Calais

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Calais
Les bourgeois de Calais.
Les bourgeois de Calais.
Blason de Calais
Blason
Calais
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nord-Pas-de-Calais
Département Pas-de-Calais
(sous-préfecture)
Arrondissement Calais
(chef-lieu)
Canton chef-lieu de 4 cantons
Calais-Centre
Calais-Est
Calais-Nord-Ouest
Calais-Sud-Est
Intercommunalité communauté d'agglomération du Calaisis
Maire
Mandat
Natacha Bouchart
2014-2020
Code postal 62100
Code commune 62193
Démographie
Gentilé Calaisiens
Population
municipale
72 915 hab. (2011)
Densité 2 177 hab./km2
Population
aire urbaine
126 395 hab. (2010[1])
Géographie
Coordonnées 50° 56′ 53″ N 1° 51′ 23″ E / 50.948055555556, 1.856388888888950° 56′ 53″ Nord 1° 51′ 23″ Est / 50.948055555556, 1.8563888888889  
Altitude Min. 0 m – Max. 18 m
Superficie 33,5 km2
Localisation

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Calais
Liens
Site web mairie-calais.fr

Calais est une commune française, sous-préfecture du département du Pas-de-Calais, dans la région du Nord-Pas-de-Calais. Ses habitants sont appelés les Calaisiens.

La ville de Calais est la première ville du département par sa population et sa superficie, bien qu'elle n'en soit pas le chef-lieu (cette place revient à Arras). Elle est également la première ville française de liaison avec l'Angleterre grâce à son port, premier port français de passagers[2], et au tunnel sous la Manche.

Sommaire

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation de Calais par rapport à Paris et l'Angleterre.

Localisation[modifier | modifier le code]

Calais se situe sur la Côte d'Opale, au bord du pas de Calais entre la Manche et la Mer du Nord, à seulement 38 km des côtes anglaises[3].

Le tableau suivant présente les grands liens routiers autour de Calais et les distances vers les grandes villes proches.

Ville Distance à
vol d'oiseau
Voie routière Distance automobile Temps de parcours
automobile
Boulogne-sur-Mer 30 km[4] A16 35 km 30 minutes
Dunkerque 35 km[5] A16 45 km 35 minutes
Lille 90 km[6] A16 - A25 110 km h 10
Abbeville 95 km[7] A16 115 km h 10
Arras 100 km[8] A26 110 km h 10
Drapeau de la Belgique Bruges 100 km[9] A16 - Drapeau de la Belgique A18 115 km h 15
Amiens 120 km[10] A16 160 km h 30
Drapeau du Royaume-Uni Londres 150 km[9] Tunnel - Drapeau du Royaume-Uni M20 170 km
Saint-Quentin 160 km[11] A26 175 km h 40
Drapeau de la Belgique Bruxelles 175 km[9] A16 - Drapeau de la Belgique A18 - Drapeau de la Belgique A10 195 km h 50
Rouen 175 km[12] A16 - A28 215 km h
Paris 235 km[13] A26 - A1
A16
290 km
290 km
h 45
h 50
Reims 245 km[14] A26 265 km h 25
Drapeau des Pays-Bas Amsterdam 260 km[9] A16 - Drapeau de la Belgique A18 - Drapeau de la Belgique A10 -
Drapeau de la Belgique A14 - Drapeau de la Belgique A1 -
Drapeau des Pays-Bas A27 - Drapeau des Pays-Bas A2
365 km h 30

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Manche [15] Mer du Nord [15] Rose des vents
Sangatte N Marck
O    Calais    E
S
Coquelles Coulogne Marck

Accès et transports[modifier | modifier le code]

Réseau routier[modifier | modifier le code]

Le tunnel sous la Manche, situé dans la commune voisine de Coquelles, permet de rejoindre l'Angleterre.

Calais est également sur le trajet de plusieurs autoroutes : l'autoroute A16 (qui relie L'Isle-Adam dans le Val-d'Oise à la frontière avec la Belgique via Beauvais, Amiens, Abbeville, Boulogne-sur-Mer et Dunkerque) et l'autoroute A26 (qui relie Calais à Troyes via Arras, Saint-Quentin, Reims et Châlons-en-Champagne). L'autoroute A216, longue de 3 km, relie l'est de Calais (jusqu'à l'accès aux ferries) aux échangeurs des autoroutes A16 et A26.

Réseau ferroviaire[modifier | modifier le code]

Plusieurs gares ferroviaires desservent Calais :

Transport aérien[modifier | modifier le code]

L'aéroport de Calais-Dunkerque est situé dans la commune voisine de Marck et assure principalement des vols commerciaux.

Calais se trouve à environ 100 km de l'aéroport de Lille-Lesquin, 220 km de Roissy-Charles-de-Gaulle et 255 km de Paris-Orly.

Transport maritime[modifier | modifier le code]

Le port de Calais est le premier port français pour le trafic de voyageurs entre la France et l'Angleterre[2]. Chaque année, plus de 10 millions de passagers passent par Calais pour aller en Angleterre ou venir en France.

Il est aussi le 4e port français de marchandises.

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Les lignes de bus du réseau Opale Bus permettent le déplacement dans l'agglomération et les communes voisines. La ville est également desservie par les bus des réseaux BCD (Boulogne-Calais-Dunkerque) et Colvert (département du Pas-de-Calais).

Pistes cyclables[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Vel'in.

Depuis le 17 juillet 2010, Calais est doté d'un système de vélos en libre service, le Vel'in, qui propose 260 vélos répartis sur 34 stations[16],[17].

Géologie, relief et hydrographie[modifier | modifier le code]

Les sols calaisiens se situent au sud-ouest de la Flandre occidentale française, région géologique de plaine maritime flamande relativement plate et humide dont les sols ont été drainés par l'Homme grâce à de nombreux watergangs.

De par sa situation littorale, la zone est marquée par plusieurs épisodes géologiques. Des transgressions marines sont fréquentes au début du Carbonifère, avec la création de calcaire, puis au Carbonifère supérieur durant la formation saccadée de la houille. Une érosion intense attaque ensuite cette houille durant 40 millions d'années, pour ne laisser que des poches, dans le Boulonnais et le Bassin minier du Nord-Pas-de-Calais ; la région est ensuite une pénéplaine arasée durant 85 millions d'années. Au Crétacé, une nouvelle submersion a lieu durant 50 millions d'années environ, entraînant la formation de craie, jusqu'à - 60 millions d'années environ. La dernière submersion remonterait à 35 millions d'années. Au quaternaire, la zone connaît des abaissements marins en périodes glaciaires : la France et la Grande-Bretagne sont alors réunies. Les cordons de galets aux environs de Calais sont une trace de la dernière invasion marine en plaine flamande. La mer a également déposé sur la côte de Calais à Dunkerque des sables fins à coquilles marines et des argiles des polders (-7950 à -3750)[18].

Climat[modifier | modifier le code]

Article connexe : Climat du Nord-Pas-de-Calais.

La ville côtière est sous un climat océanique marqué. Les amplitudes thermiques sont faibles, les hivers sont doux et les étés frais. Les jours de gelée et de neige sont peu nombreux.

Le temps est instable à cause des vents qui influencent le climat en fonction de leur direction. Les vents dominants venant du nord (façade maritime) sont assez frais mais il existe également des vents plus doux venant de l'ouest ou du sud.

Risques naturels[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Plan de Calais publié en 1888.

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

La commune de Calais est découpée en treize quartiers :

Bénéficiant depuis très longtemps d'une situation privilégiée, comme port(e) vers l'Angleterre, elle fut protégée par de nombreux forts au cœur de la ville même et dans les environs immédiats, au Nord et à l'Ouest.

Logement[modifier | modifier le code]

En 2009, le nombre total de logements dans la commune est de 34 821[19]. Parmi ces logements, 90,8 % sont des résidences principales, 1,3 % sont des résidences secondaires et 7,9 % sont des logements vacants. Ces logements sont pour 51,9 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 47 % des appartements[20].

Projets d'aménagements[modifier | modifier le code]

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  • Calais Port 2015
  • Calais Premier (zone de la turquerie) : plus grand centre logistique au nord de Paris
  • Parc d'attraction (zone du virval)
  • Requalification du front de mer
  • Construction de plusieurs écoquartiers
  • Construction d'une école d'art
  • Construction d'un palais des congrès
  • Construction d'un camping
  • Rénovation du quartier Calais-Nord (construction d'une hall sur la Place d'Armes)
  • Développement des enseignes commerciales et de restauration dans le quartier des Cailloux
  • Rénovation des berges (plantation d'arbres, installation de lumières, solidification des berges, mise en place de gardes corps...)
  • Destruction de l'ancien hôpital

Toponymie[modifier | modifier le code]

Calesium en latin médiéval, ou Kales en vieux flamand était un village de pêcheurs et de marins, attesté dès le VIIIe siècle, et Kaleeis vers 1180[21].
Le premier document officiel mentionnant l'existence de cette communauté est la charte de commune octroyée par Mathieu d'Alsace au XIIe siècle, charte connue par la confirmation qu'en fait, en 1181, Gérard de Gueldre, comte de Boulogne.
D'autres auteurs[22] citent des titres mentionnant Calesium à partir du IXe siècle mais sans les détailler.

Albert Dauzat et Charles Rostaing[23] émettent des réserves sur l'explication du nom par un pré-celtique *kal, pierre, rocher, donnée par Hermann Gröhler, suivi du suffixe pré-celtique -es(um). Xavier Delamarre[24] propose le gaulois caleto-, dur, que l'on trouve dans Caleti, Caletes, peuple de Gaule Belgique qui a laissé son nom au pays de Caux.

Calais remonterait en fait à *Caletes (d'où la forme ancienne Kaleeis donnée par Dauzat) « la dure » (cf.vieil irlandais calad, gallois caled, breton kaled, dur) effectivement basée sur *kal, thème indo-européen désignant la dureté et que l'on retrouve dans le latin callum, cal, durillon. Le sens toponymique de *Caletes reste cependant obscur.

Le nom de la commune en néerlandais est Kales[25], et Cales en flamand occidental.

Sobriquets[modifier | modifier le code]

Les noms jetés étaient donnés aux habitants des villes picardes par les habitants des villes voisines. Il s'agit souvent de moqueries basées sur l'histoire de la ville ou bien sur les coutumes des habitants. Les sobriquets des habitants de Calais sont[26] :

chés maqueus d'breules (en picard, chés breules ce sont les boyaux de poisson avec lesquels les pauvres faisaient de la soupe)
chés maqueus d'moules
chés maqueus d'corée (en picard, el corée c'est le poumon de porcs et de bovin - ce surnom était donné par les gens de Boulogne)

Histoire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Histoire de Calais.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
16 mars 2008 en cours Natacha Bouchart UMP Sénatrice
18 mars 2001 16 mars 2008 Jacky Hénin PCF  
14 mars 1971 18 mars 2001 Jean-Jacques Barthe PCF Conseiller général (1973-1985)
15 mars 1969 14 mars 1971 Charles Beaugrand UDR  
15 mars 1959 15 mars 1969 Jacques Vendroux[27] Gaulliste  
28 mars 1952 15 mars 1959 André Parmentier SFIO  
février 1950 28 mars 1952 Gaston Berthe [28] SFIO  
février 1950 février 1950 Henri Joseph Mullard    
19 octobre 1947 février 1950 Gaston Berthe SFIO  
30 octobre 1945 19 octobre 1947 Hubert Défachelles PCF  
1944 30 octobre 1945 Jacques Vendroux [29]    
1944 1944 Georges François [30]    
1940 1944 Edgar Verschoore [31]    
1939 1940 André Gerschel [32] SFIO  
19 mai 1935 2 septembre 1939 Lucien Vadez [33] Front populaire  
11 mars 1934 19 mai 1935 Jules Lefebvre    
31 octobre 1933 11 mars 1934 Léon Vincent Radical-socialiste  
7 septembre 1933 31 octobre 1933 Victor Mussel    
17 mai 1925 7 septembre 1933 Léon Vincent Radical-socialiste  
1923 1925 Hans Apeness    
1919 1923 Joseph Duquenoy-Martel    
1912 1919 Charles Morieux    
1908 1912 Émile Salembier    
1901 1908 Edmond Basset    
1900 1901 Pierre Noyon    
1898 1900 Alfred Delcluze    
1896 1898 Émile Salembier    
1892 1896 Omer Julien Dewavrin    
1889 1892 Émile Paclot    
1888 1889 Georges Wintrebert    
1885 1888 Paul Gustave Van Grutten    
1885 1885 Charles Ravisse    
1882 1885 Omer Julien Dewavrin    
1882 1882 Antoine Louis Debette    
1879 1882 Marie Pierre Darnel    
1878 1879 Jean François Mussel    
Les données manquantes sont à compléter.

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

Calais, dont le toponyme est étroitement associé au nom de son département, n’occupa, jusqu’au 9 janvier 1962, que le modeste rang de chef-lieu de canton. La sous-préfecture de Calais devient opérante le 10 janvier.

Calais abrite un palais de justice qui fait office de tribunal d'instance, mais dépend fortement de celui de Boulogne-sur-Mer qui est plus important. La commune relève du tribunal d'instance de Calais, du tribunal de grande instance de Boulogne-sur-Mer, de la cour d'appel de Douai, du tribunal pour enfants de Boulogne-sur-Mer, du conseil de prud'hommes de Calais, du tribunal de commerce de Boulogne-sur-Mer, du tribunal administratif de Lille et de la cour administrative d'appel de Douai[34].

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

L'environnement de la commune elle-même est aujourd'hui densément urbanisé, périurbanisé et très industrialisé. L'histoire récente l'a profondément marqué par les séquelles d'industries lourdes et polluantes, mais aussi par des séquelles de guerre. Le port et la ville abritent 3 usines « Seveso seuil haut » (Chimie/Pesticides/Pharmacie) ;

  • Calaire-Chimie, au sud de la ville, près du canal de Calais et de grandes voies de circulation
  • Interor (ou Société des Usines Chimiques, ou Interor S.A. Interor Production Inter II)
  • Synthexim.

Mais l'ouverture sur la mer, le lien au réseau des zones humides arrière-littorales via les watringues et le canal Napoléon, ainsi qu'un littoral riche et partiellement protégé confère à la ville des responsabilités importantes en matière de patrimoine naturel.

Les curages portuaires sont sources de sédiments pollués, mais font maintenant l'objet d'enquêtes publiques et la chambre de commerce et d'industrie et le port ont postulé au label écoport, et une dimension de haute qualité environnementale devrait être apportée aux nouveaux aménagements (projets Calais 2015).

La biodiversité marine reste importante, y compris pour les mammifères marins (dauphin, marsouins et phoques (veau-marin et gris), qui utilisent notamment le banc de Walde comme reposoir, près du vieux phare métallique de Walde[35] qui signalait cette langue sableuse.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 72 915 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
6 549 6 996 8 102 8 854 10 437 10 865 12 508 11 444 10 993
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
11 969 12 934 12 727 12 843 12 573 13 529 58 969 56 867 56 940
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
59 743 66 627 72 322 73 001 71 629 70 213 67 568 50 048 60 340
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
70 372 74 624 78 820 76 527 75 309 77 333 74 888 72 915 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[36] puis Insee à partir de 2004[37].)
Histogramme de l'évolution démographique


La population de Calais a brutalement augmenté en 1885 après l'absorption de la commune de Saint-Pierre-lès-Calais (qui comptait 33 290 habitants en 1881).

La commune occupe le 1re rang des villes les plus peuplées au niveau départemental, le 5e au niveau régional (derrière Lille, Roubaix, Dunkerque et Tourcoing) et le 64e rang au niveau national.

Bien que sa population municipale fasse de Calais la ville la plus peuplée du Pas-de-Calais, la population de son aire urbaine (126 395 habitants en 2010[1]) reste plus faible que celles de Lens, Béthune, Boulogne et Arras.

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (17,7 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (19,8 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (52,3 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %). La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 47,7 % d’hommes (0 à 14 ans = 22,9 %, 15 à 29 ans = 23,4 %, 30 à 44 ans = 21,1 %, 45 à 59 ans = 18,8 %, plus de 60 ans = 13,8 %) ;
  • 52,3 % de femmes (0 à 14 ans = 19,7 %, 15 à 29 ans = 21 %, 30 à 44 ans = 19,5 %, 45 à 59 ans = 18,5 %, plus de 60 ans = 21,3 %).
Pyramide des âges à Calais en 2007 en pourcentage[38]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90 ans ou +
0,8 
4,6 
75 à 89 ans
8,9 
9,0 
60 à 74 ans
11,6 
18,8 
45 à 59 ans
18,5 
21,1 
30 à 44 ans
19,5 
23,4 
15 à 29 ans
21,0 
22,9 
0 à 14 ans
19,7 
Pyramide des âges du département du Pas-de-Calais en 2007 en pourcentage[39]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90 ans ou +
0,8 
5,1 
75 à 89 ans
9,1 
11,1 
60 à 74 ans
12,9 
21,0 
45 à 59 ans
20,1 
20,9 
30 à 44 ans
19,6 
20,4 
15 à 29 ans
18,5 
21,3 
0 à 14 ans
18,9 

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune de Calais dépend de l'Académie de Lille et les écoles primaires de la commune dépendent de l'Inspection académique du Pas-de-Calais. Pour le calendrier des vacances scolaires, Calais est en zone B.

Calais abrite 25 écoles maternelles, 32 écoles primaires, 9 collèges (7 publics et 2 privés) et 7 lycées (Saint-Pierre, Pierre-de-Coubertin, Sophie-Berthelot…).

Le premier lycée HQE (haute qualité environnementale) de France, le lycée Léonard-de-Vinci, a été construit à Calais en 1998[40].

Calais accueille également une partie de l’Université du Littoral Côte d'Opale (ULCO) en proposant principalement des formations en sciences et technologie. L'université est répartie entre cette ville, Boulogne-sur-Mer, Dunkerque et Saint-Omer pour un total de 11 000 étudiants. Le site de Calais abrite également une partie de l'EILCO, une école d'ingénieurs en 5 ans avec cycle préparatoire intégré.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Le centre hospitalier de Calais compte plus de 800 lits et places et plus de 1 500 employés[41].

Sports[modifier | modifier le code]

De nombreux clubs de football animent les quartiers et forment les jeunes : les amicales Pascal, Balzac, Constantine, l'OFFC, l'ACLPA, le Beau-Marais. Certains de ces clubs ont aussi une section Basket, la liste demande à être complétée.

Médias locaux[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

Un foyer fiscal calaisien déclare en moyenne 10 891,2 € de revenus par an, soit la 20e plus faible moyenne des villes de France[44]. En 2009, plus de la moitié des foyers fiscaux y déclare moins de 13 287 € de revenus par an (revenu fiscal de référence), ce qui est inférieur aux chiffres nationaux (18 355 €) et à ceux du Pas-de-Calais (15 383 €)[45].

En 2007, Calais est classée 5e ville de plus de 20 000 habitants la plus pauvre de France après Roubaix, Denain, Vaulx-en-Velin et Maubeuge[44].

Emploi[modifier | modifier le code]

Les calaisiens travaillent surtout dans les secteurs du commerce, des transports et services divers (45,7 %) ainsi que dans les secteurs de l'administration publique, de l'enseignement, la santé et l'action sociale (34,9 %)[46].

Le taux de chômage de la ville est de 17,16 %[44], ce qui est relativement élevé. De plus, le taux de chômage de l'agglomération de Calais est, depuis 2010, le plus fort des 304 bassins d'emplois de France[47].

Première ville de liaison avec l'Angleterre[modifier | modifier le code]

Depuis des siècles, la position idéale de Calais permet à son port d'accueillir de nombreux bateaux au départ et à l'arrivée de l'Angleterre. À la fin du XXe siècle, le développement du port et la construction du Tunnel sous la Manche a permis à Calais de devenir la 1re ville française de liaison avec l'Angleterre et au port de Calais de devenir le 1er port français de passagers (devançant largement son principal concurrent, Boulogne-sur-Mer, dont le trafic du port s'est vu fortement baissé après la construction du tunnel).

Port de Calais[modifier | modifier le code]

Le port de Calais
Un ferry entre dans le port de Calais
Article détaillé : Port de Calais.

Le port de Calais est l'un des grands ports de la région Nord-Pas-de-Calais. Il assure le transport de passagers, le transport de marchandises, la plaisance, les croisières et la pêche. Sur le plan économique, le port représente en activités directes et induites plus du tiers de l'activité économique de l'agglomération calaisienne.

Avec une cinquantaine de traversées par jour entre Calais et Douvres et plus de 10 millions de passagers par an (entrées et sorties cumulées), il s'agit du 1er port d’Europe continentale pour le trafic roulier, 1er port européen de liaison avec l'Angleterre et 1er port français pour le trafic des voyageurs.

Le port de Calais est aussi un port de commerce important. Le trafic fret a triplé ces deux dernières décennies. Les prévisions dans le domaine pour les années et décennies à venir sont plus qu’optimistes. En 2007, plus de 41,5 millions de tonnes sont passées par Calais, ce qui permet à Calais de confirmer sa 4e place au classement des ports de commerce français derrière Marseille, Le Havre et Dunkerque. Avec un total de 1 850 000 poids lourds traités (soit une moyenne supérieure à 5000 camions par jour et une journée record le 6 décembre 2006 avec 7 304 camions), le port de Calais et ses infrastructures modernes, adaptées au déchargement et chargement du fret roulier, joue un rôle important pour les échanges avec le Royaume-Uni.

Le port de Calais est également le premier port câblier d’Europe. Les câbles sous-marins pour le transport d'énergie ou les fibres optiques pour les télécommunications sont fabriqués à Calais par l'usine d'Alcatel-Lucent Submarine Networks, filiale d'Alcatel-Lucent.

Avec le projet "Calais Port 2015", d'un coût de 400 millions d'euros, le port de Calais devrait avoir gagné cent hectares sur la mer, avec la construction d'une nouvelle jetée protégeant un bassin de 700 mètres de long. Ainsi, quasiment tous les types de navires pourront s’arrêter à Calais. Une nouvelle génération de ferries devrait apparaître sur Calais-Douvres afin de pouvoir répondre à l'augmentation du fret. Les compagnies SeaFrance et P&O qui assurent les rotations entre les 2 ports, opéreront à l’avenir avec des navires d’environ 230 mètres. Actuellement, le plus gros ferry naviguant entre Calais et Douvres est le Spirit of Britain de 213 mètres.

Le futur port de Calais se veut polyvalent. Il pourra accueillir des navires de croisière, de commerce et de type ro-ro (voiturier) en partance pour d’autres pays européens que l’Angleterre et ce, afin de compléter l’activité transmanche (principale activité portuaire calaisienne actuelle).

La question du devenir du bassin ouest, qui accueille les bateaux de plaisance, est posée. Cet espace pourrait, par exemple, se transformer en un centre touristique grâce à son agrandissement et le développement de son potentiel urbain.

Tunnel sous la Manche[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Tunnel sous la Manche.

Le tunnel sous la Manche a été inauguré le 6 mai 1994.

Géographiquement, le tunnel sous la Manche débouche dans la ville de Peuplingues, très proche de Calais. Les installations du terminal de cet ouvrage sont en très grande partie sur le territoire de la commune de Coquelles.

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Calais est le siège de la Chambre de commerce et d'industrie Côte d'Opale. Elle gère le port de Calais.

Industrie et textile[modifier | modifier le code]

Commerce et tourisme[modifier | modifier le code]

De nombreux commerces sont installés en ville et en périphérie.

  • Le Centre Commercial des 4 boulevards, inauguré le 27 février 2006, se trouve dans le centre-ville de Calais.
  • La Cité Europe est un centre commercial situé aux portes du tunnel sous la Manche.
  • Auchan Les Deux Caps intègre une jardinerie de 3 000 m2 et le service Auchan Drive, ouvert le 8 décembre 2010.

La ville compte également un nombre important de chambres d'hôtel (710), de résidences secondaires et de places de campings.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Monuments historiques[modifier | modifier le code]

La tour du Guet et la place d’Armes
Le Théâtre
Centre-ville
Église Notre-Dame
Colonne commémorative du débarquement de Louis XVIII

Plusieurs monuments de Calais sont « classés » ou « inscrits » à l'inventaire des monuments historiques[48] :

  • La Tour du Guet, datant du XIIIe siècle, est l'un des plus vieux monument de Calais. Elle a une hauteur de 38 mètres[49].
  • La place d'Armes est l'une des plus grandes places de la ville de Calais, elle jouxte La tour du Guet. Elle est connue pour son marché qui se déroule chaque semaine, et ses deux foires annuelle (Eté & Hiver).
  • La Citadelle date du XVIe siècle.
    Construite à partir de 1560 sur les fondations d'un château médiéval lui-même édifié en 1229 par Philippe Hureprel, comte de Bourgogne. Elle fut renforcée par Jean Errard, ingénieur d’Henri IV puis par les ingénieurs de Louis XIII et de Louis XIV.
    Vauban viendra également pour l’améliorer et en faire une cité militaire dans le style de Brest et de la Rochelle. Finalement, le château sera définitivement rasé au XIXe siècle.
    Les ouvrages intérieurs seront détruits durant la Seconde Guerre mondiale. On peut encore y découvrir les remparts médiévaux, et parcourir les allées fleuries de la porte de Neptune. Elle abrite un stade omnisports. Le stade du Souvenir, qui est aussi le fief du SOC, Stade Olympique de Calais, auquel appartient Romain Barras, décathlonien français, 5e aux JO de Pékin, champion d'Europe en juillet 2010 à Barcelone avec un total de 8 453 points[50].
  • Le Bassin du Paradis. Longitude Est 1°50'55.32" latitude Nord 50°57'40.68". Une échancrure formée au premier millénaire de notre ère au débouché de la rivière de Guînes, donne naissance à un port où se regroupèrent marins et pêcheurs.
    Désenvasé sous l’occupation anglaise en 1397, il est approfondi, agrandi et modernisé au cours des siècles. Le bassin du Paradis, qui abrita jusque 100 bateaux, est un vestige des anciennes installations. Son activité périclita à partir de 1900. Désormais, une vingtaine de bateaux maintient la tradition, des pêcheurs plaisanciers surtout, que ne rebute pas son assèchement à marée basse.
    Auparavant, au 15 août, un lâcher de canards permettait à de courageux nageurs d’essayer de les y attraper. Depuis quelques années, cette tradition, à la suite de plaintes déposées par des militants inquiétés par de "mauvais traitements envers les animaux" (les canards précités) sont remplacées par des joutes navales.
  • À l’extrémité du quai d’Angoulême, un calvaire du marin a été érigé en 1988 avec du bois provenant de la jetée Est[51].
  • Le Phare de Calais Nord construit en 1848, électrifié en 1963 [52], [53]; il remplaça en 1848, la tour du Guet. Aujourd’hui, il sert également d’émetteur TV pour France 5, M6 et surtout pour CalaisTV, seule TV locale hertzienne dans le Nord-Pas-de-Calais, avec Grande-Synthe.
  • « Feu de Walde ». C'est l'ancien phare de Walde qui fut construit en 1857, mis en activité à partir de 1859 et doté de panneaux solaires en 1986. Il n'est plus utilisé depuis le 4 juillet 2001 pour la navigation (inutile à la suite de l'élargissement du banc de Walde et de son extension vers Calais). Cet ancien phare est situé (50 59.6 N, 001 54.8 E) à 3 milles à l'Est du phare de Calais. Il a été construit en structure métallique (fer forgé, tôle et fonte sur 6 pieds et un axe central vissé à 5 de profondeur[54],[55]), construit par des Anglais, est unique en France. Sa plateforme hexagonale de 7 m de diamètre supporte un balcon périphérique à plancher de chêne (1 m de large) et un habitacle de tôle de 5 m de diamètre, garni de chêne à l'intérieur. Cet habitacle qui abritait les gardiens était peint en noir, et surmonté de la lanterne (peinte en noir aussi).
    Le point focal de la lampe était à 11 mètres au-dessus de la plus haute mer et à plus de 15 m au-dessus du sable [56]. Il a été endommagé par une explosion de propane en 1953 (antérieurement, au XIXe siècle), il était alimenté par une lampe à huile. Le SMBC (Service maritime des ports de Boulogne-sur-Mer et de Calais) en a démonté la lampe en 1986 (transportée dans le hall de la capitainerie de Boulogne-sur-Mer), pour installer un petit feu de signalement (alimenté par panneaux photovoltaïques). En 1998, il a été question de le détruire, mais les Phares et Balises accepteraient un démontage pour le conserver si un mécène accepte de financer le surcoût. La Fédération Nord-Pas-de-Calais pour la Culture et le Patrimoine Maritimes plaide pour un démontage plutôt qu'une destruction.
  • Le Monument des Sauveteurs ou Monument Gavet-Mareschal fut installé en 1899, boulevard des Alliés puis transféré en 1960 au Courgain.

Le monument se trouve actuellement sur une pelouse du courgain.

Il s’agit d’un bronze du sculpteur Édouard Lormier.

Un premier monument avait été érigé en 1791 après les sacrifices des sauveteurs Gavet et Mareschal pour avoir secouru un bateau en perdition devant le port.

Le Monument des Sauveteurs en 1909, à son emplacement initial
  • Monument Le Pluviôse, monument de bronze commémoratif, représentant Le Pluviôse au moment fatidique, est érigé au centre du rond-point, qui se situe devant la plage de Calais.
    En 1910, la catastrophe du sous-marin le Pluviôse, coulé accidentellement devant la plage de Calais par le paquebot Pas-de-Calais, endeuille la France entière. Armand Fallières, président de la république, et son gouvernement viennent assister aux imposantes funérailles des 27 victimes. Parmi ces victimes, Auguste Delpierre, (1889-1910), seul Calaisien de l’équipage, meurt noyé à 21 ans devant la plage de Calais.
    Le long du bassin du Paradis, un quai porte le nom d'Auguste Delpierre.
  • Monument "Le Jacquard", édifié en 1910, sur la place Albert I, face à l'entrée du Théâtre. Ce monument commémore le lyonnais Joseph Marie Jacquard, dont l'invention a si bien contribué au développement de la dentelle, qui a longtemps fait la richesse et la renommée de Calais.
  • L'Église Notre-Dame (des XIIIe, XIVe et XVe), au style Tudor si particulier[57].
    Le 18 mars 1915, ses vitraux furent détruits lors du bombardement par le Zeppelin Z XII. Le général de Gaulle s'y maria le 6 avril 1921 avec Yvonne Vendroux.
    L’édifice, ayant subi d'autres importants dégâts durant la Seconde Guerre mondiale, n'est pour l'instant que partiellement reconstruit. La partie correspondant au chœur, le retable et la Chapelle de la Vierge, depuis près de 60 ans toujours en attente d'une rénovation, est interdite au public. (Voir ci-dessous le lien externe proposant une visite virtuelle de cette partie non restaurée !)
  • La Citerne Royale de l'église Notre-Dame, aux murs très épais (de 2 mètres à certains endroits à 4 mètres à la clé de voûte) et d'une contenance de 1 800 m. Sa construction fut ordonnée en 1691 par Louis XIV afin de recueillir les eaux de pluie de l'église Notre-Dame pour la garnison et de la population[58].
  • La Bourse du Travail et son marché couvert, ensemble architectural monumental construit de 1937 à 1939 par l'architecte Roger Poyé dans le quartier ouvrier de Saint-Pierre[59], [60].
  • La Colonne Louis XVIII. Colonne commémorative du débarquement de Louis XVIII à Calais[61].
  • La Crypte souterraine sous le Beffroi[62]
  • Le Fort Risban[63] Longitude est 1°50'49.32" latitude Nord 50°57'48". "Si l'on se perd en conjectures sur ses origines, peut-être liées au projet de conquête de l'Angleterre élaboré par l'empereur Caligula vers l'an 40 avant notre ère, la première mention attestée de son existence date de 1346 : les troupes d’Édouard III d'Angleterre découvrent des fortifications imprenables de Calais et décident d'élever ici un fortin destiné à empêcher tout ravitaillement par mer, dans le dessein de réduire la ville par la famine.
    Probablement issu du terme néerlandais du XVIIe siècle Rijsbank (bank "banc" et rijs "branchages, fascines") signifiant "banc de branchages" [64], ou du mot allemand Rissbank signifiant "banc d'arrachement" [65], le terme risban désigne un terre-plein fortifié, garni de canons, assurant la défense d'un port. Du fait de sa position sur une langue de sable, isolée à marée haute, l'étymologie de risban a, à tort, été attribuée au terme anglais riskbank, littéralement "banc dangereux" voire "hauteur périlleuse". Cependant, l'étymologie anglaise paraît fantaisiste, le banc de sable initial du risban ne semblant pas avoir présenté de danger particulier en termes de hauteur. L'étymologie néerlando-germanique paraît plus exacte et plausible et doit par conséquent être privilégiée pour cet ouvrage de fortification.
    Sous l'occupation anglaise, la tour de bois laisse place à un édifice en pierre, la New Tower, rebaptisée Lancaster Tower après 1400.
    Plusieurs fois remanié, ce fort maritime, déclassé en 1908 a repris du service lors de la Seconde Guerre mondiale"[66].
    Le fort Risban fut remanié par Vauban au XVIIe siècle après sa visite en 1677 avec le roi.
    En 1799, le fort Risban fut victime d’une explosion de son dépôt de poudre.
    Il est depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale le siège du Yacht Club de Calais[42].
  • L'hôtel de ville. Bâtiment doté d'une structure en béton conçu par l'architecte Debrouwer, construit de 1911 à 1923. Monument classé pour les parties extérieures : l’ensemble des façades et toitures sur rue et le beffroi ; pour les parties intérieures : le hall d’honneur et sa verrière, l’escalier d’honneur (y compris la rampe et la verrière), le couloir de desserte du premier étage, les salles d’apparat du premier étage (y compris leur décor) : la salle des mariages, le salon d’honneur, le salon du conseil municipal et le cabinet d’apparat[67]
Classement du Beffroi par l’UNESCO en 2005.
  • Immeuble 74 Boulevard Jacquard (ancien bureau annexe de l’Automobile Club du Nord de la France) 74 boulevard Jacquard : classé pour sa façade (cad. AB 415).
Inscription par arrêté du 28 juillet 2000.

Autres sites et monuments touristiques[modifier | modifier le code]

La jetée ouest

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Dentelle[modifier | modifier le code]

Calais est connu pour sa dentelle que l'on trouve dans la haute couture[68],[69].

Musées[modifier | modifier le code]

Arts[modifier | modifier le code]

Turner : la plage de Calais à marée basse (1830)
  • Le théâtre municipal
  • Le Centre Culturel Gérard Philipe
  • Le Conservatoire à rayonnement départemental (CRD), anciennement École nationale de musique et de danse (ENMD)
  • L'auditorium Didier Lockwood
  • L'École d'Art de Calais
  • Le Channel (Scène Nationale)
  • Le Cinéma Alhambra
  • La Médiathèque municipale

Calais et la philatélie[modifier | modifier le code]

Un timbre postal, d'une valeur de 0,80 franc, représentant la ville a été émis le 9 octobre 1961[70].

Un autre timbre d'une valeur de 0,46 € montrant des monuments de la ville a été émis en 2001.

Calais et le cinéma[modifier | modifier le code]

  • Le film L'Exil et le Royaume a été tourné à Calais de février 2004 à novembre 2007.
  • Le film Welcome, avec Vincent Lindon, a eu pour principal thème l'immigration bien connue à Calais. Le tournage fut réalisé en 2009 à Calais avec de jeunes calaisiens amateurs dans les rôles des immigrés[71].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Nées à Calais[modifier | modifier le code]

Ayant vécu à Calais[modifier | modifier le code]

  • François-Joseph Cazin (1788-1864), chirurgien militaire puis médecin de marine au port de Calais, médecin du bureau de bienfaisance de la ville, conseiller municipal, auteur d'un célèbre traité sur les plantes médicinales.
  • George Brummell (1778 - 1840), dandy anglais, connu sous le nom de « beau Brummell », vécut en exil à Calais de 1817 à 1830.
  • Alfred Georges Regner, (1902-1987), peintre; graveur.
  • Pierre Bachelet, (1944-2005), chanteur et compositeur, grandit à Calais. La chanson Découvrir l'Amérique évoque les souvenirs de cette époque.

Mortes à Calais[modifier | modifier le code]

Ayant séjourné à Calais[modifier | modifier le code]

Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

Armes de Calais

Blasonnement : de gueules à l’écusson de azur chargé d’une fleur de lis d’or soutenue d’un croissant d’argent, l’écusson sommé d’une couronne fermée de France d’or et accosté de deux croix de Lorraine d’argent, et accompagné en pointe d’un besant d’argent chargé de la croix de Jérusalem d’or.

Les armoiries de Calais furent accordées par le roi Henri II en 1558. La croix de Jérusalem et le croissant évoquent le passage, dans cette ville, des croisés français et anglais. La fleur de lys et la couronne marquent la satisfaction du roi de France de recouvrer Calais après plus de deux siècles d'occupation anglaise. Les croix de Lorraine font référence au libérateur de la ville, le duc de Lorraine, François de Guise. Elles furent confirmées par lettres patentes de Louis XVIII, le 19 avril 1817.

Sur le blason figure la croix de guerre 1914-1918 (25 août 1919), la Légion d'honneur (au centre) et la croix de guerre 1939-1945.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Alain Derville et Albert Vion, Histoire de Calais, Westhoek, les éditions des beffrois,‎ 1985, 351 p. (ISBN 2-903077-56-8).
  • Claudine-Alexandrine de Guérin de Tencin, Le Siège de Calais : nouvelle historique, Desjonquieres,‎ 1983 (1739) (ISBN 978-2-904227-00-4).
  • Jean-Marie Moeglin, Les Bourgeois de Calais : Essai sur un mythe historique, Albin Michel,‎ 2002, 480 p. (ISBN 2226132848).
  • Magali Domain, Les Six Bourgeois de Calais, Voix du Nord, 2001, 39 p.
  • Calais et l'histoire, syndicat d'initiative de Calais, dépliant publicitaire,‎ 1974.
  • Calais ville d'Histoire [Qui ?].
  • Alain Peyrefitte, C'était de Gaulle, Gallimard,‎ 24 février 2002, 1954 p. (ISBN 2070765067).
  • Michael Hennequin, La Politique culturelle de Calais 1959-1969, Mémoire (maîtrise d'histoire) Lille 3,‎ 1998, 201 p..
  • Magali Domain, Les Histoires de Calais, Le Courgain Maritime, Nord-Avril, 2006, 222 p.
  • Georges Dauchard, Calais à l'heure allemande de 1940 à 1943, 70 p..
  • Calais - Contre Vents et Marées (bande dessinée), scénario d'Olivier Gilleron, dessins de Luc Deroubaix, Le Téméraire, collection Histoires des Villes, 1993 (ISBN 2-908703-17-3)
  • Bulletin historique et artistique des Amis du Vieux Calais, revue bisannuelle.
  • Calais Réalités - Hebdomadaire d'information.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

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  2. a et b Calais, premier port français de passagers sur http://www.calais-port.fr'
  3. Ville de Calais sur jedecouvrelafrance.com
  4. « Distance à vol d'oiseau entre Calais et Boulogne-sur-Mer », sur www.lion1906.com (consulté le 19 mai 2012)
  5. « Distance à vol d'oiseau entre Calais et Dunkerque », sur www.lion1906.com (consulté le 19 mai 2012)
  6. « Distance à vol d'oiseau entre Calais et Lille », sur www.lion1906.com (consulté le 19 mai 2012)
  7. « Distance à vol d'oiseau entre Calais et Abbeville », sur www.lion1906.com (consulté le 25 août 2014)
  8. « Distance à vol d'oiseau entre Calais et Arras », sur www.lion1906.com (consulté le 25 août 2014)
  9. a, b, c et d Distance à vol d'oiseau calculée sur Google Earth
  10. « Distance à vol d'oiseau entre Calais et Amiens », sur www.lion1906.com (consulté le 25 août 2014)
  11. « Distance à vol d'oiseau entre Calais et Saint-Quentin », sur www.lion1906.com (consulté le 25 août 2014)
  12. « Distance à vol d'oiseau entre Calais et Rouen », sur www.lion1906.com (consulté le 25 août 2014)
  13. « Distance à vol d'oiseau entre Calais et Paris », sur www.lion1906.com (consulté le 19 mai 2012)
  14. « Distance à vol d'oiseau entre Calais et Reims », sur www.lion1906.com (consulté le 25 août 2014)
  15. a et b Calais - Le Phare de Walde sur http://www.cote-dopale.com
  16. « Aujourd'hui, avec le Vel'in, Calais fait sa vélorution ! », sur La Voix du Nord,‎ 17 juillet 2010 (consulté le 19 septembre 2011)
  17. Fonctionnement du Vel'in sur le site officiel, consulté le 27 juin 2012
  18. Jean Ricour, Découverte géologique du Nord de la France, Éditions du BRGM,‎ 1987, 66 p. (ISBN 2-7159-0194-1), p. 43
  19. Résumé statistique pour chaque commune de France sur le site de l'Insee, consulté le 4 août 2013
  20. Immobilier à Calais dans Le Journal du Net, consulté le 4 août 2013
  21. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Librairie Guénégaud, Paris, 1978.
  22. Exemple : Dictionnaire encyclopédique de Philippe Le Bas
  23. Op. cité. p. 131.
  24. Dictionnaire de la langue gauloise, éditions errance 2003. p. 97
  25. Centre de Recherche généalogique Flandre-Artois
  26. André Accart, Les sobriquets des habitants du Pas-de-Calais, Les éditions Nord avril, 456 pages, (2006) ISBN 2-915800-05-7
  27. Démissionnaire
  28. Succombe à un infarctus en cours de mandat il est remplacé par André Parmentier
  29. Maire provisoire de Calais
  30. Nommé maire de Calais par un arrêté du préfet, en raison de la vacance du poste due à l’arrivée des Allemands
  31. La Kommandantur le désigne comme seul interlocuteur
  32. Chassé de la mairie en raison de ses ascendances juives
  33. Mandat interrompu pour mobilisation en août 1939, remplacé par André Gerschel
  34. « Liste des juridictions compétentes pour une commune », sur le site du ministère de la Justice et ds libertés (consulté le 12 mai 2013).
  35. À propos du phare de Walde (éteint depuis le 4 juillet 2001)
  36. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  37. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  38. « Évolution et structure de la population à Calais en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 12 août 2010)
  39. « Résultats du recensement de la population du Pas-de-Calais en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 12 août 2010)
  40. Lycée HQE Léonard-de-Vinci, Calais, sur le site de l'académie de Lille
  41. Le centre hospitalier de Calais en chiffres sur le site officiel dudit CH, consulté le 26 août 2011
  42. a et b Bienvenue sur le web officiel du YACHT CLUB DE CALAIS
  43. Roller Derby Calaisis
  44. a, b et c « Les villes les plus pauvres - 5è : Calais (Pas-de-Calais) », sur Le Journal du Net (consulté le 31 mai 2012)
  45. « Chiffres clés : Communes de Calais (62193), Département du Pas-de-Calais, Région du Nord-Pas-de-Calais, France métropolitaine », sur le site de l'Insee (consulté le 24 juillet 2012).
  46. Évolution et structure de la population de Calais - Chiffres sur le site de l'Insee
  47. Taux de chômage par zone d'emploi de 2003 à 2012 (en moyenne annuelle) sur le site de l'Insee, consulté le 4 août 2013
  48. Pour la mention du classement comme Monument historique, les renseignements sont issus des : Bases de données du ministère de la Culture
  49. « La Tour du Guet », base Mérimée, ministère français de la Culture
  50. « La Citadelle », base Mérimée, ministère français de la Culture
  51. Plaque no 10 - Histoire de la cité
  52. « Le Phare de Calais », base Mérimée, ministère français de la Culture
  53. « Le phare de Calais (Établissement de signalisation maritime n 52/000) », base Mérimée, ministère français de la Culture
  54. Phare de Walde (Gravure ancienne)
  55. Gravures allemandes (The Spitzer Collection) comprenant une représentation ancienne du phare de Walde
  56. Le feu de Walde, Le phare à travers le monde
  57. « L'église Notre-Dame », base Mérimée, ministère français de la Culture
  58. « La citerne de l'église Notre-Dame », base Mérimée, ministère français de la Culture
  59. « La Bourse du travail », base Mérimée, ministère français de la Culture
  60. « bourse du travail, marché couvert, actuellement salle de spectacle », base Mérimée, ministère français de la Culture
  61. « Colonne commémorative du débarquement de Louis XVIII à Calais », base Mérimée, ministère français de la Culture
  62. « La crypte souterraine sous l'emplacement du Beffroi », base Mérimée, ministère français de la Culture
  63. « Le Fort Risban », base Mérimée, ministère français de la Culture
  64. 1643 Fournier Hydrographie, p. 63, Centre National de Ressources Textuelles et Lexicales
  65. dictionnaire Le Littré, édition de 1880
  66. Plaque no 9 - Histoire de la cité
  67. « L'Hôtel-de-Ville de Calais », base Mérimée, ministère français de la Culture
  68. la dentelle de Calais
  69. L'industrie de la dentelle
  70. Le timbre
  71. http://www.toutlecine.com/film/tournage/0037/00378099-welcome.html
  72. a, b et c Source : Dictionnaire encyclopédique de Philippe Le Bas
  73. http://lesamisduvieuxcalais.com/
  74. Culture.gouv.fr base Léonore, notice L0849069 : Dunett Sidney (consulté le 14 février 2014).
  75. Le contrat de mariage fut signé à Paris le 9 mars 1396, un mariage par procuration fut célébré à la Sainte Chapelle du Palais-Royal de Paris le 12 mars 1396 et le mariage est célébré à Calais le 1er novembre 1396 (Medieval Land, op. cit.).