Amiens

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49° 54′ N 2° 18′ E / 49.9, 2.3

Amiens
Cathédrale d'Amiens
Cathédrale d'Amiens
Armoiries
Administration
Pays France
Région Picardie (préfecture)
Département Somme (préfecture)
Arrondissement Amiens (chef-lieu)
Canton Amiens (chef-lieu de huit cantons)
Code commune 80021
Code postal 80000
Maire
Mandat en cours
Gilles Demailly
2008- 2014
Intercommunalité Communauté d'agglomération Amiens Métropole
Site web amiens.fr
Démographie
Population 133 998 hab. (2009)
Densité 2 709 hab./km2
Aire urbaine 274 700 hab. ()
Gentilé Amiénois
Géographie
Coordonnées 49° 54′ Nord
       2° 18′ Est
/ 49.9, 2.3
Altitudes mini. 14 m — maxi. 106 m
Superficie 49,46 km2

Voir la carte physique

Voir la carte administrative

Amiens (API : /amjɛ̃/) est une ville française du nord de la France située sur la Somme. Administrativement, cette commune est la préfecture de la région de Picardie ainsi que du département de la Somme et chef-lieu de canton.

Commune la plus peuplée de la région, Amiens était en 2008 la vingt-huitième ville la plus peuplée de France avec près de 135 000 habitants appelés Amiénois. Son aire urbaine compte 274 700 habitants ce qui la place au 32e rang en France.

Amiens est célèbre pour ses canaux, les hortillonnages, qui lui ont donné le surnom de petite Venise du Nord.

Sommaire


[modifier] Géographie

[modifier] Localisation

Amiens, préfécture régionale de la Picardie, est traversée par la Somme, fleuve au cours généralement très paisible, sauf lors d'exceptionnelles crues de plusieurs semaines (comme celles du printemps 2001). C'est aussi, à sa périphérie sud-est, près de Camon et Longueau, le confluent avec son affluent principal en rive gauche (au sud), l'Avre.

Amiens est également la préfecture de la Somme, un des trois départements (avec l'Aisne et l'Oise) de la région.

Amiens doit une partie de sa renommée à sa cathédrale gothique, l'une des plus vastes au monde.

La ville s'est développée au niveau d'un rétrécissement naturel des hortillonnages, dû à la présence au nord de la côte Saint-Pierre sur le tracé du fleuve.

Cette butte est toujours observable ; la Citadelle fut construite dessus et la Rue Saint-Pierre était un chemin légèrement incliné qui permettait de sortir de la ville par le nord. Au niveau de ce rétrécissement, un réseau de canaux étroits a permis la construction de ponts et d'édifices dont des filatures au Moyen Âge.

Le canal de la Somme ne date que du début du XIXe siècle et le pont situé au pied de la citadelle a été construit après la Seconde Guerre mondiale.

Mais c'est autour des quartiers Saint-Leu, Saint-Maurice et de la partie plus administrative et civile de l'actuel centre-ville que la ville s'est développée depuis l'Antiquité.

En superficie, elle est la troisième commune de la Somme, après Crécy-en-Ponthieu et Hornoy-le-Bourg.

Communes limitrophes de Amiens
Vaux-en-Amiénois Poulainville Rivery
Dreuil-lès-Amiens Amiens Camon et
Longueau
Salouël et
Pont-de-Metz
Saint-Fuscien et
Dury
Cagny et
Boves

[modifier] Géologie et relief

[modifier] Climat

Amiens possède un climat océanique typique du nord de la France, avec des hivers relativement froids, des étés frais, et des précipitations bien réparties toute l'année.

[modifier] Voies de communication et transports

Amiens est un nœud d'axes de communications entre :

On peut y accéder par la route (Amiens est située au croisement de l'A16 et de l'A29), et le train (ligne Paris-Boulogne-sur-Mer).

[modifier] Voies routières

Article détaillé : rocade d'Amiens.

La ville d'Amiens est desservie par les autoroutes A 16 & A 29.

Le viaduc Jules-Verne, long de 943 m, franchit la Somme à l'est de la ville et permet de réaliser le contournement de la ville par des voiries de type autoroutier.

Amiens est le centre d'une étoile de routes importantes, initialement constituant des voiries nationales mais aujourd'hui déclassées, pour la plupart, en routes départementales. Il s'agit des :

L'A16, l'A29, la RN1 et la RN25 forment un contournement de type autoroutier de forme circulaire autour de la ville. La population a pris l'habitude de l'appeler rocade d'Amiens.

Stationnement

Amiens est dotée de plusieurs parcs souterrains en centre-ville :

Carte du stationnement en centre-ville d'Amiens en 2009.
  •      Hôtel de Ville
  •      Halles
  •      Jacobins
  •      Trois Cailloux
  •      Saint-Leu
  •      Amiens 2
  •      Perret
  •      Parkings extérieurs gratuits
Nom Accessible par À proximité de
Halles Rue du Général Leclerc Centre commercial des Halles, beffroi
Hôtel de Ville Rue de Beauvais Espace piétonnier, hôtel de ville
Jacobins Rue des Jacobins Espace piétonnier, préfecture
Trois Cailloux Rue Robert de Luzarches Espace piétonnier, palais de justice, cathédrale
Saint-Leu Rue des Huchers Facultés de droit science politique et d'économie gestion, cathédrale
Amiens 2 Boulevard d'Alsace-Lorraine, rue de la Vallée Centre commercial Amiens 2, gare routière, gare SNCF
Perret Boulevard de Belfort, rue Vulfran Warmé Cinéma, gare SNCF

Un 8e parking souterrain nommé Oxygène doit ouvrir derrière la gare, rue de la Vallée, courant 2009.

Depuis le 15 janvier 2007, un parking situé en périphérie de la ville, près de la citadelle a été mis en place. Jusqu'alors relié par une navette gratuite au centre-ville, la nouvelle municipalité a choisi de supprimer cette navette, obligeant les utilisateurs du parking à utiliser les lignes de bus payantes.

Mais le problème du stationnement a été un des éléments de débat lors de la campagne pour l'élection municipale de 2008[1]. Un an après le changement de majorité, l'équipe de Gilles Demailly lance une consultation auprès de la population[2]

[modifier] Transport aérien

L'Aéroport d'Amiens - Glisy se situe à 10 km à l'est de la ville.

[modifier] Transport ferroviaire

Il existe 3 gares :

De nombreuses liaisons régionales et extra régionales (Haute-Normandie, Nord-Pas-de-Calais, Champagne-Ardenne et Île-de-France) passent par Amiens, notamment par le TER Picardie.

Une quatrième gare, très excentrée (45 km d'Amiens), la gare TGV Haute Picardie permet l'accès au réseau TGV. Elle est desservie par des autocars.

[modifier] Transport en commun

Articles détaillés : Tramway d'Amiens et Ametis.
La place Gambetta était au début du XXe siècle un pôle important du réseau de tramway d'Amiens, comme la Place Léon Goblet, près de la gare d'Amiens
Entre 2007 et 2009, le réseau de transport en commun comprenait une ligne (la 8) en centre-ville, assurée par des minibus gratuits

Deux lignes de tramway sur 10,7 kilomètres sont inaugurées en 1887. Les deux se croisent place Gambetta, l'une reliant le cimetière de la Madeleine à l'église Saint-Acheul, par le pont Cagnard, la rue de Noyon et la rue Jules-Barni ; l'autre allant de l'église Saint-Pierre à l'hippodrome, par les rues Saint-Leu, Frédéric-Petit et Colbert.

Électrifié en 1899, le réseau s'allonge avec sept lignes pour 19 kilomètres en 1906. À partir de 1932, Longueau est reliée à Amiens par un service de bus à gazogène, qui remplace totalement le tramway de mai 1940 à 1946, date à laquelle les trolleybus assurent les transports en commun. En 1964, les bus prennent le relais[3]. Cependant, une négociation est en cours quant à la réintroduction de lignes de tramway au sein de la ville.

La gestion du réseau de bus est aujourd'hui assurée par la société d'économie mixte Ametis, dont le réseau couvre Amiens Métropole, l'agglomération d'Amiens. La mise en place de voies de bus en site propre a débuté en 2006. L'ancien maire, Gilles De Robien avait envisagé la création d'un tramway ; le choix d'une circulation de bus en site propre a été préférée pour des raisons de rapport coût / fréquentation.

En février 2008, la municipalité a lancé le Vélam, service de vélos partagés adaptation du système Cyclocity géré par JCDecaux, similaire aux Vélo'v lyonnais et Vélib' parisiens.

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[modifier] Urbanisme

[modifier] Morphologie urbaine

[modifier] Le quartier Saint-Leu

Canal dans le quartier Saint-Leu
Quai Bélu
Rue piétonne.

Au pied de la cathédrale, parcouru de canaux, ce quartier pittoresque a été en grande partie réhabilité pendant les années 1990. Il s'étend jusqu'au canal de la Somme situé plus au nord au pied du coteau Saint-Pierre sur lequel la forteresse de Jean Errard, appelée Citadelle, a été construite. Historiquement, il s'agissait du quartier pauvre de la ville, où se regroupaient tanneurs, bouchers et teinturiers.

La faculté des sciences, présente depuis les années 1960 a été pour l'occasion rénovée et agrandie. La faculté de droit et d'économie a été également transférée au milieu des années 1990 depuis le campus (excentré au sud de la ville) vers sa nouvelle situation au pied de la cathédrale. Le parking à ciel ouvert qu'elle remplace était une « fracture » dans le paysage datant de la Seconde Guerre mondiale. Il permettait toutefois d'avoir une vue dégagée de la cathédrale[4]. La plupart des bâtisses ont été rénovées et transformées en logement dont une grande partie pour les étudiants, nombreux dans le quartier.

Ce quartier est devenu le cœur des soirées amiénoises, avec de nombreux établissements (bars, restaurants, etc.) place du Don et quai Bélu.

Rue Saint-Leu se trouve l'église éponyme, sise juste entre la faculté des sciences et celle de droit-économie.

Deux théâtres sont établis dans le quartier, celui des Cabotans et la Maison du Théâtre, au pied de l'église Saint-Leu.

[modifier] Le quartier Saint-Maurice

Situé à l'ouest de la Citadelle et à l'est du cimetière de la Madeleine, ce très ancien quartier populaire d'Amiens, haut lieu industriel du XVIIIe siècle, est en cours (2006) de réhabilitation avec la construction et la rénovation de nombreux logements.

Bordé par le canal de la Somme, il offre une escale pour les plaisanciers, qui doivent y passer une écluse.

Le quartier abrite l'ancienne teinturerie d'Amiens, transformée pour accueillir l'École Supérieure d'Art et de Design (ESAD) et la faculté des Arts. Non loin se trouve l'École supérieure d'ingénieurs en électrotechnique et électronique (ESIEE).

Le Jardin des Plantes dit « le Jardin du Roi » intra muros appartient aussi au quartier.

[modifier] Henriville

Le quartier d'Henriville nait au XIXe siècle, après la démolition des remparts de la ville. On y trouve des maisons bourgeoises, avec une prédominance de la brique, mêlant les styles néoclassique, troubadour et néogothique. S'y trouvent également des hôtels particuliers, comme celui d'Acloque et la maison Jules Verne.

[modifier] Quartiers populaires

Amiens, comme d'autres grandes villes, possède ses grandes barres HLM. Tout d'abord

  • au nord de la ville les quartiers : du Pigeonnier, Messager, Mozart, Fafet-Brossolette-la Cité, Balzac, Léo Lagrange-Schweitzer, etc.
  • au sud-est de la ville : Victorine Autier, Philéas Lebesgue, Condorcet, Pierre Rollin ;
  • à l'ouest : Étouvie, Montières (un écoquartier est prévu dans cet espace industriel, où sont présents des bâtiments du XIXe en brique)[5].
  • à l'est : Saint acheul la cité + Le clos de l'avre.

Les quartiers nord ont été le théâtre d'événements violents en 1994, 1999 et 2000 (affrontements entre plusieurs quartiers de la ville puis entre les quartiers d'Amiens et les quartiers de Creil) et tout récemment 2006 et 2008 (suite aux incidents en banlieue parisienne)[réf. nécessaire]. Un vaste programme de réaménagement urbain de ces quartiers a été récemment entrepris, des barres hlm détruites et de nouvelles infrastrucures ont été construites, pour les écoles notamment. En 2009, le réseau de transport en commun de l'agglomération amiénoise a été sensiblement modifié.

[modifier] Saint-Acheul

Biface de Saint-Acheul - collection Félix Régnault- Muséum de Toulouse
La Somme depuis le boulevard de Beauvillé.
Passage vers le parc St-Pierre.

Le quartier Saint-Acheul (API : /aʃœl/) « existait » avant Amiens puisque les hommes y vivaient dès la préhistoire. Les recherches archéologiques ont donné le nom d'Acheuléen (API : /aʃØleɛ̃/) à une période de la préhistoire. Un jardin archéologique peut y être visité librement.

C'est aussi le quartier des hortillonnages, de l'église Saint-Acheul, d'une nécropole militaire de 1914-1918 et de l'ancienne École normale d'instituteurs devenue le lycée Robert-de-Luzarches. Une partie du quartier comprend des maisons au style purement anglais, d'où son nom de « Quartier anglais ».

Nombre de personnages célèbres sont inhumés dans le cimetière Saint-Acheul ancien tel J.P. Pinchon (dessinateur de Bécassine) et de nombreux Résistants.

[modifier] Logement

[modifier] Projets d'aménagements

[modifier] Toponymie

Le toponyme est issu du nom du peuple gaulois local, les Ambiani, qui s'est substitué vers le IVe siècle à l'ancien nom de la ville Samarobriva (le pont sur la Somme). Amiens devient alors siège épiscopal[6].

[modifier] Histoire

[modifier] Préhistoire

En 2006, lors de la construction de logements des fouilles ont permis de découvrir des sites mésolithiques[7] sur des positions d’anciennes berges de la Somme et de la Selle[8].

[modifier] Antiquité

Article détaillé : Samarobriva.

En 2006, lors de la construction d'immeubles dans la ZAC Cathédrale, des fouilles ont permis d’étudier une portion du rempart dressé à la fin du IIIe siècle à Samarobriva[9].

L’enceinte du Bas-Empire protège une superficie de 20 ha[10]. La prospérité de la cité la désigne aux premiers assauts des barbares, Alains, Vandales, Burgondes, qui s'emparent successivement d'Amiens[Quand ?].

[modifier] Moyen Âge

Au Ve siècle arrivent les Francs sous la conduite de Clodion le Chevelu. Mérovée y est élu roi par ses compagnons d'armes et élevé sur le pavois en signe du pouvoir qui lui est conféré.

859 : la ville est pillée par les Normands.

882 : nouvelle attaque des Normands qui prennent la ville et incendient la cathédrale.

Amiens bénéficie, vers 1095, d'une ébauche d'organisation municipale ; la commune est jurée en 1113 avec l’accord de l’évêque, et reconnue par la suite par le roi de France[11]. D’autres villes de la région (Beauvais, Cambrai, Laon, Noyon, Saint-Quentin) l’ont devancée sur le terrain des libertés municipales. Le dimanche des Rameaux 1115, le roi Louis VI le Gros est présent à Amiens, pour soutenir l'évêque Geoffroi et les habitants contre le comte Enguerrand de Boves qui refuse de reconnaître l'institution communale.

Réunie à la couronne en 1185, puis donné à la Bourgogne par le Traité d'Arras (1435), Amiens est acquise par Louis XI en 1477.

En 1218, La foudre détruit les archives de l'évêché et celles du chapitre, et anéantit la cathédrale qui avait été reconstruite après l'invasion des Normands.

Le 23 janvier 1264, Saint Louis rend un arbitrage, le Dit d'Amiens, dans un conflit opposant le roi d'Angleterre Henri III à ses barons révoltés.

Le bleu d'Amiens produit à partir de la guède (l'Isatis tinctoria connue sous le nom de « pastel des teinturiers » et waide en piccard), une plante tinctoriale, fit la fortune des marchands waidiers au XIIe et XIIIe siècles et par conséquent celle de la ville[12]. La richesse engendrée par le produit de la vente de cette teinture contribua au financement de la reconstruction de la cathédrale.

[modifier] Époque moderne

En 1597 (11 mars), les Espagnols attaquent par surprise : les soldats du comte de Fuentes déguisés en paysans viennent devant les portes des ramparts avec des noix et des pommes. Les Amiénois affamés ouvrent alors les portes et les Espagnols entrent dans la ville et s'emparent de la cité. Après les six mois du siège d'Amiens, Henri IV reprend la cité, mettant fin à son autonomie de gestion.

Amiens est réputée au XVIIIe et XIXe siècle pour ses textiles dont le célèbre velours d'Amiens. La famille Cosserat est alors une des plus grandes familles de l'industrie textile amiénoise.

[modifier] XIXe siècle

Au XIXe siècle, le chemin de fer occupe l'emplacement des anciens remparts.

Le 25 mars 1802, le Royaume-Uni et la France signent à la mairie d'Amiens un traité de paix qui met un point final à la deuxième coalition européenne contre la France.

Durant le XIXe siècle, Amiens tire profit du développement de l'industrie. La ville s'étend et se modernise. Les remparts sont démontés pour laisser place à de larges boulevards qui ceinturent le centre-ville. Sur les parcelles des Hospices d'Amiens, éloignés des faubourgs de Saint-Honoré et Saint-Acheul, nait le quartier Henriville. La rue de la République est créée et devient la rue du pouvoir et du savoir, avec l'érection de la bibliothèque municipale et du musée de Picardie, ainsi que l'installation de la Préfecture.

La première ligne de chemin de fer passant par Amiens est construite en 1848 : elle permet de relier la ville à Boulogne-sur-Mer[13]. Certains anciens fossés jouxtant les remparts sont utilisés pour le passage de voies de chemin de fer. Ce progrès modifie la géographie de la ville, qui tourne désormais le dos à la Somme, à l'instar de l'Hôtel de ville qui transfère son entrée de la place au fil, vers l'actuelle rue des Trois cailloux.

En 1849, comme dans toutes les communes de France, la population masculine majeure peut, pour la première fois, aller voter grâce à l'instauration du suffrage universel. La ville est touchée en 1866 par une épidémie de choléra.

Pendant la guerre franco-prussienne de 1870, la Somme est envahie par les Prussiens, on se bat pour Amiens qui est finalement occupée, tandis que la citadelle résiste quelques jours de plus.

[modifier] Depuis 1900

En 1906, la CGT y tient un congrès historique, qui élabore la Charte d'Amiens.

[modifier] La Première Guerre mondiale

Carré musulman de la nécropole nationale de Saint-Acheul. Au premier plan, tombe d'un soldat du 45e régiment de tirailleurs sénégalais tombé pendant la Bataille de la Somme

Amiens connaît des dégâts lors des deux guerres mondiales. Ville de l'immédiat arrière-front en 1914-1918, la ville subit une courte occupation en septembre 1914. De 93 000 habitants à l'entrée en guerre, la population passe à 110 000 pendant le conflit du fait de la présence des troupes alliées. Population et industries subissent de lourdes privations (gaz, charbon, pain…), qui engendrent plusieurs grèves, vingt-cinq rien que pour l'année 1917. Face aux bombardements réguliers, la municipalité met en place dès 1915 la protection des monuments historiques, comme la cathédrale. Fin mars 1918, une vague de bombardements intense détruit la gare du Nord, les Nouvelles Galeries et la Halle aux blés, entraîne l'évacuation de la population, et de la municipalité qui se réfugie à Neufchâtel-en-Bray.

En mars 1918, les allemands lancèrent l'opération Michael, qui fut stoppée par la Brigade de cavalerie canadienne (Lord Strathcona's Horse - Royal Canadians) le 4 avril à Villers Bretonneux et Moreuil. En aout, le corps expéditionnaire britannique du maréchal sir Douglas Haig dirige l'offensive qui deviendra la bataille d'Amiens. L'attaque est destinée à libérer une large partie de la ligne de chemin de fer entre Paris et Amiens.

À la fin de la Première Guerre mondiale, on dénombre 7 000 maisons détruites et 3 000 endommagées, auxquelles s'ajoutent les pillages[14].

Un plan de reconstruction est engagé par Louis Duthoit, remplacé en 1921. L'État rejette en 1924 la demande de la municipalité de dommages de guerre. Une reconstruction moins ambitieuse débute en 1925, dont témoignent quelques façades art déco.

[modifier] La Seconde Guerre mondiale

La reconstruction du centre-ville, déjà fortement touché en 1918, n'est pas terminée, que la ville est à nouveau sinistrée par les nombreux bombardements de la Seconde Guerre mondiale, en 1940, en particulier en juin, lors de la bataille d'Amiens. Le 20 mai, la ville était tombée aux mains des Allemands de la 1re Panzerdivision. Le quartier bourgeois d'Henriville, le pittoresque quartier populaire de Saint-Leu, aujourd'hui réhabilité, et la cathédrale sont épargnés. En 1942, les premiers plans de reconstruction sont échafaudés par les officiers allemands, et par Pierre Dufau. En 1944, l'aviation britannique vise la prison lors de l'opération Jéricho, puis les voies ferrées. Amiens sort du conflit détruite à 60 %.

[modifier] L'après-guerre

Articles détaillés : Tour Perret et Gare d'Amiens.

La ville est reconstruite sur les plans de Pierre Dufau : son plan de reconstruction et d'aménagement est adopté dès juillet 1942. Il repose sur la volonté d'améliorer la circulation par l'élargissement des rues et la densification des îlots. La place Gambetta est aménagée par l'architecte Alexandre Courtois, la place de la gare est conçue par Auguste Perret, comprenant sa fameuse Tour, Dufau se concentrant quant à lui sur la place du Marché et la place de la cathédrale[15].

Le vent de contestation qui souffle sur la France et dans le monde à la fin des années 1960, touche également Amiens. D'abord, une manifestation opposée à la Guerre du Viêt Nam est organisée le 21 octobre 1967. Ensuite, alors que la Maison de la Culture avait accueilli le ministre de l'Éducation nationale Alain Peyrefitte en mi-mars 1968, à l'occasion d'un colloque sur l'éducation, les étudiants amiénois emboitent le pas des événements parisiens en défilant les 6 et 7 mai.

Les ouvriers de la Somme rejoignent le mouvement de contestation le 17, tandis que le lendemain, les cheminots de Longueau bloquent les aiguillages. Les ouvriers de Férodo occupent leur usine à partir du 20 mai pour cinq semaines.

Sans connaître d'affrontements comparables aux nuits parisiennes, la ville est rapidement paralysée : l'absence de collecte des déchets ménagers donne aux rues des odeurs nauséabondes, et le département est à court d'essence à partir du 22. Face à ce mouvement de gauche, l'extrême-droite ne reste pas absente : alors que des militants avaient lancé un engin explosif sur la permanence communiste de la ville le 23 décembre 1967, des membres d'Occident s'opposent aux étudiants le 21 mai, devant le cinéma Picardy. Dans la nuit du 27 au 28 mai, les étudiants tentent de prendre la Maison de la Culture. Au lendemain de l'allocution de De Gaulle, ses partisans amiennois défilent le 31 mai, tandis que la reprise s'engage la semaine suivante. La Loi Faure promulguée, l'Université d'Amiens est créée le 26 octobre suivant[16].

[modifier] Depuis les années 1970

Dans les années 1970, la ville achète peu à peu les maisons du quartier Saint-Leu et le rénove dans les années 1980. Dans les années 1990, le parc Saint-Pierre est réaménagé et une partie l’Université de Picardie s'installe dans de nouveaux bâtiments, au pied de la cathédrale, tandis que le quartier nord fait l'objet d'aménagements importants. Ces quinze dernières années[Quand ?], la ville s'est également développée à travers le quartier commercial de la Vallée des vignes, au sud de la ville.

Depuis 2006, un vaste programme de réaménagement du quartier de la gare, le projet Gare la Vallée, est en cours[17]. Depuis juin 2008, la vaste transformation architecturale de la place de la gare permet de faciliter l'accès à la gare aux personnes à mobilité réduite et d'assurer une continuité piétonne entre l'hôtel de ville et cette dernière, au prix d'une polémique sur la qualité de la mise en valeur de l'œuvre de Perret.

[modifier] Vie militaire

Unités ayant été stationnées à Amiens :

[modifier] Politique et administration

[modifier] Tendances politiques et résultats

[modifier] Administration municipale

Voici ci-dessous le partage des sièges au sein du conseil municipal d'Amiens :

Groupe Effectif Statut
Groupe Communistes et Citoyens 9 majorité
Groupe Europe Écologie - Les Verts 8 majorité
Groupe PS - MRC - PRG 26 majorité
Groupe Indépendant 4 opposition
Groupe Mouvement pour l'Avenir 8 opposition

[modifier] Cantons

Amiens est divisée en huit cantons :

[modifier] Liste des maires

Depuis le 21 mars 2008, le maire d'Amiens est Gilles Demailly ; succédant à Gilles de Robien, il a été élu au second tour le 16 mars avec 56,21 % des voix. Il est également président de la communauté d'agglomération Amiens Métropole.

[modifier] Instances judiciaires et administratives

Amiens est une ville marquée par une forte tradition judiciaire, avec la présence historique de sa cour d'appel, ainsi que de toutes les juridictions de premier et deuxième degré de l'ordre judiciaire. La cour d'appel d'Amiens a compétence sur les trois départements de la Picardie, soit neuf tribunaux de grande instance.

Plus récemment, Amiens est devenue le siège :

[modifier] Politique environnementale

[modifier] Jumelages

Tulsa, EUA

La municipalité d'Amiens a conclu cinq jumelages[19],[20] avec :

[modifier] Population et société

[modifier] Démographie

Les habitants d'Amiens s'appellent les Amiénois[21]. Le nom jeté des habitants est « Chés maqueux d'gueugues » (les mangeurs de noix).[réf. nécessaire]

La population d'Amiens a connu une forte augmentation depuis le milieu du XIXe siècle où la population a doublé en un siècle.

[modifier] Évolution démographique

D’après le recensement Insee de 2008[22], Amiens compte 134 381 habitants (soit une diminution de 1 % par rapport à 1999).

La commune occupe le 28e rang au niveau national, alors qu'elle était au 22e en 1999, et le 1er au niveau départemental sur 782 communes.

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués à Amiens depuis 1793. Le maximum de la population a été atteint en 2006 avec 136 105 habitants.

1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
40 000 41 279 39 853 41 107 45 001 46 129 47 117 49 591 52 149
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
56 587 58 780 61 063 63 747 66 896 74 170 80 288 83 654 88 731
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
90 758 90 920 93 207 92 780 91 576 90 211 93 773 84 761 92 506
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2009 -
105 433 117 888 131 476 131 332 131 872 135 449 136 105 133 998 -
Sources : Base Cassini de l'EHESS jusqu'en 1962[23], base Insee à partir de 1968[24],[25],[26].

[modifier] Pyramide des âges

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (16,9 %) est en effet inférieur au taux national (21,6  %) et au taux départemental (21 %).

À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (52,9 %) est supérieur au taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 47,1 % d’hommes (0 à 14 ans = 19,3 %, 15 à 29 ans = 30 %, 30 à 44 ans = 20,4 %, 45 à 59 ans = 16,3 %, plus de 60 ans = 14 %) ;
  • 52,9 % de femmes (0 à 14 ans = 16 %, 15 à 29 ans = 28,4 %, 30 à 44 ans = 18,6 %, 45 à 59 ans = 17,4 %, plus de 60 ans = 19,5 %).
Pyramide des âges à Amiens en 2007 en pourcentage[27]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90  ans ou +
0,9 
4,5 
75 à 89 ans
7,9 
9,2 
60 à 74 ans
10,7 
16,3 
45 à 59 ans
17,4 
20,4 
30 à 44 ans
18,6 
30,0 
15 à 29 ans
28,4 
19,3 
0 à 14 ans
16,0 
Pyramide des âges du département de la Somme en 2007 en pourcentage[28]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90  ans ou +
1,0 
5,9 
75 à 89 ans
9,1 
12,1 
60 à 74 ans
13,3 
20,6 
45 à 59 ans
20,0 
21,0 
30 à 44 ans
19,8 
20,6 
15 à 29 ans
19,3 
19,5 
0 à 14 ans
17,5 

[modifier] Enseignement

[modifier] Enseignement supérieur

Amiens compte plus de 26 000[Quand ?][29] étudiants et regroupe toutes sortes de formations supérieures, notamment :

  • L'université de Picardie Jules Verne (UPJV) qui a son siège à Amiens et comprend des enseignements dans de nombreux domaines :
    • Facultés de médecine et de pharmacie,
    • Facultés de droit, de sciences-politiques et d'économie (au pied de la cathédrale),
    • Faculté de sciences (dans le quartier Saint-Leu),
    • IUP MIAGE (Méthodes informatiques appliquées à la gestion des entreprises),
    • IUP PVIA (Productions végétales et industries agroalimentaires),
    • Facultés de sciences humaines, de lettres, de langues et STAPS (au campus d'Amiens Sud),
    • IUT Gestion des entreprises et administrations, informatique, génie mécanique et productique, génie civil, génie biologique et Techniques de Commercialisation [Tech de Co] (au campus Sud),
    • Faculté des arts au site de la Teinturerie (centre-ville),
    • Formation Continue et e-learning (centre-ville)
  • Classes préparatoires aux grandes écoles :
  • ESIEE : École supérieure d'ingénieurs en électrotechnique et en électronique
  • École supérieure de commerce (Sup de Co)
  • ISAM : Institut supérieur d'administration et de management (rattachée à la précédente)
  • ESAD : École supérieure d'art et de design
  • BTS audiovisuel au lycée Robert de Luzarches
  • École de technicien en analyses biomédicales (IFTAB)
  • Écoles d'infirmières et d'infirmiers (IFSI)
  • École de sages-femmes
  • École de masseur-kinésithérapeute
  • École de manipulateurs en électroradiologie
  • Institut universitaire de formation des maîtres
  • Centre national de formation de la fonction publique territoriale (CNFPT) pour la Picardie (site Friant)

[modifier] Enseignement primaire et secondaire

Les établissements éducatifs de la commune relèvent de l'académie d'Amiens[30] qui évolue sous la supervision de l'inspection académique de Picardie.

En 2011, l'agglomération amiénoise regroupe 46 maternelles, 6 écoles élémentaires et 54 écoles primaires dont 11 sont privées. Elle dispose de 9 collèges publics et de 6 collèges privés. Amiens compte 24 lycées :

  • Lycées professionnels : l'Acheuléen, Edouard Branly, Edouard Gand, La Providence (privé), Montaigne, Romain Rolland, Sacré cœur (privé), Saint Martin (privé), Saint Rémi (privé) et Saint Riquier (privé).
  • Lycées généraux et technologiques : Robert de Luzarches, La Hotoie, Jean Baptiste Delambre, La Providence (privé), Sacré cœur (privé), Saint Martin (privé), Saint Rémi (privé), Saint Riquier (privé) et Sainte Famille (privé).
  • Lycées généraux : Madeleine Michelis, Louis Thuillier, Edouard Branly et Edouard Gand.

[modifier] Santé

Le CHU d'Amiens-Picardie est organisé autour de quatre sites: - Hôpital Sud, Avenue René Laënnec - Hôpital Nord, Place Victor Pauchet - Centre Saint Victor, 354 Bis Boulevard de Beauvillé - Centre de Gynécologie Obstétrique, 124 Rue Camille Démoulins. En 2014, les quatre sites seront réunis sur le site actuel de l'Hôpital Sud, sauf les unités de long séjours pour personnes âgées qui resteront au Centre Saint Victor.

[modifier] Sports

Grâce à sa forte population étudiante, Amiens s'est vu décerner le titre de la ville la plus sportive par le journal L'Équipe en 2001.

Amiens a accueilli le 29 avril 2006 la Fédération française de hockey sur glace créée lors de la coupe du monde de Hockey sur glace du groupe B (antichambre de l'élite mondiale) organisée à Amiens à la même époque. Elle est désormais basée à Issy-les-Moulineaux.

Tous les 15 août, la ville reçoit les phases finales des sports picards au parc de la Hotoie.

[modifier] Médias

  • TV Amiens, chaîne de télévision locale
  • Le Courrier picard, quotidien régional
  • France Bleu Picardie
  • Canal nord, chaîne de télévision locale
  • France 3 Picardie
    France 3 Picardie building in Amiens - front with logo.jpg
  • Journal alternatif Fakir
  • Agir en Picardie (journal du Conseil Régional)
  • Vivre en Somme (journal du Conseil Général de la Somme)
  • JDA (Journal des Amiénois), édité par la communauté d'agglomération
  • Amiens Forum
  • Radio Campus Amiens
  • Picardie la Gazette

[modifier] Cultes

Le clocher de l'église Saint-Pierre.
L'église Saint-Honoré, esplanade Branly

[modifier] Culte catholique

  • Cathédrale Notre-Dame Place Notre-Dame
  • Chapelle du Bon Pasteur: Située rue Dupontreué, les offices sont menés par la Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X. Ainsi, chaque dimanche, la messe tridentine (ou selon la Forme extraordinaire du rite romain) y est célébrée.
  • Église Saint-Honoré dite « église Beauvais »[31] Rue Dom Bouquet
  • Église Saint-Acheul Chaussée Jules Ferry
  • Église Saint-Firmin-le-Martyr 137 rue du Faubourg du Hem
  • Église Saint-Germain-l'Écossais d'Amiens Rue Pingre
  • Église Sacré Cœur Rue de Mareuil
  • Église Saint-Jacques Rue St Jacques
  • Église Saint-Leu Rue St Leu
  • Église Saint-Martin Rue Morgan
  • Église Saint-Maurice Rue Turgot
  • Église Saint-Pierre Rue St Pierre
  • Église Saint-Rémi Rue des Cordeliers
  • Église Saint-Roch Rue de l'Abbaye
  • Église Sainte-Anne Rue Vulfran Warmé
  • Église Sainte-Jeanne-d'Arc route de Rouen
  • Église Saint-Paul Rue de l'Ile de France
  • Église Saint-Pierre dans le quartier de Montières
  • Église Sainte-Marie-Madeleine dans le quartier de Renancourt
  • Église Sainte-Thérèse avenue de la Paix
  • Église du Cœur Immaculé de Marie Rue de Cagny

[modifier] Culte israélite

La synagogue est située au 12 rue du Port d'Amont, près du Pont-Beauvillé.

[modifier] Culte mormon

L’Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours compte un lieu de culte, route de Doullens

[modifier] Culte musulman

La ville d'Amiens concentre une communauté musulmane très importante, elle est la plus importante de Picardie et l'une des plus importante du Nord de la France.Les lieux de culte sont donc très importants et en pleine évolution, plusieurs mosquées d'Amiens sont en phase d'agrandissement et/ou de déménagement. La ville compte quize lieux de culte musulman : 8 salles de prières indépendantes et 7 mosquées[32]:

  • La Mosquée An-Nour (En agrandissement actuellement) où siège l'Institut du Monde Arabo-Musulman de Picardie située rue de la Hotoie.
  • La Mosquée Al Fath (En déménagement et agrandissement prochainement) également Association Cultuelle et Culturelle Musulmans en Picardie située 375 Boulevard Beauvillé.
  • La Mosquée Al Badr également Association des Travailleurs et Commerçants Marocains d'Amiens située 33 rue Winston Churchill.
  • La Mosquée Masjid Al Muhsinin située rue de l’Île de France.
  • La Mosquée Sounnah (En déménagement actuellement) située rue Victorine Autier.
  • La Mosquée Chekkar (En agrandissement prochainement) également Association Du Comité De La Briqueterie située 40 rue Ronsard.
  • La Mosquée du "19" (En agrandissement actuellement) nommée ainsi à cause de son emplacement situé 19 avenue de l'Europe. Elle abrite également l'Association des musulmans de Picardie.

De nombreuses salles de prières indépendantes sont présentes dans la ville. Par ailleurs de nombreuses associations et comités musulmans existent à l'image du Centre culturel Islamique d'Amiens situé rue de Savoie, l'Association Culturelle Musulmane Liberté - Institut des Lumières ou encore de l'Association des Résidents du Foyer située 21 route d'Allonville.

La Mosquée Al Fath entreprend en ce moment le projet d'une Grande Mosquée qui servirait aussi d'Association culturelle et cultuelle. La superficie passerait donc de 400 m² à 6 500 m² ce qui offrirait à la Mosquée Al Fath d'avoir de plus grandes salles de prières et de plus grandes salles de classes. Des salles de conférences, une bibliothèque et un amphithéâtre sont incorporés au projet. Les discutions se poursuivent avec les élus locaux qui se sont prononcés en faveur du projet.

[modifier] Culte protestant

Le temple est voisin de l'église Saint-Jacques.

[modifier] Économie

[modifier] Revenus de la population et fiscalité

En 2007, la ville est la 184e de France de plus de 20 000 habitants, et la troisième de la région de Picardie derrière Compiègne et Soissons, pour la proportion d'assujettis à l'impôt de solidarité sur la fortune (ISF), soit 879 foyers fiscaux déclarant un patrimoine moyen de 1 606 482 €. L'impôt moyen sur la fortune à Amiens est de 6 384 €/an[33],[34].

En 2007, le revenu fiscal médian par ménage était de 14 969 €, ce qui plaçait Amiens au 23 576e rang parmi les 30 714 communes de plus de 50 ménages en métropole[35].

[modifier] Emploi

La commune d'Amiens comptait environ 70 822 emplois (salariés + non salariés) en 1999, dont 67 047 emplois salariés. Le taux annuel moyen de variation de l'emploi total, entre 1990 et 1999, est +3,2 %. Le nombre de demandeurs d'emploi au 31 décembre 2007 était de 7 356 et le taux de chômage de 20,0 %[36]. En 1999, le taux d'activité entre 25 et 49 ans s'établissait à 53,4 %[37].

Répartition de l'emploi

  Tertiaire Industrie Construction Agriculture
Amiens 79,3 % 17,4 % 3,0 % 0,2 %
Moyenne nationale 71,5 % 18,3 % 6,1 % 4,1 %
Source des données : Insee[37]

L'agriculture est très peu représentée parmi les emplois amiénois avec 0,2 %, tout comme le secteur de la construction qui représente 3,0 % des emplois. Contrairement à ces deux secteurs dont la part est inférieure à la moyenne nationale, le secteur tertiaire représente une part significative de la population active amiénoise, 19,8 %, et est plus importante qu'au niveau national. L'industrie regroupe 17,4 % des emplois.

La firme Goodyear Tire & Rubber a annoncé plus de 400 suppressions d'emplois en mai 2008 à l'usine d'Amiens, qui compte[Quand ?] 1 450 salariés ; en mars 2009, la direction a annoncé un nouveau licenciement collectif portant sur mille emplois[38].

[modifier] Entreprises et commerces

Les éditeurs philatéliques Yvert et Tellier (catalogues de cotations) et l'Écho de la timbrologie (magazine) ont leur direction à Amiens, même si elles ont plusieurs de leurs services en région parisienne. Le groupe Gueudet, l'un des plus importants distributeurs automobiles en France, est implanté à Amiens depuis 1918. De la vieille tradition textile de la ville, demeure l'usine Lee Cooper France (122 salariés).

Depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, une bonne partie de l'économie de la ville était liée à l'équipement automobile avec des sociétés comme Valeo, les pneus Goodyear et Sumitomo-Dunlop. En 2003, Dunlop est rachetée par l'américain Goodyear, ces deux sociétés traversent fin 2007 et début 2008 une crise profonde, le siège central, aux États-unis, ayant « proposé » aux ouvriers une modifications de leur temps de travail et du nombre de postes, qui fut refusé par le personnel à un fort pourcentage.

Procter et Gamble, s'est implanté à Amiens en 1964 pour y produire du savon et inaugure sa nouvelle unité de détergent en 1966. Etablie sur plus de 45 ha, c'est l'une des plus grande usine dans le monde pour les produits d'entretien du linge ( Ariel, Dash, Bonux, Gama) et de la maison ( Monsieur Propre, Febreze). Sa production est destinée à plus de 85% à l'export. L'usine d'Amiens emploie environ 930 personnes.

Depuis le milieu des années 1990, la ville essaye de se convertir à l'économie d'Internet et de la téléphonie. De nombreux centres d'appels (Intracall center, Coriolis France, Médiamétrie)[39] ont ouvert principalement grâce à des aides de la ville, de la région ou de l'État. La société de service en informatique Unilog (maintenant Logica) a installé un centre de service à Amiens (le CSA).

Amiens est le siège de la Chambre régionale de commerce et d'industrie de Picardie. Elle est aussi le siège de la Chambre de commerce et d'industrie d'Amiens. Elle gère l'Aéroport d'Amiens - Glisy.

[modifier] Culture locale et patrimoine

Vue d'Amiens du rond-point de Grace. Outre la cathédrale, on remarque le beffroi ainsi que l'église Saint Germain sur la gauche.
Marie sans chemise.

La position d'Amiens en fait une destination intéressante pour un week-end ou quelques jours, depuis Paris, Lille ou Bruxelles. D'autres touristes profitent de visiter la ville en même temps que la baie de Somme. Amiens bénéficie du label des « Villes et Pays d'Art et d'Histoire » depuis 1992. Dans ce cadre, l'animateur du patrimoine organise un certain nombre de visites guidées à thèmes destinées à un public adulte mais aussi aux enfants, avec des ateliers pédagogiques. Un circuit balisé permet une visite indépendante de la ville : des panneaux commentent les lieux et les édifices remarquables, à travers des explications et des illustrations fonctionnelles. Les principales curiosités qui suscitent un intérêt touristique sont la cathédrale, le centre-ville, la Maison de Jules Verne, la tour Perret, le Musée de Picardie, ainsi que les quartiers Saint-Leu et Saint-Maurice.

[modifier] Monuments et lieux touristiques

La maison traditionnelle des faubourgs est l'amiénoise, en brique et à étage(s). L'amiénoise simple comprend une fenêtre au rez-de-chaussée et à l'étage, la double deux fenêtres à chaque niveau. Elle est construite sur une parcelle de quelques mètres de large mais est en revanche très profonde, et pourvu d'un (petit) jardin, formant des cœurs d'ilots verts et des quartiers peu denses.

Dans la basse ville, les façades utilisent largement le bois, en colombages ou en bardage. Les bâtiments officiels ou hôtels particuliers utilisent régulièrement des façades en brique sur un socle en grès, agrémentées de pierre pour les encadrements de fenêtres et de portes. Le quartier des chanoines présente des façades exclusivement en pierre.

[modifier] Notre-Dame d'Amiens

Article détaillé : Notre-Dame d'Amiens.

La ville est réputée pour sa cathédrale Notre-Dame, la plus vaste de France par ses volumes intérieurs (200 000 m³). Elle est deux fois plus vaste que Notre-Dame de Paris. La cathédrale mesure 145 m de long pour 112 m de haut,(hauteur de la flèche) et les voûtes de la nef centrale culminent à 42,30 mètres. Datant du XIIIe siècle, sa construction est due à la richesse de la ville au Moyen Âge et à l'incendie de la cathédrale romane qui s'y situait auparavant. Trois architectes, dont Robert de Luzarches se sont succédé pour mener le chantier à bien. La cathédrale est inscrite depuis 1981 au patrimoine mondial de l'UNESCO. Un spectacle de restitution de la polychromie originelle[40] des façades, découverte suite au nettoyage par laser de ces dernières, est donné tous les ans gratuitement en fin d'année et pendant la période estivale. Le spectacle est une projection sur la façade de diapositives en couleur.

La statue de l'Ange pleureur (sur un tombeau sculpté par Nicolas Blasset) et les bas reliefs évoquant Saint-Firmin et Saint-Jean sont quelques-uns des ouvrages notoires de la cathédrale. Au sol se situe un labyrinthe intact de 234 m de long.

Sur le côté nord de la cathédrale se trouve l'ancien Palais de l'Évéché d'Amiens occupé par l'École supérieure de commerce d'Amiens - Picardie.

[modifier] Le Beffroi

Le beffroi d'Amiens

Son origine remonte à l'établissement de la commune d'Amiens par Louis le Gros. Il est mentionné pour la première fois dans une sentence arbitrale rendue par le Chapitre d'Amiens en 1244.

Symbolisant l'indépendance de la commune, il servait autrefois aux réunions des notables de la ville, puis de salle d'archives, de magasin d'armes et de prison. Un guetteur surveillait alentour les arrivées et prévenait la population des dangers extérieurs.

Le beffroi sonne chaque heure de la journée. À l'abandon et dépourvu de toiture depuis la Seconde Guerre mondiale, le monument a été restauré en 1989. Depuis juillet 2005, le beffroi d'Amiens (inscrit à l'inventaire des Monuments Historiques) est, tout comme la cathédrale, classé au patrimoine mondial de l'UNESCO.

Au cours du Moyen Âge, le bâtiment fut à maintes reprises la proie des flammes.

Ce beffroi est constitué d'une base en pierre de taille blanche, construite au XVe siècle entre 1406 et 1410, d'une superstructure en pierre servant de clocher édifiée à partir de 1749 avec des volutes de style baroque à sa base, et d'un dôme recouvert d'ardoises puis d'une flèche et d'une girouette arborant une renommée. À l'époque, une énorme cloche de 11 tonnes est installée à l'intérieur, celle-ci sera détruite ainsi que le dôme (suite à la fonte du cuivre le constituant) dans le bombardement et l'incendie de la ville le 19 mai 1940. La hauteur du beffroi est de 52 mètres.

Situé sur la place au Fil, vieille place centrale de la ville avant l'arrivée du train et l'essor de la rue des Trois-Cailloux, le beffroi jouxte les Halles et l'arrière de l'Hôtel de ville[41].

[modifier] Le Cirque municipal

Le Cirque municipal d'Amiens en 1912, lors de la fête de la Saint Jean
Le Cirque municipal d'Amiens au printemps 2006

En 1845, la traditionnelle foire de la Saint Jean, qui se tenait place René-Goblet, est transférée place Longueville, grande esplanade prenant la place du bastion Longueville, depuis la démolition des remparts de la ville au début du XIXe siècle. Chaque année, un cirque éphémère était mis en place à cette occasion.

En 1865, une société du Cirque voit le jour pour réclamer un cirque en dur, qui sera édifié en bois par l'entrepreneur Schytte en 1874. Mais l'entretien onéreux incite la municipalité à envisager la construction d'un nouveau bâtiment. Décision est prise en 1886 sous l'impulsion du maire Frédéric Petit. Les travaux commencent alors.

L'architecte en chef de la Somme, Émile Ricquier, émule de Gustave Eiffel, est chargé de sa construction. Il s'inspire du Cirque d'hiver de Paris, mais choisit une ossature métallique en fonte, complétée par la brique du pays. Mais l'architecte des bâtiments civils, Charles Garnier, réclame que les armatures soient cachées avec un enduit imitant la pierre. La conception « moderniste » de Ricquier, choisissant d'afficher la structure, et de privilégier le matériau local qu'est la brique, est visible à l'arrière du monument.

Avec sa forme polygonale à 16 côtés, d'un diamètre de 44 mètres, il intègre loges et stalles dans son enceinte. Moderne, il accueille deux machine a vapeur dédiées à l'éclairage entièrement électrique et au chauffage central. Il s'agit également du premier cirque qui intègre dès sa construction un buffet et une buvette, permettant de rentabiliser une édification dont les coûts ont finalement atteint le double des prévisions[42].

En 1888, le nouveau conseiller municipal chargé des fêtes et célébration, Jules Verne, est chargé du suivi des travaux, et c'est lui qui l'inaugure le dimanche 23 juin 1889, pour l’ouverture de la foire et le centenaire de la Révolution française[43] :

« Le nouveau cirque est une œuvre d'art que votre administration municipale a voulu doter de tous les perfectionnements de l'industrie moderne. C'est le plus beau, sans conteste, c'est aussi le plus complet par ses aménagements et son outillage qui a été édifié en France et à l'étranger. »

La toiture fut endommagée par un obus en 1916. Le cirque servit de décor à Federico Fellini pour Les clowns (1971), et au film de Jean-Jacques Beineix, Roselyne et les Lions (1989), avec Isabelle Pasco pour actrice principale.

Plus vaste des cirques de province avec ses 3 000 places, cet édifice acquiert une utilisation pluridisciplinaire puisqu'il accueille depuis des décennies des spectacles de théâtre, de danse, des concerts, des galas sportifs et des réunions publiques.

Rénové en 2003, il porte désormais le nom de Cirque Jules Verne. Après avoir accueilli les représentations du Cirque Rancy, il héberge en résidence le cirque Arlette Gruss.

Depuis le 1er janvier 2011, le cirque est labellisé Pôle national cirque et arts de la rue, géré par un EPCC.

[modifier] La Tour Perret

Article détaillé : Tour Perret (Amiens).

En face de la gare du nord, dont le quartier a été reconstruit après avoir été rasé en 1944, se situe la tour Perret (du nom de son architecte Auguste Perret). Haute de plus de cent mètres, c'est un des premiers gratte-ciel construits en Europe, et longtemps le plus élevé[44].

[modifier] L'Église Saint Leu

Cette église a été construite à la fin du XVe siècle, sur le modèle des églises-halles, elle est dédiée, comme son quartier, à Saint Leu, évêque de Sens du VIIe siècle, puis exilé dans le Vimeu. Elle possède trois nefs. Un portail flamboyant orne la base du clocher. Ce dernier, frappé par la foudre, dut être refait au début du XVIe siècle. Les abouts de poutres sont sculptés. Les statues de pierre et de bois datent du XVIIe siècle. Le chœur abrite la gloire des frères Duthoit.

[modifier] Autres bâtiments ou monuments intéressants

[modifier] Antiquité

De nombreuses fouilles archéologiques ont mis au jour des vestiges de l'époque proto-historique à l'époque romaine. Deux puits percés place Gambetta permettent d'observer quelques vestiges du forum alors que les vestiges importants d'un grand théâtre gallo-romain mis au jour début 2007 lors des travaux de réaménagement de la place Alphonse Fiquet ont été détruits en mars 2007.

Le jardin archéologique de Saint-Acheul témoigne de la présence humaine dans la vallée de la Somme il y a 450 000 ans. Une coupe stratigraphique, classée monument historique depuis 1947, permet de visualiser les strates successives de la Vallée de la Somme.

[modifier] Moyen Âge
  • L'église St-Germain, désaffectée mais où se tiennent régulièrement des expositions sur la colorisation la cathédrale, et le quartier St-Germain, concurrent historique du quartier St-Leu. L'animosité entre les populations de ces deux quartiers a marqué l'histoire d'Amiens. Cette église possède une tour élevée et curieusement penchée. Touchée par les bombardements de 1940, elle a été rendue temporairement au culte en octobre 1965 après une minutieuse restauration.
  • Les vestiges de l'Hôtel-Dieu. (quartier Saint-Leu, entre le CRDP et la fac de science)
  • Les moulins Passe avant et Passe arrière [45](à Saint-Leu)
[modifier] Renaissance
  • La façade renaissance de la Maison du Sagitaire. (déplacé pour jouxter le Logis du Roy)
  • Le Logis du Roy (faculté des arts jusqu'en 2003)[46]
  • La Citadelle : D'abord ravelin, érigé au nord de la porte Montrescu, la forteresse est aménagée en 1531 par F. di Giorgio sous l'ordre de François Ier (porte François Ier, avec salamandres sculptées). Après la prise par les Espagnols et sa reprise par Henri IV (1597), Jean Errard reçoit la charge de reconstruire les défenses de la cité.
[modifier] XVIIe et XVIIIe siècles
L'Hôtel de ville
  • L'Hôtel de ville (en partie XVIIIe, en partie XIXe siècle). Style régional de pierres et briques, avec soubassement de grès, et pavillons en pierre. Sur le fronton on retrouve les statues du roi Louis VI le Gros et de l'évêque Geoffroi, qui ont octroyé la liberté à Amiens en 1115[47].
  • La façade de l'ancien théâtre (actuellement une banque). Elle fut déplacée de 4 mètres pour l'alignement de la rue des Trois-Cailloux.
  • La façade de la caserne Stengel (actuellement immeuble d'habitation)
  • Le château d'eau et les fontaines d'Amiens (1753)
  • Abbaye de Saint-Acheul (XVIIe et XVIIIe siècles) et l'église (bâtie en 1760 sur le caveau de saint Firmin)
[modifier] XIXe siècle
Palais de justice d'Amiens
  • Le Palais de Justice : le Palais de Justice d'Amiens fut construit de 1865 à 1880[48]. À son emplacement s'élevait l'Abbaye Saint-Martin-aux-Jumeaux de 1073 à 1634 (établie à l'endroit supposé de l'épisode du partage du manteau de Saint-Martin) puis le couvent des Célestins de 1634 à 1781. Les Célestins, dont l'ordre fut supprimé en 1778, quittèrent les lieux en 1881[49].
  • Le quartier Henriville, dont l'hôtel Acloque (style néo-Louis XIII), et l'église Saint-Martin (néogothique, construite par Louis Antoine en 1874).
  • La maison de Jules Verne[50],[51], qui a été rouverte après rénovation, à la mi-mars 2006, présente notamment la salle à manger néogothique et le bureau d'époque. La tour a été couverte d'une sphère armillaire commandée à l'artiste François Schuiten, qui signe également la fresque murale prolongeant le jardin imaginaire d'antan. Autre endroit qui concerne Jules Verne, dans la métropole, le cimetière de la Madeleine, où se trouve sa tombe. Celle-ci a pour particularité de symboliser la résurrection puisque son monument représente Jules Verne soulevant la dalle qui la recouvre pour en sortir.
  • L'horloge Dewailly, par Émile Ricquier (entièrement refaite en 1999), complétée par la statue de "Marie sans chemise" d'Albert Roze, initialement la place Gambetta, puis déplacée non loin.
  • Ancienne Maison des Assurances, rue Marotte, édifié par Ricquier en 1893 (aujourd'hui bar).
  • Le Musée de Picardie fut bâti de 1835 à 1869 par la Société des antiquaires de Picardie qui organisa à cette fin trois loteries. Le Prince Louis Napoléon en posa la première pierre. L'accès aux galeries de peinture du premier étage se fait par un escalier monumental dans un cadre consacré aux célèbres compositions murales de Pierre Puvis de Chavannes[52]. Le Musée de Picardie abrite de riches collections de peinture (œuvres notamment de Fragonard, Chardin, Quentin la Tour et Millet).
  • Bibliothèque Louis Aragon, rue de la République, construite par François-Auguste Cheussey en 1823. Style néoclassique, péristyle à colonnes à fûts toscans[53].
  • Le monastère des Visitandines, construit entre 1839 et 1841 par Herbault
  • La Palais de Justice, des nouveaux bâtiments édifiés par Cheussey en 1834 et 1846.
  • Cathédrale d'Amiens renovation par Cheussey 1816 à 1848
  • La Place Saint-Denis (aujourd'hui Place René Goblet) est conçue en 1839 par l’architecte François Auguste Cheussey
  • Église paroissiale Saint-Firmin-le-Martyr (Cheussey 1843)[54]
[modifier] XXe siècle
  • L'Hôtel Bouctot-Vagniez (siège de la Chambre régionale de commerce et d'industrie), construit par Louis Duthoit en 1909, rare bâtisse amiénoise d'art nouveau[55]
  • Le quartier anglais, situé sur la route de Longueau, indiqué notamment par une cabine téléphonique britannique. Un îlot londonien au cœur d'Amiens.
  • L'ESIEE-Amiens, conçu par les architectes Jean Dubus et Jean-Pierre Lott. Un bâtiment moderne identifié par sa Soucoupe.
  • Ensemble d'immeubles art déco rue Cauvin, ainsi que les garages Gueudet[56] (rue des Otages)
  • L'Église Saint-Honoré, reconstruite entre 1957 et 1961, par Paul Tournon, sur les plans du pavillon pontifical de l'exposition universelle de Paris de 1937[57], [58]
  • L'Église Saint-Pierre, détruite en 1940, et reconstruite en 1949 par Evrard, en béton vitré, avec un clocher en brique.
  • Le monument de Philippe Leclerc de Hautecloque, par Jan et Joël Martel en 1950.
  • Carmel du Saint-Esprit, sur la colline Montjoie, construit en 1965, par l'architecte Pierre Pinsard.
  • La Maison de la Culture, inaugurée le 19 mars 1966 par André Malraux, construite par Jean Duthilleul[59]
  • Stade de la Licorne, construit en 1999 par les architectes Philippe Chaix et Jean-Paul Morel
  • L'Hôtel Vagniez-Renon (siège actuel du Tribunal administratif) : ancien hôtel particulier d'Henriville, il abrite une salle d'hydrothérapie de style mauresque, conçue par Émile Ricquier
  • Le Courrier Picard : le siège du quotidien d'Amiens, d'abord Progrès de la Somme, offre une illustration d'Art déco.
[modifier] XXIe siècle

[modifier] Sites naturels et espaces verts

[modifier] Les Hortillonnages

Près du centre-ville, des marais s'étendent sur 300 hectares, découpés en jardins par des « rieux » (canaux). Ce sont les « hortillonnages » (hortillon signifie en picard maraîcher, qui dérive de hortillus, « petit jardin » en latin). On y circule en barque à fond plat, autrefois appelée « barque à cornet », du fait de l'avant très relevé, permettant d'accoster facilement sur les berges fragiles des parcelles cultivées. C'est au port d'Amont, situé au pied de la cathédrale que se tient toutes les semaines le marché sur l'eau, bien que l'arrivée en barque des maraîchers ne s'effectue qu'une fois l'an, en été. Ce marché se tient toujours achteure.

Visite des hortillonages d'Amiens

[modifier] Parcs et jardins

  • Le parc Saint-Pierre, entre le quartier Saint-Leu et les Hortillonnages, conçu par Jacqueline Osty a obtenu le Prix du paysage en 2005[60]
  • Le jardin de l'évêché, au pied de la cathédrale.
  • Le jardin des plantes.
  • Le parc de la Hotoie et son zoo.
  • Le Clos Alexandre, jardin floral et paysager
  • Le Jardin archéologique de Saint-Acheul
  • Le parc du Grand-Marais

Ville fleurie : 3 fleurs attribuées en 2007 par le Conseil des Villes et Villages Fleuris de France au Concours des villes et villages fleuris[61].

[modifier] Culture régionale

  • Chés Cabotans d'Anmien (Les cabotins d'Amiens en picard) : Fondé en 1933, il s'agit d'un véritable petit théâtre de marionnettes traditionnelles picardes. Lafleur, le héros, est né vers 1811 à Saint-Leu, il parle exclusivement picard. Habillé traditionnellement d'un costume de laquais (velours rouge coiffé d'un tricorne), Lafleur est gai, dynamique, indépendant et débrouillard. Sa devise en dit long sur son caractère: "bin mier, bin boère, pis n'rin foère!" (en français: « Bien boire, bien manger et puis ne rien faire »).
  • La langue picarde est enseignée à l'université d'Amiens. D'autre part, le Conseil régional de Picardie a développé, depuis 1993, au sein de l'Office Culturel Régional de Picardie une politique culturelle en faveur de la langue et de la culture picardes. « L'Agence pour le picard », créée en 2008, a son siège à Amiens[62].
  • Les blasons populaires sont des surnoms ou des sobriquets donnés aux habitants des villes et des villages picards. Ces surpitchets viennent parfois de l'histoire de la ville, parfois d'un jeu verbal, parfois d'une moquerie des travers des habitants. Le sobriquet des habitants d'Amiens est:
Chés Maqueus d'gueugues d'Anmien (Les mangeurs de noix d'Amiens)

Le 11 mars 1597, les Espagnols attaquent la ville: les soldats de Hernàn Tello Portocarrero, gouverneur de Doullens, déguisés en paysans viennent devant les portes des remparts avec des noix. Les Amiénois affamés ouvrent alors les portes et les Espagnols entrent dans la ville et s'emparent de la cité.

[modifier] Spécialités gastronomiques

[modifier] Patrimoine culturel

[modifier] Musées

[modifier] Théâtres

  • Comédie de Picardie (ComDePic)
  • La Maison du Théâtre
  • Maison de la Culture
  • Chés Cabotans d'Amiens "Théâtre de marionnettes traditionnelles"

[modifier] Cinémas

  • Multiplexe Gaumont (12 salles, 2700 places)
  • Ciné Saint-Leu (1 salle)
  • Studio Orson Welles (1 salle, Maison de la Culture)

[modifier] Salles de concert

  • Mégacité
  • Zénith
  • Maison de la Culture
  • Lune des Pirates
  • Le Cirque d'Amiens

[modifier] Festivals

Vue générale du Festival BD d'Amiens 2008
  • Festiv'Art, festival créée en 2006 par l'association « Les Radicaux Libres », défense de la culture picarde et ouvrir la culture au plus grand nombre. www.radicaux-libres.eu
  • Festival international du film d'Amiens, dont la 30e édition est programmée pour novembre 2010.
  • Festival International de Jazz.
  • Festival BD d'Amiens "On a marché sur la bulle".
  • Leitura furiosa.
  • Les montreries (la briqueterie).
  • FILMED.
  • Picardie Mouv'. Festival Régional de Musiques Actuelles. (EPCC Spectacle Vivant en Picardie)
  • Nuit Blanche.
  • Fête dans la Ville.

[modifier] Fêtes en extérieur

  • La Fête dans la ville (mi-juin). Festival international des arts de la rue.
  • La réderie d'Amiens (foire à la brocante) qui voit venir chaque année de plus en plus de monde, aussi bien des professionnels, français et étrangers, que de simples promeneurs curieux. Elle se déroule 2 fois l'an, au printemps et à l'automne et accueille plus de 2000 exposants professionnels et particuliers.
  • La foire de la Saint Jean, fête foraine qui se déroule durant 3 semaines entre mi-juin et mi-juillet sur l'esplanade de La Hotoie.
  • La foire exposition de Picardie qui a lieu début juin à Megacité.
  • La finale du championnat de France de ballon au poing le 15 août sur l'esplanade de La Hotoie.

[modifier] Amiens et la philatélie

  • Un timbre français représentant les armoiries de la ville fut émis en 1962, cette émission s'insère dans celle des Armoiries de villes. Son pouvoir d'affranchissement est de 5 centimes. Il fut émis le 23 janvier 1962 et retiré de la vente le 23 janvier 1977. Un premier jour fut organisé à Amiens le 21 juillet 1962. Il a été dessiné par Robert Louis.

L'artiste Arman fit un collage d'une planche de ce timbre[63]

[modifier] Amiens et le cinéma

[modifier] Personnalités liées à la commune

[modifier] Personnages célèbres

Pierre l'Ermite, représenté sur une enluminure de 1270, sur le manuscrit du Roman du Chevalier du Cygne

[modifier] Autres personnalités liées à la ville

[modifier] Musique

The rabeats sly flamm marcelo

[modifier] Héraldique, logotype et devise

Armes d'Amiens

Les armes d'Amiens se blasonnent ainsi : « De gueules au lierre d'argent, au chef d'azur semé de fleurs de lis d'or »

Devise : « Liliis tenaci vimine jungor »[64], ce qui signifie « Un lien puissant m'unit au lis ».

En 1991, la municipalité formée autour de Gilles de Robien a conçu un nouveau logo, reprenant la fleur de lis et la feuille de lierre présentes sur le blason, placées côte à côte de couleur rouge sur un fond gris ou blanc, selon l'utilisation.

[modifier] Pour approfondir

[modifier] Bibliographie

  • François Ruffin, Quartier Nord, 2003
  • Pascal Lando et Emmanuelle Poiret, Amiens et le pays de Somme, éditions Déclics, 2007
  • Jean-Marie Fouré, Amiens : du Tram au Bus, ed. EMA à Crèvecœur-le-Grand, 2009, 96 p. (ISBN 978-2-917190-07-4) 
  • Inventaire général du Patrimoine culturel. Églises et chapelles des XIXe et XXe siècles (Amiens métropole). Textes : Isabelle Barbedor. Photographies : Thierry Lefébure. Lyon : Lieux-Dits, 2008, 72 pages. ISBN 978-2-914528-47-4.
  • Claude Tillier, "Amiens à l'Heure Bleue" - Engelaere Éditions

[modifier] Articles connexes

[modifier] Liens externes

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[modifier] Notes et références

[modifier] Notes

[modifier] Références

  1. Jacques Trentesaux, « Le difficile pari de Demailly », L'Express, 16 octobre 2008
  2. Delphine Richard, « Le stationnement en huit questions », Le Courrier picard, 9 mars 2009
  3. Jean-Marie Fouré, Amiens, du tram au bus, édition du Moulin-Alidor
  4. les travaux avaient d'ailleurs été retardés, car d'aucun voulaient « préserver la cathédrale », alors que la situation était donc exceptionnelle
  5. Amiens, Un écoquartier en projet à Montières, E.G, Le Moniteur n°5510 du 3 juillet 2009
  6. Chaurand Jacques, Lebègue Maurice, Noms de lieux de Picardie (page 35), Condé-sur-Noireau, Bonneton, 1990 (ISBN 978-2-86253-265-3) 
  7. Le mésolithique va de 9 600 à 5 500 avant notre ère.
  8. rapport d'activité 2006 de l’Inrap page 102
  9. Rapport d'activité 2006 de l’Inrap, page 103
  10. Gérard Coulon, Les Gallo-Romains : vivre, travailler, croire, se distraire - 54 av. J.-C.-486 ap. J.-C., Paris : Errance, 2006. Collection Hespérides, ISBN 978-2-87772-331-2, p. 21
  11. André Chédeville, « Le mouvement communal en France aux XIe et XIIe siècles, ses éléments constitutifs et ses relations avec le pouvoir royal », in Robert Favreau, Régis Rech et Yves-Jean Riou (directeurs), Bonnes villes du Poitou et des pays charentais (XIIe ‑ XVIIIe siècles) : actes du colloque tenu à Saint-Jean-d’Angély les 24-25 septembre 1999, publiés par la Société des antiquaires de l'Ouest in Mémoires de la Société des antiquaires de l'Ouest et des Musées de Poitiers, 5e série, tome VIII (2002), à Poitiers. (ISBN 978-2-9519441-0-7), p
  12. Les fleurs jaunes de la guède étaient groupées en boules appelées coques ou cocaignes ou encore cocagnes, d’où l’origine de l’expression « Pays de Cocagne ».
  13. actuelle Ligne Longueau - Calais
  14. Albert Chatelle, Amiens pendant la guerre 1914-1918
  15. Joseph Abram, L'Architecture moderne en France. Du chaos à la croissance, 1940-1966, éd. Picard, 1999, p. 28-31
  16. Antoine Caux, Jean-Christophe Fouquet et Nicolas Lejeune, « 2008, souvenirs de mai », JDA Métropole no 487 du 28 mai 2008.
  17. lien vers la plaquette de présentation
  18. Code de la sécurité sociale, art. R. 143-16, issu du décret no 2003-614 du 3 juillet 2003
  19. Annuaire des communes jumelées
  20. jda métropole, Communauté d'agglomération Amiens Métropole, 21 juin 2006. Consulté le 7 janvier 2009
  21. Habitants.fr, « Nom des habitants des communes françaises ». Consulté le 12 juillet 2008
  22. Populations légales 2008 de la commune : Amiens sur le site de l'Insee
  23. Notice communale d'Amiens sur la base Cassini. Consulté le 1er janvier 2012.
  24. Résultats du recensement de la population - Amiens sur le site de l'Insee. Consulté le 1er janvier 2012.
  25. Recensement de la population au 1er janvier 2006 sur le site de l'Insee. Consulté le 1er janvier 2012.
  26. Populations légales 2009 en vigueur le 1er janvier 2012 sur le site de l'Insee. Consulté le 1er janvier 2012.
  27. Évolution et structure de la population à Amiens en 2007 sur le site de l'Insee. Consulté le 26 août 2010
  28. Résultats du recensement de la population de la Somme en 2007 sur le site de l'Insee. Consulté le 26 août 2010
  29. ftp://trf.education.gouv.fr/pub/edutel/dpd/atlas/atlas2006/atlas2006.pdf Atlas régional des éffectifs d'étudiant, Ministère de l'éducation nationale
  30. Le site officiel de l'Académie d'Amiens
  31. L'église Saint-Honoré, sur la base Mérimée, ministère de la Culture
  32. L'Annuaire Musulman | L’Annuaire Musulman - Annuaire des produits et services à destination des musulmans francophones (France et Belgique)
  33. Site officiel de la direction générale des Impôts
  34. Le classement des villes par l'ISF, L'Express du 25/06/2007
  35. CC-Résumé statistique/com,dep,zone empl sur site de l'Insee. Consulté le 4 mai 2010
  36. Demandeurs d'emploi en fin de mois, catégories 1 à 3 hors activité réduite
  37. a et b Chiffres clés Amiens, INSEE
  38. Goodyear Amiens : la restructuration se durcit, Le Figaro, 18 mars 2009.
  39. Insee, Picardie : diagnostic et perspectives, chapitre Dynamiques économiques, p36 2006
  40. Contrairement à la plupart des cathédrales de France, Notre-Dame d'Amiens a conservé la quasi-intégralité de ses statues et ornements d'origine, ce qui permet, encore aujourd'hui, d'admirer certaines des couleurs employées au Moyen Âge.
  41. Le Beffroi d'Amiens, sur la base Mérimée, ministère de la Culture
  42. cirque municipal Jules Verne, sur la base Mérimée, ministère de la Culture
  43. Jules Verne, extrait du discours d'inauguration du 23 juin 1889.
  44. La Tour Perret, sur la base Mérimée, ministère de la Culture
  45. Moulin à Farine dit Moulin Passe Arrière ou du Bassin, sur la base Mérimée, ministère de la Culture
  46. Le logis du Roy, sur la base Mérimée, ministère de la Culture
  47. L'Hôtel de ville d'Amiens, sur la base Mérimée, ministère de la Culture
  48. Le Palais de justice d'Amiens, sur la base Mérimée, ministère de la Culture
  49. Le Palais de Justice
  50. La Maison Jules Verne, sur la base Mérimée, ministère de la Culture
  51. Hélène Rochette, Maisons d'écrivains et d'artistes. Paris et ses alentours, p. 258-263, Parigramme, Paris, 2004 (ISBN 978-2-84096-227-4)
  52. Le Musée de Picardie, sur la base Mérimée, ministère de la Culture
  53. La bibliothèque Louis-Aragon, sur la base Mérimée, ministère de la Culture
  54. Eglise paroissiale Saint-Firmin-le-Martyr, sur la base Mérimée, ministère de la Culture
  55. L'hôtel Bouctot-Vagniez, actuellement Chambre régionale de Commerce et d'Industrie de Picardie, sur la base Mérimée, ministère de la Culture
  56. Le garage Gueudet ou garage Renault, sur la base Mérimée, ministère de la Culture
  57. L'église Saint-Honré, sur la base Mérimée, ministère de la Culture
  58. Barbedor Isabelle ; Mette Nathalie, « Amiens, faubourg de Beauvais, rue Dom-Bouquet : Eglise paroissiale Saint-Honoré » sur http://inventaire.picardie.fr/, 1996. Consulté le 10 avril 2011
  59. La Maison de la culture d'Amiens, sur la base Mérimée, ministère de la Culture
  60. Prix du paysage 2005
  61. « Le palmarès des villes et villages fleuris », dans Le Courrier picard édition de l'Oise, 5 juillet 2008 
  62. DRAVIE.net
  63. Œuvre répertoriée sous le n° APA#8005.62.010 dans les archives Arman à New York.
  64. Mémoires de la Société des ... - Google Livres
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