Lino Ventura

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Lino Ventura
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Lino Ventura en 1961.
Nom de naissance Angiolino Giuseppe Pasquale Ventura
Naissance
Parme (Drapeau du Royaume d'Italie Royaume d'Italie)
Nationalité Drapeau d'Italie Italien
Décès (à 68 ans)
Saint-Cloud (Drapeau de la France France)
Profession Acteur
Films notables Le Gorille vous salue bien
Les Tontons flingueurs
Le Deuxième Souffle
L'Armée des ombres
L'Emmerdeur
Garde à vue

Lino Ventura est un acteur italien, né le à Parme (Italie) et mort le à Saint-Cloud (France). Il a réalisé la plus importante part de sa carrière cinématographique en France.

Fils d'immigrés italiens, Lino Ventura fut d'abord lutteur professionnel (champion d'Europe poids moyens en 1950), puis catcheur avant de devenir par hasard acteur aux côtés de Jean Gabin dans Touchez pas au grisbi qui rencontre le succès à sa sortie en salle en 1954.

D'abord habitué à des seconds rôles d'hommes de main ou de brutes, il devient une vedette dès la fin des années 1950 grâce à des films comme Le Gorille vous salue bien et Le fauve est lâché. Alternant les comédies à succès, parfois dialoguées par Michel Audiard, telles Les Tontons flingueurs, Les Barbouzes, Ne nous fâchons pas, L'aventure c'est l'aventure, L'Emmerdeur ou La Gifle, et des drames et films policiers comme Les Grandes Gueules, Le Deuxième Souffle, Le Clan des Siciliens, L'Armée des ombres ou Garde à vue, il est à partir de la fin des années 1950 jusqu'à sa disparition l'un des acteurs les plus populaires et rentables du cinéma français[1], avec 130 millions d’entrées au box-office.

Père de quatre enfants dont une fille handicapée, il fut le fondateur avec sa femme Odette en 1966 de l'association Perce-Neige[2], destinée à venir en aide aux personnes handicapées mentales.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Angiolino Giuseppe Pasquale Ventura[3] est le fils unique de Giovanni Ventura et Luisa Borrini[4]. En 1927, il est âgé de 8 ans lorsqu'il quitte l'Italie avec sa mère pour rejoindre son père parti travailler comme représentant de commerce à Paris quelques années auparavant. Mais arrivés à Montreuil le , la mère et le fils ne trouvent pas Giovanni. Le père a disparu. Par la suite, Lino Ventura n'évoquera que rarement et à contrecœur ce père absent. Lino et sa mère s'installent chez des amis au 57 rue de Romainville à Montreuil, au cœur de la communauté italienne dont l'intégration ne s’effectue pas sans problèmes. Puis ils s'installent rue Papillon dans le 9e arrondissement de Paris où Luisa a décroché un emploi de femme de chambre à l’hôtel Baudin.

Pour aider sa mère à les faire vivre, il quitte l'école et commence à travailler dès l'âge de 9 ans. Il exerce successivement différents métiers : portier, livreur mécanicien, représentant de commerce et employé de bureau[5].

Lino Ventura parlait français sans aucun accent, ayant passé l'essentiel de sa vie en France, et s'exprimait en italien avec une pointe d'accent de Parme. Quoi qu'il en soit, il fait partie intégrante du patrimoine cinématographique français. Il est plébiscité en 2005 à la 23e place du classement des 100 plus grands Français de tous les temps.

Lutteur et catcheur[modifier | modifier le code]

Ses copains du square Montholon lui font découvrir le sport. À l'âge de 16 ans, il rencontre Fred Oberlander (en), un champion autrichien de lutte gréco-romaine résidant dans l’hôtel Baudin. Celui-ci le convainc de venir s'entraîner régulièrement à la lutte dans la salle des Gobelins, puis dans celle de la porte d’Italie. Apprenant l'humilité et la fraternité en pratiquant ce sport, il se forge selon ses termes « une mentalité de gagnant »[6]. C'est à cette époque, alors qu'il est coursier à la CIT (Compagnie Italienne de Tourisme, couverture des services de renseignement de l'Italie fasciste), qu'il rencontre Odette Lecomte dans cette agence de voyages[7].

Comme il a gardé sa nationalité d'origine, il est enrôlé dans l'armée italienne au début de la Seconde Guerre mondiale. Il déserte au moment de l'effondrement du régime fasciste () pour rejoindre à Paris Odette qu'il a épousée le [4]. Menacé de délation, il doit se cacher afin de ne pas être arrêté par les Allemands[8], dans une maison servant de grange à Baracé (il y reviendra après la guerre et achètera cette maison)[9].

Après la guerre, il entame une carrière de catcheur, plus rémunératrice que la lutte[8], et participe à des combats à la salle Wagram et au Cirque d'Hiver où il lutte sous le nom de Lino[a] Borrini, alias « la fusée italienne ». Sa carrière de catcheur atteint son apogée en lorsqu'il devient champion d'Europe des poids moyens pour l'Italie. Elle prend fin le , après qu'Henri Cogan le blesse en le projetant dans des chaises métalliques, lui occasionnant une double fracture ouverte à la jambe droite. Il devient alors organisateur de combats pour une vingtaine de catcheurs de son écurie[6].

Carrière cinématographique[modifier | modifier le code]

En 1953, tout à fait par hasard, un de ses amis parle de lui au réalisateur Jacques Becker qui cherchait une force de la nature, de type italien, pour jouer face à Jean Gabin dans son film Touchez pas au grisbi. La rencontre se fait et Lino Ventura suggère différents noms à Jacques Becker, qui les refuse car il aimerait que ce soit Lino qui joue le rôle d'Angelo, un chef de gang opposé aux personnages incarnés par Jean Gabin et René Dary. Dans un premier temps, Lino, peu attiré par le cinéma refuse à son tour le rôle puis demande par pure provocation un cachet d'un million d'anciens francs (presque équivalent à celui de la vedette du film Jean Gabin), pour être sûr d'essuyer un refus. Le producteur Robert Dorfmann dit non mais Becker menace d'arrêter le film. À la surprise de Ventura, sa demande est acceptée[10]. À la sortie de Touchez pas au grisbi, sa présence à l'écran est telle que toute la profession le remarque. Le film obtient un grand succès public. Incertain, pendant les cinq premières années de sa carrière de comédien, Ventura conserve jusqu'en 1958 ses « vrais » métiers (organisateur de combats de catch et gérant d'une entreprise de layettes)[8].

Immédiatement adopté par le milieu du cinéma, par Jean Gabin - avec qui il tourne cinq films en quatre ans et qui devient son grand ami - et par le public, sa carrure, sa « gueule » et son exceptionnel naturel de comédien font de lui l'interprète idéal du film noir, de truand et de policier dur à cuire au grand cœur.

Sans avoir pris de cours de comédie, il passe rapidement du statut d'acteur de second rôle à celui de tête d'affiche, son jeu d'acteur s'affinant. C'est le rôle du Gorille (dans Le Gorille vous salue bien de Bernard Borderie) en 1958 qui le lance comme vedette à part entière, suivi de Classe tous risques avec Claude Sautet, en 1960, qui lui fait partager la vedette avec Jean-Paul Belmondo, film qui marque sa rencontre avec un auteur de la Série noire, José Giovanni[11] avec qui il tournera trois films. Il devient l'un des poids lourds du cinéma hexagonal et restera à tout jamais reconnu comme l'un des meilleurs acteurs du cinéma français. Il excelle dans les rôles traditionnels de truand ou de policier vieilli, fatigué, ou de l'homme d'expérience sensible à l'amitié virile. Son jeu d'acteur, d'ailleurs assez proche de sa propre nature, s'exprime pleinement sous la direction de Jacques Deray (Avec la peau des autres, Un papillon sur l'épaule) de Jean-Pierre Melville (Le Deuxième Souffle, L'Armée des ombres), de Robert Enrico (Les Grandes Gueules, Les Aventuriers, Boulevard du rhum) et de Claude Pinoteau (Le Silencieux, La Gifle, L'Homme en colère, La Septième Cible). Il fait également des apparitions dans les films de ses amis Jacques Brel (Le Far West) et Raymond Devos (La Raison du plus fou).

Acteur fétiche de Georges Lautner et de Michel Audiard, il est l'inoubliable Fernand Naudin des Tontons flingueurs (1963), Francis Lagneau des Barbouzes (1964) et Antoine Beretto de Ne nous fâchons pas (1966), trois films policiers parodiques fréquemment diffusés à la télévision. Au total, Lino Ventura aura tourné dans quinze films dialogués par Audiard.

Lino Ventura (à gauche) et Max Von Sydow dans Cadavres exquis (1976).

En 1972, son rôle du mafieux (Vito Genovese) dans Cosa Nostra de Terence Young, avec Charles Bronson dans le rôle du repenti Joe Valachi, lui vaut une reconnaissance internationale. Cependant il refuse plusieurs rôles importants dans des films américains et sa filmographie ne compte que deux productions anglo-saxonnes : The Medusa Touch (La Grande Menace) et Sword of Gideon (Vengeance).

À partir des années 1980, Lino Ventura tourne moins, comme si son personnage du film de Jacques Deray, Un papillon sur l'épaule, tourné en 1978, où il joue Roland Fériaud, un homme de tous les jours manipulé par des forces obscures, avait changé sa carrière. Il a évoqué ce type de personnage, une victime manipulée, lors d'un entretien, pour décrire son rôle d'espion à la retraite dans Espion, lève-toi, tourné en 1981: « C'est un type qui, à un moment donné, se retrouve seul, abandonné par ses amis, et par ses ennemis si je puis dire, parce que dans un sens, tout le monde s'arrange sur son dos […], ce sont des situations que j'affectionne particulièrement ». Comme aussi le personnage du général dalla Chiesa dans Cent jours à Palerme qui tombe sous les balles de la mafia à laquelle il avait osé s'attaquer.

Comme l'explique Claude Pinoteau, Lino Ventura a toujours été très exigeant sur le choix de ses rôles. « Il n'aurait jamais accepté de jouer un personnage fourbe ou pervers. Il ne s'identifiait pas aux rôles qu'il interprétait; ce sont eux qui devaient s'identifier à lui[12] ». Il explique devenir, avec le temps, de plus en plus perfectionniste et reconnaît que c'est « quelque chose d'assez intolérable pour les autres[13] ». Il discute le rôle, les dialogues, exige des changements. « On ne vient pas me voir avec un script terminé en disant : lisez-ça, on tourne demain ! Non, ça c'est pas possible, je ne l'ai jamais fait ».

Ses derniers beaux rôles seront pour Garde à vue de Claude Miller en 1981, où il interprète l'inspecteur Gallien qui interroge un notable (Michel Serrault) présumé coupable d'assassinat, et pour Les Misérables de Robert Hossein, sorti en 1982, où il incarne un Jean Valjean à la hauteur de ses prédécesseurs, Harry Baur et Jean Gabin. En 1987, il effectue une brève apparition dans La Rumba, par amitié pour Roger Hanin, sans vouloir être crédité au générique. Ce sera son dernier rôle.

Lino Ventura n'a fait que deux incursions à la télévision : une apparition en Écossais dans Deux Romains en Gaule de Pierre Tchernia, René Goscinny et Albert Uderzo (1967) et le rôle de Papa dans Vengeance (Sword of Gideon), co-production internationale réalisée par Michael Anderson (1986).

Il adorait le théâtre, mais n'est jamais monté sur une scène. Selon Bernard Blier, « il s'était convaincu qu'il était incapable d'en faire. Le Conservatoire, c'était pour lui un mot magique, la destinée ratée. À la place, il avait fait la guerre dans l'armée italienne[14] ». Lino Ventura expliquait : « Sur un plateau, je suis chez moi. Sur une scène... je n'ai pas assez de courage pour me torturer. (...) D'ailleurs, soyons honnête, je ne suis pas un acteur, je ne suis ni Laurence Olivier, ni Robert Hirsch. Je ne suis qu'un comédien instinctif[15] ».

Rôles refusés[modifier | modifier le code]

Au sujet du choix de ses rôles, il déclare : « Quand on me parle d'un personnage à interpréter, je sais d'une façon immédiate si je peux le faire, si ça me convient ou si ça ne va pas ». Ainsi il refuse un rôle dans[8] :

Projets non aboutis[modifier | modifier le code]

Fin 1976, Gérard Oury et Danièle Thompson écrivent un scénario à son intention : L'Entourloupe. Lino Ventura y incarne un chef d'orchestre français qui arrive à New York et se trouve entraîné dans des aventures tragi-comiques au cours desquelles il est confronté à un policier américain. Pour incarner celui-ci, Oury sollicite Woody Allen, Al Pacino et Sylvester Stallone qui refusent, jugeant l'histoire trop déséquilibrée. Un déjeuner est organisé à Los Angeles avec Jack Nicholson, qui scandalise Ventura en prisant de la cocaïne[21],[19]. Découragé par ces refus successifs et conscient du vice de forme dans la construction du scénario, Gérard Oury abandonne le projet.

En 1984, Lino Ventura part à Macao tourner La Jonque chinoise, un film de Claude Bernard-Aubert. Faute de financement, le tournage est interrompu après quatre semaines.

Le producteur Norbert Saada envisage en 1987 de faire un film sur le général Jeannou Lacaze, ancien directeur du renseignement au SDECE. Celui-ci serait incarné par Lino Ventura. Le journaliste Charles Villeneuve doit en écrire le scénario évoquant « la France et ses services secrets face à la vague terroriste ». Un déjeuner réunit Ventura, Villeneuve et les généraux Lacaze et Imbot au siège du SDECE. L'acteur se passionne pour le projet qui doit s'intituler Le Sphinx. Sa mort y mettra fin[15].

Tombe de Lino Ventura.

En 1987 Lino Ventura était sur le point de commencer à travailler sur un film de Francesco Massaro adapté d'un roman de l'auteur italien Renato Olivieri : Maladetto Ferragosto, et dont il devait interpréter le personnage principal, le commissaire Ambrosio[22]. Le film sera finalement réalisé par Sergio Corbucci et sortira en 1988 sous le titre I giorni del commissario Ambrosio, Ugo Tognazzi reprenant le rôle du commissaire.

Mort[modifier | modifier le code]

Il meurt le dans sa maison de Montretout à Saint-Cloud, d'une crise cardiaque à l'âge de 68 ans, après trente-quatre ans de carrière cinématographique et soixante-quinze films. Il repose au cimetière du Val-Saint-Germain dans l'Essonne.

Vie personnelle[modifier | modifier le code]

Particulièrement pudique, Lino Ventura est toujours parvenu à préserver sa vie privée. Son nom n'est jamais prononcé dans la presse « à scandale ». Il l'explique de façon simple : « De passer pour un ours, à un moment, ça arrange très bien les choses, comme ça on vous fout la paix et c'est fini[13]. » Il cultive l'amitié, notamment avec Georges Brassens, Jacques Brel, Jean Gabin, César, Claude Sautet ou José Giovanni. Les plaisirs de la table sont très importants pour lui. « La perspective de manger avec mes copains, c'est pour moi une fête. Être à table avec eux, c'est une véritable communion. »

Le , il épouse Odette Le Comte (morte le à Trélazé[23]), son amour de jeunesse, rencontrée en 1935 dans l'agence de voyages où il travaillait alors. Ils auront quatre enfants : Milène (1946-1998, morte dans un accident d'avion[24]), épouse de Claude Lasserre, fils de René Lasserre (1912-2006) ; Laurent en 1950 ; Linda en 1958 ; et Clelia en 1961 (auteur et scénariste)[4].

Linda, victime d'un problème à sa naissance, est restée handicapée. Découvrant le manque de structures d'aide et d’accueil pour les enfants handicapés, Lino et Odette créent en 1966, à la suite de l'appel du [25], l'association caritative Perce-Neige, devenue une fondation en à Saint-Cloud, où ils vivaient, dédiée à « l'aide à l'enfance inadaptée » en apportant son soutien aux associations existantes travaillant dans le domaine du handicap, et en sensibilisant les pouvoirs publics aux besoins des enfants handicapés et de leurs familles. Leur maison d'époque napoléonienne de Saint-Cloud est rachetée par Jean Dujardin et Nathalie Péchalat en 2016[8].

L’année 1975 marque la première victoire de l’association avec la publication de la Loi d'orientation en faveur des personnes handicapées[26] et de la Loi no 75-535 du relative aux institutions sociales et médico-sociales[27].

En 1976, l'association Perce-Neige est reconnue d'utilité publique, et six ans plus tard, la première Maison Perce-Neige ouvre ses portes à Sèvres (Hauts-de-Seine). Malgré la disparition de Lino Ventura, Perce-Neige poursuit sa mission et a participé à la création de trente-sept établissements en France.

Sa fille Clelia a écrit plusieurs ouvrages sur son père. Lino Ventura n'a jamais retrouvé son père, disparu en 1927.

En 2019, Yanou Collart, qui fut attachée de presse dans les années 1960-1990 publie ses souvenirs[19]. Elle y évoque longuement sa liaison amoureuse avec Lino Ventura de 1972 à 1982.

Lino Ventura n'a jamais manifesté publiquement d'engagement politique, expliquant la nécessité de cette neutralité par sa qualité d'étranger en France. Il avait en effet conservé la nationalité italienne, ne souhaitant pas « renier sur un bout de papier avec une signature la terre où (il) était né[13] ».

Filmographie[modifier | modifier le code]

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Cinéma[modifier | modifier le code]

Années 1950[modifier | modifier le code]

Années 1960[modifier | modifier le code]

Années 1970[modifier | modifier le code]

Années 1980[modifier | modifier le code]

Télévision[modifier | modifier le code]

Box-office[modifier | modifier le code]

Au cours de sa carrière, Lino Ventura a tourné soixante-quinze longs-métrages de 1954 à 1987[29], qui ont réuni un total de 130,2 millions d'entrées en France[30],[31], dont plus de 89 millions dans un rôle principal[30]. Cinquante-deux de ses soixante-quinze films ont atteint entre un et plus de quatre millions d'entrées[30], atteignant son meilleur résultat au box-office français avec Un taxi pour Tobrouk (4,9 millions d'entrées en 1961)[30].

Hommages[modifier | modifier le code]

  • En 1970, Lino Ventura est caricaturé en centurion Aérobus dans l'album d'Astérix La Zizanie (Goscinny et Uderzo)
  • Le , Lino Ventura préside la 2e cérémonie des César, à la suite de son ami Jean Gabin, décédé trois mois auparavant.
  • Dans la ville d'Ozoir-la-Ferrière, en Seine-et-Marne, un lycée professionnel porte son nom depuis 1989 ; un choix des élèves de la première promotion qui ont souhaité mettre en valeur Perce-Neige, la fondation créée à l'initiative de l'acteur et de son épouse[34].
  • En 2003, Parme, sa ville natale, lui rend hommage en donnant son nom au centre du cinéma de la commune : Centro cinema Lino Ventura.

Distinctions[modifier | modifier le code]

  • Lino Ventura ayant toujours refusé la Légion d'honneur, c'est à sa femme Odette que le président Jacques Chirac la remet le 12 octobre 1987, dix jours avant le décès de son époux.[35]

Œuvre humanitaire[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Raccourcissement de son prénom Angiolino.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Les Rois du Box-Office (1956-1990) Studio magazine novembre 1992 p. 98, 99.
  2. Historique de l'association sur le site officiel.
  3. Pascal Ory, Dictionnaire des étrangers qui ont fait la France, Robert Laffont, , p. 1107.
  4. a b et c Jacques Lafitte, Stephen Taylor, Qui est qui en France, J. Lafitte, , p. 1535.
  5. Philippe Durant, Lino Ventura, Éditions First, , p. 8.
  6. a et b Studio Ciné Live, « Lino Ventura, 25 ans déjà », sur L'Express, (consulté le 25 août 2014).
  7. Sandro Cassati, op. cit., p. 12.
  8. a b c d et e Olivier Rajchman, « Lino Ventura : 10 choses à savoir sur l'un des acteurs préférés des Français », sur telestar.fr, .
  9. Sandro Cassati, op. cit., p. 11.
  10. Signé : Lino Ventura, op. cité, p.23.
  11. a et b blog.
  12. Claude Pinoteau, Merci la vie ! Aventures cinématographiques, Paris, Le cherche midi, , 388 p. (ISBN 2-74910-455-6), p. 254
  13. a b et c « Spécial cinéma - Gros plan sur Lino Ventura », sur Archives de la Radio Télévision Suisse, (consulté le 28 décembre 2019)
  14. Daniele Georget, « Bernard Blier : "Quel plaisir quand il me tapait dessus. Il faisait ça si bien !" », Paris Match,‎
  15. a et b Gilles Durieux, Lino Ventura, Paris, Flammarion, , 379 p. (ISBN 2-08-068113-3), p. 366
  16. a et b Francis Veber, Que ça reste entre nous, Paris, Robert Laffont, , 323 p. (ISBN 978-2-221-11444-5), p. 155.
  17. Philippe Noiret, Mémoire cavalière, Paris, Robert Laffont, , 527 p. (ISBN 978-2-253-12421-4), p. 311.
  18. Robert Enrico, Au coeur de ma vie, Saint-Cyr sur Loire, Christian Pirot Éditeur, , 317 p. (ISBN 2-86808-225-4), p. 183.
  19. a b et c Yanou Collart, Les étoiles de ma vie, Paris, L'Archipel, (ISBN 9782809826760), New York en amoureux.
  20. William Friedkin, Friedkin Connection, Paris, Éditions de La Martinière, , 635 p. (ISBN 978-2-7324-6601-9), p. Le Convoi de la peur.
  21. Gérard Oury, Mémoires d'éléphant, Paris, Olivier Orban, , 347 p. (ISBN 2-266-03063-9), p. 289
  22. (it) « Lino Ventura biografia », sur film.it (consulté le 22 mai 2020)
  23. « Mort d'Odette Ventura, veuve de Lino Ventura et co-fondatrice de Perce Neige », sur Le Parisien, (consulté le 16 mai 2013).
  24. « La fille de Lino Ventura tuée dans un accident », sur Le Parisien, (consulté le 23 octobre 2016).
  25. « Lino Ventura : l'appel du 6 décembre 1965 », sur Perce Neige.
  26. Loi no 75-534 du 30 juin 1975 d'orientation en faveur des personnes handicapées fiche sur legifrance.gouv.fr.
  27. Loi no 75-535 du 30 juin 1975 relative aux institutions sociales et médico-sociales fiche sur legifrance.gouv.fr.
  28. Google Books.
  29. « Lino Ventura, le rital devenu vedette », sur Ouest France, 31 juillet 2014 (m-à-j le 2 août 2014).
  30. a b c et d Jp's Box-office.
  31. Box Office Story.
  32. Guy Le Querrec, « Descriptif d'une photo prise au musée Grévin le 22 septembre 1980 », sur Magnum Photos (consulté le 19 mai 2018).
  33. « Lino Ventura (buste de plâtre) », sur danieldruet.com (consulté le 19 mai 2018).
  34. « FAQ : Qui sommes-nous ? », sur lyceelinoventura.com (consulté le 19 mai 2018).
  35. https://www.lesoir.be/art/l-histoire-d-un-homme-discret-lino-ventura-par-odette-s_t-19920506-Z05A10.html

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • 1979 : Lino Ventura, Gilles Colpart - Éditions PAC - Monographie
  • 1980 : Lino Ventura, Didier Vallée - Éditions Solar
  • 1987 : Lino Ventura, Philippe Durant - Éditions Favre - Monographie
  • 1992 : Lino, Odette Ventura - Éditions Robert Laffont - Biographie
  • 2001 : Lino Ventura, Gilles Durieux - Flammarion
  • 2003 : Lino, tout simplement, Clelia Ventura (sa fille) - Éditions Robert Laffont - Souvenirs d'enfance et recettes de famille
  • 2004 : Lino Ventura - Une leçon de vie, Clelia Ventura (sa fille) - Éditions Marque pages - Biographie
  • 2007 : Signé : Lino Ventura, Clelia Ventura (sa fille) - Éditions Marque pages - Beau livre avec 20 objets facsimilés
  • 2008 : Dictionnaire des comédiens français disparus, Yvan Foucart - Mormoiron : Éditions cinéma, 2008, 1185 p. (ISBN 978-2-9531-1390-7)
  • 2010 : Les légendes du cinéma français, Lino Ventura, Bernard Boyé - Éditions Autres Temps - Album photos retraçant sa carrière cinématographique
  • 2012 :
    • Lino Ventura, Carnet de Voyages, Clelia Ventura (sa fille) - Éditions Barnea Productions
    • Lino Ventura, Sandro Cassati - City Edition
  • 2019 : Les Étoiles de ma vie, Yanou Collart - l'Archipel

Documentaires[modifier | modifier le code]

  • Lino Ventura, la part intime [Production de télévision - Documentaire], Philippe Kohly (réalisateur), INA (producteur) (Arte. Consulté le .

Liens externes[modifier | modifier le code]