Ardèche (département)

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Ardèche
Ardèche (département)
Ardèche (département)
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Création du département
Chef-lieu
(Préfecture)
Privas
Sous-préfecture(s) Largentière
Tournon-sur-Rhône
Président du
conseil général
Hervé Saulignac (PS)
Préfet Bernard Gonzalez[1],[2]
Code Insee 07
Code ISO 3166-2 FR-07
Code Eurostat NUTS-3 FR712
Démographie
Population 320 736 hab. (2013)
Densité 58 hab./km2
Géographie
Superficie 5 529 km2
Subdivisions
Arrondissements 3
Circonscriptions législatives 3
Cantons 33
Intercommunalités 35
Communes 339

Le département de l'Ardèche (prononcé [aʁ.ˈɛʃ]) est un département français de la région Rhône-Alpes qui doit son nom à la rivière Ardèche. L'Insee et la Poste lui attribuent le code 07. Les habitants sont les Ardéchois(es).

Le département est composé de 339 communes dont 83 de plus de 1 000 habitants.

Dénomination[modifier | modifier le code]

L'Ardèche est appelée, en occitan, Ardecha (ou Ardecho). Les habitants de l'Ardèche sont appelés Ardéchois. L'Ardèche correspond approximativement à l'ancienne province du Vivarais.

Démographie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Démographie de l'Ardèche.

L'Ardèche est un département assez peu peuplé, avec une densité moyenne de 57 hab./km2, contre 112 pour la France. Le département affiche de fortes disparités de peuplement entre la vallée du Rhône et les bassins d'Annonay ou d'Aubenas d'une part, et les très faibles densités du plateau ou de la Cévenne ardéchoise. La population reste plutôt rurale : en 1999, 51 % des habitants vivaient dans des communes de moins de 3 000 habitants contre seulement 12,5 % pour la France entière. Certaines communes se développent grâce à leur position géographique, comme Saint-Péray, Guilherand-Granges et Soyons, situées dans l'agglomération de Valence. De manière générale, les communes de la vallée du Rhône, le long de l'ancienne route nationale 86, de Tournon-sur-Rhône à Viviers en passant par Rochemaure, sont en croissance soutenue. Les localités de l'extrême sud-est du département bénéficient de l'attraction de la zone du Tricastin et de l'activité touristique de la région de Vallon-Pont-d'Arc. A contrario, certaines municipalités du nord, du centre, et de l'ouest du département continuent de subir une perte parfois sévère de population, souvent causée par une mauvaise accessibilité routière et à la faiblesse des bassins d'emplois. [3]

L'Ardèche se caractérise également par la faiblesse de peuplement de ses villes, quatre seulement dépassant 10 000 habitants, la plus peuplée étant Annonay avec 16 445 habitants. La seule aire urbaine dépassant les 50 000 habitants est celle d'Aubenas avec 57 431 habitants en 2011 [4]. Privas, 8 352 habitants, est la préfecture la moins peuplée de France et Largentière la seconde sous-préfecture possédant la plus faible population avec 1 822 habitants, juste derrière Castellane.

Cependant, afin de remédier à ce manque de grandes agglomérations, le projet de «  Métropole Drôme-Ardèche » pourrait aboutir d’ici 2015 et permettre ainsi de moins subir la concurrence de Lyon, Grenoble et Saint-Étienne. Drôme-Ardèche Métropole concentrerait ainsi pas loin de 300 000 habitants avec ses 42 communes principalement drômoises, ce qui en ferait la 4e plus grande aire urbaine de la région derrière Lyon, Grenoble et Saint-Étienne. Elle serait dynamisée principalement par Valence, la plus grande ville des deux départements, et serait divisée en 3 foyers de populations :

  • aire urbaine de Valence, 178 000 habitants (Valence, Bourg-lès-Valence, Portes-lès-Valence…) ;
  • aire urbaine de Romans-sur-Isère, 54 000 habitants (Romans-sur-Isère, Bourg-de-Péage…) ;
  • aire urbaine Tournon-sur-Rhône, 21 000 habitants (Tournon-sur-Rhône, Tain-l’Hermitage…)[réf. nécessaire].

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

L'Ardèche fait partie de la région Rhône-Alpes. Elle est limitrophe des départements de la Drôme, du Vaucluse, du Gard, de la Lozère, de la Haute-Loire, de la Loire et de l'Isère.

Régions naturelles[modifier | modifier le code]

Cévenne ardéchoise au début du XXe siècle

Les sols, le climat et la végétation de l'Ardèche sont bien différents entre le nord et le sud du département, qui est donc caractérisé par sa grande variété de milieux naturels et de paysages, tandis que le département s'étend sur un escarpement de plus de mille mètres de dénivelé, séparant le haut plateau du Massif central et la vallée du Rhône au droit de Valence[5].

  • Le sud (Bas-Vivarais) est marneux ou calcaire, plus sec, avec une végétation déjà méditerranéenne. Le bassin de l'Ardèche y creuse des gorges spectaculaires. Les eaux souterraines sont nombreuses, caractéristiques des milieux karstiques : aven d'Orgnac, grotte de Saint-Marcel, aven de Noël. Les collines et plateaux des Gras se rattachent géomorphologiquement aux grands Causses.
  • Au centre du département, les basaltes du plateau du Coiron et les marnes et calcaires du Moyen-Vivarais forment une sorte d'espace de transition, dont l'histoire géologique est fort complexe.
  • La partie ardéchoise de la vallée du Rhône est plutôt étroite. C'est le Rivage, une plaine d'alluvions d'âges différents, ponctué de villages et de petites villes, au centre de terroirs agricoles fertiles.

Rivières et fleuves[modifier | modifier le code]

Le territoire ardéchois est tributaires de deux des grands bassins hydrographiques français :

Le bassin de la Loire, qui prend sa source au pied du mont Gerbier de Jonc, ne concerne que la frange ouest du département. Les principaux cours d'eau du département coulent directement vers le Rhône, ou sont tributaire du bassin versant de l'Ardèche et du Chassezac, son principal affluent. Le cours de l'Allier, affluent de la Loire, marque la frontière de l'Ardèche et de la Lozère sur une vingtaine de kilomètres, peu après sa source.

Titre Rivières et fleuves en Ardèche
Affluents du Rhône Affluents de la Loire Ardèche et ses affluents

La forêt ardéchoise[modifier | modifier le code]

Le département de l'Ardèche est un des départements les plus forestiers de France, puisque 45 % du territoire est couvert par des forêts, soit anciennes, soit reconstituées par suite de la déprise agricole. C'est une forêt très morcelée en nombreuses petites parcelles parfois enclavées, ce qui en complique l'exploitation mécanisée.

  • Superficie totale : 220 000 hectares
    • Superficie en propriété privée : 200 000 hectares
    • Superficie en propriété publique : 20 000 hectares
    • Nombre de propriétaires privés : 60 000
    • Superficie moyenne des propriétés : 3 hectares
    • Taux de micro-parcelles (inférieures à 1 hectare) : 50 %

Le Plan départemental en faveur de la forêt, adopté en 2006, inscrit les milieux forestiers parmi les grandes priorités de la politique départementale. Le Conseil général et le CRPF[6] ou Centre Régional de la Propriété Forestière Rhône-Alpes s'entendent pour encourager les projets de regroupements de parcelles, les opérations d'échanges amiables.

Climat[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Climat de l'Ardèche.

L'Ardèche offre une forte diversité de climats. En effet, un climat tempéré caractérise le Nord du département alors que le Sud offre un climat plus méditerranéen. On peut citer par exemple :

  • l'Ardèche verte ou haute Ardèche située au nord du département, comprise entre 350 m et 850 m d'altitude, est de climat tempéré, la vallée du Rhône se différenciant par des chutes de neige très rares et des orages moins violents ;
  • le plateau ardéchois situé à l'ouest du département, d'une altitude moyenne d'environ 1 000 m, présente un climat rude en hiver avec des températures pouvant atteindre les -20 °C. Il est aussi caractérisé par les nombreuses chutes de neiges s’étalant de fin novembre au mois de mars. Un vent de nord, glacial, appelé la burle, souffle régulièrement pendant l'hiver et peut former des congères de plusieurs mètres de haut ;
  • l'Ardèche méridionale est caractérisée par un climat chaud et sec méditerranéen (la zone de culture de l'olivier s'étend jusqu'à Aubenas), en remarquant des extrêmes accentués par l'altitude dans la Cévenne ardéchoise ;
  • toute la diversité des climats ardéchois se reflétant dans la vaste région du Coiron aux Boutières.

Histoire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Histoire de l'Ardèche.

De l'Antiquité à la Révolution[modifier | modifier le code]

Drapeau du Vivarais.

L'installation des hommes préhistoriques dans le département remonte environ à 150 000 ans (grottes moustériennes de Soyons). De nombreuses traces subsistent encore, notamment dans le sud du département (Grotte Chauvet, dolmens, menhirs, etc.).

Durant l'Antiquité, le sud du département est occupé par le peuple gaulois des Helviens (cf. le site de Jastres[7],[8], à Lussas), une grande partie des Boutières (entre Eyrieux et Doux) serait du ressort des Segovellaunes, la partie septentrionale, au-delà du Doux, aux Allobroges.

Rome fonde certainement la cité d'Alba. Les Helviens commercent alors avec les Grecs et les marchands d'Orient. Alba est désertée pendant les invasions et l'évêque local s'installe au bord du Rhône près de son vivarium, site qui prend le nom de Viviers. Le traité de Verdun (843), qui partage l'empire carolingien, place le comté de Vivarais en Francia Media (domaine de Lothaire Ier à ne pas confondre avec la Lotharingie, future Lorraine, territoire de Lothaire II fils du précédent). Dans les soubresauts du Moyen Âge, le comte-évêque reste sous la suzeraineté du royaume de Provence et de Bourgogne puis du Saint-Empire en 1039, avant de passer, à l'issue de la Croisade albigeoise contre le comte de Toulouse, à la couronne capétienne en 1305.

Une grande majorité du Vivarais devient protestante au XVIe siècle. S'ensuit un siècle et demi de guerres de religion, répressions, massacres, etc. Le siège de Privas par Richelieu et Louis XIII a lieu en 1629, et Louis XIV lance la répression des camisards au début du XVIIIe siècle (massacre du serre du Pal, du serre de Muans (Boffres)...).

De la Révolution au XXIe siècle[modifier | modifier le code]

Le département des Sources de la Loire est créé le , en application de la loi du , à partir de la quasi-totalité de la province du Vivarais. La Révolution française n'est pas partout bien accueillie en Vivarais. Une partie de la noblesse s'exile[9]. Des bandes de Chouans se réfugient dans les montagnes. De 1790 à 1792, plusieurs rassemblements ont lieu au sud du département dans la plaine de Jalès. Lorsque le comte de Saillans tente de soulever le pays dans une contre-révolution royaliste, il est battu à Joyeuse par le général d’Albignac, le 11 juillet 1792[10]. Les troubles nécessitant l'intervention de forces armées régulières persistèrent jusqu'aux environs de 1800, qu'elles soient simple brigandage (la bande de Degout-Lachamp qui s'était fait connaître en 1783 lors de la Révolte des Masques Armés sévit jusqu'en 1796) ou chouannerie résiduelle (Dominique Allier, frère de Claude, prieur de Chambonas et participant des Camps de Jalès), bandits et chouans s'associant parfois (Michel Riou).

Après la victoire des coalisés à la bataille de Waterloo (18 juin 1815), le département est occupé par les troupes autrichiennes de juin 1815 à novembre 1818 (voir occupation de la France à la fin du Premier Empire).

Le XIXe siècle voit le département se développer, notamment grâce à l'industrie de la soie et du papier, de la mine (notamment les hauts-fourneaux de La Voulte) et l'arrivée du chemin de fer. De nombreuses terrasses cultivées mettent en valeur le territoire[5]. L'Ardèche atteint ainsi un pic de population sous le Second Empire, comptant 388 500 habitants selon le recensement de 1861[5]. Département rural, elle ne compte alors aucune grande ville[5]. Cependant, en raison, entre autres, du relief, l'Ardèche est touchée plutôt que d'autres départements par l'exode rural ; « comme dans beaucoup d'autres régions où prévalait un système analogue, le déclin des industries en milieu rural entraîna celui de l'agriculture, et réciproquement. En un siècle, l'Ardèche perdit ainsi plus de cent quarante mille habitants, par émigration ou par dénatalité, soit plus du tiers des Ardéchois du XIXe siècle, pour ne plus compter que 245 600 personnes au recensement de 1962 » (A. Frémont, 1997[5]).

La guerre de 1870-1871 voit l'Ardèche lever un régiment de gardes mobiles qui participera à la défense de l'Eure .

À la fin du siècle, le sud viticole subit la crise du phylloxéra. Puis l'Ardèche paye un lourd tribut lors des deux guerres mondiales : en 1918, 12 000 soldats ne reviennent pas du front, et pendant la Seconde Guerre mondiale, plusieurs résistants prennent le maquis, ce qui provoque arrestations et exécutions, mais accélère également le départ des troupes nazies.

Après-guerre, la petite industrie se maintient (hautes vallées des Boutières) ou périclite (mines de Largentière); l'agriculture reprend ses droits avec un milieu de XXe siècle où les fruitiers (pêchers de l'Eyrieux, cerises au sud) connaissent la renommée. Depuis 1962, le nombre d'ouvriers de l'industrie en Ardèche dépasse celui des travailleurs de la terre[5]. Le tourisme, de l'Ardèche verte au nord jusqu'aux zones toutes méditerranéennes entre Aubenas et l'embouchure de l'Ardèche dans le Rhône, est devenu un élément important de l'économie ardéchoise.

Langues régionales[modifier | modifier le code]

Quelques communes de l'extrême-nord du département (canton de Serrières) sont dans l'espace francoprovençal. Le reste du département est de langue d'oc :

À l'heure actuelle, l'usage de l'occitan est réduit aux classes d'âges les plus anciennes. Les principaux mouvements de défense de la langue régionale sont l'Institut d'études occitanes et Parlarem en Vivarés.

Le français régional comporte des mots d'origine occitane :

  • chamba, darbou chez les paysans (comprendre terrasse, taupe) ;
  • un lycéen vous dira que sa boge est trop lourde (comprendre cartable, mot dérivé du gaulois *bulga, sac de cuir).

L'occitan est la langue utilisée pour le chant « patriotique » ardéchois, l'Ardecho.

Blason[modifier | modifier le code]

Blason de l'Ardèche

Le blason ancien du Vivarais, repris par le département de l'Ardèche, est un blason de France ancien affecté d'une brisure : une bordure d'or. Cette bordure porte huit écussons d'azur qui représentent les huit places qui envoyaient des députés aux États du Vivarais :

  1. Tournon-sur-Rhone
  2. Viviers
  3. Boulogne
  4. Largentière
  5. Joyeuse
  6. Annonay
  7. Montlaur
  8. Bourg-Saint-Andéol

Politique[modifier | modifier le code]

Cantons et arrondissements de l'Ardèche après l'arrêté préfectoral du 22 février 2007
Circonscriptions législatives de l'Ardèche

Économie[modifier | modifier le code]

  • L'agriculture, qui s'est modernisée[5], est encore bien présente, mais avec des parcelles moyennes assez petites. Depuis 1962, le nombre d'ouvriers de l'industrie dépasse celui des travailleurs de la terre[5]. En 1982, les agriculteurs représentent 14 % de la population active ardéchoise, loin derrière les ouvriers (38 %) et les professions du secteur tertiaire (48 %)[5]. L'Ardèche compte ainsi 12 000 agriculteurs en 1982, à peine plus que les chômeurs (11 000 en 1986)[5].
    • Tous les acteurs de la filière châtaigne ou castanéiculture sont représentés en Ardèche ce qui équivaut à plus de 1 000 emplois à temps plein entre la production, la transformation et la commercialisation. Le département dispose encore de plus de 1 000 exploitations, dont 20 à 60 % des revenus sont issus de la filière châtaigne. En 2004, la production de châtaignes atteignait 5 400 tonnes, soit 50 % de la production française ; elle bénéficie d'un label AOC depuis juin 2006. L'AOC Châtaigne d'Ardèche est défendu par le SPCA (Syndicat des producteurs de châtaignes d'Ardèche[11]). Les bois de châtaignier sont encore au cœur de la vie rurale, dans la moyenne montagne, soit au-dessus de 450 à 500 m d'altitude: fruits, farines, bières, bois, confitures, etc. L'espoir de renforcer le secteur explique en partie la création du Parc naturel régional des Monts d'Ardèche et le développement des fêtes Castagnades d'automne.
    • Le vignoble, en trente ans, est devenu réputé - des Côtes-du-Rhône du nord autour de Cornas et Saint-Péray jusqu'aux Côtes-du-Vivarais et aux Côtes-du-Rhône méridionales autour de Bourg-Saint-Andéol. Autour d'Aubenas, les efforts pour faire connaître le Gamay nouveau se multiplient. Certains cépages, comme le viognier blanc, forment d'excellents vins de garde.
    • Les arbres fruitiers (cerises, pêches[5]) de la vallée du Rhône et des vallées des torrents descendus de la montagne bénéficient d'une image de qualité auprès des consommateurs; cependant, le mitage périurbain a entraîné des arrachages, par exemple autour de Privas, ou le long de la vallée de l'Eyrieux.
    • Malgré les difficultés, l'élevage progresse, bénéficiant également d'une image de qualité: bovins (du plateau du Coiron, des abords du mont Mézenc ( AOC fin gras du Mézenc)), ovin, caprin, porcin ; autour de la castanéiculture et du tourisme se développe à nouveau l'élevage des ânes et des chevaux. L'Ardèche est un important producteur de fromages[5] (par exemple l'AOC Picodon, au lait de chèvre).
    • La céréaliculture n'est pas dominante, la superficie des terres à céréales ne dépassant pas 11 050 hectares. En 2006, 41 660 € ont été produites, le rendement étant le plus faible de la région Rhône-Alpes avec 38 quintaux à l'hectare[12].
    • Le goût récent du public pour les variétés anciennes de produits du terroir ou les méthodes traditionnelles de culture a permis de relancer des cultures marginalisées. C'est le cas de la culture de pommes de terre primeur de la vallée de l'Eyrieux, dans le périmètre du Parc. La production, limitée à 200 tonnes, est reconnue pour sa qualité exceptionnelle (Marque Les Échamps de l'Eyrieux).
  • L'industrie est très tôt arrivée en Ardèche grâce à la culture du ver à soie développée par Olivier de Serres pour les ateliers de soie lyonnais. Jusqu'au début du XXe siècle, les fermes disposaient d'ateliers d'élevage des vers, les magnaneries. Mais cette activité a périclité dès la fin du XIXe siècle, même s'il reste encore plusieurs entreprises du textile - et, dans le sud, de nombreux mûriers.
Photo d'affiche contre l'exploitation des gaz de schiste en Ardèche.
  • Le tissu industriel s'est développé au profit des petites et moyennes entreprises, notamment dans le domaine de la mécanique (Irisbus), de la plasturgie, de la tannerie (Annonay), de la papeterie, de l'agroalimentaire et de la bijouterie (bassin du Cheylard). Quelques industries lourdes se sont également implantées (cimenteries, centrale nucléaire de Cruas, verreries), en particulier le long du Rhône (Le Pouzin par exemple).
  • L'industrie agroalimentaire est également présente, avec les salaisons, les fromages (picodon, saint-félicien, etc.), la confiserie (crème de marrons, marrons glacés), le miel, les alcools fins, bénéficiant d'un label reconnu.
  • C'est le tourisme qui est le secteur le plus prometteur, avec 4 000 emplois directs ou saisonniers.

En 2007, près de 16,6 millions de nuitées ont été enregistrées, soit 2,4 millions de séjours, pour un chiffre d'affaires de 408 millions d'euros. 53 % des nuitées se font entre juillet et août. Le problème essentiel reste la capacité d'hébergement avec 250 hôtels, dont 80 % connaissent des difficultés économiques importantes ; l'hébergement de charme reste insuffisant[13].

  • En 2011 les projets d'extraction de gaz de schiste ont soulevé une vive opposition de la part des populations concernées.

Transport ferroviaire[modifier | modifier le code]

Le département de l'Ardèche a la particularité d'être le seul département métropolitain à ne compter aucune gare ferroviaire desservie par la SNCF sur son territoire. Seul persiste le train touristique à vapeur de l'Ardèche verte, appelé Le Mastrou, reliant Lamastre à Tournon-sur-Rhône. Jusqu'en 2011, le train touristique de l'Ardèche méridionale reliait Vogüé à Saint-Jean-le-Centenier.

Ainsi, pour se rendre à Paris depuis Privas, la préfecture, le trajet s'effectue par la route jusqu'à Valence ou Montélimar. La ligne du Massif central est, quant à elle, accessible depuis Villefort en Lozère lorsque l'on se trouve au sud de l'Ardèche.

Transport en commun[modifier | modifier le code]

Le conseil général de l'Ardèche a réorganisé le réseau de transport en commun, avec une tarification unique - quels que soient le transporteur et la distance parcourue (3 € le ticket plein tarif, et 1,80 € le ticket par lot de 10) - depuis 2009, et un nom et un logo unique depuis mai 2011 : Le SEPT : Service Express Public de Transport.

Cette nouvelle identité est complétée par l'adoption de la carte de transport en commun OùRA (allez Où vous voulez en Rhône-Alpes), compatible avec la plupart des réseaux urbains et interurbains de la région Rhône Alpes, ainsi que les TER.

La carte OùRA est également compatible avec les réseaux de bus urbains d'Aubenas (Tout'enbus) et les réseaux de Valence (CTAV) et Montélimar (Montélibus).

Spécialités culinaires[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Cuisine ardéchoise.

Tourisme[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Tourisme en Ardèche.
La vallée de l'Ardèche vue des remparts d'Aubenas.
Le cirque de la Madeleine
Les ruines du château de Crussol.

Le tourisme est très développé en Ardèche. On peut diviser le département en quatre grandes zones :

Galerie[modifier | modifier le code]

Les résidences secondaires[modifier | modifier le code]

Selon le recensement général de la population du 1er janvier 2008, 19,6 % des logements disponibles dans le département étaient des résidences secondaires.

Ce tableau indique les principales communes de l'Ardèche dont les résidences secondaires et occasionnelles dépassent 10 % du total des logements.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Préfecture de l'Ardèche », sur service-public.fr (consulté le 11 juillet 2013)
  2. « Bernard Gonzalez nouveau préfet de l'Ardèche », sur francebleu.fr,‎ avril 2013 (consulté le 11 juillet 2013)
  3. « Ardèche, le sud rural attractif », sur insee.fr,‎ janvier 2014 (consulté le 16 janvier 2014)
  4. http://www.statistiques-locales.insee.fr/FICHES/DL/AU2010/DL_AU2010139.pdf
  5. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k et l Armand Frémont, « La terre », in Les Lieux de mémoire, tome III (dir. Pierre Nora), Quarto Gallimard, 1997, p.3047-3080 (en part. p.3050 sq.)
  6. http://www.foretpriveefrancaise.com/accueil-141572.html
  7. http://www.ctl-ardeche.com/modules/publisher/item.php?itemid=128
  8. http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/bspf_0249-7638_1912_num_9_2_6397
  9. http://archive.org/details/ListeDesEmigresDuDepartementDeLardeche-1793
  10. Albert Ceccarelli, La Révolution à l’Isle sur la Sorgue et en Vaucluse, Éditions Scriba, 1989, 2-86736-018-8, p 33
  11. Un fruit à grande valeur ajoutée, L'Hebdo de l'Ardèche, 19/10:07, p19
  12. Les champs donneurs pour l'alimentation, Le Dauphiné, 18/07/08
  13. Tourisme: l'atout économique de l'Ardèche, L'Hebdo de l'Ardèche, 23/05/08, p4

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean-François Blanc, Terrasses d'Ardèche, paysages et patrimoines (1983, thèse d'histoire)
  • Pierre Bozon, Ardèche, la terre et les hommes (1978), synthèse complète de l'Ardèche rurale, citée in Lieux de mémoire, op. cit.
  • Franck Brechon, Ardèche, éd. Bonneton, coll. « Encyclopédie Bonneton », Paris, 2003. (ISBN 978-2-86253-303-2)
  • Thérèse Bresson, Le Vent feuillaret, une enfance ardéchoise (1980)
  • Jean Durand, Les Contes de la Burle (1982)
  • Roger Ferlet, De la soie dans les veines (1958)
  • André Griffon, Ardèche douce amère (1975)
  • Charles Jolivet, La Révolution en Ardèche. - Le Temps présent -CURENDERA (1988)
  • Paul Perrève, La Burle. Un médecin de campagne en Haute-Ardèche (1981)
  • Élie Reynier, Saint-Sauveur-de-Montagut (1953)
  • Élie Reynier, La seconde République en Ardèche (1948)
  • Élie Reynier, Mines, métallurgies et voies ferrées de la région privadoise(1943)
  • Élie Reynier, Histoire de Privas en 3 tomes (1941 - 1942 - 1946)
  • Élie Reynier, L'électrification en Ardèche (1933)
  • La Révolution en Ardèche - Actes des colloques de Villeneuve-de-Berg et Annonay - septembre 1988 - Édité par Mémoire d'Ardèche et temps présent http://www.memoire-ardeche.com.
  • Régis Sahuc, Vent d'Usclades

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]