Haute-Marne

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Haute-Marne
Image illustrative de l'article Haute-Marne
Haute-Marne
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Champagne-Ardenne
Création du département 4 mars 1790
Chef-lieu
(Préfecture)
Chaumont
Sous-préfecture(s) Langres
Saint-Dizier
Président du
conseil général
Bruno Sido
Préfet Jean-Paul Celet
Code Insee 52
Code ISO 3166-2 FR-52
Code Eurostat NUTS-3 FR214
Démographie
Gentilé Haut-Marnais
Population 182 375 hab. (2011)
Densité 29 hab./km2
Géographie
Superficie 6 211 km2
Subdivisions
Arrondissements 3
Circonscriptions législatives 2
Cantons 32
Intercommunalités 27
Communes 438

Le département de la Haute-Marne (prononcé [ot maʁn ]) est un département français formant la partie méridionale de la Région Champagne-Ardenne. Le territoire de ce département s'intercale entre la Lorraine au nord-est, la Franche-Comté au sud-est et la Bourgogne au sud-ouest. L'Insee et la Poste lui attribuent le code 52. La ville la plus peuplée de la Haute-Marne est Saint-Dizier.

Géographie & milieu naturel[modifier | modifier le code]

Le département tire son nom de la Marne, rivière qui prend sa source près de Langres. Cette rivière le parcourt sur plus de 120 kilomètres.

Il est situé à l’est du Bassin parisien et est caractérisé par une suite concentrique de Cuestas.

L'extrême sud du département correspond au centre du Seuil morvano-vosgien : Plateau de Langres, où se trouve le point culminant de la Haute-Marne (le Haut du Sec – 516 mètres), Barrois champenois et Apance-Amance. L'orographie s'abaisse au nord vers les plaines du Perthois et du Der, où se situent ses points les plus bas (Puellemontier – 117 mètres).

Les 185 214 habitants sont appelés Haut-Marnais. On retrouve la trace dans certains ouvrages du gentilé Alto-Marnais qui semble aujourd'hui désuet[1].

Emblèmes[modifier | modifier le code]

Blason[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
« D'azur au pal d'argent côtoyé de deux doubles vergettes potencées et contre-potencées d'or. »

Histoire du territoire du département de Haute-Marne[modifier | modifier le code]

Habitat-humain[modifier | modifier le code]

Urbanisation & infrastructures urbaines[modifier | modifier le code]

Habitat-humain rural traditionnel[modifier | modifier le code]

Patrimoine-bâti remarquable[modifier | modifier le code]

Villes et villages remarquables; Arc-en-Barrois -Bourbonne-les-Bains - Bourmont - Châteauvillain - Chaumont - Colombey-les-Deux-Églises et son nouveau mémorial Charles de Gaulle inauguré en octobre 2008 par le Président de la République et la Chancelière allemande- Voisey - Condes - Joinville - Langres - Rosoy-sur-Amance - Saint-Dizier - Vignory -Wassy

Les résidences secondaires[modifier | modifier le code]

Selon le recensement général de la population du 1er janvier 2008, 7,5 % des logements disponibles dans le département étaient des résidences secondaires.

Ce tableau indique les principales communes de la Haute-Marne dont les résidences secondaires et occasionnelles dépassent 10 % des logements totaux.

Ressources économiques[modifier | modifier le code]

L'économie de la Haute-Marne est marquée par plusieurs caractéristiques essentielles.

La première est l'importance des massifs forestiers du département (qui est l'un des plus boisés de France) qui trouve illustration dans l'existence d'une activité importante de travail du bois, et constitue, pour un certain nombre de communes rurales un élément important de ressources. Comme il est précisé dans l'article sur la géographie locale, près de 40 % du territoire départemental est couvert de bois et de forêts. Sur les 245 000 hectares (environ) occupés par les boisements, 40 % appartiennent aux collectivités territoriales, et un peu moins de 13 % sont du domaine de l'Office national des forêts. Cette situation fait de la Haute-Marne l'un des rares départements français où la propriété forestière est d'abord publique avant d'être privée.

La seconde caractéristique essentielle de l'activité économique du département est l'activité agricole, notamment dans le domaine de l'élevage, ceci conduisant notamment le département à disposer d'un secteur agro-alimentaire relativement développé. Saint-Dizier abrite ainsi les usines de la marque Miko, tandis que deux groupes laitiers importants (Entremont et Bongrain) ont une unité de production importante dans le département, produisant à la fois des fromages de marque et des fromages destinés à être vendus sous marque de distributeur. Ensuite, le vin qui a été jadis une production notable du département est en train de retrouver son lustre. Le Champagne produit actuellement (2010) sur 80 ha va s'étendre sur 200 ou 300 autres hectares, dans les années à venir. En outre, deux terroirs produisant du vin tranquille prospèrent dans le sud du département : Coteaux-de-coiffy et Domaine montsaugeonnais.

L'industrie haut marnaise est d'abord liée à la métallurgie, et notamment au secteur de la fonderie, le département étant l'un des plus pourvus en emplois sur ce secteur. C'est ainsi que les fonderies haut marnaises ont, dans le passé, fabriqué les fameuses entrées Guimard du métro de Paris, et tous les produits de fonte que l'on puisse rencontrer, notamment dans le mobilier urbain. Cette industrie connaît cependant de longue date une réduction de ses effectifs, du fait des stratégies des groupes auxquels les entreprises locales sont rattachées.

La Haute-Marne a également une industrie du matériel agricole, qui a connu ces dernières années une réduction sensible de ses effectifs, suite au rachat de McCormick France par des investisseurs étrangers.

Les activités industrielles comprennent également historiquement la coutellerie (sur le secteur de Nogent), la production de pièces en plastique (notamment dans le secteur de l'optique) mais l'ensemble des secteurs industriels du département ont, depuis trente ans, été affectés par les réductions d'effectifs et les fermetures d'entreprises, notamment dans le textile qui a quasiment disparu de la carte économique du département.

Depuis 2000, le département a ainsi perdu plus de 2 000 emplois industriels et le plan social prévu chez Miko en ce début 2008 va sans doute encore dégrader la situation. Au total, le département a perdu, sur l'ensemble des activités, plus de 1 450 emplois, les créations d'emplois dans le champ des services ne compensant pas l'évolution générale à la baisse des effectifs salariés.

Le département souffre par ailleurs d'un enclavement. Bien que traversé par deux autoroutes (A5 et A31), les principaux axes routiers (comme celui entre Saint-Dizier et Chaumont, une nationale dévolue au département) n'ont souvent pas le gabarit requis. Au niveau ferroviaire, le département n'est ainsi pas desservi par une ligne de train à grande vitesse. Cette mauvaise intégration du département au maillage de nos réseaux de transport nuit manifestement à son développement, et explique entre autres la poursuite du processus d'émigration de la population.

Les activités commerciales et de services, présentes comme partout en France, constituent aujourd'hui les principaux pourvoyeurs d'emploi dans le département, sans toutefois permettre d'éviter une forme de désertification rurale, qui affecte singulièrement les cantons les plus dépeuplés du département, ni le déclin démographique de certaines villes, l'exemple le plus net étant fourni par Saint-Dizier qui a perdu plus de dix mille habitants en trente ans.

Au demeurant, l'analyse des données en termes d'emplois et d'établissements dans le secteur du commerce et des services présente des caractéristiques fréquemment rencontrées, ailleurs en France. Les emplois du secteur du commerce sont en contraction globale sur le département, et les commerces de proximité continuent de se raréfier, supplantés notamment par les grandes surfaces implantées dans les villes les plus importantes.

Dans le secteur des services, le vieillissement de la population entraîne une demande nouvelle sur l'aide à domicile comme sur l'accueil des personnes âgées qui constituent les principaux vecteurs de création d'emplois en ce domaine.

Pour les autres segments du secteur des services, la tendance est à la stabilisation des effectifs, sinon leur contraction.

La quasi absence d'offre de formation supérieure dans le département et le fait que la plupart des jeunes entrent précocement dans la vie active ne risquent pas, à moyen terme, d'inverser la tendance.

Pour développer le commerce local, la CCI Haute-Marne développe de nombreuses actions comme en 2009 avec la mise en place d'un « portail e-commeçants »[2] permettant de générer une activité plus forte sur le web et en magasin. Avec cette nouvelle plateforme, les professionnels du commerce du département peuvent ainsi tirer profit des avantages de ce média et développer leur activité sur une structure dynamique et efficace.

Administration-politique[modifier | modifier le code]

Patrimoines artistique, artisanal, industriel et gastronomique[modifier | modifier le code]

Logo

Patrimoines artistique, artisanal et industriel[modifier | modifier le code]

Le Sud de la Haute-Marne est réputé pour la vannerie à l'ancienne. Se trouvent en effet à Bussière les Belmont et Fayl-Billot les 20 derniers vanniers de la Haute-Marne. L’osier qui y est cultivé est toujours travaillé manuellement, il donne naissance à des objets traditionnels (paniers, présentoirs, hottes, huches à pain…), mais également à des œuvres d’art.

L’art de la coutellerie est vivant en Haute-Marne depuis le XIVe siècle, notamment dans le bassin de Nogent. Le pays comptait plus de 10 000 ouvriers-paysans couteliers. Le musée de la Coutellerie de Nogent valorise les fabrications du XVIIe siècle à nos jours.

Grâce à ses richesses naturelles : l’eau, le bois, le minerai de fer, mais aussi le sable, la Haute-Marne a vu son territoire se couvrir d’établissements métallurgiques. C’est un maître de forges de la vallée de la Blaise qui sera retenu en 1681 pour fournir au château de Versailles des plaques de cheminées (400) et des tuyaux d’amenée d’eau. Vers 1830, afin de se diversifier, la Haute-Marne s’engage dans de la fonte d’art. Parmi les réalisations les plus connues figurent les fontaine Wallace qui ornent les petites places de Paris, les statues majestueuses qui trônent dans les principales villes du département, les ferronneries "Art nouveau" d'Hector Guimard qui décorent les entrées des bouches du métro de Paris et les lampadaires des Champs-Élysées.

Gastronomie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Gastronomie de la Haute-Marne.

Personnalités natives de Haute-Marne ou liées à la Haute-Marne[modifier | modifier le code]

Personnalités natives de Haute-Marne[modifier | modifier le code]

Statue de Denis Diderot à Langres.

Personnalités liées à la Haute-Marne[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Géographie de la France. par Pierre Foncin. Édition Colin
  2. Portail e-commerçants de la Haute-Marne

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Haute-Marne, mille visage à découvrir, par Henri-Pierre Jeudy, Éditions le Martinère, 2002.
  • Haute-Marne, l'encyclopédie, par Jean Berton et Martine Guyot, Éditions Crépin-Leblond, 2004.
  • Haute-Marne, le guide complet de ses 423 communes, par Michel de La Torre, Éditions Delogis-Lacoste.
  • L'Atlas historique et politique de la Haute-Marne, par Stéphane Lahierre, Édition Le Pythagore, 2005.
  • La Haute-Marne ancienne et moderne, par Émile Jolibois, 1858 (réédition Lorisse 2004).
  • La formation du département de la Haute-Marne en 1790, par Henri Maitrier.
  • La vrai vie de chez nous : chasse, pêche et pinard en 1962 par Jacky Pommard

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]