Union pour la nouvelle République

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Page d'aide sur l'homonymie Cet article concerne le parti politique français. Pour le parti politique guinéen, voir Union pour la nouvelle République (Guinée).
Union pour la nouvelle République
Présentation
Créé pour soutenir
l'action de
Charles de Gaulle
Fondation
Disparition 1967
Secrétaires généraux
de l'UNR
Roger Frey : 1958-1959
Albin Chalandon : 1959
Jacques Richard : 1959-1961
Roger Dusseaulx : 1961-1962
Louis Terrenoire : 1962
Jacques Baumel : 1962-1967
Positionnement Droite
Idéologie Gaullisme
Coalition Droite républicaine - droite radicale
Adhérents 25000 (1959)
Couleurs Bleu

L'Union pour la Nouvelle République (UNR) est un ancien parti politique français, fondé le et destiné à soutenir l'action de Charles de Gaulle, revenu au pouvoir en juin de cette année-là. Il remporte les élections législatives qui suivent l'adoption de la nouvelle constitution.

L'UNR change de dénomination en 1962 en absorbant l'UDT (UNR-UDT) avant de disparaître en 1967 en se transformant en l'Union des démocrates pour la Cinquième République (UD-Ve).

Historique[modifier | modifier le code]

L’UNR est fondé sur les cendres du Rassemblement du peuple français (RPF). Si l’UNR regroupe des adhérents venus de plusieurs mouvements majoritairement de droite, il reste avant tout gaulliste. Pour autant, Charles de Gaulle n'accorde jamais son parrainage direct au parti et refuse qu'il puisse se réclamer de son nom[1].

Lors des élections législatives de novembre 1958, l'UNR obtient 17,6 % des suffrages au premier tour, 34,6 % au second. Avec 206 députés sur 576, le parti forme le groupe parlementaire le plus nombreux à l'Assemblée nationale.

La question de l'indépendance algérienne provoque d'importants remous au sein du parti entre les partisans intransigeants de l'Algérie française (à la suite de Jacques Soustelle) et les autres cadres qui suivent le processus d'indépendance conduit par de Gaulle. Une trentaine de membres sont finalement exclus en 1960.

En 1962, l'UNR se regroupe avec les gaullistes de gauche de l'Union démocratique du travail (UDT) pour constituer l’UNR-UDT. Avec 32 % des suffrages, elle obtient 233 députés sur 482 aux législatives, soit légèrement moins que la majorité absolue. Les 35 Républicains indépendants (RI) font l'appoint.

Aux élections de 1967, ses candidats se présentent sous l'étiquette « Union des démocrates pour la Ve République » (UD-Ve). Avec 31,4 % des suffrages, 200 députés (sur 486) sont élus sous cette dénomination. Il lui fallut l'appoint de 42 républicains indépendants et de quelques non-inscrits pour être majoritaire. En octobre 1967, le parti change officiellement de nom et devient Union des démocrates pour la cinquième République (UD-Ve)

Jusqu'en 1967, l'UNR n'est en fait qu'un parti de cadres, sans ligne politique autonome[2] : ses instances dirigeantes sont composées des ministres et de quelques figures parlementaires. À l'Assemblée, les députés se bornent à voter les lois du gouvernement, ce qui leur vaut le surnom de « godillots » de de Gaulle. À sa base, l'UNR ne s'active que lors des élections législatives.

Avec la mise en ballotage du président de la République à l'élection de 1965 et la courte victoire des législatives de 1967, le parti gaulliste se modernise à l'initiative de Georges Pompidou[1].

L'UNR comptait 25 000 adhérents en 1959[2].

Tout comme ses successeurs l'UDR et le RPR, le siège de l'UNR se situe au 123 rue de Lille (7e arrondissement de Paris)[3].

Le journal officiel du parti était La Lettre de la nation Magazine, créé en 1962 et supprimé en 1997[4].

Secrétaires généraux de l'UNR[modifier | modifier le code]

(suite : voir Union des démocrates pour la cinquième République).

Résultats électoraux[modifier | modifier le code]

Législatives[modifier | modifier le code]

  • 1958 : 1re formation avec 189 sièges (17,6 % au premier tour et 34,6 % au second tour)[5]
  • 1962 : 1re formation avec 233 sièges (31,94 % au premier tour et 40,36 % au second tour)[5]
  • 1967 : 1re formation avec 200 sièges (37,7 %)[5]

Élections présidentielles[modifier | modifier le code]

Année Candidat 1er tour 2d tour
Voix % Rang Voix % Rang
1958 Charles de Gaulle 62 394 78,51 1er
1965 Charles de Gaulle 10 828 521 44,65 1er 13 083 699 55,20 1er

Élections législatives[modifier | modifier le code]

Année 1er tour 2e tour Sièges Gouvernement
Voix % Rang Voix % Rang
1958 3 603 958 17,6 % 2e
206 / 579
Debré (1959-1962) et Pompidou I (1962)
1962a  5 855 744 31,94 % 1er 6 169 890 40,36 % 1er
233 / 482
Pompidou II (1962-1966) et III (1966-1967)

a  Liste commune avec l'UDT.

Élections sénatoriales[modifier | modifier le code]

Année Sièges Rang
1959
38 / 309
5e
1962
35 / 274
5e
1965
36 / 274
5e

Élections cantonales[modifier | modifier le code]

Année 1er tour 2d tour Conseillers Présidents
% Rang % Rang
1961 12,8 4e
166 / 1 528
 / 92
1964
123 / 1 562
 / 92

Élections municipales[modifier | modifier le code]

Élection Conseillers municipaux Grandes Villes
1959
8 / 19
1965
40 115 / 468 932
8 / 28

Historique des partis et mouvements gaullistes[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

  • Les archives de l'Union pour la nouvelle République sont conservées aux Archives nationales sous la cote 103 AS[6].

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Serge Berstein, La France de l’expansion. Tome 1 : La république gaullienne, 1958-1969, Paris, Le Seuil, 1989, p. 33
  2. a et b Article "UNR", in. Dictionnaire historique de la vie politique française, sous la direction de Jean-François Sirinelli, 1995, PUF, Paris
  3. Bernard Lachaise, « Rue de Solférino : no 5 ou no 10 ? RPF ou PS ? », charles-de-gaulle.org, consulté le 25 novembre 2015.
  4. Pascal Virot, « Le mouvement gaulliste perd son journal. «La Lettre de la Nation» cesse de paraître 10 jours après l'élection de Séguin », liberation.fr, 17 juillet 1997.
  5. a, b et c http://www.assemblee-nationale.fr/histoire/leg5rep.asp#3leg
  6. Notice du fonds en salle des inventaires virtuelle des Archives nationales