Champagne-Ardenne

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Champagne-Ardenne
Image illustrative de l'article Champagne-Ardenne
Administration
Pays Drapeau de la France France
Préfecture Châlons-en-Champagne
Départements Ardennes (08)
Aube (10)
Marne (51)
Haute-Marne (52)
Chefs-lieux Charleville-Mézières
Troyes
Châlons-en-Champagne
Chaumont
Arrondissements 15
Cantons

Communes
146

1 954
au 1er janvier 2013
Conseil régional Conseil régional de Champagne-Ardenne
Président Jean-Paul Bachy (DVG)
2010-2015
Préfet Pierre Dartout
ISO 3166-2 FR-G
Démographie
Gentilé Champardennais
Population 1 335 923 hab. (2010)
Densité 52 hab./km2
Langues
régionales
Champenois (Patois marnais), Wallon
Géographie
Superficie 25 606 km2
Localisation
Localisation de Champagne-Ardenne
Liens
Site web http://www.cr-champagne-ardenne.fr

La Champagne-Ardenne (prononcé [ ʃɑ̃.ˈpa.ɲaʁ.ˈɛn ]) est une région dans le nord-est de la France. Elle est bordée au nord par la Belgique, à l'ouest par la Picardie et l'Île-de-France, au sud par la Bourgogne et à l'est par la Franche-Comté et la Lorraine. Elle se compose de quatre départements : les Ardennes, l'Aube, la Marne et la Haute-Marne. Avec 1 333 500 habitants (les Champardennais) estimés en 2013, elle est l'une des cinq régions les moins peuplées de France. Sa préfecture est Châlons-en-Champagne. Les agglomérations les plus importantes sont Reims, avec ses 218 000 habitants, et Troyes, avec 130 000 habitants. S'étendant sur 25 606 km2, la Champagne-Ardenne rassemble la plaine de Champagne ainsi que les faibles reliefs du massif ardennais, au nord, et des coteaux de l'ouest, accueillant notamment le vignoble de Champagne.

Géographie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Géographie de Champagne-Ardenne.

La région Champagne-Ardenne se situe dans le nord-est de la France. Elle possède une frontière commune avec la Région wallonne (Belgique). Elle est composée de 4 départements (les Ardennes, la Marne, l’Aube et la Haute-Marne). Enfin, elle s'étend sur une superficie de 25 606 km2.

Relief[modifier | modifier le code]

La région est bordée à l'ouest par des plateaux comme le Tardenois et la Brie formant une cuesta incurvée allant de la Seine (au sud), à l'Oise (au nord). À l'extrémité est de cette cuesta, le calcaire domine les plaines marneuses sur lesquelles est concentré l'essentiel des vignobles de Champagne.

Au sud-est, il y a le plateau de Langres (450 m à 550 m). Dans la partie est, s’élèvent les hautes terrasses de calcaire jurassique des Côtes des bar (350 m à 400 m d'altitude), le plateau barrois culminant à 405 m au mont Gilmont. Les plateaux et les collines calcaires culminants sont parsemés de nombreuses grottes et de collines, typiques d'un relief karstique.

En Champagne-Ardenne, les forêts ont une place importante avec les massifs des forêts d'Auberive ou d'Arc-en-Barrois en Haute-Marne (les massifs forestiers couvrant 40 % du territoire haut-marnais).

Trois grandes rivières alluviales la traversent d’est en ouest : l'Aisne (affluent de l'Oise), la Marne et l'Aube (affluents de la Seine).

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La région se situe en amont de trois principaux bassins hydrographiques, à savoir Seine-Normandie, auquel appartient la majeure partie de la région[1], Rhin-Meuse et Rhône-Méditerranée[2]. Le réseau hydrographique champardennais, globalement orienté d'est en ouest, comprend comme principaux cours d'eau la Seine et ses affluents de l'Aube et de la Marne, son sous-affluent de l'Aisne (affluent de l'Oise), ainsi que la Meuse. L'Aube, la Marne et la Meuse prennent leur source au sein du département de la Haute-Marne[3], sur le plateau de Langres. La Champagne-Ardenne possède également un réseau de canaux relativement dense.

La région accueille notamment trois des quatre « Grands lacs de Seine », lacs artificiels dont le but est de protéger l'Île-de-France des crues de la Seine et de ses affluents, au printemps, et d'alimenter la région parisienne en eau, en été. Le lac du Der-Chantecoq (48 km2) dans le bassin de la Marne, qui est le plus grand lac artificiel d'Europe[Note 1], le lac d'Orient (23 km2) alimenté par la Seine, le lac Amance (5 km2) et le lac du Temple (18 km2) – tous deux en dérivation de l'Aube – assurent ces missions.

Climat[modifier | modifier le code]

La ville de Langres sous la neige.

Le climat tempéré champardennais fait office de transition entre le climat océanique et le climat continental. Au sein de la plaine de Champagne, à l'ouest, où se trouvent Reims et Troyes, le climat est plus doux et moins pluvieux qu'ailleurs, avec environ 10,5 °C en moyenne et 618 à 653 mm de précipitations annuelles ; les heures d'ensoleillement sont également supérieures aux autres de la région, elles sont comprises entre 1 700 et 1 800[4],[5]. Toujours en plaine, mais plus à l'est, les températures annuelles moyennes restent voisines de 10 à 11 °C, cependant la pluie est plus présente (857 mm) et l'insolation est moins importante (1 682 h/an)[6]. Sur les plateaux ardennais et langrois, le climat est plus pluvieux, 886 mm d'eau à l'année à Langres et 937 mm à Charleville-Mézières, et les températures annuelles passent en deçà des 10 °C, en partie du fait de leur altitude. Langres, souvent considérée à tort comme l'une des villes les plus froides de France[7], connait cependant un ensoleillement plus important, avec 1 737 h de soleil par an contre seulement 1 440 h dans les Ardennes[8],[7].

Faune et flore[modifier | modifier le code]

Entre les Ardennes, terres froides propices aux gélinottes, tétras lyre ou bec-croisés et l'Aube ou la Haute-Marne, terres favorables au busard cendré ou au milan royal, beaucoup d'extrêmes se rencontrent et offrent une multitude de paysages favorables à de nombreuses espèces tant méditerranéennes que nordiques. De nombreuses espèces trouvent leurs limites de répartition dans la région[9].

Histoire[modifier | modifier le code]

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Article détaillé : Histoire de Champagne-Ardenne.
La Champagne dans ses limites du XVIIIe siècle et les communes et départements actuels.

Le terme Champagne-Ardenne s'explique par le fait que la région est issue en grande partie de l'ancienne province de Champagne ainsi que de divers petits territoires dans la vallée de la Meuse, dans le massif de l'Ardenne. La pointe de Givet est d'ailleurs de culture wallonne.

Moulin de Valmy, 1792

La région Champagne-Ardenne a été marquée par de nombreux événements depuis l'Antiquité :

Démographie[modifier | modifier le code]

Population des cantons de la région.
Article détaillé : Démographie de Champagne-Ardenne.

Avec seulement 2,2 % de la population nationale et une densité de 52 hab./km2, la région Champagne-Ardenne était en 2007 la cinquième région française la moins peuplée mais aussi la cinquième la moins densément peuplée[10]. Au 1er janvier 2009, la région comptait environ 1 336 000 habitants appelés Champardennais. La région a donc perdu entre 1999 et 2009 en moyenne 0,1 % de sa population chaque année, elle est ainsi l'une des deux seules à perdre des habitants (avec la Martinique). Si les naissances y sont supérieurs aux décès, l'accroissement naturel, pourtant le 9e de France[11], ne corrige pas l'émigration, notamment celle des jeunes, vers le sud et l'ouest principalement. Si l'évolution de la population continue dans ce sens, la région devrait passer en deçà des 1 270 000 habitants en 2030[12].

La démographie régionale n'est pas homogène : tandis que la Marne et l'Aube voient leurs populations augmentées, celles des Ardennes et de la Haute-Marne ne cessent de baisser ; autre preuve de ce déséquilibre : un Champardennais sur cinq vit dans l'aire urbaine de Reims[13]. La différence entre l'ouest, dynamique, et l'est s'accentue de plus en plus ; la partie occidentale orientée vers le bassin parisien attire plus que l'orientale, tournée vers le Grand-Est. Par ailleurs, les cantons périurbains connaissent un solde naturel important, surtout en périphérie de Reims et Troyes[12].

En 2007, la structure de la population par âge était très proche de celle des autres Français : 24,7 % avaient moins de 20 ans, 21,6 % avaient plus de 60 ans et donc 53,7 % se situaient entre ses deux âges. La population marnaise est la plus jeune de la région tandis que celle de la Haute-Marne est la plus âgée[14]. Le salaire net annuel moyen est de 21 129 € soit 2 881 € de moins que la moyenne nationale[15].

D'après les projections démographiques de l'INSEE en 2040[16], la Champagne-Ardenne est la seule région qui pourrait encore perdre des habitants dans les années futures. Si cette tendance se maintient, la région devrait passer de 1 339 000 habitants à 1 312 000 habitants[17]. Les disparités départementales deviendront également de plus en plus nombreuses. En effet, on estime que seul le département de l'Aube peut encore gagner des habitants[18]. Quant à l'âge moyen, il reste légèrement supérieur à la moyenne nationale avec 44,6 ans contre 43,6 en France.

Santé[modifier | modifier le code]

Villes[modifier | modifier le code]

Reims demeure la ville la plus grande de la région Champagne-Ardenne.

Les villes les plus peuplées sont Reims avec 187 181 habitants, Troyes avec 60 903 habitants, Charleville-Mézières avec 55 481 habitants et Châlons-en-Champagne avec 47 338 habitants.

Chacune des quatre premières villes de la région Champagne-Ardennes sont au centre d'unités urbaines qui conservent leur rang régional. En 2009, la région recense quatre unités urbaines de plus de 50 000 habitants.

En 2009, l'unité urbaine de Reims avec 209 566 habitants occupe le premier rang en Champagne-Ardenne, suivie de l'unité urbaine de Troyes qui recense à la même date 133 407 habitants. Ce sont les seules à dépasser le seuil des 100 000 habitants.

Deux unités urbaines ont une population comprise entre 50 000 et moins de 100 000 habitants en Champagne-Ardennes, il s'agit de l'unité urbaine de Charleville-Mézières qui, avec 61 166 habitants occupe le troisième rang régional, suivie de l'unité urbaine de Châlons-en-Champagne qui rassemble 58 044 habitants en 2009.

Administration et politique[modifier | modifier le code]

La Champagne-Ardenne est une région, l'échelon le plus élevé de division territoriale de la République française. Cette collectivité territoriale est dotée d'un conseil régional, dont son président est le chef du pouvoir exécutif, sous le contrôle a posteriori du préfet de région ; la préfecture de région se situe à Châlons-en-Champagne. L'actuel préfet de région et préfet de la Marne est, depuis le 16 janvier 2013, Monsieur Pierre Dartout.

La région est administrativement divisée en quatre départements : les Ardennes, l'Aube, la Marne et la Haute-Marne. Ces derniers sont eux-mêmes subdivisés en cantons, 146 au total, partagés entre les 15 arrondissements de la région. La Champagne-Ardenne est composée de 1 947 communes, regroupées en 118 intercommunalités, en 2008[19].

Vie politique de Champagne-Ardenne[modifier | modifier le code]

Depuis sa création en 1986, la Champagne-Ardenne est fortement ancrée à droite.

Aux élections présidentielles, malgré les bons scores de François Mitterrand en 1981, à plus de 51 %, et 1988 à près de 55 %, le candidat de la droite gagne généralement ces élections : 56,5 % en 1965 pour Charles de Gaulle, 57,8 % en 1969 pour Georges Pompidou, 51,2 % en 1974 pour Valéry Giscard d'Estaing, 52,6 % en 1995 pour Jacques Chirac et 58,5 % en 2007 en faveur de Nicolas Sarkozy ; à noter qu'en 2002, Jean-Marie Le Pen arriva en tête au premier tour avec 21,1 % des voix[20].

Depuis le découpage de 2010, la région élit treize députés, répartis entre chaque département : cinq pour la Marne, trois pour les Ardennes et l'Aube et deux pour la Haute-Marne[21]. Les circonscriptions champardenaises sont, elles aussi, marquées par une prédominance de la droite. Ainsi, même si les élections législatives de 1988 s'achevèrent sur un match nul, en 1993 elles penchaient en totalité à droite, puis onze en 1997. En 2002 et 2007 il n'y avait qu'une seule circonscription qui était détenue par le parti socialiste, la deuxième circonscription des Ardennes, douze revenant à la seule UMP[22].

Du côté des départements, ils sont tous les quatre administrés par la droite depuis 1973, date de la perte des Ardennes par le PS ; aujourd'hui seule l'Aube n'a pas un président de conseil général UMP mais divers droite, en la personne du sénateur Philippe Adnot[23].

Le conseil régional[modifier | modifier le code]

Les conseillers régionaux de Champagne-Ardenne sont actuellement élus au suffrage universel, selon le mode de scrutin de liste proportionnel à deux tours, avec prime majoritaire. Ils sont, dans la région, au nombre de 49, répartis depuis 2010 de cette manière : 21 pour la Marne, 11 pour les Ardennes, 10 pour l'Aube et 7 pour la Haute-Marne[26]. Le siège du conseil régional se trouve à Châlons-en-Champagne.

Dirigée d'abord par Jacques Sourdille (UDR), puis par Bernard Stasi (UDF), Jean Kaltenbach (RPR) et Jean-Claude Étienne (RPR puis UMP), la région, réputée imprenable, passe à gauche en 2004, au profit d'un nouveau mode de scrutin et d'une triangulaire avec le FN[27]. Le nouveau président du conseil régional est alors Jean-Paul Bachy (PS). Devenu divers gauche, il est réélu en 2010 avec 44,3 % des voix contre 38,5 % à l'UMP et 17,2 % au FN, sa majorité composée du PS, d'Europe Écologie et du PCF obtenant 29 sièges[28].

Économie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Économie de Champagne-Ardenne.

Généralités[modifier | modifier le code]

En 2007, le produit intérieur brut champardennais s'élevait à 36 541 millions €[29], il avait ainsi progressé entre 1990 et 2007 de 3 % par an, soit 0,7 points de moins qu'au niveau national, ce qui en fait une des régions françaises ayant la croissance la plus faible[30]. La Champagne-Ardenne était, toujours en 2007, la quatrième région possédant le produit intérieur brut par habitant le plus élevé, celui-ci était alors de 27 372 €[30]. Ces chiffres s'expliquent notamment grâce à la baisse de la population champardennaise, la prospérité de la viticulture locale et l'importance des secteurs des industries agro-alimentaires, de l'agriculture et de la métallurgie qui rapportent plus, par emploi, qu'au niveau national. Cependant ce bon classement cache des inégalités importantes[29] ; le salaire moyen était par exemple en 2007 de 21 129 €, ce qui la situe seulement au 11e rang national[15].

Avec, en 2008, des exportations s'élevant à 8 000 millions d'euros, principalement à destination de l'Allemagne, du Benelux et du Royaume-Uni, la balance commerciale de la région était excédentaire de 2 000 millions d'euros. Elle se plaçait ainsi cinquième parmi les régions exportatrices de France[31]. Malgré la crise économique qui a fait chuter ses importations de 16,7 % et ses exportations de 22,8 %, son excédent commercial se chiffre en 2009 à 1 194 millions d'euros[32].

Agriculture[modifier | modifier le code]

Dans la première région agricole de France, plus de 60 % du territoire est dédié à l'agriculture[33], le secteur représente 10 % de la valeur ajoutée. La Champagne-Ardenne est ainsi la deuxième région céréalière française, elle produit principalement du blé tendre, de l'escourgeon d'hiver et de l'orge de printemps[34]. La luzerne déshydratée couvre 74 000 ha[34] ; en 2005, la Champagne-Ardenne représentait de ce fait 23 % de la production européenne et 69 % de la production française de luzerne[35]. Elle est également la deuxième région cultivatrice de pois protéagineux et de betteraves industrielles. Elle est aussi la troisième région productrice de pommes de terre. Le colza représente 9 % de la surface agricole totale, ce qui fait de la région la deuxième productrice de colza de France, notamment grâce à l'intérêt donné aux biocarburants[34]. Pourtant, en 2008, l'agriculture biologique représentait seulement 0,5 % des surfaces agricoles utilisées[36]. La Champagne-Ardenne est par ailleurs l'une des régions où l'agriculture est la plus fortement mécanisées[37].

L'élevage est un aussi un acteur de l'agriculture régionale mais il est cependant relativement peu développé[34]. Les bovins sont les animaux les plus élevés au sein de la région avec 638 000 têtes en 2008, viennent ensuite assez loin derrière les porcins et les ovins avec respectivement 188 000 et 145 000 têtes. Les caprins y sont marginaux avec 2 000 têtes[38]. La sylviculture est présente dans la région, la forêt représente en effet plus de 25 % du territoire régional ; elle est principalement composée de chênes[36].

La viticulture marque elle aussi l'agriculture champardennaise. Ainsi en 2007, la production viticole représentait 53 % de la valeur de la production agricole régionale[29].

Industrie[modifier | modifier le code]

Siège de Moët & Chandon, troisième établissement régional.

Le secteur industriel représente en Champagne-Ardenne 21,8 % des salariés et 19 % de la valeur ajoutée. Elle est ainsi la 4e région la plus industrialisée du pays. La part de l'industrie est la plus élevée dans les Ardennes, dans l'ouest (d'Épernay à Romilly) et dans la moyenne vallée de la Marne (entre Vitry et Saint-Dizier). Elle est au contraire nettement plus faible dans les bassins d'emploi de Reims et Châlons-en-Champagne[39].

Dans la région natale de Nicolas Appert, qui créa notamment la première usine de conserves au monde, l'industrie agroalimentaire emploie de nombreuses personnes et contribue à près du quart de la valeur ajoutée régionale[34]. Avec la métallurgie et les équipements mécaniques, ils sont les secteurs les plus importants de l'industrie champardennaise. Les petits établissements sont moins représentés qu'au niveau national tandis que les moyens sont sensiblement plus nombreux. Par ailleurs, d'après l'Insee, seuls quatre établissements dépassent le millier de salarié : l'usine PSA Peugeot Citroën de Villers-Semeuse, Boehringer-Ingelheim Pharmaceuticals à Reims, la maison de Champagne Moët & Chandon à Épernay et l'équipementier automobile Visteon à Charleville-Mézières[39].

Transports[modifier | modifier le code]

Routier[modifier | modifier le code]

La région est desservie par 620 km d'autoroutes répartis sur six axes :

Fluvial[modifier | modifier le code]

Le réseau navigable est assez complet, mais n'est pas aux normes européennes[En quoi ?], il s'articule autour des canaux suivants :

Ferroviaire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : TER Champagne-Ardenne.

Le réseau ferroviaire s'articule principalement autour des quatre lignes :

Aérien[modifier | modifier le code]

La deuxième moitié du XXe siècle voit apparaître à Bétheny, près de Reims, l'aérogare de Reims Champagne, le premier aéroport civil régional. À la suite d'une histoire qualifiée par certains de « chaotique » et à de nombreuses tentatives de sauvetage ayant échouées, l'aérogare ferme finalement le 30 juin 2006[40]. Dès lors, Paris - Vatry devient l'unique aéroport de transport de passagers en Champagne-Ardenne. En effet, l'aéroport qui est à l'origine spécialisé dans le fret doit, depuis le déclin de cette activité qui est passée de 40 000 t en 2008 à 23 000 t en 2009, s'ouvrir au low-cost pour subsister. Ainsi en 2010, deux lignes ont été créées par la compagnie Ryanair, l'une vers Oslo et l'autre à destination de Stockholm[41]. Malgré le faible nombre d'installations aéroportuaires d'envergure nationale ou internationale, la région dénombre 21 aéroclubs pour 16 aérodromes[42].

Culture, tourisme[modifier | modifier le code]

Les visiteurs s'orientent pour la plupart vers la Champagne chargée d'histoire, ses vignobles et ses caves prestigieuses (dont le vin de Champagne). Les sites et itinéraires se diversifient avec la découverte du patrimoine et de la gastronomie : Troyes et ses maisons anciennes, Châlons-en-Champagne son cloître et ses cours d'eau, Langres avec ses remparts, Épernay et ses caves, les vallées de la Marne et de la Meuse, Sedan et son château, Reims et sa cathédrale ou encore Colombey-les-Deux-Églises et le Mémorial Charles de Gaulle.

Une curiosité naturelle à voir dans le parc naturel régional de la Montagne de Reims : les faux de Verzy.

Capitale Mondiale de la marionnette, Charleville-Mézières accueille un festival biennal.

Littérature[modifier | modifier le code]

Musique[modifier | modifier le code]

Liste des personnalités de Champagne-Ardenne[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes
Références
  1. « La France administrative et les bassins » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), sur Ministère de l'aménagement du territoire et de l'environnement. Consulté le 30 mai 2010
  2. DREAL Champagne-Ardenne, « Les trois schémas directeurs d’aménagement et de gestion des eaux (SDAGE) de la région sont approuvés » (consulté le 1er décembre 2010)
  3. Site officiel du tourisme en Champagne-Ardenne, « Les sources en Haute-Marne » (consulté le 30 mai 2010)
  4. Météo-France, « Normales à Reims-Courcy » (consulté le 30 mai 2010)
  5. Météo-France, « Normales à Troyes-Barberey » (consulté le 30 mai 2010)
  6. Météo-France, « Normales à Saint-Dizier » (consulté le 30 mai 2010)
  7. a et b Office de tourisme de Langres, « Climat de Langres » (consulté le 30 mai 2010)
  8. Météo-France, « Normales à Charleville-Mézières » (consulté le 30 mai 2010)
  9. « Observations récentes de vertébrés terrestres de la région », sur Le site Faune-Champagne-Ardenne (consulté le 17 avril 2011)
  10. INSEE, « Populations légales 2007 des régions » (consulté le 26 mai 2010)
  11. INSEE, « Démographie - Nouvelle baisse de l'excédent des naissances sur les décès » (consulté le 26 mai 2010)
  12. a et b Le portail de l'État en Champagne-Ardenne, « Évolution démographique » (consulté le 26 mai 2010)
  13. INSEE, « Champagne-Ardenne, En résumé » (consulté le 26 mars 2010)
  14. INSEE, « Bilan économique et social 2008, Démographie : la baisse de population se poursuit »,‎ Juin 2009 (consulté le 29 mai 2010)
  15. a et b INSEE, « Les salaires dans les régions » (consulté le 29 mai 2010)
  16. Insee, « Population des régions en 2040 : les écarts de croissance démographique pourraient se resserrer »,‎ 8 décembre 2010 (consulté le 8 décembre 2010)
  17. « En 2040, la Champagne-Ardenne va perdre 2 % d'habitants », sur L'Union,‎ 8 décembre 2010 (consulté le 8 décembre 2010)
  18. « La Champagne-Ardenne aspirée par l'Ile-de-France », sur Les Échos,‎ 8 décembre 2010 (consulté le 8 décembre 2010)
  19. Assemblée des communautés de France, « La région Champagne-Ardenne reste en retard d’intercommunalité » (consulté le 26 mai 2010)
  20. SciencesPo, « Résultats électoraux en France par circonscriptions, départements et régions » (consulté le 26 mars 2010)
  21. Ministère de l'Intérieur, « Ordonnance portant répartition des sièges et délimitation des circonscriptions pour l'élection des députés » (consulté le 26 mai 2010)
  22. CRDP Champagne-Ardenne, « Radioscopie des parlementaires champardennais à l'issue des élections législatives de 2007 » (consulté le 26 mai 2010)
  23. Emmanuel Saint-Bonnet, Atlaspol, « Champagne-Ardenne » (consulté le 26 mai 2010)
  24. Assemblée nationale, « Liste des députés par région et collectivité d'Outre-mer » (consulté le 11 novembre 2012)
  25. Sénat, « Sénateurs de Champagne-Ardenne » (consulté le 26 mai 2010)
  26. Conseil régional de Champagne-Ardenne, « Vos élus » (consulté le 26 mai 2010)
  27. Le Figaro, « Champagne-Ardenne : la gauche en position favorable »,‎ 17 février 2010 (consulté le 26 mars 2010)
  28. Ministère de l'Intérieur, « Résultat des élections Régionales 2010, Champagne-Ardenne » (consulté le 26 mai 2010)
  29. a, b et c Insee, « Produit intérieur brut de la région (PIB) à prix courants » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?). Consulté le 13 juin 2010
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  31. « Les atouts de la Champagne-Ardenne », sur CRCI Champagne-Ardenne (consulté le 1er décembre 2010)
  32. [PDF]Direction des douanes de Champagne-Ardenne, « Commerce international en Champagne-Ardenne » (consulté le 1er décembre 2010)
  33. Insee, « Utilisation du sol de la région » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?). Consulté le 7 juin 2010
  34. a, b, c, d et e [PDF]SRISE Champagne-Ardenne, « L’Agriculture en Champagne-Ardenne »,‎ 1er février 2007 (consulté le 1er décembre 2010)
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  36. a et b [PDF]Agreste Champagne-Ardenne, « Mémento de la statistique agricole » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), octobre 2009. Consulté le 7 juin 2010
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  39. a et b Insee, « L'industrie en Champagne-Ardenne - dossier n° 26 - Atlas industriel de Champagne-Ardenne » (consulté le 1er décembre 2010)
  40. Frédéric Marais, Champ'éco, « Transport aérien de passagers : Vatry reste seul en piste. »,‎ août/septembre 2006 (consulté le 15 juin 2010)
  41. Les Échos, « Ryanair vole au secours de Paris-Vatry »,‎ 21 avril 2010 (consulté le 15 juin 2010)
  42. Fédération Française d'Aéronautique, « Aéroclubs de Champagne-Ardenne » (consulté le 15 juin 2010)
  43. Académie Nationale de Reims
  44. Écritdire

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]