LGV Paris - Londres par Amiens

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LGV Paris - Londres par Amiens
Pays Drapeau de la France France
Villes desservies Amiens, Calais, Paris
Historique
Mise en service 2025
Caractéristiques techniques
Écartement Voie normale (1,435 m)
Électrification

25 kV - 50 Hz

Pente ou rampe maximale 35 ‰
Nombre de voies Double voie
Trafic
Propriétaire RFF
Trafic TGV

La LGV Paris - Londres par Amiens aussi connue sous le nom de LGV Picardie est un projet de ligne à grande vitesse lancé par le Comité interministériel d'aménagement et de développement du territoire (CIADT) de décembre 2003, qui doit permettre une liaison Paris-Londres en deux heures et alléger la LGV Nord, en passant par Amiens. Cette ligne à grande vitesse permettrait de réaliser un raccourci de 50 km par rapport au passage par la LGV Nord, ce qui permettrait de gagner 20 minutes[1]. Son coût est estimé entre 3,5 et 4,8 milliards d'euro en 2010[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

À partir de 1985 la Chambre de commerce et d'industrie (CCI) d'Amiens a été à l'initiative d'une mobilisation, relayée par des responsable politiques et le quotidien Le Courrier picard, visant à obtenir le passage de la LGV Nord par la préfecture picarde[3]. Suite à l'échec de cette action, la mobilisation locale reste importante en vue d'un doublement de la LGV Nord par Amiens.

La création de cette ligne est prévue dans le schéma directeur des lignes à grande vitesse de 1992 qui a été abandonné après le rapport Rouvillois de 1996[4], notamment à cause de la faiblesse du trafic de la LGV nord, inférieur de 40 % à celui attendu[5].

Réseau ferré de France (RFF) a saisi la Commission nationale du débat public (CNDP) le 27 décembre 2006 afin d'organiser un débat public, débat qui a été refusé par la commission le 7 février 2007, le projet étant considéré comme encore insuffisamment étoffé[6]. Le taux de rentabilité socio-économique du projet a été évalué 5,0 %, en dessous de la limite de 8 % (taux d'actualisation) retenu par l'État français pour le financement de projets d'intérêt général[7].

Le 16 octobre 2008, à la suite d'un amendement déposé par Daniel Fasquelle, député-maire UMP du Touquet, la ligne à grande vitesse Paris - Londres par Amiens figurera parmi les 2 500 km de lignes supplémentaires prévues dans le cadre de la loi Grenelle 1[8]. Depuis 2005 le taux d'actualisation a été baissé entre 3 et 4 %[9] pour mieux prendre en compte les intérêts des générations futures[10].

Cette ligne posera des problèmes d'insertion dans le réseau d'Île-de-France[1]. Par ailleurs RFF ne prévoit pas de saturation de la LGV nord avant 2030-2040, date qui pourra être reculée par des aménagements (signalisation, trains plus capacitaires...)[11]. L'Eurostar possédant en 2009 déjà 80 % des parts de marché face à l'avion entre Paris et Londres[12], le potentiel commercial lié au gain de temps est limité.

La LGV est mentionnée dans l'avant projet du schéma national des infrastructures de transport de 2010, dans la liste des chantiers à long terme. Elle est en concurrence avec un tracé Paris-Calais par Rouen en lien avec le projet de ligne nouvelle Paris-Normandie[2].

En 2010, un débat public a été lancé pour une ligne Roissy - Picardie de quelques kilomètres, créant un lien entre la LGV Interconnexion Est et la ligne Paris-Creil-Amiens au nord de Roissy, aux environs de Survilliers. Il devrait permettre au moins sept aller-retour TGV intersecteurs quotidien avec un temps de parcours de 55 min de Roissy à Amiens et de 15 min à Creil[13].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]