Jungle de Calais

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Jungle de Calais
Vue de la jungle de Calais le 17 janvier 2016.
Vue de la jungle de Calais le .
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Pas-de-Calais
Commune Calais, Coquelles, Sangatte
Démographie
Population 9 000 hab. (est. août 2016)
Densité 2 250 hab./km2
Fonctions urbaines Camps de migrants et de réfugiés
Étapes d’urbanisation Début des années 2000
Géographie
Coordonnées 50° 58′ 07″ nord, 1° 54′ 21″ est
Superficie 400 ha = 4 km2
Localisation

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Jungle de Calais

La « jungle de Calais », dont l'appellation officielle est « la Lande »[1], est une expression désignant les camps de migrants et de réfugiés installés à partir du début des années 2000 à Calais, Coquelles et Sangatte, aux abords de l'entrée française du tunnel sous la Manche et de la zone portuaire de Calais. Plusieurs fois démantelés par les forces de l'ordre, ces camps de fortune voient leur population fortement grossir à la suite de la fermeture du centre de Sangatte en 2002 et de la crise migratoire des années 2010.

Situé dans une petite forêt à proximité du port de Calais, la première jungle abritait environ 1 500 personnes[2], sur les 6 000 qu'elle compterait au total en octobre 2015. La plupart sont des migrants qui tentent de pénétrer sur le territoire du Royaume-Uni en passagers clandestins, dans les ferries effectuant la liaison avec Douvres depuis le port de Calais ou bien par les trains empruntant le tunnel sous la Manche (Eurostar, Shuttle). Parmi les migrants de la jungle se trouvent des réfugiés et des demandeurs d'asile essentiellement en provenance d'Afghanistan, du Darfour, de Syrie, d'Irak et d'Érythrée.

Localisation[modifier | modifier le code]

L'emploi du terme « jungle » provient de certains réfugiés afghans et iraniens désignant les bois où ils ont installé leurs campements sous le terme persan et pashto de jangal, جنگل, qui a la même origine indo-iranienne que le mot « jungle » mais signifie simplement « forêt » en persan. Le terme a alors été repris par les personnes aidant les réfugiés et par les médias[3],[4].

La jungle n'a pas de localisation fixe et précise jusqu'en mars 2015 : les migrants installent un camp sur des terrains vagues et en partent dès lors que les autorités les y contraignent. Certains vivent dans des squats au sein de bâtiments désaffectés. En avril 2015, le journal britannique The Guardian rapporte l'ouverture d'une zone « de tolérance » à l'égard des migrants sur une ancienne décharge, à cinq kilomètres du centre-ville de Calais[2], autour du centre d'accueil de jour - Jules Ferry. Ce camp de regroupement compterait entre 1 000 et 1 500 habitants et serait le plus important des neufs campements existant à Calais. Ce camp principal est le seul à comporter des douches, l'électricité et des toilettes[2].

La majeure partie de la jungle se situe dans une zone Seveso[5].

Pour les tâches administratives, et la communication avec les migrants, la langue utilisée était l'anglais, langue connue par la majorité des migrants qui souhaitaient aller au Royaume Uni. Les autres langues utilisées étaient : l'arabe, le kurde (zazaki et bektachi[Quoi ?]), le dari et le pachto (Afghans), le farsi, et le baloutche (Iraniens), l'ourdou et kashmiri (Pakistan), dinka, nuer (Soudanais du sud), amharique, tigréen, oromo (Ethiopiens), somali (Somaliens), bengali (Bangladais), le lingala (RDC, ou Congo Kinshasa).

Histoire[modifier | modifier le code]

Centre de Sangatte (1999-2002)[modifier | modifier le code]

Depuis 1995, de nombreux migrants ont fui leur pays pour aller en Grande-Bretagne, où les immigrés clandestins peuvent plus facilement trouver du travail, et où ils ont parfois de la famille ou des amis. Devant l'augmentation de leur nombre au fil des années, se pose peu à peu la question des conditions sanitaires et sécuritaires de l'hébergement de ces migrants. En 1999 s'ouvre le centre d'accueil de Sangatte, géré par la Croix-Rouge. Le bâtiment est un hangar de 27 000 m2 appartenant à Eurotunnel et réquisitionné par l'État[6]. Prévu pour 800 personnes au maximum, il en abrite rapidement 1800[6]. Des bénévoles s'y succèdent pour aider les migrants clandestins. Il devient très rapidement saturé et ferme en 2002[7]. La première jungle est alors construite dans la forêt aux alentours du port, peu après la fermeture du centre, et des émeutes ont lieu en 2001 et 2002[7]. En novembre 2002, le ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy en ordonne le démantèlement[8]. En trois ans, entre 60 000 et 70 000 personnes auraient transité par ce centre[6],[9].

Jungle de Calais (depuis 2002)[modifier | modifier le code]

Une haute clôture surmontée de barbelés qui entoure le port de Calais.

La fermeture engendre une baisse du nombre de migrants : 400 sont recensés fin 2005[6]. L'insécurité et les nuisances engendrées par certains migrants entraîne une réaction gouvernementale : en avril 2009, les campements sauvages sont rasés au bulldozer et les forces de l'ordre procèdent à l'arrestation de 190 migrants[6]. Le flux de migrants ne tarit cependant pas : un nouveau camp est établi dès le mois de juin et compte environ 800 habitants[8]. En septembre 2009, les autorités françaises évacuent un bidonville occupé par environ 700 migrants. 276 personnes, principalement des Afghans, sont placés en centre de rétention administrative[10]. À partir du printemps 2014, une vague de migrants arrivant de Méditerranée par l'Italie et la Grèce atteint l'Europe : le nombre de migrants à Calais croît à nouveau.

En mai 2014, trois campements sauvages de 550 migrants au total sont démantelés à la suite d'une épidémie de gale[6]. En juin, le nombre de migrants est estimé à 900 par le milieu associatif[11]. En juillet, le camp principal est également démantelé[6]. En août, des tensions et bagarres éclatent entre migrants soudanais et érythréens, faisant une cinquantaine de blessés[6],[12]. Le 2 septembre 2014, face à une nouvelle vague de migrants, Bernard Cazeneuve instaure un centre d'accueil de jour[6], nommé Jules Ferry, pour un coût de 13 millions d'euros[13]. Manuel Valls annonce en août la création de 1 500 places d'accueil pour un coût estimé à 18 millions d'euros[13].

En septembre 2014, la maire UMP de Calais, Natacha Bouchart, menace de fermer temporairement le port de Calais, bien qu'il s'agisse d'une action illégale qui l'exposerait à des poursuites judiciaires, afin d'envoyer « un message fort » aux autorités britanniques[7]. Le nombre de migrants est alors estimé à 1 300, principalement des ressortissants érythréens, somaliens et syriens[7].

En juin 2015, The Daily Telegraph estime le nombre de migrants de la jungle à 3 000[14]. En octobre 2015, Le Figaro estime désormais entre 5 500 et 6 000 migrants dans la zone Seveso[15],[16], à la suite des vagues de migrants de la fin de l'été 2015 partis depuis la Turquie.

La répartition en France (octobre 2015-décembre 2015)[modifier | modifier le code]

Face à cet afflux, le gouvernement annonce, le 21 octobre 2015, un plan pour accélérer la répartition des clandestins de Calais sur tout le territoire afin de désengorger la jungle[17]. La première semaine, 400 migrants sont envoyés dans sept régions françaises, dont 51 à Villeurbanne dans le centre d'une association spécialisée (Forum réfugiés) qui traite 140 entrées par mois[18]. Tous obtiennent des papiers[18]. Ils sont également envoyés vers des centres de rétention administrative (à Toulouse, Nîmes, Marseille, Metz, et Vincennes). L'État loue, entre autres, pour cela un jet, pour un montant de 1,5 million d'euros par an, à raison de trois vols par semaine[19],[20]. Ce jet servait en fait depuis le mois de mars 2015 à de tels transferts[21], et, en août déjà, Bernard Cazeneuve affirmait la volonté de mettre en place des renvois au pays pour les exilés qui le souhaitent et pour ceux qui ne répondent pas du statut de demandeur d’asile[22]. À ce jet privé s'est ajouté un avion de 25 places de l'aviation civile réquisitionné par le ministre de l'Intérieur[23].

À Cornebarrieu, près de Toulouse, 85 migrants sont arrivés après le 21 octobre, et 95% sont libérés sur décision du tribunal. Le 5 novembre, 35 nouveaux migrants font leur arrivée[24]. Les 26 et 31 octobre 2015, 40 et 32 migrants ont été transférés par avion depuis Calais à Marseille, dont la quasi-totalité a été libérée sur place puis aurait regagné directement Calais par le train[25]. Le 4 novembre, cinquante sont allés à Luchon, et le même jour onze sont logés dans les locaux d'une association à Toulouse[2]. Le 26 novembre 2015 arrivent 21 migrants dans le château de Taillé à Fondettes (Indre-et-Loire), propriété de la ville de Saint-Denis[26] ; à Delle, un centre d'accueil de 130 personnes est préparé et est opérationnel début décembre[27]. Pleyber-Christ (Finistère) accueille 17 migrants de Calais le 18 novembre 2015[28] ; le 19 novembre 2015, 50 migrants kurdes irakiens sont acheminés en car jusqu'à Biscarrosse (Landes), mais ces derniers souhaitent retourner à Calais[29]. Sauméjan (Lot-et-Garonne) doit abriter quarante migrants de Calais dans des locaux réquisitionnés par la préfecture[30].

Cette politique d'éparpillement a été accusée de démagogie un mois avant les élections régionales de décembre 2015[31].

Démantèlement partiel (février-mars 2016)[modifier | modifier le code]

Le démantèlement partiel du camp à la fin du mois de février 2016

La mise en place de plusieurs camps de réfugiés en dur ont poussé l'État à convaincre plusieurs centaines de migrants d'évacuer la jungle, avec en priorité les femmes et les enfants, migrants les plus exposés aux violences et à l'insécurité de la Jungle. Le centre Jules Ferry reçoit 300 personnes, femmes et enfants dans des tentes chauffées[32]. Le Centre d’accueil provisoire, mis en place dés l'été 2015, s'est progressivement rempli, accueillant jusqu'à 1500 personnes[33]. Un camp de cabanons en bois est installé par la mairie de Grande-Synthe en partenariat avec Médecins sans frontières, et doit à terme atteindre une capacité de 2500 places[34].

Le 19 février, un arrêté du Tribunal administratif de Lille ordonne la destruction d'une partie de la Jungle pour insalubrité et insécurité. Le démantèlement commence le 29 février. Des équipes de maraudes sociales ont convaincu 43 migrants encore sur place de quitter les lieux vers des Centres d'accueil et d'orientation ailleurs en France. Le démantèlement est interrompu par des violences et l'introduction de 150 migrants armés sur la rocade jouxtant la Jungle. Le démantèlement reprend le 1er mars. Il se concentre sur la zone sud de la Jungle[35],[36],[37]. Le 16 mars, le démantèlement de la zone sud de la Jungle est terminé. Selon les associations, 80% des migrants qui s'y trouvaient ont simplement déménagé dans la zone nord, augmentant la promiscuité et la dégradation des conditions d'hygiène[38]. Cette promiscuité serait à l'origine de tensions et d'affrontements entre migrants de différentes nationalités[39].

L'expansion de la jungle (août 2016)[modifier | modifier le code]

En juin 2016, le nombre d'occupants était estimé à 4500[40]. Le chiffre double rapidement : début août 2016, les associations dénombrent 9000 migrants dans les différents camps[41]. Selon les associations, on n'a jamais compté autant de tentes, ni distribué autant de repas qu'en août 2016 : plus de 9000 repas par jour contre 5000 au début de l'été[42]. Le 28 août, 10000 occupants seraient présents. Face à cet afflux, le gouvernement prévoit d'accélérer la répartition sur toute la métropole[40]. Officiellement, la préfecture évaluait à 6900 les occupants le 23 août 2016 - un chiffre en augmentation de 53% par rapport à la mi-juin[43].

Sources:
  • France TV Info[44]
  • Le Monde du 4 novembre 2016: démantèlement concernant 7338 personnes fin octobre 2016[45]

Face au nouvel afflux massif de migrants, le gouvernement décide de rediriger les migrants de Calais vers de nouveaux centres d'accueil à Paris et ailleurs en province [46] [47] [48]. La maire de Paris, Anne Hidalgo, annonce la création d'un camp pour les hommes, et, d'un camp pour les femmes et les enfants, d'autre part[49].

Fermeture et démantèlement de la jungle[modifier | modifier le code]

En septembre 2016, le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve annonce le démantèlement de la zone nord et la fermeture totale de la jungle pour la fin de l'année[50].

Le 24 octobre 2016, les opérations d'évacuation débutent dans le calme (même si des affrontements entre migrants opposés à la fermeture du camp et forces de l'ordre ont eu lieu quelques heures avec le démantèlement[51]) et avec une présence policière très importante. Les 6486 migrants recensés sont évacués dans des bus vers 450 centres d'accueil et d'orientation disséminés dans toute la France[52] mis à part en Île-de-France et en Corse[53], et doivent choisir deux régions de destination possible à partir d'une carte qui leur est présentée[53]. Les migrants sont d'abord enregistrés notamment par des équipes de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) puis envoyés dans des centres d’accueil et d'orientation (CAO)[54] dans toute la France, sauf en Île-de-France et en Corse. En effet, dans la région parisienne, le nombre de migrants est déjà important et, en Corse, il n'y a pas de CAO. Dans ces centres, les migrants pourront faire leurs demandes d'asile afin d'obtenir le statut de réfugié et donc un titre de séjour. Les mineurs isolés sont envoyés dans des centres d’accueil provisoire (CAP) situés à l'intérieur du camp et la Grande-Bretagne étudiera ensuite au cas par cas les mineurs qu'elle pourra accepter selon s'ils ont des parents ou non déjà sur le sol britannique. Les migrants réfractaires à ce projet de démantèlement seront soit placés dans des centres de rétention administrative pour être expulsés ; ces centres ont néanmoins un nombre de places très limité, soit laissés dans la nature. Selon les associations présentes dans la « jungle », les migrants déterminés à aller en Angleterre essayeront de rester ou de revenir près de la frontière[55]. L'opération d'évacuation a concerné 7 000 migrants[45].

Conséquences du démantèlement[modifier | modifier le code]

Le démantèlement de la jungle de Calais provoque à Paris une augmentation du nombre de campements sauvages, un millier de personnes en quelques jours[56],[57]. Le ministre de l'intérieur dément tout « mouvement de migrants »[57], mais plusieurs centaines ont déménagé de Calais à Paris[58]. De plus, les nouveaux arrivant se concentrent sur Paris, les centres d'accueil et d'orientation ayant bénéficié en priorité aux calaisiens[58].

La renaissance de la Jungle (décembre 2016)[modifier | modifier le code]

Le 27 décembre 2016, les associations estimaient à plusieurs dizaines le nombre de migrants revenus à Calais, et ils en attendent des centaines : ces migrants veulent aller en Angleterre, pas en France, et refusent de rester dans les centres d'accueil, ils veulent aller en Angleterre bien que leur demande d'asile ait déjà été rejeté[59].

Sur un totale de 1 934 personnes mineures ayant quitté Calais dans pour des centres Caomie fin d’octobre, seuls 468 ont été acceptés par le Royaume-Uni[60].

Au 12 janvier, pour Vincent Berton, sous-préfet de Calais, s'il y a encore des migrants qui sont trouvés à bord des camions ou contrôlés par les forces de l’ordre, il n'y a plus ni campement, ni squats dans le Calaisis dans le cadre de la politique « tolérance zéro migrant »[60].

En raison de cette politique les migrants doivent loger dans des hôtels, chez des particuliers ou bien dans la rue, toutefois, le camp de Grande-Synthe, près de Dunkerque, a connu une augmentation de sa population passant de sept cents à douze cents réfugiés en un mois et demi[60].

Des affrontements avec la police se sont déroulés dans une station-service le 24 février 2017 (des migrants tentaient de s'introduire dans des camions en direction de l'Angleterre)[61]. Les migrants sont estimés à quelques centaines dans la nouvelle jungle de Calais[61][62].

En mars 2017, entre 300 et 400 migrants sont toujours à Calais. La maire calaisienne Natacha Bouchart décide d'interdire aux associations présentes sur place de leur servir le repas afin d'empêcher, selon elle, un retour des « points de fixation »[63].

Relations entre la France et le Royaume-Uni[modifier | modifier le code]

Les accords du Touquet[modifier | modifier le code]

Plusieurs politiques dénoncent les accords du Touquet qui sont selon eux à l'origine de la formation de la Jungle de Calais. C'est le cas par exemple de Nicolas Sarkozy (qui a pourtant signé ces accords en 2003)[64], de Gérard Larcher[65] ou d'Alain Juppé[66].

Construction d'un mur anti-migrants[modifier | modifier le code]

Le 20 septembre 2016 débute la construction d'un mur anti-intrusion le long de la rocade portuaire de Calais. La construction de ce mur est financée par le Royaume-Uni. Son coût est de 2,7 millions d’euros[67].

Ce mur devrait faire 4 mètres de hauteur et 1 kilomètre de long. Il s'agit d'un mur moderne. Il est anti-intrusion mais aussi doté d'une fonction anti-bruit. Le dispositif est prévu pour son environnement. Il relie des parties végétalisées, striées et alvéolées[67].

En octobre 2016, la maire de Calais Nathalie Bouchart interrompt par un arrêt la construction du mur[68].

Problèmes d'insécurité[modifier | modifier le code]

Violences des non-migrants envers les migrants[modifier | modifier le code]

Des agressions contre les migrants ont été rapportées à plusieurs reprises à proximité de la jungle[69],[70] et sont de plus en plus fréquentes selon les associations, y compris les violences policières[71]. Sept agresseurs armés de barres de fer et de bâtons électriques, appartenant pour la plupart à des mouvements « antimigrants », ont été arrêtés dans la nuit du 10 au 11 février 2016 à Loon-Plage[72]. Le 22 février, 4 autres personnes sont interpellées le 22 février pour soupçon d'agressions envers des migrants[73]. Le 9 mars, cinq personnes sont interpellées, dont trois avaient déjà été arrêtées à Loon-Plage le 10-11 février. Ces cinq hommes auraient participé à au moins sept agressions accompagnées de vol sur plusieurs migrants[74].

Violences de la part des migrants[modifier | modifier le code]

Sur les non-migrants[modifier | modifier le code]

Agressions contre les forces de l'ordre, les routiers, les journalistes, les touristes et les habitants[modifier | modifier le code]

La présence de nombreux migrants et réfugiés a entraîné des problèmes d'insécurité à proximité de la jungle. Au printemps 2014, la délinquance aurait augmenté de 800 % à Calais[réf. nécessaire], notamment les vols (en particulier avec violences) et les agressions sexuelles[75]. Des panneaux de signalisation routière sont arrachés et brûlés à proximité de la jungle[1]. Des chauffeurs routiers ont été victimes de diverses agressions : certains ont vu leur camion assailli par des migrants qui ont découpé la bâche de la remorque afin de s'y réfugier, d'autres ont été menacés à l'arme blanche et agressés [76]. Du 8 au 10 novembre 2015, 29 policiers ont été blessés lors d'affrontements avec les migrants[1]. Le 24 novembre, de nouveaux heurts font six blessés (quatre ou cinq policiers et deux migrants)[77],[78]. À la suite de ces affrontements, la maire de Calais a une nouvelle fois demandé l'intervention de l'armée. Dans la nuit du 1er au 2 décembre 2015, des dizaines de migrants ont jeté des pierres sur les policiers[79],[80]. Le 25 décembre 2015, 2 000 migrants de la jungle ont traversé Calais pour tenter de pénétrer dans le tunnel sous la Manche et ont été repoussés par les forces de l'ordre[81].

L'insécurité entrave l'activité économique du port de Calais : il faut réparer fréquemment les clôtures de la rocade qui mène au port[82]. Un ferry n'a pas pu débarquer ses camions à cause d'assauts de migrants[1],[83]. Ces assauts perturbent aussi le trafic fret et passager d'Eurotunnel, avec des effets des deux côtés de la Manche[1]. Ces tentatives remettent en cause le lancement de la ligne ferroviaire Calais-Le Boulou qui devait avoir lieu le 15 janvier 2016[83]. Lors de leurs attaques sur la rocade, les migrants agressent et dégradent les véhicules présents[84].

Des agressions visent également les pompiers, qui interviennent dix à quinze fois par jour[85]. Appelés à intervenir pour des incendies et des soins aux personnes, ils sont parfois victimes d'insultes, de gestes menaçants[85], de jets de pierre ou de « caillassage »[1]. Un camion de pompier a notamment été dégradé[85]. Des commerçants ont fait l'objet d'insultes et de dégradations par des migrants. Un restaurant-snack situé en bord de route a notamment été contraint de fermer ses portes à la suite de troubles répétés causés par les migrants[86].

Les journalistes sont aussi attaqués : en 2008 une étudiante en journalisme a été violée[87], en 2016 un journaliste et son interprète ont été menacés (et l'interprète violée)[88].

Violences envers les femmes[modifier | modifier le code]

En octobre 2005, un couple de sourds et muets est agressé, et la femme est violée par deux migrants[89]. En 2008, une étudiante en journalisme canadienne a été violée par un migrant alors qu'elle faisait un reportage photo[87]. En novembre 2014, deux jeunes françaises mineures de 15 et 17 ans ont été sauvées par des passants d'une agression sexuelle par des migrants[75]. Une jeune française de 20 ans avait également été agressée sexuellement dans la gare de Calais par un migrant[75]. Dans la nuit du lundi 17 au mardi 18 octobre 2016, une interprète de France 5 est violée sous la menace d'un couteau aux abords de la "jungle" par un migrant[90]. Lors du démantèlement de la jungle, dans la nuit du 24 au 25 octobre 2016, une migrante éthiopienne est violée dans la jungle[91].

Violences des migrants sur les migrants[modifier | modifier le code]

Bagarres et rixes entre migrants[modifier | modifier le code]

L'insécurité touche également les personnes vivant à l'intérieur de la jungle. Des bagarres entre migrants ont eu lieu en août 2014 entre groupes de nationalités différentes, lors de la distribution d'un repas[12]. Le 8 janvier 2009, un Afghan est mort poignardé dans une bagarre entre réfugiés afghans[92]. Le 8 décembre 2015, un Soudanais de 25 ans meurt poignardé dans la jungle[93]. Le soir du 16 mars 2016, 19 migrants sont blessés dans une rixe opposant migrants afghans et soudanais[39] ; le 27 mai 2015, de nouvelles rixes entre ces mêmes groupes font 40 blessés[94]. Le mercredi 17 août, 19 blessés sont déplorés[95] ; le 23 août 2016, une rixe entre migrants soudanais et afghans fait un mort parmi les migrants soudanais et plusieurs blessés[96].

Violences envers les femmes[modifier | modifier le code]

Les violences touchent notamment les femmes présentes sur le camp[97],[98]. Il est fait état de nombreux viols, grossesses non suivies, et infections sexuellement transmissibles[98]. Selon les associations, toutes les femmes migrantes ont subi au moins une agression à caractère sexuel[99]. De plus, beaucoup de migrantes trouvent dans la prostitution un gagne-pain pour survivre[99]. Le 18 novembre 2015, un réseau de prostitution a été mis au jour et l'ancien directeur du centre commercial proche de la jungle a été placé en garde à vue dans cette affaire et son bureau a été perquisitionné[100]. Depuis septembre 2014, le nombre de femmes et d'enfants croît sans cesse[99],[13]. Des espaces privatifs ont été réservés aux femmes et aux enfants afin de réduire les risques de violences[99]. Il s'agit d'un centre protégé par des grilles et des verrous[98], interdit aux hommes, même les journalistes[98].

Violences envers les mineurs[modifier | modifier le code]

D'août 2015 à mars 2016, 7 mineurs de 14 à 16 ans ont été violés dans la jungle par des migrants selon les associations qui s'alarment de la vulnérabilité des migrants orphelins[101].

Conditions de vie et d'hygiène[modifier | modifier le code]

Les conditions de vie et d'hygiène dans les différents camps composant la jungle sont mauvaises et s'apparentent à celles d'un bidonville.

Hygiène[modifier | modifier le code]

À l'exception du camp principal qui dispose de quelques douches et où des associations d'aide humanitaire assurent le service d'un repas chaud par jour[2], les camps ne disposent pas de sanitaires hygiéniques ou d'espaces pour la toilette. Les rares douches ne sont utilisables qu'après six heures d'attente[102]. La jungle ne dispose pas d'accès à l'eau potable[102]. Mais, les migrants vont aussi se baigner à la piscine municipale de Calais, où ils peuvent se doucher, se raser, et se baigner dans les bains à bulles et autres, ce qui a entraîné des nuisances pour les usagers et une chute de fréquentation de 60%[103], certains migrants ne respectant pas le règlement, la municipalité a décidé de durcir le mode d'entrée[104].

Les habitants résident dans des tentes ou des abris de fortune.

Santé[modifier | modifier le code]

Selon l'ONG britannique Human Relief Foundation, les habitants de la jungle sont globalement en bonne santé[105]. Toutefois, certains souffrent de blessures aux mains, aux pieds, au visage et aux dents[102]. Plusieurs médecins et dentistes britanniques se sont installés bénévolement dans la jungle pour y soigner les migrants[102]. Médecins du monde, et médecins sans frontières sont présents, Médecins du monde depuis 2005, ils proposent à titre gracieux des consultations médicales et des soins infirmiers : ils soignent gratuitement fractures et entorses, ou offrent encore des consultations psychologiques voire psychiatriques[97].

La gale y est très présente[106].

La « New Jungle »[modifier | modifier le code]

Vue d'une bibliothèque de la jungle.
Bibliothèque installée dans la jungle, début 2016.
Vue d'une église dans le camp.
Une église dans le camp.

La jungle se dote de commerces, épiceries, bars, restaurants, salons de coiffure, discothèques, théâtre, lieux de culte et d'écoles[107],[108],[97]. Les rues boueuses se voient dotées de noms de rue et de panneaux[107]. De petites épiceries vendent brosses à dents, chargeurs pour portable, gel douche, boissons et nourriture[107].

Il existe également quelques lieux de divertissement. La discothèque la plus connue est le Peace and Love Bar[108]. Deux comédiens anglais, Joe Robertson et Joe Murphy, ont ouvert un théâtre couvert (le Good Chance Theatre) en septembre 2015[109].

Réactions[modifier | modifier le code]

Réactions politiques et sociales[modifier | modifier le code]

Manifestation contre la présence des migrants, le 8 novembre 2015.

Des élus ont demandé à l’État d'envoyer l'armée, sans résultat [110]. Un collectif de Calaisiens se rend à Paris pour manifester contre l'inaction de l’État [111]. La jungle de Calais devient un enjeu politique majeur à l'approche de la présidentielle de 2017, et les pouvoirs publics ont tendance à vouloir accélérer son démantèlement, en vue d'un relogement ailleurs en France[112].

Plusieurs manifestations ont été organisées. Le 8 novembre 2015, environ une centaine de personnes manifestent à Calais contre la présence de migrants[113]. Une manifestation en soutien aux migrants le 23 janvier 2016 rassemble près de 2 000 personnes, et voit l'arrestation de 24 migrants et 11 militants No Border lorsque ceux-ci ont forcé l'enceinte du port pour monter dans un ferry. Des débordements et tensions avec des habitants ont également eu lieu[114]. Le 6 février, à l'appel de la branche française de PEGIDA, entre 60 et 80 personnes se rassemblent devant la gare de Calais pour manifester contre la présence des migrants. Le général Christian Piquemal, ancien chef de légion étrangère, est interpellé tout comme une vingtaine de personnes[115].

Soutiens de l'industrie du spectacle[modifier | modifier le code]

Les migrants de Calais sont l'objet du soutien de la part de nombreuses personnalités de l'industrie du spectacle. Ainsi, quatre cinéastes (Romain Goupil, Catherine Corsini, Christophe Ruggia et Pascale Ferran) ont lancé « l'appel de Calais » le 4 novembre 2015, demandant à l'État français de construire un camp pour 10 000 migrants en lieu et place de la Jungle. Cet appel a reçu le soutien de plus de 800 artistes (dont Omar Sy, Benjamin Biolay et Romain Duris), ainsi que d'universitaires (André Scala), d'avocats (Pierre Farge[116]) et de militants (Jean Rousseau)[117],[118]. La dessinatrice Corine Pagny organise du 17 au 20 décembre 2015 un « parcours d'art » avec une trentaine d'artistes[119]. L'artiste Bansky a également donné son œuvre Dismaland à la jungle[120],[121] et a réalisé trois œuvres à Calais[122]. Michael Haneke, cinéaste deux fois lauréat de la Palme d'or, va tourner un film sur les migrants à Calais[123]. L'acteur Jude Law se rend le 21 février dans la jungle pour manifester son soutien aux migrants[124]. L'acteur français Philippe Torreton, parrain de l'Association SOS Méditerranée, condamne l'action du gouvernement et affirme "Il faut bien loger ces gens et les accueillir dignement" [125]. Le chanteur africain Tiken Jah Fakoly manifeste son soutien en appelant l'Europe à ouvrir ses frontières[126]. La Jungle a été visité à plusieurs reprises par Black Eyed Peas star will.i.am[127]. L'actrice américaine Pamela Anderson a rendu visite aux migrants de Calais pour les soutenir[128].

Coût et conséquences économiques[modifier | modifier le code]

Coût de la jungle[modifier | modifier le code]

La jungle coûte à l'État plus de 210 millions d'euros en 2015 et 2016 (dont la moitié pour la nourriture donnée aux migrants) ; pour l'année 2017, avec une jungle démantelée mais des migrants dispatchés dans toute la France, les migrants de la jungle continueront à coûter 110 millions[129].

Impact économique négatif[modifier | modifier le code]

L'impact national et international de la crise des migrants et de la jungle de Calais affecte l'économie locale. Les restaurateurs et hôteliers accusent une baisse de chiffre d'affaires, jusqu'à 40 % chez certains restaurateurs, notamment en raison de l'absence marquée de la clientèle britannique qui transitait par Calais[130]. L'ensemble des principaux secteurs économiques sont touchés: industrie, immobilier, construction. Les commerces de détail ont vu leurs ventes diminuer de 15 à 20 %. Un collectif s'est formé, réunissant 700 entreprises en mars 2015, demandant un moratoire et une exonération des charges pour les entreprises affectées[131]. Près de 500 commerçants ont manifesté à Paris, demandant que Calais et ses environs soient reconnus «en état de catastrophe économique exceptionnelle»[132],[133].

Les tentatives des migrants pour franchir le tunnel ont également un impact sur les comptes d'Eurotunnel. En février 2016, l'entreprise réclame une indemnisation de 29 millions d'euros, dont 26 pour les annulations de navettes et retards causés par les migrants, principalement durant le mois d'octobre, et 3 pour la sécurisation du site. Malgré ces chiffres, Jacques Gounon, PDG du groupe, estime les coûts « modestes », précisant que les interventions liées à la sécurité avaient permis de rétablir une situation normale dès le mois de novembre[134].

La désorganisation du trafic routier poids-lourd, les retards et les violences dues à la présence de migrants sur la rocade pèsent sur les comptes de certaines entreprises de transports routiers[135],[136]. Le retard des livraisons au Royaume-Uni représenterait pour l'économie britannique un manque à gagner de 300 millions d'euros par jour[137].

L'impact économique pour le port de Calais est estimé à 9 millions d'euros de perte pour la seule année 2016[138].

Notes et références[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

La carte des équipements et activités Jungle Calais

Sur les violences policières à l'encontre des réfugiés, Nan Suel, "migrants : violences policières quotidiennes", revue Vacarme, octobre 2016.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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