Ariège (département)

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Ariège
Ariège (département)
Ariège (département)
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Midi-Pyrénées
Création du département 4 mars 1790
Chef-lieu
(Préfecture)
Foix
Sous-préfecture(s) Pamiers
Saint-Girons
Président du
conseil général
Augustin Bonrepaux (PS)
Préfet Nathalie Marthien
Code Insee 09
Code ISO 3166-2 FR-09
Code Eurostat NUTS-3 FR621
Démographie
Population 152 286 hab. (2011)
Densité 31 hab./km2
Géographie
Superficie 4 890 km2
Subdivisions
Arrondissements 3
Circonscriptions législatives 2
Cantons 22
Intercommunalités 21
Communes 332

L’Ariège (prononcé [a.ʁjɛʒ ]) est un département français de la région Midi-Pyrénées, du nom de la rivière l’Ariège. Son chef-lieu est la ville de Foix. L’Insee et la Poste lui attribuent le code 09.

Géographie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Géographie de l'Ariège.
Le mont Valier vu de la route du Port d'Aula dans le Haut Couserans
Les couverts de Mirepoix

Géographie physique[modifier | modifier le code]

On peut distinguer trois grandes zones :

  • La plaine d'Ariège, située au nord du département, est constitué de plaines, de collines et de faibles vallons où l’agriculture est très présente. Une partie du Lauragais s’étend sur le nord-est du département. Deux rivières importantes, l’Ariège et la Lèze traversent la plaine du sud au nord. Le paysage de parcelles céréalières domine avec la culture du maïs et du tournesol et avec des prairies.
  • Le piémont pyrénéen regroupe le massif du Plantaurel et les collines prépyrénéennes inférieures à 1 000 m. Diverses structures géologiques forment des paysages contrastés comme la vallée de Foix dans son massif granitique ou la région de Lavelanet avec ses marnes et son calcaire.
  • Le haut pays ariégeois représente les hautes montagnes des Pyrénées dépassant les 1 000 m d'altitude. La pique d'Estats, le pic de Montcalm et le pic du port de Sullo sont les points culminants du département avec 3 143 m, 3 077 m et 3 072 m respectivement. La forêt domine le paysage où cohabitent des essences de résineux avec des feuillus comme les châtaigniers, les robiniers faux-acacias, les frênes et les hêtres.

Géographie humaine[modifier | modifier le code]

L’Ariège fait partie de la Région Midi-Pyrénées. Elle est limitrophe des départements de la Haute-Garonne (à l’ouest et au nord), de l’Aude à l’est et des Pyrénées-Orientales au sud-est, ainsi que de l’Espagne (province de Lérida) et de l’Andorre au sud.

D’une superficie de 4 890 km2, le département est divisé en trois arrondissements, Foix, Pamiers et Saint-Girons[1].

Il est en outre composé de 23 cantons, 21 intercommunalités et 332 communes.

En 2009, le parc naturel régional des Pyrénées ariégeoises est créé, couvrant environ 40 % de la superficie du département de l'Ariège.

Histoire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Histoire de l'Ariège.

Le département a été créé à la Révolution française, le 4 mars 1790 en application de la loi du 22 décembre 1789, à partir du Comté de Foix (Languedoc) et du Couserans (Gascogne).

Une demande au Conseil d'État a été posée afin de renommer le département en Ariège-Pyrénées[2]. Selon les défenseurs de ce projet, la mention « Pyrénées » permettrait de mieux situer le département afin de le promouvoir dans toute la France. La demande a été rejetée[réf. nécessaire].

L'Ariège et les provinces et pays qui occupaient son territoire avant la Révolution :

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D’or aux trois pals de gueules et à l’écusson d’azur chargé d’une cloche d’argent brochant sur le tout.
Commentaires : l'or aux trois pals représente le comté de Foix et la cloche est l'emblème du Couserans, pays de l'ancienne province de Gascogne.

Ce blason, proposé par Robert Louis, n'a toutefois rien d'officiel.

Hymne ariégeois[modifier | modifier le code]

La chanson patriotique Arièjo ô moun Païs fut écrite par le curé Sabas Maury né le 1er mars 1863 à Gestiès dans la vallée du Siguer, curé de Miglos et de Varilhes. Elle devint alors tout naturellement l'hymne ariégeois.

Politique[modifier | modifier le code]

Le département compte 2 circonscriptions législatives et 22 cantons. D'une manière générale on peut dire que :

« De tradition républicaine et laïque depuis la IIIe République, l'Ariège est solidement tenu par le Parti socialiste, même si, ces dernières années, la droite est parvenue à enfoncer quelques coins de la forteresse. »[3]

Il n'en demeure pas moins qu'avec une représentation parlementaire exclusivement issue du PS et un Conseil général dont 19 des 22 élus sont membres ou proches de ce parti, l'orientation politique du département est clairement identifiée. En 2007, c'est le département qui a le plus voté pour Ségolène Royal (59,56 %). En 2012, c'est le troisième département de France qui vota le plus pour François Hollande avec 64,69 % juste derrière la Corrèze et la Seine Saint-Denis.

Si la parité homme / femme, est bien respectée pour les députés (Mme Frédérique Massat et M. Alain Fauré) la totalité des 22 conseillers généraux sont des hommes jusqu'en 2011, date à laquelle deux femmes parviennent à se faire élire.

Climat[modifier | modifier le code]

Le département est à la limite orientale de la prépondérance océanique dans le régime des pluies, mais d'autres influences se font sentir :

  • continentale dans les vallées pyrénéennes (nombreux orages, amplitude thermique élevée entre le jour et la nuit).

Il n'y a pas de tendance marquée à la sécheresse estivale : le flux de nord-ouest apporte des pluies tout au long de l'année. La pluviométrie, modérée sur le piémont et dans certaines vallées abritées (cumuls de 700 à 1 000 mm/an), s'accroît sensiblement sur les massifs et dans les hautes vallées (1 000 à 1 800 mm). Les versants exposés au nord-ouest sont logiquement les plus humides (Aulus, Orlu…), ainsi que toutes les crêtes frontalières qui subissent aussi le flux de sud-ouest alors que celui-ci est peu actif ailleurs (effet de foehn). L'enneigement est fréquent au-dessus de 1 000 m, durable plusieurs mois de suite au-dessus de 1 500 à 2 000 m. Des espaces péri-glaciaires existent au-dessus de 2 500 m (le seul glacier ariégeois est celui du Mont Valier, près de Castillon-en-Couserans).

Les températures sont douces sur le piémont : à Foix, il fait en moyenne +5 °C en janvier et +19 °C en juillet. Elles déclinent rapidement avec l'altitude : à l'Hospitalet (1 430 m), on relève 0 °C en janvier et +14 °C en juillet.

Économie[modifier | modifier le code]

Activité économique
Donnée économique Valeur Date
Création d’entreprises 814 2005
Nombre d’entreprises 19 750 15 novembre 2006
Taux de création d’entreprises 10,4 % (Ariège) 9,3 % (Midi-Pyrénées) 9,3 % (France) 2003
Taux de chômage 10,4 % (Ariège) 9,1 % (Midi-Pyrénées) 9 % (France) Septembre 2006
Montant des exportations 450 M€ 2005
Montant des importations 368 M€ 2005
source : Ariège expansion

Dans le secteur des vallées d'Ax, l'extraction du talc constitue l'activité la plus typiquement ariégeoise. L'usine de traitement du talc de Luzenac, approvisionnée par la carrière de Trimouns, est la productrice la plus importante (400 000 t par an).
Elle est complétée par le tourisme avec les stations de sports d'hiver (Ax 3 Domaines, Ascou-Pailhères, Plateau de Beille, le Chioula, Goulier Neige).

Dans le secteur de Lavelanet, l'industrie textile qui était majoritaire disparaît peu à peu. Il ne reste que quelques entreprises qui essaient de tenir face à la concurrence des pays de l'Est et de l'Asie.

Dans le secteur de Pamiers, l'industrie de la métallurgie, de l'aéronautique et de la chimie y sont principalement présentes. La métallurgie, avec l'usine Aubert et Duval, produit notamment des pièces forgées pour l'industrie aéronautique et énergétique. L'aéronautique se distingue grâce à plusieurs entreprises de sous-traitance (tels que Recaero et Maz'Air), partenaires des constructeurs d'avions. La chimie est, quant à elle, représentée par l'industrie de la peinture avec l'Alliance Maestria qui regroupe plusieurs entreprises de la peinture du bâtiment jusqu'à l'aéronautique. Dans la chimie, il y a également l'usine Étienne Lacroix située sur la commune de Mazères, elle y fabrique principalement des feux d'artifices et des pièces pyrotechniques.

Pour le secteur de Saint-Girons, l'industrie, en déclin, est représentée principalement par la fabrication du papier.

La production hydroélectrique de l'Ariège représente environ le cinquième de la production pyrénéenne. En effet, la centrale hydroélectrique d'Aston possède la plus grosse capacité de production annuelle de la chaîne des Pyrénées (392 millions de kWh). Avec celles d'Orlu et de l'Hospitalet-près-l'Andorre, ces 3 centrales sont les plus importantes dans le département en capacité de production. L'aménagement hydroélectrique ariègeois peut produire pour une ville de 600 000 habitants. Les grands établissements industriels utilisent l'énergie ainsi produite, avec en complément, le gaz naturel de Lacq.

Transport[modifier | modifier le code]

Un train arrivant en gare de Pamiers.

Majoritairement montagneux et rural, le département de l'Ariège est longtemps resté à l'écart des principaux axes de transport qui desservent les littoraux et les principales vallées. Le chemin de fer est arrivé dans le département en 1861 via la ligne de Toulouse à Puigcerda, la seule à demeurer ouverte à ce jour dans le département[4]. Outre les trains TER Midi-Pyrénées, cette voie est néanmoins desservie par des Intercités en provenance de Paris-Austerlitz.

Depuis 2002, l'Ariège est reliée au réseau autoroutier national par l'autoroute A66, qui part de l'A 61 au niveau de Villefranche-de-Lauragais et se poursuit au sud de Pamiers par la RN 20 en deux fois deux voies jusqu'à Tarascon-sur-Ariège. La mise aux normes autoroutières de la section Pamiers-Tarascon et la mise en deux fois deux voies jusqu'à Andorre sont des serpents de mer[5].

Démographie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Démographie de l'Ariège.

Les habitants de l'Ariège sont les Ariégeois.
On comptabilise 151 477 habitants (146 289 sans les doubles comptes) ; 137 205 en 1999 ; 136 455 en 1990.

Arrondissements / Foix : 53 595 / Pamiers : 69 664 / Saint-Girons : 28 218
Villes / Pamiers : 15 702 / Foix : 10 119 / Lavelanet : 7 068 / Saint-Girons : 7 019
Source : recensement Insee 2009, population totale (avec double compte)

Les communes de plus de 2 000 habitants (et évolution de la population par rapport à 2006)

  1. Pamiers (15 574 hab.) en augmentation
  2. Foix (9 658 hab.) en augmentation
  3. Lavelanet (6 727 hab.) en diminution
  4. Saint-Girons (6 552 hab.) en augmentation
  5. Saverdun (4 376 hab.) en augmentation
  6. Tarascon-sur-Ariège (3 493 hab.) en augmentation
  7. Mazères (3 287 hab.) en augmentation
  8. Mirepoix (3 107 hab.) en augmentation
  9. Varilhes (2 848 hab.) en augmentation
  10. Laroque-d'Olmes (2 705 hab.) en augmentation
  11. Saint-Jean-du-Falga (2 591 hab.) en diminution
  12. La Tour-du-Crieu (2 333 hab.) en augmentation
  13. Lézat-sur-Lèze (2 253 hab.) en augmentation
  14. Verniolle (2 215 hab.) en augmentation

NB : Les communes en italique sont situées dans l'agglomération de Pamiers.

Le département possède 2 aires urbaines : Foix (17 440 habitants) et Pamiers (23 876 habitants).

Culture[modifier | modifier le code]

Théâtre[modifier | modifier le code]

  • Festival MiMa: festival des arts de la marionnette (http://www.mima-festival.com/). Durant 4 jours, la ville est décorée par un scénographe et de très nombreux spectacles (régionaux, nationaux et internationaux) sont joués dans différents lieux de la bastide de Mirepoix.
  • Théâtrales en Couserans

Musique[modifier | modifier le code]

  • Mirepoix Musique promouvoit la musique classique à Mirepoix.
  • « Faites de la musique » à Malegoude[6].
  • Festival Vocal de La Bellongaise à Orgibet
  • Jazz à Foix
  • Garosnow à Ax-les-Thermes
  • art cade salle de musiques actuelles (sainte croix volvestre)
  • 100% Rock à Les cabannes
  • Swing à Mirepoix

Cinéma[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste de films tournés en Ariège.

Littérature[modifier | modifier le code]

Personnalités[modifier | modifier le code]

Arts[modifier | modifier le code]

Littérature[modifier | modifier le code]

Politique[modifier | modifier le code]

Religion[modifier | modifier le code]

Sport[modifier | modifier le code]

Tourisme[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Tourisme en Ariège.

Les résidences secondaires[modifier | modifier le code]

Selon le recensement général de la population du 1er janvier 2008, 25,3 % des logements disponibles dans le département étaient des résidences secondaires.

Ce tableau indique les principales communes de l'Ariège dont les résidences secondaires et occasionnelles dépassent 10 % des logements totaux.

Ville Population municipale Nombre de logements Résidences secondaires  % résidences secondaires
Suc-et-Sentenac 60 259 226 87,25 %
Ustou (Guzet-neige) 346 1 314 1 075 81,82 %
Couflens 84 279 223 79,81 %
Boussenac 188 473 366 77,45 %
Quérigut 139 326 250 76,62 %
Ax-les-Thermes 1 426 3 113 2 359 75,77 %
Le Port 204 464 348 74,90 %
Saint-Lary 155 347 247 71,15 %
Sentein 146 365 258 70,64 %
Aulus-les-Bains 207 446 311 69,73 %
Montferrier 647 942 604 64,13 %
Les Bordes-sur-Lez 165 317 201 63,29 %
Soulan 345 462 285 61,77 %
Biert 295 490 302 61,63 %
Seix 816 973 567 58,27 %
Rabat-les-Trois-Seigneurs 307 395 228 57,85 %
Saurat 596 854 489 57,26 %
Auzat 599 694 395 56,89 %
Soueix-Rogalle 375 437 244 55,93 %
Massat 710 914 507 55,52 %
Savignac-les-Ormeaux 395 447 246 55,00 %
Ercé 550 589 315 53,54 %
Les Cabannes 347 385 203 52,65 %
Oust 533 536 260 48,51 %
Vicdessos 511 479 203 52,65 %
Serres-sur-Arget 779 594 248 41,83 %
Daumazan-sur-Arize 715 554 204 36,71 %
Bélesta 1 106 829 219 26,48 %

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Géographie de l’Ariège », sur le site de la préfecture (consulté le 22 juin 2011)
  2. (fr) L’Ariège veut devenir Ariège Pyrénées, publié le 7 janvier 2005 sur le site de La Dépêche du Midi.
  3. (fr) « Description et Atlas politiques du département de l'Ariège », sur http://www.atlaspol.com, Atlaspol, site de cartographie géopolitique (consulté en 4 décembre 2007)
  4. Dossier de Presse, Plan Rail Midi-Pyrénées 2007-2013, La ligne Portet-Tarascon : historique et caractéristiques de la ligne, avril 2011, p. 11 lire (consulté le 11 novembre 2011).
  5. La Dépêche - L'Andorre pousse l'axe Toulouse-Barcelone, 30 janvier 2008
  6. « faites-de-la-musique » (consulté le 5 avril 2013)
  7. La dépêche du Midi , 12 décembre 2012, rencontre avec Marcelle Bernadac

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Michel Chevalier, L'Ariège, photographies de Nicolas Fediaevsky, Ouest-France, 1985

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]