Gustave Courbet

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Gustave Courbet

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Gustave Courbet photographié par Nadar

Naissance 10 juin 1819
Ornans, Doubs
Décès 31 décembre 1877 (à 58 ans)
La Tour-de-Peilz en Suisse
Nationalité Français Drapeau de la France
Activités Peintre
Formation Classe des beaux arts du Collège Royal de Besançon, Ateliers de Charles de Steuben et Nicolas-Auguste Hesse
Maîtres Charles-Antoine Flajoulot
Charles de Steuben
Nicolas-Auguste Hesse
Mouvement artistique Réalisme (peinture)
Mécènes Alfred Bruyas
Influencé par Diego Vélasquez, Théodore Géricault

Œuvres réputées

Un enterrement à Ornans, L'Atelier du peintre, L'Origine du monde, Bonjour Monsieur Courbet

Signature

Signature de Gustave Courbet

Gustave Courbet, né le 10 juin 1819 à Ornans, près de Besançon (Doubs), et mort le 31 décembre 1877 à La Tour-de-Peilz en Suisse, est un peintre français, chef de file du courant réaliste. Son réalisme fait scandale. Ami de Proudhon et proche des anarchistes, il est l'un des élus de la Commune de Paris de 1871. Accusé d'avoir fait renverser la colonne Vendôme, il est condamné à la faire relever à ses propres frais ; réfugié en Suisse, il meurt avant d'avoir commencé à rembourser.

Biographie[modifier | modifier le code]

Gustave Courbet est issu d’une famille de propriétaires terriens, son père Régis Courbet possède une ferme et des terres au village de Flagey où il élève des bovins et pratique l’agriculture. Gustave naît le 10 juin 1819 à Ornans dans le Doubs, sa mère Sylvie Oudot donne par ailleurs naissance à quatre filles. À l'âge de douze ans, il entre au petit séminaire d’Ornans où il reçoit un premier enseignement artistique avec un professeur de dessin, disciple de la peinture préromantique d'Antoine-Jean Gros. Ensuite, il entre au Collège Royal de Besançon où, dans la classe des beaux-arts, il suit des cours de dessin dans la classe de Charles-Antoine Flajoulot (1774-1840), un ancien élève de Jacques-Louis David. À cette époque, Charles-Antoine Flajoulot était également le directeur de l'École des Beaux-Arts de Besançon[1]. Après des études considérées comme médiocres et qu’il abandonne, il part pour Paris vers la fin de 1839. Logé par son cousin Jules Oudot, il suit des études de droit et parallèlement fréquente l’atelier du peintre Charles de Steuben. Son ami d’enfance Adolphe Marlet l’introduit à l’atelier de Nicolas-Auguste Hesse un peintre d’histoire qui l’encourage dans la voie artistique[2]. Courbet se rend aussi au musée du Louvre pour y étudier les maîtres, en particulier les peintres de l’école espagnole du XVIIe siècle Vélasquez, Zurbaran et Ribera. Il est admiratif du clair-obscur hollandais, de la sensualité vénitienne et du réalisme espagnol. Courbet est un œil, il a un sens unique de l'alchimie visuelle. Il est aussi influencé par les œuvres de Géricault dont il copie une tête de cheval[3].

Début de carrière[modifier | modifier le code]

Autoportrait dit Le Fumeur de pipe (1849)

Le 21 juin 1840, Gustave Courbet est réformé du service militaire. Il s’installe au Quartier latin et occupe son premier atelier rue de la Harpe. Il fréquente l'académie de Charles Suisse, à l'angle du boulevard du Palais et du quai des Orfèvres.

En 1841, Courbet découvre la mer, mais il faut attendre son passage à Montpellier pour qu’il en fasse un sujet pictural. Il préfère les termes « paysage de mer » au trop académique « marine ».

En 1842, il peint un premier autoportrait dit Autoportrait au chien noir (œuvre exposée au Salon de 1844), le chien étant un épagneul qu'il a acquis la même année. D'autres autoportraits suivent, où il se représente en homme blessé ou en homme à la pipe. En 1845, il propose plusieurs toiles pour le Salon, le jury choisit de faire exposer le Guitarrero. Il a une relation avec Virginie Binet dont il a un enfant qu'il ne reconnaît pas.

À cette époque il fréquente la brasserie Andler, 28 rue Hautefeuille, où s'élaboraient les grandes théories et que Champfleury appelait le temple du réalisme. Il y rencontre la bohème parisienne. Courbet est au cœur de l’effervescence artistique et politique. Il se lie avec des artistes qui veulent proposer une alternative à l’antagonisme romantisme-académique (tels que Charles Baudelaire, Hector Berlioz… dont il a fait les portraits). Sous l’impulsion de Champfleury, Courbet jette les bases de son propre style, le réalisme. Il veut s’inspirer des idéaux de la bohème. Champfleury rédige pour le peintre la liste de ses œuvres pour le Salon de 1849.

En août 1849, il fait un voyage en Hollande où il découvre les peintures de Frans Hals et Rembrandt.

Retour à Ornans et premiers chefs-d’œuvre[modifier | modifier le code]

En 1849, Courbet revient à Ornans. Ce retour aux sources va changer sa manière de peindre : il abandonne le style romantique de ses premiers autoportraits et de sa Nuit de Walpurgis. Inspiré par son terroir, il crée un style qu’il qualifie lui-même de réalisme. Sa première œuvre de cette période est Une après-dinée à Ornans tableau exposé au salon de 1849 qui lui vaut une médaille de seconde classe, et qui est remarqué par Ingres et Delacroix. Cette médaille le dispense de l’approbation du jury. Il va s’en servir pour ébranler les codes académiques. Ses paysages, dominés par l’identité de retrait et de solitude, ont une signification quasi autobiographique.

En 1850, il peint Les Paysans de Flagey revenant de la foire, exposé au musée de Besançon. L'œuvre fera scandale.

Il peint Un enterrement à Ornans, tableau ambitieux dont le grand format est habituellement destiné aux tableaux d’histoire, qui représente un enterrement où figurent plusieurs notables d'Ornans et les membres de sa famille. Au salon de 1851 lors de son exposition le tableau fait scandale auprès de la critique de même que ses Casseurs de pierres salué comme la première œuvre socialiste par Proudhon.

En 1852, il décide de se mettre à de grandes compositions de nus en vue de son prochain salon. Après avoir réformé le paysage, les scènes de guerres, le portrait, il s’attache au dernier bastion de l’académie. Les Baigneuses de 1853 a énormément choqué, on voit deux femmes, dont une nue avec un voile. C’est une femme normale (grosse, pas idéalisée), ce qui va choquer la société de l'époque. Les pieds sales de cette femme vont aussi choquer, car à cette époque on liait la saleté du corps à la saleté morale. Les portraits féminins de Courbet ont une trace de sensualité (Jo, La belle Irlandaise maîtresse de Courbet, La Belle Espagnole de 1855, La Mère Grégoire... Tous ces tableaux sont chargés d’exotisme qui célèbre le charme féminin). La Source est l’un des derniers nus de Courbet, fait en 1868. L’Origine du monde de 1866 a un drapé académique, classique et néo-classique.

En 1853, Courbet fait la rencontre déterminante d’Alfred Bruyas (1821-1876), un collectionneur montpelliérain qui lui achète Les Baigneuses et La Fileuse, deux œuvres qui ont fait scandale.

En 1854, Courbet saisit l’âpre beauté des paysages du Languedoc.

En 1855, avec une série d’ambitieux tableaux, Courbet se montre sensible aux traditions (portraits, nature morte) mais aussi aux avancées des jeunes générations (Manet en tête). Il expérimente une carrière de portraitiste mondain, et apprend à s’adapter à la psychologie comme aux exigences de ses modèles, mais Courbet reste maître et inventeur de ses peintures. La série des natures mortes est réalisé en 1862, lorsqu’il séjourne en Saintonge à l’invitation du mécène éclairé Étienne Baudry. Courbet comprend l’importance de ce thème, qui ouvre la voie aux compositions impressionnistes.

En 1859, il découvre les côtes normandes : paysages puissants et tourmentés.

En 1862-1863, il séjourne à Saintes et participe, avec Jean-Baptiste Corot, Louis-Augustin Auguin et Hippolyte Pradelles à un atelier de plein air baptisé « groupe du Port-Berteau » d'après le nom du site des bords de la Charente (dans la commune de Bussac-sur-Charente) adopté pour leurs séances communes de peinture. Une exposition collective réunissant 170 œuvres est présentée au public le 15 janvier 1863 à l’Hôtel de Ville de Saintes[4]. Il peint à Saintes Le retour de la conférence qui fera scandale et sera refusé au Salon.

La Commune et la colonne Vendôme[modifier | modifier le code]

"Autoportrait à Sainte-Pélagie", 1872
la façade de la prison Sainte-Pélagie, rue du Puis-de-l'Ermite à Paris, par Eugène Atget en 1898.Ses idées républicaines et socialistes lui font refuser la Légion d'honneur proposée par Napoléon III. Après la proclamation de la République le 4 septembre 1870, il est nommé président de la commission des musées et délégué aux Beaux-Arts ainsi que président de l'éphémère Fédération des Artistes.

Ami de Proudhon et proche de la Fédération jurassienne de Bakounine, il prend une part active à la Commune de Paris[5]. Aux élections complémentaires du 16 avril 1871, il est élu au Conseil de la Commune par le VIe arrondissement et délégué aux Beaux-Arts[5]. Le 17 avril 1871, il est élu président de la Fédération des artistes. Il fait alors blinder toutes les fenêtres du Louvre pour en protéger les œuvres d’art, mais aussi l’Arc de Triomphe et la Fontaine des Innocents. Il prend des mesures semblables à la manufacture des Gobelins, à celle de Sèvres et fait même protéger la collection de Thiers[5]. Il siège à la commission de l'enseignement et, avec Jules Vallès, vote contre la création du Comité de Salut public, il signe le manifeste de la minorité.

Il propose au Gouvernement de la Défense nationale le déplacement de la Colonne Vendôme, qui évoque les guerres napoléoniennes, aux Invalides. La Commune décide, le 13 avril, d’abattre et non de déboulonner la colonne Vendôme. Courbet en réclame l'exécution, ce qui le désignera ensuite comme responsable de sa destruction. Il démissionne de ses fonctions en mai 1871, protestant contre l'exécution par les Communards de Gustave Chaudey, qui, en tant que maire-adjoint, avait fait tirer sur la foule le 22 janvier 1871. Après la Semaine sanglante il est arrêté le 7 juin 1871 et le 3e conseil de guerre le condamne à six mois de prison — qu'il purgera à Paris, à Versailles et à Neuilly — et à 500 francs d'amende[6].

Son engagement dans la Commune lui valut de la part de nombreux écrivains une hargne d'une violence inouïe ; ainsi, Alexandre Dumas fils osa écrire à son propos  : "De quel accouplement fabuleux d'une limace et d'un paon, de quelles antithèses génésiaques, de quel suintement sébacé peut avoir été générée cette chose qu'on appelle Gustave Courbet ? Sous quelle cloche, à l'aide de quel fumier, par suite de quelle mixture de vin, de bière, de mucus corrosif et d'oedème flatulent a pu pousser cette courge sonore et poilue, ce ventre esthétique, incarnation du Moi imbécile et impuissant"[7].

Mais en mai 1873, le nouveau président de la République, le maréchal de Mac-Mahon, décide de faire reconstruire la colonne Vendôme aux frais de Courbet (soit plus de 323 000 francs selon le devis établi). Il est acculé à la ruine après la chute de la Commune, ses biens mis sous séquestre, ses toiles confisquées. Il s'exile en Suisse, à La Tour-de-Peilz, près de Vevey. Il participe le 1er août 1875, à un congrès de la Fédération Jurassienne à Vevey[5]. Courbet obtient de payer près de 10 000 francs par an pendant 33 ans, mais mourra avant d'en avoir payé la première traite.

« Je me suis constamment occupé de la question sociale et des philosophies qui s'y rattachent, marchant dans ma voie parallèlement à mon camarade Proudhon. (...) J'ai lutté contre toutes les formes de gouvernement autoritaire et de droit divin, voulant que l'homme se gouverne lui-même selon ses besoins, à son profit direct et suivant sa conception propre »[8].

Le séjour en Suisse (1873-1877)[modifier | modifier le code]

Buste en marbre de Gustave Courbet - par Jules Dalou en 1887 - Musée des Beaux-Arts de Besançon

Après quelques semaines passées dans le Jura (Le Locle, La Chaux-de-Fonds), à Neuchâtel, à Genève et dans le canton du Valais, Courbet se rend compte que c'est sur la Riviera lémanique, grâce aux nombreux étrangers qui y séjournent, qu'il aura le plus de chance de nouer des contacts et de trouver d'éventuels débouchés pour sa peinture. Il loge brièvement à Veytaux (château de Chillon), Clarens et Montreux, puis jette son dévolu sur la petite bourgade de La Tour-de-Peilz (au bord du lac Léman) et s'installe, en compagnie de Cherubino Pata, dans une maison au bord du lac, du nom de Bon-Port, qui devient le port d'attache des dernières années de sa vie. De là, il circule beaucoup, et les rapports que des espions (infiltrés jusque parmi la colonie des proscrits de la Commune de Paris) envoient à la police française nous renseignent sur ses nombreux contacts et ses innombrables déplacements (Genève, Fribourg, la Gruyère, Interlaken, Lucerne, Martigny, Loèche-les-Bains, La Chaux-de-Fonds, etc.).

Durant les premières années de son exil, il écrit à sa sœur en 1876 :

« Ma chère Juliette, je me porte parfaitement bien, jamais de ma vie je ne me suis porté ainsi, malgré le fait que les journaux réactionnaires disent que je suis assisté de cinq médecins, que je suis hydropique, que je reviens à la religion, que je fais mon testament, etc. Tout cela sont les derniers vestiges du napoléonisme, c'est le Figaro et les journaux cléricaux. »

Il peint, sculpte, expose et vend ses œuvres ; il organise sa défense face aux attaques du gouvernement de l'« Ordre moral » et veut obtenir justice auprès des députés français ; il participe à de nombreuses manifestations (fêtes de gymnastique, de tir et de chant) ; il est accueilli dans de nombreux cercles démocratiques confédérés et dans les réunions de proscrits. Comme par le passé, il organise sa propre publicité et entretient des rapports sociaux tant dans les cafés qu'avec les représentants de l'establishment du pays qui l'accueille.

Il reçoit des encouragements de l'étranger : en 1873, invité par l'association des artistes autrichiens, il expose 34 tableaux à Vienne en marge de l'Exposition universelle ; le peintre James Whistler le contacte pour exposer des œuvres à Londres ; aux États-Unis, il a sa clientèle et il expose régulièrement à Boston depuis 1866. Plusieurs peintres du pays lui rendent fréquemment visite à La Tour et peignent à ses côtés (Auguste Baud-Bovy, Francis Furet, François Bocion) ou présentent leurs tableaux dans les mêmes expositions (Ferdinand Hodler)[9]. Des marchands, comme l'ingénieur exilé Paul Pia à Genève, proposent régulièrement à la vente des œuvres du peintre franc-comtois. La demande de tableaux était tellement importante depuis 1872 que Courbet ne pouvait suivre et s'était assuré la collaboration d'« aides » qui préparaient ses paysages. Courbet ne faisait aucun mystère de ce mode de production. On sait, en outre, que Courbet n'hésitait pas à signer de temps à autre un tableau peint par l'un ou l'autre de ses collaborateurs[10].

Le château de Blonay (c 1875)

Il travaille simultanément pour madame Arnaud de l'Ariège dans son château des Crètes à Clarens et donne des tableaux pour des tombolas de sinistrés et d'exilés. Il réfléchit à un projet de drapeau pour le syndicat des typographes à Genève, et exécute le portrait d'un avocat lausannois, le député radical Louis Ruchonnet (futur conseiller fédéral) ; il converse avec Henri Rochefort et madame Charles Hugo à La Tour-de-Peilz et, quelques jours après, il joue le rôle de porte-drapeau d'une société locale lors d'une fête de gymnastique à Zurich. Son œuvre n'échappe pas non plus à ce continuel va-et-vient entre une trivialité proche du kitsch et un réalisme poétique. Cette production inégale n'est pas limitée à la période d'exil, mais elle s'accentue depuis la menace qui pèse sur le peintre de devoir payer les frais exorbitants de reconstruction de la Colonne, l'entraînant à produire de plus en plus. Cela a incité de nombreux faussaires à profiter de la situation et, déjà du vivant de l'artiste, le marché de l'art a été envahi d'œuvres attribuées à Courbet, dont il est difficile d'apprécier l'originalité[10].

Les circonstances (guerre et exil), les procès, l'étroitesse de l'espace culturel du pays qui accueille le peintre, l'éloignement de Paris sont autant de facteurs qui ne l'incitent guère à réaliser des œuvres de l'importance de celles des années 1850. Dans ce contexte défavorable, Courbet a la force de peindre des portraits de grande qualité (Régis Courbet père de l'artiste, Petit-Palais, Paris), des paysages largement peints (Léman au coucher du soleil du musée Jenisch à Vevey et du musée des Beaux-Arts à Saint-Gall), quelques Château de Chillon (comme celui du musée Gustave-Courbet à Ornans). Il s'attaque en 1877, en prévision de l'Exposition universelle de l'année suivante, à un Grand panorama des Alpes (The Cleveland Museum of Art) resté partiellement inachevé. Il aborde également la sculpture, les deux réalisations de ces années d'exil sont, la Dame à la mouette et Helvétia.

Par solidarité avec ses compatriotes exilés de la Commune de Paris, Courbet refusa toujours de retourner en France avant une amnistie générale. Sa volonté fut respectée, et son corps fut inhumé à La Tour-de-Peilz le 3 janvier 1878, après son décès survenu le 31 décembre 1877. Sa dépouille a été transférée à Ornans en 1919.

Dans Le Réveil du 6 janvier 1878, Jules Vallès rend hommage au peintre et à « l'homme de paix » :

« [...] Il a eu la vie plus belle que ceux qui sentent, dès la jeunesse et jusqu'à la mort, l'odeur des ministères, le moisi des commandes. Il a traversé les grands courants, il a plongé dans l'océan des foules, il a entendu battre comme des coups de canon le cœur d'un peuple, et il a fini en pleine nature, au milieu des arbres, en respirant les parfums qui avaient enivré sa jeunesse, sous un ciel que n'a pas terni la vapeur des grands massacres, mais, qui, ce soir peut-être, embrasé par le soleil couchant, s'étendra sur la maison du mort, comme un grand drapeau rouge. »

Demande de transfert au Panthéon[modifier | modifier le code]

En 2013, un dossier plaidant pour le transfert de la dépouille de Gustave Courbet (conservée dans le cimetière d’Ornans depuis 1919) vers le Panthéon est déposé par le psychiatre Yves Sarfati auprès du président des Centre des monuments nationaux Philippe Bélaval. La proposition d’hommage posthume à l’artiste apparaît lors du colloque Transferts de Courbet[11] à Besançon en 2011 (publication aux Presses du réel en 2013). Il est appuyé par une tribune de Thomas Schlesser dans le Quotidien de l’art du 25 septembre 2013 (numéro 250), où il est affirmé que « la République a une dette envers sa mémoire »[12] ; puis par une tribune dans la rubrique « idées » du Monde.fr d’Yves Sarfati et de Thomas Schlesser, où il est dit qu’ « en honorant Courbet, c'est l'engagement républicain et la justice, que l'on honorerait », qu’ « en honorant Courbet, c'est le monde d'aujourd'hui et celui des Beaux-arts, que l'on honorerait » et qu’ « en honorant Courbet, c'est la Femme, avec un grand F, que l'on honorerait. »[13] Parmi les membres du comité de soutien à la panthéonisation de l’artiste, on trouve[14] : Nicolas Bourriaud, Annie Cohen-Solal, Georges Didi-Huberman, Xavier Douroux, Romain Goupil, Catherine Millet, Orlan, Alberto Sorbelli...

L'interprétation de Courbet[modifier | modifier le code]

Courbet et les critiques de son temps[modifier | modifier le code]

Gustave Courbet poussant une "colonne Rambuteau" (un urinoir), caricature publiée par Le Père Duchêne illustré

Rares sont les artistes qui ont, davantage que Courbet, construit leur carrière grâce à la stratégie du scandale. Plusieurs événements jalonnent clairement cette construction : le Salon de 1850-1851, l'exposition de La Baigneuse au Salon de 1853 — qui suscite un emportement critique sans précédent dans la plupart des périodiques de l'époque — l’érection du Pavillon du réalisme en 1855, l’élaboration de l’œuvre Le Retour de la conférence en 1863, et l’engagement en 1871 dans la Commune de Paris. Plusieurs ouvrages ont étudié cet aspect de provocation calculée et prise aux rets des discours et conflits du temps[15]. Les critiques ont interprété les œuvres du peintre de manière parfaitement antinomique, nourrissant l’image d’un peintre insoumis et frondeur. Ainsi, tandis que les détracteurs (Edmond About, Charles Baudelaire, Cham, Théophile Gautier, Gustave Planche…) stigmatisent une peinture réaliste qui corrompt l’ordre du monde et le précipite vers le déclin en promouvant la laideur et le vice, ses défenseurs (Alfred Bruyas, Pierre-Joseph Proudhon, Émile Zola) considèrent qu’elle est plus sincère, capable de véhiculer esprit d’indépendance, liberté et progrès. Certains historiens poussent la réflexion jusqu’à imaginer que cet espace de débat serait un espace démocratique, dans le sens où l’entend le philosophe Claude Lefort, dans la mesure où il institue un conflit d’opinions autour de sa peinture[16].

Études sur Courbet[modifier | modifier le code]

Si Courbet a fait couler beaucoup d’encre en son temps, il continue à captiver la communauté scientifique. La rétrospective organisée en 2007-2008 au Grand Palais, et relayée par un colloque au musée d'Orsay, a rendu plus sensible la diversité de la production du peintre, mêlant les toiles destinées — en leur temps — à une réception publique et les toiles réservées aux intérieurs des collectionneurs.

On doit à la critique américaine deux ouvrages décisifs sur le peintre : Une image du peuple. Gustave Courbet et la révolution de 1848 (1973), de Timothy Clark ; ainsi que Le Réalisme de Courbet (1997), de Michael Fried. À la vision éminemment politique de Clark, Fried oppose une lecture aux confins de la phénoménologie et de la psychanalyse, où il développe, à propos de Courbet, sa théorie de l'absorbement du peintre dans la toile.

En France, on peut citer parmi les études récentes : la monographie de Ségolène Le Men, Gustave Courbet (2007), et l'essai de Thomas Schlesser, Réceptions de Courbet, qui permet de cerner la complexité du réalisme courbetien, saisi sous l'angle des idées politiques du temps.

Technique et sources d'inspiration[modifier | modifier le code]

Gustave Courbet enduisait sa toile d’un fond sombre, presque noir, à partir duquel il remontait vers la clarté. Cette technique est, peut-être, en train de condamner les œuvres de Courbet. En effet, ce goudron tend, avec le temps, à remonter à travers la peinture et à assombrir dangereusement les tableaux.

Courbet a parfois recours à la photographie, en particulier dans la représentation du nu féminin : comme Eugène Delacroix avant lui, il utilise des clichés à la place des traditionnelles séances de pose assurées par des modèles vivants. Ainsi, la figure centrale des Baigneuses (1853) s'inspire d'un cliché du photographe Julien Vallou de Villeneuve. De même, l'Origine du monde rappelle, par son cadrage serré, les stéréophotographies pornographiques d'Auguste Belloc.

Quelques œuvres[modifier | modifier le code]

  • La Biche morte, musée d'Oran  : volée en 1986, aurait été retrouvée en 2001[17]
  • L'Enfant et la Vierge, musée d'Oran ; également volé en 1986, ces deux œuvres sont recherchées par interpol.
  • Portrait de Régis Courbet, vers 1840, huile sur toile, 73 × 59,5 cm, collection particulière
  • L'Embouchure de la Seine, 1841, palais des Beaux-Arts de Lille
  • Autoportrait au chien noir, 1842, huile sur toile, 27 × 23 cm, Pontarlier, musée de Pontarlier
  • Portrait de Paul Ansout, 1842-1843, huile sur toile, 81 × 62,5 cm, Dieppe, château-musée de Dieppe
Autoportrait dit Le Désespéré (1843-1845)
  • Portrait de l'artiste dit Le Désespéré, 1843-1845, huile sur toile, 45 × 54 cm, collection particulière
  • Courbet au chien noir, 1842-1844, huile sur toile, 46 × 56 cm, Paris, musée du Petit Palais
  • Les Amants Heureux, 1844, huile sur toile, musée des beaux-arts de Lyon
  • Les Amants dans la campagne, 1844, huile sur toile, 77 × 60 cm, Lyon, musée des beaux-arts de Lyon
  • Le Coup des dames, 1844, huile sur toile, 25 × 34 cm, Caracas, coll. Adolfo Hauser
  • Loth et ses filles, 1844, huile sur toile, 89 × 116 cm, collection particulière
  • Le Hamac, 1844, huile sur toile, 71 × 97 cm, Winterthur, coll. Oskar Reinhart
  • Portrait de Juliette Courbet, 1844, huile sur toile, 72 × 62 cm, Paris, musée du Petit Palais
  • Jeune homme dans un paysage dit Le Guitarrero, 1844, huile sur toile, 55 × 41 cm, collection particulière
  • La Bacchante, entre 1844 et 1847, huile sur toile, Fondation Rau, Cologne
  • Jeune fille à la balançoire ou Sara la Baigneuse, 1845, huile sur bois, 69 × 52 cm, Nantes, musée des beaux-arts de Nantes
  • Le Sculpteur, 1845, huile sur toile, 55 × 41 cm, collection particulière
  • Portrait de l'artiste dit L'Homme à la ceinture de cuir, 1845-1846, huile sur toile, 100 × 82 cm, Paris, musée d'Orsay
  • Portrait de H. J. Van Wisselingh, 1846, huile sur toile, 57,2 × 46 cm, Fort Worth, Tx, Kimbell Art Museum
  • Portrait d'Urbain Cuenot, 1846, huile sur toile, 55,5 × 46,5, Ornans, musée Courbet
  • Sentier enneigé en forêt, huile sur toile, Châlons en Champagne, musée des Beaux-Arts et d'Archéologie de Châlons-en-Champagne
  • Portrait de Baudelaire, vers 1848, huile sur toile, 54 × 65 cm, Montpellier, musée Fabre
  • L'Homme à la pipe (autoportrait), 1848-1849, huile sur toile, 45 × 37 cm, Montpellier, musée Fabre
  • Les Casseurs de pierres, 1849, 159 × 259 cm. Détruit pendant les bombardements alliés sur la ville de Dresde en février 1945 (le tableau se trouvait à la Gemäldegalerie).
  • Le Casseur de pierres, 1849, 45 × 54,5 cm, version avec un seul personnage (le vieux), Milan, collection particulière
  • L'Après-dînée à Ornans 1848-49, huile sur toile, 195 × 257 cm, palais des Beaux-arts, Lille
  • Un enterrement à Ornans, 1850, musée d'Orsay, Paris, à son sujet, le critique parisien Champfleury avait écrit « C'est toute la laideur de la province »
Lutteurs (1853). Musée des beaux-arts de Budapest
L'Origine du monde (1866). Musée d'Orsay
  • Mer calme, 1869, 59,7 × 73 cm, Metropolitan Museum of Art, New York
  • La Falaise d'Étretat, après l'orage, (1869), 162 × 133 cm.
  • La Falaise d'Étretat, 1869, huile sur toile, 93 × 114 cm, Wuppertal, Von der Heydt-Museum
  • L'Hiver, 1868, 61 × 81 cm, collection privée, France
  • Portrait de Chenavard, 1869, huile sur toile, 54 × 46 cm, Lyon, musée des beaux-arts de Lyon
  • La Truite, gonflée et blessée est une allusion à la destinée de l'artiste, 1871, huile sur toile,52,5 × 87 cm, Zurich, Kunsthaus Zürich
  • Portrait de l'artiste à Sainte-Pélagie, vers 1872, huile sur toile, 92 × 72 cm Ornans, musée Courbet
  • Pommes rouges au pied d'un arbre, 1871-1872, huile sur toile, 50,5 × 61,5 cm, Munich, Bayerische Staatsgemäldesammlungen
  • Les amoureux dans la campagne, 1873, ( 65 × 81 cm ) musée Gustave-Courbet, Ornans
  • Le Château de Chillon, 1874, 80 × 100 cm, musée Gustave-Courbet, Ornans
  • Coucher de soleil sur le Léman, 1874, 55 × 65 cm, musée Jenisch, Vevey
  • La Vigneronne de Montreux , 1874, 100 × 81,5 cm, musée cantonal des Beaux-arts, Lausanne
  • Le Lac Léman soleil couchant, vers 1876, huile sur toile, 74 × 100 cm, Saint-Gall, Kunstmuseum
  • Grand panorama des Alpes, la Dent du Midi, 1877, huile sur toile, 151 × 203 cm, Cleveland, OH, Cleveland Museum of Art

Galerie[modifier | modifier le code]

Quelques œuvres de Gustave Courbet.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Michel Ragon, Gustave Courbet, peintre de la liberté, Paris, Fayard, 2004, p. 11. Courbet ne fut pas élève à l'École des Beaux-Arts de Besançon
  2. Ibid., p. 13-14.
  3. Ibid., p. 15.
  4. Roger Bonniot, Gustave Courbet en Saintonge : 1862-1863, Paris, C. Klincksieck, 1973. (ISBN 2-252-01447-4). Une rétrospective a été consacrée à l'activité du quatuor par l'exposition Autour de Courbet en Saintonge - Courbet, Corot, Auguin, Pradelles présentée du 9 juin au 16 septembre 2007 au Musée de l'Échevinage de Saintes.
  5. a, b, c et d Dictionnaire des anarchistes, « Le Maitron » : notice biographique.
  6. Denyse Dalbian, « Gustave Courbet et la colonne Vendôme », in Histoire pour tous no 137, septembre 1971.
  7. Paul Lidsky, Les écrivains contre la Commune, Paris, François Maspero,‎ 1970, 180 p.
  8. Extrait d'un discours de Courbet adressé au rédacteur en chef du journal Le Rappel, le 15 avril 1871. Cité in Michèle Haddad, Courbet, Paris, Éditions Jean-Paul Gisserot, 2002, p. 122.
  9. Matthias Fischer, Der junge Hodler. Eine Künstlerkarriere 1872-1897, Wädenswil: Nimbus, 2009, p. 57-80 ; informations sur les expositions et des œuvres d’art exposées de Courbet en Suisse de 1874 à 1877.
  10. a et b Cf. Pierre Chessex, Courbet et la Suisse, catalogue d'exposition, Château de la Tour-de-Peilz, 24 juillet-26 septembre 1982, s. l., s.n., 1982.
  11. Table ronde : « Au grand homme. Quelle patrie ? Quelle reconnaissance ? » Kursaal, Besançon, le 9 septembre 2011 in Yves Sarfati (dir.), Transferts de Courbet, Dijon, Presses du réel, 2013, p. 355-383.
  12. Thomas Schlesser in le Quotidien de l’art, 25 septembre 2013, numéro 250, p. 8.
  13. Yves Sarfati et Thomas Schlesser, « Pour que le Panthéon honore Courbet », sur lemonde.fr, 7 novembre 2013.
  14. Ibid.
  15. Voir notamment : Thomas Schlesser, Réceptions de Courbet, fantasmes réalistes et paradoxes de la démocratie, Dijon, Les Presses du réel, 2007.
  16. Voir Ibid. p. 245.
  17. http://www.elwatan.com/Sur-les-traces-de-La-biche-morte
  18. http://www.lemonde.fr/culture/article/2013/03/06/le-chene-de-flagey-retrouve-ses-racines_1843903_3246.html

Sources[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Catalogue raisonné[modifier | modifier le code]

  • Robert Fernier, La vie et l'œuvre de Gustave Courbet, Catalogue raisonné, Lausanne et Paris, la Bibliothèque des arts, 2 volumes, 1977-1978.

Catalogues d'exposition[modifier | modifier le code]

  • Denis Coutagne (dir.), Courbet-Cézanne : la vérité en peinture, catalogue d'exposition, Ornans, Musée Gustave Courbet, 29 juin-14 oct. 2013, Lyon, Fage, 2013.
  • Collectif, Gustave Courbet et la Belgique. Réalisme de l'art vivant à l'art libre, catalogue d'exposition, Bruxelles, Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique, 7 mai - 11 août 2013, Éd. Milan, SilvanaEditoriale, 2013.
  • Collectif, Les chasses de Monsieur Courbet, catalogue d'exposition, Ornans, Musée Gustave Courbet, 24 nov.-25 février 2012, Ornans, Besançon, Musée Gustave Courbet, Éd. du Sekoya, 2012.
  • Frédérique Thomas-Maurin, Julie Delmas (dir.), Courbet Clésinger, œuvres croisées, catalogue d'exposition, Ornans, Musée Gustave Courbet, 2 juill.-3 oct. 2011, Ornans, Besançon, Musée Gustave Courbet, Éd. du Sekoya, 2011.
  • Noël Barbe et Hervé Touboul (dir.),Courbet-Proudhon. L'art et le peuple, Saline Royale d'Arc-et-Senans, 4 juin-6 septembre 2010, Besançon, Éd. du Sekoya, 2010.
  • Collectif, Gustave Courbet, catalogue d'exposition, Paris, Galeries nationales du Grand Palais, 13 oct. 2007-28 janvier 2008 ; The Metropolitan Museum of Art, New York, 27 fév. - 18 mai 2008 ; Musée Fabre, Montpellier, 14 juin - 28 septembre 2008, Paris, Réunion des musées nationaux, 2007.
  • Laurence Des Cars, Courbet et la Commune, catalogue d'exposition, Paris, Musée d'Orsay, 13 mars- 11 juin 2000, Paris, RMN, 2000.
  • Sarah Faunce, Linda Nochlin, Courbet considered, catalogue d'exposition, Brooklyn Museum, 4 nov.1988- 16 janvier 1989 ; Minneapolis Institute of Arts, 18 fév. - 30 avr.1989, Brooklyn, Brooklyn Museum, 1988.
  • Collectif, Courbet à Montpellier, catalogue d'exposition, Montpellier, Musée Fabre, 5 nov. - 25 décembre 1985, Musée Fabre, Montpellier, 1985.
  • Pierre Chessex, Courbet et la Suisse, catalogue d'exposition, Château de la Tour-de-Peilz, 24 juillet-26 septembre 1982, s. l., s.n., 1982.
  • Hélène Toussaint, Marie-Thérèse Forges (dir.), Gustave Courbet : 1819-1877, catalogue d'exposition, Paris, Galeries nationales du Grand Palais, 30 septembre 1977-2 janv.1978, Londres, Royal academy, 18 janv.-19 mars 1978, Paris, Éd. des musées nationaux, 1977.
  • Marie-Thérèse Forges, Lola Faillant-Dumas (dir.), Autoportraits de Courbet, catalogue d'exposition, Paris, Musée du Louvre, 1973, Paris, Éd. des musées nationaux, 1973.
  • Michel Laclotte, Palma Bucarelli, Hélène Toussaint, Gustave Courbet (1819-1877), catalogue d'exposition, Rome, Villa Medicis, 28 oct. 1969 - 6 juin 1970, Rome, De Luca, 1969.
  • Collectif, Courbet dans les collections privées françaises, catalogue d'exposition, Paris, galerie Claude Aubry, 5-mai - 25 juin 1966, Paris, Imprimerie Union, 1966.
  • Hugo Wagner, Gustave Courbet, catalogue d'exposition, Berne, Kunstmusuem, 22 sept. - 18 novembre 1962, Berne, Kunstmuseum, 1962.
  • Gaston Delestre (dir.), Gustave Courbet, 1819-1877, catalogue d'exposition, Londres, galerie Marlborough, mai-juin 1953, Londres, Malborough, 1953.
  • Jean Vergnet-Ruiz (dir.), Exposition Gustave Courbet, catalogue d'exposition, Besançon, Musée des Beaux-Arts, 23 août - 10 oct. 1952, Besançon, Musée des Beaux-Arts, 1952.
  • Alfred Daber, Courbet, exposition du 130e anniversaire de sa naissance, 10 juin 1819 -10 juin 1949, catalogue d'exposition, Paris, galerie Daber, 1949.
  • Robert Fernier, Gustave Courbet, catalogue d'exposition, marie d'Ornans, 23 juill. - 1er octobre 1939, Ornans, 1939.
  • Collectif, Gustave Courbet, catalogue d'exposittion, Zurich, Kunsthaus, 15 décembre 1935 - 31 mars 1936, Zurich, Institut Orell Fussli, 1935.
  • Collectif, Gustave Courbet, catalogue d'exposition, Paris, Petit Palais, mai-juin 1929, Paris, Éd. de la Gazette des Beaux-Arts, 1929.
  • Jules-Antoine Castagnary, Exposition des œuvres de Gustave Courbet à l'école des Beaux-Arts (mai 1882), Paris, Impr. E. Martine, 1882.

Actes de conférences[modifier | modifier le code]

  • Collectif, Transferts de Courbet, actes du colloque de Besançon, Dijon, Les Presses du réel, 2013.
  • Collectif, Courbet à neuf !, actes du colloque international, Paris, les 6 et 7 décembre 2007, Paris, Éd. de la Maison des sciences de l'homme, 2010.

Essais et monographies[modifier | modifier le code]

  • David Bosc, La claire fontaine, Lagrasse, Verdier, 2013. (récit sur la période finale).
  • Collectif, Controverse sur Courbet et l'utilité sociale de l'art, textes de P.-J. Proudhon et d'Émile Zola, notes et postface par Ch. Salaün, Paris, Éd. des Mille et une nuits, 2011. (ISBN 9782755505917).
  • T. J. Clark, Une image du peuple. Gustave Courbet et la révolution de 1848 (1973), trad. française, Dijon, Les presses du réel, 2007.
  • Michèle Haddad, Gustave Courbet : peinture et histoire, Sainte-Croix Pontarlier, Presse du Belvédère, 2007.
  • Ségolène Le Men, Courbet, Paris, Citadelles et Mazenod, 2007. (ISBN 9782850882470)
  • Thomas Schlesser, Réceptions de Courbet. Fantasmes réalistes et paradoxes de la démocratie (1848–1871), Dijon, Les Presses du réel, 2007.
  • Thomas Schlesser, Bertrand Tillier, Courbet face à la caricature : le chahut par l'image, Paris, Kimé, 2007.
  • Bernard Teyssèdre, Le Roman de l'Origine, Paris, Gallimard, coll. L'infini, 1996, 2e édition, 2007.
  • Fabrice Masanès, Gustave Courbet le dernier des romantiques, Paris, Taschen, 2006.
  • Fabrice Masanès, Gustave Courbet. Biographie, Seguier, 2005.
  • Michel Ragon, Gustave Courbet : Peintre de la liberté, Fayard, 2004. (ISBN 978-2213615004)
  • Dominique Massonnaud, Courbet Scandale. Mythes de la rupture et modernité, Paris, L'Harmattan, coll. Ouverture philosophique, 2003.
  • Jules-Antoine Castagnary, Gustave Courbet, Rezé, Éditions Séquences, 2000. E xtrait : notes et présentation de Bertrand Tillier.
  • Pierre Georgel, Courbet. Le poème de la nature, Paris, Gallimard, RMN, 1995.
  • Michael Fried, Le réalisme de Courbet, trad. française, Paris, Gallimard, 1993.
  • Louis Aragon, L'Exemple de Courbet, Paris, Cercle d'art, 1952.
  • Charles Léger, Courbet, Paris, Éditions G. Crès et cie., c1929.
  • Théodore Duret, Courbet, Paris, Bernheim-Jeune et Cie, 1928.
  • Georges Riat, Gustave Courbet, peintre, Paris, H. Floury, 1906.
  • Jules-Antoine Castagnary, Gustave Courbet et la colonne Vendôme : plaidoyer pour un ami mort, Paris, E. Dentu, 1883.

Articles[modifier | modifier le code]

  • Pierre Chessex, « Courbet en Eldorado: les années d'exil en Suisse », in Ligeia, dossiers sur l'art, no 41-44, 2002-2003, p. 82-89.
  • Michèle Haddad, « Courbet et l'enseignement de l'art, ou comment faire école sans tenir école », in Romantisme, no 122, 2003, p. 71-79.
  • Thomas Kerstin, « La mise en scène du sauvage : Gustave Courbet et la chasse », in Romantisme, no 129, 2005, p. 79-96.
  • Fabrice Masanès, « Gustave Courbet devant l'objectif caricatural d'André Gill », in Bulletin des amis de Gustave Courbet, no 98-99, 1998-1999, p. 22–39.
  • Fabrice Masanès, « Le Portrait de Baudelaire par Courbet ou le visage du jeune critique en 1848 », in Ligeia (CNRS), no 41-44, octobre 2002-juin 2003, p. 90–105.
  • Pierre Mollier, « À propos de L’Atelier de Courbet : note sur l’analyse « maçonnique » d’une œuvre et sa méthodologie », in Collectif, Une fraternité dans l'histoire : les artistes et la franc-maçonnerie aux XVIIIe et XIXe siècles, Catalogue d'exposition, Besançon, Musée des Beaux-Arts, 15 septembre 2005 - 30 janvier 2006, Paris, Besançon, Somogy Ed. d'art, Musée des Beaux-Arts et d'Archéologie, 2005, p. 133-137.
  • Benoît Noël et Jean Hournon, « L'Origine du monde », in Parisiana, la capitale des arts au XIXe siècle, Paris, Les Presses franciliennes, 2006. p. 34-41.

Filmographie[modifier | modifier le code]

  • Pierre Guy, « Rencontre avec Gustave Courbet », édition Altamira Films.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]