Lady Hamilton

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
(Redirigé depuis Emma Hamilton (Lady))
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Lady Hamilton (homonymie), Emma Hamilton et Hamilton.
Ce modèle est-il pertinent ? Cliquez pour en voir d'autres.
Cet article ne cite pas suffisamment ses sources (octobre 2008).

Si vous disposez d'ouvrages ou d'articles de référence ou si vous connaissez des sites web de qualité traitant du thème abordé ici, merci de compléter l'article en donnant les références utiles à sa vérifiabilité et en les liant à la section « Notes et références » (modifier l'article, comment ajouter mes sources ?).

Emma Hamilton
LadyHamilton.jpg

Lady Hamilton en Bacchante, par Élisabeth Vigée-Lebrun, Naples, 1790–1791

Biographie
Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata
Neston (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 49 ans)
CalaisVoir et modifier les données sur Wikidata
Activité
Conjoint
Enfant

Lady Hamilton, née Amy Lyons le à Ness (en), près de Neston (en), dans le Cheshire (Angleterre) et morte le (à 49 ans) à Calais (France), est connue pour son destin exceptionnel (d'une enfance modeste à la bonne société britannique, et au faste de la Cour de Naples).

Avant son mariage, elle préférait changer son patronyme, pour se faire appeler Emma Hart, et en conserve le prénom. Elle devient Lady par son mariage avec Sir William Hamilton, en 1791. De cette date jusqu'en 1800, elle tient le rang d'épouse d'ambassadeur britannique, à Naples.

Lady Hamilton est également connue pour avoir été la maîtresse de lord Horatio Nelson (alors qu'ils étaient tous deux mariés) et le modèle du peintre George Romney.

Lady Hamilton a inspiré le cinéma, avec divers films sur sa vie, dont le premier date de 1921.

Biographie[modifier | modifier le code]

Ce modèle est-il pertinent ? Cliquez pour en voir d'autres.
Question book-4.svg
Cette section ne cite pas suffisamment ses sources (indiquez la date de pose grâce au paramètre date).
Pour l'améliorer, ajoutez des références vérifiables [Comment faire ?] ou le modèle {{Référence nécessaire}} sur les passages nécessitant une source.

Amy Lyons est la fille d'un forgeron, Henry Lyons, qui meurt alors qu'elle est âgée de deux mois. Sa mère, Mary Kidd, l'élève à Hawarden, mais sans éducation formelle.

À quinze ans, elle se rend à Londres où, d'abord grisette, elle finit par travailler dans une maison de prostitution. Sa beauté la fait remarquer par un baronnet qui la prend sous sa protection. Elle participe alors à des soirées polissonnes de l'aristocratie anglaise, au cours desquelles on la fait par exemple monter sur une table habillée de fourrure, prenant des poses lascives. Une rumeur prétend qu'elle aurait eu une fille avec sir Harry Featherstonehaugh, Emma Carew, envoyée vivre avec sa grand-mère au pays de Galles où elle reste toute sa vie.

Elle fait alors la conquête de Charles Francis Greville, frère du deuxième comte de Warwick. Celui-ci, après lui avoir fait changer son nom en « Emma Hart », la présente au portraitiste George Romney, dont elle devient la muse pendant plus de 10 ans, lui servant de modèle pour une cinquantaine de portraits, dans les costumes les plus divers : Cassandre, Circé, etc. C'est à son contact qu'elle apprend l'art de prendre des poses, lui donnant un air de beauté grecque. Art qui fait plus tard son succès, et donne naissance à l'expression « les attitudes d'Emma ».

Charles, comprenant rapidement tout le potentiel que cette jeune femme peut lui apporter en société, organise sa bonne éducation. Il lui fait ainsi suivre des cours de maintien, de chant, de langue anglaise soutenue. Emma est intelligente et apprend vite. Ses nombreuses lettres adressées à Greville montrent la progression rapide de son style. Emma est à cette époque passionnément amoureuse de Greville, comme en témoigne sa nombreuse correspondance enflammée. Cet homme l'a sortie de la misère, lui a donné une éducation et lui a fait une place dans la société. Toutefois, Greville ne partage pas ses sentiments. Les responsabilités familiales de Greville et ses nécessités financières, le contraignant à un « bon » mariage, et il ne peut épouser Emma qui vient d'un milieu social trop modeste.

Bientôt, Emma est devenue une vraie femme du monde. Sa mère joue le rôle de gouvernante sous le nom de Mme Cadogan. L'oncle de Greville, le diplomate sir William Hamilton, ambassadeur d'Angleterre à la cour du roi de Naples, avait déjà fait la connaissance de Emma du temps où il était marié à sa première femme. Mais cet homme bronzé, mince, élancé, d'une grande culture, passionné par l'archéologie était resté auprès de sa première épouse.

À la mort sans descendance de Lady Hamilton, première du nom, Greville a l'idée d'envoyer Emma à Naples, sous prétexte de parfaire son éducation culturelle, mais pour la pousser en réalité dans les bras de son oncle. Ayant obtenu l'assurance que Charles la rejoindrait dès qu'il le pourrait, Emma finit par partir.

Épouse d'ambassadeur[modifier | modifier le code]

Elle est alors reçue avec tous les honneurs par sir William, qui a pris soin de lui aménager une aile somptueuse dans sa villa de Naples. Ce dernier lui fait une cour assidue, mais sans succès. Emma, dans ses lettres adressées à Charles, jure de ne jamais céder aux avances de l'ambassadeur, et s'offusque des réponses de Greville qui lui conseille le mariage. Elle l'épouse le à St George's Hanover Square (Londres), devenant lady Emma Hamilton.

Contre toute attente, ce mariage est très bien accueilli par le milieu des diplomates napolitains, puis par l'aristocratie anglaise. Sir William, ambassadeur, doit demander l'agrément de la Reine pour ce mariage, et c'est l'occasion d'un voyage en Angleterre. Emma est accueillie en vraie Lady, ce qui est pour elle un triomphe. Sur le chemin du retour vers Naples, le couple fait halte à Vincennes où il rencontre le roi Louis XVI et la reine Marie-Antoinette, qui sont alors en résidence surveillée. La reine lui confie une lettre destinée à la reine de Naples, sa sœur. C'est ainsi qu'elle devient une amie proche de la reine Marie-Caroline d'Autriche, épouse de Ferdinand Ier de Naples.

Elle mène alors la vie mondaine et luxueuse de l'épouse d'un l'ambassadeur, et fréquente assidûment la Cour de Naples. Elle y fait la connaissance de sir Horatio Nelson en 1793, qui vient chercher des renforts pour contrer les Français qui ont commencé à envahir l'Italie du Nord. Il revient à Naples cinq ans plus tard en tant que légende vivante. Cependant, ses aventures l'ont prématurément vieilli : il a perdu un bras et la plupart de ses dents. Emma s'évanouit quand elle le voit. Elle l'héberge et le nourrit dans la maison de son mari, et organise une fête avec 1 800 invités pour célébrer son quarantième anniversaire. Leur relation semble avoir été tolérée et peut-être même encouragée par le vieux sir William, qui avait une grande admiration et un grand respect pour Nelson. Cette relation fait toutefois scandale dans la bonne société anglaise.

Son époux quitte sa fonction à Naples en 1800. Lui et Emma reviennent à Londres.

Veuvage et vie de couple avec Lord Nelson[modifier | modifier le code]

Portrait d'Emma, Lady Hamilton, par George Romney (1785)

Emma, enceinte, s'installe au domaine de la ferme Merton, dans le Norfolk, offerte par son amant, Lord Nelson. Elle y donne naissance à Horatia Nelson le 3 janvier 1801. Sir William, fait son possible pour ignorer l'accouchement et l'enfant, si bien qu'à son décès en 1803, son testament désigne son neveu Charles Greville comme son unique héritier.

Emma ne s'en inquiète guère, tout à son amour pour Horatio Nelson. Ce dernier, pressé par Fanny, sa femme, à choisir entre ces deux femmes, décide de vivre avec Emma dans la petite maison de Merton.

Décès de Lord Nelson[modifier | modifier le code]

Après la mort de Nelson en 1805 à la bataille de Trafalgar, Emma ne touche aucun héritage, le frère de Nelson s'étant arrangé pour détruire le codicille la favorisant. Si Fanny, la femme de Nelson, touche une partie de l'héritage et Horatia, qui passe alors pour une filleule d'Horatio, touche une somme modeste, c'est le frère d'Horatio qui est le légataire principal.

Fin de vie difficile[modifier | modifier le code]

Emma se fait passer à cette époque pour la gouvernante de sa fille et ne lui dit jamais qui est sa mère. Sans héritage ni fortune, continuant pourtant de mener grand train, contrainte de vendre au fur et à mesure ses tableaux, son argenterie, ses meubles précieux, Emma s'endette lourdement en dix ans. Alcoolique, bouffie, souffrant d'une cirrhose du foie, elle est harcelée par ses créanciers. Sa correspondance entretenue avec Nelson, dont on ne sait si elle fut volée ou vendue par ses soins, est finalement publiée et fait scandale. Elle s'enfuit alors à Calais et y meurt d'insuffisance hépato-cellulaire en 1815. C'est Monsieur Cadogan, fils d'un médecin dont le père a eu à son service la mère d'Emma, qui paye les 28 livres et 10 shilling destinés à régler les frais d'enterrement. Son corps ne sera jamais rapatrié en Angleterre, comme elle en avait fait la demande.

Apparitions[modifier | modifier le code]

Dans la littérature[modifier | modifier le code]

Au cinéma[modifier | modifier le code]

Liste plus complète sur Internet Movie Database

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Paul Rival, Feux changeants, 1946
  • Oliver Warner, Emma Hamilton and Sir William, 1960
  • Mollie Hardwick, Emma, Lady Hamilton, 1969
  • Paul Gordeaux, Lady Hamilton, coll. « Les Amours célèbres », Minerva, Genève, 1970
  • Norah Lofts, Emma Hamilton, 1978
  • Monique de Huertas, Lady Hamilton : Des bas-fonds de Londres aux palais de Naples, coll. « Les Grandes Dames de l´Histoire », éditions Pygmalion, 2001
  • Flora Fraser, Beloved Emma, 2003
  • Gilbert Sinoué, l'Amabassadrice, 2002
  • Anne Pons, Lady Hamilton : L'amour sous le volcan, Nil Editions, , 364 p. (ISBN 978-2841111701).

Louise-Élisabeth Vigée-Lebrun, qui a peint plusieurs portraits de Lady Hamilton, l'évoque également dans son livre de Souvenirs, H. Fournier éditeur, Paris, 1835-1837, tome 2, p. 86-96 disponible sur Gallica.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :