Amiens

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Amiens
De gauche à droite et de haut en bas, la Tour Perret, la Cathédrale Notre-Dame, le quartier Saint-Leu, le rond-point Maréchal-Joffre, le centre-ville.
De gauche à droite et de haut en bas, la Tour Perret, la Cathédrale Notre-Dame, le quartier Saint-Leu, le rond-point Maréchal-Joffre, le centre-ville.
Blason de Amiens
Héraldique
Amiens
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Picardie (préfecture)
Département Somme (préfecture)
Arrondissement Amiens (chef-lieu)
Canton Amiens (chef-lieu de huit cantons)
Intercommunalité Communauté d'agglomération Amiens Métropole
Maire
Mandat
Brigitte Fouré (UDI)
2014-2020
Code postal 80000, 80080 et 80090
Code commune 80021
Démographie
Gentilé Amiénois
Population
municipale
133 327 hab. (2011)
Densité 2 696 hab./km2
Population
aire urbaine
292 667 hab. (2009)
Géographie
Coordonnées 49° 54′ N 2° 18′ E / 49.9, 2.3 ()49° 54′ Nord 2° 18′ Est / 49.9, 2.3 ()  
Altitude Min. 14 m – Max. 106 m
Superficie 49,46 km2
Localisation

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Amiens
Liens
Site web amiens.fr

Amiens (prononcé [a.ˈmjɛ̃ ]) est la préfecture de la région de Picardie, du département de la Somme et chef-lieu de canton. Commune la plus peuplée de la région, Amiens est en 2011 la vingt-huitième ville de France avec près de 135 000 habitants appelés Amiénois. Située au centre du triangle Paris-Londres-Bruxelles, son aire urbaine compte 292 667 habitants en 2009[1], elle-même noyau du territoire du Grand Amiénois regroupant près de 340 000 habitants[2].

Amiens est célèbre pour sa cathédrale Notre-Dame, joyau de l'art gothique et l'une des plus vaste cathédrale du monde[3], inscrite par deux fois sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO.

Surnommée la « petite Venise du Nord » en raison des nombreux canaux qui la traversent et des hortillonnages (ensemble de jardins flottants couvrant 300 hectares), Amiens offre un riche patrimoine et des quartiers pittoresques, témoins d’une histoire qui a débuté il y a plus de 2 000 ans. Depuis 1992, le label Ville d'art et d'histoire récompense la protection et la mise en valeur de ce patrimoine d’exception.

L’image contemporaine de la ville est fortement liée à trois activités qui rayonnent au-delà de ses frontières : son rôle de capitale régionale de la Picardie, l’importance de son université, la vitalité de sa vie culturelle portée par des infrastructures et des manifestations d’envergure nationale.

Sommaire

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Amiens, préfecture régionale de la Picardie, est également la préfecture de la Somme, un des trois départements (avec l'Oise et l'Aisne) de la région. Située dans le bassin parisien, la ville bénéficie, à l'échelle du pays, d'une situation géographique privilégiée (proximité avec Paris, Lille, Londres ou encore Bruxelles). Au carrefour de grands axes de circulation de niveau européen (A16 et A29), la ville est également au cœur d’une importante étoile ferroviaire.

À vol d'oiseau, la ville est distante de 115 km de Paris, de 97 km de Lille, de 100 km de Rouen, de 162 km du Havre et de 144 km de Reims. À l'échelle régionale, Amiens est située à 53 km au nord de Beauvais, à 71 km à l'ouest de Saint Quentin, à 66 km de Compiègne et à 102 km de Laon.

En superficie, elle est la troisième commune de la Somme, après Crécy-en-Ponthieu et Hornoy-le-Bourg.

Carte de la commune.
Carte de 1913 de la ville.
Rose des vents Vaux-en-Amiénois Poulainville Rivery Rose des vents
Dreuil-lès-Amiens N Camon et
Longueau
O    Amiens    E
S
Salouël et
Pont-de-Metz
Saint-Fuscien et
Dury
Cagny et
Boves

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La superficie de la commune est de 4 946 hectares ; son altitude varie entre 14 et 106 mètres[4].

Hydrographie : Somme et canal, Avre, et Selle[modifier | modifier le code]

Le Pont Becquet, au début du XXe siècle.
La Somme dans la vieille-ville, au début du XXe siècle.

Amiens est traversée par la Somme, fleuve au cours généralement très paisible, sauf lors d'exceptionnelles crues de plusieurs semaines (comme celles du printemps 2001). C'est aussi, à sa périphérie sud-est, près de Camon et Longueau, le confluent avec son affluent principal en rive gauche (au sud), l'Avre. La Selle rentre dans le nord-ouest d'Amiens, avec deux bras (dont La Haute Selle) en passant derrière le stade de la Licorne, le parc des expositions Mégacité et l'hippodrome, passe au bout de la promenade de la Hotoie et du zoo d'Amiens, et au droit de la station d'épuration, avant l'île Sainte-Aragone, en face du Cimetière de La Madeleine à Amiens.

La ville s'est développée à la faveur d'un rétrécissement naturel du cours du fleuve au niveau des hortillonnages, en raison de l'avancée du rebord de plateau picard à Saint-Pierre (passage à gué). La citadelle amiénoise est construite sur cette butte calcaire et la rue Saint-Pierre constitue un chemin légèrement incliné au sortir de la ville par le nord. Au niveau de ce rétrécissement, un réseau de canaux étroits a permis la construction de ponts et d'édifices dont des filatures au Moyen Âge.

L’importance de son réseau hydrographique est un atout exploité depuis toujours par la ville. Le fleuve a contribué à dessiner l’identité paysagère, urbaine et économique du territoire. C'est autour des quartiers Saint-Leu, Saint-Maurice qui bordent la Somme et de la partie plus administrative et civile de l'actuel centre-ville que la ville s'est développée depuis l'Antiquité.

Le canal de la Somme date du début du XIXe siècle et le pont au pied de la citadelle a été construit après la Seconde Guerre mondiale.

Climat[modifier | modifier le code]

Amiens possède un climat océanique typique du Nord de la France, avec des hivers relativement doux, des étés frais, et des précipitations bien réparties toute l'année.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Amiens est un nœud d'axes de communications entre :

À mi-chemin entre les aires urbaines de Lille et de Paris, Amiens dispose de bonnes conditions de desserte et d'accessibilité notamment autoroutières (au croisement de l'A16 et de l'A29).

Une liaison régulière (en car) avec la gare de TGV Haute-Picardie permet également d’accéder à la gare/aéroport Charles-de-Gaulle. En 2020, la création d'un barreau ferroviaire entre Creil et Roissy mettra Amiens à 55 minutes de l'aéroport Charles-de-Gaulle et de son pôle TGV. Par le train, Amiens se situe à :

  • 1 h 05 de Paris (16 trains A/R par jour) ;
  • 1 h 15 de Lille ;
  • 1 h 15 de Rouen ;
  • 2 h 30 de Bruxelles ;
  • 3 h 30 de Lyon ;
  • 3 h 30 de Londres.

Voies routières[modifier | modifier le code]

Article détaillé : rocade d'Amiens.

Dés l'Antiquité, Amiens est un carrefour de routes importantes. La ville contemporaine est desservie par les autoroutes A16 et A29. Le viaduc Jules-Verne, long de 943 m, franchit la Somme à l'est de la ville et permet de réaliser le contournement de la ville par des voiries de type autoroutier. Les autoroutes A16 et A29, la RN1 et la RN25 forment un contournement de type autoroutier autour de la ville que la population appelle la rocade d'Amiens. Initialement constituant des voiries nationales aujourd'hui déclassées, pour la plupart, en routes départementales, Amiens métropole est desservie par :

Stationnement[modifier | modifier le code]
Carte du stationnement en centre-ville d'Amiens en 2009.
  •      Hôtel de Ville
  •      Halles
  •      Jacobins
  •      Trois Cailloux
  •      Saint-Leu
  •      Amiens 2
  •      Perret
  •      Parkings extérieurs gratuits

Selon le Plan de déplacements urbains (PDU) approuvé le 19 décembre 2013 pour la période 2013-2023, l'offre en stationnement est jugée abondante à Amiens[5]. Bien qu'importante, la demande en stationnement est inférieure à l'offre (les réserves de capacité étant toujours de 20 % au minimum : si la voirie est parfois saturée, le taux d'occupation des parkings souterrains reste globalement inférieur à 100 %)[5].

En 2013, la ville comptabilise environ 70 000 places de stationnement public, dont 8 400 dans le centre-ville et dans sa proximité immédiate, où 70 % des places sont payantes[5].

  • 4 400 places sur voirie (1 950 dans l'hypercentre, dont 1 600 payantes)
  • 4 000 places en parking souterrain (620 autres nouvelles places sont programmées dans le cadre du projet ZAC Gare La Vallée)

Les parkings souterrains en centre-ville sont organisés ainsi :

Nom Accessible par À proximité de Nombre de places
Halles Rue du Général-Leclerc Centre commercial des Halles, beffroi 468 places
Centrum Rue Frédéric Petit Coliseum 190 places
Hôtel de ville Rue de Beauvais Espace piétonnier, hôtel de ville 80 places
Jacobins Rue des Jacobins Espace piétonnier, préfecture 587 places
Saint-Leu Rue des Huchers Facultés de droit science politique et d'économie gestion, cathédrale 585 places
Trois Cailloux Rue Robert de Luzarches Espace piétonnier, palais de justice, cathédrale 486 places
Amiens 2 Boulevard d'Alsace-Lorraine, rue de la Vallée Centre commercial Amiens 2, gare routière, gare SNCF 724 places
Perret Boulevard de Belfort, rue Vulfran-Warmé Cinéma, gare SNCF 490 places
Gare La Vallée Rue de la Vallée Gare SNCF, ZAC Gare La Vallée 840 places

Le stationnement a été un des éléments de débat lors de la campagne pour l'élection municipale de 2008[6]. Un an après le changement de majorité, l'équipe de Gilles Demailly lance une consultation auprès de la population[7]. Dès 2009, un dispositif de stationnement résidentiel a été déployé dans le quartier Saint-Anne (700 places). À partir de 2011, il est étendu aux quartiers Gare La Vallée et Riolan, puis en 2012 aux quartiers Noyon et Saint-Acheul. En 2013, 2 600 places sont concernées par ce dispositif qui vise à permettre aux résidents du centre-ville de stationner plus près de leur domicile, à favoriser une meilleure rotation des véhicules dans les rues commerçantes et à réduire l’occupation permanente de l’espace public par les voitures « ventouses ».

Transport en commun[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Ancien tramway d'Amiens, Tramway d'Amiens et Ametis.
Plan du réseau de bus Amétis d'Amiens Métropole.

Deux lignes de tramway sur 10,7 kilomètres sont inaugurées en 1887. Les deux se croisent place Gambetta, l'une reliant le cimetière de la Madeleine à l'église Saint-Acheul, par le pont Cagnard, la rue de Noyon et la rue Jules-Barni ; l'autre allant de l'église Saint-Pierre à l'hippodrome, par les rues Saint-Leu, Frédéric-Petit et Colbert.

Électrifié en 1899, le réseau s'allonge avec sept lignes pour 19 kilomètres en 1906. À partir de 1932, Longueau est reliée à Amiens par un service de bus. Les terribles bombardements allemands de 1940 qui détruisent la plus grande partie du centre-ville s'abattent aussi sur le dépôt des tramways de la chaussée Jules-Ferry et y détruisent totalement le parc de tramways. Seul l'autobus de Longueau en réchappe. Amiens reste donc sans transport. Quelques vieux autobus parisiens sont ensuite utilisés pour un service extrêmement réduit. Ces autobus ainsi que l'autobus rescapé sont alors convertis au gaz de ville et pourvus de réservoirs sur le toit recouverts par un immense dôme blanchâtre. Ce service continuera avec cet extraordinaire matériel jusque 1946 (environ). Il n'y avait alors que deux lignes urbaines : une ligne est-ouest (Saint-Acheul - Montières) et une ligne nord-est-sud-ouest (Beauvillé - route de Rouen). Il est décidé après guerre de desservir la ville par trolleybus avec une seule ligne d'autobus pour Longueau. Ce programme ne sera réalisé qu'en partie (desserte de Saint-Acheul, route de Rouen, La Madeleine et Saint-Pierre). En 1964, les trolleybus sont abandonnés et le bus est omniprésent dans les transports amiénois[8].

La gestion du réseau de bus est aujourd'hui assurée par la société d'économie mixte Ametis, dont le réseau couvre Amiens Métropole, l'agglomération d'Amiens. La mise en place de voies de bus en site propre a débuté en 2006. L'ancien maire, Gilles de Robien avait envisagé la création d'un tramway mais le choix d'une circulation de bus en site propre avait été préférée pour des raisons de rapport coût/fréquentation. Son successeur, le maire Gilles Demailly, avait engagé une réflexion sur le développement d'un TSCP dans la métropole. Suite à de nombreuses études et conférences, les élus avaient voté le vœu d'un tramway lors du conseil municipal du 15 novembre 2012. Le projet avait été entériné par la Communauté d'agglomération Amiens Métropole le 18 décembre 2012 et la mise en service d'une première ligne de tramway d'axe nord-sud était programmée pour 2018/2019[9]. Suite aux élections de 2014, qui est une défaite pour la majorité municipale et communautaire porteuse du projet, la nouvelle maire d'Amiens Brigitte Fouré et par extension le nouveau président d'Amiens Métropole Alain Gest décident de suspendre le projet au moins durant le temps de leurs mandats respectifs, appliquant ainsi une promesse électorale (le tramway a d'ailleurs été au cœur des débats[10]) et malgré une annonce de projet de tram sur pneus (de type TVR)[11],[12]. L'amélioration des transports en commun se ferait alors uniquement par celle du réseau de bus. Actuellement, il n'y a aucune certitude tant qu'à la mise en place d'un TCSP (notamment BHNS).


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Réseaux cyclables[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Vélam.
Station Vélam

Amiens développe 2 services vélo : Buscyclette et Vélam.

  • Buscyclette est un service de location de vélos à la demande né en mai 1999. En 2013, près de 2 000 "vélos verts" sont disponibles à la location, essentiellement des vélos de ville mais également des vélos à assistance électrique (VAE), des vélos pliants et des vélos spécifiques (vélos enfants, remorque enfant, VTT, triporteur, tandem, etc.). La durée de location varie d'une demi-journée à 1 an.
  • Vélam est un système de vélos en libre-service (VLS) né le 16 février 2008, adaptation du système Cyclocity géré par JCDecaux, similaire aux Vélo'v lyonnais et Vélib' parisiens. Vélam met à disposition 313 vélos répartis tous les 300 à 400 mètres dans le centre d'Amiens et 26 stations.

En 2012, Amiens Métropole totalise 100 km d'itinéraires aménagés pour les cyclistes[5]. Malgré l'élaboration d'un Plan Vélo en 1997 qui planifiait l'aménagement de 500 km de voies aménagées, le maillage du territoire en termes de pistes cyclables reste incomplet à ce jour.

Le schéma directeur des aménagements cyclables de l'agglomération (SDAC) prévoit de réaliser 188 km d'aménagements cyclables et d’équiper 490 sites pour le stationnement des vélos sur une période de 10 ans (2014-2024)[5]. Ce schéma inclut également le déploiement d’équipements de stationnement sur l’ensemble du territoire de la métropole, à proximité des équipements fréquentés par des cyclistes, ainsi que la mise en place de tourne-à-droite cycliste aux feux rouges ou encore l’entretien des aménagements existants.

Transport ferroviaire[modifier | modifier le code]

Gare du Nord et sa verrière en août 2012.

Il existe trois gares :

De nombreuses liaisons régionales et extra régionales (Haute-Normandie, Nord-Pas-de-Calais, Champagne-Ardenne et Île-de-France) passent par Amiens, notamment par le TER Picardie.

Une quatrième gare, très excentrée (45 km d'Amiens), la gare TGV Haute Picardie permet l'accès au réseau TGV. Elle est desservie par des autocars. Son caractère isolé lui vaut l'appellation locale de gare à betteraves.


Transport aérien[modifier | modifier le code]

L'aéroport d'Amiens - Glisy se situe à 5 km à l'est de la ville.

L'aéroport Albert-Picardie se situe à 20 minutes au nord-est de la ville.

L'aéroport de Beauvais-Tillé (9e aéroport français pour sa fréquentation) se situe à 45 min (en voiture) au sud de la ville.

La création d'une ligne ferroviaire entre Creil et Roissy mettra Amiens à 55 minutes de l'aéroport Charles-de-Gaulle d'ici 2020[14].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Le quartier Saint-Leu[modifier | modifier le code]

Au pied de la cathédrale, parcouru de canaux, ce quartier pittoresque a été en grande partie réhabilité pendant les années 1990. Il s'étend jusqu'au canal de la Somme situé plus au nord au pied du coteau Saint-Pierre sur lequel la forteresse de Jean Errard, appelée Citadelle, a été construite. Historiquement, il s'agissait du quartier pauvre de la ville, où se regroupaient tanneurs, bouchers et teinturiers.

La faculté des sciences, présente depuis les années 1960 a été pour l'occasion rénovée et agrandie. La faculté de droit et d'économie a été également transférée au milieu des années 1990 depuis le campus (excentré au sud de la ville) vers sa nouvelle situation au pied de la cathédrale. Le parking à ciel ouvert qu'elle remplace était une « fracture » dans le paysage datant de la Seconde Guerre mondiale. Il permettait toutefois d'avoir une vue dégagée de la cathédrale[Note 1]. La plupart des bâtisses ont été rénovées et transformées en logement dont une grande partie pour les étudiants, nombreux dans le quartier.

Ce quartier est devenu le cœur des soirées amiénoises, avec de nombreux établissements (bars, restaurants, etc.) place du Don et quai Bélu.

Rue Saint-Leu se trouve l'église éponyme, sise juste entre la faculté des sciences et celle de droit-économie (UPJV).

Deux théâtres sont établis dans le quartier, celui des Cabotans et la Maison du Théâtre, au pied de l'église Saint-Leu.


Le quartier Saint-Maurice[modifier | modifier le code]

Situé à l'ouest de la Citadelle, et à l'est du cimetière de La Madeleine, ce très ancien quartier populaire d'Amiens, haut lieu industriel du XVIIIe siècle, est en cours (2006) de réhabilitation avec la construction et la rénovation de nombreux logements.

Bordé par le canal de la Somme, il offre une escale pour les plaisanciers, qui doivent y passer une écluse.

Le quartier abrite l'ancienne teinturerie d'Amiens, transformée pour accueillir l'École supérieure d’art et de design (ESAD) et la faculté des Arts. Non loin se trouve l'École supérieure d'ingénieurs en électrotechnique et électronique (ESIEE), quant à la Citadelle elle sera rénovée par l'architecte Renzo Piano afin d'y accueillir en 2015 l'UFR de lettres, l'UFR d’histoire-géographie, l'UFR de langues, l'École supérieure du professorat et de l'éducation (ESPE), la Maison des Langues, la Maison de la recherche et la bibliothèque universitaire.

Le Jardin des plantes dit « le Jardin du Roy » intra muros est aussi situé dans ce quartier.

Le quartier Henriville[modifier | modifier le code]

Le quartier d'Henriville naît au XIXe siècle, après la démolition des remparts de la ville. On y trouve des maisons bourgeoises, avec une prédominance de la brique, mêlant les styles néoclassique, troubadour et néogothique. S'y trouvent également des hôtels particuliers, comme celui d'Acloque et la maison Jules-Verne.

Les quartiers populaires[modifier | modifier le code]

Amiens, comme d'autres grandes villes, possède ses grandes barres HLM :

  • au nord de la ville les quartiers : du Pigeonnier, Messager, Mozart, Fafet-Brossolette-la Cité, Balzac, Léo Lagrange-Schweitzer, etc ;
  • au sud-est de la ville : Victorine-Autier, Philéas-Lebesgue, Condorcet, Pierre-Rollin ;
  • à l'Ouest : Étouvie, Montières (un écoquartier est prévu dans cet espace industriel, où sont présents des bâtiments du XIXe siècle en brique)[15] ;
  • à l'est : Saint-Acheul-la-cité et le clos de l'Avre.

Les quartiers nord ont été le théâtre d'événements violents en 1994, 1999 et 2000 (affrontements entre plusieurs quartiers de la ville puis entre les quartiers d'Amiens et les quartiers de Creil), en 2006 et 2008 (à la suite des incidents en banlieue parisienne)[réf. nécessaire] et plus récemment en août 2012 à la suite d'un conflit entre des jeunes et les policiers. Le coût de ces derniers vandalismes survenus à Amiens-Nord se monterait, selon Gilles Demailly, entre quatre et six millions d'euros. Ces émeutes extrêmement violentes occasionnent seize blessés du côté des policiers[16].

Un vaste programme de réaménagement urbain de ces quartiers a été récemment entrepris, des barres HLM détruites et de nouvelles infrastructures ont été construites, pour les écoles notamment. En 2009, le réseau de transport en commun de l'agglomération amiénoise a été sensiblement modifié.

Le quartier Saint-Acheul[modifier | modifier le code]

Le quartier Saint-Acheul (API : /aʃœl/) existait avant Amiens puisque les hommes y vivaient dès la préhistoire. Les recherches archéologiques ont donné le nom d'Acheuléen (API : /aʃØleɛ̃/) à une période de la préhistoire. Un jardin archéologique peut y être visité librement.

C'est aussi le quartier des hortillonnages, de l'église Saint-Acheul, d'une nécropole militaire de 1914-1918 et de l'ancienne École normale d'instituteurs devenue le lycée Robert-de-Luzarches. Une partie du quartier comprend des maisons au style purement anglais, d'où son nom de « Quartier anglais ».

Nombre de personnages célèbres sont inhumés dans le cimetière Saint-Acheul ancien comme J.-P. Pinchon (dessinateur de Bécassine) et de nombreux Résistants.

Logement[modifier | modifier le code]

En 2009, le nombre total de logements dans la commune était de 68 145, alors qu'il était de 63 201 en 1999[Insee 1].

Parmi ces logements, 91,7 % étaient des résidences principales, 1,0 % des résidences secondaires et 7,4 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 38,7 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 60,2 % des appartements[Insee 2].

La proportion des résidences principales, propriétés de leurs occupants était de 34,0 %, en baisse par rapport à 1999 (35,3 %). La part de logements HLM loués vides (logements sociaux) était également en baisse : 29,0 % contre 32,5 % en 1999, leur nombre ayant diminué de 18 692 à 18 103, ce pourcentage restant toutefois largement supérieur au taux de 20 % requis par la loi relative à la solidarité et au renouvellement urbains (SRU) pour les villes des agglomérations de plus de 50 000 habitants [Insee 3].

L'identité de la ville est fortement marquée par la spécificité de son parc de logements constitué dans une large proportion de maisons individuelles mitoyennes, simples ou bourgeoises : les amiénoises. Ces maisons traditionnelles des faubourgs, en brique et à étage(s), sont intrinsèquement liées à l'extension de la ville pendant et après la révolution industrielle.

L'amiénoise simple comprend une fenêtre au rez-de-chaussée et un étage, avec combles et cave. Elle est construite sur une parcelle de quelques mètres de large mais est en revanche très profonde, et pourvue d'un jardin, formant des cœurs d’îlots verts et des quartiers peu denses. L’amiénoise double compte deux fenêtres à chaque niveau. Les grandes amiénoises et maisons bourgeoises s’élèvent sur au moins 2 étages desservant de vastes pièces. Elles peuvent disposer d’une porte cochère ouvrant sur une cour intérieure pavée[17].

Les bâtiments officiels ou hôtels particuliers utilisent régulièrement des façades en brique sur un socle en grès, agrémentées de pierre pour les encadrements de fenêtres et de portes.

Le quartier des chanoines présente des façades exclusivement en pierre.

Dans les quartiers historiques comme le quartier Saint-Leu, les façades utilisent largement le bois, en colombages ou en bardage, et le torchis.


Projets d'aménagements[modifier | modifier le code]

  • Amiens 2030 : Amiens, dans le cadre de la communauté d'agglomération d'Amiens Métropole, élabore un plan directeur de développement appelé Amiens 2030 [18]. Ce projet stratégique de rayonnement se façonne autour des enjeux prioritaires de développement économique, social et culturel de l'agglomération. L’ensemble de ce processus de réflexion déterminera l’aménagement de la métropole à l'horizon 2030.
  • La Citadelle : Ce projet phare pour l'agglomération consiste au regroupement des unités de formation et de recherches de l'Université de Picardie en lettres, langues, histoire-géographie, philosophie, sociologie, psychologie et de l'École supérieure du professorat et de l'éducation (ESPE) sur le site de la La Citadelle ; ensemble de 18 hectares aux portes du centre-ville. Ce programme de construction universitaire doit renforcer la compétitivité régionale et le développement de l'enseignement supérieur et de la recherche. Le projet confié à l'architecte italien Renzo Piano prévoit une ouverture du campus sur la ville et sera accessible à tous ses habitants.
  • ZAC Gare-La-Vallée : Ce projet doit conforter Amiens dans son rôle de capitale régionale et permettre la création d'un véritable quartier d'affaires au cœur de la ville. Doté d'un budget de 157 millions d'euros, le projet mêle activités tertiaires, commerces et habitat au pied de la gare et de l'hypercentre. Les premiers immeubles ont été inaugurés en 2008. Une deuxième phase d'aménagement s'étale de 2012 à 2017. Sous le contrôle de l'architecte en chef, Paul Chemetov, le quartier doit notamment accueillir 2 000 logements, 200 000 m2 de bureaux et deux parcs urbains créant un lien visible entre le centre-ville, la Somme et les hortillonnages[19].
  • ZAC Intercampus : Ce nouveau quartier d'habitat et de services au sud de la ville doit accueillir 2400 logements d'ici 2030. Une première tranche de 850 habitations doit être livrée en 2015. Situé à proximité immédiate du campus et du pôle hospitalier, il sera desservi par le futur tramway. L'écoquartier de 80 hectares, construit en forme d'éventail, doit faire la part belle aux espaces verts et aux jardins (60% de sa superficie totale ne seront pas bâtis). Il comptera notamment 12 hectares de jardins familiaux[20].
  • ZAC Paul Claudel : Ce nouveau quartier d'habitat et de services de 40 hectares est situé à l'entrée sud de la ville. Voulu comme un petit écoquartier, il doit accueillir 1400 logements et 1 800 m2 de surfaces commerciales. Conçu en 4 tranches, en concertation avec ses habitants, il entre dans son ultime phase d'aménagement en 2013[21].
  • ZAC Renancourt : Ce nouvel écoquartier doit assurer le développement de la ville à l'ouest. Situé entre la vallée de Grâce, la vallée de la Selle, le quartier Renancourt et son faubourg, cette zone d'aménagement constitue un belvédère naturel sur la ville. Elle jouxte également des équipements emblématiques de la ville : le Zénith d'Amiens, le stade de la Licorne et le centre des congrès La Mégacité. D'ici 2018, ce quartier résidentiel accueillera 1400 logements mais aussi de l'hôtellerie, des équipements et des commerces[22].
  • La 4e piscine : un quatrième complexe aquatique est programmé au parc du Grand Marais, à l'ouest de la ville, à l'horizon 2017[23].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le toponyme est issu du nom du peuple gaulois local, les Ambiani, qui s'est substitué vers le IVe siècle à l'ancien nom de la ville Samarobriva (le pont sur la Samara - Somme). Amiens devient alors siège épiscopal[24]. En picard Amiens se dit Anmyen.

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Biface de Saint-Acheul (collection Félix Régnault, Muséum de Toulouse).

Paléolithique[modifier | modifier le code]

Les découvertes d’importants gisements préhistoriques à Amiens ont contribué à la naissance et à l’essor de la Préhistoire, science jeune qui a su s’imposer dans la seconde moitié du XIXe siècle. La région d’Amiens possède d’énormes potentialités pour la géologie du Quaternaire et, plus généralement, pour la connaissance de l’histoire des premiers peuplements en Europe.

La richesse et l’importance des gisements des faubourgs de Saint-Acheul et de Montières ainsi que la qualité des travaux de l’amiénois Victor Commont et de l’abbevillois Jacques Boucher de Perthes, considéré comme le fondateur de la Préhistoire, ont apporté une renommée scientifique internationale au territoire. Au même titre que la vallée de la Vézère ou de la Dordogne, la vallée de la Somme fait référence pour la Préhistoire et pour l’étude du Paléolithique.

C’est à Amiens que fut définie pour la première fois une des plus anciennes civilisations de l’humanité : l’Acheuléen. En 1853, des « haches taillées », selon le terme de l’époque, sont recueillies dans les anciennes alluvions de la Somme au niveau du faubourg de Saint-Acheul, à l’est de la ville. Cette découverte passionne les plus grands spécialistes internationaux de l’époque, Joseph Prestwich, Hugh Falconer, Charles Lyell ou John Evans, qui se pressent sur le site. En août 1859, Albert Gaudry y découvre neuf « haches taillées » qui attestent, selon lui, de la grande antiquité de l’humanité. Ces découvertes marquent le début de la grande période de Saint-Acheul qui durera plus de trois-quarts de siècle.

Entre 1860 et 1880, 20 000 bifaces sont ainsi recueillis. Saint-Acheul, dont la renommée est devenue internationale, accueille de très nombreux spécialistes et collectionneurs français et étrangers. Ce succès donnera naissance à un commerce lucratif de faux silex taillés.

En 1872, Gabriel de Mortillet, à qui l’on doit la dénomination des grandes périodes de la Préhistoire en France, décide d’appeler Acheuléen les industries en silex recueillies en grand nombre à Saint-Acheul. Le site amiénois devient alors la référence du principal faciès du Paléolithique inférieur.

Aujourd’hui, le jardin archéologique de Saint-Acheul est ouvert aux publics[25] et présente un aménagement paysager des anciennes carrières qui furent classées au titre des Monuments Historiques en 1947[26].

En 2007, des fouilles archéologiques, rue du Manège, ont mis au jour à Amiens les toutes premières traces d'occupation humaine dans une nappe alluviale perchée à 35 mètres au-dessus du fond de la vallée actuelle. L'âge des vestiges recueillis lors de cette intervention est daté d'environ 500 000 à 550 000 ans.

Mésolithique[modifier | modifier le code]

En 2006, lors de la construction de logements, des fouilles ont permis de découvrir des sites mésolithiques[Note 2] sur des positions d’anciennes berges de la Somme et de la Selle[27].

Néolithique[modifier | modifier le code]

Le Néolithique sur le territoire d’Amiens n’a pas fait l’objet de recherches aussi intensives que le Paléolithique. Cependant, un important gisement dans le secteur Montières-Etouvie a livré une abondante industrie néolithique en silex jaune d’excellente facture.

Les briqueteries de Renancourt ont également mis à jour d’importants vestiges attribuables au Néolithique ou au Chalcolithique comme en témoigne la hache bipenne naviforme exposée au musée de Picardie.

Antiquité[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Samarobriva.

Samarobriva (Pont de la Somme) est citée pour la première fois dans les Commentaires sur la guerre des Gaules de Jules César. La capitale des Ambiens, quelque quarante ans plus tard, est une grande ville qui contrôle le passage de la Chaussée d'Agrippa reliant Lyon à Boulogne-sur-Mer. Samarobriu(Samarobriva Ambianorum) figure sur la Tabula Peutingeriana (Table de Peutinger).

Les fouilles entreprises près de l'hôtel de ville et du palais de justice ont révélé les fondations du forum, des thermes et de l'amphithéâtre construits pour une population supérieure à celle de Londres ou de Lutèce. Au Bas-Empire, la cité fortifiée constitue l'une des principales bases arrière du dispositif romain face aux Grandes Invasions. Après la mort de Néron, elle était un centre d'équipement de la Britannia et voit affluer légionnaires et marchands.L’enceinte du Bas-Empire protège une superficie de 20 ha[28]. La prospérité de la cité la désigne aux premiers assauts des barbares, Alains, Vandales, Burgondes, qui s'emparent successivement d'Amiens[Quand ?]. Lors de l'aménagement en 2012 de la ZAC de Renancourt, les archéologues (INRAP et Drac Picardie) fouille un domaine rural gallo-romain au tournant de la Conquête (Ier et IIe siècles) sur une dizaine d'hectares. L'occupation du Ier siècle (La Tène) montre un large fossé au tracé irrégulier avec plusieurs édifices en bois et torchis. Des sépultures à incinération ont également été découvertes.

En 2006, lors de la construction d'immeubles dans la ZAC cathédrale, des fouilles ont permis d’étudier une portion du rempart dressé à la fin du IIIe siècle à Samarobriva[29].

En 367, Valentinien Ier s'installe à Amiens afin d'y organiser un système de défense maritime, connu sous le nom de Tractus Armoricani et Nervicani.

En 367, Valentinien Ier y proclame Auguste son fils Gratien.

En 367, c'est de là que part également le comte Théodose pour rétablir l'ordre romain en Bretagne.

En 383, à l'inverse, Amiens, comme toutes les villes de ce secteur, est prise par Maxime, proclamé par les légions de Bretagne.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Saint Louis médiateur par Georges Rouget (1820).

Au Ve siècle arrivent les Francs sous la conduite de Clodion le Chevelu. Mérovée y est élu roi par ses compagnons d'armes et élevé sur le pavois en signe du pouvoir qui lui est conféré.[réf. nécessaire]

859 : la ville est pillée par les Normands.

882 : nouvelle attaque des Normands qui prennent la ville.

Article connexe : Liste des comtes d'Amiens.

Amiens bénéficie, vers 1095, d'une ébauche d'organisation municipale ; la commune est jurée en 1113 avec l’accord de l’évêque, et reconnue par la suite par le roi de France[30]. D’autres villes de la région (Beauvais, Cambrai, Laon, Noyon, Saint-Quentin) l’ont devancée sur le terrain des libertés municipales. Le dimanche des Rameaux 1115, le roi Louis VI le Gros est présent à Amiens, pour soutenir l'évêque Geoffroi et les habitants contre le comte Enguerrand de Boves qui refuse de reconnaître l'institution communale.

Réunie à la couronne en 1185, puis donné à la Bourgogne par le traité d'Arras, Amiens est acquise par Louis XI en 1477.

En 1218, La foudre détruit les archives de l'évêché et celles du chapitre, et anéantit la cathédrale qui avait été reconstruite après l'invasion des Normands.

Le 23 janvier 1264, Saint Louis rend un arbitrage, le Dit d'Amiens, dans un conflit opposant le roi d'Angleterre Henri III à ses barons révoltés.

Le bleu d'Amiens produit à partir de la guède (Isatis tinctoria connue sous le nom de Pastel des teinturiers et de waide en picard), une plante tinctoriale, fit la fortune des marchands waidiers aux XIIe et XIIIe siècles et de la ville[31]. La richesse engendrée par le produit de la vente de cette teinture contribua au financement de la reconstruction de la cathédrale. De nos jours, l'exploitation patrimoniale, culturelle et économique de la waide est toujours d'actualité. Amiens est en effet le chef de file du projet de coopération européenne "Au-delà du bleu - waide : patrimoine et création"[32].

En 1477, à la suite de la mort de Charles le Téméraire, les villes de la Somme retournent à la couronne. Louis XI autorisa à Amiens, par ses lettres patentes, deux foires annuelles, de sorte que non seulement la ville s'accroisse mais également que n'augmente pas désormais la fuite des devises du royaume, en raison des foires puissantes d'Anvers et de Bruges[33].

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Henri IV au siège d'Amiens (Anonyme, Musée de Versailles)

Le 11 mars 1597, les espagnols attaquent par surprise : les soldats de Pedro Enríquez de Acevedo, comte de Fuentes, déguisés en paysans viennent devant les portes des remparts avec des noix et des pommes. Les Amiénois affamés ouvrent alors les portes et les Espagnols entrent dans la ville et s'emparent de la cité. Après les six mois du siège d'Amiens, Henri IV reprend la cité, mettant fin à son autonomie de gestion.

Amiens est réputée aux XVIIIe et XIXe siècles pour ses textiles dont le célèbre velours d'Amiens. La famille Cosserat est alors une des plus grandes familles de l'industrie textile amiénoise.

XIXe siècle[modifier | modifier le code]

La Paix d'Amiens par Jules-Claude Ziegler (1853).

Le 25 mars 1802, le Royaume-Uni et la France signent à la mairie d'Amiens un traité de paix qui met un point final à la deuxième coalition européenne contre la France.

Durant le XIXe siècle, Amiens tire profit du développement de l'industrie et est reconnue mondialement grâce à la qualité de sa production textile. La ville s'étend et se modernise. Les remparts sont démontés totalement pour laisser place à de larges boulevards qui ceinturent le centre-ville. Sur les parcelles des hospices d'Amiens, éloignés des faubourgs de Saint-Honoré et Saint-Acheul, naît le quartier Henriville. La rue de la République est créée et devient la rue du pouvoir et du savoir, avec l'érection de la bibliothèque municipale et du musée de Picardie, ainsi que l'installation de la préfecture.

La première ligne de chemin de fer passant par Amiens est construite en 1848 : elle permet de relier la ville à Boulogne-sur-Mer[Note 3]. Certains anciens fossés jouxtant les remparts sont utilisés pour le passage de voies de chemin de fer. Ce progrès modifie la géographie de la ville, qui tourne désormais le dos à la Somme, à l'instar de l'hôtel de ville qui transfère son entrée de la place au fil, vers l'actuelle rue des Trois-Cailloux.

En 1849, comme dans toutes les communes de France, la population masculine majeure peut, pour la première fois, aller voter grâce à l'instauration du suffrage universel. La ville est touchée en 1866 par une épidémie de choléra.

Pendant la guerre franco-prussienne de 1870, la Somme est envahie par les Prussiens, on se bat pour Amiens qui est finalement occupée, tandis que la citadelle résiste quelques jours de plus.


Tramway devant la Halle aux blés, dans les toutes premières années du XXe siècle.

En 1891 est créé le réseau de l'ancien tramway d'Amiens, tout d'abord en traction hippomobile, puis, à compter de 1899, en traction électrique. Ce réseau fonctionnera jusqu'aux destructions de la Bataille de France en 1940.

Depuis 1900[modifier | modifier le code]

De la Belle Époque à la Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Un concert au kiosque Montplaisir vers 1908.
Plaque de la charte d'Amiens à l'entrée de l'école primaire "Noyon", rue Rigollot.

Dixième ville française au début du XXe siècle, sa population a doublé entre 1800 et 1900 en passant de 41 000 à plus de 90 000 habitants[34]. Devant la nécessité de loger les nouveaux arrivants, la ville se transforme et enrichit son patrimoine, valorisant particulièrement son centre, tout en gardant des traces de son passé avec son plan conservant l'empreinte des enceintes successives. La ville s'étend d'abord vers le sud puis au nord, spécialement dans le faubourg Saint-Pierre où se construisent de nombreuses maisons « amiénoises ».

Les Nouvelles Galeries, qui ont ouvert leurs portes en 1895 rue des Trois-Cailloux, concurrencent le petit commerce. En 1902, l'Amiénois Henri Devred installe son premier magasin de prêt-à-porter dans cette rue commerçante emblématique.

En 1906, la CGT tient un congrès historique qui élabore la Charte d'Amiens, signée le 13 octobre 1906, acte constitutif du syndicalisme français définissant son indépendance vis-à-vis des partis politiques.

La capitale picarde est alors une cité animée, riche d'activités sportives et culturelles. En témoigne l'exposition internationale qu'elle organise en juillet et août 1906 au parc de la Hotoie avec ses 1,3 million de visiteurs[35] ou encore le Grand Prix automobile de France de 1913 et ses 100 000 spectateurs[36]. Une grande activité intellectuelle a cours dans la ville avec plusieurs sociétés savantes influentes, une presse variée et un théâtre renommé. Les fêtes traditionnelles, populaires et plus aristocratiques sont nombreuses.


En 1913, la ville compte 38 entreprises de confection. Les quartiers Saint-Leu, Saint-Pierre ainsi que le faubourg de Hem, où prédomine l'industrie textile, contrastent avec la prospérité du centre-ville et de la ville haute en concentrant la pauvreté et les logements insalubres.

Avec la déclaration de guerre durant l'été 1914, Amiens, que le déterminisme géographique place en position de protéger la capitale, subit de plein fouet les affres de la guerre.

La Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Vue générale d'Amiens en mai 1918 durant l'opération Michael.

Amiens connaît des dégâts lors des deux guerres mondiales. Ville de l'immédiat arrière-front en 1914-1918, la ville subit une courte occupation en septembre 1914. De 93 000 habitants à l'entrée en guerre, la population passe à 110 000 pendant le conflit du fait de la présence des troupes alliées. Population et industries subissent de lourdes privations (gaz, charbon, pain…), qui engendrent plusieurs grèves, vingt-cinq rien que pour l'année 1917. Face aux bombardements réguliers, la municipalité met en place dès 1915 la protection des monuments historiques, comme la cathédrale. Fin mars 1918, une vague de bombardements intense détruit la gare du Nord, les Nouvelles Galeries et la Halle aux blés, entraîne aussi l'évacuation de la population ; la municipalité se réfugie alors à Neufchâtel-en-Bray.

En mars 1918, les Allemands lancent l'opération Michael, qui est stoppée par la brigade de cavalerie canadienne (Lord Strathcona's Horse - Royal Canadians) le 4 avril à Villers-Bretonneux et Moreuil. En août, le corps expéditionnaire britannique du maréchal sir Douglas Haig dirige l'offensive qui deviendra la bataille d'Amiens. L'attaque est destinée à libérer une large partie de la ligne de chemin de fer entre Paris et Amiens.

À la fin de la Première Guerre mondiale, le bilan des victimes civiles est de 152 tués et 213 blessés, celui des dégâts matériels est de 731 immeubles complètement détruits et près de 3 000 endommagés, auxquels s'ajoutent les pillages[37].

Un plan de reconstruction est engagé par Louis Duthoit, remplacé en 1921[Qui ?]. En 1924, l'État rejette la demande de dommages de guerre formulée par la municipalité. Une reconstruction moins ambitieuse débute en 1925, dont témoignent quelques façades Art déco.


La Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Alors que la reconstruction du centre-ville, déjà fortement touché lors du premier conflit mondial, n'est pas terminée, la ville est à nouveau sinistrée par les nombreux bombardements de la Seconde Guerre mondiale, en 1940, en particulier début juin, lors de la bataille d'Amiens : le 20 mai, la 1re Panzerdivision est aux abords de la ville. Les Allemands pénètrent progressivement dans la cité et deux autres Panzerdivision apportent leur appui à l'offensive. Les unités françaises et britanniques résistent, installées dans des positions au sud d’Amiens, et tirent au canon sur la ville le 5 juin. Une dernière offensive des blindés allemands en supériorité numérique, engagée du 6 au 8 juin, vient à bout du verrou franco-britannique, la ville tombe définitivement le 8 et la Wehrmacht peut poursuivre sa percée en direction de son prochain objectif, Paris. Toutefois, les pertes allemandes sont élevées : près de 200 chars. En dépit de ces âpres combats, la cathédrale et quelques quartiers ont été épargnés, dont ceux d'Henriville et de Saint-Leu.

En 1942, les premiers plans de reconstruction sont échafaudés par les officiers allemands, et par Pierre Dufau.

Le 4 janvier 1944, à l'initiative des Allemands, une rafle est organisée qui aboutit à l'arrestation de 21 Juifs amiénois, rejoints par d'autres Juifs du département. D'abord détenus à Drancy, la plupart sont déportés à Auschwitz-Birkenau par le convoi n° 66. De ce convoi, il n'y a qu'une seule survivante amiénoise à la fin du conflit : il s'agit de Renée Louria, qui relate son terrible destin dans le Courrier picard en mai 1945[38].

Le 18 février 1944, l'aviation britannique vise la prison lors de l'opération Jéricho, puis les voies ferrées. Le bombardement de la Pentecôte 1944 par plus de 450 avions, qui a pour cible principale le nœud ferroviaire près de la gare du Nord, est l'un des plus meurtriers, avec 146 morts et plusieurs centaines de blessés[39].

L'armée britannique libère la ville le 31 août 1944. En sauvant le pont Beauvillé de la destruction, et à la suite d'intenses combats à la Citadelle, les FFI facilitent la poursuite de l'avancée des armées alliées vers le Nord[40].

Amiens sort du conflit détruite à 60 %.

L'après-guerre[modifier | modifier le code]

Articles connexes : Tour Perret et Gare d'Amiens.

La ville est reconstruite sur les plans de Pierre Dufau : son plan de reconstruction et d'aménagement est adopté dès juillet 1942. Il repose sur la volonté d'améliorer la circulation par l'élargissement des rues et la densification des îlots. La place Gambetta est aménagée par l'architecte Alexandre Courtois, la place de la gare est conçue par Auguste Perret, comprenant sa fameuse Tour, Dufau se concentrant quant à lui sur la place du Marché et la place de la cathédrale[41].

Le vent de contestation qui souffle sur la France et dans le monde à la fin des années 1960, touche également Amiens. D'abord, une manifestation opposée à la guerre du Viêt Nam est organisée le 21 octobre 1967. Ensuite, alors que la Maison de la Culture avait accueilli le ministre de l'Éducation nationale Alain Peyrefitte en mi-mars 1968, à l'occasion d'un colloque sur l'éducation, les étudiants amiénois emboîtent le pas des événements parisiens en défilant les 6 et 7 mai.

Les ouvriers de la Somme rejoignent le mouvement de contestation le 17, tandis que le lendemain, les cheminots de Longueau bloquent les aiguillages. Les ouvriers de Ferodo occupent leur usine à partir du 20 mai pour cinq semaines.

Sans connaître d'affrontements comparables aux nuits parisiennes, la ville est rapidement paralysée : l'absence de collecte des déchets ménagers donne aux rues des odeurs nauséabondes, et le département est à court d'essence à partir du 22. Face à ce mouvement de gauche, l'extrême-droite ne reste pas absente : alors que des militants avaient lancé un engin explosif sur la permanence communiste de la ville le 23 décembre 1967, des membres d'Occident s'opposent aux étudiants le 21 mai, devant le cinéma Picardy. Dans la nuit du 27 au 28 mai, les étudiants tentent de prendre la Maison de la Culture. Au lendemain de l'allocution de De Gaulle, ses partisans amiénois défilent le 31 mai, tandis que la reprise s'engage la semaine suivante. La loi Faure promulguée, l'université d'Amiens est créée le 26 octobre suivant[42].

Depuis les années 1970[modifier | modifier le code]

Dans les années 1970, la ville achète peu à peu les maisons du quartier Saint-Leu et le rénove dans les années 1980. Dans les années 1990, le parc Saint-Pierre est réaménagé et une partie l’université de Picardie s'installe dans de nouveaux bâtiments, au pied de la cathédrale, tandis que le quartier nord fait l'objet d'aménagements importants. Ces quinze dernières années[Quand ?], la ville s'est également développée à travers le quartier commercial de la Vallée des vignes, au Sud de la ville.

Depuis 2006, un vaste programme de réaménagement du quartier de la gare, le projet Gare la Vallée, est en cours[43]. Depuis juin 2008, la vaste transformation architecturale de la place de la gare permet de faciliter l'accès à la gare aux personnes à mobilité réduite et d'assurer une continuité piétonne entre l'hôtel de ville et cette dernière, au prix d'une polémique sur la qualité de la mise en valeur de l'œuvre de Perret.

Vie militaire[modifier | modifier le code]

Unités ayant été stationnées à Amiens :

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Élections municipales à Amiens.

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le nombre d'habitants au dernier recensement étant compris entre 100 000 et 149 999, le nombre de membres du conseil municipal est de 55[44].

Suite aux élections municipales françaises de 2014, la répartition des sièges est la suivante :

Conseil municipal d'Amiens (mandature 2014-2020)[45].
Liste Tendance Président Effectif Statut
Groupe « Rassemblés pour Amiens » (RPA) UDI-UMP-MoDem Brigitte Fouré 42 Majorité
Groupe Socialiste PS Didier Cardon 5 Opposition
Groupe Europe Écologie Les Verts EELV 2 Opposition
Groupe des élus municipaux communistes PCF 2 Opposition
Groupe « Amiens Bleu Marine » FN Yves Dupille 4 Opposition

Les cantons[modifier | modifier le code]

Article connexe : Liste des cantons de la Somme.

Amiens est divisée en huit cantons :

Canton Circ. Conseiller général Étiquette Population Code cantonal
Amiens 1 (Ouest) formé d'une partie d'Amiens et des communes de Dreuil-lès-Amiens et Saveuse Claude Chaidron PCF 21 188 80 07
Amiens 2 (Nord-Ouest) formé d'une partie d'Amiens et des communes d'Argœuves et de Saint-Sauveur Gérald Maisse PCF 14 434 80 08
Amiens 3 (Nord-Est) formé d'une partie d'Amiens et de la commune de Rivery Sarah Thuilliez PS 18 506 80 09
Amiens 4 (Est) formé d'une partie d'Amiens et des communes de Camon et de Longueau Jean-Louis Piot PS 24 118 80 10
Amiens 5 (Sud-Est) formé d'une partie d'Amiens et de la commune de Cagny Brigitte Fouré NC 24 596 80 42
Amiens 6 (Sud) formé d'une partie d'Amiens Hubert De Jenlis PR 17 113 80 43
Amiens 7 (Sud-Ouest) formé d'une partie d'Amiens et de la commune de Pont-de-Metz Jean-Pierre Tétu EÉLV 19 645 80 44
Amiens 8 (Nord) formé d'une partie d'Amiens et des communes d'Allonville, Poulainville et de Bertangles Francis Lec PS 18 209 80 45

Députés[modifier | modifier le code]

Amiens est divisée en deux circonscriptions législatives :

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Le 4 avril 2014, Brigitte Fouré (NC-UDI) succède à Gilles Demailly (PS), sa liste étant élue au second tour le 30 mars 2014 avec 50,39% des voix[46].

Liste des maires successifs depuis 1944
Période Identité Étiquette Qualité
24 septembre 1944 6 juin 1950 Maurice Vast SFIO Industriel
6 juin 1950 7 juillet 1950 Eugène Jolibois   Président de la délégation spéciale, à la suite de la démission de Maurice Vast, mis en minorité.
7 juillet 1950 1953 Maurice Vast SFIO  
1953 1959 Camille Goret SFIO Avocat
1959 1971 Maurice Vast SFIO puis DVG allié à l'UNR  
1971 1989 René Lamps PCF Instituteur et Professeur d'enseignement général de collège
1989 27 juin 2002 Gilles de Robien UDF-PR puis UDF Agent général d'assurance et agent de crédit. Démissionnaire en 2002 pour entrer au gouvernement.
27 juin 2002 29 mars 2007 Brigitte Fouré UDF Maître de conférence en droit privé. Démissionnaire en mars 2007 au retour de Gilles de Robien.
29 mars 2007 21 mars 2008 Gilles de Robien UDF puis NC  
21 mars 2008 4 avril 2014 Gilles Demailly PS Enseignant-chercheur spécialiste de la chimie des sucres
4 avril 2014 en cours
(au 30 avril 2014)
Brigitte Fouré NC Maître de conférence en droit privé

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

Amiens est une ville marquée par une forte tradition judiciaire, avec la présence historique de sa cour d'appel, ainsi que de toutes les juridictions de premier et deuxième degré de l'ordre judiciaire. La cour d'appel d'Amiens a compétence sur les trois départements de la Picardie, soit neuf tribunaux de grande instance.

Plus récemment, Amiens est devenue le siège :

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Jumelages et partenariats internationaux[modifier | modifier le code]

Tulsa, États-Unis.

Selon la base officielle du ministère des Affaires étrangères en date du 11 novembre 2013, Amiens est jumelée avec quatre communes[48] :

Par ailleurs, la commune a signé des contrats de partenariats culturels et économiques étroits avec plusieurs communes[48] :

Enfin, Amiens participe aux partenariats signés par la communauté d'agglomération[48] :

Il convient de noter qu'à la même date, le site de la communauté d'agglomération ne cite que les trois jumelages avec Dortmund, Görlitz et Darlington et ne cite pas le jumelage avec Bergen. De même, il cite le contrat de partenariat avec Lviv, mais aucun des autres partenariats, et y ajoute un partenariat avec Tulsa aux États-Unis[50].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Les habitants d'Amiens sont appelés les Amiénois[51] et leur nom jeté est Chés maqueux d'gueugues (les mangeurs de noix).[réf. nécessaire]

La population d'Amiens a connu une forte augmentation depuis le milieu du XIXe siècle : sa population a doublé entre 1850 et 1960, passant de 50 000 à 100 000 habitants, soit un gain de 50 000 habitants sur cette période de 110 ans, et en gagnant environ 30 000 autres depuis (sur 50 ans seulement cette fois).

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 133 327 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 6],[Note 7].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
40 000 41 279 39 853 41 107 45 001 46 129 47 117 49 591 52 149
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
56 587 58 780 61 063 63 747 66 896 74 170 80 288 83 654 88 731
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
90 758 90 920 93 207 92 780 91 576 90 211 93 773 84 761 92 506
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
105 433 117 888 131 476 131 332 131 872 135 501 136 105 133 327 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[52] puis Insee à partir de 2004[53].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Amiens se distingue par la jeunesse de sa population. En effet, en 2012, plus de 25 % de la population de la ville a moins de 20 ans. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (16,9 %) est par ailleurs inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (21 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure en nombre à la population masculine, avec un taux de 52,9 %, le taux national étant de 51,6 %. La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 47,1 % d’hommes (0 à 14 ans = 19,3 %, 15 à 29 ans = 30 %, 30 à 44 ans = 20,4 %, 45 à 59 ans = 16,3 %, plus de 60 ans = 14 %) ;
  • 52,9 % de femmes (0 à 14 ans = 16 %, 15 à 29 ans = 28,4 %, 30 à 44 ans = 18,6 %, 45 à 59 ans = 17,4 %, plus de 60 ans = 19,5 %).
Pyramide des âges à Amiens en 2009 en pourcentage[Insee 4]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90  ans ou +
0,9 
4,8 
75 à 89 ans
7,9 
9,7 
60 à 74 ans
11,0 
16,1 
45 à 59 ans
17,5 
20,1 
30 à 44 ans
18,2 
30,1 
15 à 29 ans
28,5 
18,9 
0 à 14 ans
16,1 
Pyramide des âges du département de la Somme en 2009 en pourcentage[54]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90  ans ou +
1,0 
6,2 
75 à 89 ans
9,5 
13,0 
60 à 74 ans
13,8 
20,3 
45 à 59 ans
19,8 
20,4 
30 à 44 ans
19,3 
20,4 
15 à 29 ans
19,0 
19,5 
0 à 14 ans
17,5 

Enseignement[modifier | modifier le code]

Enseignement primaire et secondaire[modifier | modifier le code]

Les établissements éducatifs de la commune relèvent de l'académie d'Amiens[55] qui évolue sous la supervision de l'Inspection académique la Somme.

Au 1er septembre 2010, 10 658 enfants étaient scolarisés dans les écoles publiques amiénoises : 4 341 en école maternelle, 6 317 en école élémentaire[56].

En 2011, l'agglomération amiénoise regroupe 46 écoles maternelles, 6 écoles élémentaires et 54 écoles primaires dont 11 sont privées. Elle dispose de 9 collèges publics et de 6 collèges privés. Amiens compte 24 lycées :

  • lycées professionnels : l'Acheuléen, Édouard Branly, Édouard Gand, La Providence (privé), Montaigne, Romain-Rolland, Sacré-Cœur (privé), Saint-Martin (privé), Saint-Rémi (privé) et Saint-Riquier (privé) ;
  • lycées généraux et technologiques : Robert de Luzarches, La Hotoie, Jean Baptiste Delambre, La Providence (privé), Sacré-Cœur (privé), Saint-Martin (privé), Saint-Rémi (privé), Saint-Riquier (privé) et Sainte-Famille (privé) ;
  • lycées généraux : Madeleine Michelis, Louis Thuillier ;
  • lycées technologiques: Édouard Branly et Édouard Gand.

Enseignement supérieur[modifier | modifier le code]

La métropole amiénoise accueille une des plus importantes populations étudiantes de France. En 2013, la ville compte 26 000 étudiants (dont 3 300 en cycle court)[57] et 800 chercheurs[58]qui se répartissent dans une quarantaine d'établissements d’enseignement supérieur, 32 laboratoires, 10 unités associées au Centre national de la recherche scientifique ou à l'Institut national de la santé et de la recherche médicale.

  • L'université de Picardie Jules-Verne (UPJV) a son siège à Amiens et comprend des enseignements dans de nombreux domaines :
    • UFR de médecine et de pharmacie (rue des Louvels),
    • UFR de droit-sciences-politiques, d'économie (au pied de la cathédrale),
    • UFR de sciences (dans le quartier Saint-Leu),
    • UFR de staps (Amiens Sud)
    • UFR de sciences humaines et sociales et philosophie, d'histoire-géographie, de lettres, de langues (sur le campus d'Amiens Sud),
    • IUT gestion des entreprises et des administrations, informatique, génie mécanique et productique, génie civil, génie biologique et techniques de commercialisation (sur le campus d'Amiens Sud),
    • UFR des arts site de la Teinturerie (dans le quartier Saint-Maurice),
    • Formation continue et e-learning (centre-ville),
  • École supérieure du professorat et de l'éducation (ESPE, ex-IUFM)
  • Classes préparatoires aux grandes écoles :
  • CNAM : Conservatoire national des arts et métiers de Picardie
  • ESIEE : École supérieure d'ingénieurs en électrotechnique et en électronique
  • ESC Amiens (Sup de Co) devenu France Business School en 2012
  • ISAM : Institut supérieur d'administration et de management (rattachée à la précédente)
  • ESAD : École supérieure d'art et de design
  • BTS audiovisuel au lycée Robert de Luzarches
  • CFPPA - UFA du Paraclet : Centre de formation professionnelle et de promotion agricole et Centre de formation sur l'eau et les milieux aquatiques
  • École de technicien en analyses biomédicales (IFTAB)
  • Écoles d'infirmières et d'infirmiers (IFSI C.H.U et IFSI Philippe Pinel)
  • École de sages-femmes Michel Vitse
  • École de masseur-kinésithérapeute (IFMK)
  • École de manipulateurs en électroradiologie (IFMEM)
  • École d’éducateurs spécialisés, assistants sociaux, et autres professions du secteur social (Institut Régional de Formation aux Fonctions Éducatives : IRFFE)
  • Formation continue pluridisciplinaire des professionnels du secteur social et médico-social (CREAI de Picardie)
  • IMN : Institut des métiers du notariat
  • Centre national de formation de la fonction publique territoriale (CNFPT) pour la Picardie (site Friant)
  • EPSI : École d’ingénierie informatique
  • IDRAC : École supérieure de commerce
  • IFAG : École supérieure de management
  • SUP’ DE COM : École supérieure de communication
  • WIS - Web International School : École du web

Santé[modifier | modifier le code]

Le CHU d'Amiens-Picardie est organisé autour de quatre sites :

  • Hôpital Sud, avenue René-Laënnec,
  • Hôpital Nord, place Victor-Pauchet,
  • Centre Saint-Victor, 354 bis boulevard de Beauvillé,
  • Centre de gynécologie obstétrique, 124 rue Camille-Desmoulins.

Dès 2014, les quatre sites seront réunis sur le site actuel de l'hôpital Sud, à l'exception des unités de long séjour pour personnes âgées qui resteront au Centre Saint-Victor. Ce regroupement doit s'achever en 2016 et permettre au CHU d'Amiens d’accroître sa dimension nationale et inter-régionale. Ce regroupement représente le plus gros chantier hospitalier de France et l'un des plus importants en Europe (630 millions d'euros de travaux et d'équipement). En 2011, ce sont 750 ouvriers en moyenne qui se sont affairés chaque jour sur le site. À l'issue des travaux, la surface totale du CHU d'Amiens sera de 172 000 m2. Il comptera trois plots d'hospitalisation de 400 lits chacun. Le CHU d'Amiens est le plus gros employeur de la région Picardie. À l'issue du regroupement, ce sont 6 700 employés, 1 300 étudiants des professions de santé et 1 250 consultants qui s'y rendront chaque jour[59].

Afin de maintenir une offre de santé au Nord de la ville, un centre de santé ouvrira ses portes, en octobre 2015, au carrefour de l'avenue de l'Europe et de la rue Maurice-Ravel. Cet espace santé de 1 000 m2 accueillera des médecins généralistes et des spécialistes (cardiologue, gynécologue, ORL, dermatologue, kinésithérapeute, etc.) avec la promesse d'une permanence des soins (7 jours sur 7 et 24 heures sur 24)[60].

Parallèlement au CHU, il existe trois cliniques privées importantes, issues du regroupement d’anciennes cliniques réparties dans la ville. Ces établissements de soins et d'hospitalisation médicale, chirurgicale et obstétricale se sont réunis pour créer un pôle hospitalier privé dans le quartier de la Vallée des Vignes, au sud de la ville.

  • Polyclinique de Picardie, 43 Rue Alexandre Dumas,
  • Clinique de l'Europe, 5 Allée des Pays-Bas,
  • Groupe Santé Victor Pauchet, 2 Avenue Irlande.

Le CHU d'Amiens figure à la 11e place dans le palmarès 2013 des hôpitaux et cliniques du magazine Le Point[61]. Dans ce classement, le CHU se distingue dans la chirurgie de la cheville (3e), la prothèse de hanche (5e), la chirurgie du pied (7e), la pédiatrie (14e). Dans ce même classement, le Groupe Santé Victor Pauchet, doté d'un solide «pôle mère-enfant», obtient une 5e place au tableau des cliniques pour les cancers gynécologiques et une 8e place pour les cancers du sein.

En 2005, le CHU d'Amiens s'illustre internationalement grâce au professeur Bernard Devauchelle, natif de la ville, qui réalise avec son équipe la première greffe partielle de visage au monde[62].

Sports[modifier | modifier le code]

Grâce à la jeunesse de sa population, au dynamisme et à la réussite de ses clubs sportifs, Amiens s'est vu décerner le titre de la « Ville la plus sportive de France » par le journal L'Équipe en 1999. Elle avait déjà remporté ce titre en 1969. En 2013, Amiens Métropole compte près de 300 associations sportives et de loisirs sportifs : environ 150 associations sont regroupées au sein de l'Office des Sports d'Amiens Métropole[63] et 150 autres y sont référencées sans en être adhérentes[64]. Selon ce même Office des Sports, Amiens compte 25 000 licenciés sportifs (hors licences scolaires et universitaires).

Athletics pictogram.svg Athlétisme

Rowing pictogram.svg Aviron

  • Le Sport Nautique d'Amiens (SNA) a été fondé en 1866. Situé en bordure du parc Saint-Pierre, il est labellisé "école française d'aviron 3 étoiles" par la Fédération française des sociétés d'aviron. Comptant 465 licenciés en 2013[65], le club évolue actuellement en 2e division.

Badminton pictogram.svg Badminton

Fencing pictogram.svg Escrime

  • Le Cercle d'Escrime d'Amiens Métropole est l’un des plus anciens clubs français. Il a succédé à la Salle d'armes d'Amiens ouverte en 1886. Le cercle compte environ 150 licenciés et demeure un club majeur de l’épée française avec de nombreuses qualifications et résultats lors des Championnats de France d'escrime. Le club a organisé les championnats de France (Elite) en 2001 et 2011.

Indoor hockey pictogram.svg Floorball

Football pictogram.svg Football

  • L'Amiens SC, évoluant en National (D3). L'équipe a été finaliste de la Coupe de France en 2001 et demi-finaliste en 1930 et en 2008.
  • L'ASC Club, l'équipe féminine de l'Amiens SC évolue en Division 2. Avant la saison 2012-2013, l'équipe était connue sous le nom de CS Amiens Montières Etouvie.
  • L'AC Amiens, évoluant en CFA (D4).

American football pictogram.svg Football américain

Golf pictogram.svg Golf

  • Le Golf Club d'Amiens a été fondé en 1924. L'équipe masculine évolue en D1, l'équipe féminine en D2. Le club compte 530 membres en 2013[67].

Handball pictogram.svg Handball

Field hockey pictogram.svg Hockey sur gazon

  • L'Amiens Sports Club, évoluant en Ligue Élite D1), champions de France masculin en 1981, 1982, 1986, 1987, 1988, 1989 et champions de France féminin en 1983, 1984, 1993, 1995.

Ice hockey pictogram.svg Hockey sur glace

  • Les Gothiques d'Amiens, évoluant en Ligue Magnus (D1), champions de France en 1999 et 2004, vice-champions de France en 1989, 1997, 1998, 2003 et 2006. L'équipe évolue au Coliséum sur la plus grande surface de glace permanente de France (3800 places). Amiens a accueilli le tournoi Division I du championnat du monde 2006.

Tennis pictogram.svg Longue paume

  • Amiens a remporté 10 fois le championnat de France en 6/6.

Swimming pictogram.svg Natation

Inline hockey pictogram.svg Roller in line hockey

  • Les Écureuils d'Amiens, évoluant en Ligue Élite (D1), vice-champions de France en 2010, finalistes de la Coupe de France en 2007 et finalistes de la Coupe d’Europe des clubs en 2008[68].

Rugby union pictogram.svg Rugby à XV

  • Le Rugby Club Amiénois (RCA) a été fondé en 1900. L'équipe première masculine évolue en Fédérale 3.

Tennis pictogram.svg Tennis

  • L'Amiens Athlétic Club (AAC) a été fondé en 1904. C'est l'un des 10 plus grands clubs de France avec près de 1 000 licenciés en 2013[69].

Table tennis pictogram.svg Tennis de table

  • L'Amiens Sport Tennis de table (ASTT) a été fondé en 1945. Il a été sacré deux fois champion de France en 1968 et 1969. L'équipe première masculine a également remporté la Coupe de France en 1966 et 1967.

Volleyball (indoor) pictogram.svg Volley-ball


Depuis l'origine du Tour de France en 1903, Amiens a été 10 fois ville de départ d'étape (1932, 1962, 1964, 1967, 1970, 1971, 1975, 1979, 1999, 2004) et 9 fois ville d'arrivée (1932, 1962, 1964, 1967, 1970, 1971, 1975, 1993, 1999).

Amiens a accueilli le 29 avril 2006, la Fédération française de hockey sur glace créée lors de la Coupe du monde de Hockey sur glace du groupe B (antichambre de l'élite mondiale) organisée à Amiens à la même époque. Elle est désormais installée à Issy-les-Moulineaux.

Chaque 15 août, au parc de la Hotoie, la ville reçoit les phases finales des sports picards et en particulier celles du sport traditionnel picard le plus emblématique : le Ballon au poing. Ce jeu picard se joue par équipes de six. Pour pouvoir frapper le ballon, les joueurs entourent leur main et leur poignet d'une bande de toile ou de cuir.

Médias[modifier | modifier le code]

Presse écrite et magazines d'information[modifier | modifier le code]

  • Le Courrier picard, principal quotidien régional, fondé en 1944. Son siège social se situe au 29 rue de la République (il tirait à 64 587 exemplaires en 2013) [70] ;
  • Fakir, journal indépendant, fondé à Amiens en 1999 par François Ruffin ;
  • Le Télescope d'Amiens, pure player d'information locale, en activité de septembre 2012 à avril 2014[71].

Les journaux gratuits Metro et 20 minutes sont distribués en ville, notamment en gare d'Amiens.

Depuis le 7 février 1996, la Communauté d'agglomération Amiens Métropole distribue gratuitement un hebdomadaire d'information locale : le JDA (Journal des Amiénois). Cette publication qui paraît tous les mercredis est distribuée dans tous les foyers du territoire métropolitain et mise à disposition dans les lieux publics ainsi que sur le site internet de la ville (tire à environ 94 000 exemplaires). D'avril 2009 à juin 2014, la ville a également publié un mensuel d'information municipale : Amiens Forum.

Les Amiénois ont, en autres sources d'information sur leur territoire, la publication mensuelle du Conseil régional de Picardie, Agir en Picardie. Le conseil général de la Somme voit aussi son magazine distribué chaque mois dans les foyers samariens, Vivre en Somme. Depuis 2006, le comité régional de tourisme de Picardie publie tous les six mois Esprit de Picardie, un magazine touristique sur la région Picardie.

Plusieurs revues associatives et magazines spécialisés sont également distribués gratuitement dans les lieux publics : L'Écho des Amphis (mensuel d'information étudiant), L'Agenda Samarien (agenda bimestriel des manifestations et sorties culturelles dans la Somme), Style & Co Amiens (magazine déco, tendances et art de vivre), Night Clubbing Magazine (magazine de la vie nocturne à Amiens), Picardie la Gazette (hebdomadaire économique), Entreprises 80 (mensuel de la Chambre de commerce et d'industrie d'Amiens-Picardie).

Audiovisuel[modifier | modifier le code]

Les chaînes TV[modifier | modifier le code]
Siège de France 3 Picardie.
Les radios en FM[modifier | modifier le code]

La plupart des radios nationales diffusent leurs programmes dans l'agglomération amiénoise. On peut rajouter à celles-ci France Bleu Picardie (100,2 MHz) et les stations locales Radio Campus Amiens (87,7 MHz) et Radio Galaxie programme Évasion (97,7 MHz).

Télécommunications[modifier | modifier le code]

La ville d'Amiens est couverte :

Les lieux de cultes[modifier | modifier le code]

Culte bouddhiste[modifier | modifier le code]

Le centre Zen Sōtō affilié à l'Association Zen internationale, rue Vulfran Warmé

Culte catholique[modifier | modifier le code]

  • Cathédrale Notre-Dame, place Notre-Dame
  • Chapelle du Bon Pasteur (1er du nom): Située rue Daire, elle appartenait au Conseil général de la Somme. Louée à la Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X de 1983 à 2007, elle fut vendue avec l'ensemble immobilier dont elle dépendait à la région en mai 2007.
  • Chapelle du Bon Pasteur (2e du nom): Située rue Dupontreué, les offices sont menés par la Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X. Ainsi, chaque dimanche, la messe tridentine (ou selon la Forme extraordinaire du rite romain) y est célébrée.
  • Chapelle Saint-Vincent-de-Paul, rue Jules-Barni
  • Église Saint Honoré dite « église de Beauvais »[76], rue Dom Bouquet
  • Église Saint-Acheul, chaussée Jules Ferry
  • Église Saint-Firmin-le-Martyr, 137 rue du Faubourg du Hem
  • Église Saint-Germain-l'Écossais, rue Pingre
  • Église Sacré-Cœur, rue de Mareuil
  • Église Saint-Jacques, rue Saint-Jacques
  • Église Saint-Leu, rue Saint-Leu
  • Église Saint-Martin, rue Morgan
  • Église Saint-Maurice, rue Turgot
  • Église Saint-Pierre, rue St Pierre
  • Église Saint-Rémi, rue des Cordeliers
  • Église Saint-Roch, rue de l'Abbaye
  • Église Sainte-Anne, rue Vulfran Warmé
  • Église Sainte-Jeanne-d'Arc, route de Rouen
  • Église Saint-Paul, rue de l’Île-de-France
  • Église Saint-Pierre dans le quartier de Montières
  • Église Sainte-Marie-Madeleine dans le quartier de Renancourt
  • Église Sainte-Thérèse, avenue de la Paix
  • Église du Cœur Immaculé de Marie, rue de Cagny


Culte israélite[modifier | modifier le code]

La synagogue est située au 12 rue du Port d'Amont, près du Pont-Beauvillé.

Culte mormon[modifier | modifier le code]

L’Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours compte un lieu de culte, route de Doullens

Culte musulman[modifier | modifier le code]

La ville d'Amiens concentre la plus importante communauté musulmane de Picardie et l'une des plus importantes du Nord de la France. Les lieux de culte sont en pleine évolution, plusieurs mosquées sont en phase d'agrandissement et/ou de déménagement. Ainsi la ville compte quinze lieux de culte musulman : huit salles de prières indépendantes et sept mosquées[77]:

  • la mosquée An-Nour (en agrandissement actuellement) où siège l'Institut du monde arabo-musulman de Picardie située rue de la Hotoie,
  • la mosquée Al Fath (en déménagement et agrandissement prochainement) également Association Cultuelle et Culturelle Musulmans en Picardie située 375 Boulevard Beauvillé,
  • la mosquée Al Badr également Association des travailleurs et commerçants marocains d'Amiens, située 33 rue Winston-Churchill,
  • la mosquée Masjid Al Muhsinin située rue de l’Île-de-France,
  • la mosquée Sounnah (en déménagement actuellement) située rue Victorine-Autier,
  • la mosquée Chekkar (en agrandissement prochainement) également Association du Comité de la Briqueterie située 40 rue Ronsard,
  • la mosquée du "19" (en agrandissement actuellement) est située au 19 avenue de l'Europe et abrite l'Association des musulmans de Picardie.

Plusieurs salles de prières indépendantes sont présentes dans la communauté urbaine. Par ailleurs, de nombreuses associations et comités musulmans existent à l'image du Centre culturel islamique d'Amiens de la rue de Savoie, l'Association culturelle musulmane Liberté - Institut des Lumières ou encore de l'Association des résidents du foyer du 21 route d'Allonville.

La mosquée Al Fath étudie le projet d'une grande mosquée qui servirait d'Association culturelle et cultuelle. La superficie passerait donc de 400 m2 à 6 500 m2 ce qui offrirait à la mosquée Al Fath d'avoir de plus grandes salles de prières et de classes. Des salles de conférences, une bibliothèque et un amphithéâtre sont incorporés au projet. Les discussions se poursuivent avec les élus locaux qui se sont prononcés en faveur du projet.

Culte protestant[modifier | modifier le code]

Le temple est voisin de l'église Saint-Jacques.

Économie[modifier | modifier le code]

À la fois pôle industriel et pôle de services, Amiens bénéficie d'un vivier de main d’œuvre important, d'un bassin d’emplois de plus de 350 000 habitants et de nombreuses formations professionnelles.

Preuve de son dynamisme, le magazine l’Entreprise a élu Amiens « Ville la plus attractive de France » pour les entreprises (catégorie moins de 200 000 habitants) en 2009 et 2007. Elle a terminé seconde en 2010, 2008 et 2006. Les atouts de la ville sont notamment un immobilier d’entreprise développé et une fiscalité dans la moyenne des villes françaises. En outre, sa position géographique la place au centre du triangle « Paris - Londres - Bruxelles », c'est-à-dire au cœur de l’Europe la plus riche.

Le magazine Challenges a par ailleurs désigné Amiens « Ville la mieux gérée de France » (catégorie grandes villes de plus de 100 000 habitants) en 2011[78], 2010 et 2008.

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2010, le revenu fiscal médian par ménage était de 22 539 €, ce qui plaçait Amiens au 27 177e rang parmi les 31 525 communes de plus de 39 ménages en métropole[79].

En 2009, la proportion de foyers fiscaux imposables était de 48,1 %[Insee 5].

Emploi[modifier | modifier le code]

En 2009, la population âgée de 15 à 64 ans s'élevait à 93 256 personnes, parmi lesquelles on comptait 66,5 % d'actifs dont 54,9 % ayant un emploi et 11,6 % de chômeurs[Insee 6].

On comptait 81 405 emplois dans la zone d'emploi, contre 72 058 en 1999. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la zone d'emploi étant de 51 539, l'indicateur de concentration d'emploi[Note 8] est de 158,0 %, ce qui signifie que la zone d'emploi offre trois emplois pour deux habitants actifs[Insee 7].

Répartition de l'emploi[Quand ?]

Tertiaire Industrie Construction Agriculture
Amiens 79,3 % 17,4 % 3,0 % 0,2 %
Moyenne nationale 71,5 % 18,3 % 6,1 % 4,1 %
Source des données : Insee[réf. nécessaire]

L'agriculture est très peu représentée parmi les emplois amiénois avec 0,2 %, tout comme le secteur de la construction qui représente 3,0 % des emplois. Contrairement à ces deux secteurs dont la part est inférieure à la moyenne nationale, le secteur tertiaire représente une part significative de la population active amiénoise, 19,8 %, et est plus importante qu'au niveau national. L'industrie regroupe 17,4 % des emplois.

La firme Goodyear Tire & Rubber a annoncé plus de 400 suppressions d'emplois en mai 2008 à l'usine d'Amiens, qui compte[Quand ?] 1 450 salariés ; en mars 2009, la direction a annoncé un nouveau licenciement collectif portant sur mille emplois[80].

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Au 31 décembre 2010, Amiens comptait 9 166 établissements : 69 dans l’agriculture-sylviculture-pêche, 402 dans l'industrie, 533 dans la construction, 6 111 dans le commerce-transports-services divers et 2 051 étaient relatifs au secteur administratif[Insee 8].

En 2011, 743 entreprises ont été créées à Amiens[Insee 9], dont 417 par des autoentrepreneurs[Insee 10].

Les éditeurs philatéliques Yvert et Tellier (catalogues de cotations) et l'Écho de la timbrologie (magazine) ont leur direction à Amiens, même si elles ont plusieurs de leurs services en région parisienne. Le groupe Gueudet, l'un des plus importants distributeurs automobiles en France, est implanté à Amiens depuis 1918. De la vieille tradition textile de la ville, demeure l'usine Lee Cooper France (122 salariés).

Depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, une bonne partie de l'économie de la ville était liée à l'équipement automobile avec des sociétés comme Valeo, les pneus Goodyear et Sumitomo-Dunlop. En 2003, Dunlop est rachetée par l'américain Goodyear, ces deux sociétés traversent fin 2007 et début 2008 une crise profonde, le siège central, aux États-Unis, ayant « proposé » aux ouvriers une modifications de leur temps de travail et du nombre de postes, qui fut refusé par le personnel à un fort pourcentage.

Procter et Gamble, s'est implanté à Amiens en 1964 pour y produire du savon et inaugure sa nouvelle unité de détergents en 1966. Établie sur plus de 45 ha, c'est l'une des plus grandes usines dans le monde pour les produits d'entretien du linge (Ariel, Dash, Bonux, Gama) et de la maison (Monsieur Propre, Febreze). Sa production est destinée à plus de 85 % à l'export. L'usine d'Amiens emploie environ 930 personnes.

Depuis le milieu des années 1990, la ville essaye de se convertir à l'économie d'Internet et de la téléphonie. De nombreux centres d'appels (Intracall center, Coriolis France, Médiamétrie)[81] ont ouvert principalement grâce à des aides de la ville, de la région ou de l'État. La société de service en informatique Unilog (maintenant Logica) a installé un centre de service à Amiens (le CSA).

Amiens est le siège de la Chambre régionale de commerce et d'industrie de Picardie. Elle est aussi le siège de la Chambre de commerce et d'industrie d'Amiens. Elle gère l'aéroport d'Amiens - Glisy.

Culture, tourisme et patrimoine[modifier | modifier le code]

La position stratégique d'Amiens en fait une destination attractive pour un week-end ou quelques jours, depuis Paris, Lille ou Bruxelles. Amiens profite également de la proximité de la Baie de Somme, haut lieu touristique inscrit au Club des plus belles baies du monde et labellisé Grand site de France.

Amiens bénéficie du label des « Villes et Pays d'Art et d'Histoire » depuis 1992. Dans ce cadre, l'animateur du patrimoine organise des visites guidées à thèmes destinées à un public d'adultes et d'enfants avec des ateliers pédagogiques. Un circuit balisé permet une visite indépendante de la ville : des panneaux commentent les lieux et les édifices remarquables.

Amiens dispose d'un important patrimoine historique et culturel, d'un patrimoine naturel accessible et varié, sur lesquels s’appuie le tourisme. Les principales curiosités sont la cathédrale inscrite au patrimoine mondiale de l'UNESCO, les hortillonnages, la maison de Jules Verne, la tour Perret, le musée de Picardie, le zoo et, les quartiers Saint-Leu et Saint-Maurice.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La commune compte un patrimoine exceptionnel : 53 monuments répertoriés à l'inventaire des monuments historiques[82] et 126 lieux et monuments répertoriés à l'inventaire général du patrimoine culturel[83] ; et par ailleurs, 263 objets répertoriés à l'inventaire des monuments historiques[84] et 122 objets répertoriés à l'inventaire général du patrimoine culturel[85]. Les informations données ci-dessous ne sont relatives qu'à une brève sélection.

Notre-Dame d'Amiens  Patrimoine mondial (1981, 1998)[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Notre-Dame d'Amiens.
Notre-Dame d'Amiens.

« C'est une femme adorable, cette cathédrale c'est une Vierge. […] Point de confusion vaine, ici, point d’exagération ni d'enflure. C'est l'empire absolu de l'élégance suprême. »

— Auguste Rodin

« La cathédrale d'Amiens mérite le nom qui lui est donné par M. Viollet-le-Duc, « le Parthénon de l'architecture gothique ». »

— John Ruskin dans La Bible d'Amiens

La ville est réputée pour sa Cathédrale Notre-Dame, chef-d'œuvre de l'art gothique et plus vaste cathédrale du monde par ses volumes intérieurs (200 000 m3)[86]. Plus grand édifice religieux et médiéval de France, elle pourrait contenir deux fois Notre-Dame de Paris[87].

La cathédrale mesure 145 mètres de long et sa flèche culmine à 112 mètres de haut. Les voûtes de la nef centrale culminent à 42,30 mètres (proche du maximum supportable pour cette architecture).

Datant du XIIIe siècle, sa construction est due à la richesse de la ville au Moyen Âge et à l'incendie de la cathédrale romane qui s'y situait auparavant. Trois architectes, dont Robert de Luzarches se sont succédé pour mener le chantier à bien.

Considérée comme l'archétype du style gothique classique, la cathédrale présente également certains éléments du style gothique rayonnant et du gothique flamboyant. La rapidité de construction, à peine 70 ans pour le gros œuvre (1220 à 1269), explique cette remarquable homogénéité de style. Sa façade est décorée de plus de 3 000 statues, gargouilles et chimères.

Inscrite depuis 1981 au patrimoine mondial de l'UNESCO comme "chef-d'œuvre du patrimoine mondial", elle l'est une seconde fois en 1998 comme monument étape des Chemins de Compostelle. Malgré les deux guerres mondiales du XXe siècle qui ont sévèrement touché la ville, elle a réussi à rester intacte.

Un spectacle de restitution de la polychromie originelle[88] des façades, découverte à la suite du nettoyage par laser de ces dernières, est donné tous les ans gratuitement en décembre et pendant la période estivale. Le spectacle est une projection sur la façade de diapositives en couleur.

La statue de l'Ange pleureur (sur un tombeau sculpté par Nicolas Blasset) et les bas reliefs évoquant Saint-Firmin et Saint-Jean Baptiste sont quelques-uns des ouvrages notoires de la cathédrale. Au sol se situe un labyrinthe intact de 234 mètres de long.

Sur le côté nord de la cathédrale se trouve l'ancien palais de l'Évéché d'Amiens occupé par l'École supérieure de commerce d'Amiens - Picardie.


Le Beffroi  Patrimoine mondial (2005)[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Beffroi d'Amiens.

Son origine remonte à l'établissement de la commune d'Amiens par Louis le Gros. Il est mentionné pour la première fois dans une sentence arbitrale rendue par le chapitre d'Amiens en 1244.

Symbolisant l'indépendance de la commune, il servait autrefois aux réunions des notables de la ville puis de salle d'archives, de magasin d'armes et de prison. Un guetteur surveillait alentour les arrivées et prévenait la population des dangers extérieurs. Au cours du Moyen Âge, le bâtiment fut à maintes reprises la proie des flammes.

Ce beffroi est constitué d'une base en pierre de taille blanche, construite au XVe siècle entre 1406 et 1410, d'une superstructure en pierre servant de clocher édifiée à partir de 1749 avec des volutes de style baroque à sa base, et d'un dôme recouvert d'ardoises puis d'une flèche et d'une girouette arborant une renommée. À l'époque, une énorme cloche de 11 tonnes est installée à l'intérieur, celle-ci sera détruite ainsi que le dôme (à la suite de la fonte du cuivre le constituant) dans le bombardement et l'incendie de la ville le 19 mai 1940. À l'abandon et dépourvu de toiture depuis la Seconde Guerre mondiale, le monument a été entièrement restauré entre février 1989 et juillet 1990.

Situé sur la place au Fil, vieille place centrale de la ville avant l'arrivée du train et l'essor de la rue des Trois-Cailloux, le beffroi jouxte les Halles et l'arrière de l'Hôtel de ville[89]. D'une hauteur de 52 mètres, il sonne chaque heure de la journée.

Depuis juillet 2005, le beffroi d'Amiens (inscrit à l'inventaire des Monuments Historiques) est comme la Cathédrale Notre-Dame, classé au patrimoine mondial de l'UNESCO.

Le cirque Jules-Verne[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Cirque Jules-Verne.
Le Cirque municipal d'Amiens en 1912, lors de la fête de la Saint Jean.

En 1845, la traditionnelle foire de la Saint-Jean, place René-Goblet, est transférée place Longueville, grande esplanade prenant la place du bastion Longueville, depuis la démolition des remparts de la ville au début du XIXe siècle. Chaque année, un cirque éphémère était mis en place à cette occasion.

En 1865, une société du cirque voit le jour pour réclamer un cirque en dur, qui sera édifié en bois par l'entrepreneur Schytte en 1874. Mais l'entretien onéreux incite la municipalité à envisager la construction d'un nouveau bâtiment. La décision est prise en 1886 sous l'impulsion du maire Frédéric Petit et les travaux commencent.

L'architecte en chef de la Somme, Émile Ricquier, émule de Gustave Eiffel, est chargé de sa construction. Il s'inspire du Cirque d'hiver de Paris mais choisit une ossature métallique en fonte, complétée par la brique du pays. L'architecte des bâtiments civils, Charles Garnier, réclame que les armatures soient cachées avec un enduit imitant la pierre. La conception « moderniste » de Ricquier, choisissant d'afficher la structure, et de privilégier le matériau local qu'est la brique, est visible à l'arrière du monument.

Avec sa forme polygonale à 16 côtés, d'un diamètre de 44 mètres, il intègre loges et stalles dans son enceinte. Moderne, il accueille deux machine a vapeur dédiées à l'éclairage entièrement électrique et au chauffage central. Il s'agit également du premier cirque qui intègre dès sa construction un buffet et une buvette, permettant de rentabiliser une édification dont les coûts ont finalement atteint le double des prévisions[90]. En 1888, le nouveau conseiller municipal chargé des fêtes et célébration, Jules Verne, est chargé du suivi des travaux, et c'est lui qui l'inaugure le dimanche 23 juin 1889, pour l’ouverture de la foire et le centenaire de la Révolution française[91] :

« Le nouveau cirque est une œuvre d'art que votre administration municipale a voulu doter de tous les perfectionnements de l'industrie moderne. C'est le plus beau, sans conteste, c'est aussi le plus complet par ses aménagements et son outillage qui a été édifié en France et à l'étranger. »

La toiture fut endommagée par un obus en 1916. Le cirque servit de décor à Federico Fellini pour Les Clowns (1971), et au film de Jean-Jacques Beineix, Roselyne et les Lions (1989), avec Isabelle Pasco pour actrice principale. Plus vaste des cirques de province avec ses 3 000 places, cet édifice acquiert une utilisation pluridisciplinaire puisqu'il accueille depuis des décennies des spectacles de théâtre, de danse, des concerts, des galas sportifs et des réunions publiques.

Rénové en 2003, il porte désormais le nom de cirque Jules-Verne. Après avoir accueilli les représentations du cirque Rancy, il héberge en résidence le cirque Arlette Gruss.

Depuis le 1er janvier 2011, le cirque est labellisé Pôle national cirque et arts de la rue, géré par un EPCC.

La Maison Jules Verne[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Maison de Jules Verne.

En 1882, Jules Verne et son épouse, Honorine, louent jusqu'en 1900 cette maison à l’angle de la rue Charles-Dubois et du boulevard Longueville. Acquise en 1980 par la ville, la maison est labellisée Maisons des Illustres par le Ministère de la Culture. Restaurée en 2006, grâce au travail du Centre International Jules Verne, cet hôtel particulier du XIXe siècle, inscrit à l' inventaire supplémentaire des monuments historiques, retrace à travers l'exposition de plus de 700 objets, la personnalité, les sources d'inspiration et les souvenirs de Jules Verne.

La tour Perret[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Tour Perret (Amiens).

En face de la gare du nord, dont le quartier a été reconstruit après avoir été rasé par les bombardements de 1944, se situe la tour Perret (du nom de son architecte Auguste Perret). Haute de plus de 100 mètres, c'est un des premiers gratte-ciel construits en Europe, et longtemps le plus élevé[92].

L'église Saint-Leu[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Église Saint-Leu d'Amiens.

Cette église a été construite à la fin du XVe siècle, sur le modèle des églises-halles, elle est dédiée, comme son quartier, à saint Leu, évêque de Sens du VIIe siècle, puis exilé dans le Vimeu. Elle possède trois nefs. Un portail flamboyant orne la base du clocher. Ce dernier, frappé par la foudre, dut être refait au début du XVIe siècle. Les abouts de poutres sont sculptés. Les statues de pierre et de bois datent du XVIIe siècle. Le chœur abrite la gloire des frères Duthoit.


Autres bâtiments ou monuments remarquables[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

De nombreuses fouilles archéologiques ont mis au jour des vestiges de l'époque proto-historique à l'époque romaine. Deux puits de lumière percés dans le dernier aménagement de la place Gambetta permettent d'observer quelques vestiges du forum alors que les vestiges importants d'un grand théâtre gallo-romain mis au jour début 2007 lors des travaux de réaménagement de la place Alphonse-Fiquet ont été détruits en mars 2007.

Le jardin archéologique de Saint-Acheul témoigne de la présence de l'homme paléolithique dans la vallée de la Somme il y a quelque 450 000 ans. Une coupe stratigraphique, classée monument historique depuis 1947, permet de visualiser les strates successives de la vallée de la Somme.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]
  • L'église St-Germain, désaffectée mais où se tiennent régulièrement des expositions sur la colorisation la cathédrale et le quartier St-Germain, concurrent historique du quartier St-Leu. L'animosité entre les populations de ces deux quartiers a marqué l'histoire d'Amiens. Cette église possède une tour élevée et curieusement penchée. Touchée par les bombardements de 1940, elle a été rendue temporairement au culte en octobre 1965 après une minutieuse restauration,
  • Les vestiges de l'Hôtel-Dieu (quartier Saint-Leu, entre le CRDP et la faculté des sciences),
  • Les moulins Passe avant et Passe arrière [93](à Saint-Leu).
Renaissance[modifier | modifier le code]
  • la façade renaissance de la Maison du Sagittaire. (déplacé pour jouxter le Logis du Roy)
  • le Logis du Roy (faculté des arts jusqu'en 2003)[94]
  • la Citadelle : d'abord ravelin, érigé au nord de la porte Montrescu, la forteresse est aménagée en 1531 par F. di Giorgio sous l'ordre de François Ier (porte François Ier, avec salamandres sculptées). Après la prise par les Espagnols et sa reprise par Henri IV (1597), Jean Errard reçoit la charge de reconstruire les défenses de la cité.
  • La maison du bailliage ou Malmaison


XVIIe et XVIIIe siècles[modifier | modifier le code]
  • Abbaye de Saint-Acheul (XVIIe et XVIIIe siècles) et l'église (bâtie en 1760 sur le caveau de saint Firmin)
  • Le château d'eau et les fontaines d'Amiens (1753)
  • La façade de l'ancien théâtre (actuellement une banque). Elle fut déplacée de 4 mètres pour l'alignement de la rue des Trois-Cailloux.
  • La façade de la caserne Stengel (actuellement immeuble d'habitation)
  • Le Grand séminaire des Lazaristes : situé rue Jules-Barni, il fut édifié entre 1736 et 1741 et bénéficia de plusieurs extensions dont la dernière fut construite, sous l'égide de François-Auguste Cheussey, en 1828. Saisi par l'État, à la suite de la loi de 1905, le Grand séminaire fit ensuite office de caserne (nommée d'après le général affecté au Comité des fortifications, Pierre Charles Dejean) de 1909 à 1993. Pendant cette période, celle-ci abrita l'état-major de la 8e division d'infanterie.
  • L'hôtel de ville (en partie XVIIIe, en partie XIXe siècle). Style régional de pierres et briques, avec soubassement de grès, et pavillons en pierre. Sur le fronton on retrouve les statues du roi Louis VI le Gros et de l'évêque Geoffroi, qui ont octroyé la liberté à Amiens en 1115[95].


XIXe siècle[modifier | modifier le code]
  • Le Palais de Justice est construit de 1865 à 1880[96] à l'emplacement de l'abbaye Saint-Martin-aux-Jumeaux (1073 à 1634) établie à l'endroit supposé du partage du manteau de Saint-Martin puis du couvent des Célestins (1634 à 1781). Les Célestins, dont l'ordre fut supprimé en 1778, quittèrent les lieux en 1881[97].
  • Le quartier Henriville, dont l'hôtel Acloque (style néo-Louis XIII), et l'église Saint-Martin (néogothique, construite par Louis Antoine en 1874).
  • La maison de Jules Verne[98],[99], qui a été rouverte après rénovation, en 2006, présente notamment la salle à manger néogothique et le bureau d'époque. La tour a été couverte d'une sphère armillaire commandée à l'artiste François Schuiten, qui signe également la fresque murale prolongeant le jardin imaginaire d'antan. Jules Verne est inhumé au cimetière de La Madeleine. Le monument d'Albert Roze symbolise la résurrection : Jules Verne soulevant la dalle pour entr'apercevoir le monde moderne ;
  • L'horloge Dewailly, par Émile Ricquier (entièrement refaite en 1999), complétée par la statue de Marie-sans chemise d'Albert Roze, initialement la place Gambetta ;
  • L'ancienne Maison des Assurances, rue Marotte, édifié par E. Ricquier en 1893 (aujourd'hui un bar) ;
  • La bibliothèque Louis Aragon, rue de la République, construite par François-Auguste Cheussey en 1823, de style néoclassique avec un péristyle à colonnes à fûts toscans[100] ;
  • Le monastère des Visitandines, construit entre 1839 et 1841 par Herbault ;
  • La Palais de Justice, des nouveaux bâtiments édifiés par Cheussey en 1834 et 1846 ;
  • Les rénovations par Cheussey (1816 à 1848) de la cathédrale ;
  • La place Saint-Denis (aujourd'hui place René-Goblet) est conçue en 1839 par l’architecte François Auguste Cheussey ;
  • L' église paroissiale Saint-Firmin-le-Martyr par Cheussey en 1843[101]


XXe siècle[modifier | modifier le code]
XXIe siècle[modifier | modifier le code]
  • Le Cinéma Gaumont Amiens inauguré en 2005. Il est l'œuvre des architectes Philippe Chaix et Jean-Paul Morel. La décoration intérieure est l’œuvre de Christian Lacroix et des plasticiens Alain Balzac et François Michel.
  • La Verrière de la place de la gare d'Amiens, aussi appelée la Canopée. Elle est l'œuvre de l'architecte Claude Vasconi, connu notamment pour le forum des Halles à Paris. Objet d'une vive polémique lors de son inauguration en mars 2008, la verrière a pour objectif de créer un lien entre la zone piétonne du centre-ville et la ZAC Gare la Vallée, appelé à devenir le quartier d'affaires d'Amiens. Critiquée, par ses détracteurs [107], pour son côté massif et imposant, la verrière d'une surface de plus de 10 000 m2 culmine à 15 mètres de hauteur et est composée de panneaux de verre pixelisés créés par Bernard Pictet [108]. C'est l'une des plus grandes verrière d'Europe.
  • Le Zénith d'Amiens par Massimiliano Fuksas dans le quartier Renancourt entre Mégacité et l'Hippodrome. Construction terminée en 2008.

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

Avec 270 hectares d’espaces verts (hors bois communaux)[109], 300 hectares d’hortillonnages, 300 hectares de forêts[110], 30 hectares de marais, son fleuve et ses cours d’eau, Amiens se révèle être une ville verte et bleue. Ville fleurie récompensée de la note maximum de 4 fleurs au concours des villes et villages fleuris de France[111], elle offre un patrimoine arboré particulièrement riche. Ses 37 000 arbres (hors boisements), dont 17 000 d'alignement sur les voies publiques [112], lui ont permis de remporter le prix national de l'arbre 2012. En 2014, la ville est classée dans le top 10 des villes les plus vertes de France[113].

Se présentant comme une ville soucieuse de l’environnement, Amiens a fait du lien entre la ville et la nature un axe central de son projet de développement métropolitain baptisé Amiens 2030[114].

Les Hortillonnages[modifier | modifier le code]

À la lisière du centre-ville, des marais s'étendent sur 300 hectares, découpés en jardins par des rieux (canaux). Ce sont les hortillonnages (hortillon signifie en picard maraîcher et dérive du latin hortillus, petit jardin). On y circule en barque à fond plat, autrefois appelée « barque à cornet », du fait de l'avant très relevé, permettant d'accoster facilement sur les berges fragiles des parcelles cultivées. C'est au port d'Amont, situé au pied de la cathédrale que se tient toutes les semaines le marché sur l'eau, bien que l'arrivée en barque des maraîchers ne s'effectue qu'une fois l'an, en été. Ce marché se tient toujours achteure.


Le zoo d'Amiens Métropole[modifier | modifier le code]

Avant son ouverture en mai 1952, le zoo d'Amiens était un espace vert bordant le bassin du parc de la Hotoie. C'est le maire de l'époque, Maurice Vast, qui décida d'aménager le site en 1949. D'abord lieu de divertissement, le zoo précisa sa mission de conservation, d'éducation et de recherche entre 1970 et 1980. Entre 1990 et 2000, le zoo fut complètement rénové et devint membre permanent de l'association européenne des zoos et aquariums (EAZA) en 2001 et de l'association nationale des parcs zoologiques (ANPZ) en 2002. Aujourd'hui, ce sont 250 animaux, représentant environ 65 espèces de tous les continents, qui cohabitent sur 6,5 ha.[115]. Ils vivent dans des milieux proches de leur environnement naturel privilégiant leur bien-être. En 2012, le parc zoologique a accueilli 151 155 visiteurs[116]. Traditionnellement, il ouvre gratuitement ses portes le jour du 14 juillet.


Les principaux parcs et jardins[modifier | modifier le code]

Les principaux parcs et jardins de la ville.
  1. Parc Saint-Pierre, entre le quartier Saint-Leu et les Hortillonnages, poumon vert de 22 hectares en cœur de ville qui a obtenu le prix du paysage en 2005[117]
  2. Parc du Grand Marais, le long du canal de la Somme, à l'ouest de la ville. Couvrant plus de 25 hectares, ce parc dispose de nombreux équipements sportifs : stade de football américain, bowl de skate, terrain de football, structures ludiques.
  3. Jardin des plantes appelé à l'origine « Jardin du Roy ». Créé en 1751, il est le plus ancien jardin d'Amiens - boulevard du jardin des plantes
  4. Square Pierre Marie Saquez - rue des Cordeliers
  5. Parc de l'Evéché d'Amiens, au pied de la cathédrale - place Saint-Michel
  6. Jardin médiéval - impasse Joron
  7. Square Beauregard - rue Louis Thuillier
  8. Parc Jean Rostand - rue Vulfran Warmé
  9. Parc du Château de Montières - rue Baudoin d'Ailly
  10. Parc du Petit Marais - avenue des cygnes
  11. Square Paul Gauguin - avenue de la paix
  12. Parc de la Hotoie
  13. Marais des trois vaches
  14. Parc du château blanc
  15. Bois Bonvallet
  16. Square de la rose des vents - rue du Docteur Fafet
  17. Plaine Saint Ladre
  18. Parc Léon Pille - rue de l'agrappin
  19. Zoo d'Amiens - esplanade de la Hotoie
  20. Cimetière de la Madeleine - rue Saint Maurice

Ville fleurie : 4 fleurs attribuées depuis 2013 par le conseil national des villes et villages fleuris de France au Concours des villes et villages fleuris[118]. Le conseil national des villes et villages fleuris a attribué le prix national de l'arbre 2012 à la ville pour sa gestion exceptionnelle et innovante de son patrimoine arboré (37 000 arbres dont certains plus que centenaires[119]).

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Musées[modifier | modifier le code]

La maison de Jules Verne depuis le Mail Albert 1er
  • La maison de Jules Verne, labellisée Maisons des Illustres, est la maison de l’écrivain le plus traduit au monde après Agatha Christie[125]: Jules Verne. Il a vécu de 1882 à 1900 avec sa femme Honorine et écrit une partie de son œuvre dans cet hôtel particulier du XIXe siècle. Sa visite propose de pénétrer dans l’univers intime et créatif de l’auteur. Le lieu conserve en grande partie son décor d’origine et ouvre la quasi-totalité de ses pièces, du rez-de-chaussée au grenier. Les collections permanentes sont présentées sur deux étages, dans les combles, la tour et le belvédère de la maison : environ 700 objets de collection évoquent la personnalité, les sources d’inspiration et les souvenirs de Jules Verne[126]. Des visites costumées, des spectacles, des soirées et rencontres littéraires, des conférences thématiques sont aussi régulièrement organisées[127].
  • La galerie du vitrail est sise à l’atelier du maître verrier Claude Barre, dans une demeure du XVIe siècle proche de la cathédrale. Elle présente aux publics une importante collection de vitraux religieux et d’intérieur du XIe au XIXe siècle. La galerie offre aussi des démonstrations sur les techniques du vitrail.
  • Le Fonds régional d'art contemporain de Picardie (FRAC Picardie), créé en 1983, a pour ambition la promotion de l’art contemporain via notamment des actions de diffusion. Dès 1985, le FRAC Picardie a spécialisé son action dans le domaine du dessin et de ses dimensions contemporaines. Il s’intéresse aussi au support, sur et hors papier, puisque des artistes travaillent maintenant avec le médium vidéo. Ce choix lui a permis d’acquérir une belle notoriété en France et à l’étranger[128]. En 30 ans, le FRAC a réuni une collection unique d'un millier de dessins dans laquelle figure des noms majeurs de l'art contemporain comme Basquiat, Dubuffet, Oppenheim, Twombly, Matta, Manessier[129]… Depuis 2001, des réflexions sont engagées pour construire un nouveau bâtiment chargé d’accueillir le fonds et ses collections[130].

Amiens a été fortement pressentie pour accueillir le Louvre II[131].

Salles de concert[modifier | modifier le code]

  • Le Zénith d'Amiens a été inauguré en septembre 2008. D'une capacité de 6 000 places, il est l'œuvre de l'architecte italien Massimiliano Fuksas[132]. Détenteur de l'exigent label Zénith, cet équipement permet d'accueillir des têtes d'affiches nationales et internationales et d'assurer un haut niveau de prestations et d'organisation. L'accessibilité du lieu par autoroute (A16, A29, A1) et les possibilités de stationnements gratuits lui permettent de rayonner de la Belgique à la région parisienne[133].
  • La Mégacité est le parc des congrès et des expositions d'Amiens. Situé à proximité immédiate du Zénith d'Amiens et du Stade de la Licorne, il dispose de deux auditoriums de 350 et 1 000 places[134] où des concerts et des spectacles humoristiques sont programmés.
  • Le Cirque Jules-Verne, plus grand cirque en dur de France, dispose d'environ 1 700 places assises depuis sa rénovation en 2003. Il accueille, entre autres spectacles, des concerts.
  • La Maison de la culture d'Amiens propose de nombreux spectacles vivants et des concerts. Elle gère aussi le New Dreams, une salle de 120 places assises ou 300 debout, qui accueille également des concerts.
  • L'Auditorium Henri Dutilleux est l'auditorium du Conservatoire à rayonnement régional d'Amiens. D'une grande qualité acoustique, il offre 370 places sur trois niveaux. Il propose essentiellement des concerts de répertoire classique.
  • La Lune des Pirates est un équipement métropolitain labellisé scène de musiques actuelles (SMAC). Créée en 1987 dans un ancien entrepôt de bananes du quai Bélu, la lune a une capacité de 250 places.
  • Le Grand Wazoo est un café-concert créé en 1988. Haut lieu de la culture underground à Amiens, il s'y déroule en moyenne 3 concerts par semaine sur le principe de scène ouverte[135].

Théâtres[modifier | modifier le code]

  • La Maison de la culture d'Amiens est labellisée scène nationale par le ministère de la Culture. Haut lieu culturel de la ville, sa mission est large et couvre de nombreuses disciplines : théâtre, musique, danse, cinéma et arts plastiques. Elle regroupe notamment deux salles de théâtre : le Grand Théâtre (1 070 places) et le Petit Théâtre (300 places).
  • La Comédie de Picardie (ComDePic) est l'un des principaux théâtres de la ville. Cette scène conventionnée a été créée en 1989 par le conseil régional de Picardie et propose une quinzaine de pièces chaque année. Le théâtre dispose d'une salle à l'italienne de 400 places et abrite sa propre compagnie.
  • La Maison du Théâtre a été créée en avril 1988 dans le quartier historique de Saint-Leu. Ses activités vont de la création à la diffusion, en passant par la formation et l'information théâtrale. Tournée vers le théâtre contemporain, la Maison du Théâtre héberge aussi des compagnies théâtrales locales et leurs créations[136].
  • Le théâtre de marionnettes "Chés cabotants d'Amiens", fondé en 1933, est l’héritier des quelques quatre-vingts théâtres de cabotans qui firent d'Amiens, au XIXe siècle, la capitale française de la marionnette à fils[137]. Depuis 1997, un théâtre est dédié à Chés Cabotans d’Amiens et à son populaire héros Lafleur. Il est situé en plein cœur du quartier Saint-Leu.
  • La Boîte à Rire est un café-théâtre créé en septembre 2012[138]. Cette salle de 48 places est située à proximité de la Cathédrale d'Amiens et fait la part belle au One-man-show et au théâtre de boulevard.

Centres culturels[modifier | modifier le code]

Amiens Métropole compte 9 centres culturels qui couvrent une bonne partie du territoire métropolitain : 6 dans différents quartiers d'Amiens, 3 dans les communes voisines de Longueau, Camon et Glisy. Ces structures de proximité qui œuvrent dans le domaine de l'art et de la création sont ouvertement orientées "salles de spectacle". Ouvertes à tous, elles proposent une programmation éclectique : des pièces de théâtre et des concerts, des spectacles jeune public et de danse, des projections de films, des expositions, des rencontres et débats, etc. En 2013, elles ont accueilli 48 000 personnes[139].

  • La Briqueterie est installée, depuis 2001, sur le site de l'ancienne caserne militaire Friant dans le quartier Elbeuf[140]. Dans le cadre de sa programmation, elle accueille des concerts, ainsi que des expositions, des pièces de théâtre et des spectacles jeune public. À cet effet, elle dispose d'une salle pouvant accueillir 120 personnes.
  • Le centre culturel Jacques-Tati est implanté au cœur du quartier Pierre Rollin[141]. Inauguré en janvier 2008, le théâtre Jacques-Tati compte 198 places assises[142] et accueille des pièces de théâtre, des spectacles jeune public, des concerts, etc.
  • Le centre culturel Léo-Lagrange se situe dans le quartier Saint-Germain[143]. Lieu de diffusion d’expositions, de spectacles (musique, théâtre, danse, cirque) et de rencontres, il dispose d'une salle de 85 places assises nommée La chapelle.
  • Le CSC est installé au cœur du quartier Étouvie[144]. Parmi ses missions figure la diffusion d'expositions et de spectacles. À cet effet, il dispose d'une salle de 150 places assises.
  • L'Étoile du sud est implantée dans le quartier Victorine-Autier[145]. Ce centre culturel est spécialisé dans les cultures urbaines et a la particularité de disposer d'un studio d'enregistrement assisté par ordinateur (MAO).
  • Le Safran est implanté dans le quartier nord d’Amiens. Cette scène conventionnée offre une programmation diversifiée[146] : théâtre, spectacles jeune public, danse, expositions. Sa salle de théâtre dite Gérard-Philipe compte 220 places[147]. Le Safran accueille également un complexe musical, la Cité Carter, qui dispose de studios de répétition, propose des séances d’enregistrement et organise des concerts de musiques actuelles dans sa salle de 250 places[148].

Bibliothèques[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Bibliothèques d'Amiens Métropole.

Les bibliothèques constituent actuellement un réseau de 28 équipements répartis sur l’ensemble du territoire de la métropole. Le cœur de ce réseau est la bibliothèque Louis Aragon, située rue de la République. Édifiée entre 1823 et 1826, c’est l’une des plus anciennes bibliothèques municipales de France[149]. Elle a connu plusieurs campagnes de travaux, notamment entre 1982 et 1993, qui l'ont dotée de nouveaux espaces : deux auditoriums, un espace jeunesse, une médiathèque et une artothèque[150].

L'inscription et l’emprunt sont gratuits pour tous les amiénois dans l'ensemble des bibliothèques. Deux bibliobus assurent également la desserte des quartiers et des communes de l'agglomération, ainsi que le portage à domicile de documents pour les personnes à mobilité réduite.

Cinémas[modifier | modifier le code]

  • Le Cinéma Gaumont Amiens (12 salles, 2 700 places) a été inauguré en septembre 2005. Situé à deux pas de la Gare d'Amiens, il dispose notamment d'un grand hall et d'une salle de 600 places. Un parking de 500 places est situé sous le cinéma. Il est l'œuvre des architectes Philippe Chaix et Jean-Paul Morel et sa décoration intérieure a été confiée à Christian Lacroix[151]. En 2011, ce multiplexe a comptabilisé 887 000 entrées[152].
  • Le Ciné Saint-Leu (1 salle de 250 places) a été inauguré en octobre 2000[153], après la fermeture du cinéma Le Régent situé à proximité de la gare. Cinéma d’Art et Essai, il fait partie des équipements culturels majeurs du pôle cathédrale. Sa programmation éclectique et cinéphile offre la possibilité de voir des films contemporains en version originale.
  • Le Studio Orson Welles (1 salle de 180 places située au sein de la Maison de la culture d'Amiens). Cinéma d’Art et Essai géré par la MCA, il propose des films d'auteur ainsi que des rétrospectives de grands noms du septième art, anciens ou contemporains[154].

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Tout au long de l'année, Amiens est le siège de nombreuses manifestations culturelles, traditionnelles ou économiques.

La compagnie Royal de luxe pendant la 28e Fête dans la ville en 2005.
Le Festival Art, villes et paysage dans les Hortillonnages en 2010.
Détail du spectacle son et lumière Amiens, la cathédrale en couleurs.
La Grande Réderie d'Amiens en 2013.
Amiens, la cathédrale en couleurs.
La Fête au bord de l'eau en 2013.
Les Gilles de Binche en inauguration du Marché de Noël en 2013.
L'opération Un été en musique sous le kiosque Jules Bocquet.
Evénements annuels
Mois Evénement Sujet Nombre d'éditions
(En 2014)
Janvier Festival Tendance Europe Ce festival, organisé par la Maison de la culture d'Amiens, est dédié à la création contemporaine. La programmation met en avant des artistes internationaux émergents dans tous les domaines : danse, théâtre, arts plastiques, cinéma, cirque, magie, etc. 8
Février Salon des Antiquaires Le salon des antiquaires de la ville se tient, chaque année, à la Mégacité. Sa réputation en fait l’une des plus importantes manifestations du genre dans le nord de la France. 11
Mars Festival du jeu et de l'imaginaire : À toi de Jouer Ce festival est consacré aux activités ludiques : jeux de plateaux, jeux de cartes, jeux de rôle, jeux vidéo, bande-dessinée, manga, etc. De nombreux tournois sont organisés durant cet événement qui a lieu à la Mégacité. La première édition s'est déroulée le 12 et 13 mai 2012 avec Simon Astier pour parrain. 3
Salon du chocolat et gourmandises en Picardie Durant 3 jours à la Mégacité, le salon propose des démonstrations, des défilés, des concours autour du thème du chocolat et de la cuisine en générale. 4
Avril Grande réderie de printemps La Grande Réderie d’Amiens (Vide-greniers) est une manifestation populaire qui se déroule deux fois par an : au printemps (le dernier dimanche d'avril) et à l'automne (le premier dimanche d'octobre). Après la Braderie de Lille, la réderie d'Amiens est le deuxième plus important événement du genre en France. Elle accueille plus de 2 000 exposants professionnels et particuliers ainsi que 80 000 à 100 000 visiteurs à chaque édition[155]. -
Mai Leitura furiosa Ce festival, organisé par l'association "Cardan", propose gratuitement diverses activités relatives au monde des mots : ateliers de calligraphie, de typographie, de jeux d'écriture, slam et spectacles. 22
L'Amiénoise Créée par Chantal Langlacé en 1999, cette course de 10 km est la plus grande course féminine du nord de la France[156]. D'autres courses sont associées à cet événement (challenge des écoles, des collèges, 10 km Homme, etc.). En 2014, 7 500 coureurs ont participé aux différentes épreuves du programme[157]. 14
Juin Foire Exposition de Picardie Elle se déroule au parc des congrès et des expositions d'Amiens, la Mégacité. Durant 9 jours, elle accueille environ 50 000 visiteurs, 300 exposants et plus d'une vingtaine d'animations[158]. 75
Rendez-Vous de la Bande Dessinée d'Amiens Ce festival de bande dessinée, organisé par l'association "On a marché sur la bulle", est l'un des plus importants festivals de BD de France[159]. Créé en 1996, il prend place, chaque premier week-end de juin, dans la bibliothèque universitaire du pôle Cathédrale. Diverses animations en lien avec le festival sont également organisées à différents endroits de la ville. 19
Fête dans la ville Ce festival international des Arts de la rue est aussi connu sous le nom de La Rue est à Amiens. Créé en 1977, il invite une vingtaine de compagnies pour 4 jours de spectacles, parades, théâtre forain, cirque, etc. dans les rues de la ville. 37
Marché sur l'eau Une fois par an, dans le cadre de la Fête dans la ville, le marché sur l’eau se déroule comme autrefois. Les hortillons (maraîchers) en costumes traditionnels descendent la Somme avec leurs barques chargées de fruits et de légumes des hortillonnages. -
Juin à juillet Foire de la Saint Jean C'est la plus grande fête foraine du nord de la France[160]. Elle se déroule durant 3 semaines entre mi-juin et mi-juillet sur l'esplanade de la Hotoie. -
Juin à septembre Amiens, la cathédrale en couleurs Créé en 1999, ce spectacle son et lumière constitue une première mondiale[161]. Tous les jours de la mi-juin à la mi-septembre ainsi qu'au mois de décembre, à la tombée de la nuit, les couleurs médiévales des portails de la façade de la cathédrale renaissent grâce à des projections d'images numériques. Depuis sa création, près de deux millions de personnes ont assisté à cet événement gratuit. 14
Un été en musique Cette opération estivale, menée de juin à septembre, propose une série de concerts gratuits en plein air (places René Goblet et Gambetta, kiosque Jules Bocquet). La programmation est majoritairement composée d'artistes locaux. -
Juin à octobre Festival Art, villes et paysage - Hortillonnages Amiens Ce festival, organisé par la Maison de la culture d'Amiens, a vu le jour en 2010 sous l'intitulé "Imaginez Maintenant". Il invite de jeunes paysagistes, plasticiens, architectes et designers à intervenir dans les hortillonnages. Au total, une vingtaine d'installations plasticiennes et de jardins paysagers sont implantés dans plusieurs endroits des hortillonnages. Ces œuvres insolites (sculptures flottantes, cabanes réinventées, jardins détournés, potagers revisités, etc.) sont visibles soit par voie pédestre, soit par bateaux de juin à octobre. 5
Juillet Bal du 14 juillet Ce bal se déroule sur la place de l'hôtel de ville. Il est suivi d'un feu d'artifice au parc de la Hotoie. -
Juillet à août Amiens-les-Bains Cette opération estivale, conduite par de la mairie d'Amiens, est installée dans le centre-ville, place Gambetta. Accessible de début juillet à fin août, 7 jours sur 7, elle offre des espaces nautiques et ludiques pour les enfants ainsi que des espaces de détente pour les adultes. Chaque année, elle met une destination à l'honneur : la Chine en 2011, la Provence en 2012, l'Australie en 2013 (61 000 visiteurs[162]). 7
Août Finale du championnat de France de ballon au poing Cet événement régional, sportif et traditionnel se déroule tous les 15 août sur l'esplanade de La Hotoie. Il réunit environ 2 500 spectateurs. -
Défi Jules Verne Cet événement, aussi connu sous le nom de Montgolfiade, commémore le premier vol en ballon (1873) du plus illustre des amiénois d'adoption : Jules Verne. Sa particularité réside dans le décollage de nombreuses montgolfières et machines insolites (entre 20 et 30) depuis le parc de la Hotoie. Des musiques et des lectures d'extraits de romans de Jules Verne accompagnent leur envol dans le ciel de la ville. Sous réserve de conditions météorologiques favorables, cet événement se déroule chaque mois d'août. 9
Bal de la libération Cet événement festif, qui se tient sur la place de l'hôtel de ville, célèbre la libération de la ville le 31 août 1944. Il s'ajoute aux diverses commémorations et hommages traditionnellement organisés ce jour là. 5
Septembre Fête au bord de l'eau Cette fête traditionnelle, organisée par l'association "Histoire et Traditions amiénoises", plonge le quartier historique de Saint-Leu dans l'ambiance médiévale pendant 2 jours : marché et campements moyenâgeux, métiers d'autrefois, défilés dans les rues et sur l'eau, animations, etc. C'est à cette occasion que se déroule le populaire tournoi de joute nautique de la ville. Créé en 1990, cet événement gratuit se déroule tous les deuxièmes week-end de septembre et rassemble en moyenne 80 000 visiteurs. 24
Festival Musiques de Jazz et d'Ailleurs Créé en 1981, ce festival est aussi connu sous le nom de Festival international du jazz d'Amiens. L'essentiel des concerts se passe dans des lieux de proximité : transports en commun, plein air, appartements, écoles, bibliothèques, etc. De nombreux styles musicaux sont présentés tel que le jazz, le rock, les musiques du monde, les musiques électroniques, le funk, le hip-hop, etc. 33
Octobre Grande réderie d'automne L'édition automnale de la Grande Réderie d’Amiens se tient chaque premier dimanche d'octobre. -
Nuit Blanche Cette manifestation artistique annuelle se tient pendant toute une nuit, généralement au mois d'octobre. Depuis sa création en 2006, elle propose gratuitement l'ouverture au public d'institutions culturelles et d'autres espaces publics ou privés, et utilise ces lieux pour présenter des installations ou des performances artistiques. Amiens profite de cette occasion pour organiser des échanges avec Brighton, ville anglaise partenaire. 9
Festiv'Art Ce festival, organisé depuis 2006 par l'association "Les Radicaux libres", permet à des artistes régionaux, nationaux et internationaux de se retrouver sur la même scène le temps d'une soirée où se succède arts de la rue et du cirque, théâtre, concerts et prestations graphiques. 7
Novembre Festival international du film d'Amiens Ce festival international de cinéma compte parmi les 5 plus grands festivals du film en France[163]. Créé en 1980, il se tient pendant 9 jours au mois de novembre et enregistre plus de 60 000 entrées chaque année. 34
Picardie Mouv Ce festival de musiques actuelles, organisé par la région Picardie, propose une programmation éclectique qui mélange pêle-mêle des artistes d'envergure internationale ou nationale et des groupes locaux. 9
Décembre Marché de Noël d'Amiens C'est le plus grand marché de noël du nord de la France[164]. Aussi connu sous le nom de Parfums d'hiver, il attire plus d'un million de visiteurs chaque année[165]. Le marché est constitué d'environ 135 chalets en centre-ville et offre de nombreuses animations (spectacle son et lumière Amiens, la cathédrale en couleurs, grande roue panoramique, défilés, manèges, etc.). 17
Amiens, la cathédrale en couleurs Édition hivernale du spectacle son et lumière de la Cathédrale. -
Evénements pluriannuels
Mois Evénement Sujet Périodicité Dernière édition (Nombre)
Mars Rencontres internationales Jules Verne Ces rencontres, organisées par le Centre international Jules-Verne, se tiennent tous les 2 ans depuis 1997. Bisannuel 2015 (10)

Amiens et la musique[modifier | modifier le code]

The Rabeats.

Même si elle atteint rarement une notoriété nationale (à l’exception notable des Fatals Picards, The Rabeats, Olympe, Albin de la Simone, Disiz, Rokia Traoré), la scène musicale amiénoise est active et développée. Dans cette dynamique, le rock tient une place centrale et s’organise autour de collectif comme Amiens Burning qui se charge de mettre en réseau le vivier du rock local, de l’accompagner dans ses projets, et d’organiser des concerts [166].

D’autres initiatives comme le projet Quai des jeunes permettent à des groupes amiénois de s’exprimer sur scène avec des moyens professionnels et d’échanger avec des groupes d’autres villes[167].

Depuis leur création, La Lune des Pirates ou la Cité Carter apportent également leur soutien à la scène locale. À titre d’exemple, la Cité Carter produit chaque année une compilation présentant les groupes qui répètent au sein de sa structure[168].

Voici un aperçu de la scène musicale amiénoise :

  • Rock : The Rabeats (cover band des Beatles), The Beyonders, Molly’s, Sobo, The Void, Violent Scaredy Cats, Elegant Fall, Gene Trio
  • Electro : The Name (à qui l’on doit la bande son de la série bref.), The Blue
  • Pop : Olympe, Nathaniel Isaac Smog, Ribo
  • Metal : Anorak, DSK, Vakarm, Decline Of Humanity, Altered beast, Infected Society
  • Hip Hop/Rap : Disiz (né à Amiens), D.S.C. (Dirty South Crew), Lj Crackus
  • Chanson française : Albin de la Simone (né à Amiens), EmilieAnneCharlotte
  • Musique du monde : Rokia Traoré (chanteuse d’origine Malienne ayant vécu à Amiens dans les années 1990)
  • Inclassable : Les Fatals Picards, Zic Zazou (groupe de 9 musiciens créé en 1982 et vainqueur de La Grande Battle en novembre 2012)

La musique classique est représentée par l’Orchestre de Picardie et l’Orchestre universitaire de Picardie. La pratique vocale est représentée par le Chœur régional de Picardie, le Chœur universitaire de Picardie et le Chœur de France Picardie.

On peut aussi citer l’Harmonie Saint-Pierre, fanfare de 70 musiciens, devenue une institution locale depuis sa création en 1894[169].

La ville dispose d'un Conservatoire à rayonnement régional d'Amiens, siège d’une activité artistique, notamment musicale, intense (encadrée par 70 professeurs ainsi qu'une équipe administrative et technique de plus de 20 personnes)[170].

Amiens et la littérature[modifier | modifier le code]

Amiens a vu naitre, au fil des siècles, des écrivains majeurs[171]. Dans la première moitié du XVIIe siècle, Vincent Voiture, poète et épistolier, fut la coqueluche des Précieuses pour la fluidité de son style. Il fut, en 1634, membre de la 1re Académie française. En 1678, Charles du Fresne, sieur du Cange, surnommé « le Varron français », publia son Glossarium en 3 tomes. Ce glossaire de latin médiéval fait encore autorité aujourd’hui. En 1750, Jean Baptiste Gresset, dramaturge, poète célébré en son temps et membre de l’Académie française fonda l’Académie d’Amiens qui est encore active aujourd’hui et dont il fut nommé président perpétuel.

En 1782, l’amiénois Choderlos de Laclos publia Les liaisons dangereuses où il met en scène une noblesse dépravée. Considéré comme l’un des chefs-d’œuvre de la littérature du XVIIIe siècle, le livre a fait le tour du monde et connu une adaptation cinématographique oscarisée.

« Me voilà tout à fait citoyen d'Amiens. Il me semble que j'y suis né. J'y vis très heureux, bien à l'aise pour travailler. Amiens est une ville sage, d'humeur égale, et la société y est aimable et lettrée. On y est près de Paris, assez près pour en avoir les reflets, sans le bruit et l'agitation insupportables. »

— Jules Verne

Signature de Jules Verne.

Au XIXe siècle, il existe une vie littéraire brillante autour de l’Académie des sciences, des lettres et des arts d'Amiens avec l’historien Albéric de Calonne et la famille Yvert. Cependant, le grand nom de la vie littéraire amiénoise reste Jules Verne. Ce dernier anime toute l’activité intellectuelle, donnant des bals et des fêtes tandis que sa femme tient un salon réputé. Il fréquente souvent la Bibliothèque de la Société industrielle, qui est abonnée à de nombreuses revues scientifiques. Membre titulaire de l'Académie des Sciences, des Lettres et des Arts d'Amiens depuis le 8 mars 1872, il en est élu Directeur en 1875 et en 1881 et, à cette occasion, il prononce plusieurs discours de bienvenue, notamment pour un de ses amis, le caricaturiste amiénois Gédéon Baril, qui signa les illustrations de Dix heures en chasse chez Hetzel. Engagé dans la vie locale, il sera conseiller municipal d’Amiens de 1888 à 1904. Il s’intéresse de près aux affaires de la ville, rédige de nombreux rapports sur le théâtre et apporte son soutien à la construction du cirque municipal.

Amiens n’apparait pas explicitement dans ses romans mais on y trouve cependant des éléments caractéristiques de la ville comme la cathédrale et le fleuve. C’est le cas, par exemple, pour la ville imaginaire de Ragz dans « Le secret de Wilhem Storitz ». Dans la nouvelle « Une fantaisie du docteur Ox », les habitants de la ville imaginaire de Virgamen, les Virgamenois, font directement référence aux Amiénois et à leur caractère prudent[172].

En 1875, il prononce devant l’Académie des sciences, des lettres et des arts d'Amiens un discours intitulé « Une ville idéale : Amiens en l’an 2000 » où il se met en scène déambulant dans une ville d’Amiens avant-gardiste. Depuis, la ville a bâti un parcours touristique à partir de ce texte.

Décédé à Amiens en 1905, il a profondément marqué la ville de son empreinte de sorte qu’aujourd’hui de nombreux lieux, monuments et événements y portent son nom. Il repose au cimetière de La Madeleine où on peut lire sur son tombeau : Vers l'immortalité et l’éternelle jeunesse.

« Telle qu'elle est avec son sourire si particulier, combien j’aime la Vierge Dorée, avec son sourire de maîtresse de maison céleste ; combien j’aime son accueil à cette porte de la cathédrale, dans sa parure exquise et simple d’aubépines.  »

— Marcel Proust (à propos du portail de la Vierge dorée de la Cathédrale d'Amiens)

En 1885, l’anglais John Ruskin publie la Bible d’Amiens qui sera traduite en français, largement annotée et préfacée, en 1904, par Marcel Proust. Ce livre consacré à Notre-Dame d’Amiens est l’occasion pour Proust de rappeler son admiration pour l’auteur anglais et la Cathédrale d’Amiens.

« Je voudrais donner au lecteur le désir et le moyen d'aller passer une journée à Amiens en une sorte de pèlerinage ruskinien. Ce n'était pas la peine de commencer par lui demander d'aller à Florence ou à Venise, quand Ruskin a écrit sur Amiens tout un livre. »

— Marcel Proust

Dans la deuxième moitié du XIXe siècle, Jules Barni, député de la Somme, agrégé de philosophie et brillant germaniste traduit l’œuvre de Kant en français et permit ainsi sa diffusion en France.

Natif d’Amiens, Paul Bourget publia Le Disciple en 1889, roman considéré aujourd’hui comme son œuvre majeure. Il sera élu, 5 ans plus tard, à l’Académie française.

Né dans le quartier Sainte-Anne en 1885, Roland Dorgeles publia en 1919 Les Croix de bois. Chef-d’œuvre écrit d’après ses notes prises au Front, le roman remporta le Prix Femina la même année. Pressenti pour l’obtention du Prix Goncourt, il fut devancé par À l'ombre des jeunes filles en fleurs de Marcel Proust, 6 voix contre 4. Membre de l’Académie Goncourt dès 1929, il en sera élu président en 1954 jusqu’à sa mort en 1973[173].

En 1926, l’amiénois Henri Deberly, obtient le prix Goncourt avec Le Supplice de Phèdre, un roman inspiré par sa ville.

Amiens et le cinéma[modifier | modifier le code]

Plusieurs films ou scènes de films ont pour décor Amiens et ses environs[174].

Amiens et la bande dessinée[modifier | modifier le code]

Amiens est une place forte de la bande dessinée en France. Toute une génération de dessinateurs et scénaristes amiénois font de la ville un centre créatif important du 9e art. Parmi les acteurs majeurs de cette génération, citons Régis Hautière, Norédine Allam qui a notamment dirigé la recolorisation des 33 albums d’Astérix dans le cadre du projet "La grande collection" ou bien encore Antoine Dodé, David François, Fraco, Hardoc, Greg Blondin, Nicolas Hitori De, etc [177].

La ville a également vu naître ou passer de grands noms de l’univers de la bande dessinée comme l’amiénois Joseph Pinchon, créateur du personnage de Bécassine ; Paul Gillon, lauréat du Grand prix de la ville d'Angoulême ou encore Philippe Thirault.

Acteur de cette dynamique autour de la BD, l’association « On a marché sur la bulle » organise les Rendez-vous de la Bande dessinée d’Amiens, l’un des plus grands festivals français de bande dessinée [178]. Active toute l’année sur le territoire, la structure gère également un centre de ressources et compte un département éditorial avec les éditions de la Gouttière.

Culture régionale[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Picard et Littérature en picard.
  • Chés Cabotans d'Anmien ou Les cabotins d'Amiens est un petit théâtre de marionnettes traditionnelles picardes fondé en 1933. Lafleur, le héros, est né vers 1811 à Saint-Leu, il parle exclusivement picard. Habillé traditionnellement d'un costume de laquais (velours rouge coiffé d'un tricorne), Lafleur est gai, dynamique, indépendant et débrouillard ; sa devise est : "bin mier, bin boère, pis n'rin foère!" (Bien boire, bien manger et puis ne rien faire).
  • La langue picarde est reconnue langue régionale. Elle est parlée en France dans les régions Picardie et Nord-Pas-de-Calais, et en Belgique dans la Province de Hainaut. Diverses associations œuvrent pour la promotion et le développement de la culture picarde qui s'exprime dans le théâtre, la chanson, le conte mais aussi dans l'écriture : romans, revues, poésie… Depuis 1993, le Conseil régional de Picardie développe au sein de l'« Office Culturel Régional de Picardie » une politique culturelle en faveur de la langue et de la culture picardes. « L'Agence pour le picard », créée en 2008, a son siège à Amiens[179]. Le Picard est enseigné à l'université d'Amiens.
  • Les blasons populaires sont des surnoms ou des sobriquets donnés aux habitants des villes et des villages picards. Ces surpitchets viennent parfois de l'histoire de la ville, parfois d'un jeu verbal, parfois d'une moquerie des travers des habitants. Le sobriquet des habitants d'Amiens est : Chés Maqueus d'gueugues d'Anmien (les mangeurs de noix d'Amiens) en référence à un épisode de l'invasion espagnole. Le 11 mars 1597, les armées espagnoles élaborent un stratagème pour s'emparer de la ville : les soldats de Hernàn Tello de Portocarrero, gouverneur de Doullens, déguisés en paysans viennent devant les portes des remparts avec des noix. Les amiénois affamés ouvrent alors les portes et les espagnols prennent la cité.

Les spécialités gastronomiques[modifier | modifier le code]

Amiens, à l'image de la région Picardie, possède un patrimoine gastronomique riche[180]. Voici un aperçu des spécialités[181] :

  • Le pâté de canard d'Amiens : plus ancienne spécialité gastronomique de la ville, datant du Moyen Âge ;
  • La soupe des hortillons : soupe printanière qui, comme son nom l'indique, trouve son origine dans les hortillonnages et à leur richesse légumière ;
  • La ficelle picarde : créée à l'occasion d'une foire exposition à Amiens, elle consiste en une crêpe salée garnie de jambon et d'une sauce réduite à base de champignons. Elle est roulée sur elle-même, puis nappée de crème fraîche parfumée de muscade, poivre blanc, et parsemée de fromage râpé avant d'être gratinée au four ;
  • La flamiche, "flamiche à porions" en picard : tourte à base de blancs de poireau, échalote, crème fraîche et vin blanc, percée d’une petite cheminée au centre du couvercle de pâte ;
  • Le bisteu ou bigalan : tourte de pommes de terre, aux oignons et au lard ;
  • L'andouillette d'Amiens : boulette de porc mélangée à une panade et oignons ;
  • Les beignets d'Amiens dits "pets d'âne" : petits beignets ronds et frits, à base de fromage frais de chèvre et de moelle de bœuf ;
  • Le macaron d'Amiens : biscuits mœlleux à base d’amande, de fruits et de miel, dont la renommée remonte au XVIe siècle ;
  • Les tuiles d'Amiens : fine lamelle ronde de chocolat agrémentée d'éclats d'amandes ;
  • Le gâteau battu, brioche à la mie jaune dorée et à la texture aérée, elle est riche en œufs et en beurre ;
  • Le galopin : pain perdu à base de pain brioché cuit comme une grosse crêpe ;
  • La rabotte picarde : pomme emballée et cuite dans une pâte feuilletée ;
  • La Dariole d'Amiens : pâtisserie très prisée au XVIIIe siècle, garnie d’une crème aux amandes ;
  • Le sucre d’orge d’Amiens.

Personnalités et sportifs liés à la commune[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Statue de Pierre l'Ermite par Gédéon de Forceville, à proximité de la cathédrale.
Jean-Pierre Pernaut et son épouse..
La ministre Najat Vallaud-Belkacem en juin 2012.

Sportifs liés à la commune[modifier | modifier le code]

Autres personnalités liées à la ville[modifier | modifier le code]

Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

 image figurant le blason de la ville d'Amiens
Blason d'Amiens

Les armes d'Amiens se blasonnent ainsi : « De gueules au lierre d'argent, au chef d'azur semé de fleurs de lis d'or »

  • Devise : « Liliis tenaci vimine jungor »[192], ce qui signifie « Un lien puissant m'unit au lis ».

Amiens, ville forteresse, a subi des assauts et y a résisté pour rester française. Ses armoiries symbolisent cet attachement à la France, attachement symbolisé par le lierre, la France étant symbolisée par le semis de fleurs de lis autorisé par les rois de France[193].

 image figurant les armoiries d'Amiens
Armoiries d'Amiens

Dans les armoiries complètes de la ville, le tenant et le support sont deux licornes, le soutien est de feuilles d'acanthe, tandis que le cimier est un château donjonné de cinq pièces. Les deux figures blasonnées dans les armes d'Amiens sont le lis et le lierre, qui ornent aujourd'hui encore le logo de la ville. La licorne est le symbole des vertus chevaleresques de pureté et d'attrait pour la beauté et la délicatesse. Aujourd'hui encore, la licorne fait l'objet d'un certain nombre de références dans la ville : le stade éponyme, l'écusson de l'équipe de football amiénoise ainsi que les prix du Festival international du film d'Amiens[194].

 image figurant le logo de la ville d'Amiens Logo de la ville d'Amiens

En 1991, la municipalité formée autour de Gilles de Robien a conçu un nouveau logo, reprenant la fleur de lis et la feuille de lierre présentes sur le blason, placées côte à côte de couleur rouge sur un fond gris ou blanc, selon l'utilisation.

  • Un timbre représentant les armoiries de la ville est émis en 1962, cette émission s'insère dans celle des Armoiries de villes. Son pouvoir d'affranchissement est de 5 centimes. Il est émis le 23 janvier 1962 et retiré de la vente le 23 janvier 1977. Un premier jour est organisé à Amiens le 21 juillet 1962. Il a été dessiné par Robert Louis. L'artiste Arman a fait un collage d'une planche de ce timbre[195].

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article..

  • Jean Estienne et François Vasselle, Le Bel Amiens, Amiens, Martelle éditions, coll. « Picardie »,‎ 1967, 203 p. (ISBN 2-878900146).
  • Paule Roy et Maurice Duvanel, Amiens : De Daguerre à Jules Verne, 1849-1905, Amiens, Éditions Poiré-Choquet,‎ 1988, 155 p. (ISBN 978-2950214720).
  • Marc Breitman et Rob Krier, Le Nouvel Amiens, Bruxelles, Mardaga/Institut Français d'Architecture, coll. « Villes »,‎ 1989, 471 p. (ISBN 2-870093683).
  • Alain Trogneux, Amiens entre deux guerres : Fêtes, spectacles et distractions, Amiens, Encrage Éditions, coll. « Hier »,‎ 1991, 208 p. (ISBN 2-906389-29-3).
  • Bruno Barbier, La grande guerre à Amiens, Amiens, Encrage Éditions, coll. « Hier »,‎ 1992, 192 p. (ISBN 2-906389-39-0).
  • Hervé Cultru, Amiens "Belle Epoque". Vie culturelle et artistique, Amiens, Encrage Éditions, coll. « Hier »,‎ 1994, 160 p. (ISBN 2-906389-56-0).
  • Pierre Mabire, Claude Ropars et Jacques Héritier, Amiens Mémoire, Edi Loire, coll. « mémoire »,‎ 1995, 128 p. (ISBN 978-2840840305).
  • Olivier Bondois, Les banques à Amiens à l'époque de Jules Verne, Centre International Jules Verne, coll. « Revue Jules Verne »,‎ 1996, 90-103 p..
  • Alain Trogneux, Amiens, années 50 : De la Libération à la Ve République, Amiens, Encrage Éditions, coll. « Hier »,‎ 1997, 224 p. (ISBN 2-906389-83-8).
  • Michel Curie et Didier Cry, Amiens au fil du regard, Amiens, Martelle éditions,‎ 1999, 111 p. (ISBN 978-2878900743).
  • Alain Trogneux, Amiens, années 60 : Naissance d'une capitale régionale, Amiens, Encrage Éditions, coll. « Hier »,‎ 2000, 224 p. (ISBN 2-911576-25-X).
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  • Olivier Carpi, Une République imaginaire : Amiens pendant les troubles de religion (1559-1597), Belin, coll. « Histoire et société »,‎ 2005, 254 p. (ISBN 2-701132398).
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  • Pierre Bou, 12 juillet 1913 : Le Grand Prix de l'Automobile Club de France, Amiens, Encrage Éditions, coll. « Amiens un jour »,‎ 2012, 96 p. (ISBN 978-2-36058-034-7).
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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Histoire

Politique et administration

Culture

Sport

Transports

Enseignement

Patrimoine architectural

Patrimoine naturel

Économie

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Les travaux avaient d'ailleurs été retardés, car d'aucuns voulaient « préserver la cathédrale », la situation étant exceptionnelle.
  2. Le mésolithique va de 9 600 à 5 500 avant notre ère.
  3. La ligne de chemin de fer construite en 1848 est l'actuelle ligne Longueau - Calais.
  4. composée du 4e régiment de spahis marocains et du 6e régiment de spahis algériens.
  5. composé du 7e régiment de chasseurs, des 6e et 7e groupes d’automitrailleuses.
  6. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  7. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
  8. L'indicateur de concentration d'emploi est égal au nombre d'emplois dans la zone pour 100 actifs ayant un emploi résidant dans la zone, selon la définition de l'Insee.
  9. Il a habité durant 18 ans un hôtel particulier situé dans le quartier Henriville, doté d'un observatoire au sommet d'une tour. Sa demeure, aujourd'hui classée monument historique, a été acquise par la Ville d'Amiens en 1980. Rouverte le 24 mars 2006 après un an de travaux, la Maison de Jules Verne est un musée. L'université de Picardie est baptisée « Jules Verne ». Un viaduc à l'est de la ville et un amphithéâtre de l'ESIEE portent également son nom.

Références[modifier | modifier le code]

Insee[modifier | modifier le code]

  1. LOG T1M - Évolution du nombre de logements par catégorie.
  2. LOG T2 - Catégories et types de logements.
  3. LOG T7 - Résidences principales selon le statut d'occupation.
  4. POP T3 - Population par sexe et âge en 2009.
  5. REV T1 - Impôts sur le revenu des foyers fiscaux.
  6. EMP T1 - Population de 15 à 64 ans par type d'activité.
  7. EMP T5 - Emploi et activité.
  8. CEN T1 - Établissements actifs par secteur d'activité au 31 décembre 2010.
  9. DEN T1 - Créations d'entreprises par secteur d'activité en 2011.
  10. DEN T2 - Créations d'entreprises individuelles par secteur d'activité en 2011.

Autres références[modifier | modifier le code]

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