Alphonse Sagebien

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Alphonse Sagebien

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Portrait

Naissance 1807
Wavans
Décès 1892 (à 85 ans)
Amiens
Nationalité Drapeau de la France France
Profession

Alphonse Eléonor Sagebien (Wavans, 1807 - Amiens, 1892) est l'inventeur d’une roue hydraulique : « la roue Sagebien ».

Formation[modifier | modifier le code]

La fin du XVIIIe et le début du XIXe siècle voient naître dans la famille Sagebien deux cousins qui vont devenir de remarquables ingénieurs. Le plus jeune et le plus célèbre des deux, Alphonse Eléonor, est né en 1807 à Wavans (Pas de Calais) . Très jeune, il projette d’aller faire quelques études pratiques à l’école de Châlons, quand il apprend par hasard la fondation récente d’une école dite Centrale des Arts et Manufacture. Il n’a aucune peine à s’y faire admettre et sort en 1833 (26 ans) avec le diplôme d’ingénieur.

Métallurgie[modifier | modifier le code]

C’est à lui que l’on doit la découverte de la quasi-totalité des couches de minerais exploitées dans le Pas-de-Calais à la fin du siècle dernier (XIXe siècle). Jusqu’en 1848, il se consacre à la métallurgie, puis il se passionne pour l’hydraulique et construit la roue qui porte son nom.

L'alimentation en eau des canaux de Paris[modifier | modifier le code]

Roue de 11 m de diamètre, système Sagebien, de l'usine élévatoire de Trilbardou

De 1858 à 1865, la pluviométrie à Paris fut insuffisante pour permettre le maintien de la navigation sur les canaux Saint-Denis et Saint-Martin. Le gouvernement autorisa la Ville de Paris à puiser en Marne, à Isles-les-Meldeuses et à Trilbardou, l'eau nécessaire au fonctionnement de ces deux canaux.

À Trilbardou, la Ville de Paris avait racheté un moulin hydraulique à une entreprise de tréfilerie et de laminage, mais elle dut engager des frais pour rétablir l'écoulement dans le bief d'alimentation du moulin. Ces travaux terminés, en 1867, elle confia à Sagebien la remise en état de la roue hydraulique. Sagebien avait créé ce qu'il appelait les roues-vannes, fonctionnant plus par le poids d'eau que par la vitesse du courant : elles étaient parfaitement adaptées aux faibles chutes d'eau mais nécessitaient des débits importants. Ces machines permettaient également une introduction de l'eau à des hauteurs variables en fonction du niveau de la Marne. Belgrand, qui n'avait pas la réputation de prodiguer facilement des compliments, dit plus tard de la roue de Trilbardou : « C'est certainement le meilleur moteur que la Ville possède ».

Épilogue[modifier | modifier le code]

On confia après cela à Sagebien de nombreuses charges : papeteries, moulins et usines hydrauliques. Il est conseiller municipal à Amiens (Picardie) de 1878 à 1888. Alphonse Sagebien est mort en 1892.

Aujourd'hui[modifier | modifier le code]

Alphonse Sagebien a désormais une rue, une école et un collège à Amiens qui portent son nom. Une rue du Mans honore également la mémoire de l'ingénieur.

De nombreux moulins à eau sont restaurés par leurs propriétaires et sont toujours animés par une roue Sagebien.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Le Canal de l'Ourcq, hier, aujourd'hui, demain (actes du colloque des 14 et 15 décembre 2002 organisé par l'AFLO), Au fil de l'Ourcq (AFLO) (ISBN 978-2-9521497-1-6)
  • J. F. Belhoste et C. Cartier, « La roue Sagebien, histoire d'une invention », Cahiers d'histoire et de philosophie des sciences, ENS Editions, Lyon,‎ 1990 (N°29), p. 119-149 (ISSN 0753-6712)