Drôle de guerre

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Drôle de guerre
Personnels anglais et français d'un champ d'aviation le 28 novembre 1939. Pour les Allemands, la drôle de guerre est la Sitzkrieg (guerre assise).
Personnels anglais et français d'un champ d'aviation le 28 novembre 1939. Pour les Allemands, la drôle de guerre est la Sitzkrieg (guerre assise).
Informations générales
Date du 3 septembre 1939
au 10 mai 1940
Lieu Ligne Maginot,
Ligne Siegfried
Issue Déclenchement de la guerre ouverte, Bataille de France
Belligérants
Drapeau de la France France
Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
Drapeau de l'Allemagne nazie Reich allemand
Seconde Guerre mondiale,
Bataille de France
Batailles
Bataille de France et campagne des 18 jours
Pour le front néerlandais, voir Bataille des Pays-Bas.

Prélude et traversée allemande des Ardennes

Drôle de guerre · Évacuation des civils de la ligne Maginot · Mobilisation · Offensive de la Sarre · Baie de Heligoland · Accident de Mechelen · Plan jaune · Plan Dyle · Luxembourg · Ében-Émael · Hannut

Percées de la Meuse et rupture du front belge :

Sedan · Dinant · Monthermé · Givet · La Horgne · Gembloux · Flavion · Louvain · Charleroi

Tentatives de contre-attaques alliées :

Stonne · Montcornet · La Sambre · Arras

Défense des ports de la Manche et rembarquement britannique à Dunkerque :

L'Escaut · Amiens · La Lys · Massacre de Vinkt · Boulogne-sur-Mer · Calais · Poche de Lille · Massacre du Paradis · Abbeville · Dunkerque · Capitulation belge

Effondrement de la Ligne Weygand et avancée allemande sur la Seine :

L'Aisne · L'Ailette · Opération Paula · l’Exode

Front italien et percée allemande dans le Sud :

Pont-de-l'Arche · Les Alpes · Vallon du Seuil · Bombardement de Toulon · Opération Vado · La Loire · La vallée du Rhône · Bombardements de Marseille · Pont Saint-Louis · Armistice du 22 juin

La « drôle de guerre » (en anglais phoney war, « fausse guerre » ; en allemand Sitzkrieg, « guerre assise » ; en polonais dziwna wojna, « guerre étonnante ») est le nom donné à la période du début de la Seconde Guerre mondiale qui se situe entre la déclaration de guerre par la France et le Royaume-Uni (les Alliés) à l'Allemagne nazie le 3 septembre 1939 et l'offensive allemande du 10 mai 1940 sur le théâtre européen du conflit. Cette période se caractérise par :

Elle reçut ce surnom du journaliste Roland Dorgelès reprenant une expression utilisée dans un reportage sur les armées franco-britanniques. Les communiqués des armées ne faisaient état d'aucune activité notoire, tout au plus quelques escarmouches.

Déroulement[modifier | modifier le code]

Manifestation de joie devant l'ambassade britannique à Varsovie à l'annonce de la déclaration de guerre à l'Allemagne nazie.
L’Europe au 1er septembre 1939
Territoires contrôlés par les belligérants au 10 mai 1940.

Après s'être assuré que l'URSS participerait au démembrement de la Pologne en signant le Pacte germano-soviétique, Hitler lance ses armées sur ce pays le 1er septembre 1939, sans déclaration de guerre (voir : incident de Gleiwitz). En application de leur alliance, la France et le Royaume-Uni déclarent la guerre à l'Allemagne. En particulier, la France a garanti après 1918 par des traités d'assistance mutuelle l'existence de la plupart des pays nouvellement créés en Europe centrale (avec l'arrière-pensée de créer un cordon sanitaire autour de l'Allemagne). La France lance dès les premiers jours la timide offensive de la Sarre avant de se retirer derrière la ligne Maginot.

Les Allemands vont utiliser pour la première fois sur le théâtre polonais la tactique de la « guerre éclair » (Blitzkrieg), qui assure à la Wehrmacht une victoire rapide malgré la contre-offensive de la Bsura. L'URSS prend alors sa part de la Pologne ainsi que les États baltes. Après l'échec des négociations avec la Finlande pour reculer la frontière soviétique près de Léningrad, l'URSS attaque (guerre d'Hiver) et arrache à la Finlande la région frontalière de Carélie. Les Finlandais résisteront trois mois puis finiront par céder.

Après sa première campagne victorieuse, Hitler se tourne vers l'Ouest, mais rien ne se passe sur ce front pendant plusieurs mois. Retranchés derrière la ligne Maginot, les Alliés attendent l'assaut des forces allemandes elles-mêmes retranchées derrière la ligne Siegfried. C'est un conflit sans combats majeurs si ce n'est quelques escarmouches de patrouilles de reconnaissance. C'est ce que l'on appelle la « drôle de guerre », selon l’expression attribuée à l’écrivain Roland Dorgelès[1].

En France, la structure de commandement se complexifie avec la création fin 1939 du Grand quartier général français de Doumenc à mi-chemin entre Gamelin et Georges. On se retrouve dès lors pour le secteur clef des opérations avec pas moins de quatre échelons de commandement :

  • Gamelin (Général commandant en chef) ;
  • Doumenc (Grand Quartier Général intermédiaire) ;
  • Georges (Théâtre Nord-Est) ;
  • Billotte (premier Groupe d'Armées, c’est-à-dire l'essentiel de l'affaire).

Sans oublier la chaîne « Air » distincte.

Les trois premiers se « partageant » les principaux services d'état-major dont le PC en partie souterrain est installé dans le bois du château de Vincennes, ceux-ci y perdent évidemment en efficacité et plus personne ne dispose dans sa main de tous les outils nécessaires à la conduite de la bataille. « Le haut commandement des années 1930, analyse Jean-Louis Crémieux-Brilhac, n'avait su ni éviter la sclérose intellectuelle et bureaucratique, ni admettre qu'il pût y avoir d'autre forme de guerre que celle de 14-18, ni faire le choix de système d'armes cohérents »[2] De plus, il faut préciser que les deux premiers gravitent, l'un dans l'ombre de Reynaud, l'autre dans celle de Daladier.

Dans le cadre de la stratégie du blocus, les Alliés veulent couper les approvisionnement en minerai de fer de l'Allemagne ; celle-ci reçoit la majeure partie de ses approvisionnements de la Suède. Si le port de Luléa est pris par les glaces une bonne partie de l'hiver, celui de Narvik (Norvège) est en eau libre. Les Alliés décident donc de monter une opération pour prendre le contrôle des mines de Galliware à partir de Narvik (une voie ferrée relie les deux points). Mais les Allemands devancent les Alliés : ils envahissent le Danemark et la Norvège le 9 avril (les Alliés ont mouillé des mines dans les eaux territoriales norvégiennes le 8 avril, ce qui peut s'apparenter à un acte hostile, la Norvège ayant continuellement affirmé sa volonté de rester neutre). L'intervention allemande est un véritable succès ; les Alliés essuient partout des échecs sauf à Narvik où Polonais et Français réussissent à prendre pied dans la ville, mais pour très peu de temps. Suite au désastreux début de la campagne de France, les troupes de Narvik sont rappelées et l'opération est démontée.

La drôle de guerre prend définitivement fin le 10 mai 1940 lorsque les armées allemandes lancent le Fall Gelb, une vaste offensive sur les Pays-Bas, la Belgique, le Luxembourg violant la neutralité de ces États, puis à travers les Ardennes (la percée de Sedan) afin de prendre à revers la ligne Maginot. Le commandant en chef français, le Général Gamelin, avait pourtant été prévenu, en janvier 1940, par des contacts militaires secrets avec les Belges, que ceux-ci avaient saisi, dans un avion qui avait fait un atterrissage forcé en Belgique, des instructions militaires montrant que l'Allemagne allait attaquer dans les Ardennes[3]. Le 8 mars, un message de confirmation du roi Léopold III de Belgique en personne parvint encore au Général Gamelin[4]. Mais l'état-major français n'en tint aucun compte. Et ce fut l'attaque sur Sedan où l'armée française, surprise, ne put s'opposer à la percée allemande menaçant les arrières des armées alliées. Pourtant les troupes d'élite de l'armée belge, les Chasseurs ardennais, avaient contenu les Allemands pendant deux jours, ce qui aurait dû permettre aux Français de mieux se préparer. Un rapport du député français Pierre Taittinger signalait, dès avril, les faiblesses du secteur de Sedan. Mais rien n'y fit. Il en résulta le recul précipité de l'ensemble des armées françaises de l'Est. Pendant ce temps, le gros de l'armée belge était attaqué par le nord de la Belgique et par les Pays-Bas dont l'armée devait se rendre en cinq jours. Les armées franco-anglo-belges, incapables de se reformer pour stopper l'avance allemande, se disloquèrent progressivement après un coup d'arrêt de l'armée belge sur la Dendre et une éphémère et inutile victoire tactique, à Gembloux, des chars français accompagnés par de l'infanterie. La conséquence finale fut l'écrasement de l'armée belge qui capitula le 28 mai, arrivée au bout de ses réserves de munitions. De plus, l'armée anglaise avait sans crier gare abandonné la droite de l'armée belge dès le 25, comme le confirme lord Keyes dans ses mémoires[5]. Les Belges, depuis le 23 jusqu'au 28, continrent seuls l'armée allemande à la bataille de la Lys, alors que l'encerclement du gros des forces alliées empêchait tout approvisionnement. Les Anglais préparaient hâtivement l'opération « Dynamo » de rembarquement des forces britanniques par les bateaux de guerre de la Royal Navy et des bateaux de commerce et de plaisance britanniques. Une large partie des troupes françaises put également être recueillie, sous la protection d'un rideau de troupes françaises qui freinèrent l'armée allemande avant d'être finalement faites prisonnières, tandis que les équipements lourds étaient perdus. Cette défaite entraîna aussi l'abandon de la Scandinavie par les forces alliées.

Propagande, sabotages et économie de guerre[modifier | modifier le code]

Les chansons patriotiques de la « der des ders » comme La Madelon sont utilisées en version douce-amère nostalgique. L'Allemagne a de son côté le Westwall ou ligne Siegfried. Les combats surtout aériens feront de part et d'autre environ 1 500 morts.

La propagande est dirigée pour l'Allemagne par Joseph Goebbels et pour la France par Jean Giraudoux.

Les adversaires mettent une économie de guerre au service de leurs armées.

Les États-Unis vendent comptant leur matériel militaire uniquement aux Alliés tandis que l'URSS fait commerce de ses ressources avec l'Allemagne. L'accès au minerai de fer suédois déclencha un affrontement en Norvège et son invasion par les nazis. Les Alliés déclenchèrent le blocus et l'Allemagne quelques attaques par ses sous-marins.

Littérature et culture populaire[modifier | modifier le code]

L'expression « drôle de guerre » est utilisée à partir de janvier 1940 par le journal Le Figaro. Il s'agit en fait d'une erreur ou plus probablement d'un jeu sur la traduction de l'expression anglaise phoney war (littéralement « fausse guerre, guerre bidon ») interprétée comme funny war (« guerre amusante »).

La drôle de guerre sert de contexte à de nombreuses œuvres littéraires comme Un balcon en forêt de Julien Gracq publié en 1958 où l'auteur prend appui sur son expérience de soldat dans les Ardennes au début de la Seconde Guerre mondiale.

C'est lors d'une tournée sur la ligne Maginot en 1939 que Pierre Dac introduit le mot « chleuh » pour désigner les soldats allemands[6].

Une chanson, alors de circonstance, et très populaire en France était On ira pendre notre linge sur la ligne Siegfried.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Reportage de Dorgelès aux avant-postes dans Gringoire en octobre 1939, selon François Bédarida, De la drôle de guerre à la drôle de paix, dans La France des années noires, Tome 1, éditions du Seuil, 1993, collection Points-Histoire, 2000, p. 46.
  2. Jean-Louis Crémieux-Brilhac, Les Français de l'an 40, Tome II, Ouvriers et Soldats, Gallimard, 1990, p. 709.
  3. Karl-Heinz Friezer, Le mythe de la guerre éclair, p. 101, l'« incident de Mechelen-sur-Meuse », éd.Belin, Paris 1995.
  4. William Shirer, Les années de cauchemar, p. 331, éd. Texto-Talladier, Paris 2009.
  5. Lord Keyes, Un règne brisé, p. 322, 323, 324, déclaration des généraux Pownall et Gort au colonel Davy « nous nous fichons complètement de ce qui peut arriver aux Belges ».
  6. Je vais me faire chleuh, texte de la chanson de Pierre Dac, sur le site de France 2.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Monographies et témoignages[modifier | modifier le code]

  • Aspects de la drôle de guerre : 1er septembre 1939-9 mai 1940, Paris, Réunion des bibliothèques universitaires,‎ 1980, 83 p. (ISBN 2-86420-005-8)
    Catalogue d'exposition organisée par les Universités de Paris, Bibliothèque de documentation internationale contemporaine et Musée des deux guerres mondiales du 10 octobre au 7 décembre 1980.
  • Yves Beauvois, Les Relations franco-polonaises pendant la drôle de guerre, Paris, L'Harmattan, coll. « Chemins de la mémoire »,‎ 1989, 172 p. (ISBN 2-7384-0156-2).
  • Pierre-Frédéric Charpentier (préf. Pascal Ory), La Drôle de guerre des intellectuels français : 1939-1940, Panazol, Lavauzelle, coll. « Histoire, mémoire et patrimoine »,‎ 2008, 426 p. (ISBN 978-2-7025-1076-6).
  • Pierre Claudé, Le Complet gris : lettres d'un jeune officier sur la Drôle de guerre 39-40, Nîmes, C. Lacour,‎ 2010, 89 p. (ISBN 978-2-7504-2596-8).
  • François Cochet, Les Soldats de la drôle de guerre : septembre 1939-mai 1940, Paris, Hachette Littératures, coll. « La vie quotidienne »,‎ 2004, 270 p. (ISBN 2-01-235693-1).
  • André Coilliot, Sombres jours de mai 1940 : Arras et sa région, Saint-Avertin, Alan Sutton, coll. « Témoignages et récits »,‎ 2007 (1re éd. 1980), 381 p. (ISBN 978-2-84910-427-9).
  • Comité international d'histoire de la Deuxième guerre mondiale, Français et Britanniques dans la drôle de guerre : actes, Paris, éditions du Centre national de la recherche scientifique,‎ 1979, 631 p. (ISBN 2-222-02324-6).
    Actes du colloque franco-britannique tenu à Paris du 8 au 12 décembre 1975.
  • Arthur Conte, La Drôle de guerre : août 1939-10 mai 1940, Paris, Plon,‎ 1999, 434 p. (ISBN 2-259-19086-3).
  • René Didelot, Drôle de guerre : les carnets retrouvés, 1939-1940, du lieutenant René Didelot, Oelleville, Amicale laïque de l'École normale mixte et de l'IUFM des Vosges,‎ 2000, 103 p.
  • Roland Dorgelès, La Drôle de guerre : 1939-1940, Paris, Albin Michel,‎ 1957, 324 p.
  • Jean-Pierre Duhard (dir.), C'était un semblant de guerre : 1939-1940, Paris, L'Harmattan, coll. « Mémoires du XXe siècle / Seconde guerre mondiale »,‎ 2013, 225 p. (ISBN 978-2-343-00777-9).
  • Christian-Jacques Ehrengardt, Christopher F. Shores, Heinrich Weisse et al., Les Aiglons : combats aériens de la drôle de guerre, septembre 1939-avril 1940, Paris, C. Lavauzelle,‎ 1983, 143 p. (ISBN 2-7025-0033-1).
  • René Epp, 1940 : l'année tragique, Strasbourg, Hirlé,‎ 2008, 383 p. (ISBN 978-2-914729-66-6).
  • François Fonvieille-Alquier, Les Français dans la Drôle de guerre, Paris, Robert Laffont, coll. « L'Histoire que nous vivons »,‎ 1971, 472 p.
  • Fernand Grenier (préf. Étienne Fajon), Journal de la drôle de guerre : septembre 1939-juillet 1940, Paris, éditions sociales,‎ 1969, 271 p.
  • René Guyomard, Ma drôle de guerre : récit, Morlaix, Skol Vreizh,‎ 2010, 265 p. (ISBN 978-2-915623-69-7).
  • Henri Hiegel, La drôle de guerre en Moselle, t. 1 : 3 septembre 1939-10 mai 1940, Sarreguemines, Pierron, coll. « Documents lorrains »,‎ 1983, 421 p. (ISBN 2-7085-0019-8).
  • Henri Hiegel, La drôle de guerre en Moselle, t. 2 : 10 mai au 4 juillet 1940, Sarreguemines, Pierron, coll. « Documents lorrains »,‎ 1984, 371 p. (ISBN 2-7085-0023-6).
  • Jacques-Henri Lefebvre, Notes d'un correspondant de guerre : 1939-1940, le suicide, Paris, Déterna éditions, coll. « Documents pour l'histoire »,‎ 2009, 250 p. (ISBN 978-2-913044-95-1).
  • Madeleine Lemoine, Les Obscurs de la drôle de guerre, Paris, la Pensée universelle,‎ 1978, 123 p.
  • Marcellin Lissorgues (préf. M. l'abbé Thellier de Poncheville), Ce que fut la drôle de guerre, Aurillac, éditions U.S.H.A.,‎ 1948, 159 p.
  • Lucien Mairet et Jacques Tétu (dir.), Mes souvenirs de la drôle de guerre : 1939-1940, Saint-Aubin, Association du patrimoine rural jurassien,‎ 2004, 36 p.
  • Louis G. Méroni, Amers souvenirs de notre drôle de guerre : cinquante ans après, Marseille, Louis G. Méroni,‎ 1997, 135 p.
  • Henri Michel, La Drôle de guerre, Paris, Hachette,‎ 1971, 320 p.
  • François Moulin (dir.), 39-40, la grande débâcle : 120 pages de récits, photos et témoignages inédits, Houdemont, L'Est républicain,‎ 2010, 120 p.
  • Claude Quétel, L'Impardonnable défaite : 1918-1940, Paris, Perrin, coll. « Tempus / Synthèses historiques »,‎ 2012 (1re éd. 2010), 475 p. (ISBN 978-2-262-03398-9).
  • Philippe Richer, La Drôle de guerre des Français : 2 septembre 1939-10 mai 1940, Paris, Olivier Orban,‎ 1990, 375 p. (ISBN 2-85565-566-8).
  • Guy Rossi-Landi (préf. René Rémond), La Drôle de guerre : la vie politique en France, 2 septembre 1939-10 mai 1940, Paris, Armand Colin, coll. « Travaux et recherches de science politique » (no 14),‎ 1971, 247 p. (ISBN 2-7246-0249-8).
  • Michel Rousseau, L'Armée française en images pendant la drôle de guerre : 1939-1940, Bruxelles, SODIM, coll. « En images »,‎ 1977, 157 p.
  • Jean-Paul Sartre, Les Carnets de la drôle de guerre : novembre 1939-mars 1940, Paris, Gallimard,‎ 1983, 432 p. (ISBN 2-07-025778-9).
  • Pierre Stéphany, La Guerre perdue de 1940 : 10 mai-25 juin 1940 : la bataille de France, Bruxelles, Ixelles éditions,‎ 2013, 332 p. (ISBN 978-2-87515-185-8).
  • Paul Tuffrau, De la "drôle de guerre" à la Libération de Paris (1939-1944) : Lettres et Carnets, Paris, Imago,‎ 2002, 168 p. (ISBN 2-911416-63-5)
  • Jean Vanwelkenhuyzen, Neutralité armée : la politique militaire de la Belgique pendant la drôle de guerre, Bruxelles, La Renaissance du livre, coll. « Notre passé »,‎ 1979, 183 p.

Articles[modifier | modifier le code]

  • Olivier BELLEC, Dans le no man's land, la guerre aux avant-postes de la Ligne Maginot, in Ligne de Front no 22, Éditions Caraktère, mars 2010
  • Vincent BERNARD, La Drôle de Guerre des Français, in Histoire(s) de la Dernière Guerre no 2, Éditions Caraktère, novembre 2009
  • Christophe CONY et autres, Les combats aériens de la drôle de guerre, revue Batailles Aériennes no 3, 1997
  • François DELPLA, De Gaulle et Manstein pendant la Drôle de Guerre, drôles de dissertations sur l'arme blindée, in Histoire(s) de la Dernière Guerre no 3, Éditions Caraktère, janvier 2010
  • Sébastien LAURENT, Sur le front de la guerre secrète, les services de renseignement français pendant la Drôle de Guerre, in Histoire(s) de la Dernière Guerre no 4, Éditions Caraktère, mars 2010
  • Philippe LAZARUS, Les divertissements du soldat français, 1939 - 1940, 1re partie, in Militaria Magazine no 313, Histoire & Collections, août 2011
  • Philippe LAZARUS, Les divertissements du soldat français, 1939 - 1940, 2e partie, in Militaria Magazine no 315, Histoire & Collections, octobre 2011

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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