Brăila

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Brăila
Blason de Brăila
Héraldique
Centre administratif de Brăila
Centre administratif de Brăila
Administration
Pays Roumanie Roumanie
Région Munténie
Département Stema judetului Braila.svg Brăila
Maire
Mandat
Aurel Gabriel Simionescu PSD
2008-
Code postal 810xxx
Indicatif téléphonique international +(40)
Démographie
Gentilé Brailois
Population 212 501 hab. (2009)
Densité 1 214 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 16′ 21″ N 27° 58′ 20″ E / 45.2725, 27.9722245° 16′ 21″ Nord 27° 58′ 20″ Est / 45.2725, 27.97222
Altitude 40 m
Superficie 17 500 ha = 175 km2
Divers
Cours d'eau Danube
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Roumanie (administrative)

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Brăila

Géolocalisation sur la carte : Roumanie (relief)

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Brăila
Liens
Site web http://www.primariabraila.ro

Brăila (prononcé en roumain : /brə'i.la/) est une ville de Valachie, en Munténie, à l'est de la Roumanie, un port sur le Danube et le chef-lieu du județ de Brăila, tout près de Galați. Elle est aussi la ville siège de la région de développement Sud-Est.

Histoire[modifier | modifier le code]

Une localité apparaît sous le nom de Drinago en 1350 environ dans le Libro de conoscimiento (en espagnol « Livre de connaissance ») et dans plusieurs cartes catalanes (Angellino de Dalorto, 1325\1330 et Angelino Dulcert, 1339). Ceci est peut-être dû à une erreur de transcription de Brillago. Dans des documents grecs de la même époque, la ville est nommée Proilavon ou Proilava. Dans le Codex Parisinus latinus apparaît un comptoir génois du nom de Barilla[1].

Après avoir appartenu à la Valachie à partir de 1330, la ville et ses environs sont contrôlés par les Ottomans en tant que kaza, de 1538 ou 1540 jusqu'en 1829 ; les Turcs l'appelaient Ibrail ou Ibrahil. La ville fut attaquée, pillée et brûlée par les forces de Étienne III le Grand (Ștefan cel Mare) le , qui repoussa les forces de Radu III l'Élégant (Radu cel Frumos), allié des Turcs, et frère de Vlad III l'Empaleur (Vlad Ṭepeș). Brăila fut aussi prise, pour quelques mois, par Michel I le Brave (Mihai Viteazul), prince de Valachie, en 1595-1596.

L'Empire ottoman rendit la ville et ses environs à la Valachie au traité d'Andrinople en 1829. Au XIXe siècle, le port devint l'un des ports valaques les plus important,s les deux autres étant Turnu et Giurgiu. La plus grande période de prospérité de la ville fut celle de la fin du XIXe siècle, lorsqu'elle fut un port important de marchandises de la Roumanie. Les navires peuvent remonter de la mer Noire jusqu'à Brăila ; le Danube a attiré les usines. Comme toute la Roumanie, Brăila a subi les régimes dictatoriaux carliste, fasciste et communiste de février 1938 à décembre 1989, mais connaît à nouveau la démocratie depuis 1990.

L'écrivain roumain d'expression française Panaït Istrati (Kyra Kyralina, Codine, Présentation des Haïdoucs, Les Chardons du Baragan, Vers l'autre flamme) est né à Brăila, en 1884, d'un père grec, épicier et contrebandier et d'une mère, fille de paysans pauvres, blanchisseuse. Le sociologue Serge Moscovici est également né en 1925 à Braila. La gare maritime de Brăila servit de cadre au tournage de certains épisodes de la série télévisée « Deux ans de vacances » de Gilles Grangier, où elle jouait le rôle de celle de Hobart en Tasmanie, ce qui est original pour un bâtiment d'architecture typiquement valaque.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église grecque, construite en 1865 par la communauté grecque.
  • L'église des Saints Archanges (Sfinții Arhangheli), qui était auparavant une jāmi (petite mosquée musulmane) sous la domination ottomane.
  • L'église Saint-Nicolas (XIXe siècle).
  • Théâtre Maria Filotti.

Le centre ancien de la ville possède de nombreux immeubles du XIXe siècle, certains joliment restaurés. Un site touristique important est le jardin public, un parc situé au-dessus de la rive du Danube, d'où l'on a une jolie vue sur le fleuve et les Monts Măcin.

Au-dessus des Vieux Bains, se trouve un restaurant, qui tourne sur lui-même en une heure pour les visiteurs.

Brăila possède l'une des plus anciennes lignes de tramway de Roumanie, inaugurée à la fin du XIXe siècle, et qui est encore en service.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Octavian Iliescu, Contributions à l'histoire des colonies génoises en Roumanie aux XIIIe - XVe siècles, Revue Roumaine d'Histoire, nr. 28 din 1989, p. 25 - 52, et le Codex Parisinus latinus in Ph. Lauer, Catalogue des manuscrits latins, p. 95-6, d'après la Bibliothèque nationale Lat. 1623, IX-X, Paris, 1940

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