Vincent Lindon

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Vincent Lindon
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Naissance (58 ans)
Boulogne-Billancourt, France
Nationalité Drapeau de la France Française
Profession Acteur, réalisateur, scénariste
Films notables voir filmographie.

Vincent Lindon, né le à Boulogne-Billancourt, est un acteur français. Il est également, à l'occasion, réalisateur et scénariste.

En 2015, il obtient le Prix d'interprétation masculine à la 68e édition du Festival de Cannes et le César du meilleur acteur en 2016 pour son rôle dans le film La Loi du marché.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Vincent Lindon naît à Boulogne-Billancourt en 1959. Son père Laurent Lindon, issue d'une famille juive de Cracovie, les Lindenbaum[1], dirige la firme Audioline, fabriquant des autoradios. Sa mère Alix Dufaure, journaliste de mode à Marie Claire[2],[3], descend de Jules Dufaure et du maréchal Exelmans[1]. Alors qu'il a 5 ans, sa mère divorce pour épouser le journaliste Pierre Bénichou[4]. Un séisme pour lui, à l'origine de ses tics[5].

Après des études au lycée Victor-Duruy[6], il obtient son baccalauréat C. Il s'inscrit alors en prépa Sup de Co. Comme il s'en lasse au bout de 22 jours, sa mère lui trouve en 1979 un stage d'aide costumier, sur le tournage de Mon oncle d'Amérique d'Alain Resnais, où il s'occupe notamment de Gérard Depardieu[7]. Puis il part à New York six mois travailler comme assistant chargé de la promotion radio auprès de son oncle, Eric Dufaure, fondateur du label Cachalot Records (Ian North, Die Hausfrauen, Medium Medium, Malaria, Stars of the Streets, Comateens, Made in France, Personal Effects)[8]. De retour à Paris, son beau-père Pierre Bénichou lui trouve un autre petit job : branche-micro sur les tournées de l'humoriste Coluche en 1981[9]. Il est également coursier dans le journal Le Matin de Paris, avant d'entrer au Cours Florent[10].

Carrière d'acteur[modifier | modifier le code]

Vincent Lindon débute au cinéma en 1983 dans Le Faucon de Paul Boujenah, et interprète des seconds rôles. Il tourne notamment dans Notre histoire de Bertrand Blier et 37°2 le matin de Jean-Jacques Beineix.

En 1988, il tient le premier rôle masculin dans L'Étudiante de Claude Pinoteau. L'année suivante, sa prestation est récompensée par le prix Jean-Gabin.

Lindon se fait connaître du public grâce à La Crise de Coline Serreau, sorti en 1992[9].

En 2005, il obtient le Swann d'or du meilleur acteur au Festival du film de Cabourg pour La Moustache de Emmanuel Carrère.

En 2013, il préside le jury du 39e Festival du cinéma américain de Deauville[11].

En 2015, Vincent Lindon interprète un chômeur dans La Loi du marché de Stéphane Brizé. Pour ce rôle, le Prix d'interprétation masculine lui est attribué lors du 68e Festival de Cannes[12] ainsi que le César du meilleur acteur en 2016 durant la 41e Cérémonie. Il s'agit du premier César de sa carrière après cinq nominations infructueuses[13].

Famille et vie privée[modifier | modifier le code]

Vincent Lindon a partagé pendant près de dix ans la vie de Claude Chirac, avant de vivre une histoire d'amour très médiatisée avec Caroline de Monaco[16]. Il est père de deux enfants, un garçon, Marcel né en 1996[3], et une fille, Suzanne, née en 2000 de son union [1] avec Sandrine Kiberlain, qu'il a rencontrée en 1998 sur le tournage du film Le Septième Ciel et dont il s'est séparé en 2003[12].

Filmographie[modifier | modifier le code]

Acteur[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Télévision[modifier | modifier le code]

Réalisateur (court-métrage)[modifier | modifier le code]

Scénariste[modifier | modifier le code]

Distinctions[modifier | modifier le code]

Récompenses[modifier | modifier le code]

Vincent Lindon au festival de Cannes 2011.

Nominations[modifier | modifier le code]

Autre[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Jean-Louis Beaucarnot, Frédéric Dumoulin, Dictionnaire étonnant des célébrités, First éditions, , p. 42.
  2. a, b et c Béatrice Gurrey, « Vincent Lindon, nature vive », Le Monde,
  3. a, b et c Ludovic Perrin, « Vincent Lindon, la conversion d’un rebelle », Le Journal du dimanche,
  4. Dominique de Saint Pern, « Vincent Lindon : " Tomber dans l'autosatisfaction me tuerait " », sur lemonde.fr, .
  5. Sophie Grassin, « Ne ratez pas : "Vincent Lindon, mouvement perpétuel" », sur teleobs.nouvelobs.com, .
  6. Bernard Genies, « CANNES. Vincent Lindon : "Je suis Rodin" », sur nouvelobs.com, .
  7. Pascal Riche, « Sans tenue de gala », sur liberation.fr, .
  8. Alexandra Klinnik, « Au nom du « fantasme »… Pourquoi Vincent Lindon a refusé d’être filmé à la radio », sur lemonde.fr, .
  9. a et b « Biographie de Vincent Lindon », Challenges
  10. « Biographie de Vincent Lindon », France Inter
  11. a et b Olivier Corriez, « Deauville 2013 : Vincent Lindon, président du jury », TF1,
  12. a et b « Vincent Lindon ou la fragilité de l'homme contemporain », AFP,
  13. « Vincent Lindon meilleur acteur : sa malédiction des Césars enfin rompue », Pure People,‎ (lire en ligne)
  14. « Biographie de Vincent Lindon », Première
  15. (en) « In 1940 Paris, there was little time to mourn the loss of art », Ottawa Citizen ,
  16. Rania Hoballah, « 5 choses que vous ne saviez pas sur Vincent Lindon », sur lci.fr, .
  17. Palmarès des Magritte 2016, site officiel.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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