Gare de Lille-Flandres

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Lille-Flandres
Image illustrative de l'article Gare de Lille-Flandres
La façade de la gare, en mars 2014.
Localisation
Pays Drapeau de la France France
Ville Lille
Quartier Centre-Ville / Euralille
Adresse Place des Buisses
59000 Lille
Coordonnées géographiques 50° 38′ 09″ N 3° 04′ 21″ E / 50.635759, 3.072469 ()50° 38′ 09″ Nord 3° 04′ 21″ Est / 50.635759, 3.072469 ()  
Gestion et exploitation
Propriétaire RFF / SNCF
Exploitant SNCF
Services TER
Intercités
InterCity
TGV
Caractéristiques
Ligne(s) Paris-Nord à Lille
Lille aux Fontinettes
Voies 17 (en impasse)
Quais 9
Transit annuel 21 millions (2012)
Altitude 21 m
Historique
Mise en service 1848 (gare originale)
1892 (gare actuelle)
Architecte Léonce Reynaud
Sidney Dunnett
Correspondances
Métro (1)(2)
Tramway (R)(T)
Bus Transpole
Navette Aéroport
BHNS Lianes de Lille Métropole
Autres V'Lille
Lilas autopartage

Géolocalisation sur la carte : France

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Lille-Flandres

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Lille-Flandres

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(Voir situation sur carte : Lille)
Lille-Flandres

La gare de Lille-Flandres est une gare ferroviaire française des lignes de Paris-Nord à Lille (quatre autres lignes s'y embranchent à Fives) et de Lille aux Fontinettes. C'est la gare principale de la ville de Lille, située en centre-ville, dans le département du Nord, en région Nord-Pas-de-Calais

Le terme Flandres est accolé à son nom en 1993, lors de l'ouverture de la gare voisine de Lille-Europe (située sur la LGV Nord). Ce choix est dû à sa situation en Flandre française.

Elle est mise en service en 1848 par la Compagnie des chemins de fer du Nord. C'est une gare de la SNCF desservie par des TGV, des InterCity belges, des Intercités et des trains régionaux (notamment TER Nord-Pas-de-Calais). La gare Lille-Flandres est la plus grande gare TER de France en dehors de Paris, elle est également la seconde gare de province en termes de fréquentation derrière la gare de Lyon-Part-Dieu.

Situation ferroviaire[modifier | modifier le code]

La gare de Lille-Flandres est établie dans le quartier du Centre à vingt-et-un mètres d'altitude[1]. Elle est voisine de la gare de Lille-Europe, distante de près de cinq cents mètres au nord-est[2]. La gare permet de desservir la totalité de la région Nord-Pas-de-Calais.

La gare de Lille-Flandres se situe au kilomètre 250,928[3] de la ligne de Paris-Nord à Lille dont elle constitue le terminus. Elle est aussi l'origine de la ligne de Lille aux Fontinettes qui permet de rejoindre Calais-Ville.

À 1 800 mètres au sud, au niveau du faubourg de Fives, quatre lignes s'embranchent sur la ligne de Paris-Nord à Lille : la ligne de Fives à Hirson, la ligne de Fives à Mouscron (frontière) en direction de Gand, la ligne de Fives à Abbeville partiellement déclassée et enfin la ligne de Fives à Baisieux en direction de Tournai.

La gare constitue ainsi le centre d'une importante étoile ferroviaire à six branches (sept si l'on compte le court raccordement à la ligne de Fretin à Fréthun – branche de Calais de la LGV Nord –, sur la ligne de Fives à Hirson).

Histoire[modifier | modifier le code]

Chronologie[modifier | modifier le code]

Les origines[modifier | modifier le code]

Le 2 juillet 1843, une ligne est ouverte entre Lille et Tourcoing (élément de l'actuelle ligne de Fives à Mouscron). Un débarcadère est implanté dans la ville de Fives pour desservir Lille, afin d'éviter de percer les fortifications de la ville[4]. Une percée dans les fortifications est finalement créée afin d'ouvrir une gare dans Lille intra muros[4].

La gare a été bâtie à l'emplacement de l'abbaye de l'Abbiette, fondée en 1276 par Marguerite de Constantinople et de la caserne des Buisses[5], démolie dans les années 1840. Un premier débarcadère de voyageurs est construit par l'architecte Alfred Armand[5] en 1848, un an après l'ouverture de la ligne de Paris-Nord à Lille.

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Dans la nuit du 1er au 2 avril 1944, la permanence téléphonique de la gare jouera un rôle crucial pour l'arrêt du massacre d'Ascq[6].

Arrivée du TGV et réorganisation[modifier | modifier le code]

En mai 1993, le premier TGV en provenance de Paris arrive en gare de Lille-Flandres[7].

La gare annexe en travaux, le 10 juillet 2013.

Des travaux sont en place dans la gare jusqu'en 2013 pour réorganiser le trafic pour un coût de 48,5 millions d'euros[8] pour une augmentation globale de la capacité[9],[10].

Pour 2014, la gare sera repensée avec la construction d'un centre commercial qui comprendra principalement des boutiques, des bureaux et des services. Les accès seront modifiés, ainsi que les guichets, les écrans et l'accès aux souterrains[11]. À plus long terme, pour l'horizon 2025, une gare souterraine de quatre voies pourrait être créée dans le cadre du projet RER Lille - Bassin minier[12].

En mars 2014, la gare est la première avec celle d'Avignon TGV à bénéficier gratuitement du Wi-Fi[13].

Architecture[modifier | modifier le code]

La façade actuelle de la gare de Lille-Flandres est la façade originelle de la gare du Nord de Paris qui fut démontée et remontée à Lille[4], surmontée d'un étage et d'une horloge, en 1867, par l'architecte de la gare du Nord, Léonce Reynaud[14]. La façade est de style néo-classique[4].

De 1889 à 1892, l'architecte Sidney Dunnett[15] entreprend la reconstruction de l'intérieur de la gare, avec une halle à ferme unique, et y adjoint l'hôtel des voyageurs, sur l'aile droite. Les voies de 2 à 9 sont à l'intérieur de la gare. Face aux voies, les voies 0 et 1 sont à droite et les voies de 10 à 16 sont à gauche de la salle des pas perdus.

Enfin, une passerelle métallique, équipée d'escaliers fixes et mécaniques, dessert l'ensemble des quais, et permet également d'ajouter deux entrées à la gare (centre commercial Euralille au nord, et rue de Tournai au sud)[16].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Rue Faidherbe.

Afin de relier les secteurs économiques entre la gare et la Grand'Place, à la fin des années 1860, une percée haussmanienne traverse le quartier de Lille-Centre[4]. Cette percée fait disparaître le Marché aux Poissons (également appelé Minck), l'ancienne halle échevinale, ainsi que les rues environnantes[17]. Cette rue s'appelle d'abord Rue de la Gare[17], avant d'être nommée Rue Faidherbe, en l'honneur du militaire lillois.

Service des voyageurs[modifier | modifier le code]

La gare est desservie par la SNCB, les TER Nord-Pas-de-Calais, et les TGV.

Accueil[modifier | modifier le code]

La gare a un trafic de 21 millions de voyageurs annuels en 2012[18] et d'environ 80 000 journaliers. Elle est la première gare de province pour le trafic TER, et la deuxième tous trafics confondus[9].

En 2011, 19,8 millions de voyageurs sont passés par la gare[19].

Desserte[modifier | modifier le code]

Elle accueille des TGV venant de Paris-Nord, mais aussi de Marseille, Bordeaux, Lyonetc., en raison de la saturation de la gare de Lille-Europe (ce qui représente 23 % du trafic ferroviaire de la gare[18]), et des Intercités vers Charleville-Mézières. Tous les TER Nord-Pas-de-Calais venant de Haute-Normandie (Rouen), de Picardie (Amiens, Saint-Quentin) et de la région (Arras, Douai, Lens, Valenciennes, Jeumont, Hirson, Béthune, Hazebrouck, Dunkerque, Boulogne-sur-Mer, Calais, Tourcoingetc.) y sont terminus. La gare accueille également des trains régionaux venant de Belgique, assurés par la SNCB : Courtrai, Ostende, Anvers, Tournai, Namur et Liège. Les TER représentent 77 % du trafic[18].


Intermodalité[modifier | modifier le code]

La gare de Lille-Flandres est devenue, avec l'arrivée du premier métro VAL en 1983-1984, un pôle d'échanges. La gare est modifiée en conséquence pour connecter avec la station de métro située sous la place des Buisses[20]. Pour également renforcer le pôle d'échange, le terminus de tramway à proximité de l'opéra est déplacée à l'intérieur de la station de métro[20].

Elle est desservie : par les lignes 1 et 2 (l'interstation Gare Lille-FlandresGare Lille-Europe est gratuite pour les voyageurs de la SNCF en transit entre les deux gares, dans les 30 minutes avant le départ du train ou après son arrivée[21]) du métro ; par les lignes R et T du tramway ; par les lignes de bus N1 (Nocturnia), C1, C2 (Citadines), L91, L91express (BHNS), Navette aéroport (Lille, Bruxelles-Charleroi, Bruxelles-Zaventem), 10, 12, 14, 50, 51, 56, 86 et 88.

Enfin, une importante flotte de taxis stationne à proximité de la gare, sur la place des Buisses, en direction de Lille-Europe. Elle dispose également de plusieurs stations de vélos en libre-service (V'Lille) ainsi qu'une station de voitures en libre-service (Lilas).

PAR de Lille[modifier | modifier le code]

Le poste d'aiguillage et de régulation (PAR) de la LGV Nord est implanté dans la gare depuis la mise en service de cette ligne, en 1993. Son entrée, interdite au public pour des raisons de sécurité, est située à proximité du quai de la voie 2.

La gare dans la culture[modifier | modifier le code]

La scène de la gare dans Bienvenue chez les Ch'tis de Dany Boon s'est tournée sur la voie no 9 dans la gare[22],[23]. La gare est également visible dans une scène de La Vie d'Adèle.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. [PDF] Base de donnée des repères de nivellement de l'IGN Fiche IGN
  2. « Lille Europe », Eurostar (consulté le 27 avril 2011)
  3. Livre : Nouvelle géographie ferroviaire de la France, par Gérard Blier, tome 2, planche no 14
  4. a, b, c, d et e Menerault 2008, p. 3
  5. a et b Petit conducteur dans Lille : à l'usage des étrangers, Chez tous les libraires,‎ 1850, 93 p. (lire en ligne), p. 32
  6. Crimes Hitlériens, Ascq, Le Vercors, Louis Jacob, collection Libération, Éditions Mellottée (Paris), 1946, pages 51 à 56, retranscription de la permanence téléphonique en gare de Lille.
  7. Philippe Marchand, Histoire de Lille, vol. 5, Éditions Jean-Paul Gisserot,‎ 2003, 126 p. (lire en ligne), p. 119.
  8. « Trois ans de travaux pour la gare Lille-Flandres », Nord éclair,‎ 2010 (consulté le 2 mars 2011)
  9. a et b [PDF] La Gare contemporaine, annexes, p. 10, Francoise Keller, 2009
  10. [PDF] « Avis délibéré de l'Autorité environnementale relatif au projet d’amélioration de la capacité de la gare de Lille-Flandres dans le Nord-Pas-de-Calais », Conseil général de l'environnement et du développement durable,‎ 2010 (consulté le 2 mars 2011)
  11. Cécile Debachy, « Repensée avec boutiques et services, la gare Lille-Flandres offrira un nouveau visage », La Voix du Nord,‎ 2011 (consulté le 15 juin 2011)
  12. « Un projet de RER en Nord-Pas de Calais », sur lilletransport.com,‎ 30 novembre 2013 (consulté le 20 mars 2014).
  13. « Le WiFi gratuit dans 128 gares SNCF d'ici 2015 », sur lemonde.fr (consulté le 5 mars 2014).
  14. Jean-Paul Viguier, Architecte, Odile Jacob,‎ 24 septembre 2009, 256 p. (lire en ligne), p. 196.
  15. Gare de Lille-Flandres, sur le site fr.structurae.de, consulté le 15 novembre 2011.
  16. carte dans Google Maps (consultée le 22 avril 2014)
  17. a et b Pierre Mahieu, « Le quartier de la gare et ses transformations (1860-1875) », Lille d'antan (consulté le 28 avril 2011)
  18. a, b et c [PDF]Lille Flandres - Lancement des travaux de rénovation et de modernisation de la gare, 9 avril 2013, sur sncf.com. Document consulté le 24 septembre 2013.
  19. Trafic: "La SNCF ne se cache plus", article du 19 janvier 2013, sur lexpress.fr. Consulté le 20 janvier 2013.
  20. a et b Menerault 2008, p. 8
  21. « Les lignes de métro », sur transpole.fr (consulté le 17 avril 2014)
  22. Damien, « Lieux de tournage de Bienvenue chez les Ch'tis », Zoom sur Lille (consulté en 1er mars 2011)
  23. « Secret de tournage du film Bienvenue chez les Ch'tis », Zoom cinéma,‎ 2008 (consulté en 1er mars 2011)

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

Philippe Menerault, « Gares ferroviaires et projets métropolitains : une ville en mutation (Extrait du thème 1 : la stratégie métropolitaine) », Plate-forme d'observation des projets et stratégies urbaines,‎ septembre 2008 (lire en ligne). Document utilisé pour la rédaction de l’article