en 1984, mais n'auront aucune scène commune. Ils devaient se retrouver en 2001, dans Tête de nœud, un film de Bertrand Blier, mais le film ne se fera pas. En 1979, elle est de nouveau nommée aux Césars, dans la catégorie meilleure actrice, pour le film La Clé sur la porte d'Yves Boisset.

Fatiguée d'endosser toujours les mêmes rôles, Annie Girardot désire faire une pause dans sa carrière cinématographique. Elle commence par tenir une rubrique à la radio, en 1981, dans une émission de Stéphane Collaro sur Europe 1. Tous les jours, dans Paroles de femmes, elle fait le récit d'aventures quotidiennes exceptionnelles, drôles, inquiétantes ou émouvantes, réellement arrivées à des femmes.

Puis, l'actrice décide de se lancer dans l'enregistrement d'un disque. C'est Bob Decout qui est chargé d'en écrire les chansons. Il devient le compagnon de l'actrice en 1981[10]. Cette relation l'entraîne vers un univers différent : la musique. Elle chante lors d'une émission de Jacques Chancel, puis monte avec Bob Decout un spectacle musical intitulé Revue et corrigée sur des musiques de Catherine Lara, avec des costumes de Jean Paul Gaultier au Casino de Paris (alors en passe d'être transformé en parking). Considérée comme bancale, la production ne trouve pas de financement et Annie Girardot doit hypothéquer son appartement de la place des Vosges. Le spectacle est un fiasco et ne reste qu'un mois à l'affiche. Elle enchaîne avec une pièce de théâtre et un film qui ne fonctionnent pas plus. Ces échecs la plongent dans un grand désarroi moral et financier, accentués par le décès de sa mère et les problèmes de drogue de sa fille[11].

Elle tente un retour au cinéma en 1984, avec un polar très sombre d'Alain Bonnot, Liste noire. Le film obtient un succès mitigé. L'année suivante, Claude Lelouch lui propose d'incarner la femme de Jean-Louis Trintignant et la mère de Richard Anconina dans Partir, revenir. Le film est un échec.

Annie Girardot se tourne alors davantage vers le théâtre, jouant ainsi L'Avare de Molière aux côtés de son ami Michel Serrault, Première Jeunesse avec Odette Joyeux, ou encore Le roi se meurt de Ionesco avec Daniel Ivernel. En 1987, la télévision lui offre la vedette de la toute première saga de l'été diffusée sur TF1 : Le Vent des moissons. Le succès est immense et l'année suivante, elle joue dans une nouvelle saga, Orages d'été, aux côtés de Patachou. Dès lors, elle tourne de nombreux téléfilms.

Au début des années 1990, les propositions se font rares, elle tourne pourtant avec Bertrand Blier, Merci la vie, et avec Claude Lelouch, Il y a des jours et des lunes. Elle tourne également pour Michel Legrand (Cinq jours en juin), avec Gérard Mordillat (Toujours seuls), et incarne la mère farfelue de Catherine Jacob dans la comédie Les Braqueuses de Jean-Paul Salomé, en 1994.

Annie Girardot en 1996 à la 21e cérémonie des César.

Elle obtient, en 1996, le César de la meilleure actrice dans un second rôle, pour Les Misérables, de Claude Lelouch. Lors de la remise de son César à la 21e cérémonie, elle provoque l'émotion avec ces paroles : « Je ne sais pas si j’ai manqué au cinéma français, mais à moi, le cinéma français a manqué follement... éperdument... douloureusement. Et votre témoignage, votre amour, me font penser que peut-être, je dis bien peut-être, je ne suis pas encore tout à fait morte. » L'année suivante, elle est la présidente de la 22e cérémonie. En 1998, Annie tient le premier rôle d'un film canadien de Jacques Leduc, intitulé L'âge de braise.

En 2000, le réalisateur autrichien Michael Haneke adapte un roman d'Elfriede Jelinek : La Pianiste. Il demande à Annie Girardot d'incarner la mère castratrice d'Isabelle Huppert (qui avait déjà joué sa fille dans Docteur Françoise Gailland). La prestation de la comédienne est unanimement saluée. Le film est sélectionné au festival de Cannes en 2001, et obtient le Grand Prix du Jury, ainsi que les prix d'interprétation pour Isabelle Huppert et Benoît Magimel. Annie Girardot obtient, quant à elle, le César de la meilleure actrice dans un second rôle. Michael Haneke fera de nouveau appel à elle en 2005 pour incarner la mère de Daniel Auteuil dans Caché.

Dernières années[modifier | modifier le code]

Annie Girardot au festival de Cannes 2000.

Le , on apprend par son avocat Me Emmanuel Asmar, chargé de ses intérêts, qu'Annie Girardot est atteinte de la maladie d'Alzheimer depuis une dizaine d'années, ce que confirme l'édition du 21 septembre de l'hebdomadaire Paris Match, dans lequel la fille, Giulia Salvatori, et la petite-fille de l'actrice, Lola Vogel, révèlent sa maladie.

Malgré cela, la comédienne continue à jouer au théâtre : de 2001 à 2003, elle reprend la pièce Madame Marguerite à Paris et en tournée, et, pour pallier les éventuels trous de mémoire, elle est équipée d'une oreillette destinée à lui souffler son texte. C'est avec ce même procédé qu'elle continue à participer au tournage de plusieurs films comme Je préfère qu'on reste amis... en 2005, où elle interprète - ironie du sort - une femme atteinte de la maladie d'Alzheimer. Les rôles sont plus courts et adaptés (peu de scènes physiques), mais les réalisateurs sont conciliants. La comédienne « revit » lorsqu'elle est sur un plateau de tournage et, le temps d'une scène, la maladie s'efface. Ainsi Richard Bohringer (C'est beau une ville la nuit) et Jane Birkin (Boxes) font appel à elle pour de petits rôles.

Son dernier rôle sera celui d'une ancienne journaliste française dans une mini-série policière russe intitulée Vorotily. Depuis les années 1960, Annie Girardot est en effet une des actrices françaises les plus appréciées en Russie et plusieurs réalisateurs russes avaient fait appel à elle, comme Sergueï Guerassimov dans Le Journaliste en 1967, ou encore Valery Akhadov, qui la fait tourner à plusieurs reprises pour la télévision russe entre 1989 et 2003.

En 2007, sa fille Giulia Salvatori publie, avec le journaliste Jean-Michel Caradec'h, La Mémoire de ma mère (éditions Michel Lafon (ISBN 978-2749906478)), une biographie où elle consigne les souvenirs de sa mère.

À partir de 2008, Annie Girardot vit dans une maison médicalisée de Paris. Le , TF1 diffuse Annie Girardot : Ainsi va la vie, un film documentaire de Nicolas Baulieu sur huit mois de sa vie, avec Claire Keim en voix off. On y découvre sa vision du passé et les effets de la maladie.

En 2010, dans une déclaration médiatique dans le cadre de la journée mondiale contre la maladie d’Alzheimer[12], sa fille déclare qu'Annie Girardot ne se souvient plus avoir été actrice, en raison de la maladie dont elle souffre et ajoute : « Si j’ai un message à faire passer, c’est de ne plus essayer de rencontrer Annie Girardot, d’avoir une dernière photo... Si vous avez aimé maman, surtout, il faut lui foutre la paix, garder d’elle une belle image[2]. »

Tombe d'Annie Girardot au cimetière du Père-Lachaise (division 49).

Après avoir joué dans cent vingt-deux films, cinquante-quatre téléfilms et trente et une pièces de théâtre, Annie Girardot meurt le à l'hôpital Lariboisière de Paris. Ses obsèques sont célébrées le en l'église Saint-Roch, la paroisse parisienne des artistes. Parmi les personnes présentes, outre sa fille Giulia, sa petite-fille Lola et son petit-fils Renato, on compte Jean-Paul Belmondo, Catherine Samie, Line Renaud, Claude Lelouch, Jane Birkin, Jean-Pierre Marielle, Alain Delon, Mireille Darc, Agathe Natanson, Jack Lang, Frédéric Mitterrand, Gérard Darmon, Jean-Paul Rouve, Daniel Duval, Bertrand Blier, Évelyne Bouix, Catherine Alric, Brigitte Fossey, Elisa Servier, Smaïn, Raphaël Mezrahi, Patrick Préjean, Bernard Menez, Danièle Évenou, Costa-Gavras, Yves Boisset, Catherine Lachens, Catherine Lara, Andréa Ferréol, Marthe Mercadier, Massimo Gargia, Laurent Malet, Dani, Marie-Laure Augry, etc. Le chanteur Hervé Vilard a fait déposer une gerbe de fleurs, de même qu'Isabelle Adjani (qu'elle dédie à sa « maman-cinéma inoubliable »)[13],[14].

De certaines de ces personnalités, son petit-fils dira sans les nommer : « Dès qu'on a annoncé son décès, il y a eu une foule de personnes du cinéma qui sont remontées, dont on n'a jamais eu de nouvelles jusqu'à maintenant et qui, aujourd'hui, viennent témoigner alors qu'on ne les a jamais vues, parce que le cinéma français l'a oubliée. » Brigitte Bardot et le journaliste Henry-Jean Servat auront la même réaction : « Jamais on n'a célébré Annie Girardot ! […] On l'a laissée crever ! »[15]

Elle est inhumée au cimetière du Père-Lachaise, 49e division (avenue Feuillant) dans le 20e arrondissement de Paris.

Vie privée[modifier | modifier le code]

Elle a été mariée avec Renato Salvatori, son partenaire dans Rocco et ses frères, du jusqu'à la mort de ce dernier le . Ensemble, ils ont eu une fille, Giulia, née à Rome le . Victime de violences conjugales[16], elle se séparera de son mari mais sans jamais divorcer[9].

En 1967, l'actrice a une liaison avec le chanteur Jacques Brel puis entame une relation durant deux ans avec le cinéaste Claude Lelouch.

De 1971 à 1978, elle partage la vie de l'acteur Bernard Fresson. Le comportement violent du comédien aura raison de leur relation[17].

De 1980 à 1993, elle vit avec Bob Decout, réalisateur et parolier de ses chansons, de quatorze ans son cadet. Dans un livre sorti en 2010, ce dernier témoigne de sa relation avec l'actrice. Qualifié de gigolo et accusé par les proches d'Annie Girardot de l'avoir ruinée, il se défend en déclarant : « Elle [Annie] n'a jamais su gérer l'argent. » Il assure aussi qu'elle a insisté pour participer à son film Adieu blaireau, le menaçant de le quitter si elle n'y figurait pas[18]. Quant aux rumeurs de consommation de drogue, il explique que leur responsabilité était commune : « Tout a commencé lors d'une soirée où tous les invités consommaient de la cocaïne ». À l'époque, le couple considérait cette drogue comme « un philtre d'amour, un plaisir lié à la sexualité ! »[10].

Théâtre[modifier | modifier le code]

Filmographie[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Courts-métrages

Télévision[modifier | modifier le code]

Téléfilms[modifier | modifier le code]

Séries télévisées[modifier | modifier le code]

Voix off[modifier | modifier le code]

Doublage[modifier | modifier le code]

Discographie[modifier | modifier le code]

Ouvrages[modifier | modifier le code]

Distinctions[modifier | modifier le code]

Elle reçoit les insignes de chevalier de la Légion d'honneur en 1999[20], du président Jacques Chirac le 13 novembre 2000 et dira d'elle « une immense comédienne qui nous bouleverse par sa générosité, sa sincérité, son talent et son amour du public ».

Le , est inauguré l'Espace Annie-Girardot au CLIC (Centre local d'information et de coordination) de Montreuil[21].

Récompenses[modifier | modifier le code]

Nominations[modifier | modifier le code]

Hommage[modifier | modifier le code]

En 2012, l'Académie des Césars lui rend un hommage tout particulier en mettant une photographie d'Annie Girardot (issue du film Rocco et ses frères) sur l'affiche officielle et le catalogue de la trente-septième cérémonie des Césars, ainsi qu'en diffusant au cours de la cérémonie des extraits de plusieurs de ses films. La fille et la petite-fille de l'actrice étaient présentes.

Quelques jours plus tard, l'Académie des Oscars fait de même dans son traditionnel in memoriam et montre une photographie d'Annie Girardot parmi les personnalités disparues de l'année.

En octobre 2012, la Poste française émet un timbre à son effigie dans la série « Les acteurs du cinéma ».

Une rue de la ZAC de Rungis située dans 13e arrondissement de Paris porte son nom depuis septembre 2012[23].

Le , le maire de Paris, Bertrand Delanoë, appose une plaque commémorative au 4, rue du Foin, dernière résidence d'Annie Girardot, en présence de Lola et Renato, petits-enfants de la comédienne.

Une rue Annie-Girardot, menant à l’EHPAD « Les Jardins des sens », est inaugurée le à Linselles (Nord) par le maire Jacques Rémory, en présence de Giulia Salvatori, fille de l’actrice disparue.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « L'actrice Annie Girardot est morte », le monde.fr, 28 février 2011.
  2. a et b « La comédienne Annie Girardot est décédée », le Parisien.fr, 28 février 2011.
  3. Jacqueline Rémy, « Mais qu'est-ce qui fait vivre Annie Girardot », sur L'Express,‎
  4. Didier Péron, « Annie Girardot, on s’en souviendra », sur Libération.fr,‎ .
  5. Elle fait ainsi partie de la promotion qui a vu émerger Jean-Paul Belmondo, Jean-Pierre Marielle, Jean Rochefort, Bruno Cremer, Françoise Fabian, Pierre Vernier, Philippe Noiret et Claude Rich entre autres.
  6. Armelle Heliot, « La belle carrière d'Annie Girardot sur les planches », Le Figaro, 28 février 2011.
  7. Olivier Rajchman, « Annie Girardot, passionnément », Studio Ciné Live, 28/02/2011.
  8. http://www.cbo-boxoffice.com/v3/page000.php3?Xnumitem=110&inc=ficheact.php3&aid=1789
  9. a et b Caroline Douteau, Annie Girardot, une femme libre, Télé 7 jours no 2650, p. 32
  10. a et b « Annie Girardot : son ancien compagnon dit tout sur leur vie… drogue, argent, passion ! »
  11. « La mort « paisible » de l’actrice Annie Girardot à 79 ans », sur France Info,‎
  12. Giulia Salvatori : « Maman ne se souvient pas qu'elle a été actrice », Le Parisien, (journée mondiale contre la maladie d'Alzheimer)
  13. Dernière «standing ovation» pour Annie Girardot, citation AFP 04/03/2011
  14. Le dernier adieu à Annie Girardot, citation AFP du 04/03/2011
  15. Henry-Jean Servat dans C à vous sur France 5 cité par purepeople.com.
  16. Annie Girardot, le tourbillon de la vie, documentaire de la série Un jour, un destin présenté par Laurent Delahousse et diffusé sur France 2.
  17. Annie Girardot, le tourbillon de la vie par Agnès Grossmann, Hors Collection, 2010
  18. Bob Decout, Annie, te souviens-tu, éditions Flammarion, 2010.
  19. INA
  20. Décret du 13 juillet 1999 portant promotion et nomination
  21. « Un espace Annie Girardot pour personnes âgées à Montreuil », bagnoletenvert.com
  22. Vidéo de la remise sur ina.fr
  23. Délibération 2012 DU 202

Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]