Amiens
| Amiens | ||
En haut à gauche la Tour Perret, en haut à droite la Cathédrale Notre-Dame, au milieu Saint-Leu, en bas à gauche le rond-point Maréchal-Joffre, en bas à droite centre-ville. |
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Héraldique |
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| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Région | Picardie (préfecture) | |
| Département | Somme (préfecture) | |
| Arrondissement | Amiens (chef-lieu) | |
| Canton | Amiens (chef-lieu de huit cantons) | |
| Intercommunalité | Communauté d'agglomération Amiens Métropole | |
| Maire Mandat |
Gilles Demailly 2008- 2014 |
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| Code postal | 80000, 80080 et 80090 | |
| Code commune | 80021 | |
| Démographie | ||
| Gentilé | Amiénois | |
| Population municipale |
133 448 hab. (2010) | |
| Densité | 2 698 hab./km2 | |
| Population aire urbaine |
292 667 hab. | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | Min. 14 m – Max. 106 m | |
| Superficie | 49,46 km2 | |
| Localisation | ||
| Liens | ||
| Site web | amiens.fr | |
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Amiens (prononcé [a.mjɛ̃]) est la préfecture de la région de Picardie, du département de la Somme et chef-lieu de canton. Commune la plus peuplée de la région, Amiens était en 2008 la vingt-huitième ville de France avec près de 135 000 habitants appelés Amiénois. Située au centre du triangle Paris-Londres-Bruxelles, son aire urbaine comptait 292 667 habitants en 2009[1], elle-même noyau du territoire du Grand Amiénois regroupant près de 340 000 habitants[2].
Amiens est célèbre pour sa cathédrale Notre-Dame, joyau de l'art gothique et plus vaste cathédrale du monde[3], inscrite par deux fois sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO.
Surnommée la « petite Venise du Nord » en raison des nombreux canaux qui la traversent et des hortillonnages (ensemble de jardins flottants couvrant 300 hectares), Amiens offre un riche patrimoine et des quartiers pittoresques, témoins d’une histoire qui a débuté il y a plus de 2000 ans. Depuis 1992, le label Ville d'Art et d'Histoire récompense la protection et la mise en valeur de ce patrimoine d’exception.
L’image contemporaine de la ville est fortement liée à trois activités qui rayonnent au-delà de ses frontières : son rôle de capitale régionale de la Picardie, l’importance de son université, la vitalité de sa vie culturelle portée par des infrastructures et des manifestations d’envergure nationale.
Géographie[modifier]
Toponymie[modifier]
Le toponyme est issu du nom du peuple gaulois local, les Ambiani, qui s'est substitué vers le IVe siècle à l'ancien nom de la ville Samarobriva (le pont sur la Samara - Somme). Amiens devient alors siège épiscopal[4]. En picard Amiens se dit Anmyen.
Localisation[modifier]
Amiens, préfecture régionale de la Picardie, est traversée par la Somme, fleuve au cours généralement très paisible, sauf lors d'exceptionnelles crues de plusieurs semaines (comme celles du printemps 2001). C'est aussi, à sa périphérie Sud-Est, près de Camon et Longueau, le confluent avec son affluent principal en rive gauche (au sud), l'Avre. Amiens est également la préfecture de la Somme, un des trois départements (avec l'Aisne et l'Oise) de la région.
La ville s'est développée à la faveur d'un rétrécissement naturel du cours du fleuve au niveau des hortillonnages, en raison de l'avancée du rebord de plateau picard à Saint-Pierre (passage à gué). La citadelle amiénoise est construite sur cette butte calcaire et la rue Saint-Pierre constitue un chemin légèrement incliné au sortir de la ville par le nord. Au niveau de ce rétrécissement, un réseau de canaux étroits a permis la construction de ponts et d'édifices dont des filatures au Moyen Âge.
Le canal de la Somme date du début du XIXe siècle et le pont au pied de la citadelle a été construit après la Seconde Guerre mondiale.
Mais c'est autour des quartiers Saint-Leu, Saint-Maurice et de la partie plus administrative et civile de l'actuel centre-ville que la ville s'est développée depuis l'Antiquité.
En superficie, elle est la troisième commune de la Somme, après Crécy-en-Ponthieu et Hornoy-le-Bourg.
Géologie et relief[modifier]
Climat[modifier]
Amiens possède un climat océanique typique du Nord de la France, avec des hivers relativement doux, des étés frais, et des précipitations bien réparties toute l'année.
Urbanisme[modifier]
Morphologie urbaine[modifier]
Le quartier Saint-Leu[modifier]
Au pied de la cathédrale, parcouru de canaux, ce quartier pittoresque a été en grande partie réhabilité pendant les années 1990. Il s'étend jusqu'au canal de la Somme situé plus au nord au pied du coteau Saint-Pierre sur lequel la forteresse de Jean Errard, appelée Citadelle, a été construite. Historiquement, il s'agissait du quartier pauvre de la ville, où se regroupaient tanneurs, bouchers et teinturiers.
La faculté des sciences, présente depuis les années 1960 a été pour l'occasion rénovée et agrandie. La faculté de droit et d'économie a été également transférée au milieu des années 1990 depuis le campus (excentré au sud de la ville) vers sa nouvelle situation au pied de la cathédrale. Le parking à ciel ouvert qu'elle remplace était une « fracture » dans le paysage datant de la Seconde Guerre mondiale. Il permettait toutefois d'avoir une vue dégagée de la cathédrale[5]. La plupart des bâtisses ont été rénovées et transformées en logement dont une grande partie pour les étudiants, nombreux dans le quartier.
Ce quartier est devenu le cœur des soirées amiénoises, avec de nombreux établissements (bars, restaurants, etc.) place du Don et quai Bélu.
Rue Saint-Leu se trouve l'église éponyme, sise juste entre la faculté des sciences et celle de droit-économie (UPJV).
Deux théâtres sont établis dans le quartier, celui des Cabotans et la Maison du Théâtre, au pied de l'église Saint-Leu.
Le quartier Saint-Maurice[modifier]
Situé à l'ouest de la Citadelle, et à l'est du cimetière de La Madeleine, ce très ancien quartier populaire d'Amiens, haut lieu industriel du XVIIIe siècle, est en cours (2006) de réhabilitation avec la construction et la rénovation de nombreux logements.
Bordé par le canal de la Somme, il offre une escale pour les plaisanciers, qui doivent y passer une écluse.
Le quartier abrite l'ancienne teinturerie d'Amiens, transformée pour accueillir l'École supérieure d’art et de design (ESAD) et la faculté des Arts. Non loin se trouve l'École supérieure d'ingénieurs en électrotechnique et électronique (ESIEE), quant à la Citadelle elle sera rénovée par l'architecte Renzo Piano afin d'y accueillir en 2015 l'UFR de lettres, UFR d’histoire-géographie, UFR de langues, IUFM, la Maison des Langues, la Maison de la recherche et la bibliothèque universitaire.
Le Jardin des plantes dit « le Jardin du Roy » intra muros appartient aussi au quartier.
Le quartier Henriville[modifier]
Le quartier d'Henriville naît au XIXe siècle, après la démolition des remparts de la ville. On y trouve des maisons bourgeoises, avec une prédominance de la brique, mêlant les styles néoclassique, troubadour et néogothique. S'y trouvent également des hôtels particuliers, comme celui d'Acloque et la maison Jules-Verne.
Les quartiers populaires[modifier]
Amiens, comme d'autres grandes villes, possède ses grandes barres HLM :
- au Nord de la ville les quartiers : du Pigeonnier, Messager, Mozart, Fafet-Brossolette-la Cité, Balzac, Léo Lagrange-Schweitzer, etc.
- au Sud-Est de la ville : Victorine-Autier, Philéas-Lebesgue, Condorcet, Pierre-Rollin,
- à l'Ouest : Étouvie, Montières (un écoquartier est prévu dans cet espace industriel, où sont présents des bâtiments du XIXe siècle en brique)[6],
- à l'Est : Saint-Acheul-la-cité et le clos de l'Avre.
Les quartiers Nord ont été le théâtre d'événements violents en 1994, 1999 et 2000 (affrontements entre plusieurs quartiers de la ville puis entre les quartiers d'Amiens et les quartiers de Creil), en 2006 et 2008 (à la suite des incidents en banlieue parisienne)[réf. nécessaire] et plus récemment en août 2012 à la suite d'un conflit entre des jeunes et les policiers. Le coût de ces derniers vandalismes survenus à Amiens-Nord se monterait, selon Gilles Demailly, entre 4 à 6 millions d'euros. Ces émeutes extrêmement violentes occasionnent 16 blessés du côté des policiers[7].
Un vaste programme de réaménagement urbain de ces quartiers a été récemment entrepris, des barres HLM détruites et de nouvelles infrastructures ont été construites, pour les écoles notamment. En 2009, le réseau de transport en commun de l'agglomération amiénoise a été sensiblement modifié.
Le quartier Saint-Acheul[modifier]
Le quartier Saint-Acheul (API : /aʃœl/) existait avant Amiens puisque les hommes y vivaient dès la préhistoire. Les recherches archéologiques ont donné le nom d'Acheuléen (API : /aʃØleɛ̃/) à une période de la préhistoire. Un jardin archéologique peut y être visité librement.
C'est aussi le quartier des hortillonnages, de l'église Saint-Acheul, d'une nécropole militaire de 1914-1918 et de l'ancienne École normale d'instituteurs devenue le lycée Robert-de-Luzarches. Une partie du quartier comprend des maisons au style purement anglais, d'où son nom de « Quartier anglais ».
Nombre de personnages célèbres sont inhumés dans le cimetière Saint-Acheul ancien comme J.-P. Pinchon (dessinateur de Bécassine) et de nombreux Résistants.
Logement[modifier]
Pour une population qui s’élevait, en 2009, à 133 998 habitants, Amiens comptait 68 145 logements[8]. Sur cet ensemble, 62 472 logements (soit 91,7%) servaient de résidences principales, 5 020 logements (soit 7,4%) étaient vacants, et 653 logements (soit 1%) servaient de résidences secondaires ou occasionnelles. Sur la totalité du parc des logements, 26 347 (soit 38,7%) étaient des maisons individuelles, et 41 048 (soit 60,2%) des appartements. Le nombre moyen de pièces par logement étaient d’environ 3,5, que ce soit pour les appartements ou les maisons, ce qui correspondait à 1,7 pièce par occupant.
21 245 résidences principales (soit 34 %) étaient occupées par leurs propriétaires. Les logements mis en location, au nombre de 39 721, représentaient 63,6 % des résidences principales. Les 1 506 logements restants (soit 2,4 %) étaient mis à disposition gratuitement.
En 2006, sur un parc de 61 282 résidences principales, 20 913 unités (soit 34,1%) étaient recensées comme construites avant 1949[9].
Conformément à la loi relative à la solidarité et au renouvellement urbains (SRU) qui impose aux villes des agglomérations de plus de 50 000 habitants de disposer d'au moins 20 % de logements sociaux, Amiens comptait 20 670 logements sociaux en 2010 (dont 2 226 individuels) soit 33% de son parc de résidences principales[10].
Amiens ne peut se lire sans avoir en tête la spécificité de son parc de logements constitué dans une large proportion de maisons mitoyennes, simples ou bourgeoises : les amiénoises. Ces maisons traditionnelles des faubourgs, en brique et à étage(s), sont intrinsèquement liées à l'extension de la ville pendant et après la révolution industrielle.
L'amiénoise simple comprend une fenêtre au rez-de-chaussée et un étage, avec combles et cave. Elle est construite sur une parcelle de quelques mètres de large mais est en revanche très profonde, et pourvu d'un jardin, formant des cœurs d’îlots verts et des quartiers peu denses. L’amiénoise double compte deux fenêtres à chaque niveau. Les grandes amiénoises et maisons bourgeoises s’élèvent sur au moins 2 étages desservant de vastes pièces. Elles peuvent disposer d’une porte cochère ouvrant sur une cours intérieure pavée[11].
Les bâtiments officiels ou hôtels particuliers utilisent régulièrement des façades en brique sur un socle en grès, agrémentées de pierre pour les encadrements de fenêtres et de portes.
Le quartier des chanoines présente des façades exclusivement en pierre.
Dans les quartiers historiques comme le quartier Saint-Leu, les façades utilisent largement le bois, en colombages ou en bardage, et le torchis.
Projets d'aménagements[modifier]
- Amiens 2030 : Amiens, dans le cadre de la communauté d'agglomération Amiens Métropole, élabore un plan directeur de développement appelé Amiens 2030 [12]. Ce projet stratégique de rayonnement se façonne autour des enjeux prioritaires de développement économique, social et culturel de l'agglomération. L’ensemble de ce processus de réflexion déterminera l’aménagement de la métropole jusqu'en 2030.
- Le Tramway : La réimplantation du tramway (Amiens a eu le sien jusqu'à la seconde guerre mondiale) a été entérinée en décembre 2012 et prévoit deux à trois ans de travaux pour une mise en service en 2018. Une première ligne de 11 kilomètres reliera les quartiers nord d'Amiens au pôle hospitalier de Salouël en passant par la Citadelle, et inversement.
- La Citadelle : Ce projet phare pour l'agglomération consiste au regroupement des unités de formation et de recherches de l'Université de Picardie en lettres, langues, histoire-géographie, philosophie, sociologie, psychologie et de l'institut universitaire de formation des maîtres (IUFM) sur le site de la La Citadelle ; ensemble de 18 hectares aux portes du centre-ville. Ce programme de construction universitaire doit renforcer la compétitivité régionale et le développement de l'enseignement supérieur et de la recherche. Le projet confié à l'architecte italien Renzo Piano prévoit une ouverture du campus sur la ville et sera accessible à tous ses habitants.
- Gare-La-Vallée : Ce projet doit conforter Amiens dans son rôle de capitale régionale et permettre la création d'un véritable quartier d'affaires au cœur de la ville. Doté d'un budget de 157 millions d'euros, le projet mêle activités tertiaires, commerces et habitat au pied de la gare et de l'hypercentre. Les premiers immeubles ont été inaugurés en 2008. Une deuxième phase d'aménagement s'étale de 2012 à 2017. Sous le contrôle de l'architecte en chef, Paul Chemetov, le quartier doit notamment accueillir 2000 logements, 200 000 m2 de bureaux et deux parcs urbains créant un lien visible entre le centre-ville, la Somme et les hortillonnages[13].
- ZAC Intercampus : Ce nouveau quartier d'habitat et de services au sud de la ville doit accueillir 2400 logements d'ici 2030. Une première tranche de 850 habitations doit être livrée en 2015. Situé à proximité immédiate du campus et du pôle hospitalier, il sera desservi par le futur tramway. L'écoquartier de 80 hectares, construit en forme d'éventail, doit faire la part belle aux espaces verts et aux jardins (60% de sa superficie totale ne seront pas bâtis). Il comptera notamment 12 hectares de jardins familiaux[14].
- ZAC Paul Claudel : Ce nouveau quartier d'habitat et de services de 40 hectares est situé à l'entrée sud de la ville. Voulu comme un petit écoquartier, il doit accueillir 1400 logements et 1 800 m2 de surfaces commerciales. Conçu en 4 tranches, en concertation avec ses habitants, il entre dans son ultime phase d'aménagement en 2013[15].
- ZAC Renancourt : Ce nouvel écoquartier doit assurer le développement de la ville à l'ouest. Situé entre la vallée de Grâce, la vallée de la Selle, le quartier Renancourt et son faubourg, cette zone d'aménagement constitue un belvédère naturel sur la ville. Elle jouxte également des équipements emblématiques de la ville : le Zénith d'Amiens, le stade de la Licorne et le centre des congrès La Mégacité. D'ici 2018, ce quartier résidentiel accueillera 1400 logements mais aussi de l'hôtellerie, des équipements et des commerces[16].
- La 4e piscine : Un quatrième complexe aquatique est programmé à l'ouest de la ville à l'horizon 2015-2016.
Voies de communication et transports[modifier]
Amiens est un nœud d'axes de communications entre :
- l'Île-de-France et le Nord de la France ;
- la Normandie et le Benelux ;
- la France et le Royaume-Uni.
À mi-chemin entre les aires urbaines de Lille et de Paris, Amiens dispose de bonnes conditions de desserte et d'accessibilité notamment autoroutières (au croisement de l'A16 et de l'A29).
Une liaison régulière (en car) avec la gare de TGV Haute-Picardie permet également d’accéder à la gare/aéroport Charles-de-Gaulle. En 2020, la création d'un barreau ferroviaire entre Creil et Roissy mettra Amiens à 55 minutes de l'aéroport Charles-de-Gaulle et de son pôle TGV. Par le train, Amiens se situe à :
- 1 h 05 de Paris (16 trains A/R par jour) ;
- 1 h 15 de Lille ;
- 1 h 15 de Rouen ;
- 2 h 30 de Bruxelles ;
- 3 h 30 de Lyon ;
- 3 h 30 de Londres.
Voies routières[modifier]
Dés l'Antiquité, Amiens est un carrefour de routes importantes. La ville contemporaine est desservie par les autoroutes A 16 et A 29. Le viaduc Jules-Verne, long de 943 m, franchit la Somme à l'est de la ville et permet de réaliser le contournement de la ville par des voiries de type autoroutier. L'A16, l'A29, la RN1 et la RN25 forment un contournement de type autoroutier autour de la ville que la population appelle la rocade d'Amiens. Initialement constituant des voiries nationales aujourd'hui déclassées, pour la plupart, en routes départementales, Amiens métropole est desservie par :
- RD 1001 vers Beauvais et Paris, au sud, et vers Abbeville, Calais, Dunkerque et la frontière belge, au nord-ouest ;
- RN 25 vers Doullens, Saint-Pol-sur-Ternoise et Arras ;
- RD 1029 vers Yvetot et Neufchâtel-en-Bray à l'ouest, Saint-Quentin et La Capelle à l'est ;
- RD 929 vers Albert, Bapaume et Cambrai ;
- RD 935 vers Compiègne ;
- RD 919 vers Mailly-Maillet et Arras ;
- RD 933 vers Bernaville et Auxi-le-Château ;
- RD 934 vers Roye et Noyon.
- Stationnement
Le problème du stationnement a été un des éléments de débat lors de la campagne pour l'élection municipale de 2008[17]. Un an après le changement de majorité, l'équipe de Gilles Demailly lance une consultation auprès de la population[18]. Amiens s'est dotée de plusieurs parcs souterrains en centre-ville :
| Nom | Accessible par | À proximité de |
|---|---|---|
| Halles | Rue du Général-Leclerc | Centre commercial des Halles, beffroi |
| Hôtel de ville | Rue de Beauvais | Espace piétonnier, hôtel de ville |
| Jacobins | Rue des Jacobins | Espace piétonnier, préfecture |
| Trois Cailloux | Rue Robert de Luzarches | Espace piétonnier, palais de justice, cathédrale |
| Saint-Leu | Rue des Huchers | Facultés de droit science politique et d'économie gestion, cathédrale |
| Amiens 2 | Boulevard d'Alsace-Lorraine, rue de la Vallée | Centre commercial Amiens 2, gare routière, gare SNCF |
| Perret | Boulevard de Belfort, rue Vulfran-Warmé | Cinéma, gare SNCF |
| Gare La Vallée | Rue de la Vallée | Gare SNCF, ZAC Gare La Vallée |
Transport en commun[modifier]
Deux lignes de tramway sur 10,7 kilomètres sont inaugurées en 1887. Les deux se croisent place Gambetta, l'une reliant le cimetière de la Madeleine à l'église Saint-Acheul, par le pont Cagnard, la rue de Noyon et la rue Jules-Barni ; l'autre allant de l'église Saint-Pierre à l'hippodrome, par les rues Saint-Leu, Frédéric-Petit et Colbert.
Électrifié en 1899, le réseau s'allonge avec sept lignes pour 19 kilomètres en 1906. À partir de 1932, Longueau est reliée à Amiens par un service de bus. Les terribles bombardements allemands de 1940 qui détruisent la plus grande partie du centre ville s'abattent aussi sur le dépôt des tramways de la chaussée Jules-Ferry et y détruisent totalement le parc de tramways. Seul l'autobus de Longueau en réchappe. Amiens reste donc sans transport. Quelques vieux autobus parisiens sont ensuite utilisés pour un service extrêmement réduit. Ces autobus ainsi que l'autobus rescapé sont alors convertis au gaz de ville et pourvus de réservoirs sur le toit recouverts par un immense dôme blanchâtre. Ce service continuera avec cet extraordinaire matériel jusque 1946 (environ). Il n'y avait alors que deux lignes urbaines : une ligne est-ouest (Saint-Acheul Montières) et une ligne nord-est-sud-ouest (Beauvillé- route de Rouen). Il est décidé après guerre de desservir la ville par trolleybus avec une seule ligne d'autobus pour Longueau. Ce programme ne sera réalisé qu'en partie (desserte de Saint-Acheul, route de Rouen, La Madeleine et Saint-Pierre). En 1964, les trolleybus sont abandonnés et le bus est omniprésent dans les transports amienois[19].
La gestion du réseau de bus est aujourd'hui assurée par la société d'économie mixte Ametis, dont le réseau couvre Amiens Métropole, l'agglomération d'Amiens. La mise en place de voies de bus en site propre a débuté en 2006. L'ancien maire, Gilles de Robien avait envisagé la création d'un tramway mais le choix d'une circulation de bus en site propre avait été préférée pour des raisons de rapport coût/fréquentation.
En février 2008, la municipalité a lancé le Vélam, service de vélos partagés adaptation du système Cyclocity géré par JCDecaux, similaire aux Vélo'v lyonnais et Vélib' parisiens ou lillois.
En mars 2008, l'équipe municipale nouvellement en place a engagé une réflexion sur le développement d'un TSCP dans la ville. Après de nombreuses études et conférences, les élus ont voté le vœu d'un tramway lors du conseil municipal du 15 novembre 2012. Le projet est entériné par la Communauté d'agglomération Amiens Métropole le 18 décembre 2012. La mise en service de cette première ligne de tramway est programmée pour 2018[20].
-
La place Gambetta : pôle important du réseau de l'ancien tramway d'Amiens comme la place René-Goblet (carte postale ancienne éditée par LL, no 35 avant 1914)
-
Station Vélam
Transport ferroviaire[modifier]
Il existe trois gares :
- deux gares situées sur les lignes Paris-Boulogne et Amiens - Rouen :
- la gare d'Amiens, gare principale, dite gare du Nord, en mémoire de la Compagnie du Nord qui la créa. Chaque jour, 15 000 voyageurs empruntent les 7 lignes qu'elle compte[21].
- la gare de Saint-Roch (Somme),
- une gare située sur la ligne Paris-Lille Ligne Paris - Lille sur la commune de Longueau desservant le Sud d'Amiens et les villes de Longueau, Cagny, Boves…
- la gare de Longueau, gare voyageur du nœud ferroviaire historique de Longueau. Chaque jour, 2 500 voyageurs empruntent les 2 lignes qu'elle compte[21].
- la gare de Montières, gare affectée au trafic du fret, elle ne dessert que la zone industrielle d'Amiens ; cette gare est située sur l'ancienne ligne ferroviaire de Doullens.
De nombreuses liaisons régionales et extra régionales (Haute-Normandie, Nord-Pas-de-Calais, Champagne-Ardenne et Île-de-France) passent par Amiens, notamment par le TER Picardie.
Une quatrième gare, très excentrée (45 km d'Amiens), la gare TGV Haute Picardie permet l'accès au réseau TGV. Elle est desservie par des autocars. Son caractère isolé lui vaut par les régionaux l'appellation de gare à betteraves.
Transport aérien[modifier]
- L'aéroport d'Amiens - Glisy se situe à 5 km à l'est de la ville.
- L'aéroport Albert-Picardie se situe à 20 minutes au nord-est de la ville.
- L'aéroport de Beauvais-Tillé (9e aéroport français pour sa fréquentation) se situe à 45 min (en voiture) au sud de la ville.
- La création d'une ligne ferroviaire entre Creil et Roissy mettra Amiens à 55 minutes de l'aéroport Charles-de-Gaulle d'ici 2020[22].
Préhistoire[modifier]
Paléolithique[modifier]
Les découvertes d’importants gisements préhistoriques à Amiens ont contribué à la naissance et à l’essor de la Préhistoire, science jeune qui a su s’imposer dans la seconde moitié du XIXe siècle. La région d’Amiens possède d’énormes potentialités pour la géologie du Quaternaire et, plus généralement, pour la connaissance de l’histoire des premiers peuplements en Europe.
La richesse et l’importance des gisements des faubourgs de Saint-Acheul et de Montières ainsi que la qualité des travaux de l’amiénois Victor Commont et de l’abbevillois Jacques Boucher de Perthes, considéré comme le fondateur de la Préhistoire, ont apporté une renommée scientifique internationale au territoire. Au même titre que la vallée de la Vézère ou de la Dordogne, la vallée de la Somme fait référence pour la Préhistoire et pour l’étude du Paléolithique.
C’est à Amiens que fut définie pour la première fois une des plus anciennes civilisations de l’humanité : l’Acheuléen. En 1853, des « haches taillées », selon le terme de l’époque, sont recueillies dans les anciennes alluvions de la Somme au niveau du faubourg de Saint-Acheul, à l’est de la ville. Cette découverte passionnent les plus grands spécialistes internationaux de l’époque, Joseph Prestwich, Hugh Falconer, Charles Lyell ou John Evans, qui se pressent sur le site. En août 1859, Albert Gaudry y découvre neuf « haches taillées » qui attestent, selon lui, de la grande antiquité de l’humanité. Ces découvertes marquent le début de la grande période de Saint-Acheul qui durera plus de trois-quarts de siècle.
Entre 1860 et 1880, 20 000 bifaces sont ainsi recueillis. Saint-Acheul, dont la renommée est devenue internationale, accueille de très nombreux spécialistes et collectionneurs français et étrangers. Ce succès donnera naissance à un commerce lucratif de faux silex taillés.
En 1872, Gabriel de Mortillet, à qui l’on doit la dénomination des grandes périodes de la Préhistoire en France, décide d’appeler Acheuléen les industries en silex recueillies en grand nombre à Saint-Acheul. Le site amiénois devient alors la référence du principal faciès du Paléolithique inférieur.
Aujourd’hui, le jardin archéologique de Saint-Acheul est ouvert aux publics[23] et présente un aménagement paysager des anciennes carrières qui furent classées au titre des Monuments Historiques en 1947[24].
En 2007, des fouilles archéologiques, rue du Manège, ont mis à jour à Amiens les toutes premières traces d'occupation humaine dans une nappe alluviale perchée à 35 mètres au-dessus du fond de la vallée actuelle. L'âge des vestiges recueillis lors de cette intervention est daté d'environ 500 000 à 550 000 ans.
Mésolithique[modifier]
En 2006, lors de la construction de logements, des fouilles ont permis de découvrir des sites mésolithiques[25] sur des positions d’anciennes berges de la Somme et de la Selle[26].
Néolithique[modifier]
Le Néolithique sur le territoire d’Amiens n’a pas fait l’objet de recherches aussi intensives que le Paléolithique. Cependant, un important gisement dans le secteur Montières-Etouvie a livré une abondante industrie néolithique en silex jaune d’excellente facture .
Les briqueteries de Renancourt ont également mis à jour d’importants vestiges attribuables au Néolithique ou au Chalcolithique comme en témoigne la hache bipenne naviforme exposée au musée de Picardie.
Histoire[modifier]
Antiquité[modifier]
Samarobriva (Pont de la Somme) est citée pour la première fois dans les Commentaires sur la guerre des Gaules de Jules César. La capitale des Ambiens, quelque quarante ans plus tard, est une grande ville qui contrôle le passage de la Chaussée d'Agrippa reliant Lyon à Boulogne-sur-mer. Samarobriu(Samarobriva Ambianorum) figure sur la Tabula Peutingeriana (Table de Peutinger).
Les fouilles entreprises près de l'hôtel de ville et du palais de justice ont révélé les fondations du forum, des thermes et de l'amphithéâtre construits pour une population supérieure à celle de Londres ou de Lutèce. Au Bas-Empire, la cité fortifiée constitue l'une des principales bases arrière du dispositif romain face aux Grandes Invasions. Après la mort de Néron, elle était un centre d'équipement de la Britannia et voit affluer légionnaires et marchands.L’enceinte du Bas-Empire protège une superficie de 20 ha[27]. La prospérité de la cité la désigne aux premiers assauts des barbares, Alains, Vandales, Burgondes, qui s'emparent successivement d'Amiens[Quand ?]. Lors de l'aménagement en 2012 de la ZAC de Renancourt, les archéologues (INRAP et Drac Picardie) fouille un domaine rural gallo-romain au tournant de la Conquête (Ier-IIe siècles) sur une dizaine d'hectares. L'occupation du Ier siècle (La Tène) montre un large fossé au tracé irrégulier avec plusieurs édifices en bois et torchis. Des sépultures à incinération ont également été découvertes.
En 2006, lors de la construction d'immeubles dans la ZAC cathédrale, des fouilles ont permis d’étudier une portion du rempart dressé à la fin du IIIe siècle à Samarobriva[28].
En 367, Valentinien Ier s'installe à Amiens afin d'y organiser un système de défense maritime, connu sous le nom de Tractus Armoricani et Nervicani.
En 367, Valentinien Ier y proclame Auguste son fils Gratien.
En 367, c'est de là que part également le comte Théodose pour rétablir l'ordre romain en Bretagne.
En 383, à l'inverse, Amiens, comme toutes les villes de ce secteur, est prise par Maxime, proclamé par les légions de Bretagne.
Moyen Âge[modifier]
Au Ve siècle arrivent les Francs sous la conduite de Clodion le Chevelu. Mérovée y est élu roi par ses compagnons d'armes et élevé sur le pavois en signe du pouvoir qui lui est conféré.
859 : la ville est pillée par les Normands.
882 : nouvelle attaque des Normands qui prennent la ville.
Amiens bénéficie, vers 1095, d'une ébauche d'organisation municipale ; la commune est jurée en 1113 avec l’accord de l’évêque, et reconnue par la suite par le roi de France[29]. D’autres villes de la région (Beauvais, Cambrai, Laon, Noyon, Saint-Quentin) l’ont devancée sur le terrain des libertés municipales. Le dimanche des Rameaux 1115, le roi Louis VI le Gros est présent à Amiens, pour soutenir l'évêque Geoffroi et les habitants contre le comte Enguerrand de Boves qui refuse de reconnaître l'institution communale.
Réunie à la couronne en 1185, puis donné à la Bourgogne par le traité d'Arras, Amiens est acquise par Louis XI en 1477.
En 1218, La foudre détruit les archives de l'évêché et celles du chapitre, et anéantit la cathédrale qui avait été reconstruite après l'invasion des Normands.
Le 23 janvier 1264, Saint Louis rend un arbitrage, le Dit d'Amiens, dans un conflit opposant le roi d'Angleterre Henri III à ses barons révoltés.
Le bleu d'Amiens produit à partir de la guède (Isatis tinctoria connue sous le nom de Pastel des teinturiers et de waide en picard), une plante tinctoriale, fit la fortune des marchands waidiers aux XIIe et XIIIe siècles et de la ville[30]. La richesse engendrée par le produit de la vente de cette teinture contribua au financement de la reconstruction de la cathédrale. De nos jours, l'exploitation patrimoniale, culturelle et économique de la waide est toujours d'actualité. Amiens est en effet le chef de file du projet de coopération européenne "Au-delà du bleu - waide : patrimoine et création"[31].
En 1477, à la suite de la mort de Charles le Téméraire, les villes de la Somme retournent à la couronne. Louis XI autorisa à Amiens, par ses lettres patentes, deux foires annuelles, de sorte que non seulement la ville s'accroisse mais également que n'augmente pas désormais la fuite des devises du royaume, en raison des foires puissantes d'Anvers et de Bruges[32].
Époque moderne[modifier]
Le 11 mars 1597, les espagnols attaquent par surprise : les soldats de Pedro Enríquez de Acevedo, comte de Fuentes, déguisés en paysans viennent devant les portes des remparts avec des noix et des pommes. Les Amiénois affamés ouvrent alors les portes et les Espagnols entrent dans la ville et s'emparent de la cité. Après les six mois du siège d'Amiens, Henri IV reprend la cité, mettant fin à son autonomie de gestion.
Amiens est réputée aux XVIIIe et XIXe siècles pour ses textiles dont le célèbre velours d'Amiens. La famille Cosserat est alors une des plus grandes familles de l'industrie textile amiénoise.
XIXe siècle[modifier]
Le 25 mars 1802, le Royaume-Uni et la France signent à la mairie d'Amiens un traité de paix qui met un point final à la deuxième coalition européenne contre la France.
Durant le XIXe siècle, Amiens tire profit du développement de l'industrie et est reconnue mondialement grâce à la qualité de sa production textile. La ville s'étend et se modernise. Les remparts sont démontés totalement pour laisser place à de larges boulevards qui ceinturent le centre-ville. Sur les parcelles des hospices d'Amiens, éloignés des faubourgs de Saint-Honoré et Saint-Acheul, naît le quartier Henriville. La rue de la République est créée et devient la rue du pouvoir et du savoir, avec l'érection de la bibliothèque municipale et du musée de Picardie, ainsi que l'installation de la préfecture.
La première ligne de chemin de fer passant par Amiens est construite en 1848 : elle permet de relier la ville à Boulogne-sur-Mer[33]. Certains anciens fossés jouxtant les remparts sont utilisés pour le passage de voies de chemin de fer. Ce progrès modifie la géographie de la ville, qui tourne désormais le dos à la Somme, à l'instar de l'hôtel de ville qui transfère son entrée de la place au fil, vers l'actuelle rue des Trois-Cailloux.
En 1849, comme dans toutes les communes de France, la population masculine majeure peut, pour la première fois, aller voter grâce à l'instauration du suffrage universel. La ville est touchée en 1866 par une épidémie de choléra.
Pendant la guerre franco-prussienne de 1870, la Somme est envahie par les Prussiens, on se bat pour Amiens qui est finalement occupée, tandis que la citadelle résiste quelques jours de plus.
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Au XIXe siècle, le chemin de fer occupe l'emplacement des anciens remparts de Philippe Auguste
Depuis 1900[modifier]
De la Belle Époque à la Première Guerre mondiale[modifier]
Dixième ville française au début du XXe siècle, sa population a doublé entre 1800 et 1900 en passant de 41 000 à plus de 90 000 habitants[34]. Devant la nécessité de loger les nouveaux arrivants, la ville se transforme et enrichit son patrimoine, valorisant particulièrement son centre, tout en gardant des traces de son passé avec son plan conservant l'empreinte des enceintes successives. La ville s'étend d'abord vers le sud puis au nord, spécialement dans le faubourg Saint-Pierre où se construisent de nombreuses maisons "amiénoises".
Les Nouvelles Galeries, qui ont ouvert leurs portes en 1895 rue des Trois-Cailloux, concurrencent le petit commerce. En 1902, l'amiénois Henri Devred installe son premier magasin de prêt-à-porter dans cette rue commerçante emblématique.
La capitale picarde est alors une cité animée, riche d'activités sportives et culturelles. En témoigne l'exposition internationale qu'elle organise en 1906. Une grande activité intellectuelle a cours dans la ville avec plusieurs sociétés savantes influentes, une presse variées et un théâtre renommé. Les fêtes traditionnelles, populaires et plus aristocratiques sont nombreuses.
En 1906, la CGT tient un congrès historique, qui élabore la Charte d'Amiens qui consacre l'indépendance du syndicalisme par rapport au socialisme.
En 1913, la ville compte 38 entreprises de confection. Les quartiers Saint-Leu et Saint-Pierre ainsi que le faubourg de Hem, où prédomine l'industrie textile, contrastent avec la prospérité du centre et de la ville haute en concentrant la pauvreté et les logements insalubres.
Avec la déclaration de guerre durant l'été 1914, Amiens, que le déterminisme géographique place en position de protéger la capitale, subit de plein fouet les effets de la guerre.
La Première Guerre mondiale[modifier]
Amiens connaît des dégâts lors des deux guerres mondiales. Ville de l'immédiat arrière-front en 1914-1918, la ville subit une courte occupation en septembre 1914. De 93 000 habitants à l'entrée en guerre, la population passe à 110 000 pendant le conflit du fait de la présence des troupes alliées. Population et industries subissent de lourdes privations (gaz, charbon, pain…), qui engendrent plusieurs grèves, vingt-cinq rien que pour l'année 1917. Face aux bombardements réguliers, la municipalité met en place dès 1915 la protection des monuments historiques, comme la cathédrale. Fin mars 1918, une vague de bombardements intense détruit la gare du Nord, les Nouvelles Galeries et la Halle aux blés, entraîne l'évacuation de la population, et de la municipalité qui se réfugie à Neufchâtel-en-Bray.
En mars 1918, les Allemands lancèrent l'opération Michael, qui fut stoppée par la brigade de cavalerie canadienne (Lord Strathcona's Horse - Royal Canadians) le 4 avril à Villers Bretonneux et Moreuil. En août, le corps expéditionnaire britannique du maréchal sir Douglas Haig dirige l'offensive qui deviendra la bataille d'Amiens. L'attaque est destinée à libérer une large partie de la ligne de chemin de fer entre Paris et Amiens.
À la fin de la Première Guerre mondiale, on dénombre 7 000 maisons détruites et 3 000 endommagées, auxquelles s'ajoutent les pillages[35].
Un plan de reconstruction est engagé par Louis Duthoit, remplacé en 1921. L'État rejette en 1924 la demande de la municipalité de dommages de guerre. Une reconstruction moins ambitieuse débute en 1925, dont témoignent quelques façades Art déco.
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Rue François-Delavigne : maisons en ruines pendant la Première Guerre mondiale
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Carré musulman de la nécropole nationale de Saint-Acheul. Au premier plan, tombe d'un soldat du 45e régiment de tirailleurs sénégalais tombé lors de la bataille de la Somme
La Seconde Guerre mondiale[modifier]
La reconstruction du centre-ville, déjà fortement touché en 1918, n'est pas terminée, que la ville est à nouveau sinistrée par les nombreux bombardements de la Seconde Guerre mondiale, en 1940, en particulier en juin, lors de la bataille d'Amiens. Le 20 mai, la ville était tombée aux mains des Allemands de la 1re Panzerdivision. Le quartier bourgeois d'Henriville, le pittoresque quartier populaire de Saint-Leu, aujourd'hui réhabilité, et la cathédrale sont épargnés. En 1942, les premiers plans de reconstruction sont échafaudés par les officiers allemands, et par Pierre Dufau. En 1944, l'aviation britannique vise la prison lors de l'opération Jéricho, puis les voies ferrées. Amiens sort du conflit détruite à 60 %.
L'après-guerre[modifier]
La ville est reconstruite sur les plans de Pierre Dufau : son plan de reconstruction et d'aménagement est adopté dès juillet 1942. Il repose sur la volonté d'améliorer la circulation par l'élargissement des rues et la densification des îlots. La place Gambetta est aménagée par l'architecte Alexandre Courtois, la place de la gare est conçue par Auguste Perret, comprenant sa fameuse Tour, Dufau se concentrant quant à lui sur la place du Marché et la place de la cathédrale[36].
Le vent de contestation qui souffle sur la France et dans le monde à la fin des années 1960, touche également Amiens. D'abord, une manifestation opposée à la guerre du Viêt Nam est organisée le 21 octobre 1967. Ensuite, alors que la Maison de la Culture avait accueilli le ministre de l'Éducation nationale Alain Peyrefitte en mi-mars 1968, à l'occasion d'un colloque sur l'éducation, les étudiants amiénois emboîtent le pas des événements parisiens en défilant les 6 et 7 mai.
Les ouvriers de la Somme rejoignent le mouvement de contestation le 17, tandis que le lendemain, les cheminots de Longueau bloquent les aiguillages. Les ouvriers de Férodo occupent leur usine à partir du 20 mai pour cinq semaines.
Sans connaître d'affrontements comparables aux nuits parisiennes, la ville est rapidement paralysée : l'absence de collecte des déchets ménagers donne aux rues des odeurs nauséabondes, et le département est à court d'essence à partir du 22. Face à ce mouvement de gauche, l'extrême-droite ne reste pas absente : alors que des militants avaient lancé un engin explosif sur la permanence communiste de la ville le 23 décembre 1967, des membres d'Occident s'opposent aux étudiants le 21 mai, devant le cinéma Picardy. Dans la nuit du 27 au 28 mai, les étudiants tentent de prendre la Maison de la Culture. Au lendemain de l'allocution de De Gaulle, ses partisans amiénois défilent le 31 mai, tandis que la reprise s'engage la semaine suivante. La loi Faure promulguée, l'université d'Amiens est créée le 26 octobre suivant[37].
Depuis les années 1970[modifier]
Dans les années 1970, la ville achète peu à peu les maisons du quartier Saint-Leu et le rénove dans les années 1980. Dans les années 1990, le parc Saint-Pierre est réaménagé et une partie l’université de Picardie s'installe dans de nouveaux bâtiments, au pied de la cathédrale, tandis que le quartier nord fait l'objet d'aménagements importants. Ces quinze dernières années[Quand ?], la ville s'est également développée à travers le quartier commercial de la Vallée des vignes, au Sud de la ville.
Depuis 2006, un vaste programme de réaménagement du quartier de la gare, le projet Gare la Vallée, est en cours[38]. Depuis juin 2008, la vaste transformation architecturale de la place de la gare permet de faciliter l'accès à la gare aux personnes à mobilité réduite et d'assurer une continuité piétonne entre l'hôtel de ville et cette dernière, au prix d'une polémique sur la qualité de la mise en valeur de l'œuvre de Perret.
Vie militaire[modifier]
Unités ayant été stationnées à Amiens :
- État-major de la 2e région militaire, avant 1913 - (jusqu'à ?)
- État-major du 2e corps d’armée, avant 1906 - 1913 (jusqu'à ?)
- État-major de la 3e division d’infanterie, avant 1913 - 1928
- État-major de la 4e division d’infanterie, avant 1913 - (jusqu'à ?)
- État-major de la 3e division de cavalerie, avant 1913 - (jusqu'à ?)
- État-major de la 3e division d’infanterie motorisée, 1928- (jusqu'à ?)
- État-major de la 1re brigade de spahis[Note 1], avant août 1939 - (jusqu'à ?)
- État-major du 3e groupement de cavalerie[Note 2], avant août 1939 - (jusqu'à ?)
- 51e régiment d’infanterie, août 1939
- 72e régiment d’infanterie, avant 1906 - 1913 (jusqu'à ?)
- 8e bataillon de chasseurs à pied, 1906
- 2e légion de gendarmerie, 1906
- État-major de la 8e division d’infanterie, jusqu'à sa dissolution en 1993
- 8e régiment de commandement et de soutien, jusqu'à sa dissolution en 1993
Politique et administration[modifier]
Tendances politiques et résultats[modifier]
Administration municipale[modifier]
Voici ci-dessous le partage des sièges au sein du conseil municipal d'Amiens :
| Groupe | Effectif | Statut | ||
|---|---|---|---|---|
| Groupe Communistes en action | 3 | majorité | ||
| Groupe Communistes et Citoyens | 6 | majorité | ||
| Groupe des élus écologistes | 7 | majorité | ||
| Groupe PS - MRC - PRG | 26 | majorité | ||
| Sans étiquette | 1 | majorité | ||
| Groupe indépendant | 4 | opposition | ||
| Groupe Mouvement pour l'Avenir | 8 | opposition |
Les cantons[modifier]
Amiens est divisée en huit cantons :
- Le 1er canton (Amiens-Ouest) est formé d'une partie d'Amiens et des communes de Dreuil-lès-Amiens et Saveuse (21 188 habitants) ;
- Le 2e canton (Amiens-Nord-Ouest) est formé d'une partie d'Amiens et des communes d'Argœuves et de Saint-Sauveur (14 434 habitants) ;
- Le 3e canton (Amiens-Nord-Est) est formé d'une partie d'Amiens et de la commune de Rivery (18 506 habitants) ;
- Le 4e canton (Amiens-Est) est formé d'une partie d'Amiens et des communes de Camon et de Longueau (24 118 habitants) ;
- Le 5e canton (Amiens-Sud-Est) est formé d'une partie d'Amiens et de la commune de Cagny (24 596 habitants) ;
- Le 6e canton (Amiens-Sud) est formé d'une partie d'Amiens (17 113 habitants) ;
- Le 7e canton (Amiens-Sud-Ouest) est formé d'une partie d'Amiens et de la commune de Pont-de-Metz (19 645 habitants) ;
- Le 8e canton (Amiens-Nord) est formé d'une partie d'Amiens et des communes d'Allonville, Poulainville et de Bertangles (18 209 habitants).
Liste des maires[modifier]
Le 21 mars 2008, Gilles Demailly succéde à Gilles de Robien, en étant élu maire au second tour le 16 mars avec 56,21 % des voix. Il est également président de la communauté d'agglomération Amiens Métropole.
| Période | Identité | Parti | Observations |
|---|---|---|---|
| 21 mars 2008- | Gilles Demailly | PS | |
| 29 mars 2007-21 mars 2008 | Gilles de Robien | UDF puis Nouveau Centre | |
| 27 juin 2002-2007 | Brigitte Fouré | UDF | démissionnaire le 23 mars 2007 |
| mars 1989-juin 2002 | Gilles de Robien | UDF-PR puis UDF | démissionnaire pour entrer au gouvernement |
| 1971-1989 | René Lamps | PCF | décédé le 8 mai 2007 |
| 1959-1971 | Maurice Vast | SFIO puis DVG allié à l'UNR | |
| 1953-1959 | Camille Goret | SFIO | |
| 1950-1953 | Maurice Vast | SFIO | |
| 1950 | Eugène Jolibois | président de la délégation spéciale, à la suite de la démission de Vast, mis en minorité | |
| 1944-1950 | Maurice Vast | SFIO | |
| 1941-1944 | Pierre Rollin | ||
| 1940-1941 | Léon Debouverie | ||
| 1925-1940 | Lucien Lecointe | PRS | |
| 1919-1925 | René Caumartin | ||
| 1916-1919 | Herménégilde Duchaussoy | intérim | |
| 1912-1916 | Alphonse Fiquet | décédé le 14 mai 1916 | |
| 1910-1912 | Georges Antoine | ||
| 1910 | Georges Antoine | interim | |
| 1908-1910 | Albert Catoire | ||
| 1903-1908 | Alphonse Fiquet | ||
| 1897-1903 | Paul Tellier | ||
| 1897 | Alcide Huber | intérim | |
| 1896-1897 | Alphonse Fiquet | ||
| 1895-1896 | Decaix-Matifas | ||
| 1895 | Decaix-Matifas | intérim | |
| 1884-1895 | Frédéric Petit | républicain | |
| 1884 | Fernand Lévecque | intérim | |
| 1882-1884 | Alphonse Fiquet | ||
| 1881-1882 | Fernand Lévecque | intérim | |
| 1881 | Decaix-Matifas | intérim | |
| 1881 | Alphonse Fiquet | ||
| 1880-1881 | Frédéric Petit | républicain | intérim |
| 1879-1880 | Alphonse Delpech | ||
| 1877-1879 | René Goblet | ||
| 1876-1877 | Charles Dufour | président de la commission municipale | |
| 1875-1876 | Alphonse Delpech | ||
| 1875 | Charles Dubois | ||
| 1875 | René Goblet | intérim | |
| 1875 | Alphonse Fiquet | intérim | |
| 1873-1874 | Louis Dewailly | ||
| 1868-1873 | Albert Dauphin | ||
| 1865-1868 | Pierre Dhavernas | ||
| 1861-1865 | JB Ferdinand Allou | ||
| 1860-1861 | Léon de Chassepot | ||
| 1851-1860 | Prudent Allart | ||
| 1848-1851 | Louis Porion | ||
| 1839-1848 | Frédéric Boistel Duroyer | ||
| 1835-1839 | Docteur Lemerchier | ||
| 1832-1835 | Frédéric Boistel Duroyer | ||
| 1830-1832 | Alexandre Thiérion de Chipilly | ||
| 1823-1830 | Nicolas Daveluy Bellencourt | ||
| 1817-1823 | Nicolas Dargent | ||
| 1816-1817 | Blin de Bourdon | ||
| 1808-1815 | Adrien Morgan de Belloy | ||
| 1800-1807 | Augustin Debray | ||
| 1798-1800 | Le Caron Crépin | ||
| 1797-1798 | Rigollot | ||
| 1797 | Laurendeau | ||
| 1796-1797 | Rigollot | ||
| 1795-1796 | Laurendeau | ||
| 1795 | Antoine Chamont | ||
| 1795 | Poullain Cotte | ||
| 1794-1795 | Devismes | ||
| 1792 -1794 | Lescouvé | ||
| 1791 | Charles Leroux | ||
| 1790-1791 | Jacques de Gand | ||
| Les données antérieures ne sont pas encore connues. | |||
Instances judiciaires et administratives[modifier]
Amiens est une ville marquée par une forte tradition judiciaire, avec la présence historique de sa cour d'appel, ainsi que de toutes les juridictions de premier et deuxième degré de l'ordre judiciaire. La cour d'appel d'Amiens a compétence sur les trois départements de la Picardie, soit neuf tribunaux de grande instance.
Plus récemment, Amiens est devenue le siège :
- de la Cour nationale de l'incapacité et de la tarification de l'assurance des accidents du travail[39] ;
- d'un tribunal administratif dont les jugements peuvent faire l'objet d'un appel à la cour administrative d'appel de Douai ;
- de la chambre régionale des comptes de Picardie.
Politique environnementale[modifier]
Population et société[modifier]
Démographie[modifier]
Les habitants d'Amiens s'appellent les Amiénois[40]. Le nom jeté des habitants est « Chés maqueux d'gueugues » (les mangeurs de noix).[réf. nécessaire]
La population d'Amiens a connu une forte augmentation depuis le milieu du XIXe siècle où la population a doublé en un siècle.
Évolution démographique[modifier]
En 2010, la commune comptait 133 448 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 3],[Note 4].
Pyramide des âges[modifier]
Amiens se distingue par la jeunesse de sa population. En effet, en 2012, plus de 25 % de la population de la ville a moins de 20 ans. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (16,9 %) est par ailleurs inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (21 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure en nombre à la population masculine, avec un taux de 52,9 %, le taux national étant de 51,6 %. La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :
- 47,1 % d’hommes (0 à 14 ans = 19,3 %, 15 à 29 ans = 30 %, 30 à 44 ans = 20,4 %, 45 à 59 ans = 16,3 %, plus de 60 ans = 14 %) ;
- 52,9 % de femmes (0 à 14 ans = 16 %, 15 à 29 ans = 28,4 %, 30 à 44 ans = 18,6 %, 45 à 59 ans = 17,4 %, plus de 60 ans = 19,5 %).
Enseignement[modifier]
Enseignement primaire et secondaire[modifier]
Les établissements éducatifs de la commune relèvent de l'académie d'Amiens[45] qui évolue sous la supervision de l'Inspection académique la Somme.
En 2011, l'agglomération amiénoise regroupe 46 maternelles, 6 écoles élémentaires et 54 écoles primaires dont 11 sont privées. Elle dispose de 9 collèges publics et de 6 collèges privés. Amiens compte 24 lycées :
- Lycées professionnels : l'Acheuléen, Édouard Branly, Édouard Gand, La Providence (privé), Montaigne, Romain-Rolland, Sacré-Cœur (privé), Saint-Martin (privé), Saint-Rémi (privé) et Saint-Riquier (privé).
- Lycées généraux et technologiques : Robert de Luzarches, La Hotoie, Jean Baptiste Delambre, La Providence (privé), Sacré-Cœur (privé), Saint-Martin (privé), Saint-Rémi (privé), Saint-Riquier (privé) et Sainte-Famille (privé).
- Lycées généraux : Madeleine Michelis, Louis Thuillier.
- Lycées technologiques: Édouard Branly et Édouard Gand.
Enseignement supérieur[modifier]
La métropole amiénoise accueille une des plus importantes populations étudiantes de France. En 2013, la ville compte 26 000 étudiants (dont 3 300 en cycle court)[46]qui se répartissent dans 40 établissements d’enseignement supérieur, notamment :
- L'université de Picardie Jules-Verne (UPJV) a son siège à Amiens et comprend des enseignements dans de nombreux domaines :
- Facultés de médecine et de pharmacie,
- Facultés de droit, de sciences-politiques et d'économie (au pied de la cathédrale),
- Faculté de sciences (dans le quartier Saint-Leu),
- IUP MIAGE (Méthodes informatiques appliquées à la gestion des entreprises),
- IUP PVIA (Productions végétales et industries agroalimentaires),
- Facultés de sciences humaines, de lettres, de langues et STAPS (sur le campus d'Amiens Sud),
- IUT Gestion des entreprises et administrations, informatique, génie mécanique et productique, génie civil, génie biologique et techniques de commercialisation [Tech de Co] (sur le campus d'Amiens Sud),
- Faculté des arts au site de la Teinturerie (dans le quartier Saint-Maurice),
- Formation continue et e-learning (centre-ville),
- Classes préparatoires aux grandes écoles :
- Scientifiques : Maths Sup MPSI, PCSI, BCPST, Maths Spé MP, MP*, PC, PC*, BCPST, PSI, TSI au lycée Louis-Thuillier, TSI au lycée Édouard-Branly
- Économiques et commerciales : ECS (Économique et Commerciale option Scientifique) et ECT au lycée Louis-Thuillier, ECE (Économique et Commerciale option Économique) au lycée Madeleine-Michelis, ECT (Économique et Commerciale option Technologique) au lycée Édouard-Gand
- Littéraires : hypokhâgne et khâgne au lycée Louis-Thuillier
- CNAM : Conservatoire national des arts et métiers de Picardie
- ESIEE : École supérieure d'ingénieurs en électrotechnique et en électronique
- ESC Amiens (Sup de Co) devenu France Business School en 2012
- ISAM : Institut supérieur d'administration et de management (rattachée à la précédente)
- ESAD : École supérieure d'art et de design
- BTS audiovisuel au lycée Robert de Luzarches
- CFPPA - UFA du Paraclet : Centre de formation professionnelle et de promotion agricole et Centre de formation sur l'eau et les milieux aquatiques
- École de technicien en analyses biomédicales (IFTAB)
- Écoles d'infirmières et d'infirmiers (IFSI C.H.U et IFSI Philippe Pinel)
- École de sages-femmes Michel Vitse
- École de masseur-kinésithérapeute (IFMK)
- École de manipulateurs en électroradiologie (IFMEM)
- École d’éducateurs spécialisés, assistants sociaux, et autres professions du secteur social (Institut Régional de Formation aux Fonctions Éducatives : IRFFE)
- Formation continue pluridisciplinaire des professionnels du secteur social et médico-social (CREAI de Picardie)
- IDRAC : Institut de recherche et d'action commerciale (école de commerce)
- IMN : Institut des métiers du notariat
- Institut universitaire de formation des maîtres
- Centre national de formation de la fonction publique territoriale (CNFPT) pour la Picardie (site Friant)
- RISE : Réseau des instituts supérieurs de l'entreprise (école de commerce)
Santé[modifier]
Le CHU d'Amiens-Picardie est organisé autour de quatre sites :
- Hôpital Sud, avenue René-Laënnec,
- Hôpital Nord, place Victor-Pauchet,
- Centre Saint-Victor, 354 bis boulevard de Beauvillé,
- Centre de gynécologie obstétrique, 124 rue Camille-Desmoulins.
Dès 2014, les quatre sites seront réunis sur le site actuel de l'hôpital Sud, à l'exception des unités de long séjour pour personnes âgées qui resteront au Centre Saint-Victor. Ce regroupement doit s'achever en 2016 et permettre au CHU d'Amiens d’accroître sa dimension nationale et inter-régionale. Ce regroupement représente le plus gros chantier hospitalier de France et l'un des plus importants en Europe (630 millions d'euros de travaux et d'équipement). En 2011, ce sont 750 ouvriers en moyenne qui se sont affairés chaque jour sur le site. À l'issue des travaux, la surface totale du CHU d'Amiens sera de 172 000 m2. Il comptera trois plots d'hospitalisation de 400 lits chacun. Le CHU d'Amiens est le plus gros employeur de la région Picardie. À l'issue du regroupement, ce sont 6 700 employés, 1 300 étudiants des professions de santé et 1 250 consultants qui s'y rendront chaque jour[47].
Afin de maintenir une offre de santé au Nord de la ville, un centre de santé ouvrira ses portes, début 2015, au carrefour de l'avenue de l'Europe et de la rue Maurice-Ravel. Cet espace santé de 900 m2 accueillera des médecins généralistes et des spécialistes (cardiologue, gynécologue, ORL, dermatologue, kinésithérapeute, etc.), avec la promesse d'une permanence des soins (7 jours sur 7 et 24 heures sur 24).
Parallèlement au CHU, il existe trois cliniques privées importantes, issues du regroupement d’anciennes cliniques réparties dans la ville. Ces établissements de soins et d'hospitalisation médicale, chirurgicale et obstétricale se sont réunis pour créer un pôle hospitalier privé dans le quartier de la Vallée des Vignes, au sud de la ville.
- Polyclinique de Picardie, 43 Rue Alexandre Dumas,
- Clinique de l'Europe, 5 Allée des Pays-Bas,
- Groupe Santé Victor Pauchet, 2 Avenue Irlande.
Le CHU d'Amiens figure à la 13e place dans le palmarès 2012 des hôpitaux et cliniques du magazine Le Point. Dans ce classement, le CHU se distingue dans les prothèses de la hanche (3e), la chirurgie de la cheville (4e) et du pied (6e), les pathologies de la rétine (7e) et du diabète (11e). Dans ce même classement, le Groupe Santé Victor Pauchet, doté d'un solide «pôle mère-enfant», obtient une 4e place au tableau des cliniques pour les cancers gynécologiques et une 17e place pour les cancers du sein [48].
En 2005, le CHU d'Amiens s'illustre internationalement grâce au professeur Bernard Devauchelle, natif de la ville, qui réalise avec son équipe la première greffe partielle de visage au monde[49].
Sports[modifier]
Grâce à la jeunesse de sa population, au dynamisme et à la réussite de ses clubs sportifs, Amiens s'est vu décerner le titre de la « Ville la plus sportive de France » par le journal L'Équipe en 1999. Elle avait déjà remporté ce titre en 1969.
- Athlétisme :
- l'AUC Athlétisme (Amiens Université Club Athlétisme). Le club voit notamment évoluer Marie Gayot, vice-championne d'Europe du relais 4 × 400 mètres à Helsinki en 2012, Bertrand Moulinet spécialiste du 20 et 50 kilomètres marche.
- Aviron :
- Le Sport Nautique d'Amiens (SNA) a été fondé en 1866. Situé en bordure du parc Saint-Pierre, il est labellisé "école française d'aviron 3 étoiles" par la Fédération française des sociétés d'aviron. Comptant près de 80 rameurs en compétition, le club évolue actuellement en 2e division.
- Badminton :
- l'AUC Bad (Amiens Université Club Badminton) est labellisé "École Française de Badminton" par la Fédération française de badminton. En 2012, le club comptait environ 215 licenciés. Amiens a organisé le Championnat de France de badminton en 2011.
- Escrime :
- le Cercle d'Escrime d'Amiens Métropole est l’un des plus anciens clubs français, il a succédé à la Salle d'armes d'Amiens ouverte en 1886. Le cercle compte environ 150 licenciés et demeure un club majeur de l’épée française avec de nombreuses qualifications et résultats lors des Championnats de France d'escrime. Le club a d'ailleurs organisé les championnats de France (Elite) en 2001 et 2011.
- Floorball :
- Les Hoplites d'Ambiani, évoluant en D1. Une seconde équipe évolue en D2.
- Football :
- l'Amiens SC, évoluant en National (D3). L'équipe a été finaliste de la Coupe de France en 2001 et demi-finaliste en 1930 et en 2008.
- l'ASC Club, l'équipe féminine de l'Amiens SC évolue en Division 2. Avant la saison 2012-2013, l'équipe était connue sous le nom de CS Amiens Montières Etouvie.
- l'AC Amiens, évoluant en CFA (D4).
- Football américain :
- Les Spartiates d'Amiens, évoluant dans le Casque de diamant (D1), champions de France en 2004, 2010 et 2012. Créé en 1987, le club compte plus de 400 licenciés.
- Handball :
- l'APH (Amiens Picardie Hand), évoluant en Nationale 2 (D4). Le club, résultat de la fusion de plusieurs clubs amiénois, a été créé en 1991.
- Hockey sur gazon :
- l'Amiens Sports Club, évoluant en Ligue Élite (D1), champions de France masculin en 1981, 1982, 1986, 1987, 1988, 1989 et champions de France féminin en 1983, 1984, 1993, 1995.
- Hockey sur glace :
- les Gothiques d'Amiens, évoluant en Ligue Magnus (D1), champions de France en 1999 et 2004, vice-champions de France en 1989, 1997, 1998, 2003 et 2006. L'équipe évolue au Coliséum sur la plus grande surface de glace permanente de France (3800 places). Amiens a accueilli le tournoi Division I du championnat du monde 2006.
- Natation :
- l'Amiens Métropole Natation, club de Jérémy Stravius, champion du monde du 100 mètres dos et champion olympique du relais 4 × 100 mètres. Le club a organisé les Championnats de France jeunes en 2012 au Coliseum
- Roller in line hockey :
- les Écureuils d'Amiens, évoluant en Ligue Élite (D1), vice-champions de France en 2010, finalistes de la Coupe de France en 2007 et finalistes de la Coupe d’Europe des clubs en 2008[50].
- Rugby à XV :
- Le Rugby Club Amienois, évoluant en tour à tour en série régionale et en 3e Division (promu en 2009-2010)
- Tennis :
- L'Amiens Athlétic Club (AAC) a été fondé en 1904. C'est l'un des 10 plus grands clubs de France avec près de 1000 licenciés en 2013[51].
- Tennis de table :
- L'Amiens Sport Tennis de table (ASTT) dont la section masculine évolue en Nationale 2 (4e division nationale) et a évolué dans le passé avec l'équipe féminine en Nationale 1 (l'élite nationale de l'époque)
- Volley Ball :
- L'Amiens Longueau Métropole Volley Ball (ALMVB) dont l'équipe première féminine évolue en Division Élite Féminine (D2) et l'équipe masculine en Nationale 2 (4e division nationale).
-
Le Coliseum
-
Les Gothiques d'Amiens en 2008
-
Jérémy Stravius, licencié au club d'Amiens Métropole Natation
Depuis l'origine du Tour de France en 1903, Amiens a été 10 fois ville de départ d'étape (1932, 1962, 1964, 1967, 1970, 1971, 1975, 1979, 1999, 2004) et 9 fois ville d'arrivée (1932, 1962, 1964, 1967, 1970, 1971, 1975, 1993, 1999).
Amiens a accueilli le 29 avril 2006, la Fédération française de hockey sur glace créée lors de la Coupe du monde de Hockey sur glace du groupe B (antichambre de l'élite mondiale) organisée à Amiens à la même époque. Elle est désormais installée à Issy-les-Moulineaux.
Chaque 15 août, au parc de la Hotoie, la ville reçoit les phases finales des sports picards et en particulier celles du sport traditionnel picard le plus emblématique : le Ballon au poing. Ce jeu picard se joue par équipes de six. Pour pouvoir frapper le ballon, les joueurs entourent leur main et leur poignet d'une bande de toile ou de cuir.
Médias[modifier]
Presse écrite et magazines d'information[modifier]
- Le Courrier picard, principal quotidien régional, fondé en 1944. Son siège social se situe au 29 rue de la République (il tirait à 67.923 exemplaires en 2011) [52]
- Fakir, journal indépendant, fondé à Amiens en 1999 par François Ruffin.
- Le Télescope d'Amiens, journal en ligne indépendant, fondé en 2012.
Les journaux gratuits Metro et 20 minutes sont distribués en ville, notamment en gare d'Amiens.
Amiens Métropole distribue gratuitement deux périodiques dans tous les foyers des communes du territoire. Ces publications sont également mises à disposition dans les lieux publics et sur le site Internet de la ville :
- Le JDA (Journal des Amiénois) : hebdomadaire d'informations générales sur Amiens Métropole (tire à environ 93 000 exemplaires).
- Amiens Forum : mensuel créé en 2009 qui présente l'actualité de la ville et traite des problématiques locales dans "le dossier". Le magazine fait également la part belle aux portraits et à l'histoire des quartiers (tire à environ 75 000 exemplaires).
Les Amiénois ont, en autres sources d'information sur leur territoire, la publication mensuelle du Conseil régional de Picardie, Agir en Picardie. Le conseil général de la Somme voit aussi son magazine distribué chaque mois dans les foyers samariens, Vivre en Somme. Depuis 2006, le comité régional de tourisme de Picardie publie tous les six mois Esprit de Picardie, un magazine touristique sur la région Picardie.
Plusieurs revues associatives et magazines spécialisés sont également distribués gratuitement dans les lieux publics : L'Écho des Amphis (journal d'information étudiant), Amiens Mon Amour (agenda culturel), Style & Co Amiens (magazine déco, tendances et art de vivre), Night Clubbing Magazine (magazine de la vie nocturne à Amiens), Picardie la Gazette (hebdomadaire économique), Entreprises 80 (mensuel de la Chambre de commerce et d'industrie d'Amiens-Picardie).
Audiovisuel[modifier]
Les chaînes TV[modifier]
- Le siège de France 3 Picardie se situe au Nord de la ville,
- Picardie Matin, émission diffusée sur France 3 Picardie;
- TV Amiens, chaîne de télévision locale sur Internet,
- Canal nord, chaîne de télévision locale sur Internet,
- WebTV Picardie, chaîne de télévision du Conseil régional de Picardie sur Internet
En 2012, le Conseil régional de Picardie a fait acte de candidature pour l'octroi d'un canal TNT dans la perspective de la création d'une chaîne de télévision 100 % picarde, sur le modèle de la chaîne généraliste locale Wéo. Le projet porté par le Groupe La Voix a obtenu l'accord du CSA le mardi 11 décembre 2012. Le lancement de cette nouvelle chaîne appelée Wéo Picardie est prévue pour septembre 2013[53].
Les radios en FM[modifier]
La plupart des radios nationales diffusent leurs programmes dans l'agglomération amiénoise. On peut rajouter à celles-ci France Bleu Picardie (100.2 MHz) et les stations locales Radio Campus Amiens (87.7 MHz) et Radio Galaxie (97.7 MHz).
| Fréquences | Stations | RDS | Emetteurs | Puissances |
|---|---|---|---|---|
| 87.7 MHz | Radio Campus Amiens | CAMPUS | Amiens/Campus | 500 W |
| 88.4 MHz | Radio Nova | NOVA | Amiens/Dury Towercast | 1 kW |
| 89.3 MHz | France Musique | MUSIQUE | Amiens/Dury Towercast | 2 kW |
| 90 MHz | Radio Métropolys | METRO | Amiens/Dury 3 | 500 W |
| 91 MHz | Le Mouv' | LE MOUV' | Amiens/Dury TDF | 1 kW |
| 91.4 MHz | Rire et Chansons | RIRE & | Amiens/Dury Towercast | 1 kW |
| 91.8 MHz | Fun Radio | F U N | Amiens/Dury TDF | 1 kW |
| 92.2 MHz | Nostalgie | NOSTALGI | Amiens/Dury Towercast | 1 kW |
| 92.6 MHz | France Inter | INTER | Amiens/Dury Towercast | 2 kW |
| 93.6 MHz | Virgin Radio (Amiens) | VIRGIN | Amiens/Dury TDF | 1 kW |
| 94.2 MHz | Contact | CONTACT | Amiens/Dury Towercast | 1 kW |
| 95.4 MHz | France Inter | INTER | Amiens/Saint-Just-en-ChausséeTDF | 20 kW |
| 96.3 MHz | Radio FG | RADIO FG | Amiens/Dury Towercast | 1 kW |
| 97 MHz | France Culture | CULTURE | Amiens/Dury Towercast | 2 kW |
| 97.7 MHz | Radio Galaxie | GALAXIE | Amiens/Dury TDF | 500 W |
| 98.4 MHz | Skyrock (Amiens) | SKYROCK | Amiens/Dury Towercast | 1 kW |
| 99 MHz | NRJ (Amiens-Abbeville) | NRJ | Amiens/Dury Towercast | 1 kW |
| 99.4 MHz | France Musique | MUSIQUE | Amiens/Saint-Just-en-ChausséeTDF | 20 kW |
| 99.8 MHz | TSF Jazz | TSF JAZZ | Amiens/Dury Towercast | 400 W |
| 100.2 MHz | France Bleu Picardie | BLEU.PIC | Amiens/Dury Towercast | 2 kW |
| 101 MHz | Chérie FM (Amiens-Abbeville) | CHERIEFM | Amiens/Dury Towercast | 1 kW |
| 101.4 MHz | Radio Classique | CLASSIQ | Amiens/Dury TDF | 1 kW |
| 102.5 MHz | France Culture | CULTURE | Amiens/Saint-Just-en-ChausséeTDF | 20 kW |
| 103.2 MHz | RTL2 | RTL2 | Amiens/Dury TDF | 1 kW |
| 104.3 MHz | RTL | RTL | Amiens/Dury Towercast | 1 kW |
| 104.7 MHz | Europe 1 | EUROPE 1 | Amiens/Dury TDF | 1 kW |
| 105.5 MHz | France Info | INFO | Amiens/Dury Towercast | 1 kW |
| 106.1 MHz | France Maghreb 2 | FMAGHREB | Amiens/Dury TDF | 1 kW |
| 107.3 MHz | RMC | RMC INFO | Amiens/Dury TDF | 500 W |
| 107.7 MHz | SANEF 107.7 | 107.7 FM | Péage d'Argœuves | 200 W |
| 107.7 MHz | SANEF 107.7 | 107.7 FM | Péage de Dury | 200 W |
| 107.7 MHz | SANEF 107.7 | 107.7 FM | Guignemicourt/Le Poirier | 200 W |
| 107.7 MHz | SANEF 107.7 | 107.7 FM | Péage de Glisy | 200 W |
| 107.7 MHz | SANEF 107.7 | 107.7 FM | Péage de Saleux | 200 W |
Le Câble et l'ADSL[modifier]
- La ville d'Amiens est couverte en bonne partie par le réseau en fibre optique Cityplay (anciennement France Citévision depuis avril 2013[54]).
- Du côté de l'ADSL, la ville est couverte par les principaux Fournisseurs d'accès à Internet : Orange, SFR, Iliad (Free & Alice), Bouygues
Les lieux de cultes[modifier]
Culte catholique[modifier]
- Cathédrale Notre-Dame, place Notre-Dame
- Chapelle du Bon Pasteur (1er du nom): Située rue Daire, elle appartenait au Conseil général de la Somme. Louée à la Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X de 1983 à 2007, elle fut vendue avec l'ensemble immobilier dont elle dépendait à la région en mai 2007.
- Chapelle du Bon Pasteur (2e du nom): Située rue Dupontreué, les offices sont menés par la Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X. Ainsi, chaque dimanche, la messe tridentine (ou selon la Forme extraordinaire du rite romain) y est célébrée.
- Chapelle Saint-Vincent-de-Paul, rue Jules-Barni
- Église Saint Honoré dite « église de Beauvais »[55], rue Dom Bouquet
- Église Saint-Acheul, chaussée Jules Ferry
- Église Saint-Firmin-le-Martyr, 137 rue du Faubourg du Hem
- Église Saint-Germain-l'Écossais, rue Pingre
- Église Sacré-Cœur, rue de Mareuil
- Église Saint-Jacques, rue Saint-Jacques
- Église Saint-Leu, rue Saint-Leu
- Église Saint-Martin, rue Morgan
- Église Saint-Maurice, rue Turgot
- Église Saint-Pierre, rue St Pierre
- Église Saint-Rémi, rue des Cordeliers
- Église Saint-Roch, rue de l'Abbaye
- Église Sainte-Anne, rue Vulfran Warmé
- Église Sainte-Jeanne-d'Arc, route de Rouen
- Église Saint-Paul, rue de l’Île-de-France
- Église Saint-Pierre dans le quartier de Montières
- Église Sainte-Marie-Madeleine dans le quartier de Renancourt
- Église Sainte-Thérèse, avenue de la Paix
- Église du Cœur Immaculé de Marie, rue de Cagny
Culte israélite[modifier]
La synagogue est située au 12 rue du Port d'Amont, près du Pont-Beauvillé.
Culte mormon[modifier]
L’Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours compte un lieu de culte, route de Doullens
Culte musulman[modifier]
La ville d'Amiens concentre la plus importante communauté musulmane de Picardie et l'une des plus importantes du Nord de la France. Les lieux de culte sont en pleine évolution, plusieurs mosquées sont en phase d'agrandissement et/ou de déménagement. Ainsi la ville compte quinze lieux de culte musulman : huit salles de prières indépendantes et sept mosquées[56]:
- la mosquée An-Nour (en agrandissement actuellement) où siège l'Institut du monde arabo-musulman de Picardie située rue de la Hotoie,
- la mosquée Al Fath (en déménagement et agrandissement prochainement) également Association Cultuelle et Culturelle Musulmans en Picardie située 375 Boulevard Beauvillé,
- la mosquée Al Badr également Association des travailleurs et commerçants marocains d'Amiens, située 33 rue Winston-Churchill,
- la mosquée Masjid Al Muhsinin située rue de l’Île-de-France,
- la mosquée Sounnah (en déménagement actuellement) située rue Victorine-Autier,
- la mosquée Chekkar (en agrandissement prochainement) également Association du Comité de la Briqueterie située 40 rue Ronsard,
- la mosquée du "19" (en agrandissement actuellement) est située au 19 avenue de l'Europe et abrite l'Association des musulmans de Picardie.
Plusieurs salles de prières indépendantes sont présentes dans la communauté urbaine. Par ailleurs, de nombreuses associations et comités musulmans existent à l'image du Centre culturel islamique d'Amiens de la rue de Savoie, l'Association culturelle musulmane Liberté - Institut des Lumières ou encore de l'Association des résidents du foyer du 21 route d'Allonville.
La mosquée Al Fath étudie le projet d'une grande mosquée qui servirait d'Association culturelle et cultuelle. La superficie passerait donc de 400 m2 à 6 500 m2 ce qui offrirait à la mosquée Al Fath d'avoir de plus grandes salles de prières et de classes. Des salles de conférences, une bibliothèque et un amphithéâtre sont incorporés au projet. Les discussions se poursuivent avec les élus locaux qui se sont prononcés en faveur du projet.
Culte protestant[modifier]
Le temple est voisin de l'église Saint-Jacques.
Économie[modifier]
À la fois pôle industriel et pôle de services, Amiens bénéficie d'un vivier de main d’œuvre important, d'un bassin d’emplois de plus de 350 000 habitants et de nombreuses formations professionnelles.
Preuve de son dynamisme, le magazine l’Entreprise a élu Amiens "Ville la plus attractive de France" pour les entreprises (catégorie moins de 200 000 habitants) en 2009 et 2007. Elle a terminé seconde en 2010, 2008 et 2006. Les atouts de la ville sont notamment un immobilier d’entreprise développé et une fiscalité dans la moyenne des villes françaises. En outre, sa position géographique la place au centre du triangle "Paris - Londres - Bruxelles", c'est-à-dire au cœur de l’Europe la plus riche.
Le magazine Challenges a par ailleurs désigné Amiens "Ville la mieux gérée de France" (catégorie grandes villes de plus de 100 000 habitants) en 2011[57], 2010 et 2008.
Revenus de la population et fiscalité[modifier]
En 2007, la ville est la 184e de France de plus de 20 000 habitants, et la troisième de la région de Picardie derrière Compiègne et Soissons, pour la proportion d'assujettis à l'impôt de solidarité sur la fortune (ISF), soit 879 foyers fiscaux déclarant un patrimoine moyen de 1 606 482 €. L'impôt moyen sur la fortune à Amiens est de 6 384 €/an[58],[59].
En 2007, le revenu fiscal médian par ménage était de 14 969 €, ce qui plaçait Amiens au 23 576e rang parmi les 30 714 communes de plus de 50 ménages en métropole[60].
Emploi[modifier]
La commune d'Amiens comptait environ 70 822 emplois (salariés + non salariés) en 1999, dont 67 047 emplois salariés. Le taux annuel moyen de variation de l'emploi total, entre 1990 et 1999, est +3,2 %. Le nombre de demandeurs d'emploi au 31 décembre 2007 était de 7 356 et le taux de chômage de 20,0 %[61]. En 1999, le taux d'activité entre 25 et 49 ans s'établissait à 53,4 %[62].
Répartition de l'emploi
| Tertiaire | Industrie | Construction | Agriculture | |
|---|---|---|---|---|
| Amiens | 79,3 % | 17,4 % | 3,0 % | 0,2 % |
| Moyenne nationale | 71,5 % | 18,3 % | 6,1 % | 4,1 % |
| Source des données : Insee[62] | ||||
L'agriculture est très peu représentée parmi les emplois amiénois avec 0,2 %, tout comme le secteur de la construction qui représente 3,0 % des emplois. Contrairement à ces deux secteurs dont la part est inférieure à la moyenne nationale, le secteur tertiaire représente une part significative de la population active amiénoise, 19,8 %, et est plus importante qu'au niveau national. L'industrie regroupe 17,4 % des emplois.
La firme Goodyear Tire & Rubber a annoncé plus de 400 suppressions d'emplois en mai 2008 à l'usine d'Amiens, qui compte[Quand ?] 1 450 salariés ; en mars 2009, la direction a annoncé un nouveau licenciement collectif portant sur mille emplois[63].
Entreprises et commerces[modifier]
Les éditeurs philatéliques Yvert et Tellier (catalogues de cotations) et l'Écho de la timbrologie (magazine) ont leur direction à Amiens, même si elles ont plusieurs de leurs services en région parisienne. Le groupe Gueudet, l'un des plus importants distributeurs automobiles en France, est implanté à Amiens depuis 1918. De la vieille tradition textile de la ville, demeure l'usine Lee Cooper France (122 salariés).
Depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, une bonne partie de l'économie de la ville était liée à l'équipement automobile avec des sociétés comme Valeo, les pneus Goodyear et Sumitomo-Dunlop. En 2003, Dunlop est rachetée par l'américain Goodyear, ces deux sociétés traversent fin 2007 et début 2008 une crise profonde, le siège central, aux États-Unis, ayant « proposé » aux ouvriers une modifications de leur temps de travail et du nombre de postes, qui fut refusé par le personnel à un fort pourcentage.
Procter et Gamble, s'est implanté à Amiens en 1964 pour y produire du savon et inaugure sa nouvelle unité de détergent en 1966. Établie sur plus de 45 ha, c'est l'une des plus grandes usines dans le monde pour les produits d'entretien du linge (Ariel, Dash, Bonux, Gama) et de la maison (Monsieur Propre, Febreze). Sa production est destinée à plus de 85 % à l'export. L'usine d'Amiens emploie environ 930 personnes.
Depuis le milieu des années 1990, la ville essaye de se convertir à l'économie d'Internet et de la téléphonie. De nombreux centres d'appels (Intracall center, Coriolis France, Médiamétrie)[64] ont ouvert principalement grâce à des aides de la ville, de la région ou de l'État. La société de service en informatique Unilog (maintenant Logica) a installé un centre de service à Amiens (le CSA).
Amiens est le siège de la Chambre régionale de commerce et d'industrie de Picardie. Elle est aussi le siège de la Chambre de commerce et d'industrie d'Amiens. Elle gère l'aéroport d'Amiens - Glisy.
Culture, tourisme et patrimoine[modifier]
La position stratégique d'Amiens en fait une destination attractive pour un week-end ou quelques jours, depuis Paris, Lille ou Bruxelles. Amiens profite également de la proximité de la Baie de Somme, haut lieu touristique inscrit au Club des plus belles baies du monde et labellisé Grand site de France.
Amiens bénéficie du label des « Villes et Pays d'Art et d'Histoire » depuis 1992. Dans ce cadre, l'animateur du patrimoine organise des visites guidées à thèmes destinées à un public d'adultes et d'enfants avec des ateliers pédagogiques. Un circuit balisé permet une visite indépendante de la ville : des panneaux commentent les lieux et les édifices remarquables.
Amiens dispose d'un important patrimoine historique et culturel, d'un patrimoine naturel accessible et varié, sur lesquels s’appuie le tourisme. Les principales curiosités sont la cathédrale inscrite au patrimoine mondiale de l'UNESCO, les hortillonnages, la maison de Jules Verne, la tour Perret, le musée de Picardie, le zoo et, les quartiers Saint-Leu et Saint-Maurice.
Monuments et lieux touristiques[modifier]
Notre-Dame d'Amiens
Patrimoine mondial (1981, 1998)[modifier]
« C'est une femme adorable, cette cathédrale c'est une Vierge. […] Point de confusion vaine, ici, point d’exagération ni d'enflure. C'est l'empire absolu de l'élégance suprême. »
La ville est réputée pour sa Cathédrale Notre-Dame, chef-d'œuvre de l'art gothique et plus vaste cathédrale du monde par ses volumes intérieurs (200 000 m3)[65]. Plus grand édifice religieux et médiéval de France, elle pourrait contenir deux fois Notre-Dame de Paris[66].
La cathédrale mesure 145 mètres de long et sa flèche culmine à 112 mètres de haut. Les voûtes de la nef centrale culminent à 42,30 mètres (proche du maximum supportable pour cette architecture).
Datant du XIIIe siècle, sa construction est due à la richesse de la ville au Moyen Âge et à l'incendie de la cathédrale romane qui s'y situait auparavant. Trois architectes, dont Robert de Luzarches se sont succédé pour mener le chantier à bien.
Considérée comme l'archétype du style gothique classique, la cathédrale présente également certains éléments du style gothique rayonnant et du gothique flamboyant. La rapidité de construction, à peine 70 ans pour le gros œuvre (1220 à 1269), explique cette remarquable homogénéité de style. Sa façade est décorée de plus de 3 000 statues, gargouilles et chimères.
Inscrite depuis 1981 au patrimoine mondial de l'UNESCO comme "chef-d'œuvre du patrimoine mondial", elle l'est une seconde fois en 1998 comme monument étape des Chemins de Compostelle. Malgré les deux guerres mondiales du XXe siècle qui ont sévèrement touché la ville, elle a réussi à rester intacte.
Un spectacle de restitution de la polychromie originelle[67] des façades, découverte à la suite du nettoyage par laser de ces dernières, est donné tous les ans gratuitement en fin d'année et pendant la période estivale. Le spectacle est une projection sur la façade de diapositives en couleur.
La statue de l'Ange pleureur (sur un tombeau sculpté par Nicolas Blasset) et les bas reliefs évoquant Saint-Firmin et Saint-Jean sont quelques-uns des ouvrages notoires de la cathédrale. Au sol se situe un labyrinthe intact de 234 mètres de long.
Sur le côté nord de la cathédrale se trouve l'ancien palais de l'Évéché d'Amiens occupé par l'École supérieure de commerce d'Amiens - Picardie.
Le Beffroi
Patrimoine mondial (2005)[modifier]
Son origine remonte à l'établissement de la commune d'Amiens par Louis le Gros. Il est mentionné pour la première fois dans une sentence arbitrale rendue par le chapitre d'Amiens en 1244.
Symbolisant l'indépendance de la commune, il servait autrefois aux réunions des notables de la ville puis de salle d'archives, de magasin d'armes et de prison. Un guetteur surveillait alentour les arrivées et prévenait la population des dangers extérieurs. Au cours du Moyen Âge, le bâtiment fut à maintes reprises la proie des flammes.
Ce beffroi est constitué d'une base en pierre de taille blanche, construite au XVe siècle entre 1406 et 1410, d'une superstructure en pierre servant de clocher édifiée à partir de 1749 avec des volutes de style baroque à sa base, et d'un dôme recouvert d'ardoises puis d'une flèche et d'une girouette arborant une renommée. À l'époque, une énorme cloche de 11 tonnes est installée à l'intérieur, celle-ci sera détruite ainsi que le dôme (à la suite de la fonte du cuivre le constituant) dans le bombardement et l'incendie de la ville le 19 mai 1940. À l'abandon et dépourvu de toiture depuis la Seconde Guerre mondiale, le monument a été entièrement restauré entre février 1989 et juillet 1990.
Situé sur la place au Fil, vieille place centrale de la ville avant l'arrivée du train et l'essor de la rue des Trois-Cailloux, le beffroi jouxte les Halles et l'arrière de l'Hôtel de ville[68]. D'une hauteur de 52 mètres, il sonne chaque heure de la journée.
Depuis juillet 2005, le beffroi d'Amiens (inscrit à l'inventaire des Monuments Historiques) est comme la Cathédrale Notre-Dame, classé au patrimoine mondial de l'UNESCO.
Le cirque municipal Jules Verne[modifier]
En 1845, la traditionnelle foire de la Saint-Jean, place René-Goblet, est transférée place Longueville, grande esplanade prenant la place du bastion Longueville, depuis la démolition des remparts de la ville au début du XIXe siècle. Chaque année, un cirque éphémère était mis en place à cette occasion.
En 1865, une société du cirque voit le jour pour réclamer un cirque en dur, qui sera édifié en bois par l'entrepreneur Schytte en 1874. Mais l'entretien onéreux incite la municipalité à envisager la construction d'un nouveau bâtiment. La décision est prise en 1886 sous l'impulsion du maire Frédéric Petit et les travaux commencent.
L'architecte en chef de la Somme, Émile Ricquier, émule de Gustave Eiffel, est chargé de sa construction. Il s'inspire du Cirque d'hiver de Paris mais choisit une ossature métallique en fonte, complétée par la brique du pays. L'architecte des bâtiments civils, Charles Garnier, réclame que les armatures soient cachées avec un enduit imitant la pierre. La conception « moderniste » de Ricquier, choisissant d'afficher la structure, et de privilégier le matériau local qu'est la brique, est visible à l'arrière du monument.
Avec sa forme polygonale à 16 côtés, d'un diamètre de 44 mètres, il intègre loges et stalles dans son enceinte. Moderne, il accueille deux machine a vapeur dédiées à l'éclairage entièrement électrique et au chauffage central. Il s'agit également du premier cirque qui intègre dès sa construction un buffet et une buvette, permettant de rentabiliser une édification dont les coûts ont finalement atteint le double des prévisions[69].
En 1888, le nouveau conseiller municipal chargé des fêtes et célébration, Jules Verne, est chargé du suivi des travaux, et c'est lui qui l'inaugure le dimanche 23 juin 1889, pour l’ouverture de la foire et le centenaire de la Révolution française[70] :
« Le nouveau cirque est une œuvre d'art que votre administration municipale a voulu doter de tous les perfectionnements de l'industrie moderne. C'est le plus beau, sans conteste, c'est aussi le plus complet par ses aménagements et son outillage qui a été édifié en France et à l'étranger. »
La toiture fut endommagée par un obus en 1916. Le cirque servit de décor à Federico Fellini pour Les Clowns (1971), et au film de Jean-Jacques Beineix, Roselyne et les Lions (1989), avec Isabelle Pasco pour actrice principale. Plus vaste des cirques de province avec ses 3 000 places, cet édifice acquiert une utilisation pluridisciplinaire puisqu'il accueille depuis des décennies des spectacles de théâtre, de danse, des concerts, des galas sportifs et des réunions publiques.
Rénové en 2003, il porte désormais le nom de cirque Jules Verne. Après avoir accueilli les représentations du cirque Rancy, il héberge en résidence le cirque Arlette Gruss.
Depuis le 1er janvier 2011, le cirque est labellisé Pôle national cirque et arts de la rue, géré par un EPCC.
La Maison Jules Verne[modifier]
En 1882, Jules Verne et son épouse, Honorine, louent jusqu'en 1900 cette maison à l’angle de la rue Charles-Dubois et du boulevard Longueville. Acquise en 1980 par la ville, la maison est labellisée Maisons des Illustres par le Ministère de la Culture. Restaurée en 2006, grâce au travail du Centre International Jules Verne, cet hôtel particulier du XIXe siècle, inscrit à l' inventaire supplémentaire des monuments historiques , retrace à travers l'exposition de plus de 700 objets, la personnalité, les sources d'inspiration et les souvenirs de Jules Verne.
La tour Perret[modifier]
En face de la gare du nord, dont le quartier a été reconstruit après avoir été rasé par les bombardements de 1944, se situe la tour Perret (du nom de son architecte Auguste Perret). Haute de plus de cent mètres, c'est un des premiers gratte-ciel construits en Europe, et longtemps le plus élevé[71].
L'église Saint-Leu[modifier]
Cette église a été construite à la fin du XVe siècle, sur le modèle des églises-halles, elle est dédiée, comme son quartier, à saint Leu, évêque de Sens du VIIe siècle, puis exilé dans le Vimeu. Elle possède trois nefs. Un portail flamboyant orne la base du clocher. Ce dernier, frappé par la foudre, dut être refait au début du XVIe siècle. Les abouts de poutres sont sculptés. Les statues de pierre et de bois datent du XVIIe siècle. Le chœur abrite la gloire des frères Duthoit.
Autres bâtiments ou monuments remarquables[modifier]
Antiquité[modifier]
De nombreuses fouilles archéologiques ont mis au jour des vestiges de l'époque proto-historique à l'époque romaine. Deux puits de lumière percés dans le dernier aménagement de la place Gambetta permettent d'observer quelques vestiges du forum alors que les vestiges importants d'un grand théâtre gallo-romain mis au jour début 2007 lors des travaux de réaménagement de la place Alphonse-Fiquet ont été détruits en mars 2007.
Le jardin archéologique de Saint-Acheul témoigne de la présence de l'homme paléolithique dans la vallée de la Somme il y a quelque 450 000 ans. Une coupe stratigraphique, classée monument historique depuis 1947, permet de visualiser les strates successives de la vallée de la Somme.
Moyen Âge[modifier]
- L'église St-Germain, désaffectée mais où se tiennent régulièrement des expositions sur la colorisation la cathédrale et le quartier St-Germain, concurrent historique du quartier St-Leu. L'animosité entre les populations de ces deux quartiers a marqué l'histoire d'Amiens. Cette église possède une tour élevée et curieusement penchée. Touchée par les bombardements de 1940, elle a été rendue temporairement au culte en octobre 1965 après une minutieuse restauration,
- Les vestiges de l'Hôtel-Dieu (quartier Saint-Leu, entre le CRDP et la faculté des sciences),
- Les moulins Passe avant et Passe arrière [72](à Saint-Leu).
Renaissance[modifier]
- la façade renaissance de la Maison du Sagittaire. (déplacé pour jouxter le Logis du Roy)
- le Logis du Roy (faculté des arts jusqu'en 2003)[73]
- la Citadelle : d'abord ravelin, érigé au nord de la porte Montrescu, la forteresse est aménagée en 1531 par F. di Giorgio sous l'ordre de François Ier (porte François Ier, avec salamandres sculptées). Après la prise par les Espagnols et sa reprise par Henri IV (1597), Jean Errard reçoit la charge de reconstruire les défenses de la cité.
- La maison du bailliage ou Malmaison
XVIIe et XVIIIe siècles[modifier]
- Abbaye de Saint-Acheul (XVIIe et XVIIIe siècles) et l'église (bâtie en 1760 sur le caveau de saint Firmin)
- Le château d'eau et les fontaines d'Amiens (1753)
- La façade de l'ancien théâtre (actuellement une banque). Elle fut déplacée de 4 mètres pour l'alignement de la rue des Trois-Cailloux.
- La façade de la caserne Stengel (actuellement immeuble d'habitation)
- Le Grand séminaire des Lazaristes : situé rue Jules-Barni, il fut édifié entre 1736 et 1741 et bénéficia de plusieurs extensions dont la dernière fut construite, sous l'égide de François-Auguste Cheussey, en 1828. Saisi par l'État, à la suite de la loi de 1905, le Grand séminaire fit ensuite office de caserne (nommée d'après le général affecté au Comité des fortifications, Pierre Charles Dejean) de 1909 à 1993. Pendant cette période, celle-ci abrita l'état-major de la 8e division d'infanterie.
- L'hôtel de ville (en partie XVIIIe, en partie XIXe siècle). Style régional de pierres et briques, avec soubassement de grès, et pavillons en pierre. Sur le fronton on retrouve les statues du roi Louis VI le Gros et de l'évêque Geoffroi, qui ont octroyé la liberté à Amiens en 1115[74].
XIXe siècle[modifier]
- Le Palais de Justice est construit de 1865 à 1880[75] à l'emplacement de l'abbaye Saint-Martin-aux-Jumeaux (1073 à 1634) établie à l'endroit supposé du partage du manteau de Saint-Martin puis du couvent des Célestins (1634 à 1781). Les Célestins, dont l'ordre fut supprimé en 1778, quittèrent les lieux en 1881[76].
- Le quartier Henriville, dont l'hôtel Acloque (style néo-Louis XIII), et l'église Saint-Martin (néogothique, construite par Louis Antoine en 1874).
- La maison de Jules Verne[77],[78], qui a été rouverte après rénovation, en 2006, présente notamment la salle à manger néogothique et le bureau d'époque. La tour a été couverte d'une sphère armillaire commandée à l'artiste François Schuiten, qui signe également la fresque murale prolongeant le jardin imaginaire d'antan. Jules Verne est inhumé au cimetière de La Madeleine. Le monument d'Albert Roze symbolise la résurrection : Jules Verne soulevant la dalle pour entr'apercevoir le monde moderne ;
- L'horloge Dewailly, par Émile Ricquier (entièrement refaite en 1999), complétée par la statue de Marie-sans chemise d'Albert Roze, initialement la place Gambetta ;
- L'ancienne Maison des Assurances, rue Marotte, édifié par E. Ricquier en 1893 (aujourd'hui un bar) ;
- La bibliothèque Louis Aragon, rue de la République, construite par François-Auguste Cheussey en 1823, de style néoclassique avec un péristyle à colonnes à fûts toscans[79] ;
- Le monastère des Visitandines, construit entre 1839 et 1841 par Herbault ;
- La Palais de Justice, des nouveaux bâtiments édifiés par Cheussey en 1834 et 1846 ;
- Les rénovations par Cheussey (1816 à 1848) de la cathédrale ;
- La place Saint-Denis (aujourd'hui place René-Goblet) est conçue en 1839 par l’architecte François Auguste Cheussey ;
- L' église paroissiale Saint-Firmin-le-Martyr par Cheussey en 1843[80]
XXe siècle[modifier]
- L'hôtel Bouctot-Vagniez (siège de la Chambre régionale de commerce et d'industrie), construit par Louis Duthoit en 1909, rare bâtisse amiénoise d'art nouveau[81]
- Le quartier anglais, situé sur la route de Longueau, indiqué notamment par une cabine téléphonique britannique. Un îlot londonien au cœur d'Amiens.
- L'ESIEE-Amiens, conçu par les architectes Jean Dubus et Jean-Pierre Lott. Un bâtiment moderne identifié par sa Soucoupe.
- Ensemble d'immeubles Art déco rue Cauvin, ainsi que les garages Gueudet[82] (rue des Otages)
- L'église Saint-Honoré, reconstruite entre 1957 et 1961, par Paul Tournon, sur les plans du pavillon pontifical de l'exposition universelle de Paris de 1937[83], [84]
- L'hôtel Vagniez-Renon (siège actuel du tribunal administratif) : ancien hôtel particulier d'Henriville, il abrite une salle d'hydrothérapie de style mauresque, conçue par Émile Ricquier,
- L'église Saint-Pierre, détruite en 1940, et reconstruite en 1949 par Evrard, en béton vitré, avec un clocher en brique,
- Le Courrier picard : le siège du quotidien d'Amiens, d'abord Progrès de la Somme, appartient à un ensemble de bâtiments d'Art déco,
- Le monument de Philippe Leclerc de Hautecloque par Jan et Joël Martel en 1950,
- Le carmel du Saint-Esprit, sur la colline Montjoie, construit en 1965, par l'architecte Pierre Pinsard,
- La Maison de la culture d'Amiens, inaugurée le 19 mars 1966 par André Malraux, construite par Jean Duthilleul[85],
- Le Coliséum, inauguré le 5 janvier 1996, construit par l'architecte Pierre Parat (auteur du Palais omnisports de Paris-Bercy),
- Le Stade de la Licorne, construit en 1999 par les architectes Philippe Chaix et Jean-Paul More.
XXIe siècle[modifier]
- Le Cinéma Gaumont Amiens inauguré en 2005. Il est l'œuvre des architectes Philippe Chaix et Jean-Paul Morel. La décoration intérieure est l’œuvre de Christian Lacroix et des plasticiens Alain Balzac et François Michel.
- La Verrière de la place de la gare d'Amiens, aussi appelée la Canopée. Elle est l'œuvre de l'architecte Claude Vasconi, connu notamment pour le forum des Halles à Paris. Objet d'une vive polémique lors de son inauguration en mars 2008, la verrière a pour objectif de créer un lien entre la zone piétonne du centre-ville et la ZAC Gare la Vallée, appelé à devenir le quartier d'affaires d'Amiens. Critiquée, par ses détracteurs [86], pour son côté massif et imposant, la verrière d'une surface de plus de 10 000 m² culmine à 15 mètres de hauteur et est composée de panneaux de verre pixelisés créés par Bernard Pictet [87]. C'est l'une des plus grandes verrière d'Europe.
- Le Zénith d'Amiens par Massimiliano Fuksas dans le quartier Renancourt entre Mégacité et l'Hippodrome. Construction terminée en 2008.
Patrimoine environnemental[modifier]
Les Hortillonnages[modifier]
À la lisière du centre-ville, des marais s'étendent sur 300 hectares, découpés en jardins par des rieux (canaux). Ce sont les hortillonnages (hortillon signifie en picard maraîcher et dérive du latin hortillus, petit jardin). On y circule en barque à fond plat, autrefois appelée « barque à cornet », du fait de l'avant très relevé, permettant d'accoster facilement sur les berges fragiles des parcelles cultivées. C'est au port d'Amont, situé au pied de la cathédrale que se tient toutes les semaines le marché sur l'eau, bien que l'arrivée en barque des maraîchers ne s'effectue qu'une fois l'an, en été. Ce marché se tient toujours achteure.
Le zoo d'Amiens Métropole[modifier]
Avant son ouverture en mai 1952, le zoo d'Amiens était un espace vert bordant le bassin du parc de la Hotoie. C'est le maire de l'époque, Maurice Vast, qui décida d'aménager le site en 1949. D'abord lieu de divertissement, le zoo précisa sa mission de conservation, d'éducation et de recherche entre 1970 et 1980. Entre 1990 et 2000, le zoo fut complètement rénové et devint membre permanent de l'association européenne des zoos et aquariums (EAZA) en 2001 et de l'association nationale des parcs zoologiques (ANPZ) en 2002. Aujourd'hui, ce sont 250 animaux, représentant environ 65 espèces de tous les continents, qui cohabitent sur 6,5 ha.[88]. Ils vivent dans des milieux proches de leur environnement naturel privilégiant leur bien-être. En 2012, le parc zoologique a accueilli 151 155 visiteurs[89]. Traditionnellement, il ouvre gratuitement ses portes le jour du 14 juillet.
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Maki vari roux (Varecia rubra)
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Gibbons à mains blanches (Hylobates lar)
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Panda roux (Ailurus fulgens)
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Coati roux (Nasua nasua)
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Manchots de Humboldt (Spheniscus humboldti)
Les principaux parcs et jardins[modifier]
- Parc Saint-Pierre, entre le quartier Saint-Leu et les Hortillonnages, poumon vert de 22 hectares en cœur de ville qui a obtenu le prix du paysage en 2005[90]
- Parc du Grand-Marais, le long du canal de la Somme, à l'ouest de la ville. Couvrant plus de 25 hectares, ce parc dispose de nombreux équipements sportifs : stade de football américain, bowl de skate, terrain de football, structures ludiques.
- Jardin des plantes dit « le jardin du Roy » intra muros, jardin botanique tracé à la française romantique. Créé en 1751, il est le plus ancien jardin d'Amiens (présence de serres de style Napoléon) - boulevard du jardin des plantes
- Square Pierre Marie Saquez - rue des Cordeliers
- Parc de l'évêché, au pied de la cathédrale - place Saint-Michel
- Jardin médiéval - impasse Joron
- Square Beauregard - rue Louis Thuillier
- Parc Jean Rostand - rue Vulfran Warmé
- Parc du Château de Montières - rue Baudoin d'Ailly
- Parc du Petit Marais - avenue des cygnes
- Square Paul Gauguin - avenue de la paix
- Parc de la Hotoie
- Marais des trois vaches
- Parc du château blanc
- Le Bois Bonvallet
- Square de la rose des vents - rue du Docteur Fafet
- Plaine Saint Ladre
- Parc Léon Pille - rue de l'agrappin
- Zoo d'Amiens - esplanade de la Hotoie
- Cimetière de la Madeleine - rue Saint Maurice
- Le Clos Alexandre, jardin floral et paysager
- Le Jardin archéologique de Saint-Acheul
Ville fleurie : 3 fleurs attribuées en 2007 par le conseil national des villes et villages fleuris de France au Concours des villes et villages fleuris[91]. Le conseil national des villes et villages fleuris a attribué le prix national de l'arbre 2012 à la ville pour sa gestion exceptionnelle et innovante de son patrimoine arboré (37 000 arbres dont certains plus que centenaires[92]).
Patrimoine culturel[modifier]
Musées[modifier]
- Le musée de Picardie est un site fondamental dans l’histoire de la muséographie nationale puisqu’il est le premier bâtiment à avoir été édifié en France pour servir de musée en tant que tel[93]. Bâti sous le second empire sur le modèle du nouveau Louvre de Napoléon III, il ouvre ses portes au public en 1867 après la visite de l’empereur. Considéré comme le modèle français du musée du XIXe siècle, il est surnommé le "Petit Louvre de la Province"[94]. Il accueille très tôt de riches collections qui se répartissent aujourd’hui en 4 départements[95]: l’archéologie au sous-sol, l'art médiéval au rez-de-chaussée, les Beaux-Arts au rez-de-chaussée et au premier étage, et l’art moderne et contemporain au premier étage. Des salles sont également consacrées aux expositions temporaires. Le département des Beaux-Arts réunit entre autres des peintures de Van Dyck, Jordaens, Ruysdael, le Gréco, Ribéra, Tiepolo, Guardi, Fragonard, Chardin, Boucher, Quentin de La Tour, Vouet, Corot et Courbet. Le fonds moderne et contemporain est représenté par Picasso, Picabia, Balthus, Dubuffet, Hélion, Bacon, Miró, Manessier… L'accès aux galeries de peinture du premier étage se fait par un escalier monumental dans un cadre consacré aux célèbres compositions murales de Pierre Puvis de Chavannes[96].
- Le musée de l'Hôtel de Berny est un musée d’art local et d’histoire régional. Ce bâtiment typique de l’architecture Louis XIII est construit en 1634 comme hôtel des trésoriers de France. Propriété de Gérard de Berny, sénateur de la Somme, dans la première moitié du XXe siècle, ce dernier restaure les façades et y installe ses collections. Situé à quelques mètres de la Cathédrale, ce musée de France conserve un exceptionnel ensemble de boiseries, de meubles et d'objets d'art (tapisseries, céramiques, ferronneries) ainsi que les souvenirs (objets et tableaux) de personnalités amiénoises[97]: Jules Verne, Choderlos de Laclos, Édouard Branly, Jean Baptiste Gresset, Vincent Voiture, Joseph Pinchon, Maréchal Leclerc. Le musée connait actuellement une rénovation complète de ses bâtiments et une refonte de l’installation muséographique de ses collections.
- La maison de Jules Verne, labellisée Maisons des Illustres, est la maison de l’écrivain le plus traduit au monde après Agatha Christie[98]: Jules Verne. Il a vécu de 1882 à 1900 avec sa femme Honorine et écrit une partie de son œuvre dans cet hôtel particulier du XIXe siècle. Sa visite propose de pénétrer dans l’univers intime et créatif de l’auteur. Le lieu conserve en grande partie son décor d’origine et ouvre la quasi-totalité de ses pièces, du rez-de-chaussée au grenier. Les collections permanentes sont présentées sur deux étages, dans les combles, la tour et le belvédère de la maison : environ 700 objets de collection évoquent la personnalité, les sources d’inspiration et les souvenirs de Jules Verne[99]. Des visites costumées, des spectacles, des soirées et rencontres littéraires, des conférences thématiques sont aussi régulièrement organisées[100].
- La galerie du vitrail est sise à l’atelier du maître verrier Claude Barre, dans une demeure du XVIe siècle proche de la cathédrale. Elle présente aux publics une importante collection de vitraux religieux et d’intérieur du XIe au XIXe siècle. La galerie offre aussi des démonstrations sur les techniques du vitrail.
- La Maison de la culture d'Amiens (également connue sous l'acronyme MCA ou MACU) a été inaugurée le 19 mars 1966 par André Malraux. Établissement culturel majeur de la région, il dispose de deux salles d’expositions d’art contemporain, le Hall Matisse et la Salle Giacometti, qui accueillent régulièrement des expositions de sculptures, photographies, arts plastiques.
- Le Fonds régional d'art contemporain de Picardie (FRAC Picardie), créé en 1983, a pour ambition la promotion de l’art contemporain via notamment des actions de diffusion. Dès 1985, le FRAC Picardie a spécialisé son action dans le domaine du dessin et de ses dimensions contemporaines. Il s’intéresse aussi au support, sur et hors papier, puisque des artistes travaillent maintenant avec le médium vidéo. Ce choix lui a permis d’acquérir une belle notoriété en France et à l’étranger[101]. En 30 ans, le FRAC a réuni une collection unique d'un millier de dessins dans laquelle figure des noms majeurs de l'art contemporain comme Basquiat, Dubuffet, Oppenheim, Twombly, Matta, Manessier[102]… Depuis 2001, des réflexions sont engagées pour construire un nouveau bâtiment chargé d’accueillir le fonds et ses collections[103].
La ville d'Amiens a été fortement pressentie pour accueillir le Louvre II[104].
Théâtres[modifier]
- La Maison de la culture d'Amiens est labellisée scène nationale par le ministère de la Culture. Haut lieu culturel de la ville, sa mission est large et couvre de nombreuses disciplines : théâtre, musique, danse, cinéma et arts plastiques. Elle regroupe notamment deux salles de théâtre : le Grand Théâtre (1070 places) et le Petit Théâtre (300 places).
- La Comédie de Picardie (ComDePic) est l'un des principaux théâtres de la ville. Cette scène conventionnée a été créée en 1989 par le conseil régional de Picardie et propose une quinzaine de pièces chaque année. Le théâtre dispose d'une salle à l'italienne de 400 places et abrite sa propre compagnie.
- La Maison du Théâtre a été créée en 1988 dans le quartier historique de St-Leu. Ses activités vont de la création à la diffusion, en passant par la formation et l'information théâtrale. Tournée vers le théâtre contemporain, la Maison du Théâtre abrite aujourd'hui cinq compagnies professionnelles.
- Le Théâtre de marionnettes "Chés cabotants d'Amiens", fondé en 1933, est l’héritier des quelques quatre-vingts théâtres de cabotans qui firent d'Amiens, au XIXe siècle, la capitale française de la marionnette à fils. Depuis 1997, un théâtre est dédié à Chés Cabotans d’Amiens et à son célèbre héros Lafleur. Il s'est ouvert en plein cœur du quartier St-Leu.
- Le Safran est un centre culturel implanté dans le quartier nord d’Amiens. Cette scène conventionnée propose une programmation culturelle variée : de nombreuses pièces de théâtre, des spectacles jeune public, des spectacles de danse. Sa salle de théâtre dite Gérard Philipe compte 220 places.
- La Briqueterie est un centre culturel et artistique indépendant installé sur le site de l'ancienne caserne militaire Friant. Créée en 2001, elle propose des pièces de théâtre et des spectacles jeune public.
- Le centre culturel Jacques Tati est implanté au cœur du quartier Pierre Rollin. Sa programmation fait la part belle au spectacle vivant. Le théâtre Jacques Tati a été inauguré en 2008 et compte 198 places.
- La Boîte à Rire est un café-théâtre créé en septembre 2012. Cette salle de 48 places est située à proximité de la Cathédrale d'Amiens et fait la part belle au One-man-show et au théâtre de boulevard.
Cinémas[modifier]
- Le Cinéma Gaumont Amiens (12 salles, 2700 places) est situé, depuis son inauguration en 2005, à deux pas de la Gare d'Amiens. Il dispose d'un grand hall et d'une salle de 600 places. Il est l'œuvre des architectes Philippe Chaix et Jean-Paul Morel et sa décoration intérieure a été confiée à Christian Lacroix. En 2011, ce multiplexe a comptabilisé 887 000 entrées. Le cinéma va passer de 12 à 15 salles d'ici la fin du premier semestre 2014 dans l'objectif de franchir la barre du million de spectateurs à l'année.
- Le Ciné Saint-Leu (1 salle de 250 places). Cette salle de cinéma d’Art et Essai inaugurée en 2000 fait partie des incontournables culturels du pôle cathédrale. Sa programmation éclectique et cinéphile offre souvent la possibilité de voir les films en version originale.
- Le Studio Orson Welles (1 salle située au sein de la Maison de la culture d'Amiens). Cette salle de cinéma d’Art et Essai, gérée par la MCA, propose de nombreuses rétrospectives de grands noms du septième art, anciens ou contemporains.
Salles de concert[modifier]
- Le Zénith d'Amiens fut inauguré en septembre 2008. D'une capacité de 6 000 places, la salle est l'œuvre de l'architecte italien Massimiliano Fuksas. Détentrice de l'exigent label Zénith, cette grande salle de spectacle moderne permet d'accueillir des têtes d'affiches nationales et internationales et d'assurer un haut niveau de prestations et d'organisation. L'accessibilité du lieu par autoroute et les possibilité de stationnements gratuits lui permettent de rayonner de la Belgique à la région parisienne.
- La Mégacité est le parc des congrès et des expositions d'Amiens. Situé à proximité immédiate du Zénith d'Amiens et du Stade de la Licorne, il dispose de deux auditoriums de 350 et 1 000 places où se déroule régulièrement des concerts.
- Le Cirque Jules Verne d'Amiens accueille, entre autres spectacles, des concerts. C'est le plus grand cirque en dur de France avec une capacité de 3 000 places.
- La Maison de la culture d'Amiens. Dans le cadre de sa programmation, la MCA accueille des concerts, ainsi que des pièces de théâtre et des spectacles de danse. Elle gère la salle le New Dreams, une salle de 120 places assises ou 300 debout, qui accueille également des concerts.
- L'Auditorium Henri Dutilleux est l'auditorium du Conservatoire à rayonnement régional d'Amiens. D'une grande qualité acoustique, il offre 370 places sur trois niveaux. Il propose essentiellement des concerts de répertoire classique.
- La Lune des Pirates est un équipement métropolitain labellisé scène de musiques actuelles (SMAC). Créée en 1987 dans un ancien entrepôt de bananes du Quai Bélu. La salle a une capacité de 250 places.
- La Cité Carter est un complexe musical situé au centre culturel le Safran. Il dispose de studios de répétition et de matériel, propose des séances d’enregistrement, et organise des concerts. On y retrouve une programmation variée : hip hop, métal, reggae, rock, etc. La salle de concert a une capacité de 250 places.
- La Briqueterie. Dans le cadre de sa programmation, la salle accueille des concerts, ainsi que des expositions, des pièces de théâtre et des spectacles jeune public. Elle a une capacité de 120 places.
- Le Grand Wazoo est café-concert créé en 1988. Haut lieu de la culture underground à Amiens, il s'y déroule en moyenne 3 concerts par semaine sur le principe de scène ouverte.
Bibliothèques[modifier]
Les Bibliothèques constituent actuellement un réseau de 28 équipements répartis sur l’ensemble du territoire de la métropole. Le cœur de ce réseau est la bibliothèque Louis Aragon, située rue de la République. Édifiée entre 1823 et 1826, c’est l’une des plus anciennes bibliothèques municipales de France[105]. Elle a connu plusieurs campagnes de travaux, notamment entre 1982 et 1993, qui l'ont dotée de nouveaux espaces : deux auditoriums, un espace jeunesse, une médiathèque et une artothèque[106].
L'inscription et l’emprunt sont gratuits pour tous les amiénois dans l'ensemble des bibliothèques. Deux bibliobus assurent également la desserte des quartiers et des communes, ainsi que le portage à domicile de documents pour les personnes à mobilité réduite.
Festivals et manifestations culturelles[modifier]
- Le Festival international du film d'Amiens (FIFA ou FIFAM) est un festival de cinéma créé en 1980. Chaque année, il enregistre plus de 60 000 entrées en moyenne.
- Les Rendez-Vous de la Bande Dessinée d'Amiens sont un festival de bande dessinée organisé par l'association amiénoise "On a marché sur la bulle". Il se déroule chaque premier weekend de juin dans la bibliothèque universitaire du pôle Cathédrale. Créé en 1996, il est devenu l'un des plus importants festivals de BD de France.
- Picardie Mouv' est un festival de Musiques Actuelles organisé par la Région Picardie. Sa programmation éclectique mélange pêle-mêle des artistes d'envergure internationale ou nationale et de petits groupes picards.
- La Fête dans la Ville est un festival international des Arts de la rue créé en 1977. Aussi connu sous le nom de La Rue est à Amiens, il invite chaque année, au mois de juin, une vingtaine de compagnies pour quatre jours de spectacles, parades, théâtre forain, cirque, etc.
- La Nuit Blanche est une manifestation artistique annuelle qui se tient pendant toute une nuit, généralement au mois d'octobre. Depuis sa création en 2006, elle propose gratuitement l'ouverture au public d'institutions culturelles et d'autres espaces publics ou privés, et utilise ces lieux pour présenter des installations ou des performances artistiques. Amiens profite généralement de l'occasion pour organiser des échanges avec Brighton, ville anglaise jumelée.
- Tendance est un festival organisé par la Maison de la culture d'Amiens à la fin du mois de janvier. Il est consacré à la création contemporaine et programme des artistes internationaux émergents dans tous les domaines : danse, théâtre, arts plastiques, cinéma, cirque, magie.
- Festiv'Art a été créé en 2006 par l'association "Les Radicaux libres". Il permet à des artistes régionaux, nationaux et internationaux de se retrouver sur la même scène le temps d’une soirée où se succède arts de la rue et du cirque, théâtre, concerts et prestations graphiques.
- Musiques de Jazz et d'Ailleurs, aussi connu sous le nom de Festival International du Jazz d'Amiens, est un festival créé en 1981. L'essentiel des concerts se déroule dans des lieux de proximité : moyens de transport, halls, plein air, appartements, écoles, bibliothèques, etc. De nombreux styles musicaux sont présentés comme le jazz, le rock, les musiques du monde, les musiques électroniques, le funk, le hip-hop, etc.
- Le Festival du jeu et de l'imaginaire : À toi de Jouer dont la première édition s'est déroulée le 12 et 13 mai 2012 à la Mégacité avec Simon Astier pour parrain. Le festival est consacré aux activités ludiques : jeux de plateaux, cartes, jeux de rôle, jeux vidéo, Bande-dessinée, Manga, figurines, etc. À noter que de nombreux tournois sont organisés durant l'événement.
- Art, villes et paysage - Hortillonnages Amiens est un festival organisé par la Maison de la culture d'Amiens. L’évènement, débuté en 2010 sous l’intitulé "Imaginer Maintenant", invite de jeunes paysagistes, plasticiens, architectes et designers à intervenir dans les hortillonnages. Au total, une vingtaine d'installations plasticiennes et de jardins paysagers sont implantés dans plusieurs endroits des hortillonnages. Ces œuvres insolites (sculptures flottantes, cabanes réinventées, jardins détournés, potagers revisités, etc) sont visibles soit par voie pédestre, soit par bateaux de juin à octobre.
- Leitura furiosa est un festival organisé par l'association "Cardan" spécialisée dans la lutte contre l'illettrisme. Cet évènement gratuit propose diverses activités relatives au monde des mots : ateliers de calligraphie, de typographie, de jeux d'écriture et même de slam, spectacles.
- Les Rencontres Internationales Jules Verne, organisées par le Centre International Jules Verne, ont lieu tous les deux ans depuis 1997.
Fêtes et manifestations en plein air[modifier]
- Amiens, la cathédrale en couleurs est un spectacle son et lumière créé en 1999. Tous les jours de la mi-juin à la mi-septembre ainsi qu'au mois de décembre, à la tombée de la nuit, les polychromies médiévales des portails de la façade de la cathédrale renaissent grâce à des projections d’images numériques de haute définition. Près de deux millions de personnes ont déjà assisté à cet événement gratuit.
- Le Marché de Noël d'Amiens, aussi appelé Parfums d'hiver, est le plus grand marché de Noël du nord de la France. L’évènement attire aujourd'hui plus d'un million de visiteurs qui viennent profiter d'environ 150 chalets et des nombreuses animations offertes par la ville (la polychromie "Amiens, la cathédrale en couleurs", la grande roue panoramique, des spectacles, des concerts, la patinoire, etc.).
- La Réderie d'Amiens (Vide-greniers) est une manifestation populaire qui se déroule deux fois par an, au printemps (le dernier dimanche d'avril) et à l'automne (le premier dimanche d'octobre). Après la Braderie de Lille, la réderie d'Amiens est le deuxième plus important évènement du genre en France. Elle accueille plus de 2 000 exposants professionnels et particuliers et environ 100 000 visiteurs à chaque édition.
- La Foire de la Saint Jean est la plus grande fête foraine du nord de la France. Elle se déroule durant 3 semaines entre mi-juin et mi-juillet sur l'esplanade de La Hotoie[107].
- La Fête au bord de l'eau a été créée en 1990 par l'association "Histoire et Traditions amiénoises". Pendant deux jours, cette fête traditionnelle plonge le quartier historique de St-Leu dans l'ambiance médiévale : marché médiéval, campements moyenâgeux, métiers d’autrefois, défilés dans les rues amiénoises et sur l'eau, animations, etc. C'est à cette occasion que se déroule le très populaire tournoi de joute nautique de la ville. Cet évènement gratuit a lieu tous les deuxièmes weekends de septembre et rassemble en moyenne 80 000 visiteurs.
- La Foire Exposition de Picardie se déroule au parc des congrès et des expositions d'Amiens, la Mégacité. Elle accueille chaque année, au mois de juin, environ 50 000 visiteurs, 300 exposants et plus d’une vingtaine d’animations.
- L'Amiénoise est la plus grande course féminine de nord de la France. Créée en 1999 par Chantal Langlacé, cette course de 10km rencontre depuis un succès croissant. D'autres courses sont associées à cet évènement (challenge des écoles, des collèges, 10km Homme, etc.). En 2011, on estime la participation globale à plus de 4800 coureurs. Elle se déroule entre le mois de mai et le mois de juin.
- La Finale du championnat de France de ballon au poing se déroule tous les 15 août sur l'esplanade de La Hotoie. Cet évènement régional, populaire et traditionnel réunit environ 2500 spectateurs.
- Le Défi Jules Verne, aussi connu sous le nom de Montgolfiade, a pour objectif principal de commémorer le premier vol en ballon (1873) du plus illustre des amiénois d'adoption : Jules Verne. La particularité de cet évènement réside dans le décollage de nombreuses montgolfières et machines insolites (entre 20 et 30) depuis le parc de la Hotoie. Des musiques et des lectures d'extraits de romans de Jules Verne accompagnent l'envol de ces montgolfières qui envahissent ensuite le ciel de la ville. Sous réserve de conditions météorologiques favorables, cet évènement se déroule chaque mois d’août.
- Amiens-les-Bains est une opération estivale menée par la mairie d'Amiens et installée dans le centre-ville, place Gambetta. De début juillet à fin août, 7 jours sur 7, elle propose des espaces nautiques et ludiques pour les enfants, des structures gonflables et une tour d’escalade pour les adolescents ainsi que des transats et parasols pour les adultes. Chaque année, elle met une destination à l'honneur : la Chine en 2011, la Provence en 2012.
- Un été en musique est une opération estivale menée par la mairie d'Amiens de juin à septembre. Elle propose une série de concerts gratuits en plein air (places René Goblet et Gambetta, kiosque Jules Bocquet). La programmation (rock, pop, folk, électro) est majoritairement composée d’artistes locaux.
- Le bal de la libération célèbre la libération d'Amiens le 31 août 1944. Ce grand bal populaire se déroule sur la place de l’hôtel de ville. Cet évènement festif s'ajoute aux diverses commémorations traditionnellement organisées.
- Le bal du 14 juillet se déroule sur la place de l'hôtel de ville. Il est suivi d'un feu d'artifice au parc de la Hotoie.
Amiens et la musique[modifier]
Même si elle atteint rarement une notoriété nationale (à l’exception notable des Fatals Picards, The Rabeats, Albin de la Simone, Disiz, Rokia Traoré), la scène musicale amiénoise est très active et développée. Dans cette dynamique, le rock tient une place centrale et s’organise autour de collectif comme Amiens Burning qui se charge de mettre en réseau le vivier du rock local, de l’accompagner dans ses projets, et d’organiser des concerts [108].
D’autres initiatives comme le projet Quai des jeunes, mis en place par l'association ACOUZIC, l'adjoint au maire Lucien Fontaine[109] chargé du service jeunesse d’Amiens [110], permettent à des groupes amiénois de s’exprimer sur scène avec des moyens professionnels et d’échanger avec des groupes d’autres villes.
Depuis leur création, La Lune des Pirates ou la Cité Carter apportent également leur soutien à la scène locale. À titre d’exemple, la Cité Carter produit chaque année une compilation présentant les groupes qui répètent au sein de sa structure[111].
Voici un aperçu de la scène musicale amiénoise actuelle :
- Rock : The Rabeats (cover band des Beatles), The Beyonders, Molly’s, The Void, Gene Trio
- Electro : The Name (à qui l’on doit la bande son de la série bref.), The Blue
- Pop : Nathaniel Isaac Smog, Ribo
- Metal : Anorak, DSK, Vakarm, Decline Of Humanity, Altered beast, Infected Society
- Hip Hop/Rap : Disiz (né à Amiens), D.S.C. (Dirty South Crew)
- Chanson française : Albin de la Simone (né à Amiens), EmilieAnneCharlotte
- Musique du monde : Rokia Traoré (chanteuse d’origine Malienne ayant vécu à Amiens dans les années 1990)
- Inclassable : Les Fatals Picards, Zic Zazou, groupe de 9 musiciens, créé en 1982 (vainqueur de La Grande Battle en novembre 2012)
La musique classique est représentée par l’ Orchestre de Picardie et l’Orchestre universitaire de Picardie. La pratique vocale est représentée par le Chœur régional de Picardie, le Chœur universitaire de Picardie et le Chœur de France Picardie.
On peut aussi citer l’Harmonie Saint Pierre, fanfare de 70 musiciens, devenue une véritable institution locale depuis sa création en 1894[112].
La ville dispose d'un Conservatoire à rayonnement régional d'Amiens, siège d’une activité artistique, notamment musicale, intense (encadrée par 70 professeurs et une équipe technique de 20 personnes)[113].
Depuis 2011, les trophées d’arts amiénois récompensent les artistes musicaux locaux lors d’une cérémonie qui se déroule au Cirque d’Amiens[114].
Amiens et la littérature[modifier]
Amiens a vu naitre, au fil des siècles, des écrivains majeurs[115]. Dans la première moitié du XVIIe siècle, Vincent Voiture, poète et épistolier, fut la coqueluche des Précieuses pour la fluidité de son style. Il fut, en 1634, membre de la 1re Académie française. En 1678, Charles du Fresne, sieur du Cange, surnommé « le Varron français », publia son Glossarium en 3 tomes. Ce glossaire de latin médiéval fait encore autorité aujourd’hui. En 1750, Jean Baptiste Gresset, dramaturge, poète célébré en son temps et membre de l’Académie française fonda l’Académie d’Amiens qui est encore active aujourd’hui et dont il fut nommé président perpétuel.
En 1782, l’amiénois Choderlos de Laclos publia Les liaisons dangereuses où il met en scène une noblesse dépravée. Considéré comme l’un des chefs-d’œuvre de la littérature du XVIIIe siècle, le livre a fait le tour du monde et connu une adaptation cinématographique oscarisée.
« Me voilà tout à fait citoyen d'Amiens. Il me semble que j'y suis né. J'y vis très heureux, bien à l'aise pour travailler. Amiens est une ville sage, d'humeur égale, et la société y est aimable et lettrée. On y est près de Paris, assez près pour en avoir les reflets, sans le bruit et l'agitation insupportables. »
Au XIXe siècle, il existe une vie littéraire brillante autour de l’Académie des sciences, des lettres et des arts d'Amiens avec l’historien Albéric de Calonne et la famille Yvert. Cependant, le grand nom de la vie littéraire amiénoise reste Jules Verne. Ce dernier anime toute l’activité intellectuelle, donnant des bals et des fêtes tandis que sa femme tient un salon réputé. Il fréquente souvent la Bibliothèque de la Société industrielle, qui est abonnée à de nombreuses revues scientifiques. Membre titulaire de l'Académie des Sciences, des Lettres et des Arts d'Amiens depuis le 8 mars 1872, il en est élu Directeur en 1875 et en 1881 et, à cette occasion, il prononce plusieurs discours de bienvenue, notamment pour un de ses amis, le caricaturiste amiénois Gédéon Baril, qui signa les illustrations de Dix heures en chasse chez Hetzel. Engagé dans la vie locale, il sera conseiller municipal d’Amiens de 1888 à 1904. Il s’intéresse de près aux affaires de la ville, rédige de nombreux rapports sur le théâtre et apporte son soutien à la construction du cirque.
Amiens n’apparait pas explicitement dans ses romans mais on y trouve cependant des éléments caractéristiques de la ville comme la cathédrale et le fleuve. C’est le cas, par exemple, pour la ville imaginaire de Ragz dans « Le secret de Wilhem Storitz ». Dans la nouvelle « Une fantaisie du docteur Ox », les habitants de la ville imaginaire de Virgamen, les Virgamenois, font directement référence aux Amiénois et à leur caractère prudent[116].
En 1875, il prononce devant l’Académie des sciences, des lettres et des arts d'Amiens un discours intitulé « Une ville idéale : Amiens en l’an 2000 » où il se met en scène déambulant dans une ville d’Amiens avant-gardiste. Depuis, la ville a bâti un parcours touristique à partir de ce texte.
Décédé à Amiens en 1905, il a profondément marqué la ville de son empreinte de sorte qu’aujourd’hui de nombreux lieux, monuments et événements y portent son nom. Il repose au cimetière de La Madeleine où on peut lire sur son tombeau : Vers l'immortalité et l’éternelle jeunesse.
« Telle qu'elle est avec son sourire si particulier, combien j’aime la Vierge Dorée, avec son sourire de maîtresse de maison céleste ; combien j’aime son accueil à cette porte de la cathédrale, dans sa parure exquise et simple d’aubépines. »
— Marcel Proust (à propos du portail de la Vierge dorée de la Cathédrale d'Amiens)
En 1885, l’anglais John Ruskin publie la Bible d’Amiens qui sera traduite en français, largement annotée et préfacée, en 1904, par Marcel Proust. Ce livre consacré à Notre-Dame d’Amiens est l’occasion pour Proust de rappeler son admiration pour l’auteur anglais et la Cathédrale d’Amiens.
« Je voudrais donner au lecteur le désir et le moyen d'aller passer une journée à Amiens en une sorte de pèlerinage ruskinien. Ce n'était pas la peine de commencer par lui demander d'aller à Florence ou à Venise, quand Ruskin a écrit sur Amiens tout un livre. »
Dans la deuxième moitié du XIXe siècle, Jules Barni, député de la Somme, agrégé de philosophie et brillant germaniste traduit l’œuvre de Kant en français et permit ainsi sa diffusion en France.
Natif d’Amiens, Paul Bourget publia Le Disciple en 1889, roman considéré aujourd’hui comme son œuvre majeure. Il sera élu, 5 ans plus tard, à l’Académie française.
Né dans le quartier Sainte-Anne en 1885, Roland Dorgeles publia en 1919 Les Croix de bois. Chef-d’œuvre écrit d’après ses notes prises au Front, le roman remporta le Prix Femina la même année. Pressenti pour l’obtention du Prix Goncourt, il fut devancé par À l'ombre des jeunes filles en fleurs de Marcel Proust, 6 voix contre 4. Membre de l’Académie Goncourt dès 1929, il en sera élu président en 1954 jusqu’à sa mort en 1973[117].
En 1926, l’amiénois Henri Deberly, obtient le prix Goncourt avec Le Supplice de Phèdre, un roman inspiré par sa ville.
Amiens et le cinéma[modifier]
Plusieurs films ou scènes de films ont pour décor Amiens et ses environs[118].
- La Tête contre les murs (sorti en 1959), film de Georges Franju, avec Pierre Brasseur et Jean-Pierre Mocky
- Les Clowns (sorti en 1971), film de et avec Federico Fellini, avec Anita Ekberg
- La Saga des Français : La Rumeur (sorti en 1976), film de Michel Pamart et Marcel Trillat
- La Femme enfant (sorti en 1980), film de Raphaële Billetdoux, avec Klaus Kinski
- Roselyne et les Lions (sorti en 1989), film de Jean-Jacques Beineix, avec Isabelle Pasco
- Arlette (sorti en 1997), film de Claude Zidi, avec Josiane Balasko et Christophe Lambert
- Je suis né d'une cigogne (sorti en 1999), film de Tony Gatlif, avec Romain Duris
- Elle et lui au 14e étage (sorti en 2000), film de et avec Sophie Blondy, avec Guillaume Depardieu et Benoît Magimel
- Confort moderne (sorti en 2000), film de Dominique Choisy
- Paris selon Moussa (sorti en 2002), film de Cheik Doukouré
- Carnages (sorti en 2002), film de Delphine Gleize, avec Jacques Gamblin, Chiara Mastroianni et Clovis Cornillac
- Carmen (sorti en 2003), téléfilm de Jean-Pierre Limosin avec Natacha Régnier
- Beau masque (sorti en 2006), téléfilm de Peter Kassovitz
- Le prince et la princesse Caspian (diffusé en 2007 sur Arte), pièce de théâtre avec Anthony Drouet
- Paul Rondin est...Paul Rondin (sorti en 2008), court-métrage de Frédéric Vin, avec François Berland
- Blanche (sorti en 2008), court-métrage d'Eric Griffon du Bellay, avec Romane Bohringer et Clémence Poésy
- Louise-Michel (sorti en 2008), film de Gustave Kervern et Benoît Delépine, avec Yolande Moreau et Benoît Poelvoorde
- Française (sorti en 2008), film de Souad El-Bouhati, avec Hafsia Herzi
- Ricky (sorti en 2009), film de François Ozon, avec Alexandra Lamy et Sergi López
- Copacabana (sorti en 2010), film de Marc Fitoussi, avec Isabelle Huppert
- Les Fraises des bois (sorti en 2012), film de Dominique Choisy
- La Tête la première (sorti en 2013), film d'Amélie Van Elmbt
Amiens et la bande dessinée[modifier]
Amiens est une place forte de la bande dessinée en France. Toute une génération de dessinateurs et scénaristes amiénois font de la ville un centre créatif important du 9e art. Parmi les acteurs majeurs de cette génération, citons Régis Hautière, Norédine Allam qui a notamment dirigé la recolorisation des 33 albums d’Astérix dans le cadre du projet "La grande collection" ou bien encore Antoine Dodé, David François, Fraco, Hardoc, Greg Blondin, Nicolas Hitori De, etc [119].
La ville a également vu naître ou passer de grands noms de l’univers de la bande dessinée comme l’amiénois Joseph Pinchon, créateur du personnage de Bécassine ou encore Paul Gillon, lauréat du Grand Prix de la Ville d'Angoulême.
Acteur de cette dynamique autour de la BD, l’association « On a marché sur la bulle » organise les Rendez-vous de la Bande dessinée d’Amiens, l’un des plus grands festivals français de bande dessinée [120]. Active toute l’année sur le territoire, la structure gère également un centre de ressources et compte un département éditorial avec les éditions de la Gouttière.
Culture régionale[modifier]
- Chés Cabotans d'Anmien, petit théâtre de marionnettes traditionnelles picardes, Les cabotins d'Amiens, fondé en 1933. Lafleur, le héros, est né vers 1811 à Saint-Leu, il parle exclusivement picard. Habillé traditionnellement d'un costume de laquais (velours rouge coiffé d'un tricorne), Lafleur est gai, dynamique, indépendant et débrouillard; sa devise est : "bin mier, bin boère, pis n'rin foère!" (Bien boire, bien manger et puis ne rien faire).
- La langue picarde est reconnue langue régionale. Elle est parlée en France dans les régions Picardie et Nord-Pas-de-Calais, et en Belgique dans la Province de Hainaut. Diverses associations œuvrent pour la promotion et le développement de la culture picarde qui s'exprime dans le théâtre, la chanson, le conte mais aussi dans l'écriture : romans, revues, poésie… Le Picard est enseigné à l'université d'Amiens. Le Conseil régional de Picardie a développé, depuis 1993, au sein de l'Office culturel régional de Picardie une politique culturelle en faveur de la langue et de la culture picardes. « L'Agence pour le picard », créée en 2008, a son siège à Amiens[121].
- Les blasons populaires sont des surnoms ou des sobriquets donnés aux habitants des villes et des villages picards. Ces surpitchets viennent parfois de l'histoire de la ville, parfois d'un jeu verbal, parfois d'une moquerie des travers des habitants. Le sobriquet des habitants d'Amiens est : Chés Maqueus d'gueugues d'Anmien (les mangeurs de noix d'Amiens)
Le 11 mars 1597, les Espagnols attaquent la ville : les soldats de Hernàn Tello Portocarrero, gouverneur de Doullens, déguisés en paysans viennent devant les portes des remparts avec des noix. Les Amiénois affamés ouvrent alors les portes et les Espagnols s'emparent de la cité.
Les spécialités gastronomiques[modifier]
Amiens, à l'image de la région Picardie, possède un patrimoine gastronomique riche[122]. Voici un aperçu des spécialités[123] :
- Le pâté de canard d'Amiens : plus ancienne spécialité gastronomique de la ville, datant du Moyen Âge ;
- La soupe des hortillons : soupe printanière qui, comme son nom l'indique, trouve son origine dans les hortillonnages et à leur richesse légumière ;
- La ficelle picarde : créée à l'occasion d'une foire exposition à Amiens, elle consiste en une crêpe salée garnie de jambon et d'une sauce réduite à base de champignons. Elle est roulée sur elle-même, puis nappée de crème fraîche parfumée de muscade, poivre blanc, et parsemée de fromage râpé avant d'être gratinée au four ;
- La flamiche aux poireaux, "flamiche à porions" en picard : tourte à base de blancs de poireau, échalote, crème fraîche et vin blanc, percée d’une petite cheminée au centre du couvercle de pâte ;
- Le bisteu ou bigalan : tourte de pommes de terre, aux oignons et au lard ;
- L'andouillette d'Amiens : boulette de porc mélangée à une panade et oignons ;
- Les beignets d'Amiens dits "pets d'âne" : petits beignets ronds et frits, à base de fromage frais de chèvre et de moelle de bœuf ;
- Le macaron d'Amiens : biscuits mœlleux à base d’amande, de fruits et de miel, dont la renommée remonte au XVIe siècle ;
- Les tuiles d'Amiens : fine lamelle ronde de chocolat agrémentée d'éclats d'amandes ;
- Le gâteau battu, brioche à la mie jaune dorée et à la texture aérée, elle est riche en œufs et en beurre ;
- Le galopin : pain perdu à base de pain brioché cuit comme une grosse crêpe ;
- La rabotte picarde : pomme emballée et cuite dans une pâte feuilletée ;
- La Dariole d'Amiens : pâtisserie très prisée au XVIIIe siècle, garnie d’une crème aux amandes ;
- Le sucre d’orge d’Amiens.
Les personnalités liées à la commune[modifier]
Personnages célèbres[modifier]
- Magnence (303-11 août 353) usurpateur du titre impérial du 18 janvier 350 au 11 août 353.
- Saint Anschaire (8 septembre 801-3 février 865 à Brême), dit Oscar ou Ansgar, Evangélisateur de la Scandinavie, Ansgar est le Saint-Patron du Danemark.
- Pierre l'Ermite (?-1115), prédicateur de la Première Croisade
- André d'Ypres, (avant 1428-1450), peintre et enlumineur. On lui attribue La Crucifixion du Parlement de Paris
- Simon Marmion, (1425-1489), peintre et enlumineur
- Vincent Voiture (1597-1648), dit « le bel esprit », poète précieux et académicien
- Charles du Fresne, sieur du Cange (1610-1688), historien et philologue
- Claude François, en religion frère Luc, (1614-1685) peintre
- Jacques Rohault (1618-1672), physicien et prosélyte du Mécanisme
- Charles Varlet dit La Grange, comédien qui a appartenu à la troupe de Molière et en fut l'un des plus grands acteurs.
- Jean-Baptiste Gresset (1709-1777), poète (auteur de Vert-Vert et Le Méchant), membre de l'Académie française.
- Jean-Baptiste Vaquette de Gribeauval, (1715-1789), officier et ingénieur qui réforma l'artillerie de campagne française
- Père Féry (1716-1773), ingénieur du château-d'eau.
- Noël-François De Wailly (1724-1801), grammairien français.
- Choderlos de Laclos,(1741-1803), écrivain, auteur des Liaisons dangereuses
- Pierre Morand du Puch cadet (1742-1822), général des armées de la Révolution, décédé à Amiens.
- Jean-Baptiste Delambre (1749-1822), auteur de la définition du mètre
- Charles Dallery, (1754-1835), ingénieur en mécanique, inventeur de la machine à vapeur à chaudière tubulaire
- Jacques Polycarpe Morgan (1759-1843), général des armées de la République et de l'Empire, né à Amiens et décédé à Chamarande (Essonne).
- François Marie Clément de la Roncière(1773-1854), général des armées de la République et de l'Empire (nom gravé sous l'Arc de Triomphe de l'Étoile : 11e colonne)
- Pierre-François-Marie-Auguste Dejean (1780-1847), général et entomologiste
- François-Alexandre Desprez (1778-1833), général des armées de la République et de l'Empire.
- Aimé et Louis Duthoit, sculpteurs du XIXe siècle qui ont, entre autres, aidé à la restauration de la cathédrale aux côtés de Eugène Viollet-le-Duc qui les qualifia pour cela de « derniers imagiers du Moyen Âge ».
- Gédéon de Forceville, (1799-1886), sculpteur
- Pierre Thuillier (Amiens, 1799 - Paris, 1859), peintre paysagiste français associé à l'école de Barbizon.
- Alphonse Sagebien (Warvans, 1807 - Amiens, 1892), ingénieur, inventeur d'une roue hydraulique, conseiller municipal de 1878 à 1888
- Édouard Paris (1814-1874), traducteur en picard de l'Évangile selon Matthieu
- Jules Barni (1818-1878), philosophe et homme politique, député de la Somme
- Pierre Puvis de Chavannes peintre français (1824-1898), décorations murales idéalistes (Panthéon, Sorbonne)
- René Goblet (1828-1905), journaliste et homme politique français
- Jules Verne (1828-1905), conseiller municipal de 1888 à sa mort, il fut avant tout un écrivain connu de tous. Il repose au cimetière de La Madeleine. Il a habité durant 18 ans un hôtel particulier situé dans le quartier Henriville, doté d'un observatoire au sommet d'une tour. Sa demeure, aujourd'hui classée monument historique, a été acquise par la Ville d'Amiens en 1980. Rouverte le 24 mars 2006 après un an de travaux, la Maison de Jules Verne est un musée. L'université de Picardie est baptisée Jules Verne. Un viaduc à l'est de la ville et un amphithéâtre de l'ESIEE portent son nom.
- Charles Tellier, (1828-1913), inventeur du froid artificiel
- Gédéon Baril, (1832-1906), caricaturiste
- Frédéric Petit, (1836-1895), ancien maire d'Amiens et ancien sénateur IIIe République de la Somme
- Édouard Lucas, (1842-1891), inventeur de jeux et casse-têtes mathématiques
- Édouard Branly, (1844-1940), physicien, inventeur du cohéreur, le premier détecteur très sensible d'ondes radioélectriques et médecin. Un lycée ainsi qu'un amphithéâtre, celui de l'ESIEE portent son nom
- Victorine Autier, infirmière héroïque de la guerre de 1870
- Paul Bourget (1852-1935), écrivain et membre de l'Académie française
- Louis Thuillier, (1856-1883) physicien et biologiste, né et études à Amiens, enterré au cimetière de La Madeleine.
- Albert Roze, (1861-1952), sculpteur
- Eugène Cosserat, (1866-1931), mathématicien et astronome
- Lucien Lecointe, (1867-1940), homme politique
- Victor Pauchet, (1869-1936), chirurgien. Une clinique, fondée en 1896 et une place portent son nom.
- Victor-Ferdinand Bourgeois, (1870-1957) [124]
- Joseph Pinchon, (1871-1953), dessinateur, père de Bécassine
- Charles Vérecque (1872-1933), journaliste et écrivain
- Germaine Dulac, (1882-1942), réalisatrice, théoricienne du cinéma
- Henri Deberly, (1882-1947), écrivain, lauréat du Prix Goncourt en 1926.
- Clovis Brunel, (1884-1971), philologue
- Roland Dorgelès (1885-1973), écrivain
- Clovis Trouille, (1889-1975), peintre
- Jean Catelas (1894-1941), député d'Amiens en 1936, guillotiné le 24 septembre 1941 sous le régime de Pétain.
- Alfred Georges Regner, (1902-1987), peintre, graveur.
- Pierre Garet (1905-1972), homme politique
- Léon Lamotte (1912-2011), sculpteur
- François Spoerry (1912-1999), architecte, à l'origine de l'aménagement de la tour réalisé par Auguste Perret à Amiens
- Dolorès Vanetti (1912-2008), actrice, poétesse, amante de Jean-Paul Sartre née à Amiens
- Maurice Boitel, 1919-2007, peintre, a vécu au 65, rue Richard de Fournival,
- Florien Decodavaine (1920-1942), peintre ermite, résistant durant la Seconde Guerre mondiale
- Pierre Garnier (1928-), poète créateur du spatialisme
- Véronique Silver (1931-2010), actrice française, est née à Amiens.
- Michou (1931-), directeur du cabaret Michou à Paris
- Michel Macquet (1932-2002), athlète spécialiste du lancer de javelot, 10 fois champion de France et finaliste aux Jeux Olympiques en 1956
- Jacques Darras (1939-), poète, essayiste et traducteur français
- Jean-Luc Van Den Heede (1945-), navigateur français, recordman du monde de voile en solitaire
- Olivier Blanchard (1949-), chef économiste au Fonds monétaire international, professeur au MIT
- Jean-Pierre Pernaut (1950-), journaliste, animateur de télévision français
- Bernard Devauchelle (1950-), professeur de médecine.
- Geneviève Fioraso (1954-), ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche dans le gouvernement Jean-Marc Ayrault
- Ivar Ch'Vavar, (1951-), poète créateur de L'Invention de la Picardie
- Freddy Mini, (1960-), PDG de Netvibes
- Christophe Tison, (1961-), journaliste et écrivain
- Christine François (1962-), réalisatrice
- Anne Brochet (1966-), actrice, lauréate du César du meilleur second rôle féminin en 1992
- Philippe Vasseur (1966-), comédien dans Hélène et les Garçons, le Miracle de l'amour, les Vacances de l'amour, il interprète le rôle de José
- Jean-Michel Dhuez, journaliste à Europe 1
- Jeanne Savary, (1966-), comédienne. Connue pour ses rôles à la télévision (Caméra Café, Nestor Burma, En famille, etc.)
- Pierre Notte, (1969-), dramaturge, metteur en scène et secrétaire général de la Comédie-Française
- Éric Berger, (1969-), acteur, célèbre notamment pour son rôle de Tanguy dans le film du même nom.
- Laurent Delahousse, (1969-), journaliste et animateur de télévision, a grandi à Amiens.
- Mathieu Delahousse, (1973-), journaliste et grand reporter
- Antoine Gavory, (1975-), écrivain et journaliste.
- Emmanuel Macron, (1977-), secrétaire général-adjoint de la présidence de la République
- Najat Vallaud-Belkacem, (1977-), ministre des Droits des femmes et porte-parole du gouvernement[125] dans le gouvernement Jean-Marc Ayrault a grandi à Amiens[126] et est diplômée de l'Université de Picardie.
- Lucie Louette, (1985-), Judokate, championne d'Europe dans la catégorie des moins de 78 kg
Autres personnalités liées à la ville[modifier]
- Saint Martin, soldat romain, a partagé son manteau avec un pauvre à Amiens dans un geste resté célèbre
- Saint Honoré, évêque d'Amiens et patron des boulangers
- Lafleur, héros et personnage principal du théâtre de marionnettes amiénois, Ché cabotans.
- Antoine Parmentier, (1737-1813), pharmacien militaire, agronome, nutritionniste et hygiéniste. Membre de l'Académie des sciences d'Amiens[127], il popularisa la consommation de la pomme de terre.
- Jean-Baptiste de Lamarck, (1744-1829), naturaliste qui posa les fondations de la théorie de l’évolution des espèces.
- Mgr Jacquenet, (1816-1892), évêque d'Amiens
- Antoine Louis de Romance, (1819-1881), conseiller à la Cour d'appel d'Amiens
- Camille Léon de Chassepot de Beaumont, (1808-1893), colonel de la garde nationale qui sous son commandement se distingua à la journée du 17 novembre[128]
- Jules Lefebvre, (1836-1911), peintre français, élève de l'École des beaux-arts d'Amiens[129]
- Athanase Fossé, (1851-1923), sculpteur français, élève de l'École des beaux-arts d'Amiens
- Auguste Perret, (1874-1954), architecte, créateur de la Tour Perret
- Jean Moulin, (1899-1943), préfet et résistant français, a vécu à Amiens lorsqu'il était secrétaire général de la préfecture de la Somme
- Philippe Leclerc de Hauteclocque, (1902-1947), maréchal de France
- Alfred Manessier, (1911-1993), peintre français, élève de l'École des beaux-arts d'Amiens
- André Crépin (1928-2013), angliciste, linguiste et médiéviste, membre de l'Académie des inscriptions et belles-lettres, vécut à Amiens
- Gilbert Hecquet dit Gilbert Richard, (1928-), producteur-animateur de télévision sur la 1re chaîne (1960-1992)
- Catherine Matausch, (1960-), journaliste, a présenté le journal régional France 3 Picardie
- Antoine Richer, (1961-), joueur de hockey sur glace entré au temple de la renommée du hockey français
- Thierry Adam, (1967-), journaliste sportif, réside à Amiens
- Frédéric Cuvillier, (1968-), ministre délégué chargé des transports et de l'économie maritime sous le gouvernement Jean-Marc Ayrault est diplômé en droit à l'Université de Picardie
- Philippe Gaumont, (1973-2013), coureur cycliste
- Benjamin Biolay, (1973-), auteur-compositeur-interprète et chanteur français, a vécu à Amiens[130].
- Miss Kittin (Caroline Hervé), (1973-), DJ star de la scène electro, a étudié à l'École supérieure d'art et de design d'Amiens
- Fabrice Éboué, (1977-), humoriste et acteur, a fait une partie de ses études à l'école de la Providence à Amiens
- Elodie Gossuin, (1980-), animatrice de télévision, animatrice de radio, Miss France et Miss Europe 2001, a siégé au Conseil régional de Picardie de 2004 à 2010
- Nicolas Duvauchelle, (1980-), acteur et mannequin, a vécu à Amiens [131].
- Julien Benedetto, (1981-), journaliste de télévision sur France 2
- Julie Coin, (1982-), joueuse de tennis professionnelle
- Yann M'Vila, (1990-), footballeur international français, né à Amiens
Héraldique, logotype et devise[modifier]
| Blason d'Amiens
Les armes d'Amiens se blasonnent ainsi : « De gueules au lierre d'argent, au chef d'azur semé de fleurs de lis d'or »
Amiens, ville forteresse, a subi des assauts et y a résisté pour rester française. Ses armoiries symbolisent cet attachement à la France, attachement symbolisé par le lierre, la France étant symbolisée par le semis de fleurs de lis autorisé par les rois de France[133]. |
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| Armoiries d'Amiens
Dans les armoiries complètes de la ville, le tenant et le support sont deux licornes, le soutien est de feuilles d'acanthe, tandis que le cimier est un château donjonné de cinq pièces. Les deux figures blasonnées dans les armes d'Amiens sont le lis et le lierre, qui ornent aujourd'hui encore le logo de la ville. La licorne est le symbole des vertus chevaleresques de pureté et d'attrait pour la beauté et la délicatesse. Aujourd'hui encore, la licorne fait l'objet d'un certain nombre de références dans la ville : le stade éponyme, l'écusson de l'équipe de football amiénoise ainsi que les prix du Festival international du film d'Amiens[134]. |
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| Logo de la ville d'Amiens
En 1991, la municipalité formée autour de Gilles de Robien a conçu un nouveau logo, reprenant la fleur de lis et la feuille de lierre présentes sur le blason, placées côte à côte de couleur rouge sur un fond gris ou blanc, selon l'utilisation. |
- Un timbre français représentant les armoiries de la ville fut émis en 1962, cette émission s'insère dans celle des Armoiries de villes. Son pouvoir d'affranchissement est de 5 centimes. Il fut émis le 23 janvier 1962 et retiré de la vente le 23 janvier 1977. Un premier jour fut organisé à Amiens le 21 juillet 1962. Il a été dessiné par Robert Louis. L'artiste Arman fit un collage d'une planche de ce timbre[135].
Jumelages[modifier]
La municipalité d'Amiens a conclu cinq jumelages[136],[137] avec :
Dortmund (Allemagne) depuis 1960. C'est le premier jumelage franco-allemand officialisé en France[138]. Les échanges sont culturels et artistiques ;
Görlitz (Allemagne) depuis 1971 ;
Darlington (Angleterre) depuis 1973 ;
Tulsa (États-Unis) depuis 2005 ;
Minas (Uruguay) depuis 2010. Des échanges scolaires sont proposés aux élèves et aux étudiants des deux villes.
Depuis 2008, Amiens a conclu des partenariats culturels et économiques étroits avec :
Brighton et Hove (Angleterre) ;
Lviv (Ukraine) ;
Santa Catarina (municipalité du Cap-Vert) (Cap-Vert).
Pour approfondir[modifier]
Bibliographie[modifier]
: ouvrage ou article utilisé comme source pour la rédaction de cet article.
- François Ruffin, Quartier Nord, Fayard, 2006, 517 p. (ISBN 2-213629-01-8).
- Pascal Lando et Emmanuelle Poiret, Amiens et le pays de Somme, Paris, Éditions Déclics, coll. « Tranches de France », 2007, 80 p. (ISBN 2-84768-098-0).
- Xavier Bailly et Karine Gauthier, Amiens, ville d'art et d'histoire, Éditions du patrimoine, Centre des monuments nationaux, 2007, 144 p. (ISBN 2-85822-933-8).

- Kaltoume Dourouri, Amiens d'Antan : Amiens à travers la carte postale ancienne, HC Éditions, coll. « La France d'antan », 2009, 110 p. (ISBN 2-35720-007-4).

- Jean-Marie Fouré, Amiens : du Tram au Bus, Crèvecœur-le-Grand, Éditions EMA, 2009, 96 p. (ISBN 2-917190-07-4).
- Isabelle Barbedor et Thierry Lefébure, Églises et chapelles des XIXe et XXe siècles (Amiens métropole), Lyon, Éditions Lieux-Dits, coll. « Parcours du Patrimoine », 2008, 72 p. (ISBN 2-914528-47-4).
- Claude Tillier et Franck Delautre, Amiens à l'heure bleue, Engelaere Éditions, 2011, 72 p. (ISBN 2-917621-11-0).
- Delphine Roger, Histoire d'une ville: Amiens, Centre régional de documentation pédagogique d'Amiens, coll. « série parcours d'Histoire », 2013, 161 p. (ISBN 2-86615-391-5).

- Olivier Bondois, Les banques à Amiens à l'époque de Jules Verne, Centre International Jules Verne, coll. « Revue Jules Verne », 1996, 90-103 p..
- Scarlett Beauvalet et Gérard Hurpin, Amiens à l'époque moderne (1500-1850) : Aspects d'une société urbaine en Picardie, Encrage Éditions, 2006, 349 p. (ISBN 2-911576607).
- Alain Trogneux, Amiens entre deux guerres : Fêtes, spectacles et distractions, Amiens, Encrage Éditions, coll. « Hier », 1991, 210 p. (ISBN 2-906389-29-8).
- Alain Trogneux, Amiens, années 50 : De la Libération à la Ve République, Amiens, Encrage Éditions, coll. « Hier », 1997, 222 p. (ISBN 2-906389-83-8).
- Alain Trogneux, Amiens, années 60 : Naissance d'une capitale régionale, Amiens, Encrage Éditions, coll. « Hier », 2000, 222 p. (ISBN 2-911576-25-X).
- Olivier Carpi, Une République imaginaire : Amiens pendant les troubles de religion (1559-1597), Belin, coll. « Histoire et société », 2005, 254 p. (ISBN 2-701132396).
- Marc Breitman et Rob Krier, Le Nouvel Amiens, Bruxelles, Mardaga/Institut Français d'Architecture, coll. « Villes », 1989, 471 p. (ISBN 2-870093689).
- Véronique Groseil, Amiens Jardins, Éditions du Labyrinthe, 2005, 143 p. (ISBN 2-952306126).
- Jean Estienne et François Vasselle, Le bel Amiens, Amiens, Martelle, coll. « Picardie », 1967, 203 p. (ISBN 2-878900149).
- Hervé Cultru, Amiens "Belle Epoque". Vie culturelle et artistique, Amiens, Encrage Éditions, coll. « Hier », 1994, 159 p. (ISBN 2-906389-56-0).
- Nathalie Delattre-Arnould et Daniel Delattre, Les rues d'Amiens, promenade dans le temps, Tome 1, les rues de A à D, Éditions Delattre, 2012, 96 p. (ISBN 2-364640-16-0).
Articles connexes[modifier]
Liens externes[modifier]
- Site officiel d'Amiens Métropole
- Site officiel de l'office du tourisme d'Amiens
- Amiens sur le site de l'Insee
- Dossiers de l'Inventaire général du patrimoine culturel sur les églises et les chapelles d'Amiens métropole
Notes et références[modifier]
Notes[modifier]
- composée du 4e régiment de spahis marocains et du 6e régiment de spahis algériens.
- composé du 7e régiment de chasseurs, des 6e et 7e groupes d’automitrailleuses.
- Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
- Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
Références[modifier]
- Aire urbaine d'Amiens, INSEE. Consulté le 18 janvier 2013
- Pays du grand Amienois, amiens.fr. Consulté le 8 mai 2013
- Amiens, la cathédrale en couleurs, France Télévisions, 18 juin 2011. Consulté le 5 mai 2013
- Chaurand Jacques, Lebègue Maurice, Noms de lieux de Picardie (page 35), Condé-sur-Noireau, Bonneton, 1990 (ISBN 978-2-86253-265-3).
- les travaux avaient d'ailleurs été retardés, car d'aucun voulaient « préserver la cathédrale », alors que la situation était donc exceptionnelle.
- Amiens, Un écoquartier en projet à Montières, E.G, Le Moniteur no 5510 du 3 juillet 2009
- La guerre d’Amiens a bien eu lieu, Gilles Gaetner, Valeurs actuelles20 septembre 2012
- Statistiques locales d’Amiens, INSEE.fr, 28 juin 2012. Consulté le 7 avril 2013
- Résultat du recensement de population 2008 d’Amiens, INSEE.fr. Consulté le 7 avril 2013
- Portrait de territoire d'Amiens Métropole, Agence de développement et d’urbanisme du Grand Amiénois, juin 2012. Consulté le 7 avril 2013
- Alain Boulnois, « L’Amiénoise », CRDP d’Amiens, 2008. Consulté le 7 avril 2013
- La page internet Amiens 2030
- site officiel du projet Gare-la-Vallée
- ZAC Intercampus sur le site d'Amiens Aménagement
- ZAC Paul Claudel sur le site d'Amiens Aménagement
- ZAC Renancourt sur le site d'Amiens Aménagement
- Jacques Trentesaux, Le difficile pari de Demailly, L'Express, 16 octobre 2008 [1]
- Delphine Richard, Le stationnement en huit questions, Le Courrier picard, 9 mars 2009 [2]
- Jean-Marie Fouré, Amiens, du tram au bus, édition du Moulin-Alidor
- http://amiens.fr/nos_projets/tcsp.html
- Benoit Delespierre, Longueau, l'autre gare d'Amiens, Courrier picard, 11 avril 2013
- TGV Picardie-Roissy: le ministre des Transports valide le projet, Courrier picard, 1 mai 2013. Consulté le 1 mai 2013
- Le jardin archéologique Saint-Acheul à Amiens, amiens-tourisme.com. Consulté le 15 mai 2013
- Jardin archéologique de Saint-Acheul, Amiens, Ville d’Art et d’Histoire, culture.gouv.fr. Consulté le 15 mai 2013
- Le mésolithique va de 9 600 à 5 500 avant notre ère.
- Rapport d'activité 2006 de l’Inrap, p. 102
- Gérard Coulon, Les Gallo-Romains : vivre, travailler, croire, se distraire - 54 av. J.-C.-486 ap. J.-C.. Paris, Ed. Errance, 2006, Collection Hespérides, ISBN 978-2-87772-331-2, p. 21
- Rapport d'activité 2006 de l’Inrap, p. 103
- André Chédeville, « Le mouvement communal en France aux XIe et XIIe siècles, ses éléments constitutifs et ses relations avec le pouvoir royal », in Robert Favreau, Régis Rech et Yves-Jean Riou (directeurs), Bonnes villes du Poitou et des pays charentais (XIIe ‑ XVIIIe siècles) : actes du colloque tenu à Saint-Jean-d’Angély les 24-25 septembre 1999, publiés par la Société des antiquaires de l'Ouest in Mémoires de la Société des antiquaires de l'Ouest et des musées de Poitiers, 5e série, tome VIII (2002), à Poitiers. (ISBN 978-2-9519441-0-7), p.
- Les fleurs jaunes de la guède étaient groupées en boules appelées coques ou cocaignes ou encore cocagnes, d’où l’origine de l’expression Pays de Cocagne
- JDA Métropole no 648, été 2012
- Lettres patentes de Louis XI, Péronne, février 1477 (1476 avant Pâques) [3]
- actuelle ligne Longueau - Calais.
- Collectif, « Amiens Ville d’Art et d’Histoire – le guide ». «De la Belle Époque à la Première Guerre mondiale (1900-1918)», éditions du patrimoine, centre des monuments nationaux, 2007, p. 36 à 38.
- Albert Chatelle, Amiens pendant la guerre 1914-1918.
- Joseph Abram, L'Architecture moderne en France. Du chaos à la croissance, 1940-1966, éd. Picard, 1999, p. 28-31.
- Antoine Caux, Jean-Christophe Fouquet et Nicolas Lejeune, « 2008, souvenirs de mai », JDA Métropole no 487 du 28 mai 2008.
- lien vers la plaquette de présentation
- Code de la sécurité sociale, art. R. 143-16, issu du décret no 2003-614 du 3 juillet 2003
- Habitants.fr, « Nom des habitants des communes françaises ». Consulté le 12 juillet 2008.
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
- Évolution et structure de la population à Amiens en 2007, sur Insee. Consulté le 26 août 2010.
- Résultats du recensement de la population de la Somme en 2007, sur Insee. Consulté le 26 août 2010.
- Le site officiel de l'académie d'Amiens.
- Vie étudiante, site officiel de la ville d’Amiens. Consulté le 31 mars 2013
- Quel accès pour notre hôpital ?, Amiens Forum, février 2012. Consulté le 16 mai 2013
- Courrier Picard du samedi 25 août 2012 [4]
- Christine Gorman, « Medicine: A Transplant First », Time (magazine), 4 décembre 2005. Consulté le 7 avril 2013
- Maxence Châble, « Connaissez-vous les écureuils d'Amiens », culturesport.info, 28 janvier 2012. Consulté le 13 avril 2013
- Béatrice Pujebet, « Des club-houses très huppés », Le Point, 7 mars 2013. Consulté le 7 mars 2013
- Le Courrier Picard, source OJD, consulté le 12 novembre 2012 [5]
- PICARDIE Lancement d'une nouvelle chaîne de télévision en septembre 2013, Le Courrier picard. Consulté le 13 décembre 2012
- France CitéVision devient Cityplay !, lafibre.info. Consulté le 15 juin 2013
- L'église Saint-Honoré, base Mérimée, ministère français de la Culture.
- L’Annuaire Musulman - Annuaire des produits et services à destination des musulmans francophones (France et Belgique) L'Annuaire musulman
- Le classement des villes françaises les mieux gérées, sur global-et-local.eu. Consulté le 26 avril 2013
- Site officiel de la direction générale des Impôts.
- Le classement des villes par l'ISF, L'Express du 25/06/2007.
- CC-Résumé statistique/com,dep,zone empl, sur Insee. Consulté le 4 mai 2010
- Demandeurs d'emploi en fin de mois, catégories 1 à 3 hors activité réduite.
- Chiffres clés Amiens, Insee.
- Goodyear Amiens : la restructuration se durcit, Le Figaro, 18 mars 2009.
- Insee, Picardie : diagnostic et perspectives, chapitre Dynamiques économiques, p. 36 2006.
- Amiens, la cathédrale en couleurs, France Télévisions, 18 juin 2011. Consulté le 6 mai 2013
- Cathédrale Notre-Dame d'Amiens, Guide du routard. Consulté le 6 mai 2013
- Contrairement à la plupart des cathédrales de France, Notre-Dame d'Amiens a conservé la quasi-intégralité de ses statues et ornements d'origine, ce qui permet, encore aujourd'hui, d'admirer certaines des couleurs employées au Moyen Âge.
- Le beffroi d'Amiens, base Mérimée, ministère français de la Culture.
- cirque municipal Jules Verne, base Mérimée, ministère français de la Culture.
- Jules Verne, extrait du discours d'inauguration du 23 juin 1889.
- La tour Perret, base Mérimée, ministère français de la Culture
- Moulin à Farine dit moulin Passe arrière ou du bassin Notice no IA00076431, base Mérimée, ministère français de la Culture
- Le logis du Roy, base Mérimée, ministère français de la Culture.
- L'hôtel de ville d'Amiens, base Mérimée, ministère français de la Culture.
- Le Palais de justice d'Amiens, base Mérimée, ministère français de la Culture
- Le Palais de Justice
- La Maison Jules Verne, base Mérimée, ministère français de la Culture
- Hélène Rochette, Maisons d'écrivains et d'artistes. Paris et ses alentours, p. 258-263, Parigramme, Paris, 2004 (ISBN 978-2-84096-227-4)
- La bibliothèque Louis-Aragon, base Mérimée, ministère français de la Culture
- Église paroissiale Saint-Firmin-le-Martyr, base Mérimée, ministère français de la Culture
- L'hôtel Bouctot-Vagniez, actuellement Chambre régionale de Commerce et d'Industrie de Picardie, base Mérimée, ministère français de la Culture.
- Le garage Gueudet ou garage Renault, base Mérimée, ministère français de la Culture.
- L'église Saint-Honré, base Mérimée, ministère français de la Culture.
- Barbedor Isabelle ; Mette Nathalie, « Amiens, faubourg de Beauvais, rue Dom-Bouquet : église paroissiale Saint-Honoré », sur http://inventaire.picardie.fr/, 1996. Consulté le 10 avril 2011.
- La Maison de la culture d'Amiens, base Mérimée, ministère français de la Culture
- http://presse-libre-picarde.over-blog.com/article-36936745.html
- http://www.lesmotspourvousdire.com/dotclear/index.php?2011/01/06/36-bernard-pictet-avec-claude-vasconi-la-verriere-de-la-gare-d-amiens
- Zoo Amiens Métropole, Communauté d'agglomération Amiens Métropole, 5 avril 2013. Consulté le 6 avril 2013
- JDA Métropole n°668, Communauté d'agglomération Amiens Métropole, 6 février 2013. Consulté le 6 février 2013
- Prix du paysage 2005.
- « Le palmarès des villes et villages fleuris », Le Courrier picard édition de l'Oise, 5 juillet 2008.
- Ingrid Lemaire, "Auprès de mon arbre", Amiens Forum no 33 du mois de juillet 2012.
- Collectif, « Amiens Ville d’Art et d’Histoire – le guide ». « Musée de Picardie », éditions du patrimoine, centre des monuments nationaux, 2007, p. 116-121.
- Henri Berlemont et Maryvonne Pellay, « Naissance du musée de Picardie, le « Petit Louvre » amiénois », encyclopedie.picardie.fr, 28 janvier 2013. Consulté le 2 mai 2013
- Musée de Picardie, site officiel de la ville d’Amiens. Consulté le 17 février 2013
- Le musée de Picardie, base Mérimée, ministère français de la Culture.
- Le Musée de l’Hôtel de Berny, site officiel de la ville d’Amiens. Consulté le 17 février 2013
- (en) Unesco, « Top 50 Authors of All Time ». Consulté le 17 février 2013
- Maison de Jules Verne, site officiel de l’office de tourisme d’Amiens. Consulté le 17 février 2013
- La Maison de Jules Verne, site du centre international Jules Verne. Consulté le 17 février 2013
- FRAC Picardie, Evene.fr. Consulté le 17 février 2013
- Estelle Thiébault, « Le dessin, l'art du trait et de la ligne », Courrier picard, 2 mai 2013. Consulté le 4 mai 2013
- FRAC Picardie, un projet de développement, site officiel de la Frac Picardie. Consulté le 17 février 2013
- http://www.leparisien.fr/oise/pas-de-louvre-ii-en-picardie-30-11-2004-2005497865.php
- Amiens, Association des directeurs des bibliothèques municipales et intercommunales des grandes villes de France, 2 février 2012. Consulté le 2 mai 2013
- Historique des bibliothèques, bibliotheques.amiens.fr. Consulté le 2 mai 2013
- La foire Saint Jean rendez-vous incontournable à Amiens, JT de 13h de TF1 du 29 juin 2012, [6]
- Association Amiens Burning sur le site de la maison des associations d'Amiens Métropole. Consulté le 19 novembre 2012. [7]
- http://www.lucien-fontaine.net/quai-des-jeunes-3-eme-edition/
- Quai des jeunes sur le site de la ville d'Amiens. Consulté le 19 novembre 2012. [8]
- Discographie de la Cité Carter sur le site de la ville d'Amiens. Consulté le 20 novembre 2012. [9]
- site officiel de l'Harmonie Saint Pierre. Consulté le 20 novembre 2012. [10]
- Le Conservatoire à rayonnement régional sur le site de la ville d'Amiens. Consulté le 20 novembre 2012. [11]
- "Les trophées d'arts amiénois enchantent" dans le Courrier Picard du 9 janvier 2012. Consulté le 20 novembre 2012. [12]
- Collectif, « Amiens Ville d’Art et d’Histoire – le guide ». « Vie littéraire à Amiens sous l’ancien Régime » et « La vie littéraire au XIXe siècle », éditions du patrimoine, centre des monuments nationaux, 2007, p. 26 et p. 35.
- Anne-Marie Cojez, « Dans les pas de Jules Verne à Amiens », encyclopedie.picardie.fr, 7 août 2009. Consulté le 16 mars 2013
- Jean-Louis Andreani, « Roland Dorgeles », Les éditions du trotteur ailé. Consulté le 16 mars 2013
- Liste des films tournés en Picardie, sur ACAP Pôle Image Picardie. Consulté le 04 décembre 2012
- Christian Larrède, « Amiens, ville de BD », Amiens Forum, janvier 2012. Consulté le 10 janvier 2013
- Faites des bulles !, Collectif des habitants de Thiers/Thève, 15 mai 2007. Consulté le 10 janvier 2013
- DRAVIE.net
- Cuisine en Picardie, Cuisine à la française. Consulté le 10 décembre 2012
- Frédéric Zégierman, « L'Amiénois », keldelice.com. Consulté le 29 avril 2013
- Biographie de Victor-Ferdinand Bourgeois
- Décret du 16 mai 2012 relatif à la composition du Gouvernement publié au Journal officiel du 17 mai 2012.
- Jacques Bertoin, « Najat Belkacem, la vie en rose », Jeune-afrique.com, 18 mars 2007.
- «La ville est tout à fait fondée à parler de Parmentier», Courrier picard, 10 février 2013. Consulté le 24 avril 2013
- Bataille d'Amiens (1870)
- [=contentclass_id:55&activeFacets[class:Type%20du%20contenu]=Article LADY GODIVA Amiens Musée de Picardie], culturecommunication.gouv.fr, 20 juin 2012. Consulté le 21 mai 2013
- Vite dit, Amiens Forum n°40, avril 2013. Consulté le 29 avril 2013
- Romain Blondeau, « J’ai rendu visite à la mamie d’Amiens de Nicolas Duvauchelle », Les Inrockuptibles, 26 mars 2011. Consulté le 29 avril 2013
- Mémoires de la Société des… - Google Livres.
- Les armoiries de la ville d'Amiens, sur espritdepicardie.com. Consulté le 22 avril 2013.
- Les armoiries d'Amiens, sur amiens.fr. Consulté le 22 avril 2013.
- Œuvre répertoriée sous le n° APA#8005.62.010 dans les archives Arman à New York
- Annuaire des communes jumelées.
- jda métropole, Communauté d'agglomération Amiens Métropole, 21 juin 2006. Consulté le 7 janvier 2009.
- Candice Cazé, « Un pont entre deux cultures. Jumelage Amiens-Dortmund », Amiens Forum n°30, avril 2012. Consulté le 24 avril 2013

