Alexandre Dumas

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Alexandre Dumas

Description de cette image, également commentée ci-après

Portrait d’Alexandre Dumas en 1855 par Nadar

Autres noms Alexandre Dumas père
Activités Romancier Écrivain
Naissance 24 juillet 1802
Villers-Cotterêts (Aisne)
Décès 5 décembre 1870 (à 68 ans)
Puys (Seine-Maritime)
Langue d'écriture Français
Mouvement romantisme
Genres Roman

Œuvres principales

Compléments

Signature

Signature de Alexandre Dumas

Alexandre Dumas – dit aussi Alexandre Dumas père – est un écrivain français né le 24 juillet 1802 à Villers-Cotterêts (Aisne) et mort le 5 décembre 1870 à Puys, près de Dieppe (Seine-Maritime).

Il est le fils de Thomas Alexandre Davy de la Pailleterie, dit le général Dumas, mulâtre de Saint-Domingue, premier général ayant des origines afro-antillaises de l'armée française, et le père de l'écrivain Alexandre Dumas (1824-1895) dit Dumas fils, auteur en particulier de La Dame aux camélias.

Proche des Romantiques et tourné vers le théâtre, Alexandre Dumas écrit d'abord des vaudevilles à succès et des drames historiques comme Henri III et sa cour (1829), La Tour de Nesle (1832), Kean (1836). Auteur prolifique, il s'oriente ensuite vers le roman historique feuilletonesque, avec l'aide notoire de « nègres », et en particulier d'Auguste Maquet qui a participé à la plupart de ses fresques historiques telles que la trilogie Les Trois Mousquetaires (1844), Vingt ans après (1845) et Le Vicomte de Bragelonne (1847), ou encore Le Comte de Monte-Cristo (1844 -1846) et La Reine Margot (1845).

La paternité de certaines de ses œuvres lui est contestée. Dumas fut ainsi soupçonné par plusieurs critiques de son époque d'avoir eu recours à des nègres littéraires.

Sommaire

Biographie [modifier]

Alexandre Dumas naît le 15 thermidor an X (24 juillet 1802) à Villers-Cotterêts (Aisne) de l'union de Thomas Alexandre Davy de la Pailleterie, général d'armée ayant fait une brillante carrière pendant la Révolution française, et Élisabeth Labouret (Selon Alexandre Dumas, Les Trois Mousquetaires, Paris, dérivé de la bibliothèque de la Pléiade, les éditions Gallimard, 2001, Collection Folio Classique,Chronologique,p.704) fille de Angelique Labouret, aubergiste à l'Écu d'or à Villers-Cotterêts[1].

« Je suis lié à Villers-Cotterêts, petite ville du département de l'Aisne, située sur la route de Paris à Laon, à deux cents pas de la rue de la Noue, où mourut Demoustiers, à deux lieues de la Ferté-Milon, où naquit Racine, et à sept lieues de Château-Thierry, où naquit La Fontaine[2]. »

L'enfant a pour marraine sa sœur, Aimée-Alexandrine Dumas (son ainée de neuf ans) et pour parrain le maréchal d'Empire Guillaume Brune[3].

Entre 1804 et 1806, c’est au château des Fossés, loué par son père, qu’Alexandre Dumas a fixé ses tout premiers souvenirs : « Du plus loin qu’il me souvienne, c’est-à-dire de l’âge de trois ans, nous habitions, mon père, ma mère et moi, un petit château nommé les Fossés, situé sur les limites des départements de l’Aisne et de l’Oise, entre Haramont et Longpré. On appelait ce petit château les Fossés, sans doute parce qu’il était entouré d’immenses fossés remplis d’eau[4]. »

On retrouve ces tout premiers souvenirs dans son œuvre : « Sur les limites du département de l’Aisne, à l’ouest de la petite ville de Villers-Cotterêts, engagées dans la lisière de cette magnifique forêt qui couvre vingt lieues carrées de terrain, ombragées par les plus beaux hêtres et les plus robustes chênes de toute la France, peut-être, s’élève le petit village d’Haramont, véritable nid perdu dans la mousse et le feuillage, et dont la rue principale conduit par une douce déclivité au château des Fossés, où se sont passées deux des premières années de mon enfance[5]. »

Le général Thomas Alexandre Davy de la Pailleterie, père d'Alexandre Dumas.

Le général Dumas meurt le 26 février 1806, quatre ans après la naissance de son fils. Alexandre Dumas a pour aïeuls[6] un marquis désargenté qui immigra en 1760 à l'île de Saint-Domingue et une esclave ou affranchie noire du nom de Marie-Cessette Dumas[7]. Sa mère Élisabeth Labouret (Selon Alexandre Dumas, Les Trois Mousquetaires, Paris, dérivé de la bibliothèque de la Pléiade, les éditions Gallimard, 2001, Collection Folio Classique, Chronologique, p.704.) revient chez ses parents dans l'ancien hôtel de l’Épée à Villers-Cotterêts. Les grands-parents maternels élèvent Alexandre et sa sœur de 9 ans son aînée.

Quarteron, Dumas fut souvent en butte aux sarcasmes racistes de ses contemporains.

« — Au fait, cher Maître, vous devez bien vous y connaître en nègres ?

— Mais très certainement. Mon père était un mulâtre, mon grand-père était un nègre et mon arrière-grand-père était un singe. Vous voyez, Monsieur : ma famille commence où la vôtre finit. »[8],[9]

Il a neuf ans lorsqu'il entre au collège de l'abbé Grégoire à Villers-Cotterêts. Il y reçoit les bases de l'instruction primaire[10]. Il y restera élève jusqu'en 1813.

À treize ans, le petit Alexandre ne sait presque rien, il a pour seule éducation ses lectures de la Bible, de récits mythologiques, de l'Histoire naturelle de Buffon, de Robinson Crusoé et des Contes des mille et une nuits. Cependant, sa calligraphie est exceptionnelle. Il est engagé comme coursier dans une étude de notaire, celle de maître Mennesson. « Il fut donc décidé que, le lundi suivant, j'entrerais chez maître Mennesson : les gens polis disaient en qualité de troisième clerc, les autres en qualité de saute-ruisseau. »[11]. Cependant l'abbé Louis Chrysostôme Grégoire, vicaire de Villers-Cotterêts et directeur du collège qui porte son nom, l'aide beaucoup, et il lui en sera toujours reconnaissant au point de le faire paraître sous un beau jour de tolérance religieuse et d'ouverture d'esprit en 1854 dans un de ses romans, Catherine Blum.

Alexandre fera la connaissance d'Adolphe de Leuven qui l'initiera à la poésie moderne. Ils auront également l'occasion d'écrire ensemble des vaudevilles, dont les premiers seront tous refusés.

Alexandre Dumas fils

Jusqu'en 1822, Dumas vit à Villers qu'il quitte pour Paris avec 53 francs en poche, pour échapper à la pauvreté[12] et aux humiliations que sa mère et lui connaissent depuis la mort du général et plus encore depuis celle de Claude Labouret, son grand-père maternel.

Là-bas, il trouve une place de clerc de notaire et découvre la Comédie-Française. C'est le début d'une vie nouvelle pour Alexandre lorsqu'il fait la rencontre d'un grand acteur de l'époque, Talma. L'année suivante, grâce à la protection[13] du général Foy, il travaille dans les bureaux du secrétariat du duc d'Orléans et peut enfin faire venir sa mère à Paris.

Un an après, le 27 juillet 1824, c'est la naissance de son fils Alexandre, fruit de sa liaison avec Laure Labay[14], couturière et sa voisine de palier place des Italiens[15]. L'enfant est illégitime jusqu'à ce que Dumas le reconnaisse[16] le 17 mars 1831, quelques jours après la naissance de sa fille Marie-Alexandrine (le 5 mars 1831) qu'il a eue de Belle Kreilssamer. Alexandre Dumas épouse en février 1840 l'actrice Ida Ferrier (née Marguerite-Joséphine Ferrand, 1811—1859) et s'installe avec elle à Florence. Il a de nombreuses autres liaisons et au moins deux autres enfants naturels, Micaëlla-Clélie-Josepha-Élisabeth Cordier (née en 1860, fille d'Émélie Cordier) et Henry Bauër (fils d'Anne Bauër).

Cette même année 1824, Dumas se remet au vaudeville avec de Leuven et La Chasse et l'Amour connaît un grand succès. C'est aussi la période où Dumas découvre les « Romantiques » et va beaucoup au théâtre. Il écrit son premier drame historique, Henri III et sa cour en 1828. Bien que qualifiée de « scandale en prose » (en référence à Hernani, la pièce de Victor Hugo qualifiée de « scandale en vers » à sa création), la pièce présentée à la Comédie-Française connaît un énorme succès. Il connaît la notoriété en tant que dramaturge mais dilapide ses revenus, il écrit alors beaucoup de pièces médiocres si bien que le public se lasse. Il passa aux romans-feuilletons dont le succès est tel qu'il est payé 3 francs la ligne (alors que les pigistes sont payés 30 sous la ligne)[17].

C'est un auteur prolifique, avec l'aide notoire de « nègres », et en particulier d'Auguste Maquet, qui a participé à la plupart de ses réalisations. Il signe des grandes fresques historiques telles Les Trois Mousquetaires ou Le Comte de Monte-Cristo en 1844. La même année, alors qu'il gagne bien sa vie (1 500 francs annuellement), Dumas achète un terrain à Port-Marly et fait bâtir le « château de Monte-Cristo », une bâtisse de style composite, à la fois Renaissance, baroque et gothique.

En 1846, il fait construire son propre théâtre à Paris, boulevard du Temple, qu'il baptise « Théâtre-Historique ». Le théâtre est inauguré en 1847 et accueille les pièces de plusieurs auteurs européens (Shakespeare, Goethe, Calderon, Schiller) avant de faire faillite en 1850.

En 1848, il est candidat malheureux aux élections législatives qui suivent la révolution. Il soutient ensuite Louis Eugène Cavaignac contre Louis-Napoléon Bonaparte.

Ruiné par la faillite de son théâtre, Dumas est obligé de vendre aux enchères son château qu'Honoré de Balzac admirait tant[18]. En 1851, poursuivi par plus de cent cinquante créanciers, Dumas doit s'exiler un temps en Belgique.

Dumas ne cessera jamais de s’engager : en 1852, il s’exile momentanément, comme Victor Hugo, pour protester contre le coup d’État de Napoléon III, et en 1860, il vend ses biens pour acheter des armes pour l’armée de Garibaldi.

Dumas est un ami et un admirateur de Garibaldi et pendant l'expédition des Mille, il se rend en Sicile pour lui livrer les armes achetées. Il est le témoin de la bataille de Calatafimi qu'il décrit dans « Les Garibaldiens », publié en 1861[19]. Il est aux côtés de Garibaldi le jour de son entrée dans Naples puis il est nommé Directeur des fouilles et des musées, charge qu'il occupe pendant trois ans (1861-1864) jusqu'à ce que, à cause du mécontentement des Napolitains qui acceptent mal qu'un étranger occupe une telle charge, il préfère démissionner et rentre à Paris. Durant la même période, il dirige le journal L'Indipendente[20] auquel collabore le futur fondateur du Corriere della Sera, Eugenio Torelli Viollier.

Dumas ne ralentit pas pour autant sa production littéraire. Fin gourmet, il est même l'auteur en 1870 d'un Grand dictionnaire de cuisine, publié après sa mort en 1873[21]. « Alexandre Dumas partageait son temps, comme d'habitude, entre la littérature et la cuisine ; lorsqu'il ne faisait pas sauter un roman, il faisait sauter des petits oignons. »[22]

En septembre 1870, après un accident vasculaire qui le laisse à demi paralysé, Dumas s'installe dans la villa de son fils à Puys, quartier balnéaire de Dieppe. Il y meurt le 5 décembre 1870. Sa dépouille est transférée au Panthéon de Paris le 30 novembre 2002, à l'occasion du bicentenaire de sa naissance[23].

Galerie d'images [modifier]

Distinction [modifier]

Citations [modifier]

  • « Il n’y a que les renégats de toutes les opinions qui ne sont jamais rebelles à aucun pouvoir »
  • « Il est possible de violer l'histoire, à condition de lui faire de beaux enfants »[réf. nécessaire]

Œuvres [modifier]

Liste des œuvres selon la bibliographie de Hugo Paul Thieme (1907)
  1. La Chasse et l’Amour (théâtre), 1825[24]
  2. La Noce et l’Enterrement (théâtre), 1826[25]
  3. Henri III et sa cour (théâtre), 1829
  4. Christine, ou Stockholm, Fontainebleau et Rome (théâtre), 1830
  5. Napoléon Bonaparte ou Trente Ans de l’Histoire de France (théâtre), 1831
  6. Antony (théâtre), 1831
  7. Charles VII chez ses grands vassaux (théâtre), 1831
  8. Teresa (théâtre), 1831[26]
  9. La Tour de Nesle (théâtre), 1832[27]
  10. Souvenirs d’Anthony, 1835
  11. Chroniques de France : Isabel de Bavière, 1835
  12. Kean (théâtre), 1836
  13. Piquillo (opéra-comique)[28]
  14. Caligula (théâtre), 1837[29]
  15. Mademoiselle de Belle-Isle (théâtre), 1837
  16. La Salle d’armes / Pauline, (roman), 1838
  17. "leo burckart" avec Gérard de Nerval
  18. Le Capitaine Paul, 1838
  19. Le Capitaine Pamphile, 1839
  20. La Comtesse de Salisbury, 1839
  21. L'Alchimiste (théâtre), 1839[29]
  22. Acté, 1839
  23. Crimes célèbres, 1839–1841[30]
  24. Napoléon, 1840
  25. Othon, l’archer, 1840
  26. Les Stuarts, 1840
  27. Maître Adam le calabrais, 1840
  28. Le Maître d’armes, 1840–1841[31]
  29. Praxède, 1841
  30. Aventures de Lydéric, grand-forestier de Flandre, 1841
  31. Nouvelles Impressions de voyage (Midi de la France), 1841
  32. Excursions sur les bords du Rhin, 1841
  33. Souvenirs de voyage : Une année à Florence , 1841
  34. Un mariage sous Louis XV (théâtre), 1841[32]
  35. Jeanne la pucelle (1429-1431), 1842
  36. Le Speronare, 1842
  37. Le Capitaine Arena , 1842
  38. Halifax (théâtre), 1842[33]
  39. Le Chevalier d'Harmental, 1842[34]
  40. Le Corricolo, 1843
  41. Les Demoiselles de Saint-Cyr (théâtre), 1843[35]
  42. Louise Bernard (théâtre), 1843[35]
  43. Filles, Lorettes et Courtisanes, 1843
  44. Georges, 1843
  45. Ascanio ou l'Orfèvre du roi, 1843[36]
  46. Amaury, 1843[36]
  47. Le Laird de Dumbiky (théâtre), 1844[35]
  48. Sylvandire, 1844[37]
  49. Fernande, 1844[38]
  50. Les Trois Mousquetaires, 1844[37]
  51. Albine ou le Château d’Eppstein, 1844
  52. Cécile ou la Robe de noces, 1844
  53. Gabriel Lambert, 1844
  54. Louis XIV et son siècle, 1844
  55. Contes, 1844
    Contient Histoire d'un casse-noisette[39], Le Roi des taupes et sa fille, La Bouillie de la comtesse Berthe, etc.
  56. Vingt ans après, 1845[37]
  57. La Guerre des femmes, 1845
  58. Le Comte de Monte-Cristo, 1845–1846[37]
  59. Une fille du régent, 1845[37]
  60. La Reine Margot, 1845[37],[40]
  61. Les Médicis, 1845
  62. Les Frères corses, 1845
  63. Le Chevalier de Maison-Rouge, 1845–1846[37]
  64. La Dame de Monsoreau, 1846[37]
  65. Le Bâtard de Mauléon, 1846[37]
  66. Joseph Balsamo, 1846[37] – Inspiré de la vie de Giuseppe Balsamo
  67. Les Deux Diane, 1846[36]
  68. Impressions de voyage : De Paris à Cadix, 1847
  69. Les Quarante-Cinq, 1847[37]
  70. Catilina (théâtre), 1848[37]
  71. Hamlet, prince de Danemark (théâtre), 1848[36]
  72. Le Vicomte de Bragelonne ou Dix ans plus tard, 1848[37]
  73. Les Mille et Un Fantômes, 1849[41]
  74. Le Collier de la reine, 1849[37] – Inspiré de l'affaire du collier de la reine
  75. La Femme au collier de velours, 1850
  76. La Tulipe noire, 1850
  77. Le Trou de l’enfer, 1850
  78. La Colombe, 1850
  79. La Chasse au chastre (théâtre), 1850[37]
  80. Montevideo ou Une nouvelle Troie, 1850
  81. Le Drame de quatre-vingt-treize, 1851
  82. Impressions de voyage : Suisse, 1851
  83. Ange Pitou, 1851[37]
  84. Olympe de Clèves, 1851[37]
  85. Conscience l'innocent, 1852
  86. Un Gil Blas en Californie, 1852[42]
  87. Histoire de la vie politique et privée de Louis-Philippe, 1852
  88. La Maison de Savoie, depuis 1555 jusqu'à 1850, 1852-1856
    Publié exclusivement en Italie et réutilisé en partie dans Le Page du duc de Savoie (1855), La Dame de volupté (1863) et Les Deux Reines (1864)[43]. Composé de 4 tomes :
    1. Emmanuel Philibert, t. 1, 1852
    2. Léone-Léona, t. 2, 1853
    3. Mémoires de Jeanne d’Albert de Luynes, comtesse de Verrue, surnommée la Dame de Volupté, t. 3, 1855
    4. De Victor Amédée III à Charles Albert, t. 4, 1856
  89. La Comtesse de Charny, 1853
  90. Le Pasteur d’Ashbourne, 1853
  91. Isaac Laquedem, 1853
  92. Les Drames de la mer, 1853
  93. Ingénue, 1853[44]
  94. La Jeunesse de Pierrot, 1854
  95. Une vie d’artiste, 1854
  96. Catherine Blum, 1854
  97. Saphir, 1854
  98. Vie et Aventures de la princesse de Monaco, 1854
  99. Le Marbrier (théâtre), 1854[45]
  100. La Conscience (théâtre), 1854[46]
  101. Le Capitaine Richard, 1854[36]
  102. Les Mohicans de Paris, 1854-1855[46]
  103. Souvenirs de 1830 à 1842, 1854
  104. La Jeunesse de Louis XIV (théâtre), 1854
  105. La Dernière Année de Marie Dorval, 1855
  106. Marie Giovanni, journal d’une parisienne, 1855
  107. Le Gentilhomme de la Montagne (El Salteador), 1855
  108. Le Page du duc de Savoie, 1855[47]
  109. Les Grands Hommes en robe de chambre : César, Henri IV, Richelieu, 1855–1856
  110. Mémoires d'une aveugle ou Madame du Deffand, 1856[48]
  111. Les Compagnons de Jéhu, 1856
  112. Les Crimes célèbres, 1856
  113. La Tour Saint-Jacques (théâtre), 1856[49]
  114. Le Fils de la nuit ou Le Pirate (théâtre), 1856 – En collaboration avec Gérard de Nerval, Bernard Lopez et Victor Séjour[50]
  115. Un cadet de famille ou Mémoires d'un jeune cadet, 1856[51]
  116. L’Homme aux contes, 1857
  117. Charles le Téméraire, 1857
  118. Le Meneur de loups, 1857[52]
  119. L'Invitation à la valse (théâtre), 1857[36]
  120. La Dame de volupté ou Mémoires de Jeanne d’Albert de Luynes, comtesse de Verrue, 1857[48]
  121. Les Louves de Machecoul, 1858[52]
  122. Black, 1858[52]
  123. De Paris à Astrakan, 1859
  124. Jane, 1859
  125. L'Île de feu, 1859[53]
  126. Le Fils du forçat, ou Monsieur Coumbes, ou Histoire d’un cabanon et d’un chalet, 1859[52]
  127. La Maison de glace, 1860
  128. La Route de Varennes, 1860
  129. Mémoires de Garibaldi, 1860
  130. Une aventure d’amour, 1860
  131. Le Roman d'Elvire (opéra-comique)[54]
  132. Le Père La Ruine, 1860[52]
  133. Le Père Gigogne, contes pour les enfants, 1860
  134. La Marquise d’Escoman, 1860[52]
  135. L'Envers d'une conspiration (théâtre), 1860[55]
  136. Une nuit à Florence sous Alexandre de Médicis, 1861
  137. Les morts vont vite, 1861
  138. Bric-à-brac, 2 vol. 1861
    Recueil de courts textes publiés dans différents journaux (Le Pays, La Presse, Le Mousquetaire, Le Monte-Cristo, etc.) entre 1853 et 1858. Le deuxième tome a été réédité en 1877 sous le titre Propos d'art et de cuisine[56].
  139. La Princesse Flora, 1863
  140. La San Felice, 1863
  141. La Boule de neige, 1863
  142. La Dame de volupté ou Mémoires de Jeanne d’Albert de Luynes, 1863[47]
  143. Pietro Monaco sua moglie Maria Oliverio e i loro complici, 1864
    Publié exclusivement en Italie dans L'Indipendente du 4 mars au 9 avril 1864 (7 chapitres).
  144. Les Deux Reines, 1864[48],[47]
  145. Lady Hamilton, 1865
  146. Le Fils du forçat, 1865
  147. Les Blancs et les Bleus, 1867
  148. Les Hommes de fer, 1867
  149. La Terreur prussienne, souvenirs dramatiques, 1868

    Publications posthumes :
  150. L'Assassinat de la rue Saint-Roch, 1861
    Paru en italien dans L’Indipendente sous forme de feuilleton en décembre 1860 et janvier 1861 sous le titre L’assassinio della strada S. Rocco ; republié en italien en 2012 sous le titre L’assassinio di rue Saint-Roch[57] ; disponible pour la première fois en français en mars 2013 dans une traduction de David Ianiroff[58]. Inspiré de Double assassinat dans la rue Morgue d'Edgar Allan Poe traduit par Charles Baudelaire en 1856[59].
  151. Ali Pacha, 1862
    Chronique inachevée parue dans L’Indipendente, en novembre et décembre 1862 et publiée en version intégrale en 2009.
  152. Création et Rédemption, 1863
  153. La Fille du marquis, 1863
  154. Le Prince des voleurs, 1863
  155. Robin Hood le proscrit, 1863
  156. L’Île de feu, 1863
  157. Le Comte de Moret, 1865
    Paru en feuilleton dans Les Nouvelles. Première édition en livre en 1946 dans une version abrégée puis en version intégrale sous le titre Le Sphinx rouge en 2008.
  158. Parisiens et Provinciaux, 1867
  159. Le Chevalier de Sainte-Hermine, 1869
    Ce dernier roman, publié initialement sous forme de feuilleton en 1869, a été exhumé des fonds de la Bibliothèque nationale de France et publié pour la première fois en 2005.
  160. Création et Rédemption : Le Docteur mystérieux / La Fille du marquis, 1872
  161. Le Prince des voleurs / Robin Hood le proscrit, 1872-1873[51]
  162. Grand Dictionnaire de cuisine, 1873[60]
    L’édition originale contient plus de 3 000 recettes ; en 1882, Alphonse Lemerre publie une version condensée constituée uniquement de recettes sous le titre Petit Dictionnaire de cuisine ; dans les années 1960, une édition de Mon Dictionnaire de cuisine réintègre une grande partie des anecdotes biographiques, références historiques et récits de voyage de la version originale. On doit peut-être à Leconte de Lisle la part importante qui y est donnée aux épices et aux recettes exotiques.
  163. Le Roman de Violette
    Roman érotique longtemps attribué à Alexandre Dumas (mais aussi à Guy de Maupassant), publié en 1883 à Bruxelles puis en 1992 au Mercure de France[61]. Lors de sa publication aux éditions La Musardine en 1999[62], Jean-Jacques Pauvert dévoila le véritable auteur : la marquise H. de Mannoury d'Ectot.

Adaptations cinématographiques [modifier]

Entre 1921 et 2006, on compte une quarantaine de films directement inspirés de l'œuvre de Dumas et une quinzaine d'adaptations télévisées[63].

En 2010, Safy Nebbou réalise un film intitulé L'Autre Dumas d'après une pièce de théâtre de Cyril Gely et Eric Rouquette qui évoque la relation d'Alexandre Dumas avec son collaborateur-nègre Auguste Maquet.

Télévision [modifier]

Alexandre Dumas ou l'Appétit de la vie, film documentaire de Micheline Paintault, coproduction France5-SCEREN-CNDP, 2002.

Adaptations en bandes dessinées [modifier]

  • Mondial aventures, Société parisienne d'édition, 1954
  • Classiques illustrés, éditions Publications classiques internationales, 1960
  • Les Trois Mousquetaires, Lacroix, 1973
  • Les Trois Mousquetaires, éditions IPM et Ange, 1990-2011
  • Alexandre Dumas — Causerie sur Delacroix, éditions Drozophile, 2005
  • La Reine Margot, éditions Théloma et Chapeau bas, 2006-2008
  • Les Trois Mousquetaires, éditions Delcourt, 2007
  • Les Compagnons de Jehu, éditions Anaf, 2009
  • La Reine Margot, éditions Ange, 2010
  • D'Artagnan, éditions Prifo

Bibliographie [modifier]

Œuvres de Dumas

La plupart des romans de Dumas sont disponibles séparément en éditions de poche (Phébus, Folio, Éditions de l'Aube) ou groupées (Omnibus).


  • Œuvres complètes, 301 vol., Michel Lévy, Paris, 1860
  • Bibliographie des Auteurs Modernes (1801-1934) par Hector Talvart et Joseph Place, éditions de la Chronique des Lettres Françaises, Aux Horizons de France, Paris, 1935, tome 5.
  • La Royale Maison de Savoie (4 vol., inédit), Fontaine de Siloé, Paris, 1998-2001
  • Histoire de mes bêtes, Phébus, Paris, 2000, 304 p. (ISBN 2-85940-614-X)
  • Grand Dictionnaire de cuisine[64], 1re édition, Alphonse Lemerre, Paris, 1873 ; préface de Daniel Zimmermann, éd. Phébus, Paris, 2000 (ISBN 978-2-85-940684-4)
  • Viva Garibaldi ! Une odyssée en 1860. (inédit), Fayard, Paris, 2002
  • Madame Lafarge (inédit), éditions Pygmalion, Paris, 2005
  • Le Chevalier de Sainte-Hermine (inédit), Phébus, Paris, 2005, 1088 p. (ISBN 2-7529-0096-1)
  • Mémoires d’Horace (inédit), Les Belles Lettres, Paris, 2006
  • Lettres à mon fils, Mercure de France, Paris, 2008
  • Le Salut de l'Empire. Hector de Sainte-Hermine, Phébus, Paris, 2008, 736 p. (ISBN 99782752902795) – « Suite » du Chevalier de Sainte-Hermine
  • Le Sphinx rouge (Le Comte de Moret), éditions Kryos, Paris, 2008, 721 p. (ISBN 978-2-915518-07-8)
  • Le Trou de l'Enfer et Dieu dispose, Phébus, 2008, 1008 p. (ISBN 99782752903532) – Version inédite
  • Ali Pacha (inédit), Phébus, coll. Libretto, Paris, 2009, 240 p. (ISBN 99782752904157)
  • Pietro Monaco sua moglie Maria Oliverio ed i loro complici, Peppino Curcio, Ciccilla, Pellegrini Editore, 2010, 332 p. (ISBN 9788881016938) préface de Giordano Bruno Guerri.
  • Pierre et son oie, éditions Raminagrobis, 2011, 80 p. (ISBN 979-10-90335-02-8)
Livres sur Dumas
  • André Maurois, Les Trois Dumas, Hachette, Paris, 1957.
  • Réginald Hamel et Pierrette Méthé, Dictionnaire Dumas, Index analytique et critique des personnages et des situations dans l'œuvre du romancier, Éditions Guérin Littérature, Montréal, 1990-2004
  • Daniel Zimmermann, Alexandre Dumas le Grand, Julliard, Paris, 1993 (rééd. Phébus, 2002)
  • Charles Dantzig (dir.), Le Grand Livre de Dumas, Les Belles lettres, Paris, 1997
  • Claude Schopp, Alexandre Dumas, le génie de la vie, Fayard, Paris, 1997
  • Dominique Fernandez, Les Douze Muses d'Alexandre Dumas, Grasset, Paris, 1999
  • Bernard Fillaire, Alexandre Dumas et Associés, Bartillat, Paris, 2002
  • Youjun Peng, La Nation chez Alexandre Dumas, éd. L'Harmattan, 2003
  • Jean Lacouture, Alexandre Dumas à la conquête de Paris, éditions Complexe, 2005
  • Henri Troyat, Alexandre Dumas, le cinquième mousquetaire, Grasset, 2005
  • Raphaël Lahlou, Alexandre Dumas, ou le don de l'enthousiasme, Bernard Giovanangeli Éditeur, 2006
  • Charles Grivel (dir.), Les vies parallèles d’Alexandre Dumas, Revue des Sciences Humaines, Lille, 2008
  • (es) Mercedes Balda, Manuel Galguera, Alejandro Dumas. Vida y obras, éd. Balam, Mexico, 2009
  • Claude Schopp, Dictionnaire Dumas, CNRS, Paris, 2010, 660 p. (ISBN 978-2-271-06774-6)
  • Michel de Decker, Alexandre Dumas, un pour toutes, toutes pour un, Belfond, 2010
  • Isabelle Cousteil, Agnès Akérib, Gautier / Dumas : Fracasse et d'Artagnan chez les tzars, Triartis éditions, Paris, 2011.

Notes et références [modifier]

  1. Acte de mariage des parents d'Alexandre Dumas.
  2. A. Dumas, Mes mémoires, Michel Lévy Frères, Paris, 1863, chap. I, p. 3;
  3. Mes mémoires, Alexandre Dumas, éd. Calmann Lévy, 1863 Mes mémoires, Googlebooks
  4. A. Dumas, Le Meneur de Loups, Michel Lévy Frères, Paris, 1868, p. 4.
  5. A. Dumas, Conscience l’innocent, Michel Lévy Frères, Paris, 1861, p. 1.
  6. Biographie de Dumas sur Alliance Haiti
  7. Claude Schopp, Société des Amis d'Alexandre Dumas — 1998-2008
  8. Daniel Zimmermann, Alexandre Dumas le grand, éd. Juillard, 1993.
  9. C. Biet, J.P. Brighelli, J.L. Rispail, Alexandre Dumas ou les Aventures d'un romancier, éd. Gallimard, coll. Découverte, 1986.
  10. A. Dumas, Mes Mémoires, op. cit., chap. XXVII.
  11. A. Dumas, Mes mémoires, op. cit.,chap. XLVI.
  12. Sa mère lui déclare que le patrimoine familial s'élève à 353 francs or.
  13. Youjun Peng, La Nation chez Alexandre Dumas, éd. L'Harmattan, 2003.
  14. Société des Amis d'Alexandre Dumas
  15. André Maurois, Les Trois Dumas, éd.Hachette, 1957.
  16. Paul Guth, Histoire de la littérature française, éd. Flammarion, 1981.
  17. Franck Ferrand, Au cœur de l'histoire sur Europe 1, 5 avril 2011
  18. Honoré de Balzac, Lettres à l'étrangère, tome V, A. 303, coll. Charles de Spoelberch de Lovenjoul, pp. 529-530.
  19. (it) «Garibaldi e Dumas, la spedizione dei Mille e il brigantaggio, de Rinaldo Longo».
  20. L'Indipendente fut créé par Alexandre Dumas le 11 octobre 1860 sous le patronage du ministre de l'Intérieur, Liborio Romano.
  21. http://www.dumaspere.com/pages/dictionnaire/dictionnaire_cuisine.html
  22. Charles-Pierre Monselet, Alexandre Dumas en tablier blanc, éd. Adamant Media Corporation, 2001.
  23. Dossier complet (entretiens et discours).
  24. Avec Pierre-Joseph Rousseau et Adolphe de Leuven
  25. Avec Espérance-Hippolyte Lassagne et Gustave Vulpian
  26. Avec Auguste Anicet-Bourgeois
  27. Avec Frédéric Gaillardet
  28. Avec Gérard de Nerval, musique d'Hippolyte Monpou
  29. a et b Avec Gérard de Nerval
  30. Avec Pier Angelo Fiorentino, Auguste Arnould, Narcisse Fournier et Félicien Malefille
  31. Avec Augustin Grisier
  32. Avec François-Joseph Regnier
  33. Avec Adolphe d'Ennery
  34. Avec Auguste Maquet. Son premier succès de romancier.
  35. a, b et c Avec Adolphe de Leuven et Léon Brunswick
  36. a, b, c, d, e et f Avec Paul Meurice
  37. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p et q Avec Auguste Maquet
  38. Avec Hippolyte Auger
  39. Alexandre Dumas, Histoire d’un casse-noisette, 1844 [lire en ligne] 
  40. Pour le personnage historique et les films, voir La Reine Margot (homonymie)
  41. Avec Paul Bocage et Paul Lacroix
  42. Avec Bénédict Revoil
  43. Article détaillé sur La Maison de Savoie.
  44. Avec Paul Lacroix
  45. Avec Léon Brunswick et Paul Bocage
  46. a et b Avec Paul Bocage
  47. a, b et c Réutilise des extraits de La Maison de Savoie (1852).
  48. a, b et c Avec la comtesse Dash
  49. Avec Xavier de Montépin
  50. Le Fils de la nuit sur Dumaspere.com.
  51. a et b Avec Victor Perceval
  52. a, b, c, d, e et f Avec Gaspard de Cherville
  53. Avec Joseph Méry
  54. Avec Adolphe de Leuven, musique d'Ambroise Thomas
  55. Avec Lockroy
  56. Détail des textes sur Dumaspere.com.
  57. Alexandre Dumas, L’assassinio di rue Saint-Roch, Ugo Cundari (éditeur), Milan, Dalai editore, 2012.
  58. L'Assassinat de la rue St-Roch, traduction de David Ianiroff
  59. (it) Daria Galateria, « Se Dumas copia Poe che copia Dumas », La Repubblica, 14 février 2013, p. 59.
  60. « En mars 1870, il [A. Dumas] remet son manuscrit à l'éditeur Alphonse Lemerre. Il ne le verra pas publié : il meurt le 5 décembre de la même année. Après la guerre et la Commune, Lemerre confie à Leconte de Lisle et au jeune Anatole France la direction éditoriale de l'ouvrage, qui paraît en 1873. Ce sont d'ailleurs vraisemblablement ces deux écrivains qui ont signé L.T. l'avant-propos « Alexandre Dumas et le Grand Dictionnaire de cuisine », L. pour Leconte de Lisle et T. pour Thibault, le vrai nom de France. À l'appui supplémentaire de cette hypothèse, l'hommage appuyé à Baudelaire, qu'admiraient tant les poètes parnassiens » in Daniel Zimmermann, « L’appétit vient en lisant », préface du Grand Dictionnaire de cuisine, éd. Phébus, Paris, 2000, p. 11.
  61. (ISBN 2-7152-1745-5)
  62. (ISBN 978-2-84271-052-1) Site des éditions La Musardine
  63. « Alexandre Dumas au cinéma » sur Cinéma et Cie.
  64. Autres éditions : Pierre Grobel, 1958 ; Tchou, 1965 ; Henry Veyrier, 1973 ; Edit-France, 5 vol., 1995-96. Également disponible en version abrégée sous le titre Mon dictionnaire de cuisine, coll. 10/18, Paris, 1998.

Voir aussi [modifier]

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Sources [modifier]

Articles connexes [modifier]

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