Perpignan

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Perpignan
Vue générale de Perpignan
Vue générale de Perpignan
Blason de Perpignan
Blason
Logo
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Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Languedoc-Roussillon
Département Pyrénées-Orientales (préfecture)
Arrondissement Arrondissement de Perpignan
(chef-lieu)
Canton chef-lieu de 9 cantons
Intercommunalité Communauté d'agglomération Perpignan Méditerranée
Maire
Mandat
Jean-Marc Pujol
2014-2020
Code postal 66000, 66100
Code commune 66136
Démographie
Gentilé Perpignanais
Population
municipale
118 238 hab. (2011)
Densité 1 737 hab./km2
Population
aire urbaine
305 837 hab. (2010)
Géographie
Coordonnées 42° 41′ 55″ N 2° 53′ 44″ E / 42.698611, 2.895556 ()42° 41′ 55″ Nord 2° 53′ 44″ Est / 42.698611, 2.895556 ()  
Altitude 30 m (min. : 8 m) (max. : 100 m)
Superficie 68,07 km2
Localisation

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Liens
Site web www.mairie-perpignan.fr

Perpignan ([pɛʁ.pi.ˈɲɑ̃]) (en catalan Perpinyà) est une ville du sud de la France, chef-lieu du département des Pyrénées-Orientales, dans la région Languedoc-Roussillon.

Ancienne capitale continentale du royaume de Majorque, Perpignan fait le pont entre la péninsule Ibérique et le sud de la France. Elle est aujourd'hui le principal centre intellectuel, culturel, politique et économique du sud de la région et du nord de la Catalogne.

Ses habitants sont appelés les Perpignanais(es).

Perpignan comptait 118 238 habitants intra-muros lors du recensement de 2013[1]. Elle est la 30e commune la plus peuplée de France. En 2010, la population de son aire urbaine était de 305 837 habitants[2]. Il s'agit de la deuxième du Languedoc-Roussillon[3] et l'unité urbaine de Perpignan était de 190 668 habitants en 2010.

Perpignan est :

Sommaire

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Perpignan, préfecture des Pyrénées-Orientales, est une ville de 6 807 hectares[6] située au centre de la plaine du Roussillon. La ville est encadrée au sud par la chaîne des Pyrénées, à l’ouest par la région des Corbières, à l’est par la Méditerranée, au nord par le ruisseau de la Llabanère, tandis que le Réart lui sert de limite méridionale. La ville se situe à 13 kilomètres de la mer Méditerranée (Canet-en-Roussillon) par voie express et à 85 kilomètres du domaine skiable le plus proche (Espace Cambre d'Aze, 2 400 m env.). Elle est la plus méridionale des grandes villes de France métropolitaine. Perpignan se situe à 850 km de Paris[7], à 200 km de Toulouse, à 450 km de Bordeaux, à 310 km de Marseille, à 470 km de Nice, à 1 070 km de Lille (1 150 km de Dunkerque) et à 190 km de Barcelone, capitale de la Catalogne. Plus proches sont les villes de Narbonne (65 km) ou encore la capitale administrative de région, Montpellier, à 150 km.

Situation de la commune de Perpignan au sein du département.

Perpignan est la trentième ville de France[8] de par sa population et la septième ville du pourtour méditerranéen français[réf. nécessaire].

La ville s'est beaucoup agrandie au fil des siècles, transformant des villages voisins en quartiers (faubourgs du Vernet, lieu-dit de La Patte d'Oie et Saint-Gaudérique sont les exemples les plus marquants). En effet, dans ces quartiers l'architecture change et rejoint celle d'un petit village (ruelles et immeubles donnant sur la rue).
Le paysage de Perpignan est surtout marqué par l'impressionnant pic du Canigou (Pic del Canigó) (2 784 m), situé au sud-ouest de la ville non loin de la frontière espagnole (région autonome de Catalogne) et visible depuis le centre-ville. La chaîne des Albères, qui culmine à 1 256 m au Pic du Néoulous, forme une barrière au sud et marque la limite avec l'Espagne, pays avec lequel elle communique facilement au col du Perthus, dont l'altitude n'excède pas 300 mètres, à environ 30 km de la cité.
Perpignan s'étend du nord au sud sur près de 14 kilomètres et d'est en ouest sur près de 12 kilomètres[réf. nécessaire].

Situation de la commune.

La superficie de Perpignan est de 68,07 km2. La densité de population de Perpignan est de 1 704,73 habitants par km2. La latitude de Perpignan est de 42,698 degrés et sa longitude de 2,893 degrés. Les villes et villages proches de Perpignan sont : Saint-Estève à 4,02 km, Cabestany à 4,31 km, Bompas à 5,07 km, Pia à 5,64 km, Baho à 5,70 km, Le Soler à 5,00 km, Toulouges à 6,80 km, Canohès à 8,20 km et Pollestres et Villeneuve-de-la-Raho à 8,40 km.

Cartographie de la ville de Perpignan.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Peyrestortes Rivesaltes, Pia Bompas,
Villelongue-de-la-Salanque
Rose des vents
Saint-Estève,
Baho,
Le Soler (sur 120 m)
N Canet-en-Roussillon
O    PERPIGNAN    E
S
Toulouges,
Canohès
Pollestres, Villeneuve-de-la-Raho Cabestany,
Saleilles,
Théza (par un quadripoint)[9]

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

L'altitude de la commune varie entre 8 et 95 mètres[10]. Son point culminant se situe au fort du Serrat d'en Vaquer (100 m) au sud-ouest de la ville, en outre la plus haute colline du Roussillon. Perpignan est construite sur plusieurs collines formant plusieurs niveaux, à savoir, le niveau Têt, le niveau Cassanyes, le niveau La Lunette-Champs de mars, le niveau Moulin à Vent (deuxième point le plus haut, de 80 mètres environ) et le Serrat d'en Vaquer-Porte d'Espagne (de 80 à 95 mètres environ)[réf. nécessaire]. L'altitude moyenne de Perpignan est de 40 mètres environ.

La ville est située dans la plaine du Roussillon, à quelques kilomètres de la mer à l'Est, entourée par la chaîne des Albères au sud, les massifs du Canigou et du Capcir à l'ouest et la chaîne des Corbières au nord

Vue panoramique de Perpignan depuis le Palais des Rois de Majorque. On distingue au loin de gauche à droite: le Canigou, les monts du Capcir et la chaîne des Corbières

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La ville est traversée par la Têt ainsi que par son affluent, la Basse. Elle est traversée aussi par plusieurs canaux d'irrigation alimentant la ville en eau : au sud, par le biais de l'aqueduc des arcades (canal Las Canals provenant d'Ille-sur-Têt), au nord, par le canal de Vernet-Pia qui prend sa source dans les terres et par le ruisseau de la Llabanère, et le Réart au sud.

Perpignan est une ville qui a subi de fortes inondations : en 1986, la ville connut une très grosse inondation qui arracha une partie de l'ancienne gare routière du centre-ville à l'Espace Méditerranée[11].

Vue du centre-ville de Perpignan. À gauche, la place de la Résistance, lieu de jonction du boulevard Georges-Clemenceau et du boulevard Wilson. Au centre droit, le Castillet (El Castellet). La rivière la Basse, petit affluent du fleuve côtier la Têt est longée par le quai Sadi-Carnot (à gauche) où se trouvent la préfecture et le conseil général, et à droite le quai Vauban et ses commerces.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat de Perpignan est de type méditerranéen (Csa de Köppen) de zone 10. Les hivers y sont doux (treize jours de gelées par an, neige rare), les étés sont souvent chauds et secs, bien que la tramontane souffle fréquemment (un jour sur quatre en moyenne) et amène une certaine fraîcheur en période estivale. L'automne est souvent bien arrosé et subit parfois des épisodes méditerranéens, où il peut tomber des mois de précipitations en l'espace de 24 heures. La température moyenne annuelle à Perpignan est de 15,7 °C, et les précipitations annuelles atteignent 572 mm, soit l'une des moyennes les plus faibles de la France. Perpignan bénéficie également de près de 300 jours de soleil par an, en partie en raison du vent.

Ville Ensoleillement
(h/an)
Pluie
(mm/an)
Neige
(j/an)
Orage
(j/an)
Brouillard
(j/an)
Moyenne nationale 1 973 770 14 22 40
Perpignan[12],[13] 2 506 572 3 26 14
Paris 1 630 642 15 19 13
Nice 2 668 767 1 31 1
Strasbourg 1 633 610 30 29 65
Brest 1 492 1 109 9 11 74
Relevé météorologique de Perpignan (période : 1981-2010)
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 4,4 4,9 7,4 9,4 12,9 16,8 19,4 19,3 16 12,6 8,1 5,1 11,4
Température moyenne (°C) 8,4 9 11,7 13,8 17,3 21,5 24,3 24,1 20,7 16,8 12 9,1 15,7
Température maximale moyenne (°C) 12,4 13,2 16 18,2 21,8 26,2 29,2 28,9 25,4 21 15,9 13,1 20,1
Record de froid (°C) -8,2 -11 -5,9 0,2 2,4 7,4 11,2 10,4 5 -1,2 -5,7 -6,3 -11
Record de chaleur (°C) 25 26,5 28 32,4 34,4 36,8 40,5 38,7 36,8 34,2 28,1 26,7 40,5
Nombre de jours avec gel 4,9 2,8 1,1 0 0 0 0 0 0 0 0,9 3,8 13,5
Ensoleillement (h) 147,5 153,2 206,2 214,2 240,1 270,6 313,9 270,7 217,7 182,3 147,7 141,9 2 506
Record de vent (km/h) 136,8 136,8 126 115,2 108 104,4 115,2 90 104,4 108 108 126 136,8
Précipitations (mm) 50,6 44,8 43,5 55,9 50,1 28,3 17,1 32 47,3 89,8 58,6 54,4 572,4
Record de pluie en 24 h (mm) 83 178 118 113 127 91 45 61 186 165 222 114 222
Nombre de jours avec précipitations 5,2 4,7 4,5 5,9 5,5 4,1 3 3,9 4,2 5,1 5,1 5,3 56,5
Humidité relative (%) 70 68 64 64 66 62 59 63 68 73 71 71 66,6
Nombre de jours avec neige 0,9 0,6 0,4 0 0 0 0 0 0 0 0,2 0,4 2,5
Nombre de jours d'orage 0,4 0,2 0,5 1,2 2,8 4,3 4,6 5,2 3,2 2,3 0,7 0,5 25,9
Nombre de jours avec brouillard 1,2 0,9 0,9 0,8 1,1 0,6 0,6 0,9 2,4 2 1,3 1,4 14,1
Source : Météo France, InfoClimat
Diagramme climatique
J F M A M J J A S O N D
 
 
 
12.4
4.4
50.6
 
 
 
13.2
4.9
44.8
 
 
 
16
7.4
43.5
 
 
 
18.2
9.4
55.9
 
 
 
21.8
12.9
50.1
 
 
 
26.2
16.8
28.3
 
 
 
29.2
19.4
17.1
 
 
 
28.9
19.3
32
 
 
 
25.4
16
47.3
 
 
 
21
12.6
89.8
 
 
 
15.9
8.1
58.6
 
 
 
13.1
5.1
54.4
Moyennes : • Temp. maxi et mini °CPrécipitation mm
Nuvola apps kweather.png Relevés des phénomènes météorologiques : Perpignan 1961-1990
Mois Janv. Fév. Mars Avr. Mai Juin Juil. Août Sept. Oct. Nov. Déc. Total année
nombre de jours de vent >=57,6 km/h 14.4 11.5 15.6 12.9 8.1 7.0 9.0 7.3 6.8 9.4 11.6 13.4 127
nombre de jours de vent >=100,8 km/h 2.0 1.2 2.1 0.6 0.5 0.2 0.2 - 0.1 0.4 0.7 2.7 10.7

Transports[modifier | modifier le code]

Transport ferroviaire[modifier | modifier le code]

La gare de Perpignan, « centre du monde » selon le peintre Dalí.

La ville est dotée d'une étoile ferroviaire à vocation à la fois régionale, nationale et internationale. La gare de Perpignan est en effet desservie par des TGV, des trains Intercités et des TER de la région Languedoc-Roussillon.

Grâce à la ligne ligne Narbonne - Port-Bou, et à la nouvelle ligne à grande vitesse de Perpignan à Barcelone, qui est partiellement opérationnelle depuis fin 2010, la ville constitue une étape importante pour le trafic ferroviaire franco-espagnol. À la suite de l'achèvement du tronçon entre Figueras et Barcelone, les liaisons directes à grande vitesse entre Perpignan et Barcelone devraient être opérationnelles courant 2013.

Des trains TGV relient quotidiennement Perpignan à l'agglomération parisienne et à la Belgique (gare de Bruxelles-Midi sans changement, via Lyon et Lille-Europe).

Le trafic régional est assuré par des trains TER qui relient de nombreuses fois par jour Narbonne, Carcassonne, Toulouse et Montpellier, ainsi que Marseille. Vers l'ouest, la ligne ligne Perpignan - Villefranche-de-Conflent, qui se prolonge par la ligne de Cerdagne vers Mont-Louis et Latour-de-Carol, relie l'agglomération au bassin de vie de la vallée de la Têt et à Prades, sous-préfecture du département.

La desserte régionale et nationale est complétée par les trains Intercités qui effectuent des liaisons quotidiennes vers Paris (gare d'Austerlitz) via Toulouse et Limoges, Marseille et Cerbère.

Selon le plan de déplacement urbain (PDU) de la Communauté d'agglomération Perpignan Méditerranée, une augmentation du service TER sur ce réseau est prévue, avec entre autres l'instauration de nouvelles haltes ferroviaires (Tecnosud-Université au sud de Perpignan) et de navettes cadencées Villefranche-de-Conflent - Elne toutes les 40 minutes aux heures de pointe.

Transport aérien[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Aéroport de Perpignan-Rivesaltes.

L'aéroport de Perpignan-Rivesaltes[14] (anciennement aéroport de la Llabanère) assure des vols nationaux et internationaux, pour certains assurés uniquement pendant certaines périodes de l'année, à destination de Paris-Orly, Nantes, Palma-de-Majorque, Birmingham, Londres, Southampton, Dublin et Bruxelles[15].

Transport routier[modifier | modifier le code]

La ville est reliée à Narbonne au nord et Barcelone au sud par l'autoroute A9 (prolongée en Espagne par l'autoroute AP-7), qui constitue l'épine dorsale du réseau routier du littoral méditerranéen.

En complément de l'autoroute, un réseau de voies rapides rayonne autour de la ville, d'abord construit à partir des années 1970 pour relier les stations balnéaires en plein développement à la suite de la Mission Racine (vers Rivesaltes et Le Barcarès au nord, Canet-en-Roussillon à l'est, la Côte Vermeille au sud), et plus récemment pour désenclaver l'ouest du département (vers Ille-sur-Têt à l'ouest, sur la route nationale 116, route d'Andorre).

Afin de relier entre eux ces différents axes et décongestionner le centre-ville, un contournement ouest de l'agglomération est envisagé depuis plusieurs décennies. La première tranche de ce nouveau contournement de la ville, jumelé à l'autoroute A9, a ouvert en avril 2013, ce tronçon relie alors l'actuelle pénétrante nord à la voie sur berge, à heuteur de la clinique St Pierre, sans passer par le Pont Arago. Dans un deuxième temps, cette nouvelle voie express à deux fois deux voies sera prolongée jusqu'à l'échangeur 42 (Perpignan Sud) de l'autoroute A9 (tronçon déclaré d'utilité publique, dont l'ouverture est programmé à l'horizon 2017), puis, dans un troisième temps, jusqu'à la RD 914 (voie express vers Elne et la Côte Vermeille, section non programmée à ce jour)[16].

Le réseau de transports urbains[modifier | modifier le code]

Origines du réseau

À partir de 1900, Perpignan a possédé un réseau de tramway, démantelé en 1955. Il assurait une desserte urbaine par le biais de trois lignes (dont une prolongée jusqu'à Rivesaltes). Ce réseau était complété par les lignes ferroviaires de plaine de la Compagnie des chemins de fer des Pyrénées-Orientales (CFPO), et la ligne de tramway suburbain reliant la ville à Canet[17].

Une ligne de trolleybus a succédé à ce réseau à partir de 1952 ; elle fut démantelée une quinzaine d'années plus tard, en 1968. Depuis, le service est exclusivement assuré par des bus[18].

La Compagnie de Transports Perpignan Méditerranée
Logo de la CTPM

Le réseau de bus de l'agglomération de Perpignan est exploité par la Compagnie de Transport Perpignan Méditerranée (CTPM), elle-même régie par la Compagnie Française de Transports (CFT).

La compagnie a opté il y a quelques années pour un réseau organisé « en étoile », où presque toutes les lignes convergent vers le centre-ville.

Le service se compose de lignes régulières, de lignes scolaires, de transport de proximité (navettes bus assurant une desserte locale, dans le centre-ville et à Canet-en-Roussillon), et de transport à la demande (notamment le dimanche, pour certaines lignes).

Le projet de bus en site propre

Le plan de déplacement urbain de l'agglomération de Perpignan prévoyait lors de son adoption la création d'un axe nord-sud de transport en commun en site propre.

Une ligne de bus en site propre, dite "bus-tram", est actuellement en cours d'aménagement. Devant être achevée en 2015 et circulant sur voie réservée avec aménagements spécifiques (accessibilité aux personnes à mobilité réduite, panneau d'informations de temps d'attente, distributeur de titres de transports), cette ligne traversera Perpignan du nord au sud sur une longueur de 11 kilomètres. Avec 36 stations, elle desservira notamment le centre commercial au nord, l'Espace Polygone, l'hôpital, le lycée Maillol, l'avenue Joffre, le quartier Clemenceau, le centre-ville, la gare de Perpignan, le quartier Vertefeuille, et le Mas Balande au sud, plus des axes complémentaires de priorités aux bus. Le 1er janvier 2012, l'ensemble du réseau de l'agglomération perpignanaise a été remanié afin de préfigurer le bus-tram les fréquences sont renforcées et les amplitudes élargies ( des fréquences de 10 à 20 minutes et des amplitudes allant de 4 h 30 à 22 h 30 sur les lignes structurantes), ce réseau a été pensé de manière à articuler les lignes autour de la future ligne de "bus-tram" lancée le 9 mars 2013, sur une ligne Centre commercial Polygone Nord-Tecnosud/Agrosud malgré le fait que les travaux des voies réservées ne soit pas terminés[19].

À noter que le PDU de l'agglomération de Perpignan, prévoit une deuxième ligne de bus en site propre en est-ouest entre la gare TGV et le castillet, suivant le tracé de l'actuelle ligne 2 entre Cité saint Assiscle et Mas saint Pierre. Elle sera inaugurée en septembre 2013.

Réseau de bus départemental

La gare routière de Perpignan constitue le point de convergence de la plupart des lignes du réseau départemental de bus, qui dépend du conseil général des Pyrénées-Orientales. Conformément à la politique du "Bus à 1 €", Perpignan est relié à l'ensemble du département pour 1 euro[20].

Vélos en libre service[modifier | modifier le code]

L'une des 15 stations de Vélos libre-service de PerpignanBIP!

Depuis le mercredi 27 février 2008, 15 stations de vélo BIP! rassemblant environ 150 vélos, mises en place à l'instigation de la municipalité de Perpignan, sont en libre-service dans toute la ville[21].

Organisation urbaine[modifier | modifier le code]

Perpignan est une ville qui s'est organisée au début sur le site de Château-Roussillon (anciennement Ruscino), oppidum romain situé à l'est de la ville actuelle et traversé par la Via Domitia. Au Haut Moyen Âge, la ville s'implanta sur son site actuel, plus à l'intérieur des terres.
Vue du ciel la ville a une forme de croix et s'étale du nord au sud sur 13 kilomètres environ, et de l'ouest à l'est sur 12 kilomètres environ soit environ 68 km². De ce fait, la superficie de Perpignan est plus importante que celle de Bordeaux (49,36 km2), Lyon (47,87 km2) ou Montpellier (56,88 km2).

Arrondissements[modifier | modifier le code]

La ville de Perpignan est organisée en cinq arrondissements, avec un maire à la tête de chacun d'eux[22].

Espaces verts[modifier | modifier le code]

La rivière Basse
Allées Maillol

Perpignan est une ville fleurie, elle abrite plusieurs parcs :

Au centre
  • Square Bir Hakeim
  • Allées Maillol
  • Le Jardin de la Digue d'Orry
  • Le Jardin de la Pépinière
  • Le Jardin des Remparts
  • Les Jardins de la Basse
  • Le Jardin Terrus
Au sud
  • Parc Sant Vicens
  • Parc des sports (Moulin à Vent)
  • Serrat d'en Vaquer
  • Las Canals (petit canal arboré)
Au nord
  • Parc Maillol

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Centre-ville
Perpignan étant une ancienne ville fortifiée, son hyper-centre est très étendu. Il est composé pour la majeure partie de maisons de l'époque typique catalane de trois à cinq étages par endroits, et peintes avec un enduit lisse aux couleurs chaudes (orange, jaune ou bordeaux). Les toits sont constitués essentiellement de tuiles rouges typiques de la région, hormis pour certains bâtiments de style haussmannien, fréquents dans la « nouvelle ville » (boulevard Clemenceau et quartier de la gare). Les quartiers proches de la gare sont en voie de réhabilitation, notamment grâce à l'arrivée du TGV.
Vue panoramique de la place de la République, le . C'est une place piétonne située au cœur de la vieille ville. À droite, on aperçoit le théâtre municipal.
Fontaine de la Place Bardou Job située en centre-ville.
Quartier central
Au début du XXe siècle, Perpignan connaît un boom démographique et à cause de la circulation automobile, la ville se sépare de ses remparts qui encerclaient la ville, laissant de grands terrains à bâtir et créant les boulevards dit « de ceinture » qui dessinent schématiquement un hexagone autour du centre ancien. Sur ces boulevards des immeubles de styles variés (du style haussmannien à l'architecture contemporaine), comprenant quatre à sept étages, ont été construits ou sont en construction.
Quartier nord
Le Vernet est le quartier nord de la ville, séparé du centre-ville par la Têt. L'avenue du Maréchal Joffre, sa principale artère (ancienne nationale 9 avant la construction de la Pénétrante Nord) est par son style, le prolongement du centre-ville (grand boulevard et immeubles hauts). De nombreuses maisons et appartements ont vu le jour autour de cet axe.
Quartier sud
Le quartier sud est caractérisé par sa ville nouvelle, nommée « Moulin à Vent », quartier de Perpignan construit à la suite de la guerre d'Algérie (vers 1962) pour les rapatriés. Ce quartier dominé par des espaces verts est composé d'immeubles anciens de quatre à cinq étages ainsi que de tours de dix étages à l’architecture hétérogène. Ils épousent la colline sur laquelle a été construit ce quartier. Ce quartier est, par ailleurs, qualifié de ville nouvelle, car il possède tous les services que possède une ville, comme la poste, une mairie annexe, des écoles maternelles, primaires, secondaires ainsi que l'université de Perpignan Via Domitia de 10 000 étudiants, une cité universitaire, des logements étudiants, le parc des sports, et le technopôle Tecnosud. C'est un des seuls grands ensembles en France qui a fonctionné comme l'espéraient ses concepteurs[réf. nécessaire][23].
Le sud de la ville avec le quartier Porte-d'Espagne constitue également le point de départ des axes desservant l'ouest et le sud du département : la RD 900 (ex RN 9) et accès à l'autoroute A9 vers l'Espagne, l'avenue d'Argelès vers la ville du même nom (voie rapide RD 914, ex RN 114), et enfin la RN 116 vers Prades et l'Andorre. Cette partie de l'agglomération joue un rôle clef dans le dynamisme de l'économie de la cité, notamment grâce au marché international Saint-Charles et sa plate-forme de marchandises dont les flux sont dirigés vers l'Espagne et le Nord de la France grâce au transport combiné camions-trains et à l'autoroute ferroviaire Perpignan-Luxembourg. En outre, le quartier Porte-d'Espagne est une importante zone commerciale qui regroupe un grand nombre de magasins.[réf. nécessaire]

Quartiers[modifier | modifier le code]

Place de la Révolution Française.
Place de la République.
Rue de la Fusterie.
Ruelle du centre-ville.
Rue dans un quartier populaire (entre la cathédrale et l'église Saint-Jacques).
Liste des quartiers de Perpignan
  • Haut-Vernet (Alt Vernet)
  • Bas-Vernet (Baix Vernet)
  • Moyen-Vernet (Vernet mitjà)
  • Saint-Jacques (Sant Jaume)
  • Saint-Gaudérique (Sant Galdric)
  • Mailloles (Malloles)
  • Château-Roussillon (Castell Rosselló)
  • Moulin à Vent (Molí de Vent)
  • Saint-Mathieu (Sant Mateu)
  • Saint-Jean (Sant Joan)
  • Perpignan-Bompas (Perpinyà-Bompàs)
  • de la Gare (de l'Estació)
  • Saint-Assiscle (Sant Aciscle)
  • Parc Ducup (Parc Ducup)
  • Les Remparts (Les Muralles)
  • Massilia (Massília)
  • Clos Banet (Clos Benet)
  • Porte d'Espagne (Porta d'Espanya)
  • Catalunya (Catalunya)
  • Saint-Charles (Sant Carles)
  • Les Coves (ancienne graphie Las Cobas) (Les Coves)
  • Saint-Martin (Sant Martí)
  • Pascot (Pascot)
  • Mas Balande (Mas Balanda)
  • Les Platanes (Els Plàtans)

Projets[modifier | modifier le code]

Projet urbain de la gare[24]
La réalisation de la ligne grande vitesse internationale Perpignan - Figueres a rendu nécessaire le remaniement de la gare actuelle. La ville de Perpignan a donc adopté un PDU comprenant la rénovation du quartier de la gare et la réalisation d'un "pôle d'échanges intermodal"[25], pour se préparer au mieux à l'affluence qu'apportera le TGV. Il comprend notamment une nouvelle gare routière, desservie par le futur site propre bus[26].
De plus, outre la gare, c'est le quartier entier (La gare - Saint-Assiscle) qui se verra remodelé. Les parkings de stationnement deviendront souterrains, l'ancienne gare de triage laissera place à un nouveau quartier, et seront créés et construits un futur pôle judiciaire, l'Hôtel d'agglomération (achevé en 2011), un centre d'affaires à la place de la ZAC du Foulon (en face de la gare) et de nombreuses résidences et hôtels[27].

Toponymie[modifier | modifier le code]

La mention la plus ancienne du nom de la ville de Perpignan date d’un document de l’an 927, sous la forme Perpinianum[28].

On retrouve plus tard dans d’autres textes sous les formes suivantes : « Villa Perpiniano » (959) ; « Pirpinianum » au XIe siècle ; Perpiniani (1176) ; Perpenyà au XIIIe siècle. Perpenyà reste la forme la plus courante jusqu'au XVe siècle et est encore attestée au XVIIe siècle[29].

La signification du nom de Perpignan est traitée dans de nombreux ouvrages depuis plusieurs siècles. Deux hypothèses dominent.

Hypothèse d’un propriétaire nommé « Perpennius » ou « Perpennis »[modifier | modifier le code]

Selon les défenseurs de cette hypothèse le cognomen (= surnom choisi par son porteur) romain Perpennius (ou parfois Perpennis), serait attesté dans le monde romain, comme lui-même dérivé d’un nom de famille romain Perpenna, lui-même attesté correctement par le fait qu’un chef d’armée romain a porté ce nom.

En 77 av. J.-C., ce Perpenna est venu avec son armée renforcer, en Hispanie, les troupes de Sertorius homme d’État et général romain. Plus tard, en -72, Perpenna a assassiné Sertorius puis a été exécuté pour ce crime.

Ainsi le nom d’origine serait Perpennianum, le suffixe -anum laissant supposer que le lieu était la propriété d’un homme nommé Perpennius ou Perpennis. Mais il a même été écrit que le Perpenna, cité plus haut, serait revenu comme vétéran (gradé de l’armée retraité) sur un lieu connu par lui lors de sa campagne hispanique.

Une autre hypothèse attribue l'origine du nom de la ville aux origines arabo-andalouses et au nom arabe "بئر البنيان" (bir al bognane) dont la signification littérale est le puits des constructions[réf. nécessaire].

En catalan, la langue régionale de Pyrénées-Orientales, la ville se nomme Perpinyà[30].

Histoire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Histoire de Perpignan.

Époque romaine[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Château-Roussillon.
Ruines du forum de Ruscino

L’histoire de Perpignan ne commence pas avant le Xe siècle. En effet, un peuple ibère, les Sordes, auraient occupé la plaine du Roussillon, vers 500 avant Jésus-Christ. Les échanges commerciaux et culturels ont pu se faire à travers les comptoirs grecs installés le long de l'actuelle Catalogne, à Empúries, et aussi à Agde, en Languedoc. La deuxième guerre punique amena les Romains dans ces contrées. Les Ibères ont été ainsi en dehors des Ligures de Provence, romanisés bien avant les Celtes installés plus au nord. [dossier d'archéologie novembre 1997 : Les Ibères de l'Andalousie au Languedoc].

À cette époque, Perpignan n’existait toujours pas, mais l’oppidum de Ruscino (actuel lieu-dit du Château-Roussillon ou Castell Rosselló), situé à l’est de la ville, qui était le siège de l’administration romaine de la région[31]. Étymologiquement, Roussillon doit son nom à Ruscino.

Au fil des années, Ruscino se fit disputer le titre de capitale par la ville d’Elne (Illiberis), jusqu’à la chute de Rome et l’arrivée des Wisigoths en 412. Actuellement, il n'y aucune trace ou document stipulant le passage des Wisigoths à Ruscino ; en outre, les chrétiens fondèrent l'évêché d'Elne, délaissant ainsi la ville de Ruscino[31],[32]. Les armées musulmanes détruisirent le royaume wisigoth en

Après l'invasion des Arabes, Pépin le Bref, puis, par la suite, Charlemagne, reconquirent la région définitivement vers 811 ; c'est alors que commence l'ère carolingienne et la construction de plusieurs villages sur la plaine du Roussillon, notamment Perpignan à quelques kilomètres de Ruscino.

L'après-Ruscino[modifier | modifier le code]

Chapelle Saint-Pierre
Une tour de Château-Roussillon.

La première mention de Perpignan date de 927, il s’agit de l’acte de vente d’un terrain d’un certain Aton à l’évêque d’Elne, Wadale :

…de, alio latere in ipso termino de la villa Cabestagnio et le terlio atere in ipso termino de villa Perpignano…

En 929, Guisandus et son épouse Genta vendent à Sisegutus et à son épouse Arcedonia, une vigne sise au territoire de Villa Gothorum ou Malleoles (aujourd’hui Mailloles ou Malloles, au sud-ouest). Elle était sur le chemin qui va du village de Villa Perpiniani à Orle. Enfin en 961, le testament du comte Raymond II de Rouergue, marquis de Gothie, parle de l'alleu de Perpignan…

…illo alode de Perpiniani…

…qu'il lègue par tiers à l'abbaye de Saint-Pierre de Rodes (actuellement en Catalogne), et aux cathédrales de Gérone et Elne. 961 est l’année où Guilabert Ier reçoit le comté de Roussillon en héritage de son père tandis que son frère reçoit celui d’Empúries (actuellement en Catalogne). En 991 Guilabert s’installe à Perpignan, transformant la ville en capitale locale. À cette époque le Roussillon n'était qu'un territoire côtier.

Du début du Moyen Âge au royaume de Majorque[modifier | modifier le code]

C’est au Moyen Âge, à partir du Xe siècle, que la ville connaît son essor. Elle est en effet la capitale du comté de Roussillon dès cette époque, gagnant en importance jusqu’à attirer l’évêque, résidant normalement à Elne. On y construit le château comtal, une église et un hôpital, le tout placé sous le patronage de saint Jean. De nos jours l’église est nommé Saint-Jean-le-Vieux, elle se trouve à côté de la cathédrale, l’hôpital a changé de lieu, il est actuellement au nord de la ville (Haut-Vernet) mais retrouve son nom d’origine d'hôpital Saint-Jean, quant au château il n’en reste que quelques salles enterrées situées actuellement sous le cours Maintenon[33], à cette époque la ville n'est pas dotée de remparts.

En 1172, elle est intégrée à la couronne d'Aragon.

En 1197, Perpignan reçoit une charte communale qui met en place son organisation communale. Ses habitants disposent de privilèges étendus, comme celui d’élire des consuls, un par « main » représentante chacune d’une classe sociale. On distingue ainsi main majeure, moyenne et mineure.

La capitale du royaume de Majorque[modifier | modifier le code]

Jacques Ier d'Aragon dit « le Conquérant », fit des conquêtes vers l'Est du royaume d'Aragon, propulsant ainsi Perpignan à son apogée durant 68 années (1276-1344).

Entre 1276 et 1344, Perpignan connaît son âge d’or ; la ville est alors la capitale continentale du royaume de Majorque constitué par Jacques le Conquérant pour l'enfant Jacques, son fils cadet, et comprenant, outre les îles Baléares, le Roussillon, la Cerdagne et la seigneurie de Montpellier. Sa population et sa surface quadruplent en moins d’un siècle. C’est l’époque des grands chantiers, ceux de la cathédrale Saint-Jean-Baptiste et du palais des rois de Majorque.

De plus, durant cette période d'apogée Perpignan connaît un essor industriel et commercial important grâce notamment à son rôle politique ; sa structure consulaire et corporative, sa population active de pareurs de draps, teinturiers, etc[34]. Le roi de France Philippe III le Hardi y meurt le 5 octobre 1285.

De la réintégration au royaume d'Aragon à l'annexion au royaume de France[modifier | modifier le code]

Perspective cavalière du siège de Perpignan par Enea Vico (dessin de 1542)

En 1344, elle perd son statut de capitale par la réintégration du royaume de Majorque dans la couronne d’Aragon. Dès 1346 elle est durement touchée par la peste noire. La ville ne s’en remet pas pendant longtemps.

En 1463, Louis XI occupe Perpignan en confirmant leurs anciens droits[35],[36], mais la ville se soulève contre les Français en 1473. Après un siège terrible, qui se termina le 2 février 1475[37], le titre de « Fidelissima villa de Perpinyà » (Fidèle ville de Perpignan) fut décerné par les rois d’Aragon.

Plus tard, en 1493, Charles VIII restitua le Roussillon et la Cerdagne aux Rois catholiques, qui venaient de fonder l'unité d'Espagne, par le mariage entre la Castille et l'Aragon[38].

Malheureusement, la rivalité franco-espagnole et les conflits qui suivirent devaient faire chuter l'économie de Perpignan, dotée par Philippe II, à cet égard, de puissantes fortifications.

Devenue place avancée de la monarchie espagnole face à la France depuis 1479, Perpignan entre dans une logique militaire, enfermée dans des remparts puissants renforcés à toutes les époques (Vauban notamment), elle n’est plus qu’un enjeu entre les deux grandes puissances. Prise par les armées de Louis XIII en 1642, elle est annexée avec le reste du Roussillon (en fait, les provinces ou comarques historiques du Roussillon, du Conflent, du Vallespir, du Capcir, de Cerdagne (Haute-Cerdagne, l'autre partie, la Basse-Cerdagne se trouvant en Catalogne) et celle, occitane, du Fenouillèdes) au royaume de France par le traité des Pyrénées de 1659.

Perpignan à la fin de l'Ancien Régime[modifier | modifier le code]

Au XVIIIe siècle, le maréchal de Mailly, gouverneur du Roussillon, transforme la Loge de mer en théâtre, qui deviendra relais de poste après la Révolution.
Loge de mer (détail de la façade).

Augustin-Joseph de Mailly (5 avril 1708-25 mars 1794) est lieutenant général, puis commandant en chef en Roussillon où il est à l’origine de grands travaux, du renouveau de l’université et où il joue un grand rôle au sein de la franc-maçonnerie catalane.

Augustin-Joseph de Mailly commence, après la paix avec l'Espagne, à négocier les rectifications de frontières. Il conclut avec l'Espagne, en 1750, un traité particulier qui fixe les limites des deux royaumes. Rénovateur de l’urbanisme de la ville des rois de Majorque, Mailly fonde le premier théâtre du Roussillon dans les locaux de la Loge. Les dirigeants du théâtre donnent également de nombreux bals masqués, quatorze plus précisément au tournant de l’année 1779-1780[39]. Il semble également que la salle de spectacle, sise à la loge de mer, soit utilisée à l’occasion de bals publics comme ce fut le cas en 1776 où les consuls informent que, sur la sollicitation de M. de Chollet et d'Augustin-Joseph de Mailly, tous deux francs-maçons, ils ont permis des bals publics pendant le carnaval à la salle de spectacles. Des bals publics sont également donnés dans cette salle, tous les dimanches, en juin 1779[40].

À l’époque des Lumières, le déploiement des différents réseaux de sociabilité, relevant d’initiatives individuelles ou collectives, s’articule dans la cité, fruit du volontarisme du commandant en chef de la province, le futur maréchal de Mailly[41]. Nombre de francs-maçons, avec en figure de proue, l’homme du Roi, le commandant en chef de la province - le maréchal de Mailly - investissent l’espace des Lumières à Perpignan en l’insérant dans le maillage du tissu provincial catalan et en y circulant à l’intérieur.

Les catholiques ne sont pas oubliés. Ils le remercieront pour la fondation des prix d'émulation, celle de douze places pour l'entretien des pauvres, et plusieurs autres établissements aussi utiles que glorieux, en l'an de grâce 1784. D’ailleurs, un premier chapitre d'honneur héréditaire est créé pour Monseigneur le comte Augustin-Joseph de Mailly, marquis d'Haucourt et ses hoirs et successeurs chefs de sa Maison, dans l'église cathédrale de Perpignan, à perpétuité[42]. Il crée de nombreux jardins publics[43].

Les Temps modernes[modifier | modifier le code]

  • Elle prend le statut de « capitale provinciale », c'est-à-dire de chef-lieu ; elle est le siège d’une intendance et d’un Conseil souverain.
  • Les gigantesques travaux de Vauban devaient faire de Perpignan une cité désormais imprenable et, pourtant, il ne reste à peu près rien de son œuvre car la municipalité de l'époque a décidé de les démolir au début du XXe siècle dans le but d'aérer le quartier central et de pouvoir étendre la ville sur la plaine du Roussillon. Aujourd’hui il ne reste que le Castillet, le palais des rois de Majorque, des casernes, des souterrains ainsi qu'une partie des remparts épargnés, qui témoignent de l'époque de la grandeur de Perpignan et de ses installations militaires.
Article détaillé : Fortifications de Perpignan.
  • Son agglomération concentre aujourd’hui la majorité des habitants du département.

L'époque contemporaine[modifier | modifier le code]

La place de Catalogne dans les années 1900, avec une rame du tramway de Perpignan
L'avenue de la Gare, dans les années 1920.

Lors des révoltes dans le Midi en 1907 par toute la profession viticole, la préfecture de Perpignan fut l'assaut par des vignerons d'un incendie et de saccages.

La ville est libérée par la 1re DFL (division française libre)[44], le 19 août 1944.

L'histoire religieuse[modifier | modifier le code]

La cathédrale Saint-Jean et la fontaine.
  • La cathédrale Saint-Jean-Baptiste: sa construction a été commencée en 1324 par le deuxième roi de Majorque, Sanche et elle a été consacrée seulement en 1509. Sa façade est en galets et briques et, à sa droite, se trouve une tour carrée surmontée d'un beau campanile en fer forgé, qui date du XVIIIe siècle, et son bourdon, qui lui est antérieur (XVe siècle). La nef repose sur de robustes contreforts intérieurs. Plusieurs retables dorés datant du XVIe ou du XVIIe se trouvent dans des chapelles latérales. Le maître-autel porte une statue de saint Jean Baptiste, patron de Perpignan, qui porte les armes de la cité (armes de l'Aragon et de la Catalogne royale).

Un passage à gauche permet d'accéder à l'ancien sanctuaire de Saint-Jean-le-Vieux, avec son beau portail roman en marbre caractérisé par ses arcs géminés.

  • l'Église Saint-Jacques, datant du XIIIe siècle).
  • la synagogue (rue François Arago).
  • une grande mosquée, située au nord de Perpignan (Polygone Nord) a été achevée en 2006.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Carte des communes membres au 1er janvier 2011

Perpignan faisait partie de la Communauté de communes Têt Méditerranée, devenue Communauté d'agglomération en 2000 (avec 6 communes). Lors d'un nouvel agrandissement de la communauté en 2003, elle est devenue la communauté d'agglomération Perpignan Méditerranée[45], dont Perpignan est la ville centre, et qui regroupe 36 communes[46] depuis 2011 et 283 173 habitants au [47].

Découpage administratif[modifier | modifier le code]

Perpignan est divisée en 9 cantons :

Vie politique[modifier | modifier le code]

Les maires de Perpignan[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste des maires de Perpignan.
Maires de Perpignan depuis la Libération
Période Identité Étiquette Qualité
19 août 1944 11 mars 1949 (décès) Félix Mercader SFIO Nommé par le CDL en 1944 puis élu.
15 avril 1949 20 mars 1959 Félix Depardon SFIO  
20 mars 1959 5 mai 1993[48] Paul Alduy SFIO puis PS puis UDF-PSD  
16 juin 1993 27 avril 2009 Jean-Paul Alduy[49],[50] UDF-PSD puis UMP Ingénieur des Ponts et Chaussées, sénateur. Du 27 avril au 5 juillet 2009, Bernard Bacou assure les fonctions de maire en tant que président d'une délégation spéciale, après l'annulation de l'élection municipale de 2008.
5 juillet 2009 15 octobre 2009 (démission) Jean-Paul Alduy UMP Ingénieur des Ponts et Chaussées, ancien sénateur
22 octobre 2009 en cours Jean-Marc Pujol UMP Avocat

En avril 2009, à la suite de l'affaire dite de « la chaussette », le Conseil d'État confirme la décision du tribunal administratif de Montpellier d'annuler les élections municipales de 2008. Par conséquent, Bernard Bacou, président de la délégation spéciale nommée par la préfecture, assure les fonctions de maire jusqu'à la réélection de Jean-Paul Alduy en juillet 2009[51].

Résultats des élections municipales partielles de 2009 et répartition des sièges :

Le 15 octobre 2009, Jean-Paul Alduy, qui souhaite s'investir plus dans l'agglo, annonce sa démission de maire de Perpignan. Lors du conseil municipal convoqué à cet effet le 22 octobre, il laisse le siège de maire à Jean-Marc Pujol auquel il succède comme premier adjoint[52].

Tendances politiques[modifier | modifier le code]

Jumelages et partenariats[modifier | modifier le code]

La ville de Perpignan est jumelée avec 
Région partenaire 
Villes partenaires 

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Démographie ancienne[modifier | modifier le code]

La population est exprimée en nombre de feux (f) ou d'habitants (H).

Évolution de la population
1355 1359 1365 1378 1470 1515 1553 1720 1767
2 675 f 3 346 f 2 717 f 3 653 f 1 720 f 2 717 f 1 755 f 1 850 f 15 000 H
1774 1789 - - - - - - -
13 365 H 2 390 f - - - - - - -
(Sources : Jean-Pierre Pélissier, Paroisses et communes de France : dictionnaire d'histoire administrative et démographique, vol. 66 : Pyrénées-Orientales, Paris, CNRS,‎ 1986, 378 p. (ISBN 2-222-03821-9))

Démographie contemporaine[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 118 238 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].
           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
9 134 10 415 12 499 14 864 17 114 17 618 20 792 22 706 21 783
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
23 301 23 462 25 264 27 378 28 353 31 735 34 183 33 878 35 088
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
36 157 38 898 39 510 53 742 68 835 73 962 72 207 74 984 70 051
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
83 025 102 191 106 426 111 669 105 983 105 115 115 326 118 238 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[57] puis Insee à partir de 2004[58])
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Évolution de la pyramide des âges de la ville de Perpignan, comparaison entre l'année 1999 et 1990[59].

Pyramide des âges en 1999 en nbre d'individus.
Hommes Classe d’âge Femmes
4 762 
75 à plus
8 402 
7 174 
60 à 74
9 783 
8 309 
45 à 59
9 785 
9 274 
30 à 44
10 105 
10 555 
15 à 29
11 190 
7 958 
0 à 14
7 799 
Pyramide des âges en 1990 en nbre d'individus.
Hommes Classe d’âge Femmes
4 225 
75 à plus
7 461 
8 006 
60 à 74
10 764 
5 703 
45 à 59
8 977 
9 683 
30 à 44
10 572 
11 200 
15 à 29
11 386 
8 067 
0 à 14
8 025 

Immigration[modifier | modifier le code]

En 2008, la ville comptait 15 273 immigrés soit 13,1 % de sa population (dont 5,3 % nés en Europe et 7,8 % nés hors d'Europe, principalement originaires du Maghreb)[60]. Plus d'un quart des jeunes de moins de 18 ans avaient au moins un parent immigré d'origine maghrébine (21 %) ou turque (5 %) en 2005[61].

Enseignement[modifier | modifier le code]

Enseignement primaire[modifier | modifier le code]

Près de 9 000 élèves sont inscrits dans les 64 écoles maternelles et élémentaires de Perpignan[62].

Enseignement secondaire[modifier | modifier le code]

Façade principale du lycée François Arago

Perpignan possède 8 collèges publics, 4 collèges privés, 6 lycées publics et 5 lycées privés.

Collèges publics

  • Collège Jean-Macé
  • Collège Madame de Sévigné
  • Collège la Garrigole
  • Collège Marcel-Pagnol
  • Collège Saint-Exupéry
  • Collège Joseph-Sébastien-Pons
  • Collège Albert-Camus
  • Collège Jean-Moulin

Collèges privés

  • Collège Jeanne d'Arc
  • Collège Saint Louis de Gonzague
  • Cours Maintenon
  • Collège Saint Jean

Lycées publics

  • Lycée François-Arago
  • Lycée Aristide-Maillol
  • Lycée Al Sol (aujourd'hui fermé et transféré au lycée Maillol)
  • Lycée Pablo Picasso (ex-Clos Banet)
  • Lycée Charles Blanc
  • Lycée Jean-Lurçat
  • Lycée Léon-Blum (hôtelier)

Lycées privés

  • Lycée Rive-Gauche
  • Lycée Maso
  • Lycée Saint-Louis-de-Gonzague
  • Lycée Notre-Dame-de-Bon-Secours
  • Lycée Sainte-Louise-de-Marillac

Enseignement supérieur[modifier | modifier le code]

L'Université de Perpignan au XVIIIe siècle.
Classes préparatoires

Le lycée François-Arago accueille plusieurs classes préparatoires scientifiques aux grandes écoles (filières MPSI-MP, PCSI, PC et PSI)[63]. Le lycée Notre-Dame de Bon Secours accueille des classes préparatoires commerciales[64].

Université
Article détaillé : Université de Perpignan.

L'université de Perpignan compte environ 10 000 étudiants[65]. Elle comprend cinq UFR, un IUT, un IAE et l'Institut Franco-Catalan Transfrontalier[66].

Grandes écoles

La ville accueille deux grandes écoles : la Haute École d'Art de Perpignan (HEART)[67] et la filière « énergies renouvelables » de Polytech'Montpellier délocalisée à l'université de Perpignan depuis septembre 2009[68].

Enseignement supérieur privé[69]
  • IMERIR : École supérieure d'informatique et de robotique[70]
  • École MASO : Enseignement technique supérieur privé
  • École technique privée Rive Gauche
  • ETPEC - Giorgifont II : École technique privée d'esthétique et de coiffure
  • IFEME : Institut de formation et d’études des métiers de l’environnement

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Foires et marchés
  • Foires : 17 janvier, 15 mai, 12 novembre[71] ;
  • Marché : tous les jours[71] ;
  • Marché à la brocante : les dimanches[71] ;
  • Marché médiéval : septembre.
Événements
  • Procession de la Sanch : Vendredi saint[71].
  • Guitare au Palais : tous les ans, 3 jours le dernier week-end d'août, depuis 2004.
  • Les Jeudis de Perpignan : tous les ans, plusieurs jeudis d'été, musique de rue.
  • Festival de la Voix : ce festival réunit des musiciens, phoniatres, chanteurs pour un week-end de musique (tous les ans, du 20 au 23 octobre). Première édition en 2007. Direction artistique : Bertille de Swarte.
  • Festival Tilt : tous les ans en mars[72]
  • Musique Sacrée : tous les ans, dans le cadre de la Semaine sainte.
  • Festival « Jazzèbre »[73].
  • Festival international de photojournalisme Visa pour l'image : début septembre[74].

Santé[modifier | modifier le code]

Le centre hospitalier de Perpignan, dit Hôpital Saint-Jean, est le premier établissement public de santé du département des Pyrénées-Orientales[75].
Son implantation actuelle sur l'avenue du Languedoc, dans le nord de la ville, est récente, pourtant, l'origine de l'Hôpital Saint-Jean remonte au XIIe siècle : il est fondé en 1116 par Gausfred III, comte de Roussillon, à proximité de l'église Saint-Jean-le-Vieux et du palais comtal. Il est destiné aux pauvres de la ville[76]. Remanié au fil des siècles[77], ce bâtiment est finalement détruit en 1880 et il n'en reste plus aucun vestige[76].
En effet, en 1808, à l'instigation de Napoléon Bonaparte, l'hôpital quitte son siège médiéval insalubre et inadapté pour une nouvelle implantation, rue Foch. Un siècle plus tard, ce siège se révèle à son tour inadapté et, en 1905, débute le chantier d'un nouvel hôpital sur le site actuel du Haut-Vernet. L'architecte reprend un modèle d'organisation spatiale classique pour l'époque, avec des pavillons distincts reliés entre eux par des galeries couvertes. En raison de la Première Guerre mondiale, le nouvel hôpital n'est achevé qu'en 1928, date à laquelle il prend effectivement le relais du site rue Foch[77].
Afin d'accroître ses capacités d'accueil mais également afin de rénover des locaux devenus vétustes avec les années, un grand chantier de rénovation et reconstruction a débuté en 2003 et devrait s'achever à l'horizon 2012. La première phase s'est terminée en 2008[78].
La ville de Perpignan possède par ailleurs plusieurs cliniques privées.

Sports[modifier | modifier le code]

Clubs Professionnels[modifier | modifier le code]

Nom Sport Division Stade/Salle Fondation Titres
USAP Rugby Top 14 Stade Aimé-Giral 1902 7
Dragons Catalans Rugby à XIII Super Ligue Stade Gilbert-Brutus 2005 0
Union Treiziste Catalane Rugby à XIII Elite 1 Stade municipal de Saint-Estève 2000 1

Autres clubs[modifier | modifier le code]

Nom Sport Division Stade/Salle Fondation Titres
Perpignan Canet Football Club Football Ligue du Languedoc-Roussillon de football Stade Saint-Michel 1934 0
Basket Catalan Perpignan Méditerranée Basket-ball Championnat de France de basket-ball de Ligue féminine 2 Gymnase Pons 1980 1

Installations sportives[modifier | modifier le code]

  • Piscine La Garrigole[82]
  • Espace Aquatique Perpignan La Catalane (Piscine olympique) [83]
  • Piscine Gilbert-Brutus (en construction) [84]
  • Piscine du Champ-de-Mars[85]

Liste des gymnases[86]

  • Aristide Maillol
  • Alcover
  • Alsina
  • Clos Banet-Las Cobas
  • Halle des sports Jean-Paul-II
  • Diaz / Hugo
  • Gilbert Brutus
  • Hyacinthe Rigaud
  • J.S. Pons
  • Jean Lurçat
  • La Garrigole
  • Marcel Pagnol
  • Ribera
  • Parc des Sports
  • Saint-Gaudérique
  • Boulodrome couvert[87]

Rugby[modifier | modifier le code]

L'USAP[modifier | modifier le code]
Supporters catalans
  • La ville est également représentée par le club de rugby à XV de l'Union sportive arlequins perpignanais (USAP), qui évolue dans le Top 14. La ville a agrandi en 2007 l'actuel stade Aimé-Giral dont la capacité d'accueil est désormais de 14 567 spectateurs, grâce à la nouvelle tribune Goutta. Il est à ce jour (2010) question d'un agrandissement des tribunes, voire de la construction d'un nouveau stade de 20 à 25 000 places.
  • Septuple champion de France, l'USAP est redevenue championne de France 2009 de rugby (Top 14) pour la première fois depuis 54 ans[89]
Les Dragons Catalans[modifier | modifier le code]
Article détaillé : Dragons Catalans.
  • La ville est connue pour son club de rugby à XIII, les Dragons Catalans, qui évolue dans le championnat européen (Super League) depuis 2006. C'est la seule équipe française à participer à ce championnat qui accueille près de 15 samedis par an des équipes anglaises et galloises, à Perpignan. Le club est en outre assuré de rester en Super League au moins trois saisons, quel que soit son classement final. En parallèle, le Saint-Estève XIII catalan s'aligne toujours en Élite 1.
  • Le QG des Dragons est le stade Gilbert Brutus au nord de la ville, ce stade a été rénové récemment, et peut accueillir près de 10 000 spectateurs. La ville de Perpignan a décidé de construire de nouvelles tribunes dans le but d'accueillir 15 000 spectateurs d'ici 2010 à 2011.
Autres clubs[modifier | modifier le code]

En rugby à XV Perpignan a également eu comme clubs :

Football[modifier | modifier le code]

  • AS Perpignan Méditerranée
  • OC Perpignan

Football australien[modifier | modifier le code]

Médias[modifier | modifier le code]

France 3 Languedoc-Roussillon et Perpignan TV, qui émet sur le réseau Numericable à Perpignan, sont deux chaînes de télévision qui sont présentes à Perpignan. Depuis le mois d'octobre 2007, la télévision transfrontalière TSF émet de part et d'autre des Pyrénées catalanes via le satellite espagnol Hispasat, des programmes en quatre langues, français, catalan, espagnol et anglais. Une production quotidienne d'émissions plateau et jeux interactifs de six heures. Le 23 mai 2008 a eu lieu, à Perpignan, l'inauguration de la chaîne euro-régionale TSF Pyrénées Méditerranée.

L'Indépendant est le quotidien le plus connu localement. Perpignan accueille également plusieurs stations de radio locales comme France Bleu Roussillon et Ràdio Arrels.

Cultes[modifier | modifier le code]

Lieux de culte[modifier | modifier le code]

Vue de la nef centrale de la Cathédrale
Lieux de culte catholiques 
  • Cathédrale Saint-Jean-Baptiste
  • L'église Saint Matthieu, rue Grande La Monnaie, dans le vieux quartier saint-Matthieu. Cette église conserve avec ferveur et dévotion, les Saintes Épines de la Couronne du Christ acquise par Louis IX, le Bon roi Saint-Louis. Une Chapelle des Saintes Épines est spécialement dédiée à la protection et la vénération des Saintes Épines, remises par le roi Philippe III dit le Hardi à sa mort au Palais des Rois de Majorque le 5 octobre 1285, "Castel Réal" proche de l'église Saint-Matthieu le Vieux. Conservation et vénération par la Confrérie des Saintes Épines, dont le régidor référent est Lucien Baillette.
  • La Chapelle du Tiers-Ordre
  • Église La Réal
  • Église Saint-Vincent-de-Paul
  • Paroisse Saint-Joseph
  • Paroisse Saint-François-d'Assise
  • Paroisse Saint-Gaudérique
  • Paroisse Saint-Vincent
  • Paroisse Sainte-Thérèse
Autres lieux de culte chrétiens
  • Église évangélique (boulevard des Pyrénées)
  • Église évangélique protestante (avenue de Prades)
  • Église évangélique Santana
  • Église baptiste du centre
  • Temple et presbytère de l'Église réformée (rue Colonel d'Ornano)
Lieux de culte musulmans 

La ville compte 14 mosquées et salles de prière. Une grande mosquée a été inaugurée à Perpignan en 2006, elle a été construite à l'entrée nord de la ville sur un terrain de 17 500 m². D'une superficie de 1 000 m², elle peut accueillir de 1 000 à 1 200 fidèles (900 hommes en rez-de-chaussée, 300 femmes à l'étage). Elle constitue aujourd'hui la troisième mosquée de France en termes de capacité cultuelle, derrière les mosquées de Paris et de Lyon[93].

Lieux de culte bouddhiste 

Le KTT est un lieu de culte bouddhiste tibétain[94].

Lieux de culte Israélite 

Synagogue (rue François Arago).

La Semaine sainte est célébrée de manière particulière à Perpignan : le Vendredi saint est fêté dans les rues avec la procession de la Sanch depuis 1416[95]. Le pénitent, habillé en rouge, la tête couverte du caparutxe, conduit la procession, avec dans sa main une cloche de fer donnant le rythme de la procession. Les tambours sont voilés de noir, tout comme les autres pénitents, dont certains portent des misteris, sorte de plateaux-supports sur lesquels sont représentés des scènes de la Passion de Jésus ou des figures religieuses.

Vie militaire[modifier | modifier le code]

L'école militaire de Perpignan vers 1780
  • Historique militaire

L'académie militaire des Haras (1751)

Une académie militaire, à l’initiative du futur maréchal de Mailly, agissant pour le roi, est créé pour former de jeunes nobles au service du roi le 15 juin 1751. Elle doit former douze jeunes gentilshommes aux exercices convenables à leur naissance. Elle est bâtie dans le local d'une fonderie qu'on supprime. Il s’agit en effet d’une école militaire, où les jeunes nobles roussillonnais reçoivent une éducation militaire afin d’entrer au service du roi. L’élite nobiliaire de la province est formée dans cette académie. La formation dispensée au vu de la diversité des cours enseignés dans l'école des Haras démontre la volonté d'obtenir à la fois des soldats fidèles au roi mais aussi des hommes cultivés, éclairés et formés pour diriger[96]. Selon d'autres sources, elles ne forment que huit cadets et les candidats sont rares. L’école militaire apparaît bien être un des espaces des Lumières les plus fermés à l’intérieur de la ville, même aux yeux des francs-maçons. Mais cela semble être un choix délibéré du futur maréchal de France.

  • Forces militaires de nos jours

53e régiment d'infanterie

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2010, le revenu fiscal médian par ménage était de 19 105 €[97]. En 2011, ce revenu est de 19 286 €[98].

Emploi[modifier | modifier le code]

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Les activités économiques de Perpignan sont l'agroalimentaire et la métallurgie. Perpignan est le siège de la Chambre de commerce et d'industrie de Perpignan et des Pyrénées-Orientales. Elle gère le port de Port-Vendres et l’aéroport de Perpignan.

Depuis quelques années, un certain nombre de zones économiques ont vu le jour à la périphérie de la ville :

  • Le pôle économique Saint-Charles (à l'ouest, fruits et légumes), qui par ailleurs et le plus gros centre de logistique de fruits et légumes d'Europe.
  • Espace Polygone Nord (au nord de la ville)
  • Tecnosud (au sud, entreprises de pointe)
  • Torremila, près de l'aéroport

Industries[modifier | modifier le code]

La ville, bien qu'elle ne soit pas très industrialisée, possède (ou a possédé) quelques usines. La ville est surtout connue pour ses poupées Bella fabriquées à Perpignan même, jusqu'en 1984, date de fermeture de l'usine, aujourd'hui seul subsiste un musée de ces poupées, les anciennes installations ayant été rasées[99].

De nos jours la ville possède trois principales usines de confiseries et chocolaterie, telles que la Confiserie du Tech (zone Mas Guérido-Cabestany)[100], l'usine Cémoi - Cantalou[101] (Chocolaterie) et la biscuiterie Lor[102].

Il faut aussi savoir que plusieurs usines se trouvent dans les secteurs d'activité comme Torremila (Astral (siège français)…)[103], Grand Saint-Charles, etc.

Les pôles économiques[modifier | modifier le code]

Pôle Économique Saint Charles[modifier | modifier le code]

Le Pôle Économique Saint Charles est la 1re plateforme de fruits et légumes d'Europe[104]. Située au sud-est de Perpignan, elle s'étale sur près de 900 hectares, où sont implantées près de 560 entreprises offrant 8 500 emplois directs. C'est le premier bassin d’emploi des Pyrénées-Orientales avec un chiffre d’affaires de 3,6 milliards d’euros sur cinq secteurs d’activités principaux, répartis sur 300 000 m2 d'entrepôts[105].

Près de 1,5 million de tonnes de fruits et légumes y transitent ainsi chaque année[106] :

Espace Polygone Nord[modifier | modifier le code]

Situé au Nord de Perpignan sur près de 200 hectares, l’Espace Polygone compte aujourd'hui plus de 425 entreprises et près de 3 000 emplois. Après une période de déclin, liée à son passé de zone industrielle, l’Espace Polygone connaît depuis 1998 ans un nouvel élan grâce à d’importants travaux de rénovation. Cet embellissement en a fait un site en plein développement économique avec un réseau de PME / PMI de plus en plus dense.

Avec l'arrivée d'enseignes nationales telles que E.Leclerc, Botanic, BUT, Intersport, Hertz, King Jouet… c'est un espace commercial de plus en plus fréquenté, de par son dynamisme et sa situation géographique. L’Espace Polygone dispose à proximité d’infrastructures nombreuses et performantes, qui favorisent le développement national et international des entreprises : autoroute, future ligne TGV, aéroport international, liaisons maritimes, parcs d’activités spécialisés. En 2008, ce quartier de vie en pleine mutation urbaine s'enrichit grâce à la construction du nouvel hôpital de Perpignan, de l'espace aquatique du Haut-Vernet et des opérations de l'Agence nationale de rénovation urbaine. L'espace Polygone se situe au nord de la ville et s'est développé le long de l'ancienne N9[107].

Preuve de cette vitalité nouvelle, la crèche interentreprises Les Petits Chaperons Rouges a vu le jour en janvier 2009. Cette réalisation s'est faite en partenariat avec l'association des entreprises. Elle permet aux salariés travaillant sur l'espace Polygone Nord de bénéficier d'un cadre de qualité pour la garde et l'éveil de leurs enfants.

Tecnosud[modifier | modifier le code]

Tecnosud est une zone d'activité économique située au sud de Perpignan, à côté du Mas Balande et au sud du Moulin à Vent. C'est une zone qui accueille Le Pôle DERBI ainsi que des entreprises de haute technologie, un laboratoire de recherche (PROMES) ainsi que des entreprises aux activités tertiaires (publicité par exemple).

Torremila[modifier | modifier le code]

Ce nouveau parc d’activités, en cours de construction, s’inscrit dans le cadre du développement de la filière santé et soins à la personne, situé dans le Nord de Perpignan entre l'aéroport et l'Espace Polygone. Elle accueillera à terme des activités de services et des établissements sanitaires et sociaux[108].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Monuments et lieux touristiques[modifier | modifier le code]

Façade Sud des Dames de France.

Monuments[modifier | modifier le code]

Palais des rois de Majorque
Cathédrale Saint-Jean
Le Castillet
Loge de mer

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Perpignan est une « ville d'art et d'histoire »[117].

Musées[modifier | modifier le code]

Perpignan 2008[modifier | modifier le code]

« Perpignan 2008 Capitale de la culture catalane »

Le logo Perpignan 2008 Capitale de la culture catalane

Perpignan est devenue le 1er janvier 2008 la capitale de la culture catalane pour l'année 2008. Cette reconnaissance a eu un impact important sur la ville et sur les Pyrénées-Orientales. Ce label a été mis en place au début de l’an 2000 par les recteurs des universités catalanes afin de donner un coup de projecteur sur une ville de Catalogne. Tout au long de l'année plus d'une soixantaine d'expositions couvrirent tous les champs de la création : du 12 janvier au 16 mars à la galerie « À cent mètres du centre du Monde » douze artistes nord-catalans déclinent leur vision du « Centre du Monde » ; du 14 juin au 20 août, Jean Capdeville accrochera au couvent des Minimes ses 60 ans de peinture (1948-2008), mille ans après la déclaration de Pau i Treva de Déu (la trêve de Dieu promulguée à Toulouges, suspension de l’activité guerrière durant certaines périodes de l’année) « Parmi les temps forts, le 23 juin la ville fêtera Sant Joan Festa Major et la fête de tous les pays catalans… Pendant toute l'année la culture catalane sera célébrée au sein des quatre cent spectacles, festivals ou manifestations qui seront proposées par les associations et les institutions diverses. »[119]

Musique[modifier | modifier le code]

  • Jordi Barre (chanteur en catalan)
  • Joan Pau Giné (chanteur en catalan)
  • Pascal Comelade (compositeur)
  • Tekameli (musique gitane catalane)
  • AGRAM, groupe fondé en 1975 qui chante en catalan des chansons de sa composition, des textes d'autres auteurs français ou étrangers tous traduits et adaptés en catalan, des chansons traditionnelles catalanes
  • Blues de Picolat (blues et folk en catalan) Le nom est un jeu de mots avec boles de picolat, plat catalan.
  • Chorissimo (ensemble vocal) [120]
  • HushPuppies (groupe de garage rock en français)
  • Cali (chanteur pop français, né le 28 juin 1968)
  • Dani (chanteuse pop en français, née le 1er octobre 1944)
  • Kargol's, (groupe de skacore)
  • Civilwar, (groupe de rock folk métal)
  • Olivie Jouanjan (groupe disco funk)
  • Al Chemist (groupe catalan)
  • Deadly Vipers, (groupe de stoner-rock)
  • Nemir ( Chanteur , Rappeur , Originaire du quartier du Champ de Mars a Perpignan )
  • réné salies (mariano catalan )

Culture cinématographique[modifier | modifier le code]

L’Institut Jean Vigo, centre cinématographique d’animation et de recherche et centre de ressources sur l’histoire du cinéma et l’histoire des sociétés, organise le festival annuel « Confrontation », des colloques, des expositions et des actions d’éducation à l’image. Avec ses collections film et non-film l'Institut organise des activités pour la valorisation et la diffusion de son patrimoine cinématographique. Il publie également Les Cahiers de la Cinémathèque.

Par ailleurs, de nombreux cinéastes sont venus tourner à Perpignan ou dans sa région pour des films aussi originaux que Leur morale… et la nôtre de Florence Quentin (comédie produite par F comme Films et Gaumont avec France 2 et tournée pendant 6 semaines à Perpignan dans le quartier du Moyen Vernet), film dont les rôles principaux sont tenus par Victoria Abril et André Dussollier.

Cinéma[modifier | modifier le code]

Un complexe cinématographique de 14 salles se situe au Mas Ballande. En ville, on trouve également le cinéma Castillet. Au nord de Perpignan, sur la commune de Rivesaltes, dans la zone commerciale "Cap ROussillon" près du péage Perpignan-Nord, se situe un second complexe cinématographique d'une douzaine de salles.

Gastronomie[modifier | modifier le code]

La cuisine de la région de Perpignan est évidemment catalane.

Loisirs[modifier | modifier le code]

Associations Jeunes[modifier | modifier le code]
  • C6PO : c'est un club de robotique à Perpignan. Ouvert tous les mercredis à partir de 14h, à l'école maternelle Espinet, il participe chaque année aux trophées de robotique qui se tiennent à Toulouse[121].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Perpignan est le lieu de naissance de :
Perpignan a également accueilli :
  • François Arago (1786-1853), physicien, astronome et politique libéral qui a œuvré à l’abolition de l’esclavage dans les colonies françaises en 1848, né dans un village voisin, Estagel. La ville compte nombre de lieux nommés en son honneur, dont un lycée (lycée François-Arago) et une place où trône sa statue.
  • Salvador Dalí, inspiré par sa visite du 27 août 1965, déclara que la façade de la gare de Perpignan était le « centre cosmique du monde ». Il désigna aussi sur le parvis de la gare un « chou ».
  • Le maréchal Joffre, né à Rivesaltes, y fit la première partie de ses études secondaires.
  • Pablo Picasso séjourna de très nombreuses fois entre 1950 et 1953 à l’Hôtel de Lazerme (actuel musée Rigaud).
  • Claude Simon, écrivain phare du Nouveau Roman, Prix Nobel de littérature, est élevé à Perpignan par sa mère. Il effectue ses études secondaires au Lycée François-Arago de Perpignan (une promotion y est d'ailleurs nommée en son honneur). Il retourna y vivre à plusieurs reprises, notamment au no 12 de la Rue de la Cloche d'Or, où une plaque commémorative fut apposée en rappel de ses nombreux séjours.
  • Georges Sorel (1847-1922), philosophe et sociologue, connu pour sa théorie de la violence et pour son engagement en faveur du syndicalisme révolutionnaire, séjourna à Perpignan de 1879 à 1892 en tant qu'ingénieur des Ponts et Chaussées et responsable des infrastructures hydrauliques du Roussillon ainsi qu'auteur d'écrits d'histoire locale concernant le pont de Céret ou la Révolution française.
Perpignan a vu s'éteindre :

Héraldique et identité visuelle[modifier | modifier le code]

Blason[modifier | modifier le code]

Arms of Perpignan.svg

Le premier blason se décrit ainsi (à gauche) : D'or aux quatre pals de gueules à l'écusson en bannière d'azur brochant sur le tout, chargé de Saint Jean Baptiste debout de carnation, auréolé d'or, vêtu d'une tunique en poils de chameau serrée à la taille d'une ceinture de cuir, le tout au naturel, et d'un manteau de pourpre doublé de sinople, tenant de sa dextre une croix haute d'or et sur son bras sénestre un agnelet d'argent[123].

Le deuxième blasonnement de la ville est représenté à droite : De gueules, à deux tours d'or crénelées d'argent, et à une fleur de lis aussi d'or en chef.

blason

Devise[modifier | modifier le code]

Devise ancienne

REGI ET DEO SEMPER FIDELISSIMA (Toujours fidèle au roi et à Dieu)[124]

La devise doit être considérée comme apocryphe, elle a peut-être été composée à l'époque où la ville demanda le renouvellement des armoiries, jamais elle n'a été portée.

Le , le roi d'Aragon, Jean II, pour récompenser la ville de l'héroïque résistance qu'elle opposait aux troupes de Louis XI, lui accorda le titre de FIDELISSIMA, très fidèle, qu'elle a toujours gardé depuis. Ce seul mot pourrait, avec juste raison, être pris comme devise historique par la ville de Perpignan.

Devise récente

FIDELISSIMA VILA DE PERPINYÀ (Fidèle ville de Perpignan)[réf. nécessaire]

[modifier | modifier le code]

Le logotype de la ville a connu plusieurs itérations au cours des années.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • Lluís Basseda, Toponymie historique de Catalunya Nord, t. 1, Prades, Revista Terra Nostra,‎ 1990, 796 p.
  • Philippe Bouba, L'arrivée des Pieds-Noirs en Roussillon en 1962, Trabucaire,‎ 2009, 174 p. (ISBN 2849740896)
  • Philippe Bouba, Histoire de Roussillon : comprenant l'histoire du royaume de Majorque, t. 1, Nabu Press,‎ 2010, 684 p. (ISBN 1143491920), p. 524
  • Louis Desgraves, Répertoire bibliographique des livres imprimés en France au XVIIe siècle, Baden-Baden,‎ 1983
  • Dominique Garcia, La Celtique méditerranéenne : Habitat et sociétés en Languedoc et en Provence (VIIe-IIe siècles av. J.-C.), Errance,‎ 2004, 256 p. (ISBN 2877722864)
  • Joannis Guigard, Bibliothèque héraldique de la France, p. 390
  • Jean-Louis Roure, Perpignan à la belle époque (1880-1914), Trabucaire,‎ 2006-2008, 2 tomes
  • Jean Sagnes, Nouvelle histoire du Roussillon, Trabucaire, 380 p. (ISBN 2-912966-15-9), p. 239
  • Stéphane Simonnet, Atlas de la Libération de la France, Autrement,‎ 1994 (réimpr. 2004), 80 p. (ISBN 2746704951)
  • Perpignan pendant la Révolution, Imprimerie Charles Latrobe,‎ 1896-1897, 3 tomes
  • Pierre Urien et Roland Nicoux, Les Maçons de la Creuse et autres migrants, Felletin, Association du plateau des Combes,‎ 1987, p. 32

Articles[modifier | modifier le code]

  • Marie Barbier, « La saga des francs-maçons de Perpignan », L’Express,‎ 25 septembre 2006
  • Anny de Pous et Christian Lassure, « Bibliographie de l'architecture rurale en pierre sèche du Roussillon », L'Architecture rurale en pierre sèche (CERAPS, Paris), vol. 1,‎ 1977, p. 188
  • Céline Sala, « L’espace maçonnique entre circulation fraternelle et frontières profanes : L'exemple de Perpignan au XVIIIème siècle », Cahiers de la Méditerranée, vol. 73,‎ 2006 (lire en ligne)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. (fr) « Populations légales 2008 de la commune », sur www.insee.fr (consulté le 11 juillet 2010)
  2. Chiffres INSEE 2008
  3. Nouvelles aires urbaines
  4. [1]
  5. villes Internet
  6. L'Internaute (Villes), « Perpignan : chiffres clés »
  7. Itinéraire sur Mappy
  8. Le Journal du Net, « Toutes les villes - France (par population) »
  9. Carte IGN sous Géoportail
  10. Notice Cassini
  11. Risques majeurs dans les Pyrénées-Orientales (Préfecture des Pyrénées-Orientales), « Le risque inondation dans les PO »
  12. Météo France, « Prévisions météo de Météo France : Normales : Perpignan », sur http://france.meteofrance.com/ (consulté le 2 juillet 2010)
  13. L'Internaute des Villes, « Climat de Perpignan », sur http://www.linternaute.com (consulté le 2 juillet 2010)
  14. Véolia Transport, « Aéroport de Perpignan-Rivesaltes » (consulté le 05 janvier 2013)
  15. Véolia Transdev, « Les vols passagers », sur Aéroport de Perpignan (consulté le 05 janvier 2013)
  16. Conseil Général des Pyrénées-Orientales, « RD 900 : Rocade ouest de Perpignan » (consulté le 05 janvier 2013)
  17. AMTUIR, « Les tramways français dans les années cinquante : Perpignan » (consulté le 05 janvier 2013)
  18. AMTUIR, « Histoire des trolleybus français : Perpignan » (consulté le 05 janvier 2013)
  19. Communauté d'Agglomération Perpignan Méditerranée, « La ligne qui va révolutionner le transport dans l'agglomération » (consulté le 05 janvier 2013)]
  20. Conseil Général des Pyrénées-Orientales, « Le Bus à 1€ » (consulté le 05 janvier 2013)
  21. BIP! Bicyclette Perpignan, ==&Ng == « Qu'est-ce que BIP ? » (consulté le 05 janvier 2013)
  22. Sylvie Brouillet, Perpignan met en place cinq maires d’arrondissement, site Internet de la gazette des communes
  23. Jean-Paul Volle, « La population des grands ensembles en Languedoc-Roussillon », Annales de Géographie, vol. 80, no 438,‎ 1971, p. 167-194 (lire en ligne)
  24. Mairie de Perpignan, « Le projet urbain de la gare »
  25. Plus couramment, ce type de pôle d'échanges est dit "pôle d'échanges multimodal"
  26. Mairie de Perpignan, « Le pôle d'échanges intermodal »
  27. Mairie de Perpignan, « Les quartiers de la gare »
  28. Basseda 1990, p. 565.
  29. Jean Sagnes (dir.), Le pays catalan, t. 2, Pau, Société nouvelle d'éditions régionales,‎ 1985, 579-1133 p. (ISBN 2904610014)
  30. (ca)(fr)Institut d’Estudis Catalans, Université de Perpignan, Nomenclàtor toponímic de la Catalunya del Nord, Barcelone,‎ 2007 (lire en ligne)
  31. a et b Histoire du Roussillon
  32. Ruscino
  33. Histoire du Roussillon et Perpignan
  34. Le Moyen Âge à Perpignan
  35. http://books.google.fr/books?id=4-ZZAAAAYAAJ&pg=PA642 Lettres patentes de Louis XI, Dax, mars 1463 (1462 avant Pâcques)
  36. http://books.google.fr/books?id=FZfHoyI8BKwC&pg=PA49 Modifications, juillet 1463
  37. Philippe Contamine (directeur), Des origines à 1715, Presses universitaires de France, Paris, 1992, in André Corvisier (directeur), Histoire militaire de la France, ISBN 2-13-043872-5, p. 212
  38. (fr) « Histoire du Roussillon/Aragon », sur histoireduroussillon.free.fr (consulté le 11 juillet 2010)
  39. Philippe Torreilles, Perpignan pendant la Révolution, 3 tomes, Perpignan, Imprimerie Charles Latrobe, 1896-1897. Tome I, 432 pages, p. 89.
  40. Arch. dép. Pyrénées-Orientales, 1C 1586/ 1C 1587 : Théâtre de Perpignan, lettre des Consuls autorisant la tenue de bals publics en 1776.
  41. Rosa mystica, L’Espace maçonnique entre circulation fraternelle et frontières profanes.
  42. Perpignan, en 1758, Bibliothèque héraldique de la France, de Joannis Guigard, p. 390.
  43. La saga des francs-maçons de Perpignan Marie Barbier, L’express, 25/09/2006.
  44. Stéphane Simonnet, Atlas de la Libération de la France, éd. Autrement, Paris, 1994, réimp. 2004 (ISBN 2-7467-0495-1) , p. 32
  45. Communauté d'Agglomération Perpignan Méditerranée, « Historique »
  46. Les communes de la CAPM : Baho, Baixas, Bompas, Calce, Canet-en-Roussillon, Canohès, Le Barcarès, Le Soler, Llupia, Perpignan, Peyrestortes, Pézilla-la-Rivière, Pollestres, Ponteilla, Saint-Estève, Saint-Féliu-d'Avall, Saint-Hippolyte, Saint-Laurent-de-la-Salanque, Saint Nazaire, Sainte-Marie-la-Mer, Saleilles, Torreilles, Toulouges, Villelongue-de-la-Salanque, Villeneuve-de-la-Raho et Villeneuve-la-Rivière
  47. Communauté d'Agglomération Perpignan Méditerranée, « Chiffres clés »
  48. Le conseil municipal, qui avait refusé à deux reprises de voter le budget, est dissout à cette date en conseil des ministres. Article dans Le Monde du 7 mai 1993.
  49. Jean-Paul Alduy a été réélu aux élections de 1995, 2001, 2008 et 2009
  50. réélu en 2008, selon la préfecture des Pyrénées-Orientales, des maires élections mars 2008 .xls Liste des maires élus en 2008, consultée le 22 juillet 2010
  51. LePoint.fr (AFP) - 5 juillet 2009
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  65. Université de Perpignan, « Quelques chiffres »
  66. Université de Perpignan, « Formation »
  67. Mairie de Perpignan, « Haute Ecole d'Art »
  68. Université de Perpignan, « PolyEnR »
  69. Office national d'information sur les enseignements et les professions (ONISEP), « Les écoles privées hors contrat en Languedoc-Roussillon : Pyrénées-Orientales »
  70. IMERIR, « École supérieure d'informatique et de robotique »
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  72. Site du festival TILT
  73. Jazzèbre
  74. Visa pour l'image
  75. Centre Hospitalier de Perpignan, « Carte d'identité »
  76. a et b Géraldine Mallet, Églises romanes oubliées du Roussillon, p. 101
  77. a et b Centre Hospitalier de Perpignan, « Histoire de l'Hôpital Saint-Jean »
  78. Centre Hospitalier de Perpignan, « Opération de construction et réhabilitation »
  79. Stade Aimée Giral
  80. Stade Brutus
  81. Stade Jean Laffon
  82. Piscine La Garrigole
  83. Piscine du moulin à vent
  84. piscine Gilbert Brutus (en construction)
  85. Piscine du Champ de Mars
  86. Liste des Gymnases (Gymnases polyvalents)
  87. Jeu de Boules (Lieu principal)
  88. Athlétisme
  89. Perpignan sacré champion de France de Rugby
  90. Site du Foyer Laïc du Haut-Vernet
  91. Site du Rugby Moulin à Vent
  92. Site des Baby Nyn'
  93. Article de SaphirNews.com
  94. http://ktt-perpignan.dhagpo-kagyu.org/
  95. La Procession de La Sanch en Rousillon
  96. Histoire de Roussillon : comprenant l'histoire du royaume de Majorque, p.524 et Nouvelle histoire du Roussillon - page 239, de Jean Sagnes, Michel Cadé - 1999
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  102. (fr) « L'origine du goût, la qualité de la tradition », sur www.nougat-gerbe-d-or.fr (consulté le 11 juillet 2010)
  103. (fr) « Site officiel de Astrl piscine », sur www.astralpool.fr (consulté le 11 juillet 2010)
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  106. St Charles
  107. site Espace Polygone Perpignan
  108. Torremila
  109. Site Conseil Général
  110. Site sur le Castillet
  111. a et b Mairie de Perpignan, « Loge de Mer »
  112. Mairie de Perpignan, « Hôtel de Ville »
  113. Mairie de Perpignan, « Cathédrale »
  114. Mairie de Perpignan, « Campo Santo »
  115. Mairie de Perpignan, « Saint-Jean le Vieux »
  116. http://steclaireperpignan.net
  117. pour un titre plus explicite
  118. Le Museum d'Histoire Naturelle de Perpignan.
  119. Citation de tourmag
  120. Ensemble Vocal Chorissimo
  121. C6PO
  122. Les maçons de la Creuse et autres migrants, ouvrage réalisé par Pierre Urien et Roland Nicoux édité par l'association du plateau des Combes à Felletin en 1987, page 32
  123. (fr) Histoire du blason
  124. http://www.notrefamille.com/66000-perpignan/devises-59512742-ville-village.html