Pau

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Pau
En haut à gauche : le boulevard des Pyrénées En haut à droite : le palais Beaumont et une vue sur le pic du Midi de Bigorre En bas : le château de Pau
En haut à gauche : le boulevard des Pyrénées
En haut à droite : le palais Beaumont et une vue sur le pic du Midi de Bigorre
En bas : le château de Pau
Blason de Pau
Blason
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Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Aquitaine
Département Pyrénées-Atlantiques
Arrondissement Pau (chef-lieu)
Canton chef-lieu de 6 cantons
Intercommunalité Communauté d'agglomération de Pau-Pyrénées
Maire
Mandat
François Bayrou (MoDem)
2014-2020
Code postal 64000
Code commune 64445
Démographie
Gentilé Palois
Population
municipale
79 798 hab. (2011)
Densité 2 532 hab./km2
Population
aire urbaine
240 898 hab. (2011)
Géographie
Coordonnées 43° 18′ 06″ N 0° 22′ 07″ O / 43.3017, -0.368643° 18′ 06″ Nord 0° 22′ 07″ Ouest / 43.3017, -0.3686  
Altitude Min. 165 m – Max. 245 m
Superficie 31,51 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.pau.fr

Pau (prononcé [ˈpo ]) est une commune française, préfecture du département des Pyrénées-Atlantiques située dans la région Aquitaine. Elle est la capitale du Béarn depuis 1464.

Le gentilé est Palois.

Sa devise est en latin : Urbis palladium et gentis (« Protectrice de la ville et de son peuple »)

Sommaire

Géographie[modifier | modifier le code]

Emplacement[modifier | modifier le code]

Le château et le pont du XIV-juillet vus des berges du gave à Jurançon

Pau se situe à un peu plus de 120 kilomètres de l'océan Atlantique (les plages de Ondres à 125 km et Tarnos à 124 km sont les plus proches) ainsi que Capbreton (110 km) et à 50 kilomètres des Pyrénées. L'Espagne — éloignée de cinquante kilomètres à vol d'oiseau — est facilement accessible, en h 30 via Gan puis Oloron, par le col du Somport (1 631 mètres), et h 15 via Gan puis Laruns, par le col du Pourtalet (1 794 mètres).

Sa localisation au pied des Pyrénées lui confère un panorama exceptionnel sur la chaîne des Pyrénées en particulier depuis le boulevard des Pyrénées, longue avenue de 1 000 mètres faisant face à la chaîne des Pyrénées, créée progressivement entre 1872 et 1900. Ce panorama unique fera dire à Lamartine à propos de Pau : « Pau est la plus belle vue de terre du monde comme Naples est la plus belle vue de mer ».

Pau est située à 195 kilomètres de Bordeaux (215 kilomètres par l'autoroute A65) et de Toulouse, 40 km de Tarbes et Lourdes, 31 km d'Oloron , 41 km d'Orthez et 25 km de Lacq. L'agglomération « BAB » (Bayonne-Anglet-Biarritz) est distante de 110 kilomètres.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Buros, Montardon Morlaàs Rose des vents
Lons, Billère N Bizanos, Idron
O    Pau    E
S
Gelos, Jurançon

Accès[modifier | modifier le code]

Pau est desservie par l'aéroport Pau-Pyrénées, le TGV Atlantique et les autoroutes A64 et A65. La ville est reliée à l'Espagne par le tunnel du Somport et le col du Pourtalet.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La ville, située à une altitude moyenne de 200 mètres, est traversée par le gave de Paugave est le nom donné à un torrent dans les Pyrénées — prenant sa source au cirque de Gavarnie et principal affluent de l'Adour, dans lequel il se jette après avoir parcouru 175 kilomètres. Les terres de la commune sont également arrosées[1] par le Luy de Béarn, affluent du Luy, et par ses tributaires, l'Aygue Longue et l'Uzan, ainsi que par le Soust, la Herrère, l'Ousse et l'Ousse des Bois, affluents du gave de Pau. L'Aygue Longue est à son tour rejoint sur le territoire de Pau par les ruisseaux le Bruscos et le Lata, tout comme l'Ousse l'est par le ruisseau Merdé. Le ruisseau le Lau, qui alimente quant à lui le canal du Moulin, est également présent sur la commune.

Climat et végétation[modifier | modifier le code]

Sa situation géographique, non loin des Pyrénées, confère à la ville un climat contrasté, de type océanique chaud. Les températures inférieures à −10 °C sont rares et celles inférieures à −15 °C exceptionnelles ; il faut constater tout de même −15 °C en février 1956 et −17,5 °C en janvier 1985. La neige par contre tombe environ quinze jours par an (0,45 m en 1987), de novembre à avril.

En été, les maximales sont de l'ordre de 20 °C à 30 °C, et atteignent très rarement des températures supérieures à 35 °C. Certains jours d'hiver, le foehn, vent chaud, peut faire monter la température à plus de 20 °C et dès que le vent cesse, la neige peut tomber.

La pluviométrie est forte, de l'ordre de 1 100 mm par an (à comparer avec Paris, 650 mm, Bordeaux, 900 mm, Toulouse, 650 mm), l'ensoleillement lui tourne autour de 1850 heures par an, soit un peu moins que pour sa voisine des Hautes-Pyrénées Tarbes (1940 heures de soleil par an). Les brouillards sont peu fréquents et ne persistent guère au-delà de midi. C'est surtout l'absence de vent qui caractérise le climat de la région paloise : les vents forts sont très rares ; en général, ils sont nuls ou très faibles.

Ce climat a permis à Pau de devenir, à la fin du XIXe siècle, un lieu de villégiature hivernale prisé par la bourgeoisie anglaise, russe et brésilienne. En 1842 le médecin britannique Alexander Taylor attribuait, en effet, des vertus curatives « sédatives » au climat palois[2].

Grâce à ce climat doux et plutôt humide, on a aussi pu agrémenter les jardins, les parcs et les espaces publics de la ville de plantes provenant de régions plus exotiques comme les palmiers à chanvre, ou palmiers de Chine (Trachycarpus fortunei), originaires des montagnes chinoises, mais aussi des séquoias géants (Sequoiadendron giganteum) et des magnolias à grandes fleurs lauriers-tulipiers (Magnolia grandiflora) d'origine américaine.

Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 2,1 2,5 4,8 6,9 10,7 13,8 15,6 15,5 12,6 9,6 5,3 2,8 8,6
Température moyenne (°C) 6,6 7,4 10 11,9 15,7 18,8 20,7 20,7 18,2 14,8 9,8 7,2 13,5
Température maximale moyenne (°C) 11 12,2 15,2 16,9 20,6 23,6 25,8 26 23,8 19,9 14,3 11,6 18,4
Record de froid (°C) −15 −17,5 −8,9 −6 −1,3 3,6 1,5 1,7 −1 −2,4 −9,6 −12,6 −18,8
Record de chaleur (°C) 24,5 27,8 31 30,8 34,1 38,1 39,2 39,9 36,3 34 27,1 27,2 41,2
Précipitations (mm) 94,4 83,3 85,4 112,1 98,7 77 56,7 67,5 78,9 99,7 116,9 98,2 1 068,9
Source : Le climat à Pau (en °C et mm, moyennes mensuelles 1981/2010 et records depuis 1956)[3]


Histoire[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

La tradition fait de ce toponyme une déformation du mot « pal » (pieu) car le château initial était entouré d’une palissade. On explique également que l’ancien gué, permettant la traversée du gave de Pau était protégé par des pieux. Selon Michel Grosclaude[4] et d'autres onomasticiens, le nom vient de la racine pré-indoeuropéenne *pal, indiquant un rocher escarpé, comme c'est le cas pour de nombreux toponymes. Le pieu ou pal, du latin palum, a aussi la même base très ancienne mais ce n'est pas sous cette signification que s'est formé le nom de Pau, on se comparera plutôt au col de Pau en vallée d'Aspe (1 942 m, Lescun—Aragon) qui n'a rien à voir avec la ville.

On verra dans l'article Héraldique ci-après que Pau a bénéficié d'étymologies légendaires.

Son nom béarnais est Pau.

Les origines[modifier | modifier le code]

Ancienne gravure représentant le château d'Henri IV à Pau (1834)

Avant le Xe siècle, il ne reste pas de trace d'occupation du site sur lequel est aujourd'hui bâtie la ville. Peut-être y avait-il là quelques masures ou un modeste relais de chasse, mais sûrement rien de plus important.

La ville est construite sur un emplacement aux qualités très particulières. Le gave de Pau, qui descend des Pyrénées, était une rivière assez difficile à franchir, et sur une distance d'environ 50 km, seuls trois gués existaient : celui de Nay à l'est, celui d'Orthez à l'ouest et celui de Pau, situé stratégiquement entre les deux. L'extrémité nord d'un plateau, en forme de pointe, surplombe ici ce gué de presque 80 mètres. En résumé, c'est un emplacement naturel idéal pour contrôler le passage et les arrivants des Pyrénées, et un petit poste de surveillance y fut construit vers l'an mille, simple fort entouré d'une palissade.

Jusqu'au XIIe siècle, ce fort s'est consolidé et quelques maisons s'y sont accolées, le tout constituant un petit hameau. Les seigneurs de Béarn accordent alors le statut de Viguerie (petite circonscription administrative au Moyen Âge) à ce nouveau village qui continue doucement de s'étendre. En béarnais, palissade se dit Paü. Les historiens s'accordent pour y voir l'origine du nom de la ville.

Au XIIIe siècle, nouvelle reconnaissance de l'importance et de l'agrandissement de Pau, qui devient un Castelnau, avec un bailli nommé par les vicomtes béarnais. À cette époque, les Anglais sont installés dans le Sud-Ouest, tandis que la souveraineté du Béarn est transmise à la puissante famille des comtes de Foix. L'allégeance de ces derniers va, selon les intérêts politiques du moment, au roi d'Angleterre ou au royaume de France.

Gaston Fébus (descendant des comtes de Foix et une des premières figures emblématiques du Béarn) est très attaché à l'indépendance de son petit pays. Il entame de grands travaux pour renforcer les places fortes du Béarn, notamment le château de Pau dans lequel il s'installe finalement.

Pau devient alors la capitale du Béarn en 1464, en lieu et place d'Orthez.

Pau est la seule ville d'Europe qui peut se targuer d'avoir vu naître deux rois à l'origine d'une dynastie, laquelle règne toujours en ce XXIe siècle : Henri IV de France né en 1553 (maison capétienne de Bourbon en Espagne) et Charles XIV Jean de Suède, né en 1763 (Suède).

Faits historiques[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Histoire de Pau.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Pau est un castelnau fondé à une date inconnue, dans la deuxième moitié du XIe ou au tout début du XIIe siècle[5], pour contrôler un gué du gave qui servait au passage des bergers en transhumance entre les montagnes d'Ossau et les pâturages de la plaine du Pont-Long. Un château est bâti, dominant la rive nord, à égale distance de Lescar, siège des évêques, et de Morlaàs, capitale des vicomtes de Béarn.

Le nom de la ville apparaît au XIIe siècle. En 1188, Gaston VI de Béarn y réunit sa cour majour, ancêtre du conseil souverain. Au XIIIe siècle, Gaston VII de Béarn fait construire une troisième tour.

Au XIIIe siècle, Gaston III de Foix-Béarn (Gaston Fébus) fait ajouter un donjon en briques rouges (la tour Billère), une enceinte fortifiée extérieure avec une tour de la Monnaie.

XVIe au XVIIIe siècle[modifier | modifier le code]

Le drapeau béarnais

En 1464, Gaston IV de Foix-Béarn, après avoir épousé l'Infante Éléonore d'Aragon, transfère sa cour d'Orthez à Pau[6]. Pau devient ainsi la quatrième capitale historique du Béarn, après Lescar, Morlaàs et Orthez. La ville est dotée d'une charte communale ; des foires s'y déroulent, tout comme les États de Béarn. Il fait transformer les courtines du château en logis.

En 1512, elle devient capitale des rois de Navarre réfugiés au nord des Pyrénées après la prise de Pampelune par les Espagnols ; elle est dotée en 1520 d'un conseil souverain et d'une chambre des comptes.

En 1527, Henri d'Albret, roi de Navarre et vicomte souverain du Béarn, épouse Marguerite d'Angoulême, sœur de François Ier : elle fait transformer le château dans le style Renaissance et fait créer de magnifiques jardins.

En 1553, sa fille, Jeanne d'Albret, y accouche d'Henri III de Navarre en chantant un cantique béarnais à la Sainte-Vierge, afin que le futur Henri IV ne soit « ni peureux, ni rechigné ». La légende dit que les lèvres du futur monarque furent baptisées avec du vin de Jurançon et de l'ail.

Les troupes de Charles IX prennent la ville, mais Jeanne d'Albret la reprend en 1569. Elle y massacre les chefs catholiques faits prisonniers à Orthez.

Catherine de Bourbon, sœur d'Henri IV, y gouverne le Béarn à sa place.

En 1619, Pau se révolte. Louis XIII l'occupe et après avoir reçu la soumission de la place forte de Navarrenx prononce par l'édit du 20 octobre 1620 le rattachement du Béarn et de la Navarre à la France ; il transforme ainsi le conseil souverain du Béarn en Parlement de Navarre, regroupant les cours de Pau et de Saint-Palais.

Pau compte une nouvelle enceinte en 1649, puis une université en 1722.

Le 14 octobre 1790, elle est déclarée, après Navarrenx, nouveau chef-lieu du département des Basses-Pyrénées. Ce statut lui est enlevé le 11 octobre 1795 au profit d'Oloron-Sainte-Marie, puis définitivement rendu le 5 mars 1796.

XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Napoléon Ier manifeste son intérêt et contribue à sauver le château, un temps devenu prison. En 1838, Louis-Philippe le fait restaurer avec hardiesse, s'attachant à mettre en valeur les caractères médiéval et Renaissance. Napoléon III ajoute une double tour encadrant une fausse entrée, à l'ouest.

Image panoramique
Panorama du château et du gave de Pau, vers 1870
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Après la Monarchie de juillet, Pau devient, entre 1830 et 1914, une des stations climatiques et sportives les plus réputées d'Europe occidentale. En 1842, le médecin écossais Alexander Taylor (1802-1879) y préconise la cure hivernale. Le succès de son ouvrage est important et Pau devient un lieu de villégiature prisé des Britanniques[7]. En 1876, on recense à Pau 28 908 habitants. Les Anglais s'y installent et profitent du premier golf du continent, de la chasse au renard (Pau fox hunt) et des courses tenues sur l'hippodrome du Pont-Long. À partir des années 1870 le boulevard du Midi est progressivement prolongé vers l'Ouest et vers l'Est pour constituer l'actuel boulevard des Pyrénées, le somptueux palais d'hiver — doté d'un palmarium — et des hôtels de renommée internationale — le Gassion et le France — offrent un cadre luxueux et majestueux aux concerts et réceptions qui s'y déroulent.

L'usine des tramways au début du XXe siècle

À partir de 1894, Pau est desservi par un réseau de tramways à chevaux. Quelques années plus tard, la traction électrique est mise en service par la Société béarnaise des tramways urbains. Le réseau comprend trois lignes, pour une longueur de 7 km. Il disparaîtra en 1931. La ville de Pau est desservie également par le chemin de fer de Pau-Oloron-Mauléon (POM), dont la gare principale se trouve place de la République. Trois lignes desservent Monein, Pontacq et Lembeye. La traction à vapeur est utilisée sur ce réseau, qui disparaît en décembre 1931.

En même temps que la ville-haute prospère du fait de la venue des riches touristes européens, la ville-basse se spécialise dans l'industrie. De nombreuses petites structures se développent progressivement aux pieds du château, la production se concentre sur le textile et l'agro-alimentaire. Plusieurs d'entre elles ont marqué ce tissu industriel, comme les teintures Courriades[8], la minoterie Heïd ou encore l'usine des tramways[9].

XXe siècle[modifier | modifier le code]

Au début du XXe siècle, Pau est toujours une ville de villégiature courue par la noblesse européenne pour y passer la saison hivernale. La bonne société anglaise, américaine, russe, espagnole ou prussienne se côtoie au sein de la cité béarnaise. De nombreux équipements publics sont issus de cette période, avec notamment le funiculaire de Pau pour relier la gare à la ville haute. À côté de ces aménagements publics, les visiteurs étrangers fortunés font construire des villas pour améliorer les conditions de leurs séjours. Tout d'abord réalisées au centre-ville, ces demeures s'écartent de plus en plus pour profiter du grand air et de la vue si prisée sur les Pyrénées. Entre 1850 et 1910, de nombreuses résidences sont ainsi construites et évoquent toujours aujourd'hui le faste de cette période. Cette période dorée du tourisme climatique palois s'arrête brusquement lors du déclenchement de la guerre 14-18.

Les premiers vols en ballon ont lieu à Pau en 1844 et les premiers vols en avion, à partir de 1909, année au cours de laquelle les frères Wright transfèrent à Pau (sur la lande du Pont-Long, commune de Lescar) la première école d'aviation qu'ils avaient ouverte initialement au Mans (département de la Sarthe) pour y former les 3 élèves pilotes qu'ils s'étaient engagés à former en France. Pau accueille les seuls sept constructeurs mondiaux d'avions jusqu'en 1914 et devient la capitale mondiale de l'aviation. L'école militaire d'aviation, qui forme les as de la Première Guerre mondiale, puis l'école de chasse de France, s'y installent. Y volent les Français Thénault, Simon, Codos, Bellenger, Garros, Nungesser, Guynemer, les Béarnais Artigau et Macé parmi tant d'autres et côté Américains Lufbery, Thaw, Chapman, les frères Prince, Mc Connell, parmi les plus illustres.

Pau a également abrité les 18e RI, 1er et 18e RCP (régiment de chasseurs parachutistes) qui furent stationnés dans la ville. Tous participèrent aux différents conflits du XXe siècle. Le 18e RCP fut dissous en 1961, pour avoir contribué au putsch des généraux d'Alger. Il avait auparavant participé au mouvement de mai 1958 qui mit fin à la IVe République. Le 1er RCP était toujours en caserne en 1983 au camp d'Idron lorsque l'un de ses éléments fut frappé à Beyrouth par l'attaque de l'immeuble Drakkar, qui fit parmi ses troupes cinquante-huit victimes.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, l’hôtel Continental recueille de nombreux réfugiés, dont des juifs traqués par Vichy et les nazis, même lorsque les militaires de la Wehrmacht réquisitionnent deux étages de l'hôtel[10].

À partir de 1947, durant les quatre mandats du maire Louis Sallenave, la ville de Pau connaît un fort développement. En 1957, l'exploitation du gisement de gaz de Lacq, découvert en 1951, donne un nouvel essor à toute la région avec le développement industriel du Béarn et de la région de Lacq (principaux employeurs : SNPA, EDF, Péchiney, Rhône-Poulenc, pour les plus importants), la population de la ville doublant en 20 ans. Des grands projets d'infrastructures sont réalisés : construction de plusieurs établissements scolaires représentant plus de 100 classes, création de l'aéroport de Pau-Uzein en 1955 (devenu aéroport Pau-Pyrénées) pour moderniser le vieil aérodrome de Pau-Pont-Long (sur la commune de Lescar), création de logements sociaux (ensemble de l'Ousse des Bois en 1961, opération Dufau-Terrasse à partir de 1962), création du centre des expositions, création de l'Université de Pau et des Pays de l'Adour, construction d'un deuxième pont sur le Gave à Jurançon. Un vaste schéma d'urbanisme permet l'extension de la commune vers le Nord grâce à la « coulée verte ». La configuration de la ville va peu bouger à partir de la fin des années 1960. La renommée et le prestige de la ville augmente grâce à la conférence des états indochinois de juin à novembre 1950[11], à des visites de chefs d'État comme le président Charles de Gaulle en février 1959 ou le premier secrétaire Nikita Khrouchtchev en déplacement à Lacq en 1960.

André Labarrère, maire de 1971 à 2006, travaille dans un premier temps à l'embellissement de la ville. Dans le cadre de ses derniers mandats, en périphérie, le pôle universitaire s'étoffe et l'agglomération Pau-Pyrénées est l'une des premières de France à se doter d'un réseau de fibre optique, infrastructure offrant un accès internet à très haut débit tant aux particuliers qu'aux entreprises. Des équipements nouveaux sont créés, notamment sportifs, tels le Zénith, le palais des sports, le Jaï Alaï, et le stade d'eau vive. La ville se dote d'un important pôle de santé. L'hippodrome et l'aéroport (dépendant de la CCI) sont rénovés. Le centre-ville a lui aussi connu d'importants bouleversements avec la réhabilitation du Palais Beaumont et la construction d'un nouveau centre commercial privé dénommé "centre Bosquet". Pau se lance enfin dans la restitution aux piétons de son centre avec la reconfiguration de son réseau d'autobus, la rénovation de la place Clemenceau, place centrale de Pau, et la réhabilitation du « palais des Pyrénées », nouveau centre commercial en centre-ville, à proximité de la place Clemenceau. Un nouveau parking souterrain compense la suppression de 400 places de stationnement en surface ; par ailleurs deux parcs souterrains de stationnement verront leurs accès repensés. Enfin, une médiathèque voit le jour en 2012 dans le quartier des Halles.

XXIe siècle[modifier | modifier le code]

En 2008, à l'issue d'un âpre combat politique l'opposant notamment à François Bayrou, Martine Lignières-Cassou devient maire de Pau.

En 2014, François Bayrou devient maire face à David Habib, qu'il devance nettement.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Pau
  • Selon Paul Raymond (archiviste) dans son Dictionnaire topographique Béarn-Pays basque (p. 133) les armes de Pau se blasonnent ainsi :
    • D'azur à la barrière de trois pals aux pieds fichés d'argent, sommée d'un paon rouant d'or, accompagnée en pointe et intérieurement de deux vaches affrontées et couronnées du même ; au chef aussi d'or chargé d'une écaille de tortue au naturel surmontée d'une couronne royale fermée d'azur rehaussée d'or, accompagnée à dextre de la lettre H capitale et à senestre du chiffre IV romain aussi d'azur
Blason de Foix Béarn
  • Remarques
    • Ces armes sont des armes parlantes de forme « rébus » (pau signifie « palissade » en béarnais), et de forme « à-peu-près » (le paon se dit pavon ou pau [paw]).
    • De la vicomté de Foix-Béarn dont Pau dépendait, ses armes s'inspirent des trois pals de Foix et des deux vaches du Béarn.
    • Dans le blasonnement, l'expression (accompagné...)"du chiffre IV romain" est fautive (IV est un nombre composé de deux chiffres romains) Meilleurs serait : (accompagné...) « d'un IV en chiffres romains ».
Blason de Pau
  • Selon Malte-Brun dans La France illustrée de 1882, elles se blasonnent ainsi:
    • d'azur à trois pals fichés et alézés d'argent, réunis par une fasce de même, le pal du milieu surmonté d'un paon faisant la roue en chef, et deux vaches affrontées d'argent en pointe.
  • Remarques
    • Le chef, ajouté en 1829, n'est pas évoqué dans sa France Illustrée datant pourtant de 1882.
    • Les vaches ici ne sont pas couronnées, donc plus proches de celles des armes des seigneurs du Béarn, également non couronnées.
    • Le paon n'a pas de couleur précisée. Il était probablement « au naturel ». On le trouve parfois blasonné ainsi pour le blason actuel.
Ancien blason de Pau
  • Toujours selon Paul Raymond dans son Dictionnaire topographique Béarn-Pays basque (p. 133) les anciennes armoiries étaient
    • d'argent à trois pals de gueules avec un paon rouant du même perché sur celui du milieu.
  • Selon des notes de Gaston du Breuille (de Pau, 1896) Les anciennes armoiries concédées, en 1482, par François-Phoebus, roi de Navarre, étaient :
    • d'argent, à trois pals de gueules, au paon rouant d'azur perché sur le milieu.
  • Remarques:
    • Ces blasonnements sont certainement incomplets ou défectueux, car on voit mal comment un paon (ou quoi que ce soit) pourrait être posé sur un pal qui par définition va jusqu'au sommet de l'écu. La contradiction pour la couleur du paon est secondaire ("De gueules" - "du même" que les pals- pour Raymond ou « d'azur » pour Du Breuille)
    • Toutefois A. Fourcade dans son Album pittoresque et historique des Pyrénées (p. 9), décrit en langage profane ces armoiries: trois pals, sur l'un desquels, savoir celui du milieu, est perché un paon faisant la roue. octroyées par François-Phoebus ( mais en 1442 cette fois !)
    • Il semble donc qu'en fait il ne s'agit pas de « pal-pièce honorable », mais d'un meuble « pieux », qui préfigure déjà, à la couleur près, les pals alaisés au pied fiché qui composent la barrière du blason actuel.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Deuxième ville d'Aquitaine, Pau est la préfecture des Pyrénées-Atlantiques et le chef-lieu de six cantons (même si seulement cinq d'entre eux portent son nom) :

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Voici ci-dessous le partage des sièges au sein du Conseil municipal de Pau[12] :

Groupe Président Effectif Statut
MoDem - UDI - UMP François Bayrou 40 majorité
PS David Habib 9 opposition

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste des maires de Pau.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1947 1971 Louis Sallenave Centre droit pas de cumul des mandats
1971 2006 André Labarrère PS Député de 1967 à 1968, puis de 1973 à 2001,
Sénateur de 2001 à 2006,
Président de la Communauté d'agglomération de Pau-Pyrénées,
Ministre de 1981 à 1986,
Président du conseil régional d'Aquitaine de 1979 à 1981,
Vice-président de l'Assemblée nationale de 1973 à 1974,
Président de l'Association des Eco-Maires de 1989 à 1999
2006 2008 Yves Urieta PS Président de la Communauté d'agglomération de Pau-Pyrénées
2008 2014 Martine Lignières-Cassou PS Députée de la 1ère circonscription des Pyrénées-Atlantiques
Présidente de la Communauté d'agglomération de Pau-Pyrénées
2014 en cours François Bayrou MoDem Président de la Communauté d'agglomération de Pau-Pyrénées
Ancien ministre de l'Education nationale
Ancien président du Conseil général
Les données manquantes sont à compléter.

André Labarrère meurt le 16 mai 2006 d'un cancer. Lui succède Yves Urieta, élu par le conseil municipal le 30 mai 2006. Entre-temps, l'intérim a été assuré par Martine Lignières-Cassou, première adjointe et députée de la première circonscription des Pyrénées-Atlantiques.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

L'hôtel de France, siège de la communauté d'agglomération

La ville de Pau fait partie de cinq structures intercommunales[13] :

  • la communauté d'agglomération de Pau-Pyrénées ;
  • le syndicat d'aménagement hydraulique du bassin de l'Ousse ;
  • le syndicat d'énergie des Pyrénées-Atlantiques ;
  • le syndicat intercommunal du centre de loisirs de Narcastet ;
  • le syndicat intercommunal de défense contre les inondations du gave de Pau.

Pau accueille le siège de dix groupements intercommunaux :

  • l’agence publique de gestion locale ;
  • la communauté d'agglomération de Pau-Pyrénées ;
  • le syndicat d'énergie des Pyrénées-Atlantiques ;
  • le syndicat intercommunal de défense contre les inondations du gave de Pau ;
  • le syndicat mixte Aéropolis ;
  • le syndicat mixte d’études de la liaison routière Pau - Oloron ;
  • le syndicat mixte des transports urbains Pau - Portes des Pyrénées ;
  • le syndicat mixte du bassin du gave de Pau ;
  • le syndicat mixte du Grand Pau ;
  • le syndicat mixte pour le traitement des déchets ménagers et assimilés du bassin est.

Historique des logos[modifier | modifier le code]

Impôts locaux[modifier | modifier le code]

Les taux applicables aux impôts locaux pour 2008 étaient les suivants :

  • Taxe d'habitation : 22,48 % ;
  • Foncier bâti : 25,10 % ;
  • Foncier non bâti : 52,54 % ;
  • Taxe sur les ordures ménagères : 8,56 % ;
  • Taxe professionnelle : 24,96 %.

Jumelages[modifier | modifier le code]

La ville de Pau est jumelée avec les villes suivantes[14] :

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Population de Pau et de l'agglomération[modifier | modifier le code]

La population municipale de Pau s'élève au recensement de 2010 (populations légales au 1er janvier 2013) à 81 166 habitants. La communauté d'agglomération de Pau Pyrénées compte environ 150 000 habitants et constitue, par le nombre, la deuxième agglomération d'Aquitaine après la Communauté urbaine de Bordeaux et devant la Communauté d'agglomération Côte Basque-Adour.

Les villes de Billère, Lons et Lescar sont les trois premières villes de l'agglomération après Pau (elles comptent environ 35 000 habitants à elles trois).

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 79 798 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
8 756 8 465 9 293 11 444 11 285 12 607 13 841 16 170 16 196
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
18 671 21 881 24 563 27 300 28 908 29 971 30 624 33 111 33 012
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
34 268 35 044 37 149 35 665 37 711 38 962 40 451 46 158 48 320
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
59 937 74 005 83 498 83 790 82 157 78 732 83 903 79 798 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[15] puis Insee à partir de 2004[16].)
Histogramme de l'évolution démographique

L'unité urbaine (2010) regroupe 197 611 habitants et l'aire urbaine (2011) 240 898 habitants. Pau est la ville la plus peuplée du département des Pyrénées-Atlantiques et la deuxième de la région Aquitaine après Bordeaux.

Enseignement[modifier | modifier le code]

Écoles maternelles et élémentaires[modifier | modifier le code]

  • Groupes scolaires publics
  • Groupe scolaire Henri IV
  • Groupe scolaire Trianon
  • Groupe scolaire Stanislas-Lavigne
  • Groupe scolaire Nandina-Park
  • Groupe scolaire Les Fleurs
  • Groupe scolaire Gaston-Phœbus
  • Groupe scolaire du Buisson
  • Groupe scolaire Maréchal-Bosquet
  • Groupe scolaire des Lilas
  • Groupe scolaire de l'Hippodrome (M)
  • Groupe scolaire Lapuyade
  • Groupe scolaire Jean-Sarrailh
  • Groupe scolaire Bouillerce
  • Groupe scolaire Marcel-Pagnol et Paul-Gauguin
  • Groupe scolaire Pierre et Marie-Curie
  • Groupe scolaire Marancy
  • Groupe scolaire Léon-Say
  • Groupe scolaire Guillemin-Les-Lauriers
  • Groupe scolaire Marca
  • Groupes scolaires privés
  • École Sainte-Ursule (M / P)
  • École Joyeux Béarn (M/P)
  • École Saint-Maur (M / P)
  • École Saint-François d'Assise (M / P)
  • École Saint-Dominique (M / P)
  • École Immaculée-Conception - Beau-Frêne (M / P)
  • Escòla Calandreta (M / P)
  • International School of Béarn (Morlaas) M / P)
  • Écoles des "Gens du voyages"
  • École des Voyageurs (P)

Légende : M. : École maternelle / P. : École élémentaires

Enseignement secondaire[modifier | modifier le code]

  • Collèges publics
    • Collège Clermont (S)
    • Collège Jeanne d'Albret (S)
    • Collège Marguerite de Navarre (S)
  • Collèges privés
    • Collège Immaculée Conception - Beau Frêne (S / T)
    • Collège Saint-Dominique (S / T)
    • Collègi Calandreta de Gasconha (S)
    • Collège Sainte-Ursule
    • Collège Saint-Maur

Légende : S. : Collège d'enseignement secondaire / T. : Collège d'enseignement technique

  • Lycées publics
    • Lycée Honoré-Baradat (P)
    • Lycée Louis-Barthou (G)
    • Lycée Saint-Cricq (G / P)[17]
    • Lycée Saint-John-Perse (G)
  • Lycées privés
    • Lycée Immaculée Conception - Beau Frêne (G / P)
    • Lycée Saint-Dominique

Légende : G. : Lycée d'enseignement général / P. : Lycée d'enseignement professionnel

Enseignement supérieur[modifier | modifier le code]

Université[modifier | modifier le code]

La ville de Pau possède une longue tradition universitaire puisqu'une université a été créée à Pau en 1722. Aujourd'hui Pau est la deuxième ville étudiante d'Aquitaine. La ville compte 17 000 étudiants et 3 900 chercheurs. Elle possède une université pluridisciplinaire (droit, économie, sciences, sciences humaines), un IUT, un IAE, plusieurs écoles d'ingénieurs, écoles de commerce et écoles d'art.

L'Université de Pau et des Pays de l'Adour (UPPA) compte (mai 2012) 11 200 étudiants répartis sur cinq sites : Pau, Anglet, Bayonne, Mont-de-Marsan (Landes) et Tarbes (Hautes-Pyrénées). Son implantation dépasse ainsi le strict cadre de l'académie de Bordeaux et empiète quelque peu sur celui de l'académie de Toulouse. L'université de Pau et des Pays de l'Adour compte (2007) 25 laboratoires et 650 chercheurs.

Le Groupement universitaire et de recherche Pyrénées Océanes Campus fédère le groupe ESC Pau, cinq écoles d'ingénieurs (ENIT Tarbes, ENSGTI, EISTI, ESTIA Bidart-Bayonne, ISA BTP), l'Institut d'Administration d'Entreprise (IAE) et l'université de Pau et des Pays de l'Adour (UPPA), soit (15 000 étudiants. Pyrénées Océanes Campus prend une dimension européenne et rejoindra prochainement l'Université d'Aragon, l'université de Pampelune et plusieurs écoles de commerce et d'ingénieurs espagnoles. La présidence est assurée par Philippe Lafontaine, directeur du groupe ESC Pau.

Grandes écoles et autres établissements[modifier | modifier le code]

Centres de recherche[modifier | modifier le code]

L'université compte 34 équipes de recherche dont 11 équipes associées au CNRS et une équipe de l'INRA. Quelques groupements d'équipes de recherche publique et/ou privée :

  • l'Institut de recherche sur les sociétés et l'aménagement (IRSAM) ;
  • l'IRMAPE, le centre de recherche en management et sur les organisations du Groupe ESC Pau ;
  • l'Institut de biologie environnementale Aquitaine Sud (IBEAS) ;
  • propriétés psychosensorielles des matériaux (2psm) fondé par l'école des mines d'Alès et l'université de Pau ;
  • l'Institut pluridisciplinaire de recherche en environnement et matériaux (IPREM), regroupant 4 équipes du CNRS. Le nouveau bâtiment a été inuaguré en 2006 sur la technopole Helioparc ;
  • l'École des Mines de Paris, qui dispose au sein de la technopole Hélioparc d'un centre d'essai de forage (héritier du Banc de Forage conçu par les équipes de la SNPA puis de ELF Aquitaine dans les années 1970-1997) pour la conception et l'optimisation des outils de coupe ;
  • l'Institut pluridisciplinaire de recherche appliquée dans le domaine du génie pétrolier (IPRA) ;
  • l'Institut français du pétrole (IFP) bureau de partenariat avec les PME-PMI ;
  • le centre scientifique et technique Jean-Féger, centre de recherche et développement du groupe Total (auparavant ELF Aquitaine (secteur exploration et production), haut lieu de la recherche pétrolière en Europe, regroupant plus de 2 000 personnes dont 800 chercheurs.

Centre de recherche en pédagogie .Formation des professeurs de musique et enseignement de la pédagogie Kaddouch appliquée à toutes les matières. La pédagogie Kaddouch est en collaboration avec la Sorbonne, Paris 5, unité de recherche du GINDEV dirigée par le Pr Olivier Houdé.

Santé[modifier | modifier le code]

Centres hospitaliers[modifier | modifier le code]

  • Le Centre hospitalier de Pau est composé de trois pôles d'accueil disposés ainsi :
    • l’hôpital François-Mitterrand ;
    • le centre Hauterive, comprenant entre autres le service de rééducation fonctionnelle, l'unité de soins de suite et de réadaptation médicale et le service de médecine nucléaire ;
    • le centre Jean-Vignalou, destiné à la gérontologie.
  • Un établissement spécialisé, le centre Hospitalier des Pyrénées, situé avenue du Général-Leclerc, est un établissement public de santé mentale.

Instituts de formations paramédicales[modifier | modifier le code]

  • L’Institut de formation des cadres de santé (IFCS) dispense la formation de cadres de santé, filière infirmier ;
  • L’Institut de formation en soins infirmiers (IFSI) et l'Institut de formation des aides soignants (IFAS) ;
  • Le Centre de formation continue des professionnels de santé (CFCPS).

Cliniques et pôles privés[modifier | modifier le code]

Le centre hospitalier de Pau a contribué à la constitution d’un important pôle de santé en permettant le regroupement de différents établissements privés à proximité du domaine hospitalier :

  • les Jeunes Chênes : établissement de soins de suite et de réadaptation (accès par le boulevard de l’Europe) ;
  • la polyclinique de Navarre, boulevard Hauterive ;
  • la clinique Princess, boulevard Hauterive ;
  • le Nid béarnais, boulevard Hauterive.

Il accueille également le site palois de l’Établissement français du sang (145, avenue de Buros).

La polyclinique Marzet, située boulevard Alsace-Lorraine, a été rachetée par la polyclinique de Navarre en 2013. Le nouvel ensemble compte 400 lits et emploi près de 700 personnes[18].

Gastronomie[modifier | modifier le code]

Pau, devenue capitale historique du Béarn en 1464, offre des spécialités gastronomiques du sud-ouest et des plats typiquement béarnais ou palois :

  • la garbure, potage roboratif à base de chou, de haricots blancs, de confit d'oie, de jambon ou de lard ;
  • le confit, magret et autres plats dérivés du canard ou de l'oie ;
  • la ventrèche, tranche de poitrine de porc séchée, mangée nature ou accompagnée d'un œuf sur le plat ;
  • la broye, bouillie épaisse et salée de farine de maïs, additionnée de petit lait ou de graisse d'oie, consommée en tranches frites à la poêle ou en cubes, avec du café au lait ;
  • le trinxat, plat populaire montagnard constitué d'une purée de choux et de pommes de terre mélangés à de la poitrine fumée, que l'on fait frire ;
  • la palombe, nom régional donné au pigeon ramier, oiseau migrateur qui traverse la région du Sud-Ouest, cuisinée en sauce ou rôtie ;
  • la poule au pot, sorte de pot-au-feu dans lequel une poule farcie est bouillie ;
  • le jambon dit « de Bayonne » est en réalité un jambon béarnais, fabriqué à partir de porcs des vallées d'Ossau et d'Aspe. Ce jambon était historiquement salé à Salies-de-Béarn puis exporté via l'Adour depuis le port de Bayonne d'où l'appellation abusive jambon de Bayonne. Aujourd'hui, l'essentiel du jambon de Bayonne est fabriqué dans le Béarn. Le porc, et en particulier le porc noir, n'a été introduit dans le Pays basque que dans les années 1960 pour faire face à une grave crise agricole ;
  • le fromage des Pyrénées, au lait de brebis des montagnes, dont le plus connu est l'ossau-iraty (AOC). Ce fromage peut être dégusté en particulier avec de la confiture de cerises, dont la réputée confiture de cerises noires d'Itxassou ;
  • le greuil(h), petit lait de brebis recuit, mangé froid et nature, souvent sucré et allongé d'un peu de café ou salé (équivalent de la ricotta) ;
  • les Coucougnettes du Vert Galant, noisette enrobée d'une fine couche de chocolat le tout dans de la pâte d'amande, élu meilleur bonbon de France en 2000 ;
  • le gâteau à la broche (ou gâteau des Pyrénées, ou rocher des Pyrénées), monumental gâteau pyramidal, généralement cuisiné pour les mariages. Il est lentement construit par accumulation de couches d'une pâte très riche en œufs, déposée sur une broche tournant au-dessus d'un feu, de sorte que la croûte, jaune et brillante, est hérissée de nombreuses pointes ou mamelons ;
  • les merveilles, beignets croustillants faits traditionnellement pour le Mardi Gras, à partir d'une pâte épaisse à base de farine de blé, d'œufs, de sucre et de matière grasse, étirée au rouleau, entaillée puis frite ;
  • le miel des coteaux de Jurançon et de Saint-Faust. Le Béarn est une des premières régions productrices de miel. Il est utilisé dans les sauces, desserts et marié aux produits à base de canard (magret au miel) ;
  • le Jurançon, vin blanc sec ou moelleux de renom ;
  • le vin de Madiran ;
  • le vin de Béarn, vin rouge léger dont les vignobles sont situés à l'Ouest du Béarn ;
  • le vin de Pacherenc, vin blanc liquoreux élevé à la frontières du Gers et des Hautes Pyrénées.

Restaurants et bars[modifier | modifier le code]

Pau intra-muros compte plus de cent soixante restaurants, depuis les vieux quartiers (Château, Hédas), jusqu'à la périphérie. La capitale béarnaise compte plusieurs quartiers particulièrement animés la nuit avec de nombreux bars, les quartiers du triangle, du boulevard des Pyrénées ou encore de la rue des Orphelines en font partie.

Culture[modifier | modifier le code]

La ville de Pau est marquée par une identité culturelle forte, avec la présence d'une école bilingue français-occitan (calandreta Paulina) (90 élèves) à Pau et une dans l'agglomération à Lescar (60 élèves), par une pratique vivante du béarnais et par le succès des groupes culturels béarnais. La ville a cependant reçu de tous temps des influences étrangères importantes (Anglais, Espagnols, Russes, Brésiliens) et reste encore aujourd'hui très ouverte sur l'extérieur (forte communauté étudiante anglaise, présence de Néerlandais, de Portugais, d'Espagnols, de Marocains...). Située près de Dax, Bayonne et Biarritz, Pau est une ville amatrice de ferias. Les bandas, les bodegas (débits de boissons à l'animation typique) et les groupes de chant béarnais sont nombreux parmi lesquels Nadau, Lo Cèu de Pau, Balaguera.. La ville accueille, depuis 2005, le festival Hestiv'oc qui est le grand festival de l'Occitanie.

L'association des Palois et des Béarnais à Paris, La Garbure, a été fondée vers 1890 par un pharmacien béarnais monté à la capitale pour ouvrir une boutique boulevard Haussmann. L'histoire de cette association, qui n'a déposé et ne déposera aucun statut, ne se transmet qu'oralement... Mais l'esprit initial reste le même : réunir deux ou trois fois par an les « expatriés » dans une ambiance amicale pour parler du pays autour d'un bon repas. Sans enjeu, sans dimension politique, même si des hommes politiques comme Louis Barthou, François Bayrou et d'autres n'ont jamais négligé cette « caisse de résonance » qui réunit aussi des célébrités du spectacle, de l'information et de la gastronomie.

Langue[modifier | modifier le code]

Le béarnais, langue d'État avant 1620, est un dialecte gascon de l'occitan. Pour l'anecdote, il existait un dictionnaire anglais-béarnais à l'usage des Britanniques qui venaient en villégiature à Pau. Le mot caddie a été formé au golf de Pau (Billère) à partir du béarnais capdèth, selon le garçon qui portait des clubs de golf.

L'Ostau Bearnés[19] est un organisme palois qui regroupe toutes les associations qui pratiquent ou enseignent la langue.

Centres et équipements culturels[modifier | modifier le code]

Le Zénith de Pau
  • Le Zénith : très moderne et doté de 6 800 places (ou jusqu'à 4 500 places assises), il accueille des artistes nationaux et internationaux au sein d'opéras, concerts, cabarets, spectacles de cirque et sur glace. Il est situé près du Palais des Sports, boulevard du Cami Salié ;
  • La médiathèque intercommunale à dimension régionale (MIDR) : originellement prévue sur le secteur du parc Beaumont dans le cadre d'un projet de l'architecte Zaha Hadid (lauréate du prix Priktzer 2004, son projet initial futuriste en fibre de carbone a été abandonné pour des raisons techniques et financières), elle aurait pu être construite dans le quartier de la gare, mais une modification des vues du maire intervenue début 2007 a amené finalement la médiathèque en centre ville sur le site de l'actuelle école Henri-IV. Le nouveau projet, annoncé avec un budget de 17M€, se monte finalement à 25 M€ et doit mettre en réseau l'ensemble des médiathèques de l'agglomération. L'inauguration de la Médiathèque André Labarrère eût lieu en juin 2012 ;
  • Le Palais Beaumont, auditorium, lieu de résidence de l'Orchestre symphonique de Pau-Pays de Béarn, centre de congrès qui fait partie du groupement des HCCE (Historic Conference Centres of Europe) ;
  • Le parc des expositions de Pau : situé à l'ouest de la ville, à cheval sur Pau et Billère, il accueille 450 000 visiteurs et 200 manifestations par an ;
  • Le cinéma Méga CGR situé à proximité de l'université est équipé de 12 salles numériques et 3D. Le multiplexe propose une programmation large et tout public ;
  • Le cinéma CGR SAINT-LOUIS en centre ville est équipé de 7 salles numériques. Rénové en octobre 2012 propose une programmation intermédiaire entre l'art et essai et les films commerciaux avec notamment plusieurs films par semaine exploités à la fois en VF (Version Française) et en VOSTF (Version Originale Sous-titrée Français) ;
  • Le cinéma d'Art et d'Essai Le Méliès : il abrite un centre de recherche sur la création cinématographique et organise tous les ans un festival, les Rencontres du cinéma français ;
  • "Les Abattoirs " : pôle culturel intercommunal (PCI) à Billère : anciens abattoirs rénovés en centre culturel d'art moderne, le centre héberge une salle de concert, des halls d'exposition, une scène de théâtre et des studios d'enregistrement. Équipement culturel public, le PCI met au cœur de ses missions le soutien à la création artistique contemporaine et la coopération culturelle territoriale. L’une des spécificités du projet est de permettre aux structures culturelles, associations, artistes, habitants d’adhérer au projet et ainsi d’être impliqués dans son développement et sa mise en œuvre ;
  • La Centrifugeuse : la Centrifugeuse est le service culturel de l'Université de Pau et des Pays de l'Adour mais aussi une salle de concerts, de spectacles et un espace d'exposition situé à la Maison de l'Étudiant sur le campus. Toute l'année, une programmation internationale éclectique et de qualité y est proposée ;
  • Centre socio-culturel La Pépinière.

Musées[20][modifier | modifier le code]

Edgar Degas, Le Bureau du coton à la Nouvelle-Orléans, 1873, musée des Beaux Arts de Pau.
Entrée du musée Bernadotte, rue Tran.
  • Musée national du château de Pau : créé en 1929 et abrité dans le château qui vit naître le futur Henri IV le 13 décembre 1553. À la fois véritable forteresse médiévale, palais Renaissance, résidence royale, ce magnifique musée situé au cœur de la ville est un des musées nationaux les plus visités de France (moyenne de 100 000 visiteurs par an). Les visiteurs aiment s'attarder devant l'énorme carapace de tortue, légendaire berceau du bon roi Henri IV... Les conservateurs successifs se sont attachés à réunir tableaux, objets d'art et documents ayant trait au temps d'Henri IV. À l'intérieur, un décor simple et chaud aux murs lambrissés, rehaussés de filets d'or, des plafonds à caissons et de superbes tapisseries des Gobelins, abrite une des plus belles collections de France. La salle à manger surprend toujours les visiteurs par sa grande table pouvant recevoir 100 couverts tandis que de superbes œuvres d'art tapissent les murs des grands salons aux couleurs vives ;
  • Musée des Beaux-Arts de Pau : inauguré en 1864 sous l'initiative de la Société béarnaise des amis des arts, ce musée n'abritait qu'une collection de vingt-cinq pièces, complétée en 1872 par la donation du collectionneur béarnais Louis La Caze. Il fut le premier musée, en 1878, à exposer une œuvre importante de Degas, Le bureau du coton à la Nouvelle-Orléans. Il présente des œuvres anciennes et contemporaines du XVe au XXe siècle, avec peintures des écoles anglaise, espagnole, flamande, hollandaise, italienne et française : Brueghel, Degas, Le Greco, Guillaumin, Jordaens, Lhote, Morisot, Nattier, Ribera, Rubens, Van Loo, Zurbaran et des artistes régionaux Eugène Devéria (1805-1865) et Victor Galos (1828-1879). On y trouve une importante collection de sculptures du XIXe siècle, avec des œuvres de Arp, Glioli ou Lasserre. De nombreuses estampes relatives à la région, dont la célèbre aquarelle de Gustave Doré Cirque de Gavarnie, ainsi que des œuvres contemporaines de Soto, Vasarely ou d'artistes de l'école hyperréaliste de Pau complètent le tableau ;
  • Musée Bernadotte : modeste maison de tonnelier qui a vu naître et grandir Jean-Baptiste Jules Bernadotte, devenu maréchal de France puis roi de Suède en 1818 et fondateur de l'actuelle famille régnante de ce pays. Il renferme une collection d’œuvres et d'objets ayant trait à l'histoire de ce célèbre béarnais, il permet également de se rendre compte des conditions de vie classique d'une famille du XVIIIe siècle à Pau ;
  • Musée béarnais : sa réouverture au public n'est pas actuellement programmée. On y trouvait des collections d'arts et traditions populaires du Béarn : faune, flore, costumes, mobilier, métiers artisanaux (fabrication du béret, des espadrilles et sabots, tissage, carrier) ;
  • Musée des parachutistes ;
  • Musée de la résistance et de la déportation, situé depuis 2007 dans la villa Lawrance (villa de style germanique créée en 1857 et qui est également le siège actuel du Cercle anglais qui perpétue la tradition britannique][21] ;
  • Pau, terre d'aviation, au Palais Beaumont, une exposition permanente qui retrace l'histoire de l'aviation à Pau.

Espaces d'exposition[modifier | modifier le code]

  • Le palais Beaumont ;
  • Le Pavillon des Arts ;
  • Le péristyle de l'hôtel de ville ;
  • La médiathèque André-Labarrère ;
  • La salle Nouste-Henric ;
  • La chapelle de la Persévérance ;
  • La cité des Pyrénées ;
  • L'hôtel du département.

Théâtres et formations orchestrales[modifier | modifier le code]

  • L'orchestre de Pau Pays de Béarn (OPPB ), est dirigé depuis 2002 par Fayçal Karoui. Cet orchestre symphonique se produit dans l'auditorium Alfred de Vigny du palais Beaumont, mais aussi en France et à l'étranger (Saragosse, Nantes pour La Folle Journée,la Roque d'Anthéron, Ravenne, Venise, Paris pour le Festival Présences).En 2012 l'orchestre s'est déplacé à Nantes, Bilbao et Tokyo pour "les Folles Journées" de ces trois villes ;
  • deux orchestres amateurs : l'Ossau et l'EOP (Ensemble orchestral de Pau) ;
  • le théâtre du Monte-Charge ;
  • le théâtre Saint-Louis, théâtre historique de Pau proche de la place Royale et dans l'enceinte de la mairie ;
  • le théâtre Saragosse, Espaces Pluriels scène conventionnée danse-théâtre Pau/Béarn dans le quartier Saragosse ;
  • le théâtre Tam-Tam ;
  • le théâtre Artscène Théâtre ;
  • le théâtre du Monte Charge ;
  • le théâtre Bourbaki ;

liste à laquelle on peut ajouter la Comédie des Mutins à Lescar dans l'agglomération paloise.

Festivals[modifier | modifier le code]

Le procès de Sent Pançard pendant le Carnaval Biarnés

La ville de Pau abrite de nombreux festivals tout au long de l'année, parmi lesquels :

  • Carnaval Biarnés[22] ;
  • festival Hestiv'Òc[23], « festival des musiques et cultures du Sud » créé en 2005 ;
  • festival CulturAmerica ;
  • Ciné Cité ;
  • l'Été à Pau ;
  • festival acces(s) créé en 2000 (cultures électroniques) www.acces.s.org ;
  • festival Amplitudes ;
  • festival Beta Project ;
  • festival Bulles d'Afrique ;
  • festival de danses plurielles ;
  • festival de la Caraïbe ;
  • festival du cinéma en langue portugaise ;
  • festival du film gay et lesbien ;
  • festival du Jeu de Société de Pau [24];
  • festival Images montagne ;
  • festival HIP HOP NON STOP; (organisé par l'association Gare-urbaine)
  • festival "Regarder sur les Côtés" ;
  • festival Le Brésil frappe à ta porte ;
  • festival Mosaïka ;
  • festival Pau ville russe ;
  • festival Urban session ;
  • festival Emmaüs Lescar-Pau ;
  • festival international du Film de Pau (1re édition en novembre 2010) ;
  • rencontres Internationales de Danse - Rezodanse ;
  • festival Tremplin Salsa : concours international de salsa.

Audiovisuel[modifier | modifier le code]

Presse écrite[modifier | modifier le code]

La région est couverte par 3 quotidiens locaux dépendant du Groupe Sud-Ouest :

Télévision[modifier | modifier le code]

Radio[modifier | modifier le code]

  • France Bleu Béarn, qui fournit un programme commun national que reprennent les programmes locaux des stations en régions.
  • NRJ Pyrénées, radio nationale musicale avec une plage horaire réservée pour la programmation locale (16 à 20 heures) ainsi que des flashs d'informations le matin.
  • Virgin Radio Pyrénées, radio nationale musicale avec une plage horaire réservée pour la programmation locale (16 à 20 heures) ainsi que des flashs d'informations le matin.
  • RFM Béarn, radio nationale musicale avec une plage horaire réservée pour la programmation locale (13 à 17 heures) ainsi que des flashs d'informations le matin.
  • Atomic, une programmation pop, rock et dance. (À partir de septembre)
  • 100% Radio, une programmation locale pop, rock et dance (À partir de septembre)
  • Radio Inside, une programmation pop, rock et dance.
  • RPO (Radio Pau Ousse)
  • Ràdio País, radio associative consacrée à la culture occitane.
  • EIPM (Euro Info Pyrénées Métropole), radio associative consacrée à la musique jazz.

Sports[modifier | modifier le code]

Ville depuis toujours très sportive, Pau est dotée de nombreuses infrastructures importantes et de plusieurs clubs de sport de haut niveau.

Clubs[modifier | modifier le code]

  • Basket-ball : le club professionnel de l'Élan béarnais Pau-Orthez est l'un des plus prestigieux clubs français et compte neuf titres de champion de France (1986, 1987, 1992, 1996, 1998, 1999, 2001, 2003 et 2004), six coupes de France (1991, 1992, 1993, 2002, 2003, 2007), trois Tournois des As (1991, 1992, 1993), une Semaine des As (1993) et un titre de vainqueur de la Coupe Korać en 1984 (Coupe d'Europe). En 2007, le club s'est hissé dans le top 16 européen. Ses résultats à la fin de la saison 2008-2009 le rétrogradent en Pro B. Après une réorganisation de son capital, le club change de nom et devient l’Élan béarnais Pau-Lacq-Orthez (ÉBPLO). S'ensuit une saison 2009-2010 totalement réussie avec une première place en saison régulière (signifiant une remontée immédiate en Pro-A) et un titre de champion de France de Pro-B décroché à Paris Bercy contre le CSP Limoges ;
  • Rugby à XV : la Section paloise, club créé en 1902 est l'un des plus anciens et des plus prestigieux clubs de rugby français. La Section paloise a remporté trois titres de champion de France (1928, 1946 et 1964), trois Coupes de France (1939, 1952, 1997) et un Challenge Européen (2000). Récemment, le club a participé à 2 demi-finales du championnat français (1996, 2000) et une demi-finale de la H Cup (1998). Le club a figuré dans l'élite, Top 16 devenu Top 14, jusqu'en 2006. Il est maintenant en Pro D2, il a atteint les finales d'accession pour le Top 14 en 2012 et 2013 ;
  • Canoë-kayak : le club universitaire palois Pyrénées-Eaux-Vives (CUPPEV) compte quatre champions de très haut-niveau : Patrice Estanguet, médaillé de bronze au Jeux olympiques d'Atlanta en 1996, Tony Estanguet, le frère cadet de Patrice, triple champion olympique en 2000, 2004 et 2012 et triple champion du monde (2006, 2009 et 2010), Fabien Lefèvre, double champion du monde (2002 et 2003) et deux fois médaillé aux Jeux olympiques (2004 et 2008) et Julien Billaut, champion du monde en 2006 ;
  • Escrime : la Section paloise (escrime) est un des clubs les plus prestigieux de France. Depuis sa création, dans le quartier du Hédas, de nombreux champions olympiques et mondiaux sont issus du club. Depuis 1959, la Section assure la continuité de cette discipline olympique avec à son actif, trois médailles mondiales, plusieurs places de finalistes en coupe du monde et 26 titres de champion de France. Sont enseignées les six disciplines : l'épée, le fleuret et le sabre pour les hommes et pour les femmes, sous la houlette des maîtres d'armes Alain Coicaud, Laurent Vicenty et Michel Salesse. La Section est classée première des clubs du Sud-Ouest aux trois armes et parmi les meilleurs clubs français. La saison 2005-2006 fut un cru exceptionnel qui vit plusieurs compétiteurs palois, menés notamment par Julien Médard, Timothé Lallement et Romain Miramon, gagner des titres nationaux et internationaux en individuel et en équipe ;
  • Athlétisme : CUP, Club Universitaire Palois (aussi appelé CUPau), fondé en le 29 août 1947 ;
  • Parkour : association "Shock of Street - Pau Parkour"[25] créée en 2010 , affiliée à la Fédération de Parkour;
  • Sports aériens :
    • l'Aéro-club du Béarn, le plus ancien aéro-club de France, fut fondé par Paul Tissandier en décembre 1908 en vue d'homologuer les vols que les frères Wright devaient réaliser à Pau. Ceux-ci transférèrent effectivement à Pau (à partir de janvier 1909) l'école de pilotage Wright initialement ouverte au Mans à l'été 1908 ;
    • le Pau Pyrénées Air Club (PPAC) fondé en 2004 est un club dédié à la voltige aérienne, celui-ci est situé dans des hangars de l'aéroport Pau Pyrénées ;
  • Parachutisme : la région de Pau, réputée pour sa faible exposition au vent, est un haut lieu de parachutisme et concentre plusieurs clubs. Pau a d'ailleurs accueilli plusieurs championnats du monde et est le siège de l'ETAP ;
  • Échecs : Étant l'un des plus vieux clubs d'échecs, l'Échiquier Henri IV, créé en 1925, est le plus grand club d'Aquitaine. Il est aussi l'un des 45 clubs à avoir reçu, jusqu'en 2013, le label formateur des clubs.

Équipements[modifier | modifier le code]

Stade d'eaux vives
Palais des sports

Sur les autres projets Wikimedia :

  • Le stade du Hameau, stade de 13 966 places situé à l'est de la ville, siège de la Section paloise rugby et du Pau football club. Le stade possède 2 tribunes couvertes, une salle de remise en forme et un club house ;
  • Le palais des sports de Pau : une des plus belles salles d'Europe, avec 7 856 places assises. Elle est la 2e plus grande salle de France après Bercy. Siège de l'Élan béarnais, il servit également aux épreuves de Coupe Davis, aux championnats du monde de handball ou au championnat de France de gymnastique ;
  • Le circuit de Pau-Ville, circuit automobile temporaire tracé dans les rues de la ville et qui accueille le Grand Prix de Pau ;
  • Le stade d'eaux-vives de Pau-Pyrénées a ouvert en 2008. C'est un bassin artificiel alimenté par le gave de Pau. Il accueille en particulier le pôle élite de l'équipe de France de kayak ainsi que le pôle espoir. Il a accueilli une manche de coupe du monde en 2009 et 2012. Il accueillera les Championnats du monde de canoë-kayak en 2017[28] ;
  • Le stade nautique : cette piscine extérieure abritait deux bassins, dont un « presqu'olympique » (il ne lui manquait qu'un tout petit centimètre pour être homologué), et une fosse à plongeon; le stade a été fermé en 2008 pour insalubrité et devrait rouvrir en 2014 après une rénovation complète ;
  • Le stade de rugby de la Croix-du-Prince, siège historique de la Section paloise, dans lequel les équipes de jeunes jouent encore aujourd'hui ;
  • Le domaine hippique de Sers et l'hippodrome du Pont-Long : il est le deuxième centre hippique de France, derrière Chantilly et devant Maisons-Laffite pour la course d'obstacle. Il s'y dispute vingt-huit réunions d'obstacles et de plat par an. Le parcours de steeple-chase est l'un des plus redoutables d'Europe. Le centre d'entraînement de Sers abrite six cents chevaux ;
  • Le complexe de pelote basque, inauguré en 2006, est constitué d'un jaï-alaï, d'un mur à gauche et d'un trinquet et d'un fronton place libre. C'est la plus grande installation de pelote basque en Europe (2 600 places). Cet ensemble est notoirement sous-employé. Les championnats du monde de pelote basque amateur (sport basque) auraient dû s'y dérouler en 2006 et se sont déroulés en 2010 ;
  • Deux golfs se situent près de Pau : le golf d'Artiguelouve et le Pau Golf Club, situé à Billère. Créé par des Écossais en 1856, il fut le premier du continent européen et l'un des plus anciens du monde. Il offre un parcours de 18 trous et son club-house de style victorien abrite un restaurant et un bar à l'ambiance britannique ;
  • Le plantier de Pau : le jeu de quilles de neuf, ancêtre du bowling, s'y pratique avec une boule de 6,2 kg et neuf quilles de 96 cm ;
  • Le stade André-Lavie, stade d'athlétisme de Pau et lieu d'entraînement des équipes sportives universitaires. Ce site a reçu la compétition Interville Pau-Saint Jean de Luz le 13 août 2007 ;
  • Le mur d'escalade du SUAPS : plus haut mur d'escalade d'Aquitaine et de Midi-Pyrénées, il est un haut lieu d'entraînement des grimpeurs pyrénéens.

Événements[modifier | modifier le code]

  • Grand Prix automobile de Pau, organisé sur le Circuit urbain de Pau une fois par an.
  • Grand Prix de Pau Historique, organisé sur le Circuit urbain de Pau une fois par an une semaine avant ou après le Grand Prix moderne, cet événement rassemble des véhicules ayant animé les courses automobiles d'autrefois.
  • Étapes des championnats de France de canoë-kayak ;
  • Concours complet international de Pau en équitation, nommé les Étoiles de Pau.
  • Critérium cycliste Pau Lyautey.
  • Rencontres internationales de capoeira.
  • Rencontres internationales de danse organisées par l'association REZODANSE.
  • Tour de France : en 2006, Pau est ville-étape du Tour pour la soixantième fois. Elle a même été ville-repos et ville-départ pour l'édition 2007 ; Pau a ainsi été le point de départ de la 17e étape du Tour de France 2007 qui a eu lieu le 26 juillet. Le parcours de 188 kilomètres a relié Pau à Castelsarrasin.
  • des événements fréquents comme la Coupe Davis de tennis (quatre fois), le championnat du monde de handball féminin, le championnat d'Europe des nations de basket, les championnats de France de gymnastique, les championnats de France de saut en parachute...
  • Marathon de Pau, dont le départ a lieu chaque année depuis le palais Beaumont.
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Économie[modifier | modifier le code]

Pau est le deuxième pôle économique d'Aquitaine, après Bordeaux. Ville universitaire, elle concentre plusieurs centres industriels et centres de recherche importants, dans les domaines du génie pétrolier et des géosciences, de la pétrochimie et de la chimie, de l'agroalimentaire, de la mécanique, de l'aéronautique et de l'informatique.

Pau bénéficie de sa situation centrale dans la région des "Pays de l'Adour" et de sa situation entre deux bassins importants de population : Bayonne/Anglet/Biarritz (160 000 hab.) et le bassin de Tarbes/Lourdes (110 000 hab.) ainsi que des bassins secondaires plus diffus : le sud des Landes/Dax (90 000 hab.) et les bassins d'Auch (40 000 hab.), d'Orthez/Lacq (30 000 hab.) et d'Oloron (20 000 hab.).

La commune fait partiellement partie de la zone d'appellation de l'ossau-iraty.

  • Fonctions tertiaires : administrative (préfecture, conseil général…), culturelle (université), judiciaire (cour d'appel), commerciale.
  • Centre scientifique et technique Jean-Féger, du groupe pétrolier Total (auparavant ELF Aquitaine).
  • Centre de recherche Euralis.
  • Technopôles Hélioparc, Pau Cité Multimédia et Pôle E-Business sud aquitain (PEBA).
  • Industrie aéronautique et spatiale.
  • Industrie électrique.
  • Industrie agro-alimentaire et viticole.
  • Chimie fine et industrie pharmaceutique.
  • Informatique, NTIC.
  • Pau Broadband Country (Fibre optique jusqu'à l'abonné).
  • Tourisme d'affaire, séminaires, congrès.

Industrie[modifier | modifier le code]

Moteur d'hélicoptère Arrius

Pau a connu un essor économique important fondé sur la découverte du gisement géant de gaz naturel de Lacq. Découvert dans les années 1950 (par l'ingénieur Jean Féger), il était alors le plus grand gisement terrestre de gaz d'Europe et a permis à la France d'être autosuffisante en gaz pendant presque trente ans. C'est à Lacq qu'est née en 1941 la SNPA, Société Nationale des Pétroles d'Aquitaine, devenue après fusion en 1976 avec ELF, le groupe ELF Aquitaine puis Total lors de son intégration dans le groupe TotalFinaElf (à Lacq, on parle désormais de la SNEAP, Société Nationale Elf Aquitaine Production)[29]. Des groupes pétroliers et para-pétroliers (Total Exploration Production France, Total SA, Total Infrastructures Gaz France (TIGF), Schlumberger, Halliburton) et chimiques (Arkema, Air liquide) sont installés à Pau ou dans les environs (à Lacq avec le parc chimique Chemparc mais aussi à Pardies et Artix).

Le centre scientifique de Total à Pau est le 1er centre de recherche pour l’exploration et la production de gaz et de pétrole en Europe, soit plus de 2 000 personnes, dont 900 docteurs et ingénieurs en géosciences, résultant de la fusion des moyens d’ELF Aquitaine et de Total[30]. La recherche en géosciences repose aussi sur des partenariats université/entreprises notamment avec la Fédération de recherche appliquée au génie pétrolier (IPRA), constituée d’équipes mixtes de recherche CNRS/université de Pau et des Pays de l’Adour (UPPA) et Total (L'IPRA représente 130 enseignants, chercheurs et allocataires, un budget annuel d'1,5 million d’euros et 6 Masters scientifiques). La recherche et l'ingénierie en géosciences sont également présentes au travers de sociétés spécialisées (CGG, Paradigm Géophysical, TTI, VERITAS…) implantées, pour la plupart, sur le site de la technopole Hélioparc et des centres de formation spécialisés (IFP Training, NExT-Schlumberger, Wellstaff, Baker Hugues…).

Le bassin de Pau et de Lacq s'est aussi orienté vers la chimie fine (Acetex, maintenant fermé) et les nouveaux matériaux. Une haute technologie des matériaux composites et des nanomatériaux s'est petit à petit développée en Béarn avec la Société des fibres de carbone (SOFICAR) et le GRL (Groupement de recherches de Lacq), un des principaux centres de recherche d’ARKEMA.

Se sont également développés récemment les investissements autour des énergies nouvelles et d'autres énergies : les bio-carburants (site de fabrication de bioéthanol de la société AB Bioenergy France, investissement de 150 M€), la biomasse (cellulose) et la production d'électricité à partir de gaz (site de production de la SNET, investissement de 400 M€). Une unité pilote de procédé de captation et de séquestration du CO2 est également en cours (investissement industriel de 100 M€).

À terme, ces activités de chimie fine et de spécialités, permettront d’assurer la reconversion des activités traditionnelles d'extraction sur le bassin de Lacq.

L'ensemble du complexe énergétique (Chemparc) représente aujourd'hui 12 000 emplois directs.

Pau fait partie du pôle de compétitivité mondial dans le secteur de l'aéronautique Aerospace Valley avec Toulouse et Bordeaux. L'industrie aéronautique est représentée par des grands groupes industriels (SAFRAN, Turboméca, Messier Dowty, Examéca, MAP...), et un nombre important de sous-traitants. Avec Biarritz/Bayonne (Dassault) et Tarbes (EADS Socata, Tarmac), la zone des Pays de l'Adour est une région fortement orientée vers l'aéronautique (12 000 emplois). Ces entreprises interviennent sur les programmes Airbus A380 / A300 / A330 / A320 (trains d'atterrissage, fibres de carbone, mécano-soudé, aérostructures), Eurocopter (moteurs, pièces d'usinage), Boeing (trains d'atterrissage) et Embraer. Pau accueille également le centre de maintenance des hélicoptères Tigre de l'armée de Terre (ALAT). La zone aéroportuaire en particulier (aéropole Pau Pyrénées) est en pleine expansion et regroupe des sous-traitants aéronautiques et automobiles.

Le secteur de l'industrie pharmaceutique est en essor et est représenté par les sociétés Pierre Fabre, Boiron, Sanofi, Finorga. Un pôle bio-santé regroupant des industriels de la pharmacie et de la biologie s'est créé en 2006 autour des entreprises Pierre Fabre et DBI.

L'économie paloise repose aussi sur l'industrie agroalimentaire dans les domaines du maïs, des produits transformés (produits laitiers, conserveries, viandes) et de l'industrie viticole (groupes Euralis, Candia, Bongrain, 3A, Michaud, Miot). Avec 400 chercheurs, Pau est le premier centre de recherche européen sur la maïsiculture.

Le secteur de l'électronique et de l'électromécanique compte aussi plusieurs sites industriels dans l'agglomération paloise (Legrand, Arelec, Aquitaine Electronique, Siemens).

Services[modifier | modifier le code]

Pau concentre également les sièges régionaux de nombreuses sociétés de services en tant que capitale de la région "Pays de l'Adour" : secteurs bancaire (CA Pyrénées Gascogne, Banque Pouyanne), assurance (MIF, MSA), BTP (Groupe MAS, Cance) et services aux entreprises (APR, YSA, Vitalicom).

Les NTIC ont connu un important développement avec le déploiement de la fibre optique dans l'agglomération et l'implantation de sociétés spécialisées dans l'informatique, les réseaux et le traitement de l'image. Les technopôles Helioparc (proche de l'Université, 1 000 emplois), Pau Cité Multimédia (technopôle au nord de la ville, 700 emplois) ou les @LLEES (Villa Ridgway édifiée en 1905, ancien siège d'Elf) concentrent un grand nombre de SSII et d'écoles d'ingénieurs en informatique. Pau devrait, à terme, être entièrement connectée à un réseau de fibre optique (Pau Broadband Country) de la communauté d'agglomérations Pau-Pyrénées qui permet un débit de 10 à 100 Megabits (et 1 Gigabit/s pour certaines entreprises) et des applications de types téléphonie sur IP, services en ligne, webTV. Pau est la troisième ville d'Europe, après Stockholm et Milan, à avoir développé un réseau de très haut débit (THD) en fibre optique : le projet a coûté 30 millions d'euros et s'est étalé sur cinq ans. Ce réseau a encouragé l'installation de sociétés françaises et étrangères spécialisées en imagerie, services ou conception en ligne.

Pau, regroupe toutes les fonctions et sièges administratifs d'une agglomération à vocation régionale : Conseil général des Pyrénées-Atlantiques, cour d'appel pour les départements du ressort de Pau (Pyrénées Atlantiques, des Landes et du Gers), centre hospitalier régional, chambre de commerce et d'industrie Pau Béarn, chambre des métiers des Pyrénées Atlantiques, chambre d'agriculture des Pyrénées Atlantiques, SDIS 64, université de Pau et des Pays de l'Adour etc. La chambre de commerce et d'industrie de Pau Béarn gère l'aéroport Pau-Pyrénées, le groupe ESC Pau, l'hôtel consulaire, le CNPC et l'IPC de Pau.

En 2006, la chambre de commerce et d'industrie Pau Béarn dont le siège est à Pau compte 11 000 sociétés industrielles et commerciales enregistrées.

Pau est également une ville de congrès, de colloques et de tourisme d'affaires avec des infrastructures qui permettent d'accueillir des événements nationaux et internationaux : le centre de congrès du Palais Beaumont, un casino, un parc des expositions et des hôtels 4 étoiles (hôtel Parc Beaumont, hôtel Villa Navarre).

La ville de Pau abrite plusieurs corps de l'armée : le 5e régiment d'hélicoptères de combat (RHC) qui sera le premier régiment de France à être doté du nouvel appareil "Tigre", l'école des troupes aéroportées (ETAP), l'état major de la brigade force spéciale terre, ainsi que sa composante aérienne, (DAOS), et le bureau central d'archives administratives militaires (caserne Bernadotte). Le secteur de la Défense représente un peu plus de 2 000 emplois directs sur Pau.

Tourisme[modifier | modifier le code]

Vue depuis le boulevard des Pyrénées

La ville de Pau est située à 45 minutes des Pyrénées et de ses stations de ski. C'est un lieu de villégiature pour les touristes des Pyrénées (randonnée, escalade, ski) et les Espagnols. Située à proximité des côtes basques et landaises (une heure de route), il est possible de pratiquer des sports nautiques (surf, plongée, voile).

Pau est la porte d'entrée vers les 5 vallées béarnaises (Vallée d'Ossau, Vallée d'Aspe, Vallée de Barétous, Vallée de l'Ouzom et Vath-Vielha) qui accueillent les touristes des sports d'hiver (stations de ski de Gourette, d'Artouste, du Somport, de La Pierre Saint-Martin), des stations thermales (Eaux-Bonnes, Eaux-Chaudes) et du tourisme vert (sports d'eaux vives, tourismes culturel et gastronomique).

Sa localisation au pied des Pyrénées lui confère un panorama exceptionnel sur la chaîne des Pyrénées en particulier depuis le fameux Boulevard des Pyrénées, longue avenue de 1,8 km qui fait face à la chaîne des Pyrénées. Ce panorama unique fera dire à Lamartine à propos de Pau : "Pau est la plus belle vue de terre du monde comme Naples est la plus belle vue de mer".

Pau, ancienne ville royale et capitale du Béarn, est aussi une ville de tourisme culturel et d'affaires importante (congrès, colloques, notamment au palais Beaumont). La ville, ancienne station climatique, accueille un casino (casino de Pau).

La ville est historiquement très liée au Royaume-Uni et reste prisée par les Britanniques en vacances. Pau leur doit le premier terrain de golf créé hors d'Écosse, situé en fait à Billère. Les Espagnols sont aussi très présents dans la ville ainsi que les Portugais et les Marocains (consulats d'Espagne et du Portugal). Les Allemands et Néerlandais, attirés par le climat de Pau et son patrimoine, sont aussi de plus en plus nombreux.

En savoir plus :

Transports[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Pau est desservie par de nombreux moyens de transports tels que l'autoroute A64 (Bayonne - Toulouse) et depuis le 16 décembre 2010 l'autoroute A65 (Langon - Pau), l'aéroport international Pau-Pyrénées, le TGV Atlantique qui met la gare de Pau à deux heures de Bordeaux, les transports express régionaux de TER Aquitaine et TER Midi-Pyrénées sans oublier le réseau de transport interurbain géré par le conseil général.

À l'intérieur de l'agglomération paloise, on peut se déplacer en transports en commun tels que Idelis ou le funiculaire de Pau.

Train[modifier | modifier le code]

Gare SNCF de Pau

Deux projets de construction ferroviaire sont à l'étude : le prolongement et la rénovation de la ligne Réseau ferré de France actuelle en ligne à grande vitesse TGV depuis Bordeaux vers l'Espagne via l'est des Landes (qui mettrait Pau à environ trois heures de Paris) et la réouverture de la liaison transfrontalière Pau-Canfranc (Espagne) qui relierait Pau à Saragosse.

Aéroport[modifier | modifier le code]

Aéroport Pau-Pyrénées
Article détaillé : Aéroport de Pau-Pyrénées.

L'aéroport international de Pau-Pyrénées, situé à 12 km sur la commune d'Uzein, est relié directement aux aéroports Paris Charles-de-Gaulle et Paris-Orly (9 allers-retours par jour), à Lyon (3 allers-retours par jour), Londres City (3 allers-retours par semaine), Southhampton (2 allers-retours par semaine), Amsterdam (2 liaisons par semaine), Marseille (6 liaisons par semaine), et à 30 destinations en correspondance. En 2009, il a enregistré 690 000 passagers, soit une baisse de plus de 15 %, ce qui le place à la troisième place en Aquitaine après les aéroports de Bordeaux et Biarritz.

Autoroutes[modifier | modifier le code]

  • L'autoroute A64 - E80 (sous son appellation européenne) dite la Pyrénéenne, rejoint Toulouse à l'est en 2h05 et Bayonne à l'ouest en 1h17.
  • L'autoroute A65 - E7 (sous son appellation européenne) dite A'Liénor - autoroute de Gascogne, relie Pau à Bordeaux en 2h21 via l'autoroute A62 entre Bordeaux et Langon, point de raccordement des deux autoroutes. Son inauguration a eu lieu le 16 décembre 2010. L'autoroute A65 la plus chère de France, avec 13,80 centimes/km à débourser[31] (juillet 2012).

Source des temps de parcours : moteur de recherche d'itinéraires de Google, moyenne du temps aller et du temps retour.

Funiculaire[modifier | modifier le code]

Funiculaire de Pau
  • Le funiculaire, inauguré en 1908, assure, à titre gratuit, la liaison entre le quartier de la gare, soit la ville basse, et le boulevard des Pyrénées, soit la ville haute. Après un an de travaux de remise aux normes, le service a repris le 25 novembre 2006. Il transporte en moyenne 500 000 passagers par an.

Il fonctionne tous les jours et ses horaires sont du lundi au samedi, de 6 h 45 à 21 h 40 et le dimanche de 13 h 30 à 20 h 50.

Bus[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Idelis.

Les correspondances avec les lignes de bus Idelis peuvent se faire principalement au Pôle Bosquet et aussi aux halles, place de Verdun, gare SNCF et à Auchan.

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Les correspondances entre les lignes départementales et régionales ont lieu au pôle Bosquet depuis août 2006 ;

  • rue Mathieu-Lalanne ;
  • boulevard Joseph-Barbanègre.

Patrimoine[modifier | modifier le code]

On trouve à Pau un patrimoine s'étageant du XIIe au XXIe siècle, que l'on peut découvrir à travers de nombreux sites et monuments dont le plus célèbre est le château d'Henri Ⅳ.

Monuments religieux[modifier | modifier le code]

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Principales églises catholiques[modifier | modifier le code]

  • Réalisée d'après les plans de l’architecte Émile Boeswillwald, la construction de l'église Saint-Martin, d'influence néogothique, débute dans les années 1860. Le carillon automatique de Saint-Martin égrène chaque dimanche les notes de la « Petite Musique de nuit » et de « Ah ! vous dirais-je, maman », signés Mozart.
Article détaillé : Église Saint-Martin (Pau).
  • L'église Saint-Jacques, également d'influence néogothique, a retrouvé ses deux flèches en 2012. Faisant suite à l'ancienne chapelle du couvent des Cordeliers, elle fut achevée en 1867. Ses flèches avaient été enlevées en 2001 en raison de leur fragilisation par la tempête de 1999.
Article détaillé : Église Saint-Jacques (Pau).
  • Coiffée d’une monumentale statue de la Vierge à l’enfant, l'église Notre-Dame, d'inspiration art déco, s'élève, dans la première moitié du XXe siècle, en continuité avec l'ancienne église vouée au pèlerinage qui la préfigure.
  • L'église Saint-Joseph, œuvre de l'architecte Jacques Laffillée, est construite en 1935. De style néo-byzantin, elle est reconnaissable du fait de ses coupoles et de par son clocher en ciment armé haut de 50 mètres.
  • L'église Saint-Pierre a été édifiée en 1970 par l'architecte prix de Rome André Remondet. En grande partie recouverte d'ardoises, elle marie sa structure moderne avec les bâtiments de béton qui l'entourent.
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Chapelles catholiques remarquables[modifier | modifier le code]

La chapelle du couvent des Réparatrices
  • L'ancien couvent des Réparatrices, à la chapelle imposante, abrite aujourd'hui l'École Nationale de Musique et de Danse et allie ainsi architecture ancienne et architecture contemporaine.
  • La chapelle Saint-Louis-de-Gonzague, à l'architecture classique, accompagne l'implantation d'un collège de Jésuites (actuel Lycée Louis-Barthou). Commencée dans les années 1660, elle n'est achevée qu'en 1851.
  • Ancien lieu de culte des Ursulines de Pau, la Chapelle de Notre-Dame-du-bout-du-Pont construite en 1872 a été déplacée en 1932. Le couvent des Ursulines devait, en effet, être démoli pour laisser place au Palais des Pyrénées sur l'actuelle Place Clemenceau. La chapelle a été démontée pierre par pierre (chacune étant numérotée) puis réédifiée sur son emplacement actuel, de l'autre côté du gave de Pau.
  • La chapelle du château de Pau, visible de l'entrée principale, est attenante au donjon de briques.

Églises anglicanes et temples protestants[modifier | modifier le code]

  • Répondant à la demande des résidents anglais, la Christ Church est bâtie sur la rue Serviez de 1837 à 1841. Depuis, elle est devenue un temple réformé.
  • De même, l’église anglicane Saint Andrew est édifiée en 1866. Son presbytère est connu pour être façonné selon le goût local, la façade étant parsemée de galets du gave.
  • Le cinéma Le Mélies a été aménagé dans un ancien lieu de culte, une église presbytérienne écossaise.

Autres édifices religieux[modifier | modifier le code]

  • Pau compte encore une église russe orthodoxe, une mosquée, une synagogue et un certain nombre de plus petites églises telle que Saint-Jean-Baptiste, Sainte-Bernadette, Sainte-Thérèse...

Monuments civils[modifier | modifier le code]

Jusqu'au XVIIIe siècle[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Château de Pau.
  • D'abord tour de guet défensive voulue en contrebas du château par Gaston Fébus, puis un temps dite "tour du Moulin", le canal la longeant actionnant dès le XVe siècle la minoterie du château, la tour de la Monnaie doit aujourd'hui son nom à Henri II d’Albret qui, en 1554, en fait un atelier monétaire. Aujourd'hui prétexte à l'établissement en son sein d'un ascenseur, on y battit monnaie jusqu'à la Révolution.
  • À proximité du château, le Parlement de Navarre, ainsi dénommé, voit ses origines dans le rattachement du Béarn à la couronne de France sous Louis XIII en 1620. Mais, il s'établit, en fait, dans un plus ancien palais de justice qui avait été construit dès 1585 notamment en lieu et place de la maison de l'évêque de Lescar. Incendié en 1716, il est rebâti mais très vite abandonné au profit du palais de justice actuel. Le conseil général s'y est installé et y tient toujours ses sessions.
Article détaillé : Parlement de Navarre (Pau).
Article détaillé : Lycée Louis-Barthou.
  • La maison natale de Bernadotte abrite aujourd'hui un musée en particulier incontournable pour les touristes suédois, elle date du XVIIIe siècle. Ce sous-officier français né à Pau devint général de Napoléon puis roi de Suède sous le nom de Charles XIV.
Article détaillé : Musée Bernadotte.

Au XIXe siècle[modifier | modifier le code]

L'ancien hôtel de Gassion
  • Anciens palaces de la Belle Époque en directe concurrence, l'hôtel de Gassion et l’hôtel de France sont situés sur le boulevard des Pyrénées. L'hôtel de Gassion est situé entre le château de Pau et l'église Saint-Martin, il abrite des appartements désormais. L'hôtel de France est lui situé à l’est de la place Royale, il abrite désormais les services de la communauté d'agglomération de Pau-Pyrénées et est le second centre décisionnel palois.
Article détaillé : Hôtel de Gassion.
  • Le Palais Beaumont, originellement dénommé palais d'Hiver, voit le jour à la fin du XIXe siècle. Mélangeant les styles architecturaux, il est plusieurs fois remanié et doit être réhabilité en 1996 après un demi-siècle d'oubli. Il accueille un casino mais est surtout un centre de congrès, théâtre de diverses manifestations tels des séminaires, des salons...
Article détaillé : Palais Beaumont.
  • Le funiculaire, qui assure la liaison avec la ville-haute, centre historique, accueille depuis 1908 les voyageurs venus de la gare ou repartant vers elle.
Article détaillé : Funiculaire de Pau.
  • Les services municipaux ne s'implantèrent dans les locaux actuels de l'hôtel de ville qu'en 1878. Le bâtiment, situé au nord de la place Royale, est en fait un ancien théâtre datant de 1862, le projet visant à y édifier l'église Saint-Louis lancé en 1685 et relancé en 1788 n'ayant jamais abouti. Ainsi, s'explique la statue de Thalie, muse de la Comédie au front étoilé, qui orne son fronton.
Article détaillé : Hôtel de ville de Pau.
  • Le tourisme climatique ayant eu cours à Pau a permis de laisser comme héritage un ensemble de Villas de prestige. Les riches touristes anglais, américains et russes ont construit des villas afin de permettre leur séjour lors de l'hivernage. Ces bâtisses, de style anglais, ont principalement été construites à la fin du XIXe siècle. Ces villas ont désormais divers usages : hôtel de charme (villa Navarre, manoir anglo-normand édifié entre 1865 et 1870[32]), salle de réception (villa Saint Basil's édifiée en 1889), appartements (Palais Sorrento en 1888), résidence du préfet (villa Sainte Hélène) etc.
  • Le palais de justice actuel, a été édifié sur le territoire de l'ancien couvent des Cordeliers. La place de la Libération participe aujourd'hui à la majesté de ce bâtiment dont la façade est classiquement ornée de colonnes elles-mêmes surplombées d'un fronton en marbre blanc. Sa construction a débuté en 1847.
  • La gare, de style Eiffel, a été inaugurée en 1871 en contrebas du centre-ville.
  • C'est tout naturellement qu'est édifiée progressivement de 1825 à 1875 une caserne à Pau, ville préfectorale proche de la frontière. La caserne Bernadotte, où sont aujourd'hui situées les archives nationales de l'armée de Terre, a ainsi accueilli dès 1830, deux régiments. L'actuelle place de Verdun devenue parking et anciennement dénommée place Napoléon, était, en fait, une zone d'exercices close.
Article détaillé : Caserne Bernadotte.

Du XXe siècle à nos jours[modifier | modifier le code]

Palais des Pyrénées
  • Inauguré en 2000 aux pieds du Parlement de Navarre originel, l'hôtel du Département, édifice de verre sur lequel se reflètent certaines bâtisses du boulevard des Pyrénées, regroupe aujourd'hui la totalité des services administratifs qui lui sont liés.
  • Rénové en 2007, le Centre Bosquet, est un centre commercial à l'architecture contemporaine en plein centre-ville. Empruntant son nom au maréchal Bosquet à la statue toute proche, il a été construit sur l'emplacement de l'ancien hôpital de Pau.
  • Le Palais des Pyrénées, second centre commercial en plein cœur de la ville, a eu une tumultueuse histoire. Sous sa forme actuelle, il semble avoir retrouvé l'esprit de 1808, soit celui du "passage de Napoléon", passage commercial annonçant la "halle moderne" de 1838, détruite au début du XXe siècle. Le Palais des Pyrénées de 1930, ou Palais du Commerce et des Fêtes, fut, lui, un complexe art déco couvert comportant des commerces mais aussi des salles de spectacles, un casino ou encore un mini-golf... Le retour à l'esprit originel commence en 1951 avec la destruction de la couverture de l'allée centrale, les Palois retrouvant la vue sur les Pyrénées. Quatre immeubles sont alors construits par surélévation. C'est, cependant, en 2006 qu'il apparaît, fier de ses auvents de verre et d'acier, sous son apparence actuelle.
  • Les Archives Départementales sont installées, depuis 1971, dans deux bâtiments dont l'un à l'allure particulièrement atypique du fait de ses minuscules fenêtres triangulaires pensées pour protéger au mieux les documents conservés.
  • Les Archives Communautaires de l'Agglomération de Pau-Pyrénées sont regroupées, depuis mars 2011, dans les bâtiments de l'ancienne Usine des Tramways (sur le site de ce qui fut précédemment l'Usine à gaz, comme en atteste la haute cheminée).
  • La Faculté de Lettres et Sciences Humaines et la Maison de l'Agriculture, présentant des architectures similaires datant là encore sûrement de l'orée des années 1970, rompent dans leur ressemblance tant la première semble humblement se fondre dans la végétation alors que la seconde semble vouloir marquer une relative monumentalité.

Espaces bâtis remarquables[modifier | modifier le code]

Places[modifier | modifier le code]

  • Place Clemenceau et le Palais des Pyrénées : place-agora et centre commercial-rue;
  • Place d'Espagne : rassemblant des bâtiments à l'architecture contemporaine ainsi que le centre commercial Bosquet ;
  • Place des sept cantons : qui joint non pas 7 mais 6 rues ;
  • Place des États : carrefour de transhumances jusqu'à la Renaissance dans le quartier du château de Pau ;
  • Place Gramont : ensemble architectural du XVIIIe siècle, avec de nombreuses terrasses l'été ;
  • Place Reine-Marguerite : bordée d'arcades à appareillage de galets, elle était autrefois place du marché et on y dressait le gibet et la roue pour les exécutions capitales ;
  • Place Royale : créée par Louis XIV, elle fut aménagée dans sa forme actuelle avec la statue de Henri IV sous le règne de Louis Philippe. Elle accueille notamment l'hôtel de ville de Pau;
  • Place de Verdun: vaste place occupée aujourd'hui par un grand parking gratuit et bordée à l'ouest par la caserne militaire Bernadotte.
  • Place de la Libération : y trônent le palais de justice et l'église Saint-Jacques.

Rues[modifier | modifier le code]

  • Le boulevard des Pyrénées, créé sur l'initiative de Napoléon Ier dans le prolongement de la Place Royale est long de 1 800 mètres. Le panorama, au-delà des coteaux de Gelos et de Jurançon, s'étend du pic d'Anie (2 504 mètres) au pic du Midi de Bigorre (2 865 mètres) — surmonté d'un observatoire astronomique réputé mondialement pour la qualité de ses photographies solaires et planétaires (la Nasa s'en servit pour préparer les missions Apollo) — et inclut notamment le pic du Midi d'Ossau (2 884 mètres), de nature volcanique et à la forme de croc caractéristique et souvent symbolisée, le Balaïtous (3 146 mètres) et le Vignemale (3 298 mètres), plus haut sommet des Pyrénées françaises. Une des particularités de cette avenue surplombant les Pyrénées est la présence de plaques d'orientation, permettant par un alignement avec le paratonnerre sur la cheminée de l'usine en contrebas, de reconnaître les grands sommets de la chaîne de montagnes ;
Article détaillé : Boulevard des Pyrénées.
  • La rue du Maréchal-Joffre relie le quartier du Château à la place Clemenceau, elle s'est tout d'abord nommée "Grande rue" et permit à la fin du Moyen Âge à Pau de s'étendre à l'Est. La rue assure la circulation autant qu’elle distribue l’habitat. Les hôtels des parlementaires et notables des différentes époques y exposent leur plus belle façade ou ménagent une entrée plus discrète en fond de cour. Les immeubles de rapport, plus modestes mais tout aussi nombreux, rythment les îlots par la succession de leurs travées. Le passé commerçant est rappelé par la présence des arcades de la place de la Vieille-Halle (place Reine-Marguerite). La rue du Maréchal-Joffre est désormais entièrement piétonnière et pavée après des travaux entrepris entre 2011 et 2012.
Article détaillé : Rue du Maréchal-Joffre (Pau).

Quartiers typiques[modifier | modifier le code]

Le quartier du château sous la pluie
  • Le quartier du Château : quartier historique de Pau aux ruelles étroites et anciennes donnant toujours au quartier un aspect médiéval. On y trouve de très bonnes tables.
  • Le Hédas : quartier ancien et populaire, jadis celui des artisans ; il est bâti dans un ravin qu'auparavant traversait un ruisseau, au cœur de la ville historique.
Article détaillé : Quartier du Hédas.
  • Trespoey : quartier très arboré, abritant de nombreuses villas de style anglais du XIXe siècle; il est le quartier de la ville le plus bourgeois, historiquement huppé. Les plus prestigieux hôtels de la ville y sont désormais installés, (la Villa Navarre, le Beaumont).
Article détaillé : Trespoey.

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

Parcs et jardins[modifier | modifier le code]

Jardin du château

Pau est aussi une ville verdoyante : plus de 750 hectares sont occupés par les espaces verts, avec de nombreuses espèces rares et exotiques. Cela vaut à Pau d'être classée "4 fleurs" par les Villes et Villages Fleuris[33]. Dans certains quartiers, par exemple Trespoey, les villas baignent dans la végétation. Pau est ainsi l'une des villes européennes qui comptent le plus de m² de verdure par habitant (80 m2/hab) :

  • Parc Beaumont avec lac, rivière et cascade, nombreux massifs de fleurs, vaste rocaille et roseraie. Les 12 ha du parc en forme de ballon de rugby abritent 110 essences d'arbres. Certains sujets sont « remarquables » par leur taille, leur âge ou leur rareté : cyprès chauve de Louisiane, plaqueminier de Virginie, Séquoia géant...
  • Parc Lawrence, parc aux arbres centenaires, qui abrite une des nombreuses villas anglaises du XIXe siècle de Pau. ;
  • Domaine national du château de Pau, composé d'un jardin Renaissance avec plantes médicinales et d'un parc
  • Sentiers du Roy, reliant la ville haute à la ville basse ;
  • Jardins Johanto, sur les contreforts du boulevard des Pyrénées, avec ses nombreux et vigoureux palmiers ;
  • Jardins contemporains de l'Hôtel du département, ville basse ;
  • Berges du gave de Pau à Billère et Jurançon, en aval du Pont d'Espagne et du Stade d'eaux vives.
  • Square Besson, proche du Conservatoire de musique et de danse avec notamment des séquoias sempervirens
  • Jardin de Kofu, petit jardin japonais inauguré en 2005 avec des plans fournis par les jardiniers de la ville de Kofu
  • Parc en ciel, inauguré en 2013 dans le quartier du Hameau

Horizons Palois[modifier | modifier le code]

Cette notion d'Horizons Palois fait référence à la volonté de protection des éléments majeurs qui structurent la vue si particulière depuis Pau sur son environnement naturel. La vue depuis les hauteurs de Pau englobe les saligues du gave de Pau puis les coteaux de Jurançon et enfin la chaîne des Pyrénées. 17 sites ont ainsi été inscrits en 1944 au titre des Horizons Palois, afin de les protéger de toute construction ou altération pouvant détériorer le panorama extraordinaire qui est notamment visible depuis le boulevard des Pyrénées et le château. La ville de Pau a engagé depuis plusieurs années une réflexion autour d'une candidature des Horizons au titre du patrimoine mondial de l'Unesco[34]. Il s'agirait ainsi d'accentuer la protection du panorama mais également d'améliorer la renommé de ce site auprès du grand public.

Article détaillé : Horizons Palois.

Labels[modifier | modifier le code]

  • Ville d'art et d'histoire depuis 2011 ;
  • Dans son palmarès 2012, le Conseil National des Villes et Villages Fleuris de France a attribué quatre fleurs à la commune au Concours des villes et villages fleuris[35] (depuis 1983) ;
  • Ville Amie des Enfants UNICEF ;
  • TOP COM d'or pour son site Internet en 2006, prix qui récompense chaque année les meilleures actions de communication ;

Personnalités célèbres[modifier | modifier le code]

Nés à Pau[modifier | modifier le code]

Il existe une catégorie consacrée à ce sujet : Naissance à Pau.
Henri IV, roi de France.
Charles Jean Bernadotte, roi de Suède.
Tony Estanguet, triple champion olympique de slalom.

Décédés à Pau[modifier | modifier le code]

Il existe une catégorie consacrée à ce sujet : Décès à Pau.

Autres[modifier | modifier le code]

L'émir AbdelKader, chef politique et militaire algérien

Galerie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Notice du Sandre sur Pau, consultée le 21/07/09
  2. Alexander Taylor, De l'influence curative du climat de Pau et des eaux minérales des Pyrénées sur les maladies, contenant des notices descriptives sur la géologie, la botanique, l'histoire naturelle, les exercices de montagne, les antiquités locales et leurs principaux établissements thermaux.
  3. MétéoStats - normales 1981-2010.
  4. Michel Grosclaude, Dictionnaire toponymique des communes du Béarn, 2006, p. 304
  5. Sous la direction de Pierre Tucoo-Chala, Histoire de Pau, Éditions Privat, Toulouse, 1989, collection Univers de la France, ISBN 2-7089-8238-9, p. 11-15
  6. http://flagspot.net/flags/fr-bearn.html
  7. Un des fonds les plus riches de la bibliothèque de Pau est le Fonds anglais (9 000 vol.), hérité de l’ancienne English Library de Pau. De nombreuses éditions du XIXe siècle aux cartonnages et illustrations remarquables. Ce fonds doit faire l’objet d’un catalogue complet et d’une mise en valeur par le biais de publications et d’expositions.
  8. http://www.larepubliquedespyrenees.fr/2012/12/01/la-basse-ville-de-pau-toute-une-histoire-a-redecouvrir,1108106.php La basse ville de Pau, toute une histoire à redécouvrir
  9. http://www.fondation-patrimoine.org/fr/aquitaine-2/tous-les-projets-166/detail-ancienne-usine-de-production-electrique-des-tramways-a-pau-2758 Ancienne usine de production électrique des Tramways à Pau
  10. Jean Touyarot, L'Hôtel des ombres, Seuil,‎ 2011, 220 p.
  11. Voir l'explication des aboutissants de la conférence dans Hugues Tertrais, la piastre et le fusil. Le coût de la guerre d’Indochine, 1945-1954. Paris : ministère de l'Économie, des Finances et de l'Industrie, Comité pour l'histoire économique et financière de la France, 2002, p. 95-102
  12. http://www.linternaute.com/ville/ville/elections-municipales/913/pau.shtml
  13. Cellule informatique préfecture 64, « Base communale des Pyrénées-Atlantiques - Intercommunalité » (consulté le 18 juin 2014)
  14. http://www.pau.fr/130-cooperation-et-jumelages.htm
  15. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  16. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  17. (en) http://en.wikipedia.org/wiki/Saint-Cricq_High_School
  18. Pau : la clinique Marzet est rachetée par la polyclinique de Navarre
  19. Site de l'Ostau Bearnés
  20. Musées à Pau Pyrénées - Site officiel du tourisme et des congrès de Pau
  21. Louis Sallenave, Un siècle à Pau et en Béarn,‎ Presse et éditions de l'Adour, p. 2000
  22. Site du Carnaval Biarnes
  23. Site d'Hestiv'Oc
  24. [1]
  25. « Shock of Street, première association de Parkour à Pau »
  26. Pyrénéa Sports
  27. Pyrénéa
  28. http://www.agglo-pau.fr/au-quotidien/cuisine-communautaire/70-divers/111-pau-pyrenees-obtient-les-mondiaux-de-canoe-kayak-2017.html Pau obtient les mondiaux de canoë-kayak en 2017
  29. Roger Vincent Aiello, Dans les coulisses d'Elf Aquitaine, Éditions Le Manuscrit,‎ 2010, p. 61
  30. Économie du Béarn et des Pyrénées Atlantiques http://invest.cg64.fr/pageseditos.asp?idpage=406&sX_Menu_selectedID=top_FE166AB3
  31. Classement des autoroutes sur http://www.linternaute.com
  32. a et b Pays basque, Place Des Editeurs,‎ 2013, p. 221
  33. http://www.cnvvf.fr/26692-parcs_et_jardins_pau-47.html
  34. http://www.larepubliquedespyrenees.fr/2011/03/10/le-boulevard-des-pyrenees-de-pau-reve-d-unesco,184081.php
  35. Site des Villes et Villages Fleuris, consulté le 21 février 2013.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]