Villers-Bretonneux
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| Villers-Bretonneux | ||
Mairie de Villers-Bretonneux |
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Héraldique |
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| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Région | Picardie | |
| Département | Somme | |
| Arrondissement | Amiens | |
| Canton | Corbie | |
| Intercommunalité | Communauté de communes du Val de Somme | |
| Maire Mandat |
Patrick Simon 2008-2014 |
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| Code postal | 80800 | |
| Code commune | 80799 | |
| Démographie | ||
| Gentilé | Bretonvillois[1] | |
| Population municipale |
4 187 hab. (2010) | |
| Densité | 289 hab./km2 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | Min. 45 m — Max. 107 m | |
| Superficie | 14,51 km2 | |
| Localisation | ||
| Liens | ||
| Site web | site officiel de la mairie | |
| modifier |
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Villers-Bretonneux est une commune française située dans le département de la Somme et la région Picardie.
Les habitants de Villers-Bretonneux s'appellent des Bretonvillois ou des Bretonvilloises[1].
Sommaire |
Géographie [modifier]
Villers-Bretonneux est un village picard situé à l'est d'Amiens et au sud de Corbie, à la limite d'un paysage particulièrement plat vers l'est, qui peut être considéré comme la limite occidentale du plateau du Santerre.
Elle est traversée par l'ancienne route nationale 29 (actuelle RD 1029), route parfaitement rectiligne épousant le tracé de l'ancienne voie romaine reliant Amiens à Saint-Quentin dans l'Aisne.
La sortie
52 de l'autoroute A 29 se trouve sur le territoire communal.
Histoire [modifier]
- L'endroit est habité depuis au moins la colonisation romaine et a dû servir alors d'étape sur la voie ancienne reliant Amiens à Vermand.
- Ce ne fut qu'au XIIe siècle que fut ajouté le complément Bretoneux ou Bretonneux, dont l'origine laisse les historiens perplexes[2].
- Waleran de Rivery, seigneur de Rivery et de Villers-Bretonneux, épousa Isabelle, deuxième fille de Jacques de Longroy (conseiller et chambellan du duc de Bourgogne), seigneur de Querrieu, qui fut tué à la bataille d'Azincourt[3] en 1415.
- Dans la deuxième moitié du XVe siècle, le seigneur fut Antoine de Rivery, chevalier, capitaine d'Amiens en 1465 et seigneur de Rivery et Villers-Bretonneux[4] .
- Le 13 août 1636, les femmes de l'armée espagnole incendièrent, avec des allumettes et de l'étoupe, la localité ainsi que plusieurs autres des environs. Ce fut vraisemblablement lors de ces événements liés à la prise de Corbie que fut anéanti le château-fort puisque le dénombrement de 1681 mentionne alors sa ruine complète pour cause de guerres[5] .
- En 1838, un ouvrage[6] signale que la commune est une des plus riches et commerçantes du département et que des fabriques de bas de laine et de flanelles y sont implantées.
- L'église qui fut détruite lors de la Première Guerre mondiale[7] datait de 1859 et abritait une Vierge en bois de l'école de Blasset[8].
- Le 27 novembre 1870, Villers Bretonneux fut le théâtre d'une bataille de la Guerre franco-prussienne de 1870 pour la défense d'Amiens.
- Villers-Bretonneux a été le site d'un des tragiques épisodes de l'offensive allemande sur la Somme en 1918. Des milliers de soldats Australiens et Néozélandais de l'ANZAC, qui étaient venus renforcer les effectifs de la British Army, y sont morts, pour avoir réussi à résister à l'offensive de l'empire allemand.
- 22 juillet 1938 : Inauguration du Mémorial national australien de Villers-Bretonneux par les souverains britanniques, George VI et Elizabeth Bowes-Lyon et Albert Lebrun, président de la République française. Les noms des 18 866 combattants y sont gravés dans la pierre.
Héraldique [modifier]
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Les armes de la commune se blasonnent ainsi : D'argent à trois lionceaux de sable à la fleur de lys au pied nourri du même en cœur. |
Administration [modifier]
Démographie [modifier]
En 2010, la commune comptait 4 187 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
Lieux et monuments [modifier]
Église Saint Jean-Baptiste [modifier]
Elle a été reconstruite en 1929.
Hôtel de ville [modifier]
Musée franco-australien [modifier]
Un hommage est rendu au sacrifice des soldats australiens dans le Musée du soldat australien, qui a été installé au premier étage de l'école communale, dans la cour de laquelle un simple calicot rappelle chaque jour aux visiteurs et aux élèves : « Don't forget Australia ! ». La reconstruction de cette école, dans les années 1920, a été financée pour 500 000 $ par les écoliers et habitants de l'État de Victoria. Cette école s'appelle donc logiquement « école Victoria »[11],[12].
Monument aux morts[13] [modifier]
L'architecte Godefroy Teisseire assura la direction des travaux réceptionnes en 1928. Le monument est composé d'une haute stèle en granit rouge dont le socle est en granit bleu. Une statue de femme éplorée tenant dans sa main droite une couronne et dans sa main gauche une palme se dresse devant la stèle. En pierre de Villetaneuse, elle est due au ciseau du sculpteur parisien Hérant Bédérian. Le cartouche en pierre est d'A. Del Bobbio.
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Détail du monument aux morts : allégorie du deuil, de Mariene Herant-Bender, de 1928[14]
Mémorial national australien et cimetière militaire [modifier]
Un imposant mémorial a été dressé au nord de la commune (sur le côté de la route départementale D23 menant à Fouilloy) sur un site en légère pente regroupant plusieurs milliers de stèles blanches, auxquelles on accède par un très large escalier flanqué de part et d'autre par un pavillon de pierre. Le haut de cet escalier est occupé par un gros parallélépipède de pierre indiquant très sobrement « Their name liveth for evermore. », appelé Pierre du souvenir.
- Au-delà des tombes et de la haute croix blanche (Croix du sacrifice) s'élève la tour qui domine les environs. De hauts murs, sur lesquels sont gravés les noms d'une multitude de soldats, la relient à droite et à gauche très symétriquement à deux autres pavillons, pour constituer une sorte de cour intérieure délimitée par deux ailes de pierre blanche. Les angles de ces deux pavillons et ceux du sommet de la tour sont décorés de drapeaux. Le corps de celle-ci est parcouru par un escalier permettant d'accéder au sommet, sur une plate-forme ornée de colonnes, abritant une table d'orientation et offrant un panorama sur le cimetière militaire en contrebas, sur Corbie et les environs.
- Le Mémorial et la croix du cimetière portent encore des traces d'impacts, subis lors des combats de la Seconde Guerre mondiale, qui imposèrent la nécessité d'une restauration du site.
- Le 25 avril de chaque année, le Mémorial national australien est le lieu principal des cérémonies commémoratives de la Journée de l'ANZAC. Des personnalités officielles australiennes et néo-zélandaises font alors le déplacement, ainsi que des membres des familles des soldats tués ou disparus lors de la Première Guerre mondiale. Ceux-ci témoignent de leur visite en fixant un coquelicot de papier ou de tissu sur la tombe ou à défaut sur le monument collectif, à côté du nom gravé.
Cimetières militaires britanniques [modifier]
- Crucifix Corner: situé sur la route de Démuin, il rassemble 803 corps dont 287 Britanniques, 76 Canadiens, 296 Australiens, 142 français et 2 Russes. Une stèle avec l'inscription: "aux héros morts pour la défense de Villers-Bretonneux, 24-25 avril 1918, les habitants reconnaissants a été érigée à l'intérieur du cimetière par la population.
- Cimetière militaire Adélaïde
De surface plus réduite que le site du Mémorial australien, il se trouve juste à la sortie de la bourgade, en direction d'Amiens. On y accède par un sentier en pente légère, signalé par un mur visible de la route, long de quelques dizaines de mètres et débouchant sur un portillon derrière lequel se dresse la traditionnelle haute croix de pierre blanche.
Bâtiments industriels anciens [modifier]
- Usine de Bonneterie Tiberghein Frères[15],
- Usine de bonneterie Valton Joseph[16],
- Briqueterie Tattegrain[17]
- Tissage Rinet Frères[18].
Monument détruit [modifier]
Le Château Delacour, ou "red château"[19] pour les Australiens et Néo-zélandais, qui servit de logement pour les généraux durant la bataille de la Somme (Foch y séjourna).
Détruit pendant la Première Guerre mondiale, il fut laissé à l'abandon après 1918 et devint une ruine assez impressionnante, qui intrigua nombre d'automobilistes. Malheureusement les ruines furent abattues en 2004 par décision de la municipalité malgré un projet d'aménagement proposé par les Australiens.
On voit le château dans le film de Delphine Gleize Carnage ; il survivra ainsi autrement que dans la mémoire des nostalgiques des vieilles pierres.
Jumelages [modifier]
Personnalités liées à la commune [modifier]
- Jean Théodore Delacour (1890-1985), ornithologue, fondateur du Parc zoologique de Clères, président de la Ligue pour la protection des oiseaux. Il fut l'un des créateurs de l'International Council for Bird Preservation.
- Gilbert Hecquet, dit Gilbert Richard, producteur-animateur de télévision a vécu à Villers-Bretonneux pendant l'Occupation, de 1942 à 1944.
Notes et références [modifier]
Notes [modifier]
- Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
- Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
Références [modifier]
- Habitants.fr, « Nom des habitants des communes françaises ». Consulté le 12 juillet 2008
- Hector Josse - « Dictionnaire historique et archéologique de la Picardie », Tome II, Cantons de Corbie, page 95 (1912, reprint Éditions Culture et Civilisation, Bruxelles, 1979)
- G. de Witasse et L. Ledieu - « Dictionnaire historique et archéologique de la Picardie », Tome I, Canton de Conty, pages 352-353 (1909, reprint Éditions Culture et Civilisation, Bruxelles, 1979)
- L. Ledieu - « Dictionnaire historique et archéologique de la Picardie », Tome I, Cantons d'Amiens, page 158 (1909, reprint Éditions Culture et Civilisation, Bruxelles, 1979)
- Hector Josse, Dictionnaire historique et archéologique de la Picardie, tome II, Cantons de Corbie, page 97 (1912, reprint Éditions Culture et Civilisation, Bruxelles, 1979)
- Guide pittoresque du voyageur en France, in « La Somme », éd. du Bastion, reprint 1994 - page 40
- La page "villages / Villers-Bretonneux" du site perso de Marie-France et Jean-Pierre Gourdain propose une vue de l'ancienne église, ainsi que d'autres reproductions de cartes postales d'avant et après 1914-18.
- Hector Josse, Dictionnaire historique et archéologique de la Picardie, tome II, Cantons de Corbie, page 99 (1912, reprint Éditions Culture et Civilisation, Bruxelles, 1979)
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
- Thierry Griois, « Un chèque de 13 700 € pour l'Australie », Le Courrier picard, édition région d'Amiens, 15 juillet 2009, p. 12
- En souvenir de ce geste, et en solidarité avec les victimes des incendies meurtriers de février 2009 dans l'État de Victoria, les écoliers et la municipalité de Villers-Bretonneux ont contribué pour 13 700 € à la reconstruction de la bibliothèque de l'école de Strathewan, au nord de Melbourne
- Monument aux Morts de la Guerre de 1914, 1918 à Villers-Bretonneux (80), sur le site de Patrimoine de France, 1990. Consulté le 16 juillet 2009
- {{Lien web
- Usine de Bonneterie dite Usine de Bonneterie Tiberghein Frères, puis Sté Française de Coordination Textile à Villers-Bretonneux (80), sur le site de Patrimoine de France, 1986. Consulté le 16 juillet 2009
- Usine de bonneterie Valton Joseph, puis Valton Delacour à Villers-Bretonneux (80), sur le site de Patrimoine de France, 1987. Consulté le 16 juillet 2009
- Briqueterie dite Briqueterie Tattegrain à Villers-Bretonneux (80), sur le site de Patrimoine de France, 1987. Consulté le 16 juillet 2009
- Tissage Rinet Frères à Villers-Bretonneux (80), sur le site de Patrimoine de France, 1987. Consulté le 16 juillet 2009
- (en) Photos du château disparu
Voir aussi [modifier]
Articles connexes [modifier]
- Liste des communes de la Somme
- Gare de Villers-Bretonneux
- Chaussée Brunehaut
- Un siècle (1851-1954) d'exode rural dans la Somme
- Reconstruction en France et en Belgique après la Première Guerre mondiale
