Gare de Strasbourg-Ville

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Strasbourg-Ville
L'intérieur de la verrière de la gare, en 2014.
La verrière, en 2014.
Localisation
Pays France
Ville Strasbourg
Quartier Gare - Tribunal
Adresse 20 place de la Gare
67000 Strasbourg
Coordonnées géographiques 48° 35′ 06″ N 7° 44′ 04″ E / 48.585041, 7.73454148° 35′ 06″ Nord 7° 44′ 04″ Est / 48.585041, 7.734541  
Gestion et exploitation
Propriétaire SNCF / CTS
Exploitant SNCF
Services Voyageurs : TGV, Moscou express, EC, Intercités de nuit, TER, OSB
Fret SNCF
Caractéristiques
Ligne(s) Noisy-le-Sec à Strasbourg-Ville
Strasbourg-Ville à Saint-Louis
Strasbourg-Ville à Saint-Dié
Strasbourg à Lauterbourg
Strasbourg-Ville à Strasbourg-Port-du-Rhin
Voies 14 + voies de service
Quais 6
Transit annuel 15 millions de voyageurs (2008)
Altitude 144 m
Historique
Mise en service 1883 (gare actuelle)
Architecte Johann Eduard Jacobsthal (bâtiment historique)
Jean-Marie Duthilleul (verrière)
Classement  Inscrit MH (1984)
Correspondances
Tramway tramACD
Autobus G210Al&Rtour
Navette Parlement Européen
Conseil de l'Europe
Autocar Réseau 67 (205, 209, 230, 240, 257) ; TER Alsace

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La gare de Strasbourg-Ville (dénomination officielle donnée par la Société nationale des chemins de fer français pour la différencier des autres gares strasbourgeoises[1]), aussi appelée Gare Centrale de Strasbourg (essentiellement dans les transports en commun urbains) ou usuellement gare de Strasbourg (également dénomination commerciale de la SNCF), est une gare ferroviaire française, située dans le quartier Gare - Tribunal[2], sur le territoire de la commune de Strasbourg, chef-lieu du département du Bas-Rhin et de la région Alsace.

Inaugurée en 1883 à son emplacement actuel, elle est le centre d'une importante étoile ferroviaire à cinq branches dont une est transfrontalière[3]. Sa desserte est aussi bien régionale et interrégionale que nationale et internationale. Elle est également le principal pôle d'échanges de l'agglomération strasbourgeoise.

Situation ferroviaire[modifier | modifier le code]

Établie à 144 mètres d'altitude, la gare de Strasbourg-Ville est l'aboutissement, au point kilométrique (PK) 502,000, de la ligne de Noisy-le-Sec à Strasbourg-Ville (également appelée ligne de Paris-Est à Strasbourg-Ville ; la gare précédente est le triage de Hausbergen). Également gare de bifurcation, elle est l'origine, au PK 0,000, des lignes de Strasbourg-Ville à Saint-Louis (la gare suivante est Graffenstaden), Strasbourg-Ville à Saint-Dié (la gare suivante est Strasbourg-Roethig), Strasbourg à Lauterbourg (la gare suivante est Schiltigheim), et Strasbourg-Ville à Strasbourg-Port-du-Rhin (cette dernière permet l'accès au réseau allemand ; la gare suivante est Strasbourg-Neudorf). En outre, la gare est l'origine du chaînage des PK de la ligne de Réding à Metz-Ville, bien que le début de cette dernière soit situé en gare de Réding (à plus de 66 kilomètres en direction de Paris).

Pour toutes les catégories de trains, ses voies (9 de passage et 5 en impasse[4], plus celles de service) et appareils de voie sont parcourables à la vitesse limite de 30 km/h dans la zone des quais et les proches environs[4]. Lesdites voies sont toutes électrifiées en 25 kV – 50 Hz (courant alternatif monophasé)[4].

L'ensemble des circulations ferroviaires de la gare (et d'une partie des lignes y affluant) est contrôlée par un unique poste d'aiguillage informatique[3],[5], nommé Strasbourg Poste 1 et ouvert en continu[1]. Ce poste est le plus important de France[3],[5] et l'un des plus importants d'Europe ; il gère 1 280 itinéraires, ainsi que 1 000 mouvements quotidiens, en commandant 185 aiguillages[3].

Longueur utile des quais[1]
Nom du quai Nom de la voie Dimension
Quai 1 – 25 – 31 Voie 1 406 m
Voie 25 123 m
Voie 31 76 m
Quai 2 – 3 Voie 2 424 m
Voie 3 424 m
Quai 4 – 5 – 30 Voie 4 403 m
Voie 5 423 m
Voie 30 132 m
Quai 6 – 7 Voie 6 311 m
Voie 7 330 m
Quai 8 – 9 Voie 8 301 m
Voie 9 301 m
Quai 32 – 33 Voie 32 198 m
Voie 33 172 m

Histoire[modifier | modifier le code]

La desserte ferroviaire de Strasbourg, qui débute en 1841, s'articule autour de trois gares qui se succédèrent au cours de la deuxième moitié du XIXe siècle, la dernière étant la gare actuelle (mise en service en 1883).

Première gare[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Gare de Strasbourg-Koenigshoffen.
Le débarcadère de Koenigshoffen, en 1841.
Le débarcadère de Koenigshoffen, en 1841.

Le débarcadère provisoire de Koenigshoffen, à l'extérieur des fortifications, est mis en service le [6] par la Compagnie du chemin de fer de Strasbourg à Bâle, lorsqu'elle ouvre le tronçon de Strasbourg (Koenigshoffen) à Benfeld de sa future ligne de Strasbourg à Bâle[7], dont l'exploitation commerciale débute le 22 août de la même année, date à laquelle la ligne atteint Saint-Louis. Bâle est finalement rejointe en décembre 1845.

Seconde gare[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Ancienne gare de Strasbourg.
Vue générale de l'ancienne gare de Strasbourg-Ville, en 1869.
L'ancienne gare de Strasbourg, vue générale vers 1869. – Coll. Bibliothèque nationale et universitaire de Strasbourg.

Une première gare de Strasbourg-Ville est construite par la Compagnie du chemin de fer de Strasbourg à Bâle à partir du le long du quai Kléber, à l'emplacement de l'actuelle Place des Halles.

Le , la section entre Sarrebourg et Strasbourg de la future ligne Paris – Strasbourg est mise en service par la Compagnie du chemin de fer de Paris à Strasbourg. Un an plus tard, le [4], c'est au tour du tronçon entre Nancy et Sarrebourg d'être inauguré par la même compagnie. Ladite ligne est alors intégralement ouverte.

Achevée en 1854[6], cette gare terminus verra la liaison ferroviaire jusqu'à la frontière allemande entrer en service le , avec l'inauguration du pont de Kehl.

La Compagnie des chemins de fer de l'Est, issue de la fusion des diverses compagnies ferroviaires de l'Est de la France (dont Paris – Strasbourg et Strasbourg – Bâle le ), inaugure la ligne entre Strasbourg et Barr (via Molsheim) le .

En 1871, la gare entre dans le réseau de la Direction générale impériale des chemins de fer d'Alsace-Lorraine à la suite de la défaite française lors de la Guerre franco-allemande de 1870 (et le traité de Francfort qui s'ensuivit). Un changement de train s'avère dès lors nécessaire pour relier Paris (excepté pour l'Orient-Express, créé en 1883), qui s'effectue à partir de 1875 à la gare frontière de Nouvel-Avricourt.

Gare contemporaine[modifier | modifier le code]

L'actuelle gare de passage de Strasbourg-Ville, construite à partir de 1878 par les autorités allemandes (elle fut alors appelée Zentral-Bahnhof), sur les plans de l'architecte berlinois Johann Eduard Jacobsthal, a été mise en service le [4]. Elle remplaça dès lors la gare d'origine, en cul-de-sac et trop exiguë[6]. Située sur un terrain des anciennes fortifications (dont des vestiges sont encore visibles) et au carrefour des grands axes internationaux Paris – Vienne et Bâle – Cologne, elle était à ses débuts non seulement une gare voyageurs, mais aussi une gare aux marchandises et une gare de triage. La vaste place en hémicycle se situant devant la façade de l'édifice a été déterminante pour le choix de l'emplacement de cette gare[8].

La gare se compose d'un important bâtiment voyageurs, à plusieurs étages dont deux ouverts aux voyageurs : le rez-de-chaussée se situe au niveau de la place et l'étage supérieur au niveau des quais[9]. L'architecte s'est librement inspiré du style néo-Renaissance dans le dessin des façades. Le hall Central fut orné, de 1885 à 1918, de deux fresques représentant l'entrée de Frédéric Barberousse à Haguenau en 1164 et celle de Guillaume Ier à Strasbourg le , le tout pour célébrer l'union de l'Alsace-Lorraine à l'Allemagne. Dans ce même hall, sont toujours en place deux statues du sculpteur allemand Otto Geyer (de) ; elles représentent l'agriculture et l'industrie. Côté voies, une grande marquise (ou halle métallique) a également été construite, afin d'abriter les voyageurs en attente sur les quais.

Évolution du bâtiment et des infrastructures (avant l'arrivée du TGV)[modifier | modifier le code]

Vue générale de la gare contemporaine, dans les années 1920.
L'actuelle gare, dans les années 1920.
Vue de la façade de la gare, en 2003.
La façade sur la place de la Gare, dans son état de 2003.
Entrée de la direction régionale Alsace de la SNCF, située boulevard du Président-Wilson.
Entrée de la direction régionale Alsace de la SNCF, située boulevard du Président-Wilson.

En 1900, est créé un salon de l'empereur, dessiné par l'architecte Hermann Eggert. Accolé au côté sud du bâtiment central, est également ajouté un hall d'accès direct (orné de vitraux des frères Ott) à cet espace privatif. Entre 1900 et 1906, de part et d'autre de la construction d'origine, des extensions (poste, bâtiment de police et hall d'arrivée)[9], allongent les deux ailes, portant ainsi la longueur totale du bâtiment voyageurs à 128 mètres. Entre 1901 et 1936, ce sont trois nouveaux quais de 300 mètres qui sont construits. La gare de triage et la gare aux marchandises quittent le site respectivement en 1906 et 1912 – 1914, pour se déplacer vers les zones périphériques de l'agglomération ; seul subsiste un dépôt de matériel roulant.

D'autres extensions sont ultérieurement réalisées au nord et au sud (actuels boulevard du Président-Wilson et boulevard de Metz), et destinées à des fonctions administratives. Aujourd'hui encore, elles servent de bureaux pour la SNCF (direction régionale Alsace côté boulevard du Président-Wilson, et établissement infrastructure et circulation boulevard de Metz).

Le , la gare entre dans le réseau de l'Administration des chemins de fer d'Alsace et de Lorraine, à la suite de la victoire française lors de la Première Guerre mondiale. Puis, le , cette administration d'État forme avec les autres grandes compagnies la SNCF, qui devient concessionnaire des installations ferroviaires strasbourgeoises. Cependant, après l'annexion allemande de l'Alsace-Lorraine, c'est la Deutsche Reichsbahn qui géra la gare pendant la Seconde Guerre mondiale, du jusqu'à la Libération (en 1944 – 1945).

Dans les années 1950, un cinéma, « Cinétrain », est installé dans l'aile Nord. Il a depuis disparu, tout comme l'ancien restaurant (ouvert au XIXe siècle) qui était devenu le « Buffet de la Gare ». Enfin, tout au long du XXe siècle, de nombreux commerces voient le jour au sein du bâtiment.

Le , l'électrification des voies de la gare est mise en service, en même temps que celle de la section Réding – Strasbourg de la ligne Paris – Strasbourg[4].

Le train « Edelweiss », reliant Amsterdam à Zurich (via Strasbourg) depuis le , circule avec le label Trans-Europ-Express (TEE) à partir du  ; remplacé par un EuroCity (EC) du même nom en mai 1979, ce train est finalement supprimé le , au profit du nouvel EC « Jean Monnet »[10] (lui-même supprimé le ). De même, le TEE « Iris » (reliant Zurich à Bruxelles), créé le , est supprimé le , avant d'être remplacé par un InterCity (IC), puis par un EC pareillement dénommé[10] le . Par ailleurs, les TEE « Stanislas » et « Kléber », tous deux créés en 1971 pour relier Paris à Strasbourg (via Nancy), cessèrent de rouler respectivement en 1982 et en 1987.

En 1980, un important chantier de rénovation est entamé ; il s'achève en 1986. D'un montant de 75,6 millions de francs, il permet de créer des locaux d'accueil et d'information, un réaménagement des halls et l'équipement de panneaux d'affichage électronique[6]. Également en 1980, est lancée la liaison Strasbourg – Dortmund, assurée par le nouveau TEE « Albert-Schweitzer » ; elle est cependant supprimée le .

L'ensemble formé par le bâtiment principal et la halle métallique fait l'objet d'une inscription au titre des monuments historiques depuis le [11].

L'EC « Vauban » commence à circuler le [10]. Par ailleurs, les EC « Maurice Ravel » (reliant Paris à Munich, via Strasbourg) et « Mozart » (Paris – Munich – Vienne ; limité à Munich à partir du ), créés en mai 1989, ont été supprimés le — pour être remplacés par des TGV le lendemain —[12]. De même, l'EC « Marie Curie » (Paris – Stuttgart), créé le , est supprimé en mai 1996[12].

En 1994, la première ligne du nouveau tramway de Strasbourg est inaugurée. À cette occasion, la place de la gare est entièrement réaménagée. La station de tram Gare Centrale est située sous la place de la gare, à 17 mètres de profondeur, et est l'unique station souterraine du réseau. En effet, pour franchir le faisceau des voies de la gare, le fossé des remparts, les vestiges des anciennes fortifications et l'autoroute A 35, un tunnel d'1,4 kilomètre a été creusé (ce fut d'ailleurs la première fois qu'un tunnelier fut utilisé en Alsace, avant les travaux pour permettre le franchissement des Vosges par la LGV Est), entre la station Rotonde et la station Les Halles. Pour accompagner la station de tram et la « nouvelle » place de la gare, une galerie commerçante souterraine a été créée, nommée Galerie à l'En-Verre ; elle permettait de voir la façade de la gare, grâce à un sol en verre sur la place. Mais ces aménagements ne font pas l'unanimité auprès des Strasbourgeois, qui jugent la place vide, froide, trop minérale, avec en outre un cheminement piétonnier peu pratique. De plus, cette galerie est fréquemment inondée lors de fortes pluies (comme lors d'un orage), et plusieurs boutiques mettent rapidement la clef sous la porte, dissuadant ainsi d'autres commerçants de s'y installer.

Avec la création de Réseau ferré de France (RFF) le comme gestionnaire d'infrastructure ferroviaire, la SNCF ne conserve que la propriété des espaces commerciaux.

Entre 2001 et 2004, les trains de nuit reliant Metz et Strasbourg à Bourg-Saint-Maurice et Briançon sont supprimés[13].

Le , la gare accueille sa toute première liaison assurée en TGV, en direction de Marseille[14]. Puis, en août 2006, certains trains Paris – Strasbourg circulent avec du matériel TGV à la place des rames Corail « Téoz », en prélude à l'ouverture de la LGV Est européenne[15],[16]. C'est dans la même perspective que le train de nuit reliant ces deux villes est supprimé en juin 2007[13].

Travaux préparatoires à l'arrivée du TGV et projets[modifier | modifier le code]

La verrière et la place de la Gare, en 2009.
La verrière et la place de la Gare, en 2009.
La façade historique et les écrans d'information, sous la verrière.
La façade historique et les écrans d'information, sous la verrière.
Accès à la station de tramway souterraine à partir de la verrière, vu depuis le premier sous-sol.
Accès à la station de tramway souterraine à partir de la verrière, vu depuis le premier sous-sol.
Hall Central de la gare, en août 2013.
Hall Central.
Souterrain d'accès aux quais, vers le hall Nord de la gare.
Souterrain d'accès aux quais, vers le hall Nord.
Vue sur les quais des voies 1 à 9.
Les quais des voies 1 à 9.

Pour préparer le lancement du « TGV Est » le (mettant Strasbourg à h 20 de Paris au lieu de h[16],[17] et permettant la création de nouvelles liaisons province – province[16]), ainsi que du « TGV Rhin-Rhône » le [18] (améliorant les liaisons vers Lyon et le Sud de la France), qui placent alors la gare comme un hub TGV européen[8], accompagner la croissance du réseau « TER Alsace »[8],[16], et améliorer le cheminement[9] et la capacité d'accueil d'un flux de voyageurs prévu à la hausse (notamment par transfert modal), l'établissement a été transformé à partir de 2006, selon les plans de l'architecte Jean-Marie Duthilleul[9], en un pôle d'échanges multimodal[9], avec l'installation d'une verrière (d'une longueur de 120 mètres et d'une hauteur maximale de 20 mètres, elle couvre l'ensemble de la façade historique[19],[20],[9],[4],[21]), d'un troisième hall et souterrain d'accès aux quais[3] dans la partie nord[19],[9] (à la suite de la démolition du buffet de la gare, qui se trouvait dans une extension accolée à la façade), la rénovation de la galerie commerciale souterraine[22] ainsi que du hall Central et de l'ancien salon de l'empereur (afin de l'ouvrir aux clients privilégiés de la SNCF), et la création de nouvel accès (équipé d'escaliers mécaniques et d'ascenseurs) au tramway[9],[22], tout en associant le réaménagement paysager de la place de la Gare (qui a retrouvé un cadre verdoyant, faisant ainsi écho aux origines de cet espace public)[19],[9]. De plus, ont été mis en place de nouveaux écrans TFT d'information trafic (ceux situés sous ladite verrière donnent également des renseignements facilitant l'intermodalité avec le réseau régulier de la Compagnie des transports strasbourgeois — ou CTS —). L'objectif est en outre le renforcement de la centralité[23] de la gare dans son quartier et la ville[8]. Cette rénovation a été récompensée par un Brunel Award en 2008[24],[25].

À l'origine, outre les voies de service, la gare est dotée de neuf voies de passage, numérotées de 1 à 9 et réparties en cinq quais dont un latéral (celui qui longe le bâtiment voyageurs). Pour absorber la hausse continue du trafic, les quais desservant les voies 2, 3 et 4 ont été allongés, afin d'atteindre une longueur de 400 mètres[3]. De plus, cinq voies en impasse ont été ajoutées : les voies 25, 31, 32 et 33 (avec un nouveau quai central au nord, nommé 32 – 33, pour ces deux dernières) qui sont situées aux extrémités du premier quai (nommé 1 – 25 – 31) dont la partie nord a été rendue centrale, et la voie 30 insérée à l'extrémité nord (côté voie 5) du troisième quai (nommé 4 – 5 – 30)[1],[26]. Sur le modèle des quais supplémentaires, les anciens sont refaits à neuf, pour que l'ensemble soit accessible aux personnes à mobilité réduite[1] (en leur facilitant la montée et la descente des trains par le rehaussement de ces mêmes quais, qui sont de plus équipés d'ascenseurs pour rejoindre les souterrains[3],[27]) ou malvoyantes (en leur indiquant les cheminements et les bordures desdits quais par des surfaces podotactiles[3], qui sont également présentes dans les halls et souterrains[27]). Dans la même optique d'augmentation des circulations ferroviaires, un nouveau poste d'aiguillage informatique (en remplacement des deux anciens postes mécaniques datant de 1946 et 1954), situé boulevard de Metz[28], a été mis en service le week-end du 4 au [3], nécessitant la fermeture de la gare pendant 30 h et le report du trafic commercial vers les gares périphériques[5].

Ces changements ont été l'occasion de l'installation de nouveaux commerces entre la station de tramway souterraine et la gare[22], mais aussi dans la gare elle-même (entre les halls Central et Sud), afin d'offrir plus de services dans un contexte d'urbanité plus importante des gares[8]. Cependant, se pose un problème récurrent de relative mauvaise qualité de l'air, dû à la complexité[9] du nouvel espace intermodal, notamment dans les niveaux en sous-sol (appartenant à la CTS[29]) où ont lieu de plus quelques infiltrations : les boutiques qui s'y trouvent ne font apparemment pas recette[22],[30],[31], d'autant plus qu'elles peuvent facilement être évitées par les passants[22]. Par ailleurs, des défauts de jeunesse couplés à des intempéries d'une intensité exceptionnelle ont causé des inondations dans la verrière moins d'un an après son ouverture[29],[32],[33],[30].

Avec 15 millions de voyageurs par an en 2008, la gare de Strasbourg-Ville est la troisième gare de province, après celles de Lyon-Part-Dieu et de Lille-Flandres[23].

Le service auto-train, constitué de trains auto-couchettes (voitures Corail et fourgons porte-automobiles, tractés par une BB 26000[34]) à destination de Portbou et de Nice, a été supprimé en 2011. Jusqu'à l'été 2009, des liaisons estivales étaient également disponibles — uniquement les week-ends — vers Bordeaux et Biarritz (Irun à l'aller et Hendaye au retour, jusqu'en 2002), ainsi que Nantes et Auray (Quimper jusqu'en 2002), toutes transitant alors via Metz ; elles furent équipées de voitures-lits jusqu'en 2006[34]. L'ensemble de ces trains de nuit partaient d'un quai dédié, dont l'accès — désormais interdit au public — situé rue du Rempart, jouxte la gare basse[35].

Le , l'Orient-Express, reliant Strasbourg à Vienne, est supprimé. Cette relation avait initialement comme terminus Paris (jusqu'en 2007 — mise en service du « TGV Est », avec correspondance —) et Budapest (jusqu'en 2001), voire Istanbul (jusqu'en 1962).

Le , un EuroCity Strasbourg – Stuttgart – Munich (desservant Kehl) est créé, avant d'être supprimé en décembre 2013.

La gare est jumelée depuis le avec la gare russe Yekaterinburg-Passazhirsky (ru), située à Iekaterinbourg[36],[37].

La gare a été classée 7e gare la plus incroyable du monde par Emporis en 2014, le classement étant justifié ainsi : « Un auvent géant en verre bombé couvre la façade datant des années 1880 et lui donne, vu de l'extérieur, l'apparence d'un bijou éblouissant »[38].

À la suite de la réforme ferroviaire entrée en vigueur le , la SNCF, par l'intermédiaire de deux nouveaux établissements publics à caractère industriel et commercial (SNCF Réseau et SNCF Mobilités)[39], redevient propriétaire de l'ensemble de la gare[40], c'est-à-dire des infrastructures ferroviaires (voies, quais et signalisation), ainsi que des espaces commerciaux (sauf ceux situés en sous-sol, qui sont à la CTS).

Avec l'inauguration de la seconde phase de la LGV Est européenne le [41] (permettant de réduire le temps du parcours radial à h 50[42], dans le cadre de la Magistrale européenne) et la possible extension de la LGV Rhin-Rhône par la suite[43],[44], il est envisagé d'ouvrir la gare à 360° en aménageant son côté ouest, actuellement occupé par des emprises ferroviaires où la SNCF stocke et entretient des rames (dépôt de Strasbourg)[8],[45]. Roland Ries, lors de son mandat de 2008 à 2014, souhaite implanter dans ce secteur un quartier d'affaires à l'horizon 2020[46]. Lors de la campagne des élections municipales de 2014, Fabienne Keller indique vouloir accélérer le réaménagement de ce secteur de 20 hectares[47],[48].

En parallèle, la seconde phase du tram-train Strasbourg - Bruche - Piémont des Vosges[8] est, en 2015, au point mort de par le coût important du chantier, notamment le tunnel traversant la gare[49],[45]. Seule la première phase (prémices du projet final) a été réalisée, sont donc d'ores et déjà en service : la station de tramway en surface (située devant l'ancienne poste et entrée du futur tunnel, elle sert actuellement de terminus à la ligne C)[50],[45],[51] et la nouvelle gare de l'aéroport international de Strasbourg-Entzheim, qui bénéficie d'une desserte cadencée à fréquence élevée par les trains régionaux[52],[53],[54],[55],[51].

Service des voyageurs[modifier | modifier le code]

Accueil[modifier | modifier le code]

Gare certifiée « NF Service », elle est ouverte au public du lundi au vendredi de h 45 à h, du samedi au dimanche et les jours fériés de h à h[27],[56].

Un « Espace de Vente » SNCF (guichets), ouvert tous les jours (du lundi au vendredi de h 45 à 21 h 30, le samedi de h à 20 h, le dimanche et les jours fériés de h à 21 h 30), est accessible par le hall Nord[27],[57]. Sous la verrière, des automates (bornes en libre-service — ou BLS —) « Grandes Lignes » et « TER Alsace »[27] complètent ce dispositif permettant l'achat des titres de transport. À proximité, se trouve également un « Point Information Gare » (accueil destiné à renseigner les voyageurs)[58]. Pour accéder aux quais, trois souterrains sont disponibles (un au droit de chaque hall : Nord, Central et Sud)[9], près desquels sont disposés les composteurs de billets.

Une consigne à bagages payante, située à proximité du service des objets trouvés[59] et ouverte toute l'année de h 15 à 21 h 15, est accessible par le quai (nommé 1 – 25 – 31) longeant le bâtiment voyageurs[27],[59]. La gare dispose d'un défibrillateur cardiaque[56],[1], d'un commissariat de police dans le hall Sud[59], d'un office de tourisme[27] entre les halls Central et Sud[59], de toilettes payantes (disposant d'une nurserie)[59], d'un « Salon Grand Voyageur »[9],[58] (ouvert du lundi au vendredi de h à 20 h 15[58]) et de salles d'attente[58], d'accueils et divers équipements pour les handicapés[58] (dans le cadre du dispositif « Accès Plus »[60],[27]), groupes[58] et « Jeune Voyageur » du service « JUNIOR & Cie »[58], d'un « Espace Alséo » (situé sur ledit quai)[27],[57], ainsi que divers services pratiques (comme deux appareils destinés aux photos d'identité[59], une boîte aux lettres[59], des cabines téléphoniques[59], un distributeur de billets[59]etc.). Une connexion Wi-Fi est disponible[56]. Les utilisateurs de la gare ont également la possibilité de recharger la batterie de leur téléphone mobile grâce à un « We-Bike »[61]. Le « Service Porte-à-Porte » de la SNCF[62] est proposé comme dans d'autres grandes gares TGV[63]. Par ailleurs, un piano numérique est mis à la disposition du public musicien ou mélomane, sous la verrière[64],[65]. Enfin, divers commerces (dont un « Relais KIALA » pour le retrait de colis[59]) sont implantés au sein de l'établissement : presse et divers[66], alimentation et petite restauration[67].

Diverses manifestations évènementielles se déroulent ponctuellement, en partenariat avec Gares & Connexions : des flash mobs organisées par des associations[68] ou des institutions culturelles[69], voire des concerts[70] ou d'autres représentations artistiques[71], des expositions[72] et des cérémonies de commémorations cheminotes[73] ; depuis 2013, dans le cadre de l'opération commerciale « Strasbourg mon amour », sont diffusées en gare le jour de la Saint-Valentin les plus belles déclarations d'amour à l'issue un jeu-concours de SNCF Région Alsace[74].

À partir du , certaines annonces sonores de la gare furent diffusées en alsacien (en plus du français), à titre expérimental[75]. En , celles-ci ne servent plus mais restent stockées dans un système informatique de la SNCF[76].

Desserte[modifier | modifier le code]

La gare est la principale de l'agglomération strasbourgeoise et l'une des plus importantes de France (en dehors de la capitale), et a une position géographique stratégique au sein de l'Europe rhénane.

Elle est donc desservie par toutes sortes de trafics :

TGV[modifier | modifier le code]

Une rame de TGV Duplex stationnée en gare.
Une rame de TGV Duplex en provenance de Marseille.


Les relations par trains à grande vitesse (TGV) comprennent les liaisons suivantes :


Certains week-ends en hiver, un TGV relie Strasbourg à Bourg-Saint-Maurice[86] (en desservant Colmar et Mulhouse).

Par ailleurs, un Thalys, spécialement affrété pour les députés européens, effectue le trajet direct depuis Bruxelles, à l'occasion des sessions du Parlement européen à Strasbourg[87]. Cette liaison deviendrait régulière à partir de 2016, tout en étant réalisée en TGV, avec notamment la desserte de Lille et de l'aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle[41].

Enfin, le comité Est de l'association « Hospitalité Notre-Dame du Salut » affrète une fois par an un TGV (au lieu d'un train Corail jusqu'au début des années 2010[88]) — desservant uniquement Colmar, Mulhouse et Besançon —, lors du pèlerinage à Lourdes[89],[90].

Grandes lignes[modifier | modifier le code]

Inauguration de la liaison Moscou – Berlin – Paris en gare, le 9 avril 2013.
Inauguration de la liaison Moscou – Paris.
Train Moscou – Berlin – Paris, stationné en gare.
Train Moscou – Paris, tracté par une BB 26000 pour la partie française de son parcours.

Les relations par trains de grandes lignes (hors TGV) comprennent les liaisons suivantes :

  • « Moscou express » : Paris – Strasbourg – Berlin – Moscou (train de luxe circulant trois fois par semaine en hiver et cinq en été en 37 h 30 à l'aller et en 38 h 47 au retour, et effectuant un trajet de 3 177 kilomètres[91],[92] ; cette liaison, inaugurée le et exploitée par la filiale FPC de la Compagnie des chemins de fer russes — ou RZD —, passe par la capitale alsacienne et européenne depuis le [91] ; les trajets y sont obligatoirement internationaux, les voyageurs ne pouvant utiliser cette relation pour se déplacer de Paris à Strasbourg ou inversement) ;
  • Intercités de nuit (les missions suivantes circulent — attelées entre Strasbourg et Belfort — uniquement durant les week-ends, jours fériés et à certaines dates durant les vacances scolaires, en desservant les principales gares de la plaine d'Alsace, de Strasbourg à Mulhouse[78],[84] ; les trajets de courte distance ne sont pas possibles sur ces relations, les voyageurs ne pouvant les utiliser pour se déplacer dans la région) :


Par ailleurs, des Trains-Expo SNCF stationnent ponctuellement en gare, le temps d'une animation (durant quelques heures)[97],[98].

Enfin, les luxueux trains de la compagnie Venice Simplon-Orient-Express (qui relient, de mai à novembre, Calais à diverses villes européennes — via Paris —, notamment Venise) effectuent régulièrement une halte nocturne dans la gare. Néanmoins, ce n'est pas une desserte commerciale, mais un arrêt technique.

TER[modifier | modifier le code]

Les relations par trains régionaux du réseau TER Alsace comprennent les lignes commerciales suivantes (dont les fréquences sont cadencées[4]) :


Les TER 200 sont majoritaires sur la ligne 01[94],[115]. Certains d'entre eux sont une diamétralisation des lignes 01[94] et 13[109] (ou se limitent à cette dernière[109] ou à la 14[111]). Selon leurs trajets, ils renforcent l'offre par des liaisons semi-directes voire directes sur les lignes 02A[99] et/ou 03[95]. Enfin, chaque vendredi en fin d'après-midi, un train de renfort effectue une mission Strasbourg – Sélestat – Colmar (ligne 02A)[94],[99],[115].

Par ailleurs, il existe, uniquement aux heures de pointe (hors week-ends et jours fériés), des circulations permettant d'effectuer des trajets Sarreguemines – Krimmeri-Meinau (par diamétralisation des lignes 06 et 11[107]) et Wissembourg – Krimmeri-Meinau (uniquement dans le sens nord – sud ; relation effectuée par diamétralisation des lignes 34[114] et 11[107]), sans changement de train à Strasbourg[116].

Enfin, la SNCF met en place des trains spéciaux (assurés par des TER 200) sur la relation 01, lors du Morgenstreich de Bâle[117].

Intermodalité[modifier | modifier le code]

Les différents modes de transports en commun urbains et interurbains listés ci-dessous, ainsi que les trains régionaux, peuvent être empruntés grâce à un titre de transport unique pour faciliter les correspondances intermodales entre réseaux[118].

Réseau urbain[modifier | modifier le code]

La gare est desservie par le réseau de la CTS[119], via cinq lignes de tramway[27] : les lignes A et D par la station souterraine Gare Centrale (située en tunnel à 17 mètres de profondeur, accessible depuis la verrière ou la place de la Gare)[52], la C via la station du même nom située sur ladite place[26] (près du hall Nord)[52], et indirectement les lignes B et F par la station Faubourg National[120] (située à 150 mètres de la gare, par la Petite rue de la Course)[52]. En parallèle, deux lignes de bus (2 et 10) et une ligne de bus à haut niveau de service (G)[121],[122] de la même compagnie desservent également cette gare[27] (à l'arrêt Gare Centrale[119], situé devant la Gare[26],[52]).

Par ailleurs, des autobus de transport scolaire (lignes « Al&Rtour » de la CTS) relient Les Halles Sébastopol au centre de formation d'Eschau ou au CEFPPA d'Illkirch-Graffenstaden, via l'arrêt Gare Centrale[123]. Un service de navettes (dont les terminus s'effectuent aux arrêts situés boulevard de Metz et près du Bâtiment Pierre Pflimlin) permettent de se rendre au Parlement européen ou au Conseil de l'Europe, durant les sessions respectives de chaque institution ; elles ne sont accessibles qu'aux détenteurs d'une carte de membre desdites institutions[124],[125].

Outre les transports en commun, il est possible de prendre un taxi (de diverses sociétés) sur la place de la Gare (près du hall Sud)[27],[62],[126], ou de louer une voiture grâce à divers prestataires[27],[127],[128]. Les voyageurs désireux d'utiliser leur véhicule personnel ont à leur disposition trois parkings payants à proximité immédiate de la gare[129],[27],[127] (les deux premiers sont également des stations du service d'autopartage « Citiz Alsace »[130]) : « Sainte-Aurélie » (boulevard de Metz, avec accès direct aux quais via celui de la voie 25), « Gare Wodli » (boulevard du Président-Wilson, avec accès direct aux quais via celui des voies 32 et 33), « Gare – courte durée » (situé sous la place de la Gare, avec accès à la station de tramway souterraine et la verrière de la gare[30]). De plus, deux dépose-minute se trouvent sur la place de la Gare[26],[127].

Enfin, la gare est équipée à ses abords de plusieurs stations et d'une boutique « Vélhop »[27],[131], service de location de vélos de Strasbourg Eurométropole[132],[133]. De plus, les utilisateurs de bicyclettes personnelles ont à leur disposition des aires de stationnement aménagées en plein air (sur la place de la Gare)[27], ainsi que d'autres, situées près des principaux parkings et gérées par les propriétaires de ces derniers[133],[131].


Réseau interurbain[modifier | modifier le code]

En complément de la desserte ferroviaire régionale, des autocars « TER Alsace » partent de la place de la Gare[27]. Ils circulent principalement à des heures de faible demande (voire comme substitution en cas de travaux sur les voies), en marquant des arrêts aux gares, en service ou fermées, mais également à des points propres aux transports routiers : rue principale ou route, mairie ou autre bâtiment important. Les lignes régulières concernées (partiellement ou en totalité) sont : 02A[99] – 03[95] – 04[134] – 06[102] – 07[135] – 08[136] – 09[106] (certaines liaisons sont spécifiquement à destination de Herrlisheim[137]) – 11[107] – 18[113].

La gare est également desservie par cinq lignes d'autocars (205 – 209 – 230 – 240 – 257) du « Réseau 67 », exploitées par la Compagnie des transports du Bas-Rhin[138],[52].


Service des marchandises[modifier | modifier le code]

La gare dessert des installations terminales embranchées (ITE), mais n'est pas ouverte au trafic de transit sur ses voies de débord[139]. En effet, la ligne de Graffenstaden à Hausbergen (et le triage de Hausbergen), avec ses divers raccordements d'accès, permettent aux circulations de fret venant de toutes les directions d'éviter le passage par cette même gare.

Gare basse et dépôt[modifier | modifier le code]

La « gare basse » est le site se trouvant en contrebas des voies principales, entre la rue Georges-Wodli et la rue du Rempart. À l'origine, ces installations servaient de gare de triage et de gare aux marchandises. Après la construction du triage de Hausbergen et de la gare de Cronenbourg, la gare basse a été utilisée pour le stockage et l'entretien des rames voyageurs, rôle qu'elle occupe encore de nos jours avec la présence du Technicentre Alsace. Depuis plusieurs années, la ville envisage d'acquérir ces emprises ferroviaires afin d'urbaniser le site, mais le projet est pour l'instant, en 2015, au point mort[45].

Le dépôt de Strasbourg se trouve au sud-ouest de la gare, près de la rue de Koenigshoffen. En 2015, l'imposant bâtiment en grès rose accueille notamment des BB 67400, des BB 25500 et des BB 26000. L'ancien château d'eau attenant, inscrit monument historique[140], a été transformé en musée Vodou.


Autres gares[modifier | modifier le code]

Plan du nœud ferroviaire de Strasbourg.
Plan du nœud ferroviaire de Strasbourg.

Sur son ban communal, Strasbourg accueille cinq autres gares ferroviaires en activité :

Notes et références[modifier | modifier le code]

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Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • « La France des gares », collection Guides Gallimard, 2001, p. 168 – 169.
  • Patricia et Pierre Laederich, André Jacquot et Marc Gayda, « Histoire du réseau ferroviaire français », Éd. de l'Ormet, Valignat, 1996.
  • Maurice Mertens et Jean-Pierre Malaspina, « La légende des Trans Europ Express », Éd. LR-Presse.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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