Prix de la Banque de Suède en sciences économiques en mémoire d'Alfred Nobel

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Prix de la Banque de Suède
Image associée à la récompense
Annonce du prix Nobel d'économie en 2008.

Nom original Sveriges Riksbanks pris i ekonomisk vetenskap till Alfred Nobels minne
Description Prix récompensant une contribution majeure en sciences économiques
Organisateur Académie royale des sciences de Suède
Pays Drapeau de la Suède Suède
Date de création 1969
Dernier récipiendaire William Nordhaus et Paul Romer (2018)
Site officiel http://www.nobelprize.org

Le prix de la Banque de Suède en sciences économiques en mémoire d'Alfred Nobel, surnommé « prix Nobel d'économie », est une distinction qui récompense chaque année une ou plusieurs personnes pour leur contribution exceptionnelle dans le domaine des sciences économiques. Il a été créé en 1968 et doté par la Banque de Suède, à l'occasion de son 300e anniversaire. Il a été décerné pour la première fois en 1969.

C'est le seul prix géré par la Fondation Nobel qui n'a pas été créé par le testament d'Alfred Nobel. Il suit néanmoins les mêmes règles que les prix Nobel. Comme eux, il est remis le 10 décembre par le roi de Suède ; comme les prix de physique et de chimie, il est décerné par l'Académie royale des sciences de Suède. En 2006, la partie monétaire du prix s'élève à 10 millions de couronnes suédoises, soit environ un million d'euros.

Origine[modifier | modifier le code]

L'idée d'un nouveau « prix Nobel » vient de Per Åsbrink, gouverneur de la Banque de Suède, l'une des plus anciennes banques centrales du monde. Soutenu par les milieux d'affaires, il s'oppose au gouvernement social-démocrate qui entendait utiliser le crédit pour favoriser l’emploi et le logement, et préconise de s'orienter vers la lutte contre l'inflation[1]. Dans le cadre de la préparation du tricentenaire de la Banque, il crée une fondation pour la recherche, la Fondation du jubilé de la Banque de Suède, et propose à son conseiller économique, Assar Lindbeck, ainsi qu'aux économistes Erik Lundberg et Gunnar Myrdal, de réfléchir à l'élaboration d'un prix[2]. La création de ce prix lui permettant de susciter un intérêt médiatique et ainsi d'accroitre son influence au détriment des idées sociales-démocrates[1].

La Banque contacte ensuite la Fondation Nobel, et l'Académie royale des sciences de Suède, qui était déjà responsable de l'attribution des prix de physique et chimie. Certains membres de l'Académie émettent des réserves quant à l'aspect suffisamment scientifique de l'économie, mais Lundberg et surtout Myrdal (qui sont également membres) finissent par convaincre l'Académie entière. En mai 1968, la banque centrale, la Fondation Nobel et l'Académie tombent d'accord sur les règles d'attribution du prix, et le bureau de la Banque centrale décide alors de le fonder officiellement. Ces règles sont codifiées par le gouvernement suédois en janvier 1969[réf. nécessaire].

Le premier comité est composé de Bertil Ohlin (président du comité, Stockholm School of Economics), d’Erik Lundberg de la Stockholm School of Economics, d’Ingvar Svennilson de l’université de Stockholm, de Herman Wold de l’université d'Uppsala et de l’université de Göteborg, et d’Assar Lindbeck de l’université de Stockholm.

Depuis, le prix est couramment surnommé « prix Nobel d'économie »[3] alors qu'Alfred Nobel disait n'avoir « aucune formation en économie et la [haïr] du fond du cœur »[4].

Choix des lauréats[modifier | modifier le code]

Le processus de sélection du lauréat et le montant du prix qui lui est attribué (8 millions de couronnes en 2015, soit environ 870 000 euros) sont identiques à ceux des prix Nobel[5].

Chaque année, l'Académie royale des sciences de Suède invite des personnalités qualifiées à envoyer leurs nominations. Ces personnes comprennent les membres de l'Académie des sciences, les membres du comité de sélection du prix, les lauréats passés, les professeurs titulaires dans les sujets concernés, en Suède, ainsi qu'au Danemark, en Finlande, en Islande, et en Norvège, les professeurs titulaires de chaires correspondantes dans au moins six universités choisies chaque année par l'Académie ainsi que d'autres chercheurs invités par l'Académie[6].

Deux à trois cents nominations sont envoyées, qui correspondent à une centaine de candidats distincts[7]. Les candidatures sont ensuite évaluées par un comité de cinq à huit membres (dont deux non-économistes), qui soumet son choix au département de sciences sociales de l'Académie pour approbation. L'Académie entière adopte la liste finale début octobre après avoir désigné les lauréats par un vote à la majorité, le résultat étant annoncé le jour même[8].

Comme pour les autres prix « Nobel », un maximum de trois personnes peuvent partager le prix, et elles doivent être vivantes au moment de l'annonce[note 1].

Un prix parfois contesté[modifier | modifier le code]

Alors que l'attribution du prix Nobel de la paix donne souvent lieu à des controverses quant au choix des lauréats, le « prix Nobel » d'économie est pour sa part essentiellement contesté pour sa pertinence même, en premier lieu parce que la correspondance d'Alfred Nobel ne fait jamais mention de son intention de récompenser cette discipline — ce que souligne notamment depuis 2001 Peter Nobel (en), son arrière-petit-neveu, ancien médiateur suédois à l'immigration et ancien président de la Croix-Rouge suédoise[9],[10].

Friedrich Hayek, représentant de la libérale école autrichienne d’économie et lauréat en 1974, a déclaré[11] par ailleurs que si on lui avait demandé son avis sur le prix, il aurait « fermement déconseillé » sa création, aucun homme ne devant être ainsi désigné comme une référence sur un sujet aussi complexe que l'économie. Gunnar Myrdal, son colauréat, a lui déclaré que le prix devait être aboli parce qu'il avait été remis à des « réactionnaires » comme Hayek[12].

Le choix des lauréats est lui aussi critiqué, pour avoir souvent favorisé des économistes « orthodoxes » (dont ceux de l'école de Chicago, l'université de Chicago ayant notamment obtenu le record de 10 prix en 2012[13]) et américains (80 % des récipiendaires). Ainsi, des économistes réputés mais critiques du libéralisme économique comme Joan Robinson, John Kenneth Galbraith ou encore Nicholas Georgescu-Roegen n'ont pas été nommés. Selon les historiens de l’économie Avner Offer (en) et Gabriel Söderberg, le prix favorise délibérément des économistes acquis au consensus de Washington[1].

Une étude scientométrique suggère que ce prix récompense non pas le chercheur en économie qui a réalisé les plus grandes avancées dans son domaine mais celui qui a obtenu l'indice de citation le plus fort, récompensant ainsi les sujets économiques à la mode, alors que la corrélation est inverse pour la médaille Fields[14].

Si, dans les premières années de son existence, le prix a récompensé des théoriciens de premier plan, il a également été critiqué pour couvrir une discipline qui, une fois les grands économistes des années 1970 et 1980 récompensés, manquait peut-être de champ pour justifier la remise annuelle d'un prix supposé récompenser des avancées essentielles. Ainsi, selon un économiste anonyme du début des années 1980, « tous les grands sapins sont tombés, il ne reste que des arbustes »[15].

L'académie royale des sciences a décidé en 1995 d'étendre le champ d'application du prix, d'une part en modifiant la composition du comité de sélection (deux non-économistes sur les cinq à huit membres), d'autre part en acceptant les candidatures relevant des sciences politiques, de la psychologie, ou de la sociologie, ayant un impact sur l'économie. Ainsi, parmi les lauréats récents, Daniel Kahneman et Robert J. Aumann ne sont pas économistes.

Ce prix reste toutefois un couronnement majeur pour la plupart des économistes, car c'est la plus médiatisée des récompenses qui leur sont remises.

Statistiques[modifier | modifier le code]

En 2012, la répartition des prix en fonction de la nationalité des lauréats au moment de la récompense met les États-Unis, avec 41 lauréats, en tête, avec 59 % des prix. Suivent le Royaume-Uni avec huit lauréats et 10 %, la Norvège et la France[note 2] avec trois lauréats et 4 %, la Suède et Israël avec deux récipiendaires et 3 %, puis, avec chacun une récompense et 1,5 % du total des prix décernés, le Canada, l’Allemagne, l’Inde, l’URSS, les Pays-Bas et Sainte-Lucie[13].

Le nombre de récompenses, en 2013, s'élevait à 72 : 22 récompenses individuelles, 16 récompenses partagées entre deux lauréats et 6 récompenses partagées entre trois candidats, la dernière datant de 2013[13].

Les universités d'affiliation des chercheurs au moment de la récompense les plus distinguées sont par ordre d’importance : l’université de Chicago avec dix lauréats, l’université de Princeton avec sept lauréats, l’université de Californie à Berkeley, l’université de Cambridge, l’université Harvard, l’université Columbia avec chacune quatre lauréats, le Massachusetts Institute of Technology, l’université Stanford avec chacune trois lauréats, l’université d'Oslo, l’université Yale et l’université de New York avec deux lauréats. Puis ex æquo avec un lauréat l’université de Bonn, l’université Carnegie-Mellon de Norvège, l’École nationale supérieure des mines de Paris, l’université de Fribourg-en-Brisgau, l’université George Mason, l’Institut pour la gestion de l'économie nationale de Moscou, la Netherlands School of Economics, l’université d'Oxford, l’université de la Pennsylvanie, l’université de Stockholm, la Stockholm School of Business, l’université Washington à Saint-Louis, l’université de Californie à San Diego, la Carnegie Mellon, l’université d'Arizona, l’université de Jérusalem, l’université du Maryland et l’université du Minnesota.

Liste des lauréats[modifier | modifier le code]

Elinor Ostrom est en 2009 la première femme à recevoir le « prix Nobel » d'économie et reste la seule à ce jour.

Années 1960[modifier | modifier le code]

Année Nom Pays Université Domaines et motivation du prix
1969 Ragnar Anton Kittil Frisch Drapeau de la Norvège Norvège Université d'Oslo Économétrie. « Pour avoir développé et appliqué des modèles dynamiques à l'analyse des processus économiques. »
Jan Tinbergen Drapeau des Pays-Bas Pays-Bas Université Érasme de Rotterdam

Années 1970[modifier | modifier le code]

Année Nom Pays Université Domaines et motivation du prix
1970 Paul Samuelson Drapeau des États-Unis États-Unis Massachusetts Institute of Technology Théorie de l'équilibre général et partiel. « Pour le travail scientifique par lequel il a développé la théorie économique statique et dynamique et a contribué à élever le niveau d'analyse dans la science économique. »
1971 Simon Kuznets Drapeau des États-Unis États-Unis Université Harvard Croissance économique et histoire économique. « Pour son interprétation empiriquement fondée de la croissance économique qui a apporté une connaissance nouvelle et approfondie de la structure économique et sociale et du processus de développement. »
1972 Sir John Hicks
Kenneth Arrow
Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
Drapeau des États-Unis États-Unis
All Souls College
Université Harvard
Théorie de l'équilibre général et Théorèmes du bien-être. « Pour leur contributions pionnières à la théorie de l'équilibre général et à la théorie du bien-être. »
1973 Wassily Leontief Drapeau des États-Unis États-Unis Université Harvard Analyse entrée-sortie. « Pour le développement de l'analyse entrée-sortie et pour son application à d'importants problèmes économiques. »
1974 Friedrich Von Hayek
Gunnar Myrdal
Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
Drapeau de la Suède Suède
Université de Fribourg-en-Brisgau
Université de New York
Macroéconomie et économie institutionnelle. « Pour leur travail pionnier dans la théorie de la monnaie et des fluctuations économiques, et pour leur analyse pénétrante de l'interdépendance des phénomènes économiques, sociaux et institutionnels. »
1975 Leonid Kantorovich
Tjalling Koopmans 
Drapeau de l'URSS Union soviétique
Drapeau des États-Unis États-Unis
Académie des sciences de Russie
Université Yale
Théorie de l'allocation optimale des ressources. « Pour leurs contributions à la théorie de l'allocation maximale des ressources. »
1976 Milton Friedman Drapeau des États-Unis États-Unis École de Chicago Macroéconomie. « Pour ses réalisations dans les domaines de l'analyse de la consommation, de l'histoire et de la théorie monétaire, et pour sa démonstration de la complexité de la politique conjoncturelle. »
1977 Bertil Ohlin
James Meade
Drapeau de la Suède Suède
Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
Université de Stockholm
Université de Cambridge
Économie internationale. « Pour leur contribution révolutionnaire à la théorie du commerce international et des mouvements internationaux de capitaux. »
1978 Herbert Simon Drapeau des États-Unis États-Unis Université Carnegie-Mellon Sciences de gestion. « Pour sa recherche pionnière sur les processus de décisions dans les organisations économiques. »
1979 Theodore Schultz
Arthur Lewis 
Drapeau des États-Unis États-Unis
Flag of Saint Lucia (1967-1979).svg Sainte-Lucie
École de Chicago
Université de Princeton
Économie du développement. « Pour leur recherche pionnière dans la recherche sur le développement économique avec une attention particulière aux problèmes des pays en développement. »

Années 1980[modifier | modifier le code]

Année Nom Pays Université Domaine et motivation du prix
1980 Lawrence Klein Drapeau des États-Unis États-Unis Université de Pennsylvanie Macroéconomie. « Pour la création de modèles économétriques et leur application à l'analyse des fluctuations économiques et aux politiques économiques. »
1981 James Tobin Drapeau des États-Unis États-Unis Université Yale Macroéconomie. « Pour son analyse des marchés financiers et leurs relations avec les décisions d'investissement, l'emploi, la production et les prix. »
1982 George Stigler Drapeau des États-Unis États-Unis École de Chicago Organisation industrielle. « Pour ses études séminales des structures industrielles, du fonctionnement des marchés, et des causes et effets de la régulation publique. »
1983 Gérard Debreu Drapeau de la France France
Drapeau des États-Unis États-Unis
Université de Californie à Berkeley Théorie de l'équilibre général. « Pour avoir intégré de nouvelles méthodes analytiques à la théorie économique et pour sa reformulation rigoureuse de la théorie de l'équilibre général. »
1984 Richard Stone Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni Université de Cambridge Comptabilité nationale. « Pour avoir apporté des contributions fondamentales au développement des systèmes de comptabilité nationale et avoir par conséquent grandement amélioré les bases de l'analyse économique empirique. »
1985 Franco Modigliani Drapeau des États-Unis États-Unis Massachusetts Institute of Technology Macroéconomie. « Pour ses analyses pionnières de l'épargne et des marchés financiers. »
1986 James Buchanan Drapeau des États-Unis États-Unis Center for study of Public Choice (Fairfax) Finances publiques. « Pour son développement des bases contractuelles et constitutionnelles de la théorie de la décision économique et politique. »
1987 Robert Solow Drapeau des États-Unis États-Unis Massachusetts Institute of Technology Théorie de la croissance économique. « Pour ses contributions à la théorie de la croissance économique. »
1988 Maurice Allais Drapeau de la France France École des Mines de Paris Théorie de l'équilibre général et partiel. « Pour ses contributions pionnières à la théorie des marchés et à l'utilisation efficiente des ressources. »
1989 Trygve Haavelmo Drapeau de la Norvège Norvège Université d'Oslo Économétrie. « Pour sa clarification des fondements probabilistes de l'économétrie et ses analyses des structures économiques simultanées. »

Années 1990[modifier | modifier le code]

Année Nom Pays Université Domaine et motivation du prix
1990 Harry Markowitz
Merton Miller
William Sharpe
Drapeau des États-Unis États-Unis
Drapeau des États-Unis États-Unis
Drapeau des États-Unis États-Unis
Université de la ville de New York
École de Chicago
Université Stanford
Théorie économique financière. « Pour leur travail pionnier dans la théorie économique financière. »
1991 Ronald Coase Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni École de Chicago Théorie des institutions. « Pour sa découverte et sa clarification de l'importance des coûts de transaction et des droits de propriété pour la structure des institutions et le fonctionnement de l'économie. »
1992 Gary Becker Drapeau des États-Unis États-Unis École de Chicago Microéconomie et sociologie économique. « Pour avoir étendu le domaine de l'analyse microéconomique à un large champ de comportements et d'interactions humains, dont des comportements non marchands. »
1993 Robert Fogel
Douglass North
Drapeau des États-Unis États-Unis
Drapeau des États-Unis États-Unis
École de Chicago
Université Washington de Saint-Louis
Histoire économique. « Pour avoir renouvelé la recherche en histoire économique par l'application de la théorie économique et de méthodes quantitatives afin d'expliquer les changements économiques et institutionnels. »
1994 Reinhard Selten[16]
John Forbes Nash[16]
John Harsanyi[16]
Drapeau de l'Allemagne Allemagne
Drapeau des États-Unis États-Unis
Drapeau des États-Unis États-Unis
Université de Bonn
Université de Princeton
Université de Californie à Berkeley
Théorie des jeux. « Pour leur analyse pionnière de l'équilibre dans la théorie des jeux non coopératifs. »
1995 Robert Lucas Drapeau des États-Unis États-Unis École de Chicago Macroéconomie. « Pour avoir développé et mis en application l'hypothèse des anticipations rationnelles, et ainsi avoir transformé l'analyse macroéconomique et approfondi notre compréhension des politiques économiques. »
1996 James Mirrlees
William Vickrey 
Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
Drapeau des États-Unis États-Unis
Université de Cambridge
Université Columbia
Économie de l'information. « Pour leurs contributions fondamentales à la théorie économique des incitations en environnement d'information asymétrique. »
1997 Robert Merton
Myron Scholes
Drapeau des États-Unis États-Unis
Drapeau du Canada Canada & Drapeau des États-Unis États-Unis
Université Harvard
Université Stanford
Théorie économique financière. « Pour une nouvelle méthode de détermination de la valeur des dérivés. »
1998 Amartya Sen Drapeau de l'Inde Inde Trinity College de Cambridge Économie du bien-être. « Pour ses contributions à l'économie du bien-être. »
1999 Robert Mundell Drapeau du Canada Canada Université Columbia Macroéconomie. « Pour son analyse de la politique monétaire et fiscale en régime de taux de change variable, et pour son analyse des zones monétaires optimales. »

Années 2000[modifier | modifier le code]

Année Nom Pays Université Domaine et motivation du prix
2000 James Heckman
Daniel McFadden
Drapeau des États-Unis États-Unis
Drapeau des États-Unis États-Unis
Université de Chicago
Université de Californie à Berkeley
Économétrie. « Pour leur développement de la théorie et des méthodes d'analyse d'échantillons sélectifs. »
2001 George Akerlof
Michael Spence
Joseph Stiglitz
Drapeau des États-Unis États-Unis
Drapeau des États-Unis États-Unis
Drapeau des États-Unis États-Unis
Université de Californie à Berkeley
Université Stanford
Université Columbia
Économie de l'information. « Pour leurs travaux sur les marchés avec asymétrie d'information. »
2002 Daniel Kahneman
Vernon Smith
Drapeau des États-Unis États-Unis, Drapeau d’Israël Israël
Drapeau des États-Unis États-Unis
Université de Princeton
Université George-Mason
Économie expérimentale. Kahneman : « Pour avoir intégré les apports de la recherche psychologie à la science économique, en particulier concernant le jugement humain et les processus de décision en environnement incertain. »
Smith : « Pour avoir instauré les expériences de laboratoire comme outil d'analyse économique empirique, en particulier pour l'étude de mécanismes de marché alternatifs. »
2003 Robert Engle
Clive Granger
Drapeau des États-Unis États-Unis
Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
Université de New York
Université de Californie à San Diego
Économétrie. Engle : « Pour des méthodes d'analyse économique de séries temporelles avec des volatilités variant dans le temps (ARCH). »
Granger : « Pour des méthodes d'analyse économique de séries temporelles avec des tendances communes (cointégration). »
2004 Finn Kydland
Edward Prescott
Drapeau de la Norvège Norvège
Drapeau des États-Unis États-Unis
Université Carnegie-Mellon
Université d'Arizona
Macroéconomie. « Pour leurs contributions en macroéconomie dynamique : la cohérence temporelle de la politique économique et les forces qui sous-tendent le cycle des affaires. »
2005 Robert Aumann
Thomas Schelling
Drapeau d’Israël Israël
Drapeau des États-Unis États-Unis
Université de Jérusalem
Université du Maryland
Théorie des jeux. « Pour avoir fait progresser notre compréhension des conflits et de la coopération par le biais d'analyses utilisant la théorie des jeux. »
2006 Edmund Phelps Drapeau des États-Unis États-Unis Université Columbia Macroéconomie. « Pour son analyse des compromis intertemporels en politique macroéconomique. »
2007 Leonid Hurwicz
Eric Maskin
Roger Myerson
Drapeau des États-Unis États-Unis
Drapeau des États-Unis États-Unis
Drapeau des États-Unis États-Unis
Université du Minnesota
Princeton
Université de Chicago
Microéconomie. « Pour avoir posé les fondations de la théorie des mécanismes d'incitation. »
2008 Paul Krugman Drapeau des États-Unis États-Unis Université de Princeton Commerce international et économie géographique. « Pour son analyse des structures des échanges et de la localisation de l'activité économique. »
2009 Elinor Ostrom
Oliver Williamson
Drapeau des États-Unis États-Unis
Drapeau des États-Unis États-Unis
Bloomington
Université de Californie à Berkeley
Économie des organisations. Ostrom : « Pour son analyse de la gouvernance économique, en particulier les communs. »
Williamson : « Pour son analyse de la gouvernance économique, en particulier des frontières de l'entreprise. »

Années 2010[modifier | modifier le code]

Année Nom Pays Université Domaine et motivation du prix
2010 Peter Diamond
Drapeau des États-Unis États-Unis Massachusetts Institute of Technology Economie du travail. « Pour leur analyse des marchés avec des coûts de recherche. »
Dale Mortensen Drapeau des États-Unis États-Unis Université Northwestern
Christopher Pissarides Drapeau de Chypre Chypre London School of Economics
2011 Thomas Sargent Drapeau des États-Unis États-Unis Université de New York Macroéconomie. « Pour leurs travaux empiriques sur les causes et les effets en macroéconomie. »
Christopher A. Sims Drapeau des États-Unis États-Unis Université de Princeton
2012 Alvin Roth Drapeau des États-Unis États-Unis Université Harvard Théorie des jeux. « Pour leur théorie des allocations stables et la pratique de la conception de marchés. »
Lloyd Shapley Drapeau des États-Unis États-Unis Université de Californie à Los Angeles
2013 Eugene Fama Drapeau des États-Unis États-Unis Université de Chicago Théorie économique financière. « Pour leur analyse empirique des prix des actifs. »
Lars Peter Hansen Drapeau des États-Unis États-Unis Université de Chicago
Robert Shiller Drapeau des États-Unis États-Unis Université Yale
2014 Jean Tirole Drapeau de la France France École d'économie de Toulouse Organisation industrielle. « Pour son analyse du pouvoir de marché et de la régulation. »
2015 Angus Deaton Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni Université de Princeton Microéconomie/Économie du développement. « Pour son analyse de la consommation, de la pauvreté, et du bien-être. »
2016 Oliver Hart Drapeau des États-Unis États-Unis / Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni Université Harvard Théorie des contrats. « Pour leurs contributions à la théorie des contrats. »
Bengt Holmström Drapeau de la Finlande Finlande Massachusetts Institute of Technology
2017 Richard Thaler Drapeau des États-Unis États-Unis Chicago Booth School of Business Economie comportementale. « Pour ses contributions à l'économie comportementale. »
2018 William Nordhaus Drapeau des États-Unis États-Unis Université Yale Croissance économique. Nordhaus : « Pour avoir intégré le changement climatique dans l'analyse macroéconomique de long terme. »
Romer : « Pour avoir intégré les innovations technologiques dans l'analyse macroéconomique de long terme. »
Paul Romer Drapeau des États-Unis États-Unis Université de New York

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. En 1996, William Vickrey mourut trois jours après l'annonce de son prix, dont la remise fut posthume.
  2. Trois en comptant Gérard Debreu, qui a été naturalisé américain.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c « Le prix Nobel d'Economie, instrument de propagande du néolibéralisme », Bibliobs,‎ (lire en ligne)
  2. (en) Assar Lindbeck, The Prize in Economic Science in Memory of Alfred Nobel, Journal of Economic Literature, 23:1, mars 1985, p. 37-56, lire en ligne sur JSTOR.
  3. Gilles Dostaler, « Le "prix Nobel d'économie" : une habile mystification », Alternatives économiques, no 238,‎ (lire en ligne).
  4. (en) Karen Ilse Horn, Roads to Wisdom : Conversations with Ten Nobel Laureates in Economics, Edward Elgar Publishing, , 369 p. (lire en ligne), p. 20.
  5. François Gauvin, « Faut-il se méfier du prix Nobel d'économie ? », sur Le Point.fr, (consulté le 24 mars 2016).
  6. (en) Paul Walker, Sveriges Riksbank (Bank of Sweden) Prize in Economic Sciences in Memory of Alfred Nobel, lire en ligne.
  7. (en) Assar Lindbeck, The Sveriges Riksbank (Bank of Sweden) Prize in Economic Sciences in Memory of Alfred Nobel 1969-2004, lire en ligne.
  8. (en) Nomination and Selection of the Laureates in Economics, nobelprize.org.
  9. Les Prix Nobel d'économie, sur le site e-Economie, 7 octobre 2005. « Jamais, dans la correspondance d'Alfred Nobel, on ne trouve la moindre mention concernant un prix en économie. La Banque de Suède a déposé son œuf dans le nid d'un autre oiseau, très respectable, et enfreint ainsi la "marque déposée" Nobel. Les deux tiers des prix de la Banque de Suède ont été remis aux économistes américains de l'école de Chicago, dont les modèles mathématiques servent à spéculer sur les marchés d'actions - à l'opposé des intentions d'Alfred Nobel, qui entendait améliorer la condition humaine. » Lire en ligne.
  10. « « Prix Nobel d'économie » : l'imposture », Le Monde diplomatique,‎ (lire en ligne)
  11. (en) Samuel Brittan, The not so noble Nobel Prize, Financial Times, 19 décembre 2003, lire en ligne.
  12. (en) Samuel Brittan, The not so noble Nobel Prize, Financial Times, 19 décembre 2003, lire en ligne.
  13. a, b et c « Le prix Nobel d’Économie en six questions », sur www.latribune.fr, la Tribune, .
  14. (en) Arthur M. Diamond, « Citation Counts for Nobel Prize Winners in Economics », History of Economics Society Bulletin, vol. 10, no 01,‎ , p. 67 (DOI 10.1017/S1042771600005482).
  15. « all the mighty firs have fallen. Now there are only bushes left », dans : Sylvia Nasar, A Beautiful Mind, Simon & Schuster, New York, 1998, p. 368.
  16. a, b et c « The Sveriges Riksbank Prize in Economic Sciences in Memory of Alfred Nobel 1994 »

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean-Édouard Colliard et Emmeline Travers, Les Prix Nobel d'économie, Paris, La Découverte, coll. « Repères » (no 532), , 128 p., 11 cm × 18 cm, couverture couleur, broché (ISBN 978-2-7071-5670-9, présentation en ligne)
  • Frédéric Lebaron, « Le “Nobel” d'économie », Actes de la recherche en sciences sociales, 2002, n° 1, p. 62-65 [lire en ligne]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]