Lino Ventura

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Lino Ventura
Description de cette image, également commentée ci-après
Lino Ventura en 1961.
Nom de naissance Angiolino Giuseppe Pasquale Ventura
Naissance
Parme Drapeau de l'Italie Italie
Nationalité Drapeau d'Italie Italien
Décès (à 68 ans)
Saint-Cloud Drapeau de la France France
Profession Acteur
Films notables Le Gorille vous salue bien
Les Tontons flingueurs
L'Armée des ombres
L'Emmerdeur
Garde à vue

Lino Ventura est un acteur italien, né le à Parme, en Italie et mort le à Saint-Cloud, en France. Il a réalisé la plus importante part de sa carrière cinématographique en France.

Fils d'immigrés italiens, Lino Ventura fut d'abord lutteur professionnel (champion d'Europe poids moyens en 1950), puis catcheur avant de devenir par hasard acteur aux côtés de Jean Gabin dans Touchez pas au grisbi qui rencontre le succès à sa sortie en salle en 1954.

D'abord habitué à des seconds rôles d'hommes de main ou de brutes, il devient une vedette dès la fin des années 1950 grâce à des films comme Le Gorille vous salue bien et Le fauve est lâché. Alternant les comédies à succès, parfois dialoguées par Michel Audiard, telles Les Tontons flingueurs, Les Barbouzes, Ne nous fâchons pas, L'aventure c'est l'aventure ou La Gifle, et des drames et polars comme Les Grandes Gueules, Le Deuxième Souffle, Le Clan des Siciliens, L'Armée des ombres ou Garde à vue, il est à partir de la fin des années 1950 jusqu'à sa disparition l'un des acteurs les plus populaires du cinéma français[1], et rentable au box-office avec 130 millions d’entrées.

Père de quatre enfants dont une fille handicapée, il fut le fondateur avec sa femme Odette en 1966 de l'association Perce-Neige[2], destinée à venir en aide aux personnes handicapées mentales.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Angiolino Giuseppe Pasquale Ventura[3] est le fils unique de Giovanni Ventura et Luisa Borrini[4]. En 1927, il est âgé de huit ans lorsqu'il quitte l'Italie avec sa mère pour rejoindre son père parti travailler comme représentant de commerce à Paris quelques années auparavant. Mais arrivés à Montreuil le 7 juin 1927, la mère et le fils ne trouveront pas Giovanni. Le père a disparu. Il évoquera rarement ce père absent. Lino et sa mère s'installent chez des amis au 57 rue de Romainville à Montreuil, au cœur de la communauté italienne dont l'intégration ne s’effectue pas sans problèmes. Puis ils s'installent rue Papillon dans le 9e arrondissement de Paris où Luisa a décroché un emploi de femme de chambre à l’hôtel Baudin.

Pour aider sa mère à les faire vivre, il quitte l'école et commence à travailler dès l'âge de neuf ans. Il exerce successivement différents métiers : portier, livreur mécanicien, représentant de commerce et employé de bureau[5].

Lino Ventura parlait français sans aucun accent, ayant passé l'essentiel de sa vie en France, et s'exprimait en italien avec une pointe d'accent de Parme. Quoi qu'il en soit, il fait partie intégrante du patrimoine cinématographique français. Il est plébiscité en 2005 à la 23e place du classement des 100 plus grands Français de tous les temps.

Lutteur et catcheur[modifier | modifier le code]

Ses copains du square Montholon lui font découvrir le sport. À l'âge de 16 ans, il rencontre Fred Oberlander (en), un champion autrichien de lutte gréco-romaine résidant dans l’hôtel Baudin. Celui-ci le convainc de venir s'entraîner régulièrement à la lutte dans la salle des Gobelins, puis dans celle de la porte d’Italie. Apprenant l'humilité et la fraternité, il se forge selon ses termes « une mentalité de gagnant »[6]. C'est à cette époque, alors qu'il est coursier à la CIT (Compagnie italienne de tourisme, couverture des services de renseignement de l'Italie fasciste), qu'il rencontre Odette Lecomte dans cette agence de voyages[7].

Comme il a gardé sa nationalité d'origine, il est enrôlé dans l'armée italienne au début de la Seconde Guerre mondiale. Il déserte au moment de l'effondrement du régime fasciste (juillet 1943) pour rejoindre à Paris Odette qu'il a épousée le [4]. Menacé de délation, il doit se cacher afin de ne pas être arrêté par les Allemands[8], dans une maison servant de grange à Baracé (il y reviendra après la guerre et achètera cette maison)[9].

Après la guerre, il entame une carrière de catcheur, plus rémunératrice que la lutte[8], et participe à des combats à la salle Wagram et au Cirque d'Hiver où il lutte sous le nom de Lino[a] Borrini, alias « la fusée italienne ». Sa carrière de catcheur atteint son apogée en lorsqu'il devient champion d'Europe des poids moyens pour l'Italie. Elle prend fin le , après qu'Henri Cogan le blesse en le projetant dans des chaises métalliques, lui occasionnant une double fracture ouverte à la jambe droite. Il devient alors organisateur de combats pour une vingtaine de catcheurs de son écurie[6].

Carrière cinématographique[modifier | modifier le code]

En 1953, tout à fait par hasard, un de ses amis parle de lui au réalisateur Jacques Becker qui cherchait une force de la nature, de type italien, pour jouer face à Jean Gabin dans son film Touchez pas au grisbi. La rencontre se fait et Jacques Becker lui propose aussitôt le rôle d'Angelo, un chef de gang opposé aux personnages incarnés par Jean Gabin et René Dary, Lino refuse le rôle dans un premier temps. Alors qu'il ne joue qu'un second rôle, il demande par pure provocation un cachet d'un million d'anciens francs (cachet presque équivalent à celui de la vedette du film Jean Gabin), proposition qui est acceptée à sa grande surprise[10] par le producteur Robert Dorfmann. À la sortie de Touchez pas au grisbi, sa présence à l'écran est telle que toute la profession le remarque. Le film obtient un grand succès public. Incertain, pendant les cinq premières années de sa carrière de comédien, Ventura conserve jusqu'en 1958 ses « vrais » métiers (organisateur de combats de catch et gérant d'une entreprise de layettes)[8].

Immédiatement adopté par le milieu du cinéma, par Jean Gabin - avec qui il tourne cinq films en quatre ans et qui devient son grand ami - et par le public, sa carrure, sa « gueule » et son exceptionnel naturel de comédien font de lui l'interprète idéal du film noir, de truand et de policier dur à cuire au grand cœur.

Sans avoir pris de cours de comédie, il passe rapidement du statut d'acteur de second rôle à celui de tête d'affiche, son jeu d'acteur s'affinant. C'est le rôle du Gorille (dans Le Gorille vous salue bien de Bernard Borderie) en 1958 qui le lance comme vedette à part entière, suivi de Classe tous risques avec Claude Sautet, en 1960, qui lui fait partager la vedette avec Jean-Paul Belmondo, film qui marque sa rencontre avec un auteur de la Série noire, José Giovanni[11] avec qui il tournera trois films. Il devient l'un des poids lourds du cinéma hexagonal et restera à tout jamais reconnu comme l'un des meilleurs acteurs du cinéma français. Il excelle dans les rôles traditionnels de truand ou de policier vieilli, fatigué, ou de l'homme d'expérience sensible à l'amitié virile. Son jeu d'acteur, d'ailleurs assez proche de sa propre nature, s'exprime pleinement sous la direction de Jacques Deray (Avec la peau des autres, Un Papillon sur l'épaule) de Jean-Pierre Melville (Le Deuxième Souffle, l'Armée des ombres), de Robert Enrico (Les Grandes Gueules, Les Aventuriers, Boulevard du rhum) et de Claude Pinoteau (Le Silencieux, La Gifle, L'Homme en colère, La Septième cible). Il fait également des apparitions dans les films de ses amis Jacques Brel (Le Far West) et Raymond Devos (La Raison du plus fou).

Acteur fétiche de Georges Lautner et de Michel Audiard, il est l'inoubliable Fernand Naudin des Tontons Flingueurs (1963), Francis Lagneau des Barbouzes (1964) et Antoine Beretto de Ne nous fâchons pas (1966), trois films policiers parodiques fréquemment diffusés à la télévision. Au total, Lino Ventura aura tourné dans quinze films dialogués par Audiard.

Lino Ventura (à gauche) et Max Von Sydow dans Cadavres exquis (1976).

En 1972, son rôle du mafieux (Vito Genovese) dans Cosa Nostra de Terence Young, avec Charles Bronson dans le rôle du repenti Joe Valachi, lui vaut une reconnaissance internationale. Cependant il refuse plusieurs rôles importants dans des films américains et sa filmographie ne compte que deux productions anglo-saxonnes : The Medusa Touch (La Grande Menace) et Sword of Gideon (Vengeance).

À partir des années 1980, Lino Ventura tourne moins, comme si son personnage du film de Jacques Deray, Un papillon sur l'épaule, tourné en 1978, où il joue Roland Fériaud, un homme de tous les jours manipulé par des forces obscures, avait changé sa carrière. Il a évoqué ce type de personnage, une victime manipulée, lors d'un entretien, pour décrire son rôle d'espion à la retraite dans Espion, lève-toi, tourné en 1981: « C'est un type qui, à un moment donné, se retrouve seul, abandonné par ses amis, et par ses ennemis si je puis dire, parce que dans un sens, tout le monde s'arrange sur son dos […], ce sont des situations que j'affectionne particulièrement ». Comme aussi le personnage du général dalla Chiesa dans Cent jours à Palerme qui tombe sous les balles de la mafia à laquelle il avait osé s'attaquer.

Comme l'explique Claude Pinoteau, Lino Ventura a toujours été très exigeant sur le choix de ses rôles. « Il n'aurait jamais accepté de jouer un personnage fourbe ou pervers. Il ne s'identifiait pas aux rôles qu'il interprétait; ce sont eux qui devaient s'identifier à lui[12]». Ses derniers beaux rôles, seront pour Garde à vue de Claude Miller en 1981, où il interprète l'inspecteur Gallien qui interroge un notable (Michel Serrault) présumé coupable d'assassinat, et pour Les Misérables de Robert Hossein, sorti en 1982, où il incarne un Jean Valjean à la hauteur de ses prédécesseurs, Harry Baur et Jean Gabin. En 1987, il effectue une brève apparition dans La Rumba, par amitié pour Roger Hanin, sans vouloir être crédité au générique. Ce sera son dernier rôle.

Lino Ventura n'a fait que deux incursions à la télévision : une apparition en Écossais dans Deux Romains en Gaule de Pierre Tchernia, René Goscinny et Albert Uderzo (1967) et le rôle de Papa dans Vengeance (Sword of Gideon), co-production internationale réalisée par Michael Anderson (1986).

Il adorait le théâtre mais n'est jamais monté sur une scène. Selon Bernard Blier, « il s'était convaincu qu'il était incapable d'en faire. Le Conservatoire, c'était pour lui un mot magique, la destinée ratée. À la place il avait fait la guerre dans l'armée italienne. »[13]. Lino Ventura expliquait : « Sur un plateau je suis chez moi. Sur une scène... Je n'ai pas assez de courage pour me torturer. (...) D'ailleurs, soyons honnête, je ne suis pas un acteur, je ne suis ni Laurence Olivier, ni Robert Hirsch. Je ne suis qu'un comédien instinctif »[14].

Rôles refusés[modifier | modifier le code]

Au sujet du choix de ses rôles, il déclare : « Quand on me parle d'un personnage à interpréter, je sais d'une façon immédiate si je peux le faire, si ça me convient ou si ça ne va pas ». Ainsi il refuse un rôle dans[8] :

Projet non aboutis[modifier | modifier le code]

Fin 1976, Gérard Oury et Danièle Thompson écrivent un scénario à son intention : L'Entourloupe. Lino Ventura y incarne un chef d'orchestre français qui arrive à New York et se trouve entrainé dans des aventures tragi-comiques au cours desquelles il est confronté à un policier américain. Pour incarner celui-ci, Oury sollicite Woody Allen, Al Pacino et Sylvester Stallone qui refusent, jugeant l'histoire trop déséquilibrée. Un déjeuner est organisé à Los Angeles avec Jack Nicholson, qui scandalise Ventura en prisant de la cocaïne[20],[18]. Découragé par ces refus successifs et conscient du vice de forme dans la construction du scénario, Gérard Oury abandonne le projet.

En 1984, Lino Ventura part à Macao tourner La Jonque chinoise, un film de Claude Bernard-Aubert. Faute de financement, le tournage est interrompu après quelques jours.

Le producteur Norbert Saada envisage en 1987 de faire un film sur le général Jeannou Lacaze, ancien directeur du renseignement au SDECE. Celui-ci serait incarné par Lino Ventura. Le journaliste Charles Villeneuve doit en écrire le scénario évoquant "la France et ses services secrets face à la vague terroriste". Un déjeuner réunit Ventura, Villeneuve et les généraux Lacaze et Imbot au siège du SDECE. L'acteur se passionne pour le projet qui doit s'intituler Le Sphinx. Sa mort y mettra fin[14].

Tombe de Lino Ventura.

Mort[modifier | modifier le code]

Il meurt le dans sa maison de Montretout à Saint-Cloud, d'une crise cardiaque à l'âge de 68 ans, après trente-quatre ans de carrière cinématographique et soixante-quinze films. Il repose au cimetière du Val-Saint-Germain dans l'Essonne.

Vie privée[modifier | modifier le code]

Le 8 janvier 1942, il épouse Odette Lecomte (morte le à Baracé[21]), son amour de jeunesse, rencontrée en 1935 dans l'agence de voyages où il travaillait alors. Ils auront quatre enfants : Mylène (1946-1998, morte dans un accident d'avion[22]), épouse de Claude Lasserre, fils de René Lasserre (1912-2006) ; Laurent en 1950 ; Linda en 1958 ; et Clelia en 1961 (auteur et scénariste)[4].

Linda, victime d'un problème à sa naissance, est restée handicapée. Découvrant le manque de structures d'aide et d’accueil pour les enfants handicapés, Lino et Odette créent en 1966, à la suite de l'appel du [23], l'association caritative Perce-Neige, devenue une fondation en mai 2016 à Saint-Cloud, où ils vivaient, dédiée à « l'aide à l'enfance inadaptée » en apportant son soutien aux associations existantes travaillant dans le domaine du handicap, et en sensibilisant les pouvoirs publics aux besoins des enfants handicapés et de leurs familles. Leur maison d'époque napoléonienne de Saint-Cloud est rachetée par Jean Dujardin et Nathalie Péchalat en 2016[8].

L’année 1975 marque la première victoire de l’association avec la publication de la Loi d'orientation en faveur des personnes handicapées[24] et de la Loi no 75-535 du 30 juin 1975 relative aux institutions sociales et médico-sociales[25].

En 1976, l'association Perce-Neige est reconnue d'utilité publique, et six ans plus tard, la première Maison Perce-Neige ouvre ses portes à Sèvres (Hauts-de-Seine). Malgré la disparition de Lino Ventura, Perce-Neige poursuit sa mission et a participé à la création de 35 établissements en France.

Sa fille Clelia a écrit plusieurs ouvrages sur son père. Lino Ventura n'a jamais retrouvé son père, disparu en 1927.

En 2019, Yanou Collart, qui fut attachée de presse dans les années 60-90 publie ses souvenirs[18]. Elle y évoque longuement sa liaison amoureuse avec Lino Ventura de 1972 à 1982.

Filmographie[modifier | modifier le code]

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Cinéma[modifier | modifier le code]

Années 1950[modifier | modifier le code]

Années 1960[modifier | modifier le code]

Années 1970[modifier | modifier le code]

Années 1980[modifier | modifier le code]

Télévision[modifier | modifier le code]

Box-office[modifier | modifier le code]

Au cours de sa carrière, Lino Ventura a tourné soixante-quinze longs-métrages de 1954 à 1987[27], qui ont réuni un total de 130,2 millions d'entrées en France[28],[29], dont plus de 89 millions dans un rôle principal[28]. Cinquante-deux de ses soixante-quinze films ont atteint entre un et plus de quatre million d'entrées[28], atteignant son meilleur résultat au box-office français avec Un taxi pour Tobrouk (4,9 millions d'entrées en 1961)[28].

Box-office français des films avec Lino Ventura (par ordre chronologique)
Film Année Réalisateur Nombre d'entrées
Touchez pas au grisbi 1954 Jacques Becker 4 713 585
Razzia sur la chnouf 1955 Henri Decoin 2 906 148
Le Rouge est mis 1957 Gilles Grangier 2 104 394
Ascenseur pour l'échafaud 1958 Louis Malle 1 905 253
Trois jours à vivre 1958 Gilles Grangier 1 014 497
Le Gorille vous salue bien 1958 Bernard Borderie 2 809 135
Le Fauve est lâché 1959 Maurice Labro 2 532 076
Sursis pour un vivant 1959 Victor Merenda 838 478
Douze heures d'horloge 1959 Géza von Radványi 996 421
Marie-Octobre 1959 Julien Duvivier 2 598 081
Un témoin dans la ville 1959 Édouard Molinaro 1 442 314
125 rue Montmartre 1959 Gilles Grangier 1 699 331
Le Chemin des écoliers 1959 Michel Boisrond 2 516 405
Classe tous risques 1960 Claude Sautet 1 725 662
Les Mystères d'Angkor 1960 William Dieterle 1 442 484
Un taxi pour Tobrouk 1961 Denys de la Patellière 4 927 793
La Fille dans la vitrine 1961 Luciano Emmer 808 203
Les lions sont lâchés 1961 Henri Verneuil 2 054 954
Le Bateau d'Émile 1962 Denys de la Patellière 1 530 137
Le Jugement dernier 1962 Vittorio de Sica 336 165
Le Diable et les Dix commandements 1962 Julien Duvivier 1 812 932
Les Tontons flingueurs 1963 Georges Lautner 3 321 121
Cent mille dollars au soleil 1964 Henri Verneuil 3 441 118
Les Barbouzes 1964 Georges Lautner 2 430 611
L'Arme à gauche 1965 Claude Sautet 1 170 334
La Métamorphose des cloportes 1965 Pierre Granier-Deferre 905 484
Les Grandes Gueules 1965 Robert Enrico 3 593 724
Ne nous fâchons pas 1966 Georges Lautner 1 877 412
Avec la peau des autres 1966 Jacques Deray 952 420
Le Deuxième Souffle 1966 Jean-Pierre Melville 1 912 749
Les Aventuriers 1967 Robert Enrico 3 120 412
Le Rapace 1968 José Giovanni 1 720 776
L'Armée des ombres 1969 Jean-Pierre Melville 1 401 822
Le Clan des Siciliens 1969 Henri Verneuil 4 821 585
Dernier domicile connu 1970 José Giovanni 2 241 100
Fantasia chez les ploucs 1971 Gérard Pirès 1 409 528
Boulevard du rhum 1971 Robert Enrico 1 279 586
Cosa Nostra 1972 Terence Young 1 912 774
L'Aventure, c'est l'aventure 1972 Claude Lelouch 3 815 477
Le Silencieux 1973 Claude Pinoteau 1 324 969
La Bonne Année 1973 Claude Lelouch 1 373 322
L'Emmerdeur 1973 Édouard Molinaro 3 354 756
Les Durs 1974 Duccio Tessari 536 207
La Gifle 1974 Claude Pinoteau 3 385 541
La Cage 1975 Pierre Granier-Deferre 278 691
Adieu poulet 1975 Pierre Granier-Deferre 1 945 659
Cadavres exquis 1976 Francesco Rosi 1 025 592
Un papillon sur l'épaule 1978 Jacques Deray 553 617
La Grande Menace 1978 Jack Gold 794 459
L'Homme en colère 1979 Claude Pinoteau 924 340
Les Séducteurs 1980 Édouard Molinaro 427 135
Garde à vue 1981 Claude Miller 2 098 038
Espion, lève-toi 1982 Yves Boisset 1 302 777
Les Misérables 1982 Robert Hossein 3 828 029
Le Ruffian 1983 José Giovanni 3 392 258
Cent jours à Palerme 1984 Giuseppe Ferrara 500 403
La Septième Cible 1984 Claude Pinoteau 1 249 022

Hommages[modifier | modifier le code]

  • En 1970, Lino Ventura est caricaturé en centurion Aérobus dans l'album d'Astérix La Zizanie (Goscinny et Uderzo)
  • Le 19 février 1977, Lino Ventura préside la 2e cérémonie des César, à la suite de son ami Jean Gabin, décédé trois mois auparavant.
  • Dans la ville d'Ozoir-la-Ferrière, en Seine-et-Marne, un lycée professionnel porte son nom depuis 1989 ; un choix des élèves de la première promotion qui ont souhaité mettre en valeur Perce-Neige, la fondation créée à l'initiative de l'acteur et de son épouse[32].
  • En 2003, Parme, sa ville natale, lui rend hommage en donnant son nom au centre du cinéma de la commune : Centro cinema Lino Ventura.

Distinction[modifier | modifier le code]

Œuvre humanitaire[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Raccourcissement de son prénom Angiolino.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Les Rois du Box-Office (1956-1990) Studio magazine novembre 1992 p. 98, 99.
  2. Historique de l'association sur le site officiel.
  3. Pascal Ory, Dictionnaire des étrangers qui ont fait la France, Robert Laffont, , p. 1107.
  4. a b et c Jacques Lafitte, Stephen Taylor, Qui est qui en France, J. Lafitte, , p. 1535.
  5. Philippe Durant, Lino Ventura, Éditions First, p. 8.
  6. a et b Studio Ciné Live, « Lino Ventura, 25 ans déjà », sur L'Express, (consulté le 25 août 2014).
  7. Sandro Cassati, op. cit., p. 12.
  8. a b c d et e Olivier Rajchman, « Lino Ventura : 10 choses à savoir sur l'un des acteurs préférés des Français », sur telestar.fr, .
  9. Sandro Cassati, op. cit., p. 11.
  10. Signé : Lino Ventura, op. cité, p.23.
  11. a et b blog.
  12. Claude Pinoteau, Merci la vie ! Aventures cinématographiques, Paris, Le cherche midi, , 388 p. (ISBN 2-74910-455-6), p. 254
  13. Daniele Georget, « Bernard Blier : "Quel plaisir quand il me tapait dessus. Il faisait ça si bien !" », Paris Match,‎
  14. a et b Gilles Durieux, Lino Ventura, Paris, Flammarion, , 379 p. (ISBN 2-08-068113-3), p. 366
  15. a et b Francis Veber, Que ça reste entre nous, Paris, Robert Laffont, , 323 p. (ISBN 978-2-221-11444-5), p. 155.
  16. Philippe Noiret, Mémoire cavalière, Paris, Robert Laffont, , 527 p. (ISBN 978-2-253-12421-4), p. 311.
  17. Robert Enrico, Au coeur de ma vie, Saint-Cyr sur Loire, Christian Pirot Éditeur, , 317 p. (ISBN 2-86808-225-4), p. 183.
  18. a b et c Yanou Collart, Les étoiles de ma vie, Paris, L'Archipel, (ISBN 9782809826760), New York en amoureux.
  19. William Friedkin, Friedkin Connection, Paris, Éditions de La Martinière, , 635 p. (ISBN 978-2-7324-6601-9), p. Le Convoi de la peur.
  20. Gérard Oury, Mémoires d'éléphant, Paris, Olivier Orban, , 347 p. (ISBN 2-266-03063-9), p. 289
  21. « Mort d'Odette Ventura, veuve de Lino Ventura et co-fondatrice de Perce Neige », sur Le Parisien, (consulté le 16 mai 2013).
  22. « La fille de Lino Ventura tuée dans un accident », sur Le Parisien, (consulté le 23 octobre 2016).
  23. « Lino Ventura : l'appel du 6 décembre 1965 », sur Perce Neige.
  24. Loi no 75-534 du 30 juin 1975 d'orientation en faveur des personnes handicapées fiche sur legifrance.gouv.fr.
  25. Loi no 75-535 du 30 juin 1975 relative aux institutions sociales et médico-sociales fiche sur legifrance.gouv.fr.
  26. Google Books.
  27. « Lino Ventura, le rital devenu vedette », sur Ouest France, 31 juillet 2014 (m-à-j le 2 août 2014).
  28. a b c et d Jp's Box-office.
  29. Box Office Story.
  30. Guy Le Querrec, « Descriptif d'une photo prise au musée Grévin le 22 septembre 1980 », sur Magnum Photos (consulté le 19 mai 2018).
  31. « Lino Ventura (buste de plâtre) », sur danieldruet.com (consulté le 19 mai 2018).
  32. « FAQ : Qui sommes-nous ? », sur lyceelinoventura.com (consulté le 19 mai 2018).

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • 1979 : Lino Ventura, Gilles Colpart - Éditions PAC - Monographie
  • 1980 : Lino Ventura, Didier Vallée - Éditions Solar
  • 1987 : Lino Ventura, Philippe Durant - Éditions Favre - Monographie
  • 1992 : Lino, Odette Ventura - Éditions Robert Laffont - Biographie
  • 2001 : Lino Ventura, Gilles Durieux - Flammarion
  • 2003 : Lino, tout simplement, Clelia Ventura (sa fille) - Éditions Robert Laffont - Souvenirs d'enfance et recettes de famille
  • 2004 : Lino Ventura - Une leçon de vie, Clelia Ventura (sa fille) - Éditions Marque pages - Biographie
  • 2007 : Signé : Lino Ventura, Clelia Ventura (sa fille) - Éditions Marque pages - Beau livre avec 20 objets facsimilés
  • 2008 : Dictionnaire des comédiens français disparus, Yvan Foucart - Mormoiron : Éditions cinéma, 2008, 1185 p. (ISBN 978-2-9531-1390-7)
  • 2010 : Les légendes du cinéma français, Lino Ventura, Bernard Boyé - Éditions Autres Temps - Album photos retraçant sa carrière cinématographique
  • 2012 :
    • Lino Ventura, Carnet de Voyages, Clelia Ventura (sa fille) - Éditions Barnea Productions
    • Lino Ventura, Sandro Cassati - City Edition
  • 2019 : Les Étoiles de ma vie, Yanou Collart - l'Archipel

Documentaires[modifier | modifier le code]

  • Lino Ventura, la part intime [Production de télévision - Documentaire], Philippe Kohly (réalisateur), INA (producteur) (Arte. Consulté le .

Liens externes[modifier | modifier le code]